[Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

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Dès sa fondation par le dieu guerrier Sigmar, l'Empire a dû faire face aux invasions et aux guerres civiles. depuis plus de deux mille cinq cents ans, il survit néanmoins aux périodes de trouble et aux batailles grâce à la bravoure et à la discipline de ses armées

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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par [MJ] Bonnepierre »

Meissen, une chambre d'auberge:
Intimidation de Lucrétia: 10, bien réussi
Test de peur de l'autre: 17, raté
Le marchand mauvais perdant grogna, puis partit en rangeant sa lame.
Lucrétia venait d'empocher 18 couronnes sans même se mettre à nue... la classe.
C'est mis sur fiche
Forêt brumeuse, des jours plus tard:
BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM...

Dans ce tohu bohu de tambours et de hurlements, le rempart de mercenaires, bien que subissant quelques pertes, tenait bon... Tout comme le vaste mur de feu, lequel avait tant diminué les possibilités orques que ceux-ci ne paraissaient plus trop savoir par où attaquer... On en était déjà presque à la débandade adverse... et si quelques arbres prirent feu, cette forêt noire était si gluante qu'il y avait bien peu de chance que cela se communique à d'autres...

Lucrétia était descendue de cheval, et, après réflexion, s'était élancé au secours du puissant mage, pendant que dans son dos, Otto ravageait encore un orque d'une charge bien sentie...
Attaque de Lucrétia: 10, réussi / esquive de l'orque: 19, raté
Dégâts visés dans la cuisse sans armure: 32 (For x2) + 19 (arme) - 9 (END) = 42pv
Test de FOR de l'orque: 15, raté, il tombe
Rapide, la lahmiane rattrapa sans mal l'orque qui chargeait le mage pour lui cisailler la cuisse entre le cuir et le fer, ne touchant que la chair verte: le monstre se rétama au sol dans un geignement surpris... Alors qu'il se relevait, elle enchaîna, vive comme la foudre:
Seconde attaque de Lucrétia: 13, réussi / pas de parade possible:
Dégâts au même endroit: 32+18 - 9(End) = 41 pv... mort, ou tout comme.
La lame de Lucrétia agrandit la blessure déjà faite et la jambe de l'orque fut tranchée nette dans des geysers de sang malsain... Il perdit aussitôt conscience et sans doute mourrait-il dans les prochains instants en se vidant...
-RAAAAAARG!
Un orque stupide fonça dans le dos de Lucrétia... même sans son beuglement idiot, elle l'aurait vu venir... Plus rapide que lui, elle l'accueillit comme il se devait:
Attaque de Lucrétia: 14, réussi / esquive: 6 raté
Dégâts dans la jambe sans armure: 32+23 - 9 (END) = 46pv
Test de For: 2, réussi, pas de chute
charge de l'orque: 9, réussi /Esquive de Lucrétia: , réussie
Seconde attaque de Lucrétia: 3, réussie / pas de parade possible
Dégâts au même endroit: 32+20-9 (End) = mort...
Bien que la lahmiane dût cette fois se fendre d'une belle esquive, l'assaillant subit le même sort que le précédent, c'est à dire se retrouver ventre à terre avec une jambe en moins et se vider de son sang...

Le mage croisa le regard de Lucrétia et la remercia du chef:

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Il se déplaça ensuite pour y voir sur un autre front, et lança une boule de feu derrière les lignes alliées, laquelle acheva de mettre les orques en déroute.

En déroute, oui!... Les orques fuyaient, terrassés par la stratégie mercenaire et le feu, sous une dernière pluie de flèches alliées...
Et bientôt s'entendirent des hourras rageurs et guerriers: Les mercenaires hurlaient vers les immensités de forêts noires leur rage et leur défi... Ils avaient vaincu!
"Seulement" deux étaient morts, mais nombreux étaient les blessés... Le mage passa dans les rangs pour prodiguer quelques soins mineurs à tous...
Ce mage, il était vraiment aimé maintenant! Entre ses flammes salutaires et ses magies de soin, il devenait un genre de mascotte...
Mais Lucrétia n'était pas en reste, ce fut presque si les guerriers ne durent pas se bousculer pour venir la congratuler et la féliciter: c'était grâce à elle et sa stratégie que l'assaut avait pu être repoussé ainsi... Otto était aussi félicité, dans une moindre mesure...
Quant au "chef" Fred, tous l’envoyèrent bouler malgré ses protestations: Les "vrais chefs", pour eux, c'était les gens compétents: le mage, Otto... et surtout Lucrétia...

Notre belle Baronne guerrière savait se faire aimer, décidément!

Ceci fut d'ailleurs officialisés par les marchands (c'étaient eux qui payaient, après tout): Ils firent de Lucrétia la nouvelle patronne du convoi, triplant sa paye et doublant celle d'Otto... le mage, déjà mieux payé que tous, fut augmenté, lui aussi...

Gageons que l'on se remit néanmoins en route sans tarder...
Mais... problème... Alors que le convoi poursuivait dans les descentes boisées d'arbres tordus et sans feuilles, nombreux guerriers eurent des défaillances... dont Otto, qui suant toute l'eau de son corps malgré la fraicheur, en chuta lourdement de sa monture...
Les flèches étaient sans doute empoisonnées...

-Il faut se hâter de parvenir à Reissen, fit un marchand, là bas ils ont des onguents contre cela!

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Etait-ce l’expression pétillante de Lucretia, la ruine de la réputation du marchand, ou encore les menaces qu’elle proféra à son encontre, parlant d’Otto, qui firent hésiter le perdant de leurs derniers jeux ? L’ancienne baronne de Bratian n’avait plus aucune arme de dégainée, se trouvait à la merci d’une lame effilée, mais n’en avait pas moins perdu de sa superbe. Allant jusqu’à effectuer un petit pas de provocation en direction de l’homme, elle n’avait fait qu’énoncer une suite de fait, une énumération de vérités qui avaient conduit le paltoquet à revoir sa stratégie. Aucune de ses insultes n’avait porté, et nulle intimidation n’avait eu raison de son port fier et altier. Voyant que cela mènerait assurément à la violence, et qu’il se devrait pour cela de frapper une femme désarmée, le marchand abandonna la lutte, laissant Lucretia et ses dix-huit nouvelles couronnes d’or. Elle en fut fort satisfaite, pour sûr, et, un petit sourire affiché à la commissure de ses lèvres, la jeune femme les fit glisser une par une dans son escarcelle, l’alourdissant que plus encore. Elle détenait à présent une bonne petite somme rondelette, de quoi bien s’installer dans les Principautés Frontalières.

    ***


    Des mottes de terre volèrent dans son sillage, ponctuées çà et là d’une poussière d’épines de pin. L’orque et sa lourde hache n’était pas bien loin ; cela ne l’empêcha pas de franchir la distance qui les séparait l’un de l’autre en une fraction de seconde. Mieux valait qu’il l’affrontât elle plutôt que le magicien ; la survie d’une bonne partie du convoi en dépendait. Ses sens et sa façon de temporiser les évènements en cours, avec un recul certain, lui permit de mieux comprendre et analyser la situation. Les orques reculaient, rompant les rangs ; seuls ceux qui étaient encore engagés continuaient de se battre. Le lourd mur de feu vrombissant dans des lames flamboyantes, embrasant les arbres les plus proches, avait plus que tempéré leurs ardeurs belliqueuses et sanguinaires, et ce brasier avait pour eux des allures de bûcher. L’image en était d’autant plus renforcée que quelques-uns d’entre eux fondaient sur place, l’esprit ravagé par une possible douleur, si tant est qu’ils fussent passibles, et que, comme bon nombre d’enflammés, ils demeuraient dans cette lubie endiablée qui les obligeaient à courir à tort et à travers tout en hurlant. Cela n’apaiserait en rien leur douleur.

    En vérité, ne restaient que ceux qui venaient de franchir la brèche. S’ils étaient peu nombreux, le risque qu’ils prissent à revers l’infanterie déjà en train de batailler en contrebas de la pente pouvait infliger de dernières pertes inutiles alors que la bataille était pourtant gagnée. Lucretia avait son plan en tête ; protéger le mage de l’orque, et tourner les talons aussi vite pour s’en aller exterminer les dernières engeances.

    Parvenue à hauteur de l’orque, elle eut l’avantage de la surprise et de la rapidité. Une fraction de seconde et quelques fragments de remembrances lui apprirent que ces créatures n’étaient que rarement protégées au niveau des jambes ; ce fut à cet endroit précis qu’elle frappa.
    Le mouvement fut bref et prompt, mais non moins mortel ; la lame pénétra dans les chairs verdâtres comme dans du beurre, tranchant muscles et tissus, et la pointe acérée de sa rapière fouilla dans le mollet. La bestiole poussa un beuglement, de surprise ou de douleur, Lucretia ne le sut pas. Elle s’écroula, perdant tout appui, se rendant aussi vulnérable qu’un nouveau-né. Sa lourde hache manqua de lui échapper d’une main comme, de l’autre, il tentait de se rétablir. Il n’en eut pas le temps ; déjà, la Lahmiane frappait, sans retenue aucune. La lame mordit dans l’autre jambe, tout aussi dévoilée, manquant de la sectionner en deux. La créature, n’ayant plus aucun moyen, rampa sur le sol avant de se faire massacrer.

