Alors bien sûr vous pourriez me sermonner sur l'idée saugrenue que j'avais eu de ne pas faire les choses comme elle aurait du se passer, c'est à dire simplement. Mais n'avais-je pas là réunit des propos très curieux plaçant notre "allié" dans le camps des suspects? Le bossu était l'identité la plus crédible. Otto était mort par sa main, la "chose" était impossible à imiter car l'illusion ne retransmet malheureusement pas les odeurs. Quand au femmes, Frau Mohr et Muller, difficile de pouvoir parler sans lever quelques soupçons chez mon interlocuteur.
Il allait me falloir changer de plan. Il voulait Bischof? J'allais le lui offrir sur un plateau d'argent. Mais pas le vrai. Faisant mine de buter sur un pavé, je m'affalai sur le sol et mis mes mains en opposition, en direction de Durhart. D'une voix légèrement différente de la mienne:
- D'accord d'accord! Je vais vous expliquer!
J'attendis que le chevalier se calme avant de lui livrer les informations suivantes:
- Je suis qu'un messager. L'Ordre a mis la main sur l'emplacement de Bischof mais ça n'a pas été sans mal. Demain un autre sorcier doit venir vous guider jusque là. Moi je ne le connais pas. On m'a dit que le bâtiment est sous surveillance et une petite opération d'extraction en votre compagnie serait possible.
Un mensonge qui n'était pas loin du piège que je comptais lui tendre.

