[Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

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Dès sa fondation par le dieu guerrier Sigmar, l'Empire a dû faire face aux invasions et aux guerres civiles. depuis plus de deux mille cinq cents ans, il survit néanmoins aux périodes de trouble et aux batailles grâce à la bravoure et à la discipline de ses armées

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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par [MJ] Bonnepierre »

Après midi froidureuse, une taverne de Bundhofstadt:
Rapport au groupe d'elfe et d'elfettes: "Mur Est" oui, mais lequel? Celui de la ville, celui du grand Palais, de la caserne, d'un autre bâtis important?...
ce qui suit traite ensuite de quelques oublis de ma part quant à ton avant dernier post :roll:
les mages noirs étaient connus pour s’abriter et se terrer dans des caveaux ou des grottes, en des lieux bien éloignés de la populace locale, et ce afin de pouvoir mener leur expérience en toute discrétion. Ici, à Reissen, elle avait posé quelques questions à propos de pareils endroits, mais n’avait pu recueillir de témoignages sur l’existence même de caveaux dans la ville. Il n’existait peut-être même pas de cimetière.
De "grottes" ou des "caveaux", il n'y en avait guère en la cité, mais de petits cimetières oui-da... Plusieurs, même: mais ceux-ci, inscrits dans divers quartiers, n'accueillaient manifestement que le "gratin" de ces quartiers, soit seulement les membres des groupes dirigeants: Maîtres-Enfants dans le quartier leur appartenant, Maîtres-Mercenaires dans le quartier idoine, Maîtres-Marchands, etc... Les stèles élevés en l'honneur de ces "grands hommes" attestant sans doute de leur "importance"... Le reste des cadavres partait en fosses communes, loin hors la ville...

Revenons-en maintenant au "présent", là, en la taverne:

Il semblait en effet que, bien que Lucrétia n'eût nullement voulu user d'une tromperie pour attirer le client, le fait qu'elle eût perdu ce premier affrontement fonctionna à merveille en cela...
Le prime vainqueur ayant encaissé ses gains, d'autres adversaires, faisant la queue, se mesurèrent à elle, sans plus renifler de supercherie...
2ème bras de fer: Lucré: 6 / l'autre: 20 / Lucré gagne
3ème bras de fer: Lucré 8 / l'autre 14/ Lucré gagne
4ème bras de fer: Lucré 4 /l'autre 13 / Lucré gagne
5ème bras de fer: Lucré 4 / l'autre 12 / Lucré gagne
Lucrétia a perdu 5 couronnes mais en a déjà récupérée 4... sa perte n'est plus que d'1 couronne.
Son second adversaire avait été un barbare bien trop saoul pour opposer une résistance valable, puis divers rustauds avaient tenté leur chance... sans plus de succès.
Après cette série gagnante de la jolie dame, un sixième opposant potentiel, étonné de tant de défaites de "gros durs" face à une femme, commença néanmoins à émettre des doutes:

-Hé! en vrai ça pue l'arnaquerie, non? Par Ulric! Comment ça se fait que cette femelle aux bras minces bat tant de gaillards?!
Un autre homme fronça des sourcils broussailleux derrière lui:
-C'vrai qu'c'est bizarre... l'est où l'aut' là, çui qui l'a battue la première fois? Y sont peut-être de mèche?!
-Pfff, n'importe quoi toi!
renchérit un troisième zigue: C'est surtout qu'elle doit tricher! Elle les a quand même battu les aut'! Et 'vec quoi? Ses foutus muscles malingres!?
-Y'a de la filouterie là dessous!
-Ou de la magie? Quoi d'aut'?

Ouais, ça dégénérait un peu... Foudroyant les râleurs de son regard dur, Otto s'en mêla:
-De la magie, des sortilèges, des tromperies, les perdants vexés et les lâches aiment en général à en appeler à cela quand ils échouent! Mais la seule vérité c'est que Ma Dame se montre juste plus douée que beaucoup à ce jeu! Pourquoi croyez vous qu'elle offre 5 couronnes à celui qui la battra?... parce qu'elle est incapable au bras de fer? ou son contraire?
La mine coriace, le chevalier posa ensuite sa main sur le pommeau de sa lame engainée, comme pour inviter quiconque à jouer avec lui à un autre jeu s'il le préférait, mortel celui là.

Cette intervention calma pas mal d'ardeurs chipoteuses... Un colosse épais bouscula des gens pour aller s'asseoir en face de Lucrétia:
-Fais pas attention à eux, bonasse aux gros bras, z'ont juste la honte... Laisse moi tenter ma chan...

Il ne put finir, car l'on entendit gueuler avec autorité:
-Silence!! Place!! Place aux Maraudeurs du Roi bandit!!
Cinq sinistres personnages venaient de faire leur entrée:

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la seule chose qu'ils avaient en commun étaient leurs cuirs de bonne qualité, et, vaguement, les couleurs grises... La plupart des clients blêmirent, et ceux qui ne connaissaient pas ces gens les imitèrent dans le mutisme: C'était manifestement des membres dirigeants du quartier.
Et... Oh? N'était-ce pas Feuer qui suivait, contusionné et enchaîné par trois autres (ce qui en faisait huit), dont un tenait en laisse un chien de guerre clouté qui aboyait à tout rompre.

-Y'a une baronne Von Andell dans ce bouge? gueula le chef encapuchonné de la bande, avant de se retourner vers Feuer et de lui cracher: J'te préviens, putain de magot, si elle est pas là et tout comme tu dis, c'est le dernier taudis où on passe la trouver, et alors, ami de marchands étrangers ou pas, tu vas subir notre loi!!

Feuer fut heureux de croiser le regard de Lucrétia, et prit un air à la fois désolé et implorant. Visiblement il s'était fait prendre par la milice et espérait son soutien...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Je n’ai perdu que quatre couronnes d’or, vu que le premier participant, qui a gagné, a dû lui aussi en payer une…. ?

    Oui, cette première défaite avait eu son lot d’effets non-escomptés, en particulier de susciter l’appât du gain chez la plupart de ces voyous et truands. Une petite queue venait de se mettre en place, composée d’une demi-douzaine de personnes, et, comme ses membres patientaient tous, l’ouïe de la jeune femme capta quelques sous-entendus de circonstances, en sus d’observer des regards concupiscents et cupides.

    Son deuxième adversaire fut un imbriaque ; s’il tanguait violemment sur ses pieds et que la vélocité de son esprit s’en voyait probablement ralentie, il n’avait pas hésité à se lancer à l’attaquer, et avait même été le premier à réagir le plus vite. Quand elle sous-entendait qu’ils savaient tous faire usage de leur cervelle sitôt que cela parlait de boisson ou de concours de force…
    Qu’importait ; cela l’arrangeait bien, car, à moins d’un manque de chance évident, elle s’assurait là une victoire des plus aisées. Et cela ne manqua pas.

