[Odia] De l'ombre à la lumière
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Re: [Odia] De l'ombre à la lumière
La femme remercia Touque de son intervention rapide et agrippa la main du jeune halfling. D’ailleurs, celui-ci eut beaucoup de mal à soulever la femme qui était pour tout dire… imposante. Comme lui indiqua la femme, le moment n’était pas fait pour les présentations, ils devaient d’abord fuir ce massacre…
Ils marchèrent longtemps, dans la nuit. La lune était assez forte pour illuminer la campagne à des milles à la ronde. Des champs cultivés séparés par des haies, dont la terre nue était noire sous les étoiles, des prés et des pâturages parsemés de moutons endormis, des lapins s’enfuyant loin de leur cavalcade, des villages silencieux, fantomatiques, baignés d’ombres pâles. Ils croisèrent même une biche qui leva distraitement la tête lorsqu’elle les vit arriver, puis détala aussitôt…
Au-dessus d’eux, le ciel déployait étoiles et constellations: le scorpion, le serpent, le gibet et la hache, tous étincelaient froidement dans le ciel d’encre. Touque Ridebaie espéra apercevoir un halo autour de la lune, ou un autre bon présage, mais il ne vit rien de tel cette nuit-là. La naissance de Sigmar, selon les prêtres, avait été annoncée par une comète à deux queues brûlant dans les cieux. Touque, lui, n’avait même jamais vu une étoile filante et il savait bien que les rumeurs sur ce Dieu humain étaient des balivernes…
Ils restèrent sur la route principale, soucieux de mettre le plus de milles possible entre eux et la bataille, qui faisait rage dans la forêt. L’air était froid, son visage engourdi par le vent et la fatigue. Ridebaie resserra sa cape de laine autour de son cou et sourit dans ses plis. Le monde, hors de sa cellule semblait si vivant, il l’emplissait de la force de ses sensations et de l’énergie de sa liberté…
Tout en marchant, les deux nouveaux compagnons avaient fait rapidement connaissance. La femme qu’il avait sauvé se nommait Odia Dria. Touque estima qu’il leur faudrait la moitié de la nuit pour rejoindre la prochaine ville. Un choix s’offrait à eux… soit dormir à la belle étoile, près d’une bataille ou continuer à marcher jusqu’aux portes de la prochaine ville. Ridebaie pensa que ce serait une bonne idée de demander à sa compagne de route.
« Bon, Odia, deux choix s’offrent à nous. Soit on dort dehors, près de cette satané bataille. Ou soit on marche jusqu’à la prochaine ville. En sachant que vu les cris, on atteindra celle-ci dans la moitié d’la nuit. Pour la ville, je pourrais utiliser mon charisme pour nous faire rentrer ou au pire, mon habilité sera utile. À toi de décider ! »
Ils marchèrent longtemps, dans la nuit. La lune était assez forte pour illuminer la campagne à des milles à la ronde. Des champs cultivés séparés par des haies, dont la terre nue était noire sous les étoiles, des prés et des pâturages parsemés de moutons endormis, des lapins s’enfuyant loin de leur cavalcade, des villages silencieux, fantomatiques, baignés d’ombres pâles. Ils croisèrent même une biche qui leva distraitement la tête lorsqu’elle les vit arriver, puis détala aussitôt…
Au-dessus d’eux, le ciel déployait étoiles et constellations: le scorpion, le serpent, le gibet et la hache, tous étincelaient froidement dans le ciel d’encre. Touque Ridebaie espéra apercevoir un halo autour de la lune, ou un autre bon présage, mais il ne vit rien de tel cette nuit-là. La naissance de Sigmar, selon les prêtres, avait été annoncée par une comète à deux queues brûlant dans les cieux. Touque, lui, n’avait même jamais vu une étoile filante et il savait bien que les rumeurs sur ce Dieu humain étaient des balivernes…
Ils restèrent sur la route principale, soucieux de mettre le plus de milles possible entre eux et la bataille, qui faisait rage dans la forêt. L’air était froid, son visage engourdi par le vent et la fatigue. Ridebaie resserra sa cape de laine autour de son cou et sourit dans ses plis. Le monde, hors de sa cellule semblait si vivant, il l’emplissait de la force de ses sensations et de l’énergie de sa liberté…
Tout en marchant, les deux nouveaux compagnons avaient fait rapidement connaissance. La femme qu’il avait sauvé se nommait Odia Dria. Touque estima qu’il leur faudrait la moitié de la nuit pour rejoindre la prochaine ville. Un choix s’offrait à eux… soit dormir à la belle étoile, près d’une bataille ou continuer à marcher jusqu’aux portes de la prochaine ville. Ridebaie pensa que ce serait une bonne idée de demander à sa compagne de route.