    L’on rugit derrière elle. Lucretia se retourna prestement, que pour mieux voir arriver sur elle une autre de ces créatures abruties et stupide. L’épée en avant, brandie au-dessus de son crâne, il la chargeait, n’ayant cure d’aucune garde ou protection. D’une simple fente en avant, elle attaqua en même temps qu’elle esquiva le coup porté à son visage ; le sifflement de la lame rouillée passa au-dessus de sa tête comme sa propre lame, en bien meilleur état, se fichait une nouvelle fois dans une cuisse vulnérable. Si la créature tituba un instant, elle ne chuta pas, contrairement à sa consœur, mais le temps qu’il lui fallut pour se remettre d’aplomb lui fut fatal. Lucretia n’eut pas la décence d’attendre que l’orque se fût correctement rétablie ; elle volta une nouvelle fois, laissant derrière elle un nouveau mort.

    Le mage, qu’elle trouva charmant, sur le coup, la remercia d’un simple mouvement du chef, trop occupé à ménager sa concentration pour maintenir son sortilège qui barrait encore la route aux orques. Faisant quelques pas plus loin, il s’avisa d’un nouveau champ de bataille, qu’il fit presque exploser d’une boule de feu. A nouveau, la terre se sépara en deux, vola dans le ciel, recouvrant les environs d’une tourbe noirâtre qui filtrait difficilement la lumière du jour. Quelques morceaux verdâtres rebondirent çà et là, un peu partout autour d’eux. Et l’engeance déguerpit, pour de bon, certaines frappées à mort dans le trajet de leur refuite.

    Un grand vivat s’empara du convoi, ravi et heureux de cette victoire. Après le combat, les âmes et les esprits se relâchaient, imitée par la tension générale qui trouva un exutoire dans les hurlements de chacun. Demeuraient quelques pertes à déplorer, certes, mais celles-ci se révélèrent bien moins nombreuses que l’on ne l’eût cru de prime abord. En revanche, les blessés, mouchés par une flèche, piqués par une pointe, ou taillés par une hache, se succédaient les uns aux autres, demandant à se faire soigner. Le mage en fit son office, circulant dans les rangs pour prodiguer les premiers soins, refermer les blessures pour éviter les malencontreuses infections. Lucretia, de son côté, hésita à faire de même, mais, après une rapide réflexion, elle s’abstint de proposer son aide ; elle ne s’était jamais montrée en tant que sorcière depuis qu’Otto et elle avaient quitté Bechafen.

    La jeune femme n’en rendit pas moins ses sourires à ceux qui faisaient de même à son égard, et ils se révélèrent aussi nombreux que les pertes des orques. Partout, dans le convoi, on louait son courage et son adresse, on la félicitait pour ses prises de décision et sa promptitude à réagir, et la remerciait tout simplement pour tout ce qu’elle avait apporté. Lucretia eut la bonté de rougir, tout en affichant des allures gaillardes et bravades ; un vrai forfante parti en campagne, doublé d’un hâbleur à ses heures perdues. Elle fut écoutée, ordonna quelques réparations, le placement des blessés, et, tout naturellement, son charisme et son assurance reprirent le dessus ; elle fut bientôt chef de toute cette petite expédition.

    La caravane reprit la route. Si Lucretia avait été proclamée meneuse de la troupe de gardes qui protégeait le convoi, elle continua de se reposer sur le maître de caravane, lequel avait tracé avec exactitude la route la plus courte et la plus sure pour s’en aller rejoindre Reissen. La jeune femme ne pouvait décemment pas feindre de connaître le trajet, aussi demanda-t-elle conseil à cet homme.
    Après quelque temps paisible passé à l’ombre de ces étranges arbres, les figures des blessés se tordirent bien davantage qu’au moment même où ils avaient été blessés.

    Ils suaient à grosses gouttes, étaient frappés d’une fièvre tenace, et certains se perdaient même dans les évagations de leurs âmes, délirant à souhait. Le constat fut rapide à établir ; ils étaient tous touchés par un mal, lui-même provenu des armes rouillées voire même empoisonnées. Les directives furent fort simples ; Lucretia ordonna à ce que l’on se hâtât, à ce que l’on donna à boire aux blessés, de façon plus régulière, et à ce qu’ils pussent être chargés à bord des chariots, économisant ainsi leur force et leur santé le plus longtemps possible.

    Elle n’avait aucune connaissance en poison et en alchimie, hélas, quand bien même l’idée de se livrer à l’art spagyrique lui plaisait bien. Elle s’en alla voir le mage, quelque fois que, lui demandant s’il lui était possible d’identifier la source de ce mal, et, pourquoi pas, de concocter quelque antidote. Et pendant ce temps-là, la caravane se pressait vers Reissen.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 01 juil. 2015, 15:30, modifié 1 fois.
Raison : 6xp/47xp
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140
Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par [MJ] Bonnepierre »

Fin du trajet jusqu'à Reissen. Temps frais, quelque giboulées de printemps.
Hélas, le mage, s'il avait soigné par magie de nombreuses plaies, paraissait n'avoir nul recours face au poison:

-Je ne suis malheureusement surtout qu'un homme de combat, expliqua t-il, et ne me suis jamais versé dans aucune autre science... Je ne possède pas non plus de sortilèges contre le poison, mais c'est un manque que je compte bien rectifier pour l'avenir... Je ne puis qu'espérer comme vous que nous parviendrons assez tôt en Reissen pour sauver les empoisonnés de cette traîtrise...

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Sur sa barbe courte se voyait parfois quelques poils très roux, ses cheveux, bien que cachés par son ample coule, semblaient de même... C'était un homme nerveux, toujours en mouvement, bien que tâchant manifestement de se forcer parfois à l'immobilisme. Il se présenta:

-Mes amis me nomment simplement "Feuer", les autres ignorent en général comment m'appeler... Je crois que sans vous, cette escarmouche aurait eu des conséquences bien plus désastreuses, Frau Von Andell, et je suis bien aise de vous avoir avec nous.
Mince sourire en coin: L'on se sent plus en sécurité...

-Qu'est-ce qui vous amène dans les Principautés, si ce n'est pas indiscret?... Un être de votre compétence guerrière, je ne peux croire que c'est seulement pour les quelques couronnes qu'ils nous donnent...


Ombeline Von Andell, c'était le nom sous lequel Lucrétia était connue, désormais...

Toujours étant que, les malades chargés comme il se pouvait dans les chariots, le convoi avait forcé l'allure pour parvenir au plus vite aux environs de Reissen...
Quelques jours plus tard, deux mercenaires avaient péri du poison - mais Otto et les autres tenaient bon - lorsque, tandis que les pentes s'assouplissaient, des arbres malsains ne resta plus que des troncs fréquemment débroussaillés, et au delà de cette zone déforestée, se dressa sur une colline aride un petit village fortifié:
Ses murailles serrées, toutes en pierre, étaient des reliquats bien entretenus d'ancienne architecture impériale, consolidées de bois noir. Les portes vous furent vite ouvertes...

Le village de WaldWache ("sentinelle de la forêt"):
L'endroit ne devait pas contenir plus de cinquante âmes, mais toutes étaient des guerriers ou des guerrières, bien armés et équipés de cuirs de qualité. Il n'y avait pas d'enfants, pas de foyers, c'était une sorte de garnison, bien que ces gens tenaient manifestement plus du soudard que du militaire pur et dur... Des étendards -grappe de raisins rouges sur fond vert - étaient déployés au dessus des tours de guets faites de bois...

Les malades furent entassés dans une grange intérieure, où les quelques rebouteux du coin leur prodiguèrent des soins... Il connaissaient leur affaire, visiblement, habitués aux poisons orques... Ceci étant, ils n'en étaient pas altruistes pour autant. Le convoi paya l'or demandé pour cette aide avec les paies des quatre mercenaires défunts... Les dirigeants du convoi non plus n'étaient point altruistes...

L'on allait dormir ici cette nuit, et le lendemain on aviserait pour les malades... Un marchand dans la quarantaine, qui faisait plus ou moins office de "chef de la caravane", alla le soir s'entretenir avec le chef de WaldWache. Il fut demandé à Lucrétia de l'accompagner en guise de garde du corps et de nouveau chef mercenaire de la troupe...

-Dans combien de temps y seront remis? avait répété le balafré en chef de Waldwache: Bah, c'est du sale poison orque, qui coule d'puis un moment dans leurs foutus corps... leur faut la semaine, minimum!... Mais l'gîte, y s'paie, ici, tout s'paie!
Il y avait alors eu quelques marchandages, mais le balafré, en position de force, n'avait pas démordu de ses prix exorbitants: il voulait 2 pièces d'argent par jour par homme...
Il y avait une bonne dizaine d'empoisonnés, aussi cela chiffrait presque les 15 couronnes pour la semaine... C'était trop pour le marchand, qui donna un ordre à Lucrétia:

-Sauf pour votre Otto, ça dépasse le prix de leurs paies, celles-ci serviront donc à payer ces soins... Allez donc les en informer, s'il vous plait, Von Andell: Si certains préfèrent l'argent à leur santé, ils pourront toujours essayer de repartir avec nous demain... mais ce sera à leurs risques et périls... en tout cas, nous, nous ne attarderons pas ici.
Pour votre Otto, nous le prendrons en charge dans un chariot...


Lucrétia mit peut être son grain de sel... ou pas?