    L’homme ne lui opposa pas de véritable résistance ; à vrai dire, il gémit et souffla davantage qu’il ne força sur le bras de la jeune femme. Par amour du goût aussi bien que pour le spectacle, Lucretia fit mine de résister quelque peu, avant de brutalement lui asséner le coup de grâce, renvoyant le dos de sa main dans la crasse où elle appartenait certainement.

    Cela n’avait choqué personne, et certains pirates avaient déjà parié, pour plaisanter, sur la victoire de l’inconnue. Un autre vint tenter sa chance, un filou, peut-être aussi fin que ne l’était la jeune femme à qui il s’opposait, mais avec de vrais airs de bandits de grand-chemin. Plutôt dans le genre adepte de Ranald que cultiste de Khorne. Cela n’empêchait ; il s’agissait d’un homme, et, elle, d’une femme. Il ne pouvait que gagner. Lucretia les détrompa tous en l’envoyant au tapis. Deux couronnes d’or nouvellement empochées, voilà qui faisait bien son affaire après en avoir perdu quatre. Lucretia n’était que trop décidée à se faire rembourser le montant de ses pertes, et qu’importait qui en payerait le prix.

    Deux barbares suivirent, l’un après l’autre, et s’étonnèrent peut-être, dans un premier temps, du soin méticuleux que leur adversaire porta à la table. Elle nettoya une fois de plus la zone sur laquelle elle poserait son coude, et s’assura du maintien de ce dernier. Puis, avec un grand sourire avenant, elle les invita à prendre place. Et à perdre, ce dont ils s’étonnèrent peut-être également, tout autant.

    A partir de ce moment-là, quelques protestations furent émises, et un mouvement réprobateur parcourut la misérable assemblée. Cela n’était pas possible, il y avait sûrement tricherie. N’y avait-il pas de la magie, ci-dessous ? Et quid du premier homme, alors, celui qui était tout de même parvenu à gagner en dépit des sortilèges de cette sorcière ? N’était-il pas l’un de ses acolytes, afin d’exacerber la crédulité du public pour l’amener à se joindre à la partie ? la jeune femme crut même en apercevoir certains tourner les talons pour se mettre à sa poursuite. Le pauvre homme, songea-t-elle intérieurement. Il n’avait joué que de malchance en gagnant par chance. Cela, toutefois, n’était pas son problème ; elle en avait de plus urgent à régler, car les mécontentements devenaient croissants dans la taverne.

    Le ton monta, jusqu’à ce qu’Otto prît la parole, les menaçant tous, les inculpant face à leur propre hypocrisie ; lorsque le premier avait gagné, il n’y avait eu que des sourires réjouies et des expressions entendues, de quoi se remplir les poches, pourvu qu’elle eût beaucoup d’argent. Mais, lorsque les premiers avaient commencé à tomber, ces mêmes expressions cupides avaient aussitôt disparu pour laisser la place aux doutes et aux demi-insultes. Ils s’agissaient tous de lâches que leur fierté par trois fois trop grande les interdisait à regarder la vérité en face, et qui ne s’excusaient qu’au travers de raisons aussi absurdes qu’imbéciles.

    Il n’y avait jamais eu de piège, en la présence d’Otto, comme l’avait soupçonné les premiers nigauds en considérant le défi de la jeune femme, et en jaugeant de son apparence chétive. Non, l’homme n’était là qu’en tant que garde du corps, afin de dissuader les esprits les plus échauffés de passer à l’acte. Et cela valait mieux, car la frêle silhouette de Lucretia n’eût jamais autant impressionné que l’allure martiale de son sigisbée. Hélas, grand hélas pour ces crétins, Lucretia s’avérait bien plus dangereuse que le chevalier, et, s’il fallait en venir aux armes, nul doute qu’un beau petit carnage se serait déroulé ici-bas ; elle aurait rendu coup pour coup, et c’eût été à la totale défaveur des agressants.

    L’on bougonna encore, l’on s’agita quelque peu, mais, dans la grande majorité, l’intervention d’Otto suffit à calmer les velléités belliqueuses. Et pour cause, un autre de ces barbares vint se poster en face de Lucretia, relevant à son tour le défi qu’elle avait posé à tous. Lucretia eut de nouveau l’un de ces petits sourires affriolants ; voilà de quoi lui faire gagner une couronne, au moins, dans la soirée, après cette première défaite. Mais ils n’eurent pas le temps de se lancer dans leur petite compétition ; la porte de la taverne s’ouvrit en grand, et cinq personnages aux allures patibulaires s’y découpèrent.

    Aboyant à qui mieux-mieux, leur simple dénomination fit courir comme un vent de terreur dans l’auberge, et tout le monde sembla se rétracter dans la pièce commune. Et là, derrière eux, captif en compagnie de quelques autres, se trouvait enchaîné Feuer. Il croisa le regard de Lucretia, dans une attitude aussi implorante que désolée. Cinq gardes. Cela était parfaitement jouable.

    «Moi-même », laissa calmement tomber Lucretia en se levant lentement, dans une confiance assurée. Dans une certaine mise en scène qui ne découlait, en vérité, que de son pas altier et de sa noble stature, la baronne susnommée fit trois pas dans leur direction, avant de stopper net, les considérant tous du regard. Il fut fort possible qu’elle devina les intentions des miliciens avant même qu’ils ne prirent la parole.

    «Je gage que notre sorcier se sera trouvé dans quelque lieu interdit, en train de fouiner là où ça ne vous plaisait pas ? » Elle s’arrêta quelques secondes, le temps de s’emparer du laisser-passer que lui avait fourni les jumeaux.

    «J’ai en ma possession un papier, remis en main propre par sa majesté Grendell Premier, qui stipule mon libre droit d’accès dans toutes les zones de Reissen. Tenez… Si vous savez lire. »

    S’il s’agissait bien de cela, elle continua sur sa lancée.

    «Le sorcier est avec moi, investi de la même mission qui m’aura été confiée. Le reste, je ne sais pas ; qui tenez-vous captifs ? Expliquez-moi les faits. »

    Elle se demandait ; Fred se trouvait-il dans le lot de prisonniers ?
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 29 juil. 2015, 01:38, modifié 1 fois.
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par [MJ] Bonnepierre »

Je n’ai perdu que quatre couronnes d’or, vu que le premier participant, qui a gagné, a dû lui aussi en payer une…. ?
Tu fais erreur, je crois:
Lors d'un pari; si l'homme met 1 or, et toi 5, et bien le gagnant remporte le tout, c'est à dire 1+5=6 ors... Tu perds effectivement 5 ors et non 4...
D'ailleurs, n'était-ce pas ça le "marché"? 5 couronnes pour le gagnant?... 5... pas 4... le type récupère sa mise et empoche en prime tes 5 ors
On en restera donc présentement à -5 (duel perdus) +4 (4 duels gagnés) = -1 ors
Après midi froidureuse, une taverne de Bundhofstadt:
En vérité, il n'y avait qu'un seul prisonnier - Feuer - et nul autre de la bande des marchands, pas même Fred hélas... Son arrestation ne semblait nullement liée au sort des marchands de Meissen, même si Feuer avait sans doute dû se réclamer aussi d'eux... Il y avait juste Feuer enchaîné et huit "mercenaires dirigeants"... Et un chien de guerre que l'un d'eux peinait à calmer, aussi...

