La nuit de fut pas de tout repos, pour Durak, il repensa à la mort de son ancien maitre nain…
‘Dans la pénombre du Dédale, trois silhouettes se détachent à la lueur tremblotante d'une lanterne, voilà longtemps que des nains n'ont pas parcouru cette section de tunnels désaffectés et à moitié effondrés. Autrefois, cette route sous la montagne allait de la grande forteresse de Karak Azul vers la mythique Karak aux Huit Pics, mais aujourd'hui ce n'est plus le cas. Le pavé est défoncé, l'eau suinte par tonneaux entiers et engloutit les corridors, la vermine y prolifère. Seule une expédition bien armée et nombreuse pourrait faire le voyage vers ces deux cités, mais trois nains s'en sont allés.
Ils ont quitté les tunnels bien gardés des grandes mines de fer et ont franchis la frontière, symbolisée par la forteresse de la Porte Sud, le premier bastion de défense. Sans un mot ils avancent, seul le tintement d'une chaine en or que le nain de tête porte de son oreille à son nez tinte légèrement. Quelques pas encore et ils s'arrêtent, tous froncent le nez. L'odeur, la trace visible dans la boue, tous savent qu'ils sont arrivés, ces jours de traque et d'exploration ont portés leurs fruits.
Un tunnel secondaire se trouve près d'eux, l'odeur de pourriture rend l'atmosphère irrespirable. Quelques ossements à l'entrée indique que la bête se terre là près d'eux. Le visage grave, le chef de file inspecte le boyau, prend en main sa lourde hache qu'il soupèse tandis que les autres font de même. Toujours en silence, le nain fixe sa lanterne, pâle soleil dans un monde de ténèbres, à un bandeau de cuir qu'il cale sur son front, écrasant au passage sa crête orange qui lui tient lieu de chevelure. Ses compagnons, Durak et Imrak, affublés du même couvre-chef procèdent au même rituel.
Ils entendent, au loin, les grognements de la bête, une femelle avec ses petits, qui déjà chassent et tuent sans pitié. Imrak sourit, il balance de ses énormes bras un marteau de guerre et dit.
« J'ai rendez vous avec mon destin, et ces fichues manticores vont m'offrir une mort digne. » A peine avait-il prononcé ces mots que le premier le chef de l'expédition lui décocha un coup de poing qui aurait assommé un troll.
« Imrak, tu es plus bête qu'un gobelin » lança-t-il, « si tu veux mourir, pends-toi, crois tu réellement que Grinmir notre Ancêtre est allé se perdre dans les désolations pour gaiement tuer des monstres ? Il s'est sacrifié pour sauver son peuple, voilà pourquoi nous, Tueurs, nous menons cette vie, nous nous sacrifions dans l'optique où chaque créature que nous passons au fil de nos haches ne viennent jamais nuire à l'un de nos frères.» Les deux tueurs regardaient le troisième comme si celui-ci était le Haut Roi lui même, mais l'autre poursuivit. « Nous avons tous nos raisons qui nous ont poussés à devenir ce que nous sommes, mais nous avons un devoir, rendre les montagnes de l'empire des nains aussi sûres qu'elles étaient autrefois. Et pour cela nous devons les purger de toutes les bestioles pouilleuses qui s'y terrent. Quand vous êtes venu me trouver j'ai vu deux tueurs moins bêtes que les autres et qui étaient prêts à faire plus que d'essayer de laver leur honneur. Alors ne me faites pas regretter le fait de vous avoir choisi comme aides dans cette mission. »
Les deux tueurs se rappelaient ce jour où ils avaient rencontré Bardin Poing-d'Acier dans cette taverne de Karak Kadrin, la forteresse des Tueurs. Depuis cinquante ans Bardin parcourait les montagnes pour libérer l'empire en tuant trolls, gobelins et skavens. Et il avait accepté de les emmener avec lui, afin de les former, de leur apprendre comment tuer, comment devenir des guerriers redoutables.
Mais il n'était pas temps de rêver, Bardin leur avait tourné le dos et se dirigeait vers le centre de la tanière. Les grognements se faisaient plus proche, l'odeur devenait insoutenable, puis les grognements cessèrent, remplacés par les crécelles caractéristiques des Manticores qui ont flairées le gibier. Dans une vaste pièce, vestige de l'extraction minière des nains, elles attendaient. Leurs queues de serpent vibraient d'excitation.
La femelle voyaient sa progéniture en place, les impudents nains allaient bientôt lui servir de repas. Ses fils couraient le long des murs de la caverne. Surveillant la seule et unique entrée. Le gibier s'approchait encore, elle voyait de la lumière, elle sentait déjà la viande dans sa gueule. Ses fils aussi. Le premier gibier était à portée, l'instinct fit le reste, les jeunes Manticores bondirent à l'unisson, chacune se préparant à saisir le Tueur. Celui esquiva d'une roulade l'assaut brutal des créatures et distribua quelques coups de haches. Deux des Manticores hurlaient et léchaient leurs plaies. Chargeant dans le groupe de fauves Durak et son compagnon jubilaient, le combat était digne d'un tueur, transcendés par leur maitre, les deux nains jouaient une symphonie sanglante avec leurs armes.