Toujours étant qu'elle savait pertinemment que ce soir, très rares seraient les mercenaires malades capables ne serait-ce que de la comprendre... De plus, rien qu'à voir la gueule satisfaite du balafré, il y avait sans doute bien peu de chance qu'ils ressortent de cet endroit vivants (ou du moins avec leurs possessions) si on les y laissaient sans protection... En vérité, le marchand devait savoir cela, et penser en réalité faire une bonne affaire: moins de gens à payer...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Après l’échauffourée qui avait tourné à leur avantage, Lucretia avait récupéré sa monture. Remontant en selle, elle chevaucha jusqu’à parvenir à la hauteur du mage flamboyant, lui demandant s’il ne pouvait faire quelque chose de plus afin d’assurer la sécurité de chacun des hommes blessés. Des connaissances en alchimie, en remède, en poison ou autre –tout un savoir qu’elle ne maîtrisait hélas pas, ne seraient pas de trop pour venir à bout de cette malédiction orque, laquelle rongeait présentement le sang des malheureux. Hélas, là encore, après s’être enquise des compétences du sorcier, celui-ci lui avoua à regret qu’il ne pouvait rien faire de plus.

    «Et moi donc. Je n’avais jamais affronté d’orque, auparavant, et j’ignorais tout de la possibilité qu’ils eussent versé un poison sur leur lame. Je vois ces blessés qui souffrent, et cela m’inquiète ; autant pour leur santé que pour notre propre sécurité, car nous voilà désormais un peu plus affaiblis. »

    Ils continuèrent encore un petit bout de chemin de la sorte, déclinant leur identité respective, s’interrogeant sur les raisons qui les poussaient à s’aventurer dans pareil endroit. Lucretia, de nouveau, tint le même discours ; il ne s’agissait même pas de chercher à fourvoyer son vis-à-vis, car, après tout, bien des ruffians cherchaient également à accomplir leurs rêves de gloire et de fortunes dans une contrée aussi reculée.

    « « Feuer », mmh… ? » Elle eut ce petit sourire qui ne laissait personne indifférent. « Feuer », voilà qui signifiait « feu », si son dialecte ne la trompait pas, et s’il s’agissait d’un surnom qui lui correspondait bien, eu égard à sa condition, il se révélait presque décevant de banalité.

    «Ombeline von Andell, pour ma part, mais je vois que je ne vous apprends rien. » Lucretia ne sourit pas davantage ; elle conserva simplement sa petite moue lorsqu’il lui avoua que sa présence les mettait tous en sécurité. En vérité, bon nombre de personnes avaient souvent déjà pensé de la sorte, et c’était là d’une telle ironie, ès qualité de Lahmiane, que celle-ci avait toujours eu du mal à réfréner cette envie de rire qui la prenait soudainement. Toutefois, le mage n’avait pas tort ; sans elle et ses sens aiguisés, ils auraient tous couru droit à la catastrophe.

    «Quant à savoir ce qui m’amène dans une contrée aussi dangereuse… Je vous le dirai que si vous convenez à m’avouer vos raisons propres. Je commence donc ; l’ennui, tout simplement. Je gage que vous ne l’ignorez pas, mais je suis une noble. Eh bien, voyez-vous, la plèbe nous envie, jalouse notre richesse et notre mode de vie, nos soirées mondaines et les libertés que nous offre l’opulence. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils ne voient là que la partie visible de notre monde. Le reste n’est qu’un asservissement de règles stupides que nous devons suivre et même rédiger nous-mêmes, tout en veillant à ce qu’elles octroient davantage de pouvoir à nos suzerains tout en limitant les nôtres. L’on ne peut rien faire librement, l’on ne peut rien bâtir qui soit à notre mesure, et toutes ces soirées mondaines et boulevardières ne sont là que des trompes l’œil qui nous permettent d’oublier, le temps d’une nuit, toutes nos obligeances et nos devoirs. J’en ai eu assez de tout cela, car, même si je me complais dans la mondanité, j’aime également à me sentir libre –véritablement libre, et à courir d’autres dangers que les paroles salaces d’un noble sans esprit ou les regards foudroyants d’un autre hobereau que j’aurais ridiculisé. L’on dit, concernant cette région, que tout est possible pour qui s’en donne les moyens, et que cela va toujours de pair avec d’horribles périples. Je suis prête à relever le défi. Elle lui jeta un petit regard en coin, le toisant avec amusement. L’ambition n’est que la plus infime partie de mes qualités. Bien, à vous de me dire ce qui vous pousse céans-même. »

    En échangeant ainsi ce genre de parole, la route passa plus rapidement, ce qui permit à Lucretia de se sortir de l’aroutinement qui caractérisait éternellement les voyages de cet acabit. A cela s’ajouta bien le premier jour qui succéda au second, et le rapprochement toujours plus confirmé de Reissen ; ils venaient de perdre deux hommes, décédés suite au poison qui avait contaminé leur corps, et l’urgence se faisait toujours plus ressentir à mesure que le temps passait et que la peur de voir un nouveau cadavre au petit matin se frayait un chemin dans leur être. Ils avaient forcé l’allure, et le terrain plat s’était substitué aux flancs escarpés de la montagne, tout autant que des broussailles avaient remplacé les arbres chétifs et dénaturés de l’étrange forêt. Enfin, bientôt, ils parvinrent aux abords d’un petit village.
    Plutôt que d’une bourgade, il s’agissait davantage d’un petit fortin que l’on avait bâti au faîte d’une colline ; ils s’en rendirent tous compte en pénétrant sous le corps-de-garde. Les murailles étaient d’une pierre vieille mais solide, vestiges oubliés d’une autre fortification au trouble passé. La butte offrait un panorama de choix sur les environs, et tout convoi ou tout cortège, allié comme ennemi, ne pouvait passer inaperçu à des lieues à la ronde. C’était donc tout naturellement que des hommes avaient ainsi profité du couvert de ces vieux remparts, qu’ils avaient donc restaurés, afin de se protéger du monde extérieur.

    La population n’était pas élevée, à l’intérieur de ces murs, mais amplement suffisante pour tenir bon face à ce groupement d’orques qui avait justement attaqué le convoi auquel faisait partie Lucretia. Plus encore, la totalité de ces gens se révélaient être des gens d’armes ; point d’enfant ni de vieillards, et, s’il y avait effectivement des femmes, celles-ci demeuraient armées, prêtes à en découdre avec qui leur chercherait des noises.

    Lorsque le convoi fut entré dans l’enceinte protégé, les blessés furent aussitôt déchargés des bâches et pris en charge. Lucretia patrouilla au milieu de toute l’agitation, veillant à ce que tout soit bien exécuté. Plusieurs rebouteux vinrent aux chevets des malades, et la jeune femme les considéra dans un premier temps d’un regard peu amène, sceptique ; les rebouteux ne portaient pas leur nom pour rien, et leur réputation les précédait. Il s’agissait tout au plus de branquignoles davantage versés dans l’art de la roublardise plutôt que dans la médecine véritable, proposant des mixtures tout aussi improbable qu’inefficace à des prix pour le moins élevés. Toutefois, ces rebouteux-là, ou les rebouteux des Principautés Frontalières, tranchaient avec ceux que l’on avait l’habitude de rencontrer dans le reste du monde ; ils connaissaient leur métier, avait conscience de l’environnement dans lequel ils travaillaient, et les poisons orques ne leur étaient pas inconnus. Le convoi et le chef de la caravane les payèrent, et les toxines furent bientôt purgées des corps maladifs.

    Le soir venu, Lucretia, alors hautement renommée au sein de leur petite troupe, fut conviée à s’aboucher avec le maître de Waldwache, en compagnie du dirigeant de la caravane. Ils parlotèrent un petit moment à propos du temps de convalescence des blessés, et il fut évident que le bougre de Waldwache en profitait outrageusement. Le voilà qui, fort de la position dans laquelle il se trouvait, et profitant de leur faiblesse, à eux, décrétait les charges de logement et de nourriture à deux pistoles par jour, tout en sachant pertinemment que la durée de leur séjour s’étalerait sur une semaine environ. Plus encore, il y avait de forte chance pour que, en cas de refus, lesdits blessés se vissent obligés de prendre la route, de nouveau, et de perdre la vie au bout du compte. Lucretia laissa le meneur de la caravane s’essayer au marchandage, sans conclusion, tandis qu’elle dévisageait le brigand d’un mauvais regard. Le marchand prit des mesures en conséquence ; la totalité de la paye des blessés serait attribuée à leur soin, mais ceux qui préféraient tenter le sort et ne pas prendre de repos pourrait conserver leur argent et prendre la route le lendemain venu. En attendant, il lui était demandé de s’enquérir de la volonté de chacun des malades, et de les confronter à ce cruel dilemme.

    En fin de compte, la situation était d’autant plus intéressante à analyser qu’il s’agissait d’un piège ; eu égard à la trogne du balafré, l’endroit n’était pas autre qu’un repaire de pirates qui rançonnaient à leur manière les marchands de passage. En l’occurrence, dans leur cas, chaque blessé se verrait aussitôt dépouillé de ses possessions, voire tués sitôt que le convoi aurait quitté WaldWache. Lucretia ne comprenait toutefois pas véritablement le fond de la pensée du marchand ; s’il pensait faire des bénéfices, il se mettait le doigt dans l’œil. Il n’avait pas d’autre choix que de céder la totalité de la paye des blessés dans la mesure où le tarif de deux pistoles par jour excédait le tarif de la location de leur service. En fin de compte, il était évident qu’il perdrait les payes, mais qu’il assurait certainement la mort de possibles hommes qui pourraient, par la suite, protéger ses biens une fois rétablie. La jeune femme chercha à le prendre à part du balafré pour lui en toucher deux mots.

