[Terminé][Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
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Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Il ne faut pas troubler les morts ! Je vous l'avais pourtant signalé .. Inconscience .. Il a été retrouvé dans la fange d'une citerne de récupération du Drecksack entre la Breichstrasse et le mur d'enceinte, poignardé à plusieurs reprises dans le ventre ..
Le prêtre courroucé par l'affront de Walter quant à son atteinte au silence salua platement le visiteur et l'invita à quitter les lieux dans le silence. Ce qu'il fit sans broncher. Il n'aurait pas été opportun de s'attirer le courroux des Morriens et de Mórr lui même ..
Les murs d'enceinte de la capitale étaient quand même des plus impressionnants: quelle hauteur et quelle structure ! Des pierres de la taille d'un homme couché pour la plupart les constituaient. Mais il n'était pas là en touriste, ni par hasard: devant lui se trouvait, en contrebas, une espèce de grand réservoir creusé à même le sol, où circulaient des eaux croupies et usées. C'était une espèce de bassin alternatif au réseau des égouts. L'odeur par contre n'était pas du tout différente de celle des égouts ..
Le prêtre courroucé par l'affront de Walter quant à son atteinte au silence salua platement le visiteur et l'invita à quitter les lieux dans le silence. Ce qu'il fit sans broncher. Il n'aurait pas été opportun de s'attirer le courroux des Morriens et de Mórr lui même ..
Les murs d'enceinte de la capitale étaient quand même des plus impressionnants: quelle hauteur et quelle structure ! Des pierres de la taille d'un homme couché pour la plupart les constituaient. Mais il n'était pas là en touriste, ni par hasard: devant lui se trouvait, en contrebas, une espèce de grand réservoir creusé à même le sol, où circulaient des eaux croupies et usées. C'était une espèce de bassin alternatif au réseau des égouts. L'odeur par contre n'était pas du tout différente de celle des égouts ..

- Walter Neytz
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Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Les Altdorfers sont des gens plutôt fiers. Même le plus humble des citoyens de la ville se réjouit de son appartenance à cette grande cité. Ils ne comprennent peut-être pas grand-chose aux arcanes du droit et de la vassalité qui régissent la ville, mais ça ne les empêche pas d’en parler aux étrangers. Les provinciaux sont regardés avec un peu de dédain et une certaine mesure de pitié, car comment ceux-ci pourraient-ils prétendre avoir le moindre lien avec les gloires du passé ? Leur trou perdu au milieu des arbres peut-il avoir une quelconque valeur historique ? Quoi que ces provinciaux puissent dire, rien ne peut se comparer à l’héritage des citoyens d’Altdorf, du plus petit au plus grand. C’est du moins leur conviction profonde, mais pas celle de Walter Neytz.
À Altdorf, l’architecture est aussi éclectique que la population. Deux immeubles voisins peuvent être respectivement construits en style norse et arabe, tandis que l’on voit des bâtiments dont les colonnes tiléennes supportent des toits kislevites en forme de bulbe. Cependant, toutes ces constructions partagent une caractéristique. Elles sont toutes hautes, de quatre étages au moins. Du fait qu’elles sont très resserrées, les rues sont pratiquement toujours dans l’ombre et on n’aperçoit qu’une bande de ciel au-dessus des toits. Cet effet est encore exacerbé par la tendance des bâtisseurs à construire des étages supérieurs en surplomb au-dessus de la rue, afin de gagner un peu d’espace dans l’aménagement intérieur des maisons, au détriment de la luminosité pour ceux qui circulent à l’extérieur.
C’est donc après avoir voyagé à travers les ruelles les plus sombres et en observant les Altdorfers, que le jeune assassin arriva enfin à la citerne de récupération du Drecksack. Ici, l’odeur n’était pas très agréable. En même temps, c’était un bassin alternatif au réseau des égouts.
Bien, commençons les recherches !
Après avoir analysé la situation, Neytz commença à faire le tour du bassin pour y trouver des indices sur son frère.
