[Wilhelm Klausheim] Flammes rampantes et jeux d'ombres

L’Empereur Karl Franz siège à Altdorf, capitale impériale depuis. Altdorf est un carrefour du savoir et son université est l’institution académique la plus respectée de tout l’Empire. Là, les seigneurs et les princes de nombreux pays viennent s’asseoir aux pieds des plus grands penseurs du Vieux Monde. Altdorf est aussi le centre du savoir magique et ses huit collèges de magie sont fort justement réputés bien au-delà du Vieux Monde. Altdorf est une ville affairée, avec un nombre important d’étrangers, de commerçants et d’aventuriers. La cour impériale elle-même engendre une activité économique florissante, qui attire toutes sortes de gens.

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[MJ] Scipio
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Message par [MJ] Scipio »

Cela faisait maintenant de longues années que Wilhelm était retenu entre les quatre murs de l'édifice sinistre qu'était le Collège Flamboyant, dont l'atmosphère charbonneuse et presque méphitique prenait à la gorge ses habitants les plus délicats à toutes heures du jour et de la nuit. "Retenu" paraissait être le mot juste. Non qu'il ait reçu des mauvais traitements de la part de ses professeurs ou de ses petits camarades, les premiers étant souvent trop occupés à mener leur expériences pour lui accorder davantage d'attention qu'à un chien savant et les seconds trop concentrés sur leur tâches ou sur leurs efforts pour ne pas céder aux sirènes de la rune-clé pour voir en lui autre chose qu'un compagnon d'arme ou de souffrance... mais il était des jours où les fragments de ciel que l'on pouvait apercevoir à travers les trop rares et hautes fenêtres rendaient le nécessaire isolement presque insupportable. Surtout au printemps.

Cependant, tout n'était pas si noir. En ces temps troublés, tout le monde n'avait assurément pas la chance d'avoir un toit au-dessus de la tête, au moins un repas assuré par jour et une meute de protecteurs capables de faire fondre le visage du premier truand venu. De plus, le jeune Wilhelm pouvait se consoler en se rappelant que d'ici une demi-douzaine d'années il pourrait sortir de là la tête haute en tant que Compagnon magicien assermenté et parcourir le monde à sa guise, du moins jusqu'à ce que ses pas le ramènent à Altdorf.
Dans les moments de coups durs, il savait pouvoir compter sur l'amitié indéfectible de son ami Gurid, qui malgré son allure dégingandée d'adolescent attardé aux cheveux cuivrées s'avérait être aussi habile de ses doigts que de sa langue aiguisée. Au départ simplement aiguillonnés par une saine rivalité, les deux garçons avaient fait passer leurs relations littéralement par l'épreuve du feu et avaient décidé de se choisir comme frère puisqu'ils étaient techniquement orphelins. Cela n'avait pas échappé aux maîtres chargés de les former.
C'était pour cela qu'ils se retrouvaient aujourd'hui l'un en face de l'autre, les armes à la main.

Plus précisément, ils se trouvaient actuellement dans l'une des salles du deuxième étage de l’aile Nord-Est du Collège Flamboyant; une pièce presque vide et aveugle aux murs tapissés de plomb au centre de laquelle se tenait une sorte de petite arène ovale entourée d'un muret montant jusqu'à hauteur des reins. Autour de celle-ci se tenait une demie-douzaine d'apprentis à la robe orangée et un maître-sorcier à la robe ornée de runes. Si les premiers paraissaient passablement excités à l'idée de voir du poil brûlé, le second affichait malgré ses cheveux de feu en bataille un air des plus placides.


- Comme je vous l'ai déjà dit, apprentis, dit ce dernier d'une voix rauque, la menace que vous pourrez rencontrer au-dehors pourra prendre n'importe quelle apparence. Il existe une multitude de raisons pour laquelle un ancien compagnon peut retourner sa lame contre vous, et vous ne devrez jamais hésiter à tuer avant d'être tué.
Wilhelm, Gurid, procédez jusqu'à ce que je vous dise de vous arrêter.


Le jeune homme blond, armé d'une épée et d'une dague en position inversée, salua gaillardement son adversaire et se mis en garde sans faire mine de vouloir partir le premier à l'assaut.
Morituri me salutant... enfin il paraît.

