La Bretonnie, c'est aussi les villes de Parravon et Gisoreux, les cités portuaires de Bordeleaux et Brionne, Quenelles et ses nombreuses chapelles à la gloire de la Dame du Lac, mais aussi le Défilé de la Hache, le lieu de passage principal à travers les montagnes qui sépare l'Empire de la Bretonnie, les forêts de Chalons et d'Arden et, pour finir, les duchés de L'Anguille, la Lyonnesse, l'Artenois, la Bastogne, l'Aquilanie et la Gasconnie.
Étrangement ( ce qui, au vu de la nature de son interlocuteur n'était pas aussi étrange que ça ) quelques os sans viande étaient posés sur le hamac de la bête. Il se demandait comment elle pouvait tenir sur un si petit morceau de tissu sans le déchirer, mais surtout à qui appartenaient les os. Sûrement pas à un humain... Mais le doute était semé, renforcé par des vêtements sales, visiblement trop petit pour Daggy, qui flottaient doucement dans l'eau. Cependant l'ogre n'avait pas l'air méchant. Cupide, peut-être ; en parlant d'or, une petite étincelle d'intelligence s'alluma dans son regard. Puis il éclata de rire à la pensée d'avoir beaucoup de moutons. Gillian esquissa un sourire légèrement gêné. Il ne savait si la chose allait mal le prendre, ou si il s'en moquait, ou encore si un rituel spécial était requis pour sceller leur accord...
« Tu auras beaucoup de moutons avec les pièces d'or. »
Avaient-ils des moutons en Lustrie? Il ne pensait pas... Mais il devait y avoir une viande d'une quelconque sorte, au sinon comment les habitants de cette contrée pouvaient survivre? Sauf que la Lustrie était une terre inconnue. Par conséquent, on ne savait pas si des choses vivaient là-bas, et si elles étaient hostiles ou non.
« Mais pour avoir les pièces, il faut sortir du... »Est-ce les ogres comprenaient le mot cale? Il était clair qu'ils étaient stupides, ou en tout cas bêtes, mais il n'avait pas l'air si méchant que ça. Excepté pour son physique, et son air légèrement affamé sur les bords. « Du ventre du bateau. D'ici. On va aller dehors, d'accord Daggy? »
La bête risquait de créer un peu de... panique sur le pont supérieur, mais une fois qu'ils seraient mis au courant et qu'ils apprendraient qu'elle voulait juste un emploi, ils ne seraient pas contre. Comment étais-ce possible que cet ogre soit arrivé ici, sans que personne ne l'emploie? Voila la vraie question. Ce n'était pas comme les rats, qui proliféraient gaiement, mais un ogre!
« Dis-moi, Daggy... Comment es-tu arrivé ici? »
Tout en réfléchissant à ça et à bien plus encore, Gillian pataugea jusqu'aux escaliers qui menaient au pont. Avec un peu de chance, ils supporteraient le poids du mastodonte...
Modifié en dernier par [MJ] Wargut le 21 sept. 2010, 17:30, modifié 1 fois.
Raison :4 xp / Pour un total de: 93 xp
Allez-y, je vous laisse discuter un peu entre vous !
Sinon, Daggy, je vais pas faire le salaud dès le début, tu perds: ton couteau de cuisine et ta gemme de Nowel.
Le Numain continua à parler à Daggy. L'Ogre tout en l'écoutant jaugea le numain qui lui faisait face. Il renifla quelques secondes ces effluves. Le Numain sentait le malade. Il sentait la faiblesse et il sentait un peu la peur mais pas beaucoup. En tout cas il sentait bien moins la peur que les autres numains avec qui il partageait la cale inondée depuis quelques jours. Cette odeur de peur réveillait souvent l'appétit de Daggy mais le Numoiso lui avait appris à contrôler son instinct. Cette odeur de peur elle était là à cause de lui et non parce qu'il avait faim. Daggy avait découvert grâce au Numoiso cette Maji qu'il possédait. Il faisait peur !
Mais le Numain qui lui parlait et lui faisait face n'avait presque pas l'odeur de la peur. Daggy s'intéressa donc un peu plus à ce que lui disait le Numainpapeur. Il lui répéta qu'il pourrait avoir plein de pièce et donc plein de moutons. Daggy commençait à apprécier le Papeur. Ce Numain là, comme le Numoiso, savait parler à Daggy. Mais pour avoir les pièces et les moutons, il fallait sortir du ventre du bateau...