À Altdorf, l’architecture est aussi éclectique que la population. Deux immeubles voisins peuvent être respectivement construits en style norse et arabe, tandis que l’on voit des bâtiments dont les colonnes tiléennes supportent des toits kislevites en forme de bulbe. Cependant, toutes ces constructions partagent une caractéristique. Elles sont toutes hautes, de quatre étages au moins. Du fait qu’elles sont très resserrées, les rues sont pratiquement toujours dans l’ombre et on n’aperçoit qu’une bande de ciel au-dessus des toits. Cet effet est encore exacerbé par la tendance des bâtisseurs à construire des étages supérieurs en surplomb au-dessus de la rue, afin de gagner un peu d’espace dans l’aménagement intérieur des maisons, au détriment de la luminosité pour ceux qui circulent à l’extérieur.
C’est donc après avoir voyagé à travers les ruelles les plus sombres et en observant les Altdorfers, que le jeune assassin arriva enfin à la citerne de récupération du Drecksack. Ici, l’odeur n’était pas très agréable. En même temps, c’était un bassin alternatif au réseau des égouts.
Bien, commençons les recherches !
Après avoir analysé la situation, Neytz commença à faire le tour du bassin pour y trouver des indices sur son frère.
Modifié en dernier par [MJ] Ombre de la Mort le 23 oct. 2010, 13:27, modifié 3 fois.
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Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Descendant prudemment quelques escaliers pour au final se retrouver les pieds dans la fange, Walter commença à scruter les lieux, sondant l'eau avec un bout de branche morte flottant quelques instants plus tôt à la surface de l'eau croupie et malodorante. Il semblait beaucoup de petites collisions entre la branche et des objets inconnus, mais tous semblaient petits et il ne préférait pas imaginer ce qui flottait entre deux eaux dans cet endroit immonde ... Même le mot "fange" était trop doux, c'était pour dire !
Il ne voyait vraiment pas ce qu'il avait à faire ici: les chances de trouver quelque chose d'utile à sa "quête" de vérité et de vengeance étaient minces, et pourtant ..
Pourtant ! Il faillit déraper en marchand sur quelque chose de fin et mobile, quelque part entre le fond du bassin et l'eau viciée. Son pieds s'était posé dessus lors de sa prospection et à son grand damn, il faillit bien glisser à cause de cela: il aurait gouté aux joies de l'immersion dans une eau d'égout et tout ce qu'elle contenait. Tout un programme ! Il réussit tant bien que mal à faire remonter l'objet jusqu'à la surface: une dague ! Mais pas n'importe quel type de dague: une dague stylisée, peu commune, frappée de deux lettres sur la poigne.
Il ne voyait vraiment pas ce qu'il avait à faire ici: les chances de trouver quelque chose d'utile à sa "quête" de vérité et de vengeance étaient minces, et pourtant ..
Pourtant ! Il faillit déraper en marchand sur quelque chose de fin et mobile, quelque part entre le fond du bassin et l'eau viciée. Son pieds s'était posé dessus lors de sa prospection et à son grand damn, il faillit bien glisser à cause de cela: il aurait gouté aux joies de l'immersion dans une eau d'égout et tout ce qu'elle contenait. Tout un programme ! Il réussit tant bien que mal à faire remonter l'objet jusqu'à la surface: une dague ! Mais pas n'importe quel type de dague: une dague stylisée, peu commune, frappée de deux lettres sur la poigne.
M. N.

- Walter Neytz
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Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Walter Neytz descendit les escaliers avant de se mettre à la recherche d’un bâton assez long pour lui permettre de sonder l’eau croupie. Rien. Quelqu’un avait dû faire provision de bois récemment. Poussant un soupir, le jeune assassin se mit à patauger dans l’eau froide, ses semelles glissant dans la vase.
L’eau était glacée et profonde. Au bout de quelques pas, il en avait déjà jusqu’aux cuisses. Sa progression faisait naître des remous à la surface de l’eau. Il recommença à avancer, plus lentement, en tâtant le sol avec une de ses mains pour y trouver quelque chose d’intéressant. Puis, quelque chose se déroba sous son pied. Il vacilla, manqua de tomber et acheva de se tremper. Il laissa échapper un chapelet de jurons bien sentis.
À quelques pas de lui, quelque chose apparut juste sous la surface de l’eau avant de couler à nouveau. Probablement la chose dans laquelle il avait buté. Neytz scruta l’eau boueuse. C’était blanc, courbé et fourchu. Très semblable à une main. Il préféra revenir sur ses pas en tâtant le fond de la mare du bout de ses pieds. L’eau lui arrivait jusqu’à la taille. Il rencontra une branche, mais ce n’était pas ça.