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Wilhelm
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Wilhelm se tenait au centre de la pièce, faisant face à son plus vieil ami, Gurid. Les deux jeunes sorciers n'en n'était pas à leur première passe d'armes. Mais c'était la première fois que tant de spectateurs venaient assister à leurs échanges. Wilhelm ne pu s'empêcher de jeter un coup d'oeil furtif dans la pièce. Il constata de nombreux visages familiers dans les rangs des apprentis. Certains autres, en revanche, lui étaient tout bonnement étrangers, des nouveaux probablement. Il y a peu encore c'était lui et Gurid qui se tenaient à leur place, admirant les "grands" et leurs combats. Wilhelm attendait ce genre d'exercices autant qu'il les redoutait. En effet, bien qu'il soit toujours enclin à démontrer ses capacités, procéder à cela devant une foule suscitait toujours une petite appréhension. Il n'était pas toujours sur de pouvoir maîtriser ses émotions. Parfois l'angoisse du regard des autres, notamment celui du maître présent, avait tendance à paralyser le jeune homme.
La voix du maître retentit, arrachant Wilhelm au flot de pensées dans lequel il était entrain de se noyer.


Les consignes à peine énoncées, Gurid se mit en position défensive. L'ami de Wilhelm préférait la froideur d'une lame de métal à la douce chaleur d'un bâton. Il s'en était fallu de peu pour que Wilhelm se laisse déborder dans le précédent combat. Gurid s'était montré particulièrement féroce.

*Cette fois-ci je ne lui laisserai pas le temps de me surprendre* se dit Wilhelm.

A nous deux camarades ! rugit-il en s'élançant d'un pas léger, mais assuré. Il brandit son bâton fermement en frappant en direction de la tête de Gurid.

Le combat avait commencé et certains apprentis dans l'assemblée ne purent contenir leur impatience, malgré le regard réprobateur du maître présent à leurs côtés.
Klausheim Wilhelm, Voie du Sorcier Impériale
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[MJ] Scipio
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Message par [MJ] Scipio »

Jet d'Att pour Wilhelm : 11. Échec !

Jet d'Att pour Gurid : 16. Échec !
Acceptant de prendre l'initiative, Wilhelm se jeta droit sur son partenaire d'entrainement, le bâton haut levé, se doutant probablement qu'il n'attendait que cela pour opérer une feinte à sa façon. Et en effet, au moment où l'arme de bois s'abattait, le jeune homme asséna un coups du plat de la lame de telle façon qu'il n'eut aucun mal à détourner l'attaque. Profitant du fait que son assaillant trébuchait, emporté par son élan, il tenta de lui infliger ce qu'il appelait "une griffure amicale" sur le flanc, escomptant que le maître se contenterait d'un premier sang pour marquer la fin de l'exercice. Pure chance ? Réflexe maîtrisé ? L’extrémité ronde de l'arme de Wilhelm se décala en un court arc de cercle et vint cogner contre les doigts de Gurid, qui battit instinctivement en retraite en poussant un juron.
Des murmures étouffés, joyeux ou critiques, éclatèrent parmi les rangs des spectateurs pour commenter l'étrange danse qui se déroulait sous leurs yeux. Le plus auguste d'entre eux se contentait néanmoins de jauger l'échange d'un air impénétrable, les mains posées sur la crosse de son bâton orné d'un rubis.

Les deux étudiants, de nouveau face à face mais dans des côtés opposés. Gurid, affichant un sourire éclatant, écarta largement ses lames pour défier son ami.


- Wilhelm, Wilhelm... j'ai voulu régler ça rapidement pour t'éviter l'humiliation, mais puisque tu veux jouer au méchant, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même.

D'un geste, il rengaina sa dague. Puis il passa deux doigts de sa main libérée sur le fil de son épée tout en murmurant quelques mots inaudibles. L'arme parut alors s'embraser d'un feu orange et ronflant, déclenchant une série d'ovations cette fois clairement perceptible dans le public.

- Te rends-tu, vieux frère, demanda-t-il tout en pointant son instrument de mort. Je ne voudrais pas griller le peu qu'il te reste de poil.
Morituri me salutant... enfin il paraît.

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Wilhelm
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Wilhelm ne put réprimer un petit sourire de défi lorsqu'il vit la lame de son compagnon s'embraser. Ce dernier semblait bien sûr de lui. Bien que leurs pouvoirs étaient équivalents, Wilhelm était bien décidé à faire la différence aujourd'hui. Une différence qu'il espérait durable. Il fallait que Wilhelm profite de l'excès de confiance de Gurid. En effet, la remarque quelque peu cinglante de la part de celui-ci trahissait un de ses plus gros défaut, l'excès de confiance.

-"Méfie toi, car ce sera plus simple pour moi d'enflammer ta belle chevelure blondinet" s'exclama Wilhelm le sourire aux lèvres. "Puisque tu es si bon, qu'attends tu pour le prouver à l'assemblée? Ou bien crains-tu que je t'humilies, une fois encore?"