« Bon, Odia, deux choix s’offrent à nous. Soit on dort dehors, près de cette satané bataille. Ou soit on marche jusqu’à la prochaine ville. En sachant que vu les cris, on atteindra celle-ci dans la moitié d’la nuit. Pour la ville, je pourrais utiliser mon charisme pour nous faire rentrer ou au pire, mon habilité sera utile. À toi de décider ! »
- Odia
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Re: [Odia] De l'ombre à la lumière
La nuit sombre et hostile était tombé sur la forêt que les deux nouveaux compagnons avaient réussis à atteindre. Alors qu’ils marchaient à bon pas pour s’éloigner le plus possible de la bataille qui avait probablement laissé place à un champ de cadavres désarticulés amassé en tas, Odia jetait des coups d’œil rapide sur le petit être qui se tenait à coté d’elle, se demandant si il était humain ou non. Après avoir longuement hésitée, elle conclut de ce qu’elle voyait qu’il avait surement juste oublié de grandir.
La forêt aux alentour baigné dans un doux clair de lune semblait bien plus accueillant que tout les lieux qu’elle avait visitée jusqu’à là. Malgré le fait qu’ils n’y voyaient pas grand-chose, ça semblait sure, même si elle était encore secoué d’un petit tremblement frénétique du au choc que lui avait causé la bataille.
Alors qu’elle regardait la biche s’enfuir gracieusement, esquivant les ronces qui rampaient sous leurs pieds, l’homme s’étant présenté comme étant Touque lui proposa les solutions qui s’offraient à eux.
La première, consistait à rejoindre la ville la plus proche, mais Odia ne savait pas si cette fameuse cité était celle dirigée par le Seigneur Guillaume, si c’était le cas, il valait mieux pour elle de fuir. En plus de ça, ses paupières commençaient à trahir sa fatigue, elle manquait cruellement de sommeil. Entre sa course derrière son bienfaiteur qui l’avait tiré des griffes de son frère et trainé pendant un long moment au galop et cette bataille infernal, il y avait de quoi être fatigué.
La deuxième solution lui paraissait être la solution la plus avantageuse dans son cas. Rester dans cette forêt, peu hostile à ses yeux malgré les faibles gémissements qu’on pouvait entendre au loin provenant du champ de bataille qui était maintenant à des lieux d’ici. Elle pourrait dormir, et surtout éviter le courroux de l’homme qui voulait voire sa tête au bout d’une lance.
Elle sentait que son équipier était plus tenté à aller jusqu'à la ville, présentant tout les avantages qu’ils pourraient avoir en s’y rendant. Elle, ne voulait pas y mettre les pieds, tout du moins pas avant d’être sure que Guillaume ne puisse la retrouver dans ce lieu ou voulait la trainer le petit être.
« M’garçon, j’pense qu’t’y va un pio peu vite un b’sogne. Avoir confiance en t’savoir faire un bien, mais j’tiens pô à finir avec une flèche dans m’tête. »
Elle fit mine de réfléchir quelques instants, semblant peser le pour et le contre.
« L’fatigue m’prend bien rapidement, j’penses donc qu’monter un campement pour l’nuit serait l’meilleur solution. »
La forêt aux alentour baigné dans un doux clair de lune semblait bien plus accueillant que tout les lieux qu’elle avait visitée jusqu’à là. Malgré le fait qu’ils n’y voyaient pas grand-chose, ça semblait sure, même si elle était encore secoué d’un petit tremblement frénétique du au choc que lui avait causé la bataille.
Alors qu’elle regardait la biche s’enfuir gracieusement, esquivant les ronces qui rampaient sous leurs pieds, l’homme s’étant présenté comme étant Touque lui proposa les solutions qui s’offraient à eux.
La première, consistait à rejoindre la ville la plus proche, mais Odia ne savait pas si cette fameuse cité était celle dirigée par le Seigneur Guillaume, si c’était le cas, il valait mieux pour elle de fuir. En plus de ça, ses paupières commençaient à trahir sa fatigue, elle manquait cruellement de sommeil. Entre sa course derrière son bienfaiteur qui l’avait tiré des griffes de son frère et trainé pendant un long moment au galop et cette bataille infernal, il y avait de quoi être fatigué.