Daggy suivre Papeur...
L'énorme créature farfouilla dans l'eau trouble. Il en sortit un sac dégoulinant puis une énorme épée. Tenant ses précieuses affaires contre lui, Daggy suivit Gillian vers l'escalier. L'endroit était étroit pour l'Ogre. Marchant accroupie et courbé Daggy avançait doucement et péniblement. A son approche, les autres numains reculaient, se collant à la coque pour laisser passer le monstre...
Continuant tant bien que mal vers l'escalier, Daggy, à l'invitation du Papeur, commença à raconter son histoire. Elle n'était pas bien compliquée ! Qu'est ce qui pouvait être compliqué pour cet Ogre attardé...
Daggy suivre le Numoiso et monter sur chariodo. Mais beaucoup eau et beaucoup vent ! Et Chariodo cassé... Daggy tenir gros arbre longtemps avec le Numoiso. Puis chariodo de Papeur...
L'Ogre accompagna ses paroles d'un petit coup de poing sur la coque qui résonna et grinça de désapprobation...
... ramasser Daggy et Numoiso. Numain Kikrifor dire Daggy et Numoiso descendre dans ventre Chariodo. Voilà comment Daggy arriver là Papeur.
L'Ogre s'arrêta un instant et eut un sourire triste.
Numoiso mort ce matin... Daggy pas faim mais bizarre dedans...
Ils étaient arrivé au pied de l'Escalier...
Modifié en dernier par [MJ] Wargut le 22 sept. 2010, 17:47, modifié 1 fois.
Raison :4 xp / Pour un total de: 145 xp
Papeur? Gillian était intrigué par ce surnom. Bien sur, c'était de lui dont l'ogre parlait... Papeur. Si l'ogre avait été moins monstrueux, il aurait trouvé ce surnom affectif amusant. Mais, au vu des grandes dents de Daggy, il ne savait pas si c'était forcément une bonne chose. Cet ogre se révélait être plus complexe qu'il ne l'était au premier abord : certes, il était simplet, mais cela rendait ses paroles d'autant plus dur à interpréter.
Daggy raconta son histoire ; il utilisait des mots simples, décrivant les objets pour ce qu'ils étaient : les bateaux étaient des Chariots d'eau, Numoiso devait avoir un lien avec les oiseaux. L'une des réflexions de l'ogre le surprit vraiment. A la mort de "Numoiso", l'ogre se sentait triste.... Bien sur, la créature ne savait pas ce que triste était, mais il ressentait cette émotion pourtant humaine. Un frisson parcourut l'échine de Gillian. Comment un ogre, un monstre, pouvait-il sentir la même chose que lui?
« Tu étais triste. »constata-t-il avec un sourire désolé. Il fit un pas en avant sur l'escalier. « Nous allons sur le dehors du... Chariodo. Là-bas, il y aura beaucoup d'hu... de Numains. Je veux que tu sois gentil avec les Numains, d'accord Daggy? Ne leur fait pas mal. » Il réfléchit quelques secondes pour trouver quelque chose à même d'éveiller un peu de compassion dans la cervelle de l'ogre.« Si tu leur fais mal, ils n'auront pas droit aux pièces d'or... Et tu en perdras. Et si tu perds des pièces d'or, c'est moins de mouton pour toi. »
Modifié en dernier par [MJ] Wargut le 22 sept. 2010, 18:18, modifié 1 fois.
Raison :2 xp / Total d'xp: 95
Daggy répéta le mot plusieurs fois doucement. Il n'avait aucune idée de ce que ce mot signifiait. Mais apparemment le Numainpapeur semblait expliqué son bizarre dedans avec ce mot. Ce mot qui sonnait comme un serpent surgissant de sous une pierre qu'il écrasait sous sa botte "Tr Ssss Te". Mais ce n'était pas ça qu'il ressentait à la mort du Numoiso. Il se sentait plutôt avec un trou dedans, comme une blessure dedans. Daggy regarda un instant sa poitrine pour s'assurer qu'il n'avait aucune blessure puis il se frotta le torse un instant, la douleur ne passait pas pour autant. Les mots avaient un pouvoir, le Numoiso lui avait expliqué. Peut être le Papeur l'aidait il lui aussi ? Daggy avait de la chance avec les numains ces derniers temps. Il regarda Gillian avec suspiscion puis il imita le sifflement du serpent avant d'abattre lourdement sa main sur son torse...