Le "patron mercenaire", tout fier et ombrageux avec sa capuche sur la tête, toisa Lucrétia des pieds à la tête... Puis il prit son "laisser-passer" pour l'observer quelques secondes... il ricana ensuite:

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-Je vois, ouais... PAF! Une méchante baffe à Feuer: T'avais juste le mage, ça va, tu t'es pas foutu de not' gueule...
Il rendit son papier à Lucrétia, un véritable air de danger émanant de lui et les siens:
- Ton homme s'est permis de cramer des gens, mais il a eu la sagesse de pas essayer de nous brûler, "nous"... Je sais pas ce que c'est, votre putain de mission "royale", mais dis lui de se tenir à carreau désormais: La prochaine fois, parchemin ou pas, je serai pas aussi coulant...

Dans un bref silence, il regarda un peu mieux Lucrétia: Hé, elle était accorte! Et en plus mandaté par le Prince des lieux?!
Il offrit un vieux sourire de briscars à la lahmaine, tout en en dents noires et en airs inquiétants:

-On me nomme Creed, capitaine maraudeur... Si t'as besoin de vrais gars qui connaissent la région, fais appel à moi la belle...

Délestant Feuer de ses chaînes - et lui rendant SON chien? c'était nouveau ça! - ils partirent ensuite...

La taverne commença un peu à retrouver de sa quiétude ivre...
Feuer sourit nerveusement, tâchant en même temps de maîtriser son molosse couvert de bardes de cuirs cloutées:

-Hem... que dire?... merci Madame?... Je... figurez vous que je menais justement enquête pour vous lorsque...
OUAF! GRRRR! OUAF!
-Calme, Mortaille! Calme! Par les dieux!! Calme mortaille!
Après cette prise de bec avec son nouveau chien, le mage nerveux releva les yeux vers Lucrétia:
-Ils font de très bons chiens de guerre, ici, je m'en suis payé un...

Il regarda que personne d'autre que Lucrétia et Otto l'entendaient, et ajouta:

-Il n'y a pas de nécromanciens dans cette cité... "ils" les ont tous tués... les dirigeants, je veux dire... à une époque où ils avaient justement la paranoïa des "Ruines du nécromanciens"... La politique, ici, ça ne se fait pas à long terme, visiblement...


Maintenant qu'il était libre, il s'était redressé avec fierté et jeu, étirant de nouveau sa paume qui ne tenait pas le chien, avec nervosité:

-Pardon du dérangement... Ces fous voulaient me pendre parce que je m'étais seulement défendu contre des ruffians. On aime pas trop les mages, dans ce quartier, il semble... Ils se foutaient du fait que je sois avec les marchands de Meissen, et donc, la seule autre chose qui m'est venue pour m'en sortir , c'est vous... et votre mission... J'ai bien fait, on dirait.

Otto le massacrait des yeux.

Et l'autre gros abruti, toujours assis à la table de bras de fer, demanda:
-Bon, y sont partis maint'nant... On se l'fait ce duel?

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • D’accord. J’avoue que je suis une vraie chèvre dans ce genre de transaction.

    Que Feuer en guise de prisonnier, en fin de compte, et celui-ci n’en menait pas large, d’autant plus que ses regards insistants n’arrangeaient en rien l’attitude mystérieuse qu’il se donnait parfois. Là, rien de rien, et il se coltinait de temps à autre quelques baffes distribuées tout à fait gratuitement.
    Lorsque Lucretia se présenta comme la baronne von Andell, ainsi que la plupart des gens qui connaissaient son sobriquet avaient coutume de l’appeler –ce qui était probablement plus simple et plus facile à retenir que « Shwitzerhaüm »-, celui qui s’avéra être le dirigeant de cette joyeuse troupe la contempla en retour. Apparemment, elle semblait suffisamment être baronne de son état pour qu’elle le convînt de son identité. Après un pas en avant, il s’empara du papier, qu’il lut, peut-être, rapidement.

    Feuer s’en remangea une, pour la providence, et fut libéré. Le meneur de ces truands se permit une attitude menaçant, comme s’il contrôlait tout ce qui se passait dans la cité et qu’il répondait directement du Comte. C’était peut-être vrai, ou cela ne demeurait que pure forfanterie, mais Lucretia n’en avait cure. Aussi rapide à se faire un avis sur une personne qu’elle pouvait être longue à choisir une vêture, elle décréta le gus comme profondément antipathique.

    «Promis, je demanderai un petit bout de papier, pour ça aussi », lâcha-t-elle comme si cela n’avait pas grand intérêt, en faisant référence à la possibilité de cramer quelques personnes. Le bandit s’y prit à deux fois pour la considérer, lui révélant quelques-uns de ses talents secrets. Creed, qu’il s’appelait, et, selon lui, il n’y avait pas meilleur pisteur que lui dans la région. En dépit de la profonde animosité qu’elle nourrissait à son encontre, Lucretia tâcha de se remembrer de son nom. Elle ne savait pourquoi, mais l’opération risquait de ne pas être bien difficile.

    «A voir. J’y songerai, peut-être. »

    Les chaînes de Feuer furent ôtées, et les maraudeurs tournèrent les talons, laissant la taverne dans la soudaine accalmie qui suivait la tempête. Ou presque ; les bougres n’avaient pas embarqué le chien, et celui-ci se mettait à aboyer de-ci de-là, prêt à mordre quelques chevilles dénudées. Et voilà que le sorcier venait de lui apprendre qu’il s’agissait bel et bien de son propre molosse, nouvellement acquis.

    Il n’y avait pas grand-chose qui pouvait se targuer de surprendre Lucretia. Là, pour le coup, l’annonce fit son petit effet, et, sur le visage de la belle, l’on peut apercevoir de grands yeux innocents qui papillotèrent grandement.
    «Qu… Quoi ?! », s’exclama-t-elle dans toute sa grâce incarnée.

    Elle ne savait pas si elle devait en rire ou en pleurer. Après mûres réflexions, elle décida de le prendre à la franche rigolade ; le sorcier qui se faisait malmener par un chien formait un tableau des plus atypiques que l’on devait au moins voir une fois dans sa vie. Voilà que le chien se mettait à faire quelques embardées rageuses, à grogner, et à aboyer de plus belle, et un sorcier capable d’incendier une petite dizaine d’orcs qui se mettait à l’invectiver avec l’autorité d’une petite fille face à une créature qu’elle n’avait encore jamais vue de sa vie. Et la voix de Feuer n’était pas loin de ce même ton, à la puissance aussi enfantine que mal assurée.