    «Le choix est très simple. Vous n’avez pas les deux pistoles par jour sur une durée d’une semaine ; vous devrez donc céder la totalité du paiement de chacun des blessés. Donc, vous perdrez, quoi qu’il arrive, cette somme-là, et, avec ça, la vie de tous ces hommes. L’alternative ; vous ne payez rien et laissez le destin des blessés entre les mains de Morr. S’ils survivent, ils obtiendront cette même paye que vous leur devez, dans tous les cas, et seront à même de protéger vos marchandises une fois rétablis. S’ils trépassent, alors vous gagnerez le montant restant de leur paie. Par ailleurs, je n’aime ni cet endroit, ni la tronche de notre hôte bienveillant. Il serait effectivement bon que nous partions –peut-être même tout de suite, plutôt que de leur laisser la mainmise sur vos marchandises une fois la nuit venue. »

    Si fait, Lucretia ne s’en alla pas encore prévenir les blessés de leur tragique sort, attendant plutôt la décision du marchand. Après tout, ils ne pouvaient rien faire de plus, véritablement, pour les hommes touchés, et avaient déjà monté le camp la nuit durant, à l’extérieur de murs protecteurs.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 01 juil. 2015, 18:44, modifié 1 fois.
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par [MJ] Bonnepierre »

En chemin dans la forêt noire:
Décidément agité, scrutant souvent autour de lui, s'étirant tantôt la paume d'une main, tantôt remettant sa capuche en place, le mage ne regardait que rarement Lucrétia en face, et son visage offrait peu d'expressions autres que celles de la nervosité.
Toutefois, quand la lahmiane lui conta le pourquoi de sa venue en ces terres inhospitalières, il ne put réfréner un haussement surpris de ses sourcils mouchetés de roux... Son étonnement était bien compréhensible: Il était tout de même bien singulier de quitter une luxueuse vie noble, certes régie sévèrement par l'Empire, pour lui préférer les dangers et les incertitudes des Principautés Frontalières.

- Vous êtes une bien intrépide personne, commenta t-il, pour préférer ainsi l'aventure et la saleté aux salons douillets des courtisans impériaux...
Intrépide, oui... mais compétente aussi, j'ai pu le voir...

Mes motivations ne sont pas très éloignées des vôtres... Disons cela, oui: Dans les Principautés Frontalières, un mage habile saura se faire un nom, par le feu et l'action, alors qu'au Nord il fallait en effet faire des courbettes et marcher au pas...


Il ne dit rien de plus sur le sujet... mais de l'avis de Lucrétia il cachait autre chose: une mise au ban de son ordre? Sorcellerie illégale?... En tout cas il ne portait aucun emblème qui pouvait le rattacher directement au Collège Flamboyant, et se teignait sans doute régulièrement barbe et cheveux...

A WaldWache, fin d'après midi.
... et avaient déjà monté le camp la nuit durant, à l’extérieur de murs protecteurs.
Petit correctif, quand même: votre camp a été monté "à l'intérieur" des murs du village, par décisions des marchands: En extérieur, cela leur paraissait sûrement encore plus dangereux...
Lors de l'entrevue des "chefs", il fut à noter quelques pourlèchements vicieux du chef du village en déshabillant Lucrétia des yeux... Mais qui ne la désirait pas hein!? Et chacun sa manière de le montrer...
Et bien le chef marchand n'en montrait rien, toutefois. Celui là paraissait n'être que calculs et comptes d'apothicaires. Pris à part par Lucrétia, il soupira:

- Il ne nous volerons pas, Von Andell, à part avec leurs tarifs iniques... Car nous amenons régulièrement des denrées à leur "Comte" - denrées qui ne se trouvent point par chez eux... S'ils nous volaient, nous ne reviendrions plus...

Il fronça ensuite les sourcils, ennuyé. Comme si Lucrétia avait percé à jour ses desseins mesquins:

-Pour le reste, hem... Les malades... comment vous dire... Oui vous avez raison, l'Ancienne Reissen n'est qu'à une journée après tout, nous les emmènerons avec nous si vous jugez cela plus sage... Faites donc prévenir que nous partirons à l'aube, je veux des tours de garde conséquents cette nuit: quoi que j'en dise, l'on ne sait jamais.

Tout cela n'était pas clair... Sans doute était-il plus facile pour lui d'embrouiller d'ordinaire Fred, le prédécesseur de Lucrétia:
Aurait-il vraiment payé les brigands de WaldWache? Ne leur aurait-il pas plutôt et seulement laissé les malades et leurs affaires en guise de paiement? (et lui même ce serait en douce approprié les quelques chevaux de ceux-ci?)... Toujours étant que l'intervention de l'ex baronne avait semble t-il perturbé sa douteuse décision...

Une chose était sûre cependant: En ces contrées nouvelles, la Loi et l'ordre n'étaient que de lointains souvenirs...
J'arrête là, je dois y aller: tu peux poursuivre un peu si tu veux
Nuit sans danger si tours de gardes faits, malades chargés dans les convois, départ le lendemain, etc... Je ferai l'arrivée à Reissen...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Non, je ne parlais pas pour ce soir-là, mais pour les autres nuits ; le voyage a duré plusieurs jours, et le convoi a donc dû camper en-dehors de murs protecteurs. S’ils l’ont déjà fait cinq fois, ils pourraient, éventuellement, le refaire à nouveau. =P Mais je viens de relire, et c’est vrai que j’ai bien manqué de clarté. My bad.

    Cachait-il quelque secret sibyllin sous sa capuche rabattue, le sorcier ? Il ne cessait de gigoter dans tous les sens, affichant une mine inquiète et sceptique tandis qu’il balayait les environs de son regard, en quête de quelque chose, ou de quelqu’un, connu uniquement de lui seul ? Et cela ne s’arrêtait pas qu’à ça ; il s’étirait souvent, et, même si son cheval n’avançait pas bien vite, son attitude gesticulante laissait croire à un cheval au galop, auquel il se cramponnait bien tant que mal. Lucretia ne pouvait qu’émettre des hypothèses, se demandant là s’il ne s’agissait pas d’un certain sortilège continu qu’il devait tenir en place, constamment. Ou peut-être ressentait-il une perception magique non loin de lui, potentiellement malveillante, et cherchait à la localiser tout en se protégeant de cette menace inconnue ? Le plus drôle, dans les faits seulement, était qu’il pouvait tout à fait s’agir de Lucretia elle-même, laquelle chevauchait quiètement à ses côtés. Et ses intentions ne s’avéraient en aucun cas mauvaises. Dans tous les cas, elle ne parvenait pas à envisager une réponse plausible à tous ces désagréments, et, comme ceux-ci ne lui causaient actuellement aucun tort, elle décida de ne pas s’en mêler.

    Quand elle lui avoua ses raisons, en revanche, il focalisa quelque instant son attention sur la jeune femme, la contemplant d’un œil étonné. Bien intrépide, oui, elle l’était. Compétente ? Ah n’en pas douter, voyons, songea-t-elle pour elle-même. Il lui explicita ses raisons propres. Elles ne différenciaient pas véritablement de celles de l’ancienne baronne de Bratian.

    «Exactement, toujours vous soumettre, sans jamais pouvoir prendre votre destin en main. C’est justement cette menue complication qui me poussa à partir. Par ailleurs, si j’osais, vous demanderais-je la façon dont vous vous y prendriez, afin de vous faire un nom, Feuer ? Serait-ce plutôt une question d’établir votre propre baronnie, de défendre la veuve et l’orphelin, dans ces terres sans foi ni loi, ou de vous ranger du côté d’un seigneur influent et déjà bien implémenté céans-même ? »

    Le sujet d’un mage éradiqué de son ordre s’avérait presque courant dans les terres oubliées de l’Empire ; il n’y avait que dans ces endroits-là qu’ils pouvaient librement refaire leur vie, faire un nouveau départ. Lucretia l’observa très rapidement ; aucun signe distinctif et ostentatoire d’une quelconque affiliation avec quelque ordre que ce fût. Oui, même s’il existait tout autant des sorciers chargés de patrouiller, en mission, dans les Principautés Frontalières comme dans d’autres régions du monde, l’homme ne semblait pas faire partie de ces magistères. Mais, là encore, elle touchait du doigt un sujet qui ne la concernait pas véritablement, et qui ne regardait que le sorcier lui-même. Peu désireuse de creuser la question à ce sujet, lequel ne résoudrait rien de toute évidence, si ce n’est apporter une nouvelle méfiance bien malvenue à son encontre, la jeune femme décida d’occulter ses interrogations.

    ***


    Avant d’intervenir d’elle-même, Lucretia avait longtemps hésité sur la marche à suivre, sur ce qu’elle aurait pu faire, et sur la conséquence possible de ses actions. Dans un premier temps, la Lahmiane avait songé à séduire le balafré, l’amener à revoir sa position, son tarif ; faire en sorte qu’il ne condamnât pas les blessés par sa cupidité. Mais le charmer de la sorte se trouvait presque au-dessus de ses moyens, de sa volonté propre ; pas question que de laisser ce gus l’effleurer, ça, non. En fin de compte, et elle y avait également songé ; s’il fallait véritablement le séduire, cela n’aurait été que pour lui prendre la main, le bras, ou quelque autre membre, et d’employer l’Aethyr afin de craqueler et de briser chacun des os qui composait ladite extension de son tronc. Le faire ployer sous la douleur, le faire avouer ses sous-entendus, ses menaces ; le briser jusqu’à ce qu’il l’implorât de cesser, que ses moindres désirs seraient des ordres. Lucretia avait été fort tentée par cette solution-là, bien qu’elle la trouvât fort dangereuse. Ses hommes pouvaient à tout prix se rebeller contre elle et contre la caravane, égorger les blessés, ou même, tout simplement, se détourner de leur chef et le sacrifier. Lucretia, si fait, n’aurait plus eu de moyen de pression.