Son pied droit finit par toucher quelque chose de mou qu’il déplaça légèrement sur le fond de limon. La chose était grande et lourde, mais il réussit à la repousser peu à peu vers la rive, du bout des pieds. Un bras blanc vint crever la surface. Sa chair était molle, putréfiée et paraissait glisser sur ses os comme de la gelée. Walter attrapa rapidement la manche d’une veste de cuir, qui ne se déchira pas. Il finit par sortir le cadavre de l’eau.
C’était un homme aux cheveux noirs. Il était dans l’eau depuis assez longtemps, mais les températures hivernales avaient ralenti sa décomposition et les animaux, insectes et poissons, qui auraient autrement festoyé de sa chair l’avaient à peine entamé. Mais le spectacle était loin d’être plaisant. Ses yeux avaient disparu, de même que la majeure partie de son nez. Sa peau bouffie était d’un blanc tirant sur le vert pâle. Son ventre était gonflé de gaz. Walter Neytz examina le cadavre, essayant d’en tirer un maximum d’informations. Aucune vilaine blessure n’ornait son cadavre, cet homme, plus vieux que l’assassin, avait dû mettre fin à ses jours de son plein grès. Rien de bien intéressant pour Neytz.
L’assassin remit le corps à l’eau et le regarda s’enfoncer en murmurant une prière. En regardant le corps s’enfoncer dans l’eau, une lueur scintillante l’attira au fond de l’eau. Plongea sa main dans l’eau, il en sortit l’objet et découvrit une dague. Une dague pas si Commune que cela: une dague stylisée, frappée de deux lettres sur la poigne:
Le "N" pouvait signifier "Neytz", mais pourquoi y’avait-il un "M" ? Le jeune assassin décida donc d’aller faire un tour à l’armurier du coup. Pour savoir si une personne ne lui avait pas demandé de styliser cette dague. Ou même, s’il pouvait savoir quel magasin avait pu styliser la dague.
Walter Neytz entra dans ladite armurerie et il s’adressa au vendeur:
Bien le bonjour, noble vendeur d’armes et armures !
L’assassin sortit la dague, qu’il avait trouvé, et la posa sur le comptoir.
Est-ce vous qui avez stylisé cette dague et pourriez-vous me décrire l’individu ? Et sinon, pourriez-vous reconnaitre le travail d’un quelconque armurier ?
L’eau était glacée et profonde. Au bout de quelques pas, il en avait déjà jusqu’aux cuisses. Sa progression faisait naître des remous à la surface de l’eau. Il recommença à avancer, plus lentement, en tâtant le sol avec une de ses mains pour y trouver quelque chose d’intéressant. Puis, quelque chose se déroba sous son pied. Il vacilla, manqua de tomber et acheva de se tremper. Il laissa échapper un chapelet de jurons bien sentis.
À quelques pas de lui, quelque chose apparut juste sous la surface de l’eau avant de couler à nouveau. Probablement la chose dans laquelle il avait buté. Neytz scruta l’eau boueuse. C’était blanc, courbé et fourchu. Très semblable à une main. Il préféra revenir sur ses pas en tâtant le fond de la mare du bout de ses pieds. L’eau lui arrivait jusqu’à la taille. Il rencontra une branche, mais ce n’était pas ça.
Son pied droit finit par toucher quelque chose de mou qu’il déplaça légèrement sur le fond de limon. La chose était grande et lourde, mais il réussit à la repousser peu à peu vers la rive, du bout des pieds. Un bras blanc vint crever la surface. Sa chair était molle, putréfiée et paraissait glisser sur ses os comme de la gelée. Walter attrapa rapidement la manche d’une veste de cuir, qui ne se déchira pas. Il finit par sortir le cadavre de l’eau.
C’était un homme aux cheveux noirs. Il était dans l’eau depuis assez longtemps, mais les températures hivernales avaient ralenti sa décomposition et les animaux, insectes et poissons, qui auraient autrement festoyé de sa chair l’avaient à peine entamé. Mais le spectacle était loin d’être plaisant. Ses yeux avaient disparu, de même que la majeure partie de son nez. Sa peau bouffie était d’un blanc tirant sur le vert pâle. Son ventre était gonflé de gaz. Walter Neytz examina le cadavre, essayant d’en tirer un maximum d’informations. Aucune vilaine blessure n’ornait son cadavre, cet homme, plus vieux que l’assassin, avait dû mettre fin à ses jours de son plein grès. Rien de bien intéressant pour Neytz.