La deuxième solution lui paraissait être la solution la plus avantageuse dans son cas. Rester dans cette forêt, peu hostile à ses yeux malgré les faibles gémissements qu’on pouvait entendre au loin provenant du champ de bataille qui était maintenant à des lieux d’ici. Elle pourrait dormir, et surtout éviter le courroux de l’homme qui voulait voire sa tête au bout d’une lance.
Elle sentait que son équipier était plus tenté à aller jusqu'à la ville, présentant tout les avantages qu’ils pourraient avoir en s’y rendant. Elle, ne voulait pas y mettre les pieds, tout du moins pas avant d’être sure que Guillaume ne puisse la retrouver dans ce lieu ou voulait la trainer le petit être.
« M’garçon, j’pense qu’t’y va un pio peu vite un b’sogne. Avoir confiance en t’savoir faire un bien, mais j’tiens pô à finir avec une flèche dans m’tête. »
Elle fit mine de réfléchir quelques instants, semblant peser le pour et le contre.
« L’fatigue m’prend bien rapidement, j’penses donc qu’monter un campement pour l’nuit serait l’meilleur solution. »
Dria Odia,
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Re: [Odia] De l'ombre à la lumière
Touque devait être un bon garçon dans son jeune âge, il s'inclina devant la fatigue d'Odia et accepta de camper bien que ça ne soit pas dans ses habitudes, la campagne, les ronces, les bruits d'animaux tout ça n'avait rien pour le rassurer tant et si bien qu'il ne dormis pas correctement, ils alternèrent les tours de garde, Odia dormait d'un sommeil lourd et bienheureux, elle n'avait pas de problème quand aux bruits de la campagne, de la forêt et de ses créatures. Ainsi au petit matin ils reprirent la route.
La ville qu'ils aperçurent n'était pas celle de Guillaume, les gonfanons qui flottaient en haut des tours de garde étaient les mêmes que ceux du camp contre lequel ils avaient été envoyés se battre. Fort heureusement pour eux ils n'étaient pas soldat et n'arborait pas des couleurs distinctes, leur mise simple leur permis d'entrer dans la ville avec d'autres paysans.
Odia se sentit immédiatement mal à l'aise. Touque au contraire prenait ses marques. Le matin était clair et frais, la journée serait belle.
La ville qu'ils aperçurent n'était pas celle de Guillaume, les gonfanons qui flottaient en haut des tours de garde étaient les mêmes que ceux du camp contre lequel ils avaient été envoyés se battre. Fort heureusement pour eux ils n'étaient pas soldat et n'arborait pas des couleurs distinctes, leur mise simple leur permis d'entrer dans la ville avec d'autres paysans.
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Re: [Odia] De l'ombre à la lumière
Le feu de camp était allumé et Touque Ridebaie s’y faisait griller une tranche de pain, accompagnée d’une de ces saucisses du Mootland passablement chargées en épices. Il jeta un œil vers Odia, qui montait la garde à quelques pas de là, faisant face à l’obscurité afin d’y habituer sa vision. Quelques heures plus tard, Ridebaie s’endormit dans un rêve agité.
Dans la cave obscure, c’était un vrai massacre. Des hommes étaient étendus sur les rudes dalles du sol, poussant des gémissements d’agonie tandis que leur vie leur échappait par maintes blessures fatales. La puanteur des morts et des mourants était accablante. On entendait des cris et des jurons, le fracas de l’acier contre l’acier et l’écœurant bruit humides des épées fendant la chair.
Une voix de rogomme se fit entendre par-dessus le tumulte.
- Pas de pitié ! Ne laissez personne sortir d’ici vivant !
D’autres soldats descendirent en martelant l’escalier, l’épée au clair. Ils portaient les pourpoints noirs et fendus de Nuln et étaient armés d’épées et de rondaches. Les ennemis n’étaient pas difficiles à distinguer au cœur de cette furieuse mêlée, car ils portaient de longues robes de soie bleue, jaune ou violette. Ils avaient sorti leurs propres armes et une fois qu’ils réalisèrent qu’il n’y avait pas d’issue, ils combattirent avec un acharnement et sans se soucier de leur propre vie, si bien que même les plus endurcis des soldats de métier en furent déroutés. Ils se battaient comme des animaux enragés et pris au piège.
- Ludwig ! Par ici ! Vociféra la voix tonitruante.