    Là encore, elle avait songé, après avoir rongé par magie un bras ou une main, à employer une intimidation magique sur l’ensemble de Waldwache. Faire ses preuves, démontrer à tous ce qu’elle était capable de faire, après avoir réduit à néant le dirigeant de cette belle bande de pirates ; modifier sa voix pour la rendre bien plus rauque, comme sortie d’outre-tombe, éliminer quelques protagonistes d’un simple sortilège, histoire de faire bonne figure et de se montrer convaincante. Et les persuader, alors, que cela n’était qu’un amuse-gueule, une entrevue à peine détaillée de ses possibilités. Là, peut-être, alors, ils se seraient soumis à sa volonté. Mais c’était sans compter la caravane, le convoi en lui-même. Il n’était pas même certain qu’ils suivissent ses propres ordres, ébahis, horrifiés par ce qu’elle était en réalité. A vrai dire, Lucretia préférait, pour le moment, demeurer sous les traits d’une femme avenante, bien que capable de leur faire rendre gorge, à tous, par l’usage de sa lame et de sa vivacité hors-norme.

    Demeurait, dernièrement, le choix de la diplomatie ; convaincre et persuader l’homme par le biais de la parole et de la logique. Mais, là encore, dans un tel fortin, dans un environnement si hostile, elle doutait fortement de pouvoir lui faire entendre raison ; l’homme n’était pas autre que l’archétype du ruffian de bas-étage, sans aucune véritable malice, sans aucun respect accordable, qui ne savait se faire obéir que par l’intermédiaire d’un comportement brute et grossier, et par quelques grimaces peu amène produite par son faciès défiguré. Non, mieux valait s’en tenir à la réalité, exposer ses pensées au marchand, et tenter de leur faire quitter les lieux. A tous.

    Et cela n’avait pas eu de mauvais effet, loin de là. Le marchand lui exposa ses faits, les raisons de sa venue en ces terres, et mentionna l’existence d’un comte, encore qu’elle ne sût pas trop s’il s’agissait là de ce même balafré qui tenait Waldwache sous sa poigne. Si fait, il en était certain, personne ne s’égareraient à tenter de les voler.

    Bien. Je vous crois sur parole, pour ce simple fait. Considérons le reste. »

    Et pour le reste, le chef de cette petite expédition se trouva fort bien ennuyé en découvrant que la jeune femme avait lu dans ses pensées. Il hésita dans ses propos, cherchant quelque peu ses mots pour donner à ses paroles un cachet, un certain crédit, que ses fourbes non-dits avaient totalement occultés. Lucretia, elle, n’en fut pas perturbée le moindre du monde. Elle le regarda bien en face, parlant en des termes clairs et concis.

    «Voilà. C’est exactement ce que je vais faire. »

    Tournant les talons, elle s’en alla prévenir les blessés. Ceux-ci n’étaient pas au sommet de leur forme, définitivement ; leurs traits tirés par la fatigue suintaient d’une fine pellicule de transpiration qui rendait leurs visages hâves scintillants. Ils gémissaient parfois, à demi plongés dans une inconscience temporelle, et ne sortaient de leurs rêves cauchemardesques que pour mieux se tourner et se retourner dans leur couche en laissant échapper de petits cris paniqués. A ceux qui le pouvaient, Lucretia leur explicita la situation, et, surtout, fit mention de leur arrivée imminente à Reissen ; ils n’étaient, selon les dires du marchand qu’à une journée de la ville. S’il fallait encore tenir et puiser dans ses plus intimes et profondes ressources, c’était bien là, et pour les prochaines vingt-quatre heures. Il fallait encore tenir, d’autant plus qu’ils étaient en sécurité, là, entourés de hautes murailles fortes et solides, entourés même de leurs camarades qui veillaient sur eux. Il n’était plus question de dormir sur une seule oreille, comme ils avaient coutume de le faire lorsqu’ils campaient en extérieur, à l’instar de ces cinq dernières nuits, se réveillant en sursaut au moindre bruit douteux. Là, ils pouvaient, tous autant qu’ils étaient, profiter pleinement de leur bivouac et de tout le repos qui leur était accordé.

    Aux convoyeurs valides, la jeune femme leur dicta des horaires de garde, assurant elle-même qu’elle ne dormirait que très peu cette nuit afin de veiller à leur sécurité. Cela s’avérait pratique sur plusieurs points ; premièrement, c’était comme si elle sacrifiait une partie de son temps libre de repos pour veiller sur ceux dont elle avait la charge, ce qui ne rendait son sacrifice que plus louable encore aux yeux de ses hommes. Deuxièmement, cela permettait effectivement d’assurer elle-même une sécurité attentive et précautionneuse, et ses sens aiguisés l’aideraient assurément pour ce faire. Troisièmement, ès qualité de Lahmiane, la jeune femme n’avait, de toute façon, aucunement besoin de sommeil. C’était là joindre l’utile à l’agréable, en quelque sorte. Et dernièrement, enfin ; il ne se passa rien pendant la nuit, si ce ne fut la rotation programmée de ses gardes, les uns allant se coucher comme les autres prenaient à leur tour le relai. Et, au petit matin, l’on chargea les blessés sur les bâches, espérant qu’ils avaient bien récupéré de leur temps de sommeil, et l’on s’en fut en direction de Reissen.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 02 juil. 2015, 02:56, modifié 1 fois.
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Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
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MAGIE :
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- Conscience de la Magie
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CHARISME :
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INTELLIGENCE :
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INITIATIVE / HABILETE :
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- Escalade
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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par [MJ] Bonnepierre »

Avant WaldWache...
Le mage répondit à Lucrétia en en étirant nerveusement sa paume de main droite - celle qui lui servait le plus pour ses gestes et sortilèges?

- Comment je vais m'y prendre?... Et bien toutes les hypothèses que vous venez de faire sont intéressantes pour moi... Mais avant tout, vous savez, il convient de ne pas être seul pour un mage: il lui faut des alliés guerriers... Des puissants...
Disant cela, il avait regardé intensément Lucrétia de ses iris orangées... comme pour une proposition?
-Et vous même? Vous avez une idée de la manière dont vous allez procéder?

Départ de WaldWache, un matin bruineux:
Les truands du coin toisèrent d'un sale oeil le convoi qui s'en repartait... Sans doute que voir tous ces malades et leurs possessions pris en charge sur les chariots leur déplaisaient, qu'ils auraient préférer les achever et les détrousser... Mais sans doute que le chef marchand avait aussi payé assez à leur chef pour ce départ sans encombres...

Alors que la caravane, maintenant sur des collines boueuses et arides, s'éloignait du petit fortin, ledit chef marchand fit appeler Lucrétia et lui dit:

-Saletés de ruffians... Les prix de leurs soins ont triplés en une nuit: Vous ferez dire aux malades que leur solde en a pris un coup. Ils gagneront 5 pistoles de moins...
Avant que la lahmiane réponde éventuellement quelque chose, il s'expliqua:
-Ce n'est pas à moi de payer leurs soins, eux mêmes étaient payés pour nous protéger, pas pour se faire materner... Par contre, vous je vous augmente d'une couronne, Von Andell, ce qui vous en fera quatre.

Quoique Lucrétia rétorque à cela (ou pas?), le convoi atteint l'ancienne Reissen au soir suivant... et trois nouveaux mercenaires avaient péri du poison...

Reissen, renommée "Bundhofstadt", le soir, la bruine a cessée:

Image

Hey! Ce n'était pas non plus Talabheim mais quand même! Peut-être Lucrétia ne s'attendait-elle pas à une agglomération de cette taille?...
Sise près d'un grand lac, lui même bordé de nombreuses vignes, la cité devait tout de même compter ses 20 000 âmes... S'attendait-on à une cité si dense dans les Principautés?... sans doute que le commerce avec Meissen devait l'aider à prospérer... mais quand même!
Les grandes bannières - vignes rouges sur fond vert - étaient partout, signes d'un règne fort... Mais pourtant nulle vraie milice à ces couleurs ne se distinguait parmi les soldats qui vinrent discuter avec le convoi. Non, ils étaient tous un peu de bric et de broc, mais portant comme à WaldWache des cuirs et des fourrures de qualités...
En vérité, le bas peuple semblait bien connaître ceux qui les régentaient, et ceux-ci changeaient à chaque quartier...
Tiens? Là, alors que le Convoi continuait son avancée en ville - un hangar leur avait été alloué proche du Palais - l'on passa dans des faubourgs où les dirigeants paraissaient tout simplement être les maquereaux de nombreux bordels, et plus loin, il semblait que c'était des sortes de nantis pouponnés et leurs cerbères armés qui faisaient cet office... Là? C'était... des enfants qui faisaient peur à tout le monde?...
Sacré bourgade!
L'architecture rappelait clairement celle de l'Empire...

Mais enfin, ce furent des gardes plus conventionnels, avec tabards aux couleurs de vignes, qui guidèrent la caravane en son hangar proche du palais...
En ces lieux, l'on tâcha d'installer les malades du mieux que l'on put, et la paye fut versée aux mercenaires valides:
Lucrétia reçut 4 couronnes; elle était indéniablement devenue la capitaine armée du convoi... La plupart des mercenaires prirent leur solde et s'égayèrent en la cité franche...
On laissa le choix aux malades de prendre leurs 5 pièces d'argents restantes et de se débrouiller, ou alors de confier leurs vies (et leur argent restant) aux marchands, lesquels allaient leur trouver des onguents... La plupart n'étaient guère en état de choisir...