L’assassin remit le corps à l’eau et le regarda s’enfoncer en murmurant une prière. En regardant le corps s’enfoncer dans l’eau, une lueur scintillante l’attira au fond de l’eau. Plongea sa main dans l’eau, il en sortit l’objet et découvrit une dague. Une dague pas si Commune que cela: une dague stylisée, frappée de deux lettres sur la poigne:
M. N.
Le "N" pouvait signifier "Neytz", mais pourquoi y’avait-il un "M" ? Le jeune assassin décida donc d’aller faire un tour à l’armurier du coup. Pour savoir si une personne ne lui avait pas demandé de styliser cette dague. Ou même, s’il pouvait savoir quel magasin avait pu styliser la dague.
Walter Neytz entra dans ladite armurerie et il s’adressa au vendeur:
Bien le bonjour, noble vendeur d’armes et armures !
L’assassin sortit la dague, qu’il avait trouvé, et la posa sur le comptoir.
Est-ce vous qui avez stylisé cette dague et pourriez-vous me décrire l’individu ? Et sinon, pourriez-vous reconnaitre le travail d’un quelconque armurier ?
Modifié en dernier par [MJ] Ombre de la Mort le 24 oct. 2010, 10:49, modifié 1 fois.
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Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
L'armurier, moustachu et portant une salopette de cuir, était un homme massif, aux larges bras découverts et à la peau épaisse. Walter put remarquer des tatouages militaires sur l'un de ses avants-bras, preuve possible d'une portion de vie passée dans les armées de l'Empereur: un crâne impérialisé cinglé de plusieurs barres qui devaient représenter un numéro de régiment. Il salua Walter à son entrée dans son lieu de travail et posa une lame de fer à moitié forgée sur le comptoir. Un apprenti salua également Walter du regard et prit le relai de son maitre.Quelle armurerie ? Où ?
Hé, montrez pour voir .. Mmh .. Herr, où avez-vous trouvé ceci ? C'est une œuvre de bonne facture en tout cas mais, hélas, ce n'est pas signé de ma patte. M. N. .. M. N. .. Non, cela ne me dit rien de rien. Néanmoins, regardez sur le bord de la poigne: on peut voir comme .. des petites lettres. Illisibles avec la crasse .. Voulez-vous que je me charge de restaurer cet arme ? Vous pourriez y voir plus clair. Mais cela demandera 5 pistoles.

- Walter Neytz
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Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Tandis que le jeune assassin se dirigeait vers l’armurier le plus proche, le cortège de l’Empereur défila dans les rues. Des soldats impériaux lui libérèrent le passage en repoussant la foule contre les façades des maisons et en formant un cordon jusqu’à ce que la suite impériale soit passée. Un soldat arborant les armoiries d’Altdorf plaqua Walter Neytz contre une maison, pour l’empêcher de rester en plein milieu. Pour la première fois de sa vie, le jeune homme put entrevoir l’Empereur lui-même monté sur un magnifique étalon et entouré par des chevaliers de la Reiksguard, qui étaient sur le qui-vive en cas d’incident.
Une fois cet événement passé, une grande agitation gagne les ruelles. Walter s’empressa donc d’entrer dans l’armurerie. L’armurier était un homme massif et semblait être un ancien soldat Impériale.
Les provinces et cités-états de l'Empire disposent de leur propre armée, entraînée et équipée à leurs frais. L'ensemble de ces forces régionales constitue l'armée impériale, qui est souvent complétée par des troupes de milice et de mercenaires. Ces soldats sont des professionnels à temps plein généralement issus de la paysannerie et de la bourgeoisie. Ils sont en garnison dans les forteresses de l'Empire, patrouillent les frontières et repoussent les envahisseurs. La plupart des fantassins s'entraînent au maniement de la hallebarde et de l'arquebuse. Bien qu'elle soit dominée par la noblesse, l'armée impériale récompense le talent de chacun et il est possible de s'élever au sein de la hiérarchie (même si le sectarisme de la classe dirigeante rend l'opération difficile).