Le femelle voyait la chasse tourner en défaveur de sa meute, ses fils semblaient ne pas venir à bout du gibier, l'odeur du sang de sa race fit ressortir une ancienne sensation, la peur. Un hurlement de mort se fit entendre, un des jeunes venait de se coucher pour l'éternité. L'un après l'autre les Manticores s'inclinaient face à la bravoure des tueurs. La femelle chargea plus pour défendre sa vie que celle de sa descendance. Son élan fut brisé par un monstrueux coup de marteau donné par Imrak, pendant un instant, les runes sur la hache de Durak luisirent et celui ci envoya son arme dans l'abdomen de la créature. Mais une Manticore meurt rarement seule, alors que son coeur touché par l'impact lui signifiait que la fin était arrivée, alors que sa vue s'éteignait dans les ombres, un sursaut de haine parcouru son échine jusqu'à sa queue et son aiguillon mortel et empoisonné. Ne pouvant viser les deux nains auprès d'elle, elle visa celui en retrait. Elle sentit l'aiguillon percer la peau, elle entendit le cri tandis qu'elle basculait dans les ténèbres.
Les deux nains regardaient tristement leur maitre couché contre une stalactite, la blessure qu'il avait au ventre ne lui laissait aucune chance de survie, le poison de la bête courait déjà dans son sang. Du bout des lèvres, le nain dit alors « Jurez moi, jurez moi que vous ne chercherez pas la mort stupidement, mais comme se doivent de le faire de vrais fils de Grinmir.» La voix étouffée par les sanglots qu'ils tentaient de cacher les nains jurèrent. Bardin tendit sa hache à Imrak et dit simplement, « pour toi, » puis tremblant de douleur il parvint à détacher sa chaine en or et la confia à l'autre tueur « pour toi Durak » murmura-t-il dans un souffle. Trop faible pour parler le tueur fit signe à son élève de s'approcher et chuchota. « Durak, ton destin ... n'oublie jamais qui tu es Durak... tu dois cela à ton peuple... c'est le temps du renouveau pour notre empire... je t'ai vu te battre... sois un pilier du renouveau... »
Puis le silence. Bardin avait rencontré son destin. Ce jour là, au fond d'un tunnel repris de haute lutte par les nains, deux tueurs ont versés des larmes pour l'un des leurs.’
Le nain fut réveillé brusquement par Oscar, encore dans son reve, Durak bondit sur sa hachette naine et la plaqua sur la gorge de son compagnon. Mais il se détendit et s’excusa quand il vit qui venait de le réveiller. Dans l’autre pièce, l’humain avait entendu du bruit. Ils allèrent voir et trouvèrent une scène spirituelle, Enrard jouait avec Kében…Ils ont quitté les tunnels bien gardés des grandes mines de fer et ont franchis la frontière, symbolisée par la forteresse de la Porte Sud, le premier bastion de défense. Sans un mot ils avancent, seul le tintement d'une chaine en or que le nain de tête porte de son oreille à son nez tinte légèrement. Quelques pas encore et ils s'arrêtent, tous froncent le nez. L'odeur, la trace visible dans la boue, tous savent qu'ils sont arrivés, ces jours de traque et d'exploration ont portés leurs fruits.
Un tunnel secondaire se trouve près d'eux, l'odeur de pourriture rend l'atmosphère irrespirable. Quelques ossements à l'entrée indique que la bête se terre là près d'eux. Le visage grave, le chef de file inspecte le boyau, prend en main sa lourde hache qu'il soupèse tandis que les autres font de même. Toujours en silence, le nain fixe sa lanterne, pâle soleil dans un monde de ténèbres, à un bandeau de cuir qu'il cale sur son front, écrasant au passage sa crête orange qui lui tient lieu de chevelure. Ses compagnons, Durak et Imrak, affublés du même couvre-chef procèdent au même rituel.
Ils entendent, au loin, les grognements de la bête, une femelle avec ses petits, qui déjà chassent et tuent sans pitié. Imrak sourit, il balance de ses énormes bras un marteau de guerre et dit.
« J'ai rendez vous avec mon destin, et ces fichues manticores vont m'offrir une mort digne. » A peine avait-il prononcé ces mots que le premier le chef de l'expédition lui décocha un coup de poing qui aurait assommé un troll.