Otto, de bonne constitution, s'était considérablement remis... Bien qu'encore pâle, il avait insisté pour reprendre place auprès de sa chère maîtresse.. Regardant comment on traitait les hommes malades, il commenta:

- Jamais je n'ai traité mes hommes de la sorte... C'est minable, marchandeux...


Le marchand en chef passa près de Lucrétia et lui "ordonna":

-Vous venez avec moi, Von Andell, je vais aller rencontrer le Comte. Le mage vient aussi... Vous êtes tous deux réengagés pour la même paie pour nous protéger durant notre séjour. Vous devrez aussi recruter pour le retour.
Visiblement d'autres marchands du convoi y allait aussi, voir le Comte... ainsi que "l'ami" Fred, très en retrait ces derniers temps...

Tout cela convint-il à Lucrétia?
NB: si ça te va, et que tu veux enchaîner, tu peux décrire un beau palais, très très luxe, limite abusé...
+4 couronnes

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Beaucoup de manies, bien trop à son goût. Même si l’homme lui paraissait des plus sympathiques, elle se demandait s’il ne tentait pas, parfois, à force de gestes et de mouvements de la main, de lui jeter discrètement quelques sortilèges afin de tromper sa vigilance et de le rendre plus crédible ou avenant. L’Aethyr avait pour lui qu’il pouvait façonner le monde selon les besoins et les volontés de celui qui l’employait, pouvant le rendre plus charismatique ou éloquent de ce qu’il était véritablement. Lucretia se demanda aussi si elle serait sujette à pareille magie, ou, même, si elle remarquerait un quelconque usage à son encontre. En fin de compte, sa curiosité s’en trouva exacerbée, et elle songea à poser ses questions. Mais, d’abord, encore devait-elle répondre à celle de son vis-à-vis.

    «Moi-même ? Eh bien, toutes les hypothèses que j’ai préalablement formulées me sont toutes aussi intéressantes et possibles. » La proposition de Feuer était à peine voilée ; il ne lui était pas si inconvenant à ce qu’elle fît la route en sa compagnie, et, pourquoi pas, faire un petit bout de chemin ensemble. La jeune femme se posait toutefois la question de sa sensibilité. Serait-il l’un de ces bougres qui prenaient peur sitôt qu’elle commençait, à son tour, à faire usage de l’Aethyr ? S’offusquerait-il de s’être ainsi fait berner par Lucretia ? Et, quant à sa nature vampirique, quelle serait sa position à ce sujet ? S’il était effectivement un magister renégat, comme l’on pouvait en voir de temps à autre dans pareille contrée, il était évident qu’il avait reçu quelque formation à ce sujet, et il demeurait notable qu’aucun collège de magie, même celui du vent pourpre, ne témoignait de clémence ou de compréhension à l’égard des vampires. Après, dans ce qui le concernait, lui, l’homme s’était possiblement fait radier de son ordre pour des raisons qu’elle ignorait encore ; sûrement n’était-il pas blanc non plus, et que cette touche grisâtre qui prédominait en lui ne le rendrait que plus enclin à accepter sa nature ? Le plus drôle eût été, encore, qu’il se fût vu être banni pour usage de nécromancie ou de magie noire. Là, Lucretia aurait été plus astrées. Toutefois, elle en doutait fortement.

    «Nous pouvons toujours cheminer un petit moment ensemble, si le cœur vous en dit. Nous avons, de toute façon, encore quelques jours avant de parvenir jusqu’à Ressein ; observons comment se déroulent les choses, et nous aviserons une fois arrivés à destination. Elle contempla sa dextre qui ne cessait de s’agiter dans tous les sens. Dites-moi, je suis une ignare en magie, mais, pourquoi tous ces mouvements du poignet ? Serait-ce un sortilège que vous vous efforceriez de maintenir en place, constamment ? Vous voir gigoter de la sorte m’intrigue, si vous me permettez. »
    ***

    Le départ de Waldwache se fit sans rémora aucun, bien que Lucretia se demandait quoi d’entre les regards de ses habitants ou les nuages pouvaient-ils être les plus noirs. A regarder les brigands, et l’on avait la fugace impression qu’un bon casse-croûte venait de leur filer sous les yeux, sans qu’ils ne pussent rien faire d’autre que de constater sa disparition. La première impression de Lucretia venait d’être confirmée ; ses types-là n’avaient rien de bon, et, sous couvert de ce fortin qui se voulait rassurant dans un pays aussi hostile, ils étaient justement ce qui rendait ces terres aussi peu accueillantes et aussi dangereuses. Parfois, il fallait oublier tous les pièges inhérents aux créatures et à la nature, cela que pour mieux se focaliser sur ses comparses humains. Si la nature pouvait être malicieuse, dissimulant des chausse-trappes dans les endroits les plus magnifiques qui fussent, altérant une fleur chatoyante en mortel poison, rien n’égalait pour autant la fourberie et l’immanité de l’être humain. Enfin, Lucretia y pourpensait tout autant, méditant sur ses actions futures. Ne ferait-elle pas acte, par la suite, d’une telle duplicité ?

    Le marchand convia Lucretia, afin de s’entretenir des histoires de salaires.
    «Peut-être serait-il bon, la prochaine fois, de se prémunir d’un tel cas de figure en achetant quelques antidotes. Après tout, ces dernières semblent faciles à trouver, voire même à fabriquer, dans la mesure où quelques rebouteux de bas-étages furent capables d’en administrer à nos blessés. Notre seul problème aura été d’avoir attendu trop longtemps pour l’application de ces contrepoisons ; je ne doute pas que, s’ils avaient été administrés juste après la moindre blessure orque, tous nos hommes seraient encore en vie. Cela doit sûrement se trouver, à Reissen, et, vu qu’il s’agit là d’une petite cité, les prix seront bien moins élevés. Par ailleurs, je persiste à croire qu’il vous faudrait éviter Waldwache, à l’avenir. Sont-ce des hommes de votre « Comte » ? Je gage qu’il y a possibilité que de raser cette vermine pour la remplacer par du plus sain. »

    En vérité, Lucretia comprenait amplement le balafré. Il disposait là, avec son fortin, d’une position stratégique sécurisée qui permettait aux voyageurs de pouvoir se sustenter et recouvrer leurs forces, en pleine quiétude. Pourquoi, dès lors, ne pas en profiter pour faire lever une taxe sur tous ceux qui passeraient par ce chemin-là ? Il y avait de quoi faire florès en peu de temps, si la route marchande s’avérait fréquentée. Elle devait y penser et, pourquoi pas, utiliser ce gagne-pain à son tour, par la suite. Là où elle appréciait moins cette façon de faire, c’était qu’elle avait tout simplement été utilisée contre sa personne.

    «Pour ces cinq pistoles, je vais en parler aux malades. Ou, à tout le moins, à ceux qui sont encore assez d’aplomb pour comprendre un traitre mot de ce que je pourrais bien le dire. Mmh… Non pas que cette couronne en plus ne me déplaise, loin de là, mais pourquoi cette augmentation me concernant et cette diminution pour les autres ? »

    Peu après, elle fit volter son cheval dans l’autre sens, s’en allant du côté des bâches. C’était toujours aux sous-fifres d’effectuer les tâches les plus ingrates, comme celle, notamment, d’annoncer une chute de leur gagne-pain. Elle en toucha quelques mots à ceux qui étaient encore capables de la comprendre ; pour certains, leur état avait tellement empiré que l’on se demandait encore s’ils étaient en vie. Ce fut très bref ; elle ne voyait pas véritablement la raison d’une telle annonce, en plein voyage. Mieux valait annoncer cela une fois arrivée à destination. Mais sûrement le marchand n’avait-il pas le cran d’annoncer lui-même que cinq pistoles allaient leur être sucrées. Pourtant, ce n’était pas comme si les blessés dissimulaient quelques velléités belliqueuses, dans leurs songes enfiévrés.
    ***


    Reissen. La première vision de la ville fut étonnante pour la jeune femme. Effectivement, elle ne pensait pas voir une cité d’une telle envergure dans les Principautés Frontalières, et cela même s’ils n’étaient encore qu’à l’orée de cette région. Là, le trafic demeurait encore dense, tout comme les convois de marchandises qui circulaient plus ou moins librement, de l’Empire à la frontière des Principautés. A vrai dire, Lucretia doutait de revoir une autre ville de cet acabit si jamais elle devait s’enfoncer dans l’arrière-pays, dans ces « bad-lands « désertiques et invivables que lui avaient contées quelques gardes, au fil de discussions. Là, la ville culminait magnifiquement sur le dôme d’une grande colline, surplombant un lac aux eaux profondes et noirâtres. La nitescence de ce millier de chandelles et de torches qui se réverbéraient sur l’onde immobile avait un l’on ne savait quoi d’enchanteur, l’image d’une ville magique où tout était possible. Cela avait beau être les Principautés Frontalières, mais une certaine quiétude filtrait de Reissen, en apparence, à tout le moins. Car, une fois que la caravane fut rentrée au sein de la ville, l’image que Lucretia s’en était faite de prime abord s’altéra soudainement.