    «Oh, oui, je n’en doute pas ! », déclara Lucretia lorsque le sorcier lui affirma que ces chiens de guerre étaient d’un redoutable peu égalé. Il y avait, dans l’expression de la Lahmiane, un petit l’on ne savait quoi de railleur, bien qu’affectueux.
    « J’espère simplement que vous saurez rapidement vous affirmer auprès de lui. L’avoir dans les pattes ne me dérange pas. Pas trop. Il ne faut juste pas qu’il commette d’impair, ou nous fasse repérer, pour quelque raison que ce soit. »

    Il s’approcha un peu plus près, avec des allures de conspirateurs. Lucretia s’était demandée si le sorcier avait officié pour elle-même ; elle ne s’était pas trompée. Feuer avait bien mené sa petite enquête, de son côté, et investi certains lieux interdits. Hélas, le sorcier n’avait rien trouvé d’intéressant. Pire encore, il s’avérait que l’ancienne politique de Reissen avait été de condamner tous les nécromanciens, afin de se défendre face à la menace des ruines antiques, au sud de la ville. Là où sévissait justement le grand nécromancien. A présent, face à cette même menace, seul un sorcier noir pouvait possiblement les sauver. Que n’avait-il pas pensé à cela auparavant.

    Par la suite, Feuer s’expliqua sur les raisons qui l’avaient poussé à se retrouver dans une telle situation. Lucretia comprenait bien les difficultés qu’il avait pu rencontrer, et imaginait tout à fait qu’il eût dû recourir à elle pour s’en délivrer. Otto le considérait avec un regard noir, comme s’il ne ressentait qu’une seule envie ; l’enfoncer sur place, dans le sol, pour lui faire ravaler sa bêtise. La jeune femme, de son côté, ne voyait pas cela d’un mauvais œil ; cela ne lui avait absolument rien coûté, pour le délivrer, les gardes ainsi que les petites gens de Reissen n’en savait probablement pas davantage sur sa mission, et, plus que tout encore, le mage de feu lui était redevable.

    Ils furent tous interrompus dans leurs discussion par le belligérant au bras de fer, lequel voulait coûte que coûte son duel avec Lucretia. A présent que la situation était retombée, elle n’y vaoyait aucun inconvénient.

    «Et comment, qu’on le fait ! »

    Par la suite, il était fort probable qu’elle attende la nuit, et qu’elle se matérialise en corneille afin de zieuter ce qu’il se passerait du côté d’un quelconque mur est. Avec un peu de chance, peut-être qu’une position en hauteur, ou effectuer des cercles en volant autour de la ville, pourrait lui permette, grâce à son acuité visuelle, à repérer des activités douteuse.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 29 juil. 2015, 04:32, modifié 1 fois.
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COMBAT :
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Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


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- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
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- Alphabétisation
- Force accrue
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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par [MJ] Bonnepierre »

Fin d'après midi froidureuse, une taverne de Bundhofstadt:
Tout juste libéré, et contrôlant avec difficulté son énorme chien de guerre tout juste acheté, le mage Feuer avait rendu des sourires d'autodérision à Lucrétia:
Ouaf! grrr, ouaf!
-Etant, hem... shut, couché Mortaille... hem, vous comprenez Ombeline, je... Par les Dieux, ta gueule le chien!!..
OUAF! GRRR!
-Hem, enfin, voilà: un mage se doit d'être protégé par un guerrier devant lui... et voilà l'idée du chien!... je n'ai pas trop réfléchi, cela m'a semblé intéressant et...
OUAF OUAF... GRrrrr... rrr?
Otto, toisant un instant le mage comme s'il était le dernier des abrutis, venait de s’agenouiller près du molosse. Et une seule main posé sur le front de l'animal avait suffit à le calmer... Le chevalier commanda ensuite quelques viandes et l'affaire fut réglée.

Otto était chevalier, et, Lucrétia le savait, bon chasseur. Pourquoi s'étonner qu'il fut aussi doué avec les chiens?
Feuer eut un sourire pour Otto:
-Ha bien voilà, vous servez en vérité à quelque chose d'autre que protéger une Dame plus forte que vous, Otto!
Le Chevalier hésita à lui mettre une baffe (gantée de fer pour l'occasion), mais se retint:
-Lamentable gueux, idiot inconséquent... Ne t'avise plus jamais de m'adresser la parole...
Rien qu'à voir l'expression meurtrière d'Otto, le mage préféra obéir.

A part avec sa maîtresse, Otto devenait d'ailleurs de plus en plus ombrageux, semblait-il... C'était peut-être un arrière effet de cet exil qu'il avait choisi avec Lucrétia... Ou alors juste sa concentration furieuse à vouloir la protéger du mieux possible?

Quoiqu'il en fût, Lucrétia accepta finalement un -dernier? - bras de fer avec un abruti aux gros muscles:
Lucré: 14 / lui: 5...
Et elle perdit... Était-ce la faute de cet aparté avec la "garde" et Feuer, une distraction de sa part?... En tout cas le gaillard la battit.
Ceci relança toutefois quelques élans défieurs dans la salle. Elle qui ne se fatiguait jamais, enchaîna-t-elle encore du coup quelques joutes?... si oui, combien?
Là, tu es à -6 couronnes, en tout... (mais 1 a déjà été ôtée de ta fiche)
Si tu veux encore jouer à ça dans la fin d'après midi, pas de problème, ce sera en flashback...
La nuit venue. Claire et froide, nimbée d'étoiles, demie lune...
Lucrétia et sa clique - c'était à dire Otto, Feuer... et le chien - étaient sans doute rentrés se reposer au hangar des marchands... Mais si Otto dormait bien entendu auprès de sa chère maîtresse, Feuer en avait été écarté... par contre Otto avait gardé le gros chien:
-Pour ne pas qu'il gueule toute la nuit, madame, s'en était-il expliqué - mais en vérité n'était-ce point par ce qu'il s'était pris d'affection pour lui? - le mage du feu est un crétin, il ne saura pas y faire.

Toujours étant que Lucrétia, profitant du sommeil de tous, s'en était finalement allée sous forme de corneille arpenter les airs alentours...

Image

C'était confondant, comme une cité si crasseuse et mal famée en dedans, pouvait paraître si belle et lumineuse dès qu'on prenait de l'altitude... Voguant entre vents frais et frimas légers, le volatile pouvait contempler la belle immensité qu'était l'ancienne Reissen...
Le Mur Est de la ville ne montra rien de spécial... Par contre à l'Est du Palais... hé!... oui! Il y avait bien six elfes en train de le gravir!... Ce mur avait ceci de spécial qu'il donnait en contrebas sur un vaste précipice, se terminant sur des carrières de marbre... et il était très ardu à escalader, il fallait vraiment être fou pour s'y risquer!
Mais ces six elfes (et elfettes) n'en avaient cure, dirait-on, car, aidés de petits poignards qu'ils plantaient régulièrement, et attachés entre eux par petits groupes, c'était bien ce qu'ils étaient en train de faire... et avec brio!

S'ils continuaient ainsi, ils allaient parvenir au dessus des meurtrières, dans les hauteurs où les fenêtres se faisaient larges...