L’imposant sergent, qui devait se nommer Ludwig, lâcha un trait d’arbalète. Il se ficha dans le front d’un des membres de la secte, qui tomba à la renverse, tué sur le coup.
- Vous avez entendu le chef, rugit Ludwig en jetant de côté son arbalète et en prenant à sa ceinture sa lourde masse à ailettes. En avant ! Nous allons mettre un terme à tout ceci maintenant !
Touque Ridebaie fut réveillé en sursaut. Une main venait de le secouer. Il ouvrit les yeux et se retrouva devant un visage joufflu et parsemé de tâches de rousseur… Odia. L’halfling comprit rapidement, c’était son heure… il devait prendre le tour de garde.
Tout se passa bien, Ridebaie fit quelques rondes autours du campement, jusqu’à ce que la balle rouge du soleil automnal se lève derrière la grande colonne de cyprès. Se découpant dans la lumière du soleil, c’était une vision de beauté en or. Il s’empressa de réveiller sa nouvelle ami.
- Réveillez-vous donc, Dame Dria, dit-il en secouant la femme. Mangez un petit bout et il sera l’heure de partir. Moi, j’ai déjà fait mon p’tit déj’ !
Les deux compagnons reprirent le chemin de la ville. Après quelques heures de marche, ils arrivèrent enfin en vue de la ville. Touque remarqua que les gonfanons qui flottaient en haut des tours de guet étaient les mêmes que ceux du camp contre lequel il avait été envoyé se battre. Mais heureusement, personne ne pouvait savoir qu’ils avaient combattus dans cette petite escarmouche.
Ridebaie commençait à reprendre des couleurs. Enfin, il retrouvait la civilisation.
- Bien, qu’est-ce que vous comptez faire maintenant ? [/i]
Dans la cave obscure, c’était un vrai massacre. Des hommes étaient étendus sur les rudes dalles du sol, poussant des gémissements d’agonie tandis que leur vie leur échappait par maintes blessures fatales. La puanteur des morts et des mourants était accablante. On entendait des cris et des jurons, le fracas de l’acier contre l’acier et l’écœurant bruit humides des épées fendant la chair.
Une voix de rogomme se fit entendre par-dessus le tumulte.
- Pas de pitié ! Ne laissez personne sortir d’ici vivant !
D’autres soldats descendirent en martelant l’escalier, l’épée au clair. Ils portaient les pourpoints noirs et fendus de Nuln et étaient armés d’épées et de rondaches. Les ennemis n’étaient pas difficiles à distinguer au cœur de cette furieuse mêlée, car ils portaient de longues robes de soie bleue, jaune ou violette. Ils avaient sorti leurs propres armes et une fois qu’ils réalisèrent qu’il n’y avait pas d’issue, ils combattirent avec un acharnement et sans se soucier de leur propre vie, si bien que même les plus endurcis des soldats de métier en furent déroutés. Ils se battaient comme des animaux enragés et pris au piège.
- Ludwig ! Par ici ! Vociféra la voix tonitruante.
L’imposant sergent, qui devait se nommer Ludwig, lâcha un trait d’arbalète. Il se ficha dans le front d’un des membres de la secte, qui tomba à la renverse, tué sur le coup.
- Vous avez entendu le chef, rugit Ludwig en jetant de côté son arbalète et en prenant à sa ceinture sa lourde masse à ailettes. En avant ! Nous allons mettre un terme à tout ceci maintenant !
Touque Ridebaie fut réveillé en sursaut. Une main venait de le secouer. Il ouvrit les yeux et se retrouva devant un visage joufflu et parsemé de tâches de rousseur… Odia. L’halfling comprit rapidement, c’était son heure… il devait prendre le tour de garde.
Tout se passa bien, Ridebaie fit quelques rondes autours du campement, jusqu’à ce que la balle rouge du soleil automnal se lève derrière la grande colonne de cyprès. Se découpant dans la lumière du soleil, c’était une vision de beauté en or. Il s’empressa de réveiller sa nouvelle ami.
- Réveillez-vous donc, Dame Dria, dit-il en secouant la femme. Mangez un petit bout et il sera l’heure de partir. Moi, j’ai déjà fait mon p’tit déj’ !
Les deux compagnons reprirent le chemin de la ville. Après quelques heures de marche, ils arrivèrent enfin en vue de la ville. Touque remarqua que les gonfanons qui flottaient en haut des tours de guet étaient les mêmes que ceux du camp contre lequel il avait été envoyé se battre. Mais heureusement, personne ne pouvait savoir qu’ils avaient combattus dans cette petite escarmouche.
