“Que la Mère soit avec toi” furent les dernières paroles que j’entendis avant le grand flash.
L’instant d'après je me retrouvais face contre terre, me relevant avec quelques difficultés et une désagréable sensation tout le long du corps. “Ah ces oracles toujours aussi taciturnes ils auraient pu me prévenir pour les effets secondaires”
Mais quelque chose me détourna bien vite de mon bougonnement, c’était l’astre solaire, je dus me protéger les yeux pendant un temps, il irradiait d’une force que je n’avais jamais vue.
Tournant autour de moi je commençais à m'intéresser à l'environnement qui m’entourais, le ciel était d’un bleu magnifique pas de brume à l'horizon, ni d'épaisses couches de nuages, je trouvais l’air tiède et vivifiant mais surtout je ne ressentais que très peu d'humidité, toutes ces choses furent impossibles en Albion. Je me situais dans une clairière sacrée aux vues des pierres gravées d’antiques symboles qui m’entouraient, apposant ma main dessus je les sentis encore chaudes de magie. La forêt qui m’entourait était quant à elle si lumineuse et presque accueillante comparer à ce dont j’avais l’habitude.

Posant mes deux genoux à terre je fis ma première courte prière bien loin de chez moi “ Déesse Mère entend mon appel, me voici entourée de l’inconnu, mais animée par la foi vous serez ma torche et je sais que vous êtes la terre même, et qu’importe où je me trouverais je marcherais sur vos pas, j'espère pouvoir vous apporter de grand bénéfice durant mes voyages.”
Ce fut l'esprit déterminé que je m'enfonçais dans les bois, le soleil était haut je décidai de le suivre et pris donc route vers le sud, à mesure de ma traversée j’observais les arbres, les plantes, écoutaient les cris d’animaux, les battements d’ailes... Toutes connaissances étaient bonnes à prendre surtout que je me sentais vraiment à l’aise dans cette forêt verdoyante pour une fois. Parfois je m’allongeais quelques minutes et observais la nature suivre son cours pour mieux m'imprégner de ce lieu mais ma route était longue et ma quête ardue je ne fis que quelques pauses durant ces heures, quoique mon corps n’était pas encore habitué à cette chaleur ambiante.
Au bout de quelques heures je tombais sur un chemin enfin c’était plutôt une piste, cette voie était martelée de nombreuses traces de sabots je décidai donc de prendre le sens qui partait au sud-est. Ma route se déroulait sans encombre et je progressais bien plus vite, jusqu'à que j’entendis derrière moi des bruits de cavalcade j’eus à peine le temps d'entendre “Pousse toi vermine !” et de m’écarter qu'à deux secondes près je me faisais piétiner les deux cavaliers continuèrent comme si de rien n’était. “Mais quelle bande de mab gast pour qui se prennent-ils !” Mais ma colère disparut bien vite en repensant à leur monture habituée aux poneys et aux carnes que composaient les équidés chez nous la prestance de ces chevaux bien qu'entre aperçu m'émerveilla. Je repris ma route mais cette fois je me jura que le prochain loukez qui me fera ça s’en souviendrait toute sa vie, environ une heure après ce fâcheux événement je vis un carrefour et sur celui-ci deux individus cherchant je ne sais quoi, préférant être discrets je bondis dans les taillis, m’approchant furtivement d’eux. La vision que je vis fit monter la colère en moi: les deux hommes étaient en train de dépouiller les deux imbéciles qui m’avaient bousculé, en soi ce n’était pas le pire, car leurs si belles montures étaient criblées de flèches et gisaient mortes près de leurs défunts maîtres. Je ne pouvais pas tuer ces deux hommes comme ça je ne connaissais pas leurs motivations, mais je ne pouvais pas laisser passer cela.
“Et bah cela fait à peine quelque heure que je suis ici et les problèmes commencent déjà, enfin je vais pouvoir voir s'ils parlent le reikspiel.” Marmonnais-je dans ma barbe.
“Et vous !”
Les deux hommes surpris se retournèrent rapidement

“Pourquoi avez vous tuez ces chevaux ?”
Le plus grand s'avança avec confiance "on les aurait bien gardés figure-toi, mais comme tu peux le voir pour dépouiller ces deux idiots on n’avait pas le choix, et toi tu vas gentiment me donner toutes tes affaires de valeurs (ces yeux se fixèrent sur mon arme) et en l’occurrence ta bien belle hache !”
Alors c’était donc de vulgaires bandits, chez moi ces individus très peu nombreux ne faisaient pas long feux entre tous les chasseurs avides de les tués, les jeunes-sangs désirants faire leurs preuves et si ce n'était pas le cas la nature faisait le reste ces vermines se cachaient et vivait-t-elles des Fimir, jamais ils n'attaquaient car les conséquences étaient pour eux terribles toutes la tribu leur tombaient dessus, mais là je n’étais pas sur mon île et a seulement deux ils puaient l’arrogance.
Faisant mon plus beau sourire carnassier je lui répondis en sortant ladite hache
“Vient la chercher !”
Mon autre main sur la hachette à l'arrière de la ceinture prête à la jeter aux moments propices sur ces vermines !