Trssss.... TA ! ! !
Daggy triste...
La douleur disparut sous l'impact ! La violente giffle faisait déjà rougir la peau de l'Ogre mais il n'avait plus mal dedans... Il avait mal dehors maintenant ! Ce Papeur était fort ! Daggy fit un petit sourire pincé de remerciement à Gillian, mais son visage se ferma alors que Gillian disait « Si tu leur fais mal, ils n'auront pas droit aux pièces d'or... Et tu en perdras. Et si tu perds des pièces d'or, c'est moins de mouton pour toi. ». Ses yeux se plissèrent et ses sourcils se froncèrent. Daggy semblait avoir du mal à comprendre la dernière phrase de Papeur. Toutefois, dans la phrase il y avait le mot "mouton". Ce ne pouvait être que quelques choses de bien ! Daggy secoua alors la tête doucement en un assentiment enfantin...
D'accord Papeur. Daggy pas faire mal aux numains...
Relevant la tête l'Ogre regarda par dessus Gillian, vers le pont. L'humain pouvait voir le coup de la bête : Enorme et musculeux. Une veine énorme pulsait là. Une chaine y pendait et Gillian découvrit alors des perles plutôt étranges. Des crânes ! Dont plusieurs devaient être humain mais pas tous...
Papeur monter. Daggy content voir dehors !
Le monstre semblait pressé de sortir de la cale. Son impatience commençait à le faire se dandiner sur ses lourdes jambes suivant le tangage de l'embarcation. Reposant son regard bovin dans celui de Gillian, Daggy voulait pousser l'humain à avancer. Il voulait lui faire un large sourire mais ce que vit l'Humain était une mimique peu rassurante. L'Ogre venait de retrousser ses lèvres et il murmura entre ses dents...
Allez Papeur !
Modifié en dernier par [MJ] Wargut le 25 sept. 2010, 09:23, modifié 1 fois.
Raison :6 xp / Total d'xp: 151
L'ogre était presque comique dans ses efforts pour prononcer un simple mot. Triste. Son air surpris et légèrement chagriné, bien que comique, restait assez troublant. Il était amusant, décida l'humain. Oui, "amusant". Du pont venait un peu de lumière, qui baignait l'ogre dans la clarté du jour. Cette clarté n'était pas très rassurante ; il voyait mieux sa face, mais aussi son étrange collier. Un collier fait de crânes... Certains étaient humains, d'autres étaient étrangement déformés, humanoides, mais pas humains... Les os étaient blanchis depuis le temps.
Allez Papeur !
L'ogre ouvrit alors la bouche, révélant de grandes dents pointues. Elles étaient visiblement celles d'un carnivore, et avaient servi récemment. Il sentit une vague de panique le saisir. Que faisait-il? Il laissait s'enfuir un monstre qui aurait peut-être du rester à l'intérieur de la cale, là où personne ne le verrait... disait sa raison. Mais, son esprit d'aventure lui disait que tant pis! Il fallait bien sortir l'ogre, le jauger... Surtout ne pas montrer sa peur. Ravaler sa peur, penser à autre chose. Il aimait bien son surnom. Papeur. Et puis, l'ogre était enthousiaste à l'idée de sortir... Il serra son poing, essaya d'oublier la pointe de peur qui lui nouait les tripes, et fit quelques pas supplémentaires vers le haut.
Courage. Si tu as peur devant cette bête, tes hommes auront tout aussi peur. Montres que tu as des tripes. Sors l'ogre, entraines le. Montre à tes hommes que tu as des tripes. Et puis, faudra le sortir un jour. Le garder pour la bataille est une mauvaise idée : ils ne lui feront pas confiance.
Il soupira.
« Allez, viens! »dit-il du ton le plus enjoué possible.
La montée de l'escalier fut longue. L'escalier en soi était assez petit, mais son esprit évaluait toutes les données à chaque secondes. Il pensait à vitesse grand V, essayant d'imaginer la scène, et les pires situations possibles. Quand il arriva en haut, avant de mettre un pied sur le pont, il avala une dernière bouffée d'air......et l'expira.