Sur l’avant-bras de cet ancien soldat se trouvait un tatouage, représentant un crâne impérialisé cinglé de plusieurs barres. Sûrement le numéro de son régiment, pensa l’assassin. À côté de l’armurier se trouvait un apprenti, qui salua Neytz du regard.
L’assistant de l’armurier semblait plutôt petit pour son âge mais sa musculature sèche se dessinait déjà bien sous ses habits très foncés. Il était vêtu d'un pantalon ample et noir au tissage épais et inégal, rapiécé en plusieurs. Tandis que ses cheveux très crépus, retombaient tout autour de sa tête, encadrant un visage souriant et espiègle au nez retroussé.
Après avoir fait part de sa demande à l’armurier, Walter Neytz attendit la réponse. Et celui-ci vint quelques secondes plus tard:
Hé, montrez pour voir .. Mmh .. Herr, où avez-vous trouvé ceci ? C'est une œuvre de bonne facture en tout cas mais, hélas, ce n'est pas signé de ma patte. M. N. .. M. N. .. Non, cela ne me dit rien de rien. Néanmoins, regardez sur le bord de la poigne: on peut voir comme .. des petites lettres. Illisibles avec la crasse .. Voulez-vous que je me charge de restaurer cet arme ? Vous pourriez y voir plus clair. Mais cela demandera 5 pistoles.
5 pistoles ? Bien entendu, les voilà.
L’assassin posa les cinq pièces sur le comptoir et s’installa sur une chaise, en attendant que l’armurier finisse son travail.
Une fois cet événement passé, une grande agitation gagne les ruelles. Walter s’empressa donc d’entrer dans l’armurerie. L’armurier était un homme massif et semblait être un ancien soldat Impériale.
Les provinces et cités-états de l'Empire disposent de leur propre armée, entraînée et équipée à leurs frais. L'ensemble de ces forces régionales constitue l'armée impériale, qui est souvent complétée par des troupes de milice et de mercenaires. Ces soldats sont des professionnels à temps plein généralement issus de la paysannerie et de la bourgeoisie. Ils sont en garnison dans les forteresses de l'Empire, patrouillent les frontières et repoussent les envahisseurs. La plupart des fantassins s'entraînent au maniement de la hallebarde et de l'arquebuse. Bien qu'elle soit dominée par la noblesse, l'armée impériale récompense le talent de chacun et il est possible de s'élever au sein de la hiérarchie (même si le sectarisme de la classe dirigeante rend l'opération difficile).
Sur l’avant-bras de cet ancien soldat se trouvait un tatouage, représentant un crâne impérialisé cinglé de plusieurs barres. Sûrement le numéro de son régiment, pensa l’assassin. À côté de l’armurier se trouvait un apprenti, qui salua Neytz du regard.
L’assistant de l’armurier semblait plutôt petit pour son âge mais sa musculature sèche se dessinait déjà bien sous ses habits très foncés. Il était vêtu d'un pantalon ample et noir au tissage épais et inégal, rapiécé en plusieurs. Tandis que ses cheveux très crépus, retombaient tout autour de sa tête, encadrant un visage souriant et espiègle au nez retroussé.
Après avoir fait part de sa demande à l’armurier, Walter Neytz attendit la réponse. Et celui-ci vint quelques secondes plus tard:
Hé, montrez pour voir .. Mmh .. Herr, où avez-vous trouvé ceci ? C'est une œuvre de bonne facture en tout cas mais, hélas, ce n'est pas signé de ma patte. M. N. .. M. N. .. Non, cela ne me dit rien de rien. Néanmoins, regardez sur le bord de la poigne: on peut voir comme .. des petites lettres. Illisibles avec la crasse .. Voulez-vous que je me charge de restaurer cet arme ? Vous pourriez y voir plus clair. Mais cela demandera 5 pistoles.
5 pistoles ? Bien entendu, les voilà.
L’assassin posa les cinq pièces sur le comptoir et s’installa sur une chaise, en attendant que l’armurier finisse son travail.
Modifié en dernier par [MJ] Ombre de la Mort le 26 oct. 2010, 18:29, modifié 1 fois.