CRAC!
Oh? une elfette venait de riper: elle allait tomber, et possiblement entraîner dans sa chute sa comparse encordée, bien que celle-ci s'accrochât du coup comme elle put à sa dague plantée entre briques...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • L’homme ne savait aucunement s’y faire avec les animaux, semblait-il, pour avoir passé trop de temps dans son collège de magie, éloigné de tout, avant de s’y faire chasser pour quelque obscure raison. Campé sur ses jambes, bien droit, il regardait Lucretia, tentant de lui expliquer le pourquoi du comment, et ces mêmes explications s’égaraient dans des balbutiements incertains. Feuer avait succombé à une idée enfantine, et avait dû trouver l’idée d’avoir ce chien très sympathique, tant et si bien qu’il avait cédé à son envie. A présent, il tenait la laisse d’une main malhabile, et cette dernière semblait si tendue sur la corde, laissant le moins de marge possible au molosse, qu’il en était presque étranglé.

    Ce fut là qu’Otto intervint. Délaissant son regard noir, il s’accroupit à hauteur du chien, et, d’une simple caresse, réussit à faire l’impossible ; dompté dans l’immédiat, reconnaissant, peut-être, de cette marque d’affection, ou de domination, le chien accepta le contact, et se tut soudainement.
    Il y eut quelques railleries de la part de Feuer, et Lucretia ne sut pas s’il s’agissait effectivement d’une ironie mordante ou d’une simple plaisanterie qui n’avait pas eu son petit effet. Otto, quant à lui, réprima la soudaine envie de monter au contact, mais d’une tout autre façon qu’il venait de le faire avec le molosse. Si aucun coup ne partit, la Lahmiane put voir le semblant de contraction qui agita la mâchoire de son sigisbée, et le regard qui s’était soudainement empli d’une détermination certaine, résolue, avant qu’elle ne s’évanouît.

    Allons quoi, pourquoi diable les deux hommes se tiraient-ils dans les pattes, soudainement ? Etait-ce par quelque jalousie mal placée ? Ou s’agissait-il simplement d’une antipathie réciproque, instantanée, comme Lucretia en avait ressenti à l’égard de Creed ou du Comte ? S’ils continuaient de la sorte, cela allait fortement lui courir sur le dos, et les remontrances ne tarderaient pas à se faire entendre. Pour le moment, les discussions houleuses s’étaient tues ; Feuer n’avait pas préféré répliqué après l’expression tempétueuse trahie par le visage du chevalier. Tant mieux.

    La jeune femme engagea donc le dernier bras de fer de l’après-midi, histoire de recouvrer un peu de ses finances perdues. Un seul combat remporté, un dernier, et la balance de son économie s’en trouverait perdue. Pour une raison ou pour une autre, elle perdit pour la seconde fois, augmentant que plus encore le fossé de ses pertes face à son bilan initial. Elle eut un claquement rageur de la langue, en sus de taper du plat de la main sur la table dans une expression des plus colériques et agacées. Plus besoin de faire la grande duchesse et de se montrer belle perdante ; cette menue compétition était terminée, et elle ne souhaitait aucunement attirer de nouveau chaland. Il n’en alla pas moins qu’elle paya tout de même le dernier costauds.

    «Bon, ça suffit pour aujourd’hui », lâcha-t-elle, endêvée, ramassant ses clics et ses clacs avant de tourner les talons et de sortir de l’auberge, les deux hommes et le chien dans son sillage.


    ***


    La nuit était tombée depuis un long moment déjà, et les derniers gardes venaient de remballer leurs affaires et de terminer leur partie de cartes ou de dés pour s’en aller se coucher. Lucretia et Otto, ainsi que Feuer, avaient suivi la marche, et le chien n’avait pas été exempté d’un pareil consensus général. Avec une petite pointe de surprise, Lucretia s’aperçut que, de ce chien acheté par Feuer, c’était à Otto que de s’en occuper, et l’activité allait même jusqu’au fait que le chien dormît à ses côtés. Pour ne pas qu’il gueule toute la nuit.

    Il y avait intérêt, rudement. Si Lucretia n’avait point besoin de sommeil véritable, il lui arrivait, parfois, de se laisser plonger dans une sorte de torpeur silencieuse, occultant tout ce qui se passait autour d’elle pour s’engloutir dans un certain assoupissement. Cela lui permettait de se recentrer sur elle-même aussi bien que de faire passer le temps, ou même de se ragaillardir quelque peu, comme l’eût fait tout humain. Et, dans ces moments-là, si quelque chien que ce fût osait un tant soit peu déranger son demi-sommeil en gueulant comme un putois, en aboyant pour rien, comme ils avaient tant coutume de le faire pour aucune raison, elle voyait rouge, et d’une agréable rêverie, la jeune femme était capable de passer au meurtre. Rien de plus insupportable que d’être réveillée par une bestiole qui geignait dans le vide. Fort heureusement, elle ne comptait pas dormir, cette nuit, et avait d’autres projets en tête. Elle posa tout de même une question.

    «Hormis le chien que reproches-tu à Feuer ? J’ai comme la fugace impression que tu ne le portes pas dans ton cœur, Otto. Que vous vous chamaillez pour des broutilles fera tout sauf m’aider. »

    Elle écouta sa réponse, y répondit, possiblement, et, par la suite, attendit que la respiration du chevalier ne se calmât, signe qu’il venait de plonger dans un lourd sommeil. A ce moment-là, avec la discrétion qui était la sienne, Lucretia retira sa couverture, revêtit sa pèlerine en rabattant son capuchon, dissimulant son visage, et s’éloigna quelque peu du campement. Au cas où, elle ne désirait pas à ce que Feuer sentit l’altération dans la trame de l’Aethyr lorsqu’elle se changerait en corneille… S’il y avait véritablement des effluves magiques perceptibles lors de pareil changement. Elle n’en savait rien, mais préférait la jouer prudente.

    La sensation s’avérait toujours aussi indescriptible et renversante. Voler était une simple action, bien qu’inaccessible, mais ô combien jouissante. Elle vous emplissait de liberté et de fraîcheur, vous faisait ressentir la vie plus fortement que jamais, les courants aériens qui traversaient le monde et les cieux, et ce n’était que lorsque vous preniez un peu de hauteur que la vastité de la terre vous apparaissait dans toute sa splendeur écrasante. Le monde était beau.

    Plus bas, des milliers de lumières faisaient écho aux étoiles, éclairant non pas le ciel, mais bien les habitations et les centaines de ruelles qui composaient Reissen. Un véritable mirage de splendeurs nitescentes qui illuminait aussi bien la vue que le cœur. Là encore, mieux valait s’en restait à cette image plutôt que de vouloir en savoir davantage, grattant cette couche de merveille visuelle pour parvenir dans le cœur putrescent des venelles de Reissen.