Ridebaie commençait à reprendre des couleurs. Enfin, il retrouvait la civilisation.
- Bien, qu’est-ce que vous comptez faire maintenant ? [/i]
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Re: [Odia] De l'ombre à la lumière
Au grand étonnement de la géante, le petit être accepta sans broncher sa proposition de passer la nuit en forêt. Il s’occupa habilement de dresser le campement, malgré la nuit noire qui s’engouffrait dans la forêt. Bientôt un feu d’enfer brulait au centre de leur campement, sur lequel le petit homme faisait cuire une nourriture qui lui faisait monter l’eau à la bouche.
Malgré ça Odia monta la garde, regardant à droite et à gauche, essayant de détecter la moindre trace d’ombre, le moindre craquement de branche morte. Touque alla se coucher après avoir fini son repas, laissant la géante face à la nuit profonde qui s’était emparée des lieux, secoué par les hululements lointain de rapace nocturne. Odia s’endormant à son poste décida d’aller réveiller le petit homme qui semblait être dans un sommeil bien agité. Il ne broncha point, se leva et pris son tour de garde très à cœur. Elle plongea dans un sommeil profond, l’emmenant loin, très loin de ce lieu, retrouvant sa terre natale et ses habitants détestable.
Odia sentie une main l’agitée doucement, malgré le sommeil qui la tenait encore d’une poigne ferme. Le petit homme se dressait devant la géante, lui apprenant qu’il était temps de plier baguage. Elle eut le droit de gouter l’onctueuse nourriture préparer par son compagnon d’infortune, qui monta en flèche dans son estime.
C’est la bedaine bien plaine et un sourire sur les lèvres que la femme commença à avancer dans la forêt, pensant que tout les problèmes qu’elle avait eu était derrière elle maintenant, elle sentait enfin la chance de son coté.
Très rapidement, les deux amis se trouvèrent dans les défenses d’une ville, les armoires présentent sur les drapeaux qui flottaient fièrement dans le ciel bleu azur rappelait quelques chose à la géante, quoi, elle ne le savait pas.
Le petit être, semblant bien heureux d’avoir enfin retrouvé la civilisation, demanda alors à Odia ce qu’elle comptait faire maintenant qu’ils avaient enfin retrouvé la ville.
- Je n’sais pô, mon brave ami, j’n’ai plus d’pistoles, des gueux m’ont tout pris. Et vous que comptez vous faire maint’nant mein brave ?
Malgré ça Odia monta la garde, regardant à droite et à gauche, essayant de détecter la moindre trace d’ombre, le moindre craquement de branche morte. Touque alla se coucher après avoir fini son repas, laissant la géante face à la nuit profonde qui s’était emparée des lieux, secoué par les hululements lointain de rapace nocturne. Odia s’endormant à son poste décida d’aller réveiller le petit homme qui semblait être dans un sommeil bien agité. Il ne broncha point, se leva et pris son tour de garde très à cœur. Elle plongea dans un sommeil profond, l’emmenant loin, très loin de ce lieu, retrouvant sa terre natale et ses habitants détestable.
Odia sentie une main l’agitée doucement, malgré le sommeil qui la tenait encore d’une poigne ferme. Le petit homme se dressait devant la géante, lui apprenant qu’il était temps de plier baguage. Elle eut le droit de gouter l’onctueuse nourriture préparer par son compagnon d’infortune, qui monta en flèche dans son estime.
C’est la bedaine bien plaine et un sourire sur les lèvres que la femme commença à avancer dans la forêt, pensant que tout les problèmes qu’elle avait eu était derrière elle maintenant, elle sentait enfin la chance de son coté.
Très rapidement, les deux amis se trouvèrent dans les défenses d’une ville, les armoires présentent sur les drapeaux qui flottaient fièrement dans le ciel bleu azur rappelait quelques chose à la géante, quoi, elle ne le savait pas.
Le petit être, semblant bien heureux d’avoir enfin retrouvé la civilisation, demanda alors à Odia ce qu’elle comptait faire maintenant qu’ils avaient enfin retrouvé la ville.
- Je n’sais pô, mon brave ami, j’n’ai plus d’pistoles, des gueux m’ont tout pris. Et vous que comptez vous faire maint’nant mein brave ?