    Bien que tout semblait être organisé en quartier, il régnait une certaine pagaille dans ce ramassis de souteneurs et de lanterniers qui tenaient les bas-quartiers et les venelles malfamées de la ville. S’y mêlaient ordures et fangeux, miséreux et putains en tout genre, que surveillaient étroitement quelques ruffians à l’air patibulaires. Quelques gourdins dans les mains, une ou deux dagues dissimulées sous les capes, et le tableau des faubourgs venait d’être dépeint. Plus haut, comme ils s’engagèrent dans un quartier plus huppé, l’ambiance se modifia quelque peu. Quelques rues se couvraient de pavés bien alignés, la boue avait été épongée, ramassée et balancée dans les quartiers inférieurs ou dans le lac, et les maisons et manoirs que l’on y avait bâtis révélaient une certaine opulence que les taudis ne possédaient aucunement. Toutefois, là encore, ces mêmes condottieres surveillaient étroitement le passage des visiteurs, gardant jalousement les nobles et autres hobereaux dont ils avaient la charge.

    Enfin, ils parvinrent dans un grand hangar, guidés par des gardes plus conventionnels qui affichaient, eux, les couleurs et le blason de la ville –vignes rouges sur fond vert. Lucretia se demanda la symbolique d’une telle héraldique. De nouveau, les malades furent descendus des chariots bâchés et amenés sur des couchettes et des grabats de fortune. Des premiers soins leur furent prodigués alors que leur état avait légèrement empiré durant le trajet, et la majorité des blessés, bien trop délirant pour être capables de raison, virent leur prime confisquée pour leur assurer la survie. Ceux qui n’avaient rien, quant à eux, s’emparèrent de leur pension, et filèrent la dépenser en boisson ou en catins ; la ville, Lucretia l’avait remarqué, regorgeait d’établissement qui se feraient un plaisir que d’accueillir pareils loubards.

    Otto, quelque peu remis de ses dernières blessures, vint rejoindre Lucretia, et s’apitoya sur le sort des blessés.
    «C’est malheureux, effectivement, mais je crains que nous n’en sommes qu’au début de nos surprises. Cette contrée n’a rien à voir avec l’Empire et la soi-disante protection qu’il confère à tous. Là, les tyrans font la loi, avant d’être renversés deux jours plus tard par un successeur qui sera pire encore. Je sens que cela va être amusant. »

    Alors que Lucretia se demandait que faire dans cette grande ville, le marchand vint la voir, lui demandant de l’accompagner.

    «Pourquoi pas. En chemin, dites-moi donc si vous avez trouvé des antidotes, pour le futur trajet. Et racontez-moi comment s’organise la politique, céans-même. Qui est le Comte dont tout le monde parle, quelle est sa sphère d’influence, jusque où s’étend son pouvoir. Ah, et, tant qu’à faire, quelle est la prochaine destination de votre caravane, ainsi que ce qu’elle va transporter. Si je dois recruter des gardes supplémentaires, je préfère savoir dans quoi je mets les pieds. »

    Après quelques réflexions, Lucretia s’était faite un avis mitigé sur la question de ce Comte, et sur la grandeur de la ville. Voilà qu’elle venait d’entrer dans une ville aux allures de Streissen ou de Bechafen, dirigée par un Comte qui semblait détenir tous les pouvoirs que possédait d’ordinaire un Comte-Electeur. Elle retombait dans le système de l’Empire, ce à quoi elle voulait à tout prix échapper. Mais peut-être que cette nouvelle mission la mènerait plus profondément encore dans les Principautés Frontalières, dans un lieu où elle pourrait elle-même prendre pied et s’installer. A l’origine, elle s’était même demandé s’il ne lui était pas possible que de faire main-basse sur la caravane et de la détourner de sa route. Heureusement qu’elle ne l’avait pas fait ; là où elle escomptait tomber sur de petites bourgades disséminées çà et là dans des terres obscures, facilement prenable ou influençable, elle venait de pénétrer dans une cité franche et ses quelques vingt mille habitants. Bien trop pour qu’elle puisse influencer quoi que ce soit. Elle ne connaissait pas encore assez bien cette région, et il lui fallait la découvrir. Aussi l’accompagna-t-elle jusqu’au palais.


    Je décrirai le palais dans le prochain poste, du coup. =P
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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[MJ] Bonnepierre
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Ethyr

Message par [MJ] Bonnepierre »

En chemin, avant:
Le mage avait grimacé avec dépit aux mots de Lucrétia concernant ses intempestifs mouvements de main... Il secoua la tête avec nervosité:

-C'est rien ça, ne vous en faites pas... je suis juste d'un naturel nerveux... mhmmm, depuis que je maîtrise de mieux en mieux l'AEthyr... Les feux de magie ne sont pas si simples à contrôler, Madame la Guerrière... Mais il n'y a pas à s'en faire, je suis juste plus nerveux qu'avant, et en vérité, je vais vous dire, j'aime ça. Je suis à l'affût désormais, baigné de vents flamboyants!

Espérait-il faire un peu "le beau " en disant cela? Oui-da... Mais au final il paraissait sincère: Être Mage de Feu rendait nerveux? C'était possible... Lucrétia n'en savait rien, en vrai...

-Je cheminerai bien volontiers un moment avec vous, Dame Von Andell...

Après WakdWache...
Le marchand en chef avait répondu franchement à Lucrétia:
-Ces remèdes se vendent tellement chers dans l'Empre, ces gens n'imaginent même pas! et il ne faut pas leur dire... Mais de fait, nous n'en avons jamais à l'aller, car nous les avons déjà vendu!
vous comprenez n'est-ce-pas?... Vous, c'est différent, vous êtes le Capitaine militaire du Convoi, mais les autres?
Soupir: En vérité c'est à eux de nous protéger, nous les payons pour cela, non l'inverse!
Nous repartirons en effet avec d'autres mercenaires...

Haaa, les marchands!

Les gens mourants auxquels Lucrétia parla acceptèrent tous de ne pas être payés... Tant qu'on les soignait de ce sale poison!
Quand on est à l'agonie, on dit oui à tout...
Haaa, les marchands!

En Bundhofstadt...
Otto, toujours blême, dit à sa maîtresse:
-Vous saurez vous débrouillez sans moi là bas... Je vais essayer de trouver des remèdes à moindre prix. Pour moi déjà, mais aussi pour nos hommes!
Il était homme à respecter ses soldats, et ne jamais les lâcher!

Lucrétia partit avec le mage et les marchands (et Fred, discret) dans le Palais du "Comte"...

C'était un endroit démesuré, peut-être à la démesure de son dirigeant... Des ores étaient à chaque couloir, des tableaux le représentant - homme fort sûr de lui - les gardes en tabards vignes sur vert - héraldique inventée, inconnue - cédèrent le pas à des ruffians manifestement plus compétents, des gens armés et experts, aux armes diverses...
Lucrétia et les marchands passèrent près d'une sorte de grille dorée, où se voyait derrière tout un tas d'enfants d'âges et de sexes divers, et juste après, dans une grande salle peuplée d'une vingtaine de courtisans - beaucoup très armés - se tenait sur un trône d'or un homme ivre et très fier de lui:

Image

Quatre enfants étaitent posés sur ses genoux et autour, il buvait du vin et regardait tout le monde de haut:

- Hey hey hey! Si ce n'est pas mes marchands préférés?... C'était faux, il se foutait d'eux: Vous êtes libres de penser que vous êtes stupides... mais vous êtes stupides de penser que vous êtes libres!
MOuuuha ha ahhaa! Il éclata de rire stupidement, et tous ses courtisans firent de même dans un bel hilarité collective. Les marchands rirent.

Il y avait une dizaine de dangereux guerriers alentours, lesquels ne rirent pas... Avec ses sens aiguisés, Lucrétia en repéra une demi douzaine d'autres planqués derrière des tapisseries et ailleurs...

-Bah bah! Vous voilà, c'est bien! Vous avez les marchandises habituelles je suppose, cela est bien... Mais? qu'avez vous là aussi?

Il regarda Lucrétia des pieds à la tête:
- Vous savez que je les aime plus jeune n'est-ce pas?... C'est une combattante?


Le marchand voulut ouvrir la bouche pour répondre, mais d'un geste autoritaire, le Comte le coupa. Il avait les yeux sur les seins de lucrétia, amusé:

-Une belle femme qui sait se battre, c'est rare, en ce monde... Très rare...

Il jeta une dizaine de couronnes au sol et eut un geste pour un de ses soldats:

-Elle gagne ça si elle survit, je veux voir si elle sait vraiment se battre...


Ledit soldat dégaina un sabre, bouclier hors, et se dirigea vers la lahmiane.
Les marchands eurent un air désolé vers cette dernière.
Fred sourit, méchamment satisfait, derrière Lucrétia.
Le Mage, s'étirant nerveusement la main, eut un hochement assuré vers Lucrétia...
si tu te bats, tu as l'INI... et si tu parles, et bien tu parles ;)

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • En matière de magie, mieux valait se méfier et s’en faire, au contraire. L’adage, vieux comme le monde, qui affirmait qu’il valait mieux prévenir que guérir devenait tout à fait de circonstance lorsque l’on employait l’Aethyr. Feuer lui assura qu’il n’y avait là rien à craindre, et que ses mouvements découlaient d’un naturel nerveux et consciencieux de sa part. La jeune femme demeura sceptique, mais, soit.