L'entrainement en cours, ponctués du bruit des armes s'entrechoqua, s'arrêta progressivement, alors que les hommes se rendaient compte de la présence d'un ogre sur le pont...
Retour à Wargut ^^
Polices utilisées pour les : Pensées.
« Paroles. »
Modifié en dernier par [MJ] Wargut le 25 sept. 2010, 09:24, modifié 1 fois.
Raison :5 xp / Total d'xp: 100
Alors que Daggy et Gillian sortirent de la soute, les pieds de la troupe de mercenaires frappèrent le sol à l’unisson, battant comme le cœur d’une grande bête. Les hallebardes du premier rang, les dents d’acier de ce monstre nouvellement formé, se relevèrent. Leurs larges lames fendirent l’air, alors que les hommes se mettaient au garde-à-vous. Pendant ce temps, les rangs arrière tenaient leurs arquebuses verticalement, calées contre leur épaule.
Orbrant, maniant son marteau de guerre avec autant de désinvolture qu’un dresseur de lions manie son fouet, se tenait sur le côté de la formation. Dans ses yeux brillait une lueur de fierté. La transformation que le vieux guerrier avait apportée aux mercenaires était miraculeuse. Même maintenant, Gillian avait du mal à croire que ces soldats étaient les mêmes canailles qui l’avaient accueilli à bord le premier jouer.
Ils étaient toujours habillés de vêtements bigarrés et dépareillés, c’était vrai. Si certains d’entre eux affichaient des moustaches et des barbes élégantes, d’autres étaient rasés de près ou de quelques jours. Mais la discipline qu’Orbrant avait imposée était tout l’uniforme dont-ils avaient besoin. En les voyant dans ce garde-à-vous parfait, leurs armes luisant à la lumière du soleil tropical, Gillian dut cacher sa satisfaction.
Après tout, le moment était mal choisi. Quatre corps gisaient sur des planches posées contre le plat-bord. Ils avaient été recouverts d’un suaire en toiles de voile. Ces paquets étaient tout ce qui restait de leurs vies. La fièvre qui régnait dans la soute, les avait emportée. Dans ces paquets, le « Numoiso » aurait put s’y trouver, si Daggy Dug ne l’avait pas dévoré.
- Repos !
L’aboiement d’Orbrant et le choc des hampes de hallebarde contre le plancher sortirent Daggy de ses pensées mélancoliques.
- Nous sommes réunis ici pour dire au revoir à nos camarades Gilles Chevron, Enri Batien, Michellei Vallard et Nicolo Jambon. Vous avez eu le privilège de les connaitre et ils étaient de bons et loyaux camarades. Ils nous manqueront.
Les hommes restèrent silencieux, l’air grave.
- C’est avec tristesse que nous envoyons leurs corps dans les profondeurs. Mais c’est avec joie de l’amitié et de la loyauté. Que cette joie les accompagne. Nous confions leur âme à la garde du grand Manann.
Rang arrière. En joue ! Parés ! Feu !
Une douzaine d’arquebuses tira de concert, le tonnerre résonnant sur l’immensité de l’océan. Les hommes désignés comme porteurs firent un pas en avant, puis soulevèrent les planches. On entendit le tissu rèche frotter contre le bois, quatre éclaboussures distinctes, et les cadavres disparurent.
- Rompez ! Aboya Orbrant.
Gillian regarda les rangs serrés de sa compagnie se disperser. Il se demanda combien d’entre eux suivraient ces quatre premiers avant la fin de l’expédition. Puis, Orbrant s’approcha des deux nouveaux compagnons.
- La situation devient critique, sergent. Il faut vraiment que vous et votre nouveau bras droit, allaient parler à Graznikov, le capitaine des nordiques.
Les mercenaires, après avoir étés distraits une seconde, reprirent leur cérémonie. Ils étaient différents. Pas mieux habillés, mais un mieux de leur personne. Certains avaient fait l'effort de se raser, d'autres entretenaient des moustaches et des barbes bien fournies. Leur équipement était remarquable : ils avaient de belles arquebuses, entretenues avec passion et patience, ainsi que de redoutables hallebardes.
Gillian était fier. Orbrant avait fait de l'excellent travail. Ils étaient tous en chœur, dans chacun de leur mouvements. Ils formaient une unité, une phalange, parfaitement disciplinée. Leurs mouvements étaient précis, et ils évitaient les dépenses d'énergie superflues. Ils étaient devenus des vrais guerriers.