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Re: [Odia] De l'ombre à la lumière
C'était un jour funeste, les nouvelles du champ de bataille étaient mauvaises, le Seigneur avait disparu et la Dame devait recevoir une délégation, les mines sombres parcouraient les quelques étrangers qui franchissaient les portes. La ville était plus grande que celle de Guillaume, les boutiquiers ouvraient leurs devantures, les étales étaient honnêtes. Il y avait quelques babioles en perles mais surtout des poteries et des objets usuels en bois.
La grande rue remontait telle un serpent dont partaient des ruelles plutôt bien tenues pour ce qu'ils pouvaient en voir. Des bruits de charpentier résonnaient provenant de droit devant eux. Une odeur de fers rougis leur parvenait aussi du même lieu.
Il n'y avait pas de gonfanons à l'intérieur de la ville. des fenêtres de ci et de là portaient des rideaux noirs. Des portes étaient barrées d'une croix blanche.
Un ensemble de clochettes tinta signalant l'approche d'une troupe de lépreux, mais personne ne fit mine de bouger. A y regarder de plus prêt les visages étaient hâves les yeux cernés de noirs les bouches desséchées.
Dans ce tableau Odia et Touque faisaient figure de bons vivants.
La grande rue remontait telle un serpent dont partaient des ruelles plutôt bien tenues pour ce qu'ils pouvaient en voir. Des bruits de charpentier résonnaient provenant de droit devant eux. Une odeur de fers rougis leur parvenait aussi du même lieu.
Il n'y avait pas de gonfanons à l'intérieur de la ville. des fenêtres de ci et de là portaient des rideaux noirs. Des portes étaient barrées d'une croix blanche.
Un ensemble de clochettes tinta signalant l'approche d'une troupe de lépreux, mais personne ne fit mine de bouger. A y regarder de plus prêt les visages étaient hâves les yeux cernés de noirs les bouches desséchées.
Dans ce tableau Odia et Touque faisaient figure de bons vivants.
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Re: [Odia] De l'ombre à la lumière
Odia regardait autour d’elle, c’était donc tout ce qui restait des lignes ennemis. Une armée de pied cassé et de visage ébranlé. Que pourraient ils faire si le sanguinaire qui dirigeaient la petite armée en face décidait de lancer le coup de grâce … Même si elle était pas une lumière, elle savait qu’ils se feraient tous massacrer jusqu’au dernier.
Elle réfléchissait tant bien que mal à la meilleure solution qui s’offrait à elle et à son acolyte, mais malheureusement, toutes quasiment les amenaient à une mort certaine. Elle ne savait que faire dans pareille situation. Son ami, malgré son allure enfantine, semblait être quelqu’un de relativement réfléchi, peut être trouverait il une solution ?
- M’bon ami, j’crois qu’un problème va v’nir bien nous embêté. Il semblerait que l’seigneur Engueyran ait réussi à anéantir un bien bonne partie des combattants de ste ville. Qu’est ce qu’on va faire si il décidait d’attaquer la ville ? Nous serions achevés à coup sure.
Elle espérait vraiment que l’halfing ai un éclair de génie, car elle ne trouvait absolument rien de bien rassurant pour leur avenir.
Elle réfléchissait tant bien que mal à la meilleure solution qui s’offrait à elle et à son acolyte, mais malheureusement, toutes quasiment les amenaient à une mort certaine. Elle ne savait que faire dans pareille situation. Son ami, malgré son allure enfantine, semblait être quelqu’un de relativement réfléchi, peut être trouverait il une solution ?
- M’bon ami, j’crois qu’un problème va v’nir bien nous embêté. Il semblerait que l’seigneur Engueyran ait réussi à anéantir un bien bonne partie des combattants de ste ville. Qu’est ce qu’on va faire si il décidait d’attaquer la ville ? Nous serions achevés à coup sure.
Elle espérait vraiment que l’halfing ai un éclair de génie, car elle ne trouvait absolument rien de bien rassurant pour leur avenir.
Dria Odia,
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- Touque Ridebaie
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Re: [Odia] De l'ombre à la lumière
Les deux nouveaux compagnons entrèrent dans la ville. Cette ville était des plus démunies. Jamais dans sa province natale, le Mootland, il n’avait vu de ville dans un si mauvais état. Comme tous les halflings, Touque Ridebaie était de nature bon vivant, cet endroit à l’air lourd et pesant ne le mettait pas très bien.
- M’bon ami, j’crois qu’un problème va v’nir bien nous embêté. Il semblerait que l’seigneur Engueyran ait réussi à anéantir un bien bonne partie des combattants de ste ville. Qu’est ce qu’on va faire si il décidait d’attaquer la ville ? Nous serions achevés à coup sure.