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Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
L'armurier prit l'argent et le rangea, refilant l'arme à l'assistant qui parti s'assoir à un établi dans l'arrière de la salle. Walter fut remercié et invité à attendre. Le grattement de brosses et d'outils lui indiquèrent que la restauration avait commencé. Pendant ce temps, il put observer maints râteliers portant divers objets: des armes, des armures, des outils, et bien d'autres choses. Il se leva et pu admirer le travail de l'artisan de plus près, passant le doigt sur le fil de lames aiguisées ou caressant le grain métallique de certains pièces d'armures. Il fut même autorisé à essayer un casque. Le contact froid du métal dans sa nuque lui arracha un frisson général sur tout le corps. En plus d'être peu confortable, il fallait réussir à porter ce genre de chose toute une journée sans broncher: il plaignit les soldats de l'Empire et d'ailleurs en reposant le casque ..-5 pistoles


- Walter Neytz
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Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
L’armurier attrapa les cinq pistoles que venait de lui donner Walter Neytz et les rangea dans sa bourse. Une fois ceci finit, l’armurier tendit la dague à son apprenti pour qu’il aille s’en occuper à l’établie qui se trouvait dans l’arrière salle de la boutique.
Maintenant, le jeune assassin allait devoir patienter le temps que le jeune homme finisse son travail. Pour faire passer le temps, Neytz inspecta les râteliers, qui contenaient différents objets.
Walter Neytz se permit même d’essayer une cagoule de mailles. Il s’agissait d’un couvre-chef distinct fait en mailles entrelacées, protégeant la crâne et le cou, mais laissant le visage exposé. Le jeune homme ne se sentait pas du tout à laisse dans ce genre d’armure, lui qui aimait tant sa liberté. En reposant le casque, il plaignit les soldats de l’Empire.
L’assassin découvrit pour la première un de ces fameuses arquebuses. L’armurier prit le temps de lui expliquer, que la qualité de ces armes pouvait varier, de l’arquebuse grossière où le tireur doit enflammer la poudre avec une mèche allumée pour faire feu, aux armes sophistiquées des nains, équipées d’un mécanisme à percussion muni d’une détente…
Mais le coup de foudre de Walter Neyts fut l’arbalète de poing. L’assassin tomba littéralement sous le charme de cette petite arbalète fabriquée entièrement en acier. À peu près de la taille d’un pistolet, elle permet de tirer d’une seule main. Malgré l’avantage de sa petite taille, elle est aussi lente à recharger qu’une arbalète conventionnelle.
Par contre il y avait un problème. L’arbalète de poing que vendait cet armurier était doté d’un mécanisme qui permettait de tirer plusieurs carreaux d’un seul coup et le jeune homme était sûr et certain qu’il ne pourrait pas se payer cette arme. Il tenta donc une manœuvre auprès du vendeur:
Patron, t’aurais pas une arbalète de poings, mais qui ne tire pas à répétition en stock ? Ma bourse n’est plus si bien remplie et je ne peux me permettre d’acheter une arbalète de poings à répétition.
Une fois l’affaire de l’arbalète réglée, Neytz s’installa sur un petit tabouret et attendit que le nettoyage de sa lame fut fini. Le patron s’approcha de l’assassin:
Herr, si je puis me permettre, où avez-vous trouvé cette dague ? Une dague ouvragée de la sorte ne mérite pas, ô grand dieu non, de subir tel traitement, encrassée et puante comme elle était .. Rassurez-vous, elle sera comme neuve une fois que mon apprenti en aura terminé avec elle. Et vous n'êtes pas obligé de me répondre naturellement !
Et bien, j’ai trouvé cette dague dans mon grenier, cela doit être un ancien héritage. Comme j’ai remarqué ces deux lettres, j’ai décidé de la faire nettoyer pour savoir d’où elle provient.
L’assassin ne préféra pas révéler la vérité à l’armurier.
Maintenant, le jeune assassin allait devoir patienter le temps que le jeune homme finisse son travail. Pour faire passer le temps, Neytz inspecta les râteliers, qui contenaient différents objets.
Walter Neytz se permit même d’essayer une cagoule de mailles. Il s’agissait d’un couvre-chef distinct fait en mailles entrelacées, protégeant la crâne et le cou, mais laissant le visage exposé. Le jeune homme ne se sentait pas du tout à laisse dans ce genre d’armure, lui qui aimait tant sa liberté. En reposant le casque, il plaignit les soldats de l’Empire.