Le soleil tapait, fort. L'officier se sentit faiblir. Reculant de quelques pas vers l'escalier, il détacha son regard de ses hommes et chercha une source d'ombre. Il avisa un mat, et se mit dans l'ombre de celui-ci. Du dos de sa main, il essuya les gouttes de sueur qui avaient perlé. La chaleur était étouffante. Il se sentait un peu mieux à l'ombre, mais la chaleur l'atteignait tout de même...
Les conditions déplorables dans lesquelles ses hommes vivaient le révoltait. Le peu de temps qu'il avait passé là avait été suffisant pour toute une vie. C'était injuste. Ses hommes, de bons hommes, mourraient d'une façon ridicule alors qu'ils méritaient une vraie mort, une mort au combat. Ils mourraient à cause de l'humidité. Quelle mort atroce! Les dieux, pour sur, ne les accepterai pas très bien après cela. Il fallait mourir une arme à la main. Sur un navire, on pouvait difficilement se permettre de perdre des armes. Des hommes avaient sans doutes étés balancés à la mer sans rien, condamnés à errer sous l'égide de Manaan pour toujours... Pour sur, il allait parler à ce russe!
« Courage Daggy. Nous allons voir des hommes avec des chapeaux bizarres. N'hésite pas à avoir l'air menaçant, cela devrait les convaincre. Quand à toi, Orbrant, merci pour le boulot que tu as fait avec les hommes. Ils ont l'air en forme... Je viendrais une fois la matière russe réglée m'entrainer avec vous. J'ai besoin de reprendre des forces. »
Oui, j'en ai besoin. Dans l'état dans lequel je suis, je peux difficilement prétendre à entraîner mes hommes. Et m'entraîner avec eux leur fera sans doute bonne impression.
Oui. Il avait besoin de récupérer, besoin de reprendre des forces. Il devrait aussi se procurer une tenue de rechanger, moins chaude et plus adaptée au climat que celle-ci. Une fois l'entrainement fait, il le poursuivrait dans son coin. Se renforcer, récupérer encore une fois. S'habituer de nouveau au soleil. Entraîner ses hommes, pour de bon. Introduire Daggy. S'armer si possible. Tant de choses à faire, et si peu de temps.
Gillian se détacha du mat, tout en restant dans l'ombre. Il ouvrit le plus possible sa veste de cuir, retroussa ses manches, et enleva ses bottes. Il les secoua. L'eau avait pénétré celles-ci, rendant tout pas désagréable. L'eau coula sur le pont, laissant apparaître la couleur du bois dont il était fait. Il essuya avec sa chemise son pied, puis remit sa botte avec une grimace. Il devrait pour sur faire sécher ses habits pour ne pas finir comme les quatre gars.
Puis il s'avança hors de l'ombre, se rapprochant de Daggy, pour voir ce que le terrible ogre ( décidément pas mieux au soleil ) avait à dire.
Avec mon XP, j'aimerais acheter ( lorsque les conditions requises seront validées, of course ) la compétence Sang-Froid.
Sang-froid(C) : Votre personnage a ce qu'on appelle des «nerfs d'acier». Il sait rester maître de lui-même dans les situations les plus dangereuses. Il bénéficie d'un bonus de +1/niveau sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale (En d'autres termes, ce bonus sert à réduire un malus généré par une situation stressante. Cette compétence ne peut s'appliquer que dans la mesure ou un test est soumis à malus!)
Et la compétence Jeu ( qui colle avec le début du rp ).
Les deux sont pour 50 XP ( Jeu -> Malice, Sang-froid -> Malice et Combat ( et les champs de compé' des mercos' sont Malice et Combat ) ).
Modifié en dernier par [MJ] Wargut le 29 sept. 2010, 17:24, modifié 2 fois.
Raison :5 xp / Total d'xp: 5
Daggy sortit sur le pont. La lumière était forte et l'Ogre fut ébloui quelques instants. Le temps qu'il mette sa main en casquette le pont trembla sous le garde à vous des bottes de la troupe. L'Ogre regarda le tas de numains avec surprise. Ils étaient bizarrement organisé. On aurait dit une armée impériale mais sans les costumes. Daggy était inquiet...