    «Mmh mmh… Bien, si vous le dites. Je gage que je n’ai pas trop à m’en faire tant que vous ne saignez pas du nez. Il y avait effectivement une petite touche d’ironie dans ses paroles, que sa moue amusée refléta à merveille. Cheminons donc de concert, vous et moi. »

    Ce n’était pas comme si l’un et l’autre n’avait pas le choix ; ne devait-elle pas avancer avec Fred, également ? Toutefois, contrairement à ce dernier, elle appréciait bien davantage le mage flamboyant, et l’idée proposée ne lui déplaisait pas. Ils continuèrent ainsi donc la route.

    ***


    Lucretia observa le marchand en chef, calmement, quand bien même couvait-elle un certain étonnement. Ainsi, le convoi possédait-il son lot d’antidotes et de contrepoisons, mais ceux-ci étaient uniquement destinés à la vente, dans l’Empire, et il n’était aucunement prévu qu’ils fussent utilisables lors du trajet. Si ces produits ne coûtaient rien à fabriquer dans les Principautés, la recette étant d’autant plus connue que les ingrédients s’avéraient faciles à trouver et que la menace qu’ils contraient les guettaient à chaque coin de rue, ou de virage, il en allait totalement différemment dans l’Empire, et les substances avaient de quoi vous coûter un bras. En fin de compte, l’assertion du marchand n’avait étonné Lucretia qu’à moitié. A moitié, car un bin de surprise l’avait effectivement saisie lorsque le marchand lui avait avoué qu’il disposait de ce fameux contrepoison. A moitié, car l’argument de l’homme, si cruel était-il, n’en demeurait pas pour autant faux ; il se tenait tout à fait, selon les lois du commerce et des Principautés. Et le raisonnement s’établissait tout aussi bien sitôt que l’on considérait les rôles de chacun, et, concernant les soldats, leur fonction n’était pas autre que de protéger la caravane. Lucretia s’autorisa un petit sourire vis-à-vis du marchand. Décidément, il ne faisait vraiment pas bon d’être humain, dans les parages. Fort heureusement pour elle, sa condition de Lahmiane l’immunisait totalement à tout type de poison.

    «C’est agir cruellement, fourbement. Mais… Oui, je comprends votre raisonnement. Bien, tâchons d’aller retrouver votre Comte. »

    Bien qu’elle lui eût posé son lot de questions, le marchand n’avait répondu qu’à celle qui concernait les antidotes. Le reste, les tenants et aboutissants de la politique locale, elle n’avait rien obtenu à ce sujet. Elle tenterait de nouveau plus tard, à la sortie de cet abouchement bien mystérieux.

    Reissen n’était pas différente des autres villes traditionnelles, quand bien même se trouvait-elle dans une région autrement plus instable et dangereuse. Elle avait pour elle ses bas-quartiers et ses venelles sordides, ses maisons classiques aux ruelles banales, quelque fois jonchées d’ordures, et, enfin, ses plus beaux quartiers. C’était ces derniers qu’il fallait emprunter pour parvenir jusqu’au palais comtal. Là, de grandes allées bien alignées montaient à l’assaut de la bute sur laquelle avait été bâti l’édifice, et, de part et d’autres, demeuraient sis des manoirs luxueux et des pavillons opulents. Toujours pas de véritables nobles, cela dit, de ces nobles archétypes que avec lesquels Lucretia avait coutume de se faufiler lors des soirées mondaines. L’aristocratie de ce lieu semblait avoir été substituée au profit des lanterniers et des rustres qui ne se distinguaient de leurs gardes du corps que par leur vêture d’un tout autre cachet et d’une toute autre qualité. Et, dans le palais, le petit groupe formé par Lucretia, le marchand, Feuer, Fred et quelques autres les rencontrèrent de nouveau.

    Certains demeuraient visibles, tenant une position plus ou moins parfaite devant ces profusions de tableaux, ces pléthores de fresques, et ces myriades de tapisseries. Les brocards d’or se mêlaient à l’argenterie ostentatrice, le marbre dont était composé le sol avait été tant lissé et nettoyé que les statues de bronze et d’or se reflétaient dans sa nitescence étincelante. Des rayons tout entier s’embouquinait d’ouvrages, de tomes et de volumes, et la poussière aussi bien que l’aspect cérébral de toute personne vivant dans ce palais témoignaient de leur inutilité. Un vrai gâchis, lorsque l’on imaginait le savoir et la richesse que pouvaient contenir certains de ces essais. Les escaliers grimpaient aux étages multiples et enchâssés les uns sur les autres, maintenus par des rampes d’ivoire délicatement ciselé. Les meubles étaient d’ébène, le plafond de peinture, et chaque porte, chaque entrée et sortie se faîtait d’un arc majestueux, tout en courbe et en harmonie. Si la majeure partie de la ville tenait de l’architecture impériale, c’était à se demander si le palais n’avait pas pour lui quelque inspiration arabique.

    A l’intérieur régnait une grande population, qu’elle fût du service ancillaire, militaire, cléricale, peut-être, populaire, ou tout simplement de la famille proche de celui qui aimait, semblait-il, à se faire représenter sur tous les tableaux possibles et imaginables, dans tout autant de positions, pourvu qu’elles lui fussent avantageuses. Inspiration arabique ? Fort possible, et Lucretia le pensa que plus encore après avoir constaté d’un sérail d’enfants, claquemurés dans leur coin respectif par une grille d’or. Ainsi présentés, l’on avait la désagréable impression que l’on avait cherché à les mettre en valeur, à les exposer aux yeux des visiteurs. L’homme voulait-il faire étalage de sa fertilité et de sa virilité ? Demeurait la question de savoir où se trouvaient les femmes, si fait. Lucretia eut beau ouvrir les yeux, fureter çà et là de façon discrète, ses prunelles smaragdines ne purent se poser sur elles. Enfin, ils rencontrèrent le Comte.

    Un imbriaque, rien de plus, mais un imbriaque riche, au-delà de l’imaginable. Le commerce dans les Principautés Frontalières se révélait bien rentable et profitable, pour peu que l’on eût peu de scrupules. Il les accueillit in poculis, gobelotant son verre tenu d’une main comme l’autre faisait de même à l’égard de quatre enfants. Lucretia révisa son jugement ; elle occulta la possibilité d’un sérail de femme. En revanche, elle comprit bien mieux la présence de cette réserve d’enfants. Cela en était si malsain qu’elle en esquissa un petit sourire. Oui, cela était malsain, mais, le plus étrangement du monde, cela ne la toucha aucunement ; mieux valait quelques enfants plutôt que sa propre personne. Cela lui serait bien moins ennuyeux, et ô combien plus commode. A vrai dire, ce simple trait de caractère, si l’on pouvait nommer ainsi cette obscénité, contrastait grandement avec la plupart des nobles mâles qu’elle avait déjà rencontrés. Cela n’empêcha pas le bougre de lui être antipathique pour autant. Elle y réfléchit l’espace de deux secondes ; tous ceux qui se mettaient en travers de son chemin et qui lui était supérieur sur le plan hiérarchique lui devenait subitement antipathique. Il fallait qu’elle testât cette condition, un jour ; faire la rencontre d’un Comte Electeur totalement philanthrope, avenant, et avisé. La Lahmiane était presque certaine de ne pas pouvoir faire autrement que de nourrir une certaine animosité à l’encontre de cet être.

    Passées les premières paroles de bienvenue, et quelques phrases ô combien philosophique dont la pertinence se convertit soudainement en un éclat de rire général et forcé, ledit Comte remarqua la présence de Lucretia. Il ne pouvait pas faire autrement que ne pas la remarquer ; tel était le fardeau de ses traits enchanteurs, de son aura de grâce et de joliesse. Elle sourit pour elle-même. Oui, il en allait toujours ainsi.

    Après une rapide inspection, l’homme, pourtant ivre, eut la présence de remarquer qu’il s’agissait là d’une femme, d’une femme bien formée, et possiblement combattante. Encore que, de cela, lui n’en était pas certain, et, pour s’en assurer, improvisa un petit duel tout en projetant négligemment au sol une petite pluie de couronnes d’or. Elles seraient toutes pour elle si elle en ressortait vivante. Un homme se jetait déjà sur elle ; elle l’ignora délibérément.

    «C’est tout ? Est-ce là tout ce que vous avez à proposer ? Non, messire ; je ne veux pas un seul de vos hommes, mais bien deux ! » Elle avait laissé plané le doute quelques instants, comme si elle s'était indignée sur la somme versée. Mais non, ce qui l'intéressait davantage, en vrai, demeurait le nombre d'adversaires. S’il voulait vérifier de ses compétences, la jeune femme comptait bien lui offrir ce spectacle, tout en s’offusquant dignement de l’inégalité de ce duel. Elle ne savait pas qui était ce soldat, elle ne connaissait rien de lui, alors même qu’il était peut-être l’un des guerriers les plus aguerris des Principautés. Mais Lucretia demeurait convaincue de remporter haut la main ce duel.

    Le garde avait profité de ces courtes paroles pour l’attaquer ; avec une vélocité qui dépassait l’entendement, la jeune femme effectua un pas sur le côté tout en dégainant dans le même mouvement son arme, laquelle volta en direction de la tête de son adversaire.

    J’esquive, comme toujours. Si le gus a deux attaques, j’esquive une fois de plus que ne le me permet mon action mineur, en sacrifiant une NA (il m’en reste donc trois). Et je frappe en utilisant coup précis lvl 3 à l’endroit le plus vulnérable, en fonction de l’armure (j’ai écrit « tête » dans le Rp, mais si jamais il s’agit d’une autre localisation, alors je frappe ailleurs. =P )
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- Conscience de la Magie
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Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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