    Décrivant de longs cercles concentriques autour de la ville, le volatil s’approcha toujours davantage des murs est de la cité franche. Rien à signaler dans l’immédiat, et l’oiseau reprit un peu de hauteur afin d’aller voir ailleurs.
    Ce fut en errant près du quartier du palais que Lucretia s’avisa d’une certaine activité. Il s’agissait bien de ces elfes qu’elle avait aperçus dans la taverne, et le petit groupe, alors au complet, entreprenait de gravir une paroi des plus abruptes. Cette opération s’avérait bien téméraire, lorsque l’on contemplait la falaise et les gros blocs de marbres qui culminaient à des centaines de pieds en contrebas. La moindre chute, et, sans matériel de soutien, la mort les guettait au fond du trou. D’ailleurs, voilà l’une de ces elfettes qui expérimenta l’aventure ; elle ripa sur la pierre rigide, et semblait sur le point de basculer. Un rapide regard permit à Lucretia de constater que, étant attachée à une autre, la silhouette sur le point de tomber risquait peut-être d’entraîner celle à qui elle était arrimée. Intriguée par le dénouement de l’affaire, Lucretia se posa sur un merlon, observant la suite. Elle ne pouvait rien faire dans l’immédiat.

    En revanche, après une possible résolution acrobatique ou de dernier recours, ou la mort d’une ou de deux elfes, la corneille fit volte-face, balayant de son regard intelligent l’intérieur des murailles. Il y avait-il des gardes, dans les parages, lesquels pourraient donner du fil à retordre à ces elfes ? Elle chercha aussi du regard une possible corde, tressautant de merlon en merlon, volant de-ci de-là, s’avisant de, peut-être, de ces quelques tonneaux et lourdes caisses qui traînaient toujours dans des coins reculés et inusités. Peut-être pourrait-elle, après une possible élimination des gardes, s’emparer d’une corde et la leur lancer discrètement, tout en restant dans l’ombre de sa capuche.

    En vérité, elle ne savait aucunement ce qui se tramait, et quelle était la visée de ces elfes. Mais cela l’intriguait, et, d’une façon tout à fait neutre, Lucretia se considérait comme appartenant à aucun camp.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 31 juil. 2015, 13:59, modifié 1 fois.
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par [MJ] Bonnepierre »

Fin d'après midi froidureuse, une taverne de Bundhofstadt:
Être "le plus fort" ne suffisait pas toujours au Bras de Fer... La technique jouait aussi, sans doute, la façon dont on empoignait la main de l'autre, le fait de forcer au maximum, d'emblée ou pas... et la longueur d'avant-bras - le plus court étant désavantagé.
Mais la volonté et la concentration comptaient, surtout: De loin en loin, n'entendait-on point parler d'exploits physiques réalisés contre toute logique? De mortels qui se transcendaient en des situations bien particulières? Si fait: Une frêle femme qui soulevait une lourde charrette pour sauver son enfant coincé dessous... ou un survivant improbable qui aurait vaincu un ours à mains nues?
Cinq couronnes, véritable fortune pour certains, amenaient peut-être quelques mortels particulièrement motivés à se transcender aussi?
Lucrétia venait d'en faire l'expérience.
Mouaif... tout ça pour justifier le système de dés... :lol: ... tu as perdu 6 couronnes, en tout cas
La nuit venue. Claire et froide, nimbée d'étoiles, demie lune...
Au moment du coucher, dans leur coin privilégié du hangar marchand, la lahmiane avait interrogé son chevalier au sujet de la manifeste inimité qui commençait à se voir entre lui et le mage Feuer.
Otto baissa le regard, désolé:

- Je... Cela ne se reproduira plus, Madame... Du moins n'y aura t-il plus de chamaillis de mon fait, je vous le promets... C'est... Je me suis méfié de ce Feuer à partir du moment où il a eu ses allusions quant à votre "magie"... Puis son inconséquence m'est apparu en la taverne: Revenir ainsi à vous enchaîné? Avec ce chien de guerre dont il ne sait point s'occuper? Et alors se permettre en sus une moquerie à mon encontre?...
Il releva des yeux soucieux:
-Certes ce mage maîtrise fort bien ses arts enflammés, mais... Cette stupide insouciance dont il a fait preuve ce jour, je me demande si elle ne pourrait point apporter pour vous plus de problèmes qu'il n'en résoudra.
Tests cachés.
Le chevalier ne dit rien de plus, mais Lucrétia commençait à bien le connaître: Il y avait sûrement un peu d'irrationnel, aussi. Otto, depuis tout ce temps en voyage seul avec sa maîtresse adorée, ne voulait peut-être point la partager, être toujours son unique et seul soutien, le seul à la servir... Le seul à mériter sa gratitude.

Plus tard dans la nuit, Lucrétia voletait dans les cieux étincelants sous forme d'oiseau... et observait de téméraires elfes en train d'escalader une dangereuse paroi:

Il s'en fallut d'ailleurs de peu pour que deux d'entre eux ne chutent dans de vertigineuse profondeurs et ne trépassent... Mais c'est léger les elfes - et encore plus les elfettes - l'une s'était solidement cramponné à son poignard glissé entre briques, retenant sa compatriote en chute grâce à la corde nouée entre elles... Et la maladroite s'était vite reprise, trouvant des prises de fortune pour annuler la tension de la corde...
"Maladroite"... pas tant que cela... Certes elle avait failli, mais elle s'était tout de même récupérée rapidement et avec expertise.
Il n'empêcha que toute leur petite bande d'alpiniste avait pâli à cet incident... avant de reprendre l'ascension.

De son côté, la corneille vampire se glissa par une des larges fenêtres qui se trouvaient plus haut sur la paroi, et servait de guet: de fait cela donnait sur un couloir arpenté par deux soldats en tabards "vigne", mais qui semblaient bien plus occupés à discuter de leurs dernières histoires de fesses que de faire vraiment leur travail.
Cet étage n'était pas très bien gardé... du moins par des "gardes éveillés", car il semblait néanmoins que c'était là que se trouvait les dortoirs et les salles d'armes de la petite garnison officielle du Palais. Il y avait aussi nombre de chambrettes pour valets et servants, et plus loin, mieux surveillés, ce qui s'apparentaient sans doute, aux odeurs, à des quartiers de cuisine et de garde-manger, d'où émanaient encore de l'agitation même en cette heure tardive...
Visitant ainsi, la corneille se faisait bien entendu le plus discrète possible, et, ne pouvant ouvrir nulle porte du fait de sa petite taille, tout cela n'était bien sûr que suppositions...
Par contre il y avait une sorte de débarras seulement fermé de rideaux, et à l'intérieur, outre de la corde, se trouvait divers ustensiles et produits de réserves: pour du nettoyage, de la maçonnerie, ou encore la cuisine...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Justifier l’injustifiable. Encore que, ça se tient. =P

    Juste avant son départ pour le mur est du palais, lorsque Lucretia dialoguait encore avec otto au sujet de Feuer.