À ce moment-là, un ensemble de clochettes retentit des les rues boueuses de la ville. L’halfling se retourna et comprit que les clochettes annonçaient l’arrivée d’une troupe de lépreux. La troupe passa tout près d’Odia et de Touque. Les deux amis se collèrent aux murs d’une maison pour ne pas entrer en contact avec les malades. Mais sans faire exprès, les yeux de l’halfling se posèrent sur un pestiféré.
Son visage était un amas de balafres et de pustules. Un de ses yeux n’était qu’un bloc laiteux fendu en deux par le milieu. Il lui manquait une moitié de nez et une profonde entaille au front laissait le crâne qu’elle dissimulait darder ses reflets blafards. Ridebaie ne put soutenir le regard de ce démon plus longtemps et ferma les yeux…
Quand il les ouvrit de nouveaux, les pestiférés étaient partis. Le semi-homme poussa un ouf de soulagement.
« Et bien, ma chère amie, c’est sûre que nous sommes pas dans une situation aisée, mais il ne faut pas désespérer. Pourquoi ne pas aller alerter le dirigeant de la ville, qu’une attaque est imminente ? On pourrait aussi l’aider à fortifier son village. Mais, oui ! En voilà, une bonne idée… »
Touque attrapa la grosse main de son amie et l’entraina dans les venelles de la ville. Courant le plus rapidement possible, en direction de la maison la plus jolie, mais aussi la plus fortifiée…
- M’bon ami, j’crois qu’un problème va v’nir bien nous embêté. Il semblerait que l’seigneur Engueyran ait réussi à anéantir un bien bonne partie des combattants de ste ville. Qu’est ce qu’on va faire si il décidait d’attaquer la ville ? Nous serions achevés à coup sure.
À ce moment-là, un ensemble de clochettes retentit des les rues boueuses de la ville. L’halfling se retourna et comprit que les clochettes annonçaient l’arrivée d’une troupe de lépreux. La troupe passa tout près d’Odia et de Touque. Les deux amis se collèrent aux murs d’une maison pour ne pas entrer en contact avec les malades. Mais sans faire exprès, les yeux de l’halfling se posèrent sur un pestiféré.
Son visage était un amas de balafres et de pustules. Un de ses yeux n’était qu’un bloc laiteux fendu en deux par le milieu. Il lui manquait une moitié de nez et une profonde entaille au front laissait le crâne qu’elle dissimulait darder ses reflets blafards. Ridebaie ne put soutenir le regard de ce démon plus longtemps et ferma les yeux…
Quand il les ouvrit de nouveaux, les pestiférés étaient partis. Le semi-homme poussa un ouf de soulagement.
« Et bien, ma chère amie, c’est sûre que nous sommes pas dans une situation aisée, mais il ne faut pas désespérer. Pourquoi ne pas aller alerter le dirigeant de la ville, qu’une attaque est imminente ? On pourrait aussi l’aider à fortifier son village. Mais, oui ! En voilà, une bonne idée… »
Touque attrapa la grosse main de son amie et l’entraina dans les venelles de la ville. Courant le plus rapidement possible, en direction de la maison la plus jolie, mais aussi la plus fortifiée…
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Re: [Odia] De l'ombre à la lumière
Ils trouvèrent aisément la demeure, une ferme fortifiée, une foule vociférante tentait d'entrer menaçant des gardes qui se trouvaient là. Touque qui jusqu'ici avait tiré Odia derrière lui se retrouva à se cramponner à la main de la géante pour ne pas se faire écraser, cependant il était à bonne hauteur pour juger de la pauvreté des paysans du coin, les bourses quand il y en avait ne contenait rien, en les palpant le jeune malandrin ne sentait que le vide ou des dents.
En ce temps de guerre les plus pauvres se faisait arracher les dents les uns aux autres pour les revendre. Mais même les dents ne suffisaient plus. Aujourd'hui la ville était au bord de la guerre civile. Plusieurs soldats sortir et Odia eut la présence d'esprit de les entrainer vers un porche au moment où les hommes en armes chargeaient la foule exsangue.
Il ne restait devant la bâtisse qu'un homme habillé de cuir noir et portant un bandeau sur l'oeil.
En ce temps de guerre les plus pauvres se faisait arracher les dents les uns aux autres pour les revendre. Mais même les dents ne suffisaient plus. Aujourd'hui la ville était au bord de la guerre civile. Plusieurs soldats sortir et Odia eut la présence d'esprit de les entrainer vers un porche au moment où les hommes en armes chargeaient la foule exsangue.