L’assassin découvrit pour la première un de ces fameuses arquebuses. L’armurier prit le temps de lui expliquer, que la qualité de ces armes pouvait varier, de l’arquebuse grossière où le tireur doit enflammer la poudre avec une mèche allumée pour faire feu, aux armes sophistiquées des nains, équipées d’un mécanisme à percussion muni d’une détente…
Mais le coup de foudre de Walter Neyts fut l’arbalète de poing. L’assassin tomba littéralement sous le charme de cette petite arbalète fabriquée entièrement en acier. À peu près de la taille d’un pistolet, elle permet de tirer d’une seule main. Malgré l’avantage de sa petite taille, elle est aussi lente à recharger qu’une arbalète conventionnelle.
Par contre il y avait un problème. L’arbalète de poing que vendait cet armurier était doté d’un mécanisme qui permettait de tirer plusieurs carreaux d’un seul coup et le jeune homme était sûr et certain qu’il ne pourrait pas se payer cette arme. Il tenta donc une manœuvre auprès du vendeur:
Patron, t’aurais pas une arbalète de poings, mais qui ne tire pas à répétition en stock ? Ma bourse n’est plus si bien remplie et je ne peux me permettre d’acheter une arbalète de poings à répétition.
Une fois l’affaire de l’arbalète réglée, Neytz s’installa sur un petit tabouret et attendit que le nettoyage de sa lame fut fini. Le patron s’approcha de l’assassin:
Herr, si je puis me permettre, où avez-vous trouvé cette dague ? Une dague ouvragée de la sorte ne mérite pas, ô grand dieu non, de subir tel traitement, encrassée et puante comme elle était .. Rassurez-vous, elle sera comme neuve une fois que mon apprenti en aura terminé avec elle. Et vous n'êtes pas obligé de me répondre naturellement !
Et bien, j’ai trouvé cette dague dans mon grenier, cela doit être un ancien héritage. Comme j’ai remarqué ces deux lettres, j’ai décidé de la faire nettoyer pour savoir d’où elle provient.
L’assassin ne préféra pas révéler la vérité à l’armurier.
Modifié en dernier par [MJ] Ombre de la Mort le 05 nov. 2010, 14:31, modifié 1 fois.
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Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Une arbalète de poing toute simple ? Et bien je n'en ai pas, mais je peux vous en fabriquer une. Cela demandera du temps et un léger surplus de pistoles, mais c'est tout à fait faisable ! Cela demanderait moins de temps qu'une de ce genre là, à répétition, vu que les mécanismes sont plus simples. Même si je n'y connais rien: ce n'est pas moi qui m'occupe de l'assemblage de ces armes sophistiquées, c'est un ami ingénieur des Collèges Technologiques. Je pense qu'il pourrait vous faire ça pour .. disons 60-70 pistoles à tout casser, une affaire quant on sait que la version à répétition coûte une centaine de pistoles ! Voulez-vous que je le contacte ? Je vous demanderai en ce cas un pré-solde, en guise de gage de bonne foi. Cela ne devrait plus trainer pour la dague ..

- Walter Neytz
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Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Oui, prévenez votre ami ingénieur qui se trouve au collège technologique. Concernant la pré-solde, je peux vous donner trente pistoles en gage de confiance et la reste arrivera la prochaine fois. Cela vous convient ? En tout cas pour moi c’est parfait.
Comme l’armurier venait de lui dire que sa dague allait bientôt être prête, Walter Neytz se leva de son tabouret et se rapprocha du comptoir, où il posa de nouveau de l’argent.
Quand on vient chez vous, on en ressort plumé !
Ajouta le jeune assassin en rigolant.
Mais comme on dit la qualité n’a pas de prix…
Comme l’armurier venait de lui dire que sa dague allait bientôt être prête, Walter Neytz se leva de son tabouret et se rapprocha du comptoir, où il posa de nouveau de l’argent.
Quand on vient chez vous, on en ressort plumé !
Ajouta le jeune assassin en rigolant.
Mais comme on dit la qualité n’a pas de prix…
Modifié en dernier par [MJ] Ombre de la Mort le 06 nov. 2010, 19:05, modifié 1 fois.
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