    «Je pense que tout le monde aurait agi de la même façon face à ces racailles de maraudeurs. J’étais sa seule chance de s’en sortir, et, en plus de cela, il s’est justement fait prendre en voulant m’aider à trouver des renseignements sur une possible agitation liée à un nécromancien. L’objet premier de ma quête céans-même. Quant au chien, cela, je ne peux l’expliquer, effectivement. Il s’agira d’une foucade, je gage, bien que tu doives maintenant en écoper. »
    ***


    L’agilité des elfes n’avait pas leur pareil, et la petite corneille put s’en apercevoir alors qu’elle avait ses yeux plein d’intelligence braqués sur leur ô combien dangereuse ascension. L’une des silhouettes venait de chuter brutalement, et, alors même qu’il n’y avait eu qu’un tout petit souffle sans bruit, si ce n’était les légers éboulements d’une ou deux pierres, l’intégralité du groupe se crispa soudainement, et s’immobilisa dans l’attente possible d’une seconde chute. Lucretia vit à quel point la silhouette encordée, et alors toujours sur le piton rocheux, se cramponna au mur et à ses pioches de toutes ses forces, jusqu’à en faire blanchir et ses phalanges, et sa mâchoire. La corde, alors lâche, se tendit brusquement dans un violent tressaut, et le corps en chute libre, à la vertical, vint bientôt décrire une courbe parfaite qui vint la projeter contre le mur. Mais, grâce à leur talent naturel pour de pareille situation, l’elfe se réceptionna souplement contre le mur. N’ayant pas lâché ses dagues, elle reprit son escalade. Quelques rapides coups d’œil échangés plus tard et un énorme soulagement palpable, et ils reprirent tous leur remontée.

    De son côté, après avoir assisté en tant que spectatrice à ce joli spectacle, Lucretia n’était pas restée inactive, et la corneille avait repéré deux gardes nonchalants après s’être engouffrée par une fenêtre laissée ouverte. Plutôt que d’observer les alentours dans la pénombre ambiante de la nuit, les deux hommes s’occupaient comme ils le pouvaient, racontant ribon-ribaine lequel d’entre eux avait couché avec le plus de conquêtes, et laquelle de ces dernières avait été la plus compétente en la matière, et la plus ouverte sur le sujet.

    D’autres bruits informèrent Lucretia que, derrière la porte au bout du couloir, il y avait possiblement un dortoir mitoyen à une salle d’arme ; quelques étonnants ronflements s’entremêlaient au bruit de ferraille des passes d’arme. Certains soldats se trouvaient donc dans une bonne forme lorsque d’autres demeuraient plongés dans une fatigue abyssale. En fin de compte, si jamais combat devait-il y avoir, les premiers seraient les plus ardus, en la présence des plus alertes, et les derniers seraient les plus faciles, car ce serait très probablement vers la fin qu’interviendraient enfin les gros dormeurs.

    De plus loin, encore, ce n’étaient plus des bruits, mais bien des effluves qui l’informèrent des locaux qu’elle pourrait y trouver. Des relents de soupes et de viande, l’air piquant du sel, et un arrière-goût de sang témoignaient de la présence d’une cuisine ou d’une cantine. Si toutes ces pièces s’avéraient séparées par des portes que, sous sa forme de corneille, Lucretia ne pouvait ouvrir, cette dernière avait tout de même trouvé un petit débarras, séparé du reste par un simple rideau derrière lequel elle avait pu se faufiler, et qui comprenait plein de produits ou de matières annexes, dont, notamment, des cordes. Voilà qui était parfait ; la jeune femme avait déjà son plan d’attaque.

    La corneille fit demi-tour, et, dans l’ombre du couloir, tressauta sur le sol jusqu’à parvenir à une petite dizaine de mètre des gardes. Centrant l’Aethyr sur sa propre personne, ayant conservé son intelligence et sa volonté, Lucretia modélisa un sortilège, s’attarda non seulement sur les courants magiques qui s’épanouissaient, invisibles, dans l’air, mais aussi sur toutes ces ondes qui constituaient les sons, et, à l’aide des premiers, figea les seconds. Avant de continuer vers la suite de son programme, elle s’assura bien de la réussite de son sortilège en picorant d’un coup sec de son petit bec le sol, alerte au moindre bruit qui serait peut-être encore audible. Si le sortilège n’avait pas fonctionné, alors le réitérerait-elle, toujours dissimulé et sous sa forme d’oiseau, et dans la pénombre du couloir.

    Lorsque la magie fut enfin active, ciblant spécifiquement les voix et les bruits de ferraille, Lucretia sut que les gardes ne pourraient émettre d’appel à l’aide, et que les bruits du combat resteraient totalement indistincts autour d’elle. Alors, la corneille prit son envol, et, prenant de la vitesse, se propulsa droit sur les deux gardes, faisant un parfait alignement entre leurs trois corps et le mur.

    Au dernier moment, lorsqu’elle fut sur le point de toucher le premier, elle reprit sa forme initiale, et ce fut le poids d’une humaine, décuplé par la vitesse d’un oiseau, qui vint comprimer les deux gardes contre le mur. Elle espérait, ce faisant, en assommer au moins un ; peut-être même les deux, sur un coup de chance. Pour le reste, elle engagerait le combat.

C'est donc le sortilège "Maîtrise du son" que j'utilise autour de moi.
J'utilise aussi la compétence "Chance".
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 31 juil. 2015, 21:52, modifié 1 fois.
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COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
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INITIATIVE / HABILETE :
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- Escalade
- Monte - chevaux
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- Vision nocturne

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- Ame Profane (DDS)
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- Alphabétisation
- Force accrue
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par [MJ] Bonnepierre »

A propos du chien:

Image

C'était vraiment un gros chien méchant. Il taillait plus grand qu'un loup, tout en muscles et en crocs baveux, vraiment terrible, encore plus lorsqu'il était harnaché de ses cuirs cloutés... Lucrétia n'y connaissait guère en "chien de guerre", mais celui là paraissait en effet tout à fait dissuasif... Et relativement bien dressé, de surcroît. Pour sûr, il devait y avoir un mot ou une gestuelle pour le faire attaquer, mais en attendant, il se comportait tranquillement.
Mais peut-être ceci n'était que du fait de la présence d'Otto, lequel s'y connaissait, lui.

Le Chevalier avait hoché la tête aux derniers mots de sa maîtresse, avec respect:

- Si Feuer nous accompagne, je m'en occuperai, de ce chien, s'il n'en est pas capable... c'est une bonne bête guerrière, qui peut se révéler utile. J'avais appris que, de fait, ils avaient de bons dresseurs en cette cité d'escrocs...
Du reste, je suppose que vous avez raison. Pardonnez moi s'il vous plait... Je tâcherai à l'avenir de me montrer plus courtois avec le mage.