« Imrak, tu es plus bête qu'un gobelin » lança-t-il, « si tu veux mourir, pends-toi, crois tu réellement que Grinmir notre Ancêtre est allé se perdre dans les désolations pour gaiement tuer des monstres ? Il s'est sacrifié pour sauver son peuple, voilà pourquoi nous, Tueurs, nous menons cette vie, nous nous sacrifions dans l'optique où chaque créature que nous passons au fil de nos haches ne viennent jamais nuire à l'un de nos frères.» Les deux tueurs regardaient le troisième comme si celui-ci était le Haut Roi lui même, mais l'autre poursuivit. « Nous avons tous nos raisons qui nous ont poussés à devenir ce que nous sommes, mais nous avons un devoir, rendre les montagnes de l'empire des nains aussi sûres qu'elles étaient autrefois. Et pour cela nous devons les purger de toutes les bestioles pouilleuses qui s'y terrent. Quand vous êtes venu me trouver j'ai vu deux tueurs moins bêtes que les autres et qui étaient prêts à faire plus que d'essayer de laver leur honneur. Alors ne me faites pas regretter le fait de vous avoir choisi comme aides dans cette mission. »
Les deux tueurs se rappelaient ce jour où ils avaient rencontré Bardin Poing-d'Acier dans cette taverne de Karak Kadrin, la forteresse des Tueurs. Depuis cinquante ans Bardin parcourait les montagnes pour libérer l'empire en tuant trolls, gobelins et skavens. Et il avait accepté de les emmener avec lui, afin de les former, de leur apprendre comment tuer, comment devenir des guerriers redoutables.
Mais il n'était pas temps de rêver, Bardin leur avait tourné le dos et se dirigeait vers le centre de la tanière. Les grognements se faisaient plus proche, l'odeur devenait insoutenable, puis les grognements cessèrent, remplacés par les crécelles caractéristiques des Manticores qui ont flairées le gibier. Dans une vaste pièce, vestige de l'extraction minière des nains, elles attendaient. Leurs queues de serpent vibraient d'excitation.
La femelle voyaient sa progéniture en place, les impudents nains allaient bientôt lui servir de repas. Ses fils couraient le long des murs de la caverne. Surveillant la seule et unique entrée. Le gibier s'approchait encore, elle voyait de la lumière, elle sentait déjà la viande dans sa gueule. Ses fils aussi. Le premier gibier était à portée, l'instinct fit le reste, les jeunes Manticores bondirent à l'unisson, chacune se préparant à saisir le Tueur. Celui esquiva d'une roulade l'assaut brutal des créatures et distribua quelques coups de haches. Deux des Manticores hurlaient et léchaient leurs plaies. Chargeant dans le groupe de fauves Durak et son compagnon jubilaient, le combat était digne d'un tueur, transcendés par leur maitre, les deux nains jouaient une symphonie sanglante avec leurs armes.
Le femelle voyait la chasse tourner en défaveur de sa meute, ses fils semblaient ne pas venir à bout du gibier, l'odeur du sang de sa race fit ressortir une ancienne sensation, la peur. Un hurlement de mort se fit entendre, un des jeunes venait de se coucher pour l'éternité. L'un après l'autre les Manticores s'inclinaient face à la bravoure des tueurs. La femelle chargea plus pour défendre sa vie que celle de sa descendance. Son élan fut brisé par un monstrueux coup de marteau donné par Imrak, pendant un instant, les runes sur la hache de Durak luisirent et celui ci envoya son arme dans l'abdomen de la créature. Mais une Manticore meurt rarement seule, alors que son coeur touché par l'impact lui signifiait que la fin était arrivée, alors que sa vue s'éteignait dans les ombres, un sursaut de haine parcouru son échine jusqu'à sa queue et son aiguillon mortel et empoisonné. Ne pouvant viser les deux nains auprès d'elle, elle visa celui en retrait. Elle sentit l'aiguillon percer la peau, elle entendit le cri tandis qu'elle basculait dans les ténèbres.
Les deux nains regardaient tristement leur maitre couché contre une stalactite, la blessure qu'il avait au ventre ne lui laissait aucune chance de survie, le poison de la bête courait déjà dans son sang. Du bout des lèvres, le nain dit alors « Jurez moi, jurez moi que vous ne chercherez pas la mort stupidement, mais comme se doivent de le faire de vrais fils de Grinmir.» La voix étouffée par les sanglots qu'ils tentaient de cacher les nains jurèrent. Bardin tendit sa hache à Imrak et dit simplement, « pour toi, » puis tremblant de douleur il parvint à détacher sa chaine en or et la confia à l'autre tueur « pour toi Durak » murmura-t-il dans un souffle. Trop faible pour parler le tueur fit signe à son élève de s'approcher et chuchota. « Durak, ton destin ... n'oublie jamais qui tu es Durak... tu dois cela à ton peuple... c'est le temps du renouveau pour notre empire... je t'ai vu te battre... sois un pilier du renouveau... »
Puis le silence. Bardin avait rencontré son destin. Ce jour là, au fond d'un tunnel repris de haute lutte par les nains, deux tueurs ont versés des larmes pour l'un des leurs.’
Les deux humains décidèrent de parfaire l’entrainement du chat, et quand Oscar demanda au nain s’il voulait se joindre à eux, il refusa poliment. Il avait entendu quelque chose dans la maison et il voulait sécuriser Otto. Il lui semblait entendre des murmures. Durak dégaina sa hache à double tranchant et partit en direction des voix…