Wilhelm savait que ces mots risquaient de faire mouche. Tout comme il savait également qu'il n'avait pas humilié son ami bien souvent. Il lui fallait donc à son tour faire appel à la puissance d'Aqshy. Il se concentra, murmura l'incantation et se prépara à lancer un boule de feu en direction de son adversaire du jour.
Klausheim Wilhelm, Voie du Sorcier Impériale
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[MJ] Scipio
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Message par [MJ] Scipio »

Une ombre de sourire dépité passa sur les lèvres de Gurid lorsqu'il vit que son ami ne paraissait nullement impressionné par ce tour qu'il voyait pourtant pour la première fois, et qu'il avait même commencé par adopter la posture qu'il lui connaissait quand il préparait un sort.
Toujours tenant son épée dans une posture dite de garde basse, la pointe vers le sol et orientée vers sa gauche et se tint prêt à esquiver tout ce que son opposant pourrait tenter de lui envoyer sur le museau. Mais au moment de vérité, ce ne fut certes pas une boule de feu qui fusa pour départager les deux combattants, mais une véritable mur de flammes ronflantes qui surgit si soudainement du néant entre eux qu'ils partirent à la renverse.
Le barrage flamboyant disparut cependant aussi vite qu'il n'était apparu au milieu des cris des plus jeunes spectateurs, avant de se taire en s'apercevant que le mage supervisant l'exercice se tenait à présent droit, les mains serrées sous la crosse de son bâton. Ses yeux étaient devenus deux charbons ardents et ses cheveux écarlates paraissaient se balancer sous l'effet d'une brise imperceptible.


- Assez, rugit-il d'une voix rauque. Vous vous battez avec autant de finesse que des orcs !
N'avez-vous rien appris durant toutes ces années ?
Gurid, si louable que soit ta tentative pour tromper ton adversaire, pensais-tu vraiment qu'il ne verrait pas que tes flammes sont factices ? J'ignore qui t'as appris ce tour, mais tu lui fais honte en le pratiquant avec une telle médiocrité !
Mais Wilhelm... Wilhelm, qu'essayais-tu de faire au juste ? Conjurer la puissance de la clé sans même un medium en poche ? Cela ne peut même pas espérer passer pour une feinte pour l'oeil averti d'un mage, même si est aussi médiocre que celui-ci.


Aussi froids qu'une paire de rubis, les yeux du pyromage étaient implacablement rivés sur ceux des apprentis se tenant dans l'espace de combat, ne leur laissant pas même la possibilité de se dérober à son jugement.

- Enfin, la plus grande de vos fautes est celle que partagent trop de vos cadets ou même de vos aînés : l'arrogance. Ne vous ai-je pas dit à l'instant que le danger pourrait prendre n'importe quelle apparence ? Pourquoi alors avez-vous pensé que vous seriez l'unique menace l'un pour l'autre ? Si tel avait été mon désir, vous ne seriez plus que cendres, et vous n'auriez jamais su ce qui vous avait frappé.
Sur un champs de bataille, la différence entre la vie et la mort, la victoire et la défaite se résume parfois à un simple coups d’œil sur votre flanc. Qu'avez-vous à répondre à cela, indignes apprentis ?


Disparue la bravache de Gurid, évanouis les rires et les exclamations dans les rangs. Seuls subsistaient deux jeunes hommes gauches en face d'un public silencieux, qui attendaient de savoir comment ils comptaient s'en tirer.
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Wilhelm
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Wilhelm avait réprimé un sourire lorsqu'il comprit que Gurid était déstabilisé par sa posture. Bien qu'il ne disposait pas des moyens nécessaires à la réalisation de son sort, il avait réussi à gommer l'effet de surprise engendré par les flammes entourant la lame de son compagnon. Le combat allait durer longtemps, Wilhelm en était persuadé. Les deux apprentis étaient sensiblement de même niveau. Soudain, il ressentit une grande puissance à l'oeuvre et à peine eut-il le temps de réaliser qu'elle était anormalement élevée qu'un mur de flammes séparait déjà les deux ennemis du jour. Les deux jeunes hommes tombèrent à la renverse sous l'effet du souffle de chaleur bien que les deux furent habitués à une telle température. L'effet de surprise fut dévastateur. Wilhelm sur son séant voulut hurler de colère envers son adversaire qui avait semble-t-il eut une réaction à laquelle Wilhelm ne s'attendait absolument. Or, la voix du maître présent dans l'assemblée mit rapidement un terme à la colère de Wilhelm. Cette colère était double, tout d'abord il avait eu vraiment très peur, mais surtout il ne pensait pas que Gurid était devenu aussi puissant. Les mots du maître étaient acérés comme des lames et taillaient en lambeaux l'amour propre et la colère du jeune homme. Il se ressaisit, puis se releva. L'air penaud, le regard fuyant celui courroucé de son maître, Wilhelm était bien décidé à trouver des éléments d'explications pouvant tenter de justifier leur attitude.