La nuit venue. Claire et froide. Palais de Bundhofstadt.
Maîtrise du son: 7, réussi +2PM
Après une brève concentration, la petite corneille avait généré une sorte "d'anti-bruit", tout au tour d'elle, et cela semblait bien fonctionner: elle n'entendait plus le vent, ni les petits sons produits par ses pattes au sol, ni même le bruissement de ses ailes lorsqu'elle s'envola droit vers le deux gardes distrait du couloir du mur-Est...
Et là, juste avant l'impact, hop, elle reprit son aspect originel, épaule en avant!
ATT de Lucrétia: 16, réussi /ni parade ni esquive ni protection comptées
Dommages sur garde1: 21(3d20) + 16 (FOR) - 8 (END) = 29pv, lui reste 31pv / test END+1: 11, raté
Dommages sur garde2: 5 (2d20) + 16 (FOR) - 8 (End) = 13pv, lui reste 47pv / test END+4: 16, raté
Test d'END de Lucrétia: 7 réussi, dommages négligeables
Il n'y eut nulle son - et pour cause! - ce fut dans un silence de plomb que les deux gardes, ayant à peine eu le temps de s'étonner de ne plus s'entendre discuter, se ramassèrent une sublime femme de plein fouet:
Le premier, directement confronté au choc, fut bien secoué, un coude de la lahmiane carrément dans la gueule. L'autre fut compressé entre son camarade et le mur, ce qui, si cela ne le blessa que peu, le bouscula néanmoins rudement...
Dans cette espèce d'action un peu brute, Lucrétia aurait elle aussi pu se faire quelque peu mal... mais elle en fut à peine gênée: déjà, elle sortait sa lame dans le silence irréel.
INI ROUND 1: Lucrétia seule agit, les gardes sont étourdis et ne peuvent rien faire...
ATT1: 1, belle réussite, dégâts max dans la tête (non protégée): 32 (FORx2) + 24 (épée) - 8 (END) = 48pv, garde1 est mort.
ATT2: 11, réussi, visé la tête (non protégée): 32 + 23 (arme) - 8 = 47pv, garde2 est comme mort...
Et dans ce même silence elle acheva habilement les deux pauvres soldats, qui tombèrent au sol sans bruit...

Et ensuite? une corde fut nouée puis jetée aux elfes, non pas?... Cela les aiderait sûrement, mais une fois qu'ils seraient arrivés en haut, que (qui?) verraient-ils?

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Le sortilège réussit du premier coup ; le petit coup de bec dans le sol qui ne produisit aucun son aussi bien que les altérations de la trame du monde tangible le lui révélèrent. Plus encore, si d’ordinaire la corneille avait eu besoin de davantage encore de détails, les expressions hébétées, puis franchement débiles, des deux gardes. Dans un premier temps, le premier était en train de parler, cependant que le second écoutait. Mais la jeune femme avait dû trop se rapprocher des deux hommes, car, alors dans son rayon d’action, le sortilège toucha les deux gardes, et le premier ne fut plus audible pour le second. S’en suivit un dialogue de sourds, littéralement, ainsi qu’un dialogue de muets, tout autant ; le second dut très probablement morigéner son comparse, l’invectivant de s’amuser, subitement, à mouvoir ses lèvres sans pour autant prononcer le moindre son. Au premier, si fait, que de s’énerver pour la même raison en voyant le second soldat, l’air énervé, comme s’il lui reprochait lui aussi quelque chose sans qu’il pût comprendre de quoi il en retournait. Et ce fut à ce moment précis, lorsqu’il sembla y avoir une étincelle de compréhension dans le regard abruti de l’un des deux soldats, qu’ils se mangèrent une bonne femme en pleine poire.

    Lucretia, elle, n’avait pas hésité dans son plan d’action. A force d’avoir voleté de longues heures, depuis qu’elle avait appris à transformer son corps en une corneille, la jeune femme avait acquis une certaine expérience ornithologique ; la force des muscles d’une aile n’avait que très peu de comparaison proportionnelle en terme de puissance, pour être capable de s’affranchir en un battement de la pesanteur, et être capable de lui faire voyager quelques vingt-cinq lieues en une simple heure. Elle savait bien qu’il ne lui fallait pas grand-chose pour acquérir une grande vitesse, et qu’elle n’avait point non plus besoin d’une grande vélocité pour causer un choc brutal. La petite embardée, la petite courbe que la corneille décrivit dans le couloir fut amplement suffisante.

    Avec cette rapidité tributaire de son expérience, toujours, Lucretia reprit son enveloppe originelle, et percuta de plein fouet le premier garde, lequel atteignit tout aussi rapidement le second dans un effet domino. La violence du choc fut palpable, et d’autant plus impressionnante que, grâce au sort de Lucretia, il n’y eut pas le moindre bruit. Le métal se tordit, les corps se fracassèrent contre la pierre du mur, et les bouches s’arquèrent dans des cris de douleurs et de surprises, mais pas un seul son ne fut modulé dans l’air, et ils s’abattirent en silence.

    Forte de son effet de surprise, Lucretia avait eu tout le temps de contracter ses membres. C’était souvent celui qui s’attendait au choc qui en recevait le moins de dommages, et, pour cette même situation, c’était bien elle qui avait initié le télescopage. Remise d’aplomb bien avant les deux hommes, Lucretia se remit debout, dégainant son arme, que pour mieux constater que les soldats avaient été fortement sonnés. Ils remuaient encore faiblement, probablement doté d’une certaine intention de se relever, mais leurs corps ne paraissaient pas encore enclins pour ce faire. Si bien que la jeune femme ne leur laissa pas l’ombre d’une chance. En deux mouvements, deux crânes sans protection aucune furent enfoncés par la lame de son épée.

    Lorsque la sale besogne fut terminée, Lucretia jeta un coup d’œil à la ronde. Rien n’avait bougé, pour le moment, aussi loin que portât son regard. Par mesure de précaution, elle n’annula pas encore le sortilège, et courut tout simplement derrière ce rideau où se trouvait entreposé tout un amoncellement de choses, d’outils, et d’ustensile. Là, elle s’empara d’une corde, et, revenant sur ses talons, accrocha la corde où elle le put, avant de la jeter par la fenêtre, en direction des elfes, et ce, sans même se montrer. La jeune femme avait pour elle le goût du mystère, et les apparitions théâtrales. Et pour cause.

    Patientant, elle s’adossa nonchalamment au mur opposé de la fenêtre, conservant le capuchon de sa pèlerine rabattu sur son visage et sa chevelure cuivrée. Elle préférait garder son anonymat ; il n’était pas à exclure que, par la suite, l’un des elfes se fasse prendre, et que, soumis à la question, il finisse par avouer qui étaient ses complices. En les aidant de la sorte, Lucretia venait probablement de se dresser contre le Comte, lequel pouvait dès lors révoquer son contrat en sus de lui donner la chasse. Dans tous les cas, elle était fort pressée de voir leur expression.

    Enfin, Lucretia mit un terme à son sortilège, sans quoi n’aurait-elle pas pu parler ; rien de plus embarrassant pour quelque négociation ou explication que ce fût. D’un geste tout aussi nonchalant et décontracté, la jeune femme désigna les deux cadavres.

    «Je vous ai vus dans la peine, en train d’escalader cette paroi rocheuse, aussi ai-je décidé de vous lancer une corde. Il n’y a plus rien à craindre, de ce côté-là ; les deux gardes postés à la surveillance de ce couloir sont morts. Dites-moi, je suis fort curieuse, à présent. Que faîtes-vous céans-même ? »
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 01 août 2015, 14:01, modifié 1 fois.
Raison : 6xp/86xp
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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