Il ne restait devant la bâtisse qu'un homme habillé de cuir noir et portant un bandeau sur l'oeil.
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Re: [Odia] De l'ombre à la lumière
Touque Ridebaie tira Odia derrière lui à travers les allées boueuses de ce petit village. L’halfling put distinguer les femmes du villages affairées à leurs tâches quotidiennes, tirant de l’eau au puits ou nourrissant des nuées de poulets au noir plumage. Il y avait des enfants partout, qui rirent, le raillèrent et lui lancèrent des pierres, jusqu’à ce qu’un tir mal ajusté contraignit Odia à les chasser à grand renfort de menaces et de jurons.
Les deux nouveaux compagnons trouvèrent rapidement la grand bâtisse, une ferme fortifiée, qui devait être le logement du chef de ce village. Une foule de villageois en colère entourait la maison, rouant de coups les gardes. Touque qui était pile à la hauteur des bourses, contenant les pistoles, put vite remarquer que ce village était très pauvres. La plupart des petits sacs en cuirs étaient vides ou quasi-vides. L’halfling aurait pu voleur les paysans, mais il n’était pas aussi méchant. Les villageois étaient déjà en train de se noyer, il n’allait pas leurs appuyer sur la tête.
Le village était en pleine guerre civile, si Odia et Touque n’intervenait pas rapidement, les forces ennemis calmeraient bientôt tout le monde à coup d’épée. Plusieurs gardes dégainèrent leurs lames de leurs fourreaux et chargèrent dans le tas pour disperser la foule enragé.
Touque Ridebaie lâcha la main d’Odia et alla se cacher dans un petit recoin sombre. Il attendit quelques minutes, et quand il ne perçut plus les bruits de la révolution, il sortit de sa cachette. Il fut rapidement rejoint par cette femme un peu imposante, mais qui avait surtout un grand cœur. L’halfling lui adressa un clin d’œil et ils se dirigèrent vers la ferme fortifiée…
Devant la maison, il n’y avait plus qu’un seul garde. Il était habillé de cuir noir et portait un bandeau, qui lui dissimulait l’œil gauche.
« Vite, amenez-nous à votre chef ! » Touque Ridebaie fit semblant d’être hors d’haleine, comme s’il avait courut sur plusieurs kilomètres…
« Nous vous apportons une très mauvaise nouvelle. L’Ennemi sera bientôt à votre porte. Il faut prévenir le chef de cette ville, pour qu’il se prépare d’une quelconque façon… »
Les deux nouveaux compagnons trouvèrent rapidement la grand bâtisse, une ferme fortifiée, qui devait être le logement du chef de ce village. Une foule de villageois en colère entourait la maison, rouant de coups les gardes. Touque qui était pile à la hauteur des bourses, contenant les pistoles, put vite remarquer que ce village était très pauvres. La plupart des petits sacs en cuirs étaient vides ou quasi-vides. L’halfling aurait pu voleur les paysans, mais il n’était pas aussi méchant. Les villageois étaient déjà en train de se noyer, il n’allait pas leurs appuyer sur la tête.
Le village était en pleine guerre civile, si Odia et Touque n’intervenait pas rapidement, les forces ennemis calmeraient bientôt tout le monde à coup d’épée. Plusieurs gardes dégainèrent leurs lames de leurs fourreaux et chargèrent dans le tas pour disperser la foule enragé.
Touque Ridebaie lâcha la main d’Odia et alla se cacher dans un petit recoin sombre. Il attendit quelques minutes, et quand il ne perçut plus les bruits de la révolution, il sortit de sa cachette. Il fut rapidement rejoint par cette femme un peu imposante, mais qui avait surtout un grand cœur. L’halfling lui adressa un clin d’œil et ils se dirigèrent vers la ferme fortifiée…
Devant la maison, il n’y avait plus qu’un seul garde. Il était habillé de cuir noir et portait un bandeau, qui lui dissimulait l’œil gauche.
« Vite, amenez-nous à votre chef ! » Touque Ridebaie fit semblant d’être hors d’haleine, comme s’il avait courut sur plusieurs kilomètres…
« Nous vous apportons une très mauvaise nouvelle. L’Ennemi sera bientôt à votre porte. Il faut prévenir le chef de cette ville, pour qu’il se prépare d’une quelconque façon… »
