Deux rangées l'une en face de l'autre, sous l'étroite surveillance d'un maître d'arme grincheux, il beugla un ordre : CHAAAAARGEZ !
Et la montagne s'ébranlait quand les nains venaient fracasser leurs armures et leurs haches d'entrainement l'un contre l'autre. C'était une vie de nain : Pour vouloir la paix, préparer la guerre, pour vouloir la vengeance, préparer l'extermination. Karak Azul était la dernière citadelle fonctionnelle et entière au sud du Mont Tonnerre : Le Karag Dron. En cela il était impératif que les nains soient préparés à la moindre incursion skaven ou peau-verte car si la forteresse tombait, toute la partie sud du Royaume des Nains était compromise. Alors que le maître d'arme décréta cinq minutes pour que les cadets puissent souffler, un autre cador à la barbe fournie entra dans la caserne :

Fundrim tord-l'acier, vénérable longue barbe, pourfendeur de mille waaaghs, défenseur des Nains sous la Montagne et de leurs colonies. Il posa son regard plus dur que la roche sur l'ensemble de l'assemblée avant de déclamer d'une voix forte :
Gnutrommi ! Vous êtes l'acier encore chaud sous le marteau du forgeron ! Bientôt vous serez le tranchant implacable de la hache qui s'abat sur les ennemis des Dawis ! Aujourd'hui ce n'est pas Karak Azul qui a besoin d'acier mais nos frères de Karak Azgal ! La Cité renaissante nécessite des fiers combattants pour rétablir l'autorité dawi sur les tunnels délaissés depuis des siècles. Et c'est nous qui leur porterons assistance ! Les clans du Sud se soutiendront encore et toujours !
Les cadets se tenaient droit comme des I courtauds et trapus, c'était un honneur digne des Ancêtre eux mêmes que de contribuer à restaurer le Karaz Ankor. Un honneur qui exposait à bien des dangers, mais le plus grand des honneurs.