Il resta derrière le numain et serra un peu plus fort son épée. Pourtant Papeur était confiant, il semblait d'ailleurs être le chef de tous ces numains. Toutefois, avec autant de numains autour de lui l'Ogre n'était pas à l'aise, il était même craintif...
Comme Papeur s'éloignait pour se mettre à l'ombre, Daggy le suivit pataud. Il remit son sac sur l'épaule et rengaina Kikrac lentement pour ne pas risquer d'apeurer les numains. C'est alors qu'une nouvelle détonation retentit : Le tonnerre ! Alors que la cérémonie d'adieu battait son plein, l'Ogre leva son regard vers le ciel. Il cherchait les nuages noires qui annonçait l'orage mais il n'en vit aucun. Il chercha encore de longs instants mais en vint...
Finalement il y eut quelques ploufs. Daggy regarda le pont et le ciel. Les orages sur le champ d'eau étaient bizarre : Le tonnerre mais pas de nuages noirs et quelques grosses gouttes de pluie qui faisaient Plouf..
Le Kikri vint parler à Papeur mais Daggy ne comprenait rien à leurs Paroles. Puis Papeur s'adressa à l'Ogre. Daggy fit un effort pour comprendre et sans Krak à la main, il comprenait mieux mais il n'était pas plus intelligent pour autant. Il comprit qu'il devait le suivre et faire peur aux chapeaux. Le monstre sourit à Gillian et lui emboita le pas tout en gardant fermement une main sur Kikrac...
Daggy pas aimer chapeaux...
Modifié en dernier par [MJ] Wargut le 29 sept. 2010, 16:50, modifié 1 fois.
Raison :4 xp / Pour un total de: 155 xp
Ses hommes se trouvaient devant lui et Gillian été impressionné autant par leur salut fatigué que par les toux et les délires verbales. Il constata que les hommes avaient besoin d’un changement de quartiers. Bizarrement Daggy Dug semblait ne pas être touché par cette maladie, sûrement grâce à sa résistance d’ogre…
Bien sûr, les bretonniens finiraient par être autorisés à monter sur le pont, pour dormir sous les chaudes étoiles du sud ou flâner à l’ombre des voiles. Mais seulement quand le barreur aurait fini de réparer les dégâts de la tempête. Et personne ne savait quand cela arriverait.
En fait, il semblait souvent à Gillian et Daggy que les choses empiraient. À l’instant même, alors qu’ils arrivaient sur le pont arrière, on descendait une grande poutre brisée sur le pont principal et elle laissait une trainée de gréements emmêlés derrière elle.
Ils contournèrent le fourbi et saluèrent les deux hommes qu’ils trouvèrent là. Le vieux Gorth, aussi connu comme étant le barreur, était une légende parmi les passagers et l’équipage. La rumeur voulait qu’il ait construit sa flotte à partir de rien, si ce n’est le canot de pêche que son oncle lui avait laissé en héritage.
À ses côtés, se trouvait le capitaine Kislévite. D’ailleurs, celui-ci s’avança vers Gillian et son compagnon ogre.
- Nous n’avons jamais été présentés. Je suis le capitaine Graznikok, marmonna-t-il en serrant la main de Gillian de toutes ses forces. Gillian joua le jeu, serrant aussi fort qu’il put. Ce n’est qu’une fois leurs articulations blanches que Gillian fut obligé de retirer sa main.
Cette petite victoire suffit à dessiner un large sourire sur le visage de bébé rose et empâté de Graznikov. Ses petits yeux bleus brillaient comme ceux d’un cochon satisfait. Il se dirigea ensuite vers Daggy et lui serra la main. Cette fois, bizarrement il ne voulut pas montrer sa force.
- C’est normal que les animaux sont acceptés sur le bateau, barreur ?
Gorth ne prit même pas la peine de répondre à la remarque du kislévite. Dans la tête de Gillian, les mots de Jacques refirent surface, alors que dans celle de Daggy c’était les mots de Gillian…
… sinon défies le chef pour la place du pont supérieur…
N'hésite pas à avoir l'air menaçant…
Gillian, tu possèdes maintenant la compétence Jeu ! Tu auras la compétence Sang-froid, un peu plus tard dans l‘aventure !
Daggy, préviens moi si tu veux acheter des compétences, monter de niveau avec ton tas d’xp !
Sinon prévu pour bientôt… un nouveau compagnon…