-"C'est que..." commença-t-il "Nous pensions... enfin je pensais que d'avoir mon plus ancien compagnon en face de moi dans ce duel était déjà un bon exemple des multiples faces du danger." Il marqua un temps d'arrêt, il se sentait un peu honteux d'évoquer ce genre de sentiments face à l'assemblée présente. Mais a priori, cela faisait partie de la leçon du jour.

Il reprit tant bien que mal, cette fois-ci en levant les yeux vers le maître. "Par ailleurs, j'ai décidé de simuler une attaque magique en réponse à celle de mon adversaire. Le but était de me montrer plus sur que lui sur ce terrain. Je savais pertinemment qu'elle ne pouvait pas aboutir... Mais connaissant la peur de mon adversaire de voir sa chevelure en flammes, je comptais jouer sur la psychologie maître. Semer le doute chez l'adversaire ne vous semble pas être une bonne idée?"

Wilhelm ne put s'empêcher de balayer la salle du regard. Les autres apprentis étaient quasiment aussi mal à l'aise que lui. Le sorcier avait mis en lumière le plus grand problème auquel était confronté les adeptes du feu, la gestion de l'arrogance. Wilhelm trouvait cela particulièrement grisant de réussir à maîtriser un élément aussi impressionnant que le feu. Il savait que nombre de ses camarades étaient potentiellement dangereux à cause de cette arrogance. Il avait manqué de discernement, mais il se rassurait en se rappelant qu'il n'était pas le seul.
Klausheim Wilhelm, Voie du Sorcier Impériale
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Message par [MJ] Scipio »

Un silence pesant s'abattit sur l'assistance dès que les derniers mots de Wilhelm eurent quitté ses lèvres, et pendant quelques instants on entendit plus que le crépitement des torchères sur les murs. Même si les sorciers assermentés présents dans le Collège avaient une trop haute idée de leurs fonctions de pédagogues pour se livrer à de la cruauté gratuite sur les apprentis, leur mépris envers ceux qui représentaient la faiblesse qu'ils avaient abandonné était souvent telle qu'ils faisaient souvent la sourde oreille devant leurs réclamations ou conseils. Dans le doute, il était donc généralement déconseillé pour la santé de provoquer leur ire, par exemple en répondant à une question rhétorique.
Heureusement pour les duellistes, leur professeur était d'une autre pâte, et son visage de marbre finit par se fissurer, laissant apparaître une expression plus humaine et ouverte.


- Ne vous méprenez pas, jeunes gens. Vous avez mené un début d'affrontement sensé, chacun à votre manière, d'abord en jaugeant la force de votre adversaire d'une passe d'arme rapide puis en tentant un tour de passe-passe basé sur la connaissance que vous aviez l'un de l'autre.
Ce que je vous reproche, c'est que vous avez hésité à donner le meilleur de vous-même parce que vous vous trouviez en face d'un ami et entourés d'amis. Vous SAVIEZ que vous ne risquiez pas grand-chose, alors vous réflexes se sont émoussés.
Je vous le répéterais jusqu'à ce que cela vous rentre dans le crâne : la meilleure façon de remporter un combat et accessoirement de rester en vie est de le considérer comme un problème pouvant être résolu grâce à ses éléments et la puissance de la Clé. C'est pourquoi, même si le Feu coule dans vos veines, votre capacité à raisonner doit demeurer intacte.
Aqshy n'est pas la destruction aveugle, il est également adaptation.


D'un geste de la main, le sorcier invita les deux liciers à rejoindre leurs plus jeunes camarades, signe que l'exercice était terminé. Une ombre de sourire satisfait planait néanmoins sur ses lèvres, comme toujours lorsqu'il voyait éclore des talents prometteurs.
Le "cours" prit ainsi fin, et avec la débâcle des apprentis sonna également la cloche du déjeuner. Portés par les discussions animées de leurs cadets, les deux jeunes gens empruntèrent deux escaliers pour changer de bâtiment et atteindre le mess, gigantesque salle encombrée de longue tablées et de bancs. Sous la lumière dispensée par un unique et titanesque lustre de fer, il était aisé de s'apercevoir que malgré l'ambiance de joyeuse sauterie qui y régnait les sorciers étaient surtout répartis en groupes d'âge et de spécialisation. Les amis s'installèrent donc à leur table habituelle et Gurid commença aussitôt à pêcher des ragots à droite et à gauche tout en racontant le piètre duel qui venait de se dérouler. Il s'y donnait évidemment le beau rôle et surjouait le tout d'une façon éminemment comique, tandis que Wilhelm se faisait servir par un chariot ambulant d'un plat de côtes grillées accompagné de haricots au beurre et d'oignons presque caramélisés. Un moment de détente pour le moins bienvenu.
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