[Taille Tallgott] Initiation
Modérateur : Equipe MJ
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Re: [Taille Tallgott] Initiation
Nos bavardages pas très passionnants, il faut l’avouer, furent coupés nets lors de l’arrivé de Gäbel accompagné des éclaireurs. Leurs expressions et les informations qu’ils apportaient n’envisageaient rien de bon pour les instants avenirs, au moins à présent j’étais sûr d’une chose, l’ermite pas net nous avait rassemblés ici pour une bonne raison.
— Saloperie de mutant. Maugréai-je.
À vrai dire, je ne m’étais pas douté que ça se déroulerait de cette manière, finalement c’était les mutants qui nous avaient débusqués et cela me contrariait. Quoiqu’il advienne, pour le moment nous étions bloqués à l’intérieur de cette baraque de mauvaise facture et je n’avais plus qu’à attendre de subir la suite. Une brusque envie de prendre la fuite me tenailla une fois de plus, fait chier, bordel. Les mots me manquaient et au risque de passer pour un gros benêt je tentais la question suivante.
— On gère ça de quelle façon ? j’veux dire à part foncer dans le tas et les démembrés ?
Autant par curiosité que pour éviter des regards condescendants j’osai à mon tour un œil au travers des planches mal débiter et pas mieux ajustée, un vrai travail de Tiléens. Épiant le moindre mouvement, je resserrais de plus en plus fermement mon emprise sur le manche de mon outil. Tout en écoutant avec intérêt les ordres et les conseils salutaires que mes camarades qui me paraissaient beaucoup plus expérimentés que moi allaient me donner.
— Saloperie de mutant. Maugréai-je.
À vrai dire, je ne m’étais pas douté que ça se déroulerait de cette manière, finalement c’était les mutants qui nous avaient débusqués et cela me contrariait. Quoiqu’il advienne, pour le moment nous étions bloqués à l’intérieur de cette baraque de mauvaise facture et je n’avais plus qu’à attendre de subir la suite. Une brusque envie de prendre la fuite me tenailla une fois de plus, fait chier, bordel. Les mots me manquaient et au risque de passer pour un gros benêt je tentais la question suivante.
— On gère ça de quelle façon ? j’veux dire à part foncer dans le tas et les démembrés ?
Autant par curiosité que pour éviter des regards condescendants j’osai à mon tour un œil au travers des planches mal débiter et pas mieux ajustée, un vrai travail de Tiléens. Épiant le moindre mouvement, je resserrais de plus en plus fermement mon emprise sur le manche de mon outil. Tout en écoutant avec intérêt les ordres et les conseils salutaires que mes camarades qui me paraissaient beaucoup plus expérimentés que moi allaient me donner.
Taille Tallgott, Voie de la foi guerrière.
FOR 10 / END 10 /HAB 10 / CHAR 9 / INT 10 / INI 10 /ATT 10 / PAR 9 / TIR 8 / NA 1 / FOI 7 / 04/65 PV
Le bosquet de l'ermite:
Compétences :
-Sociales: Alphabétisation, Doctrine du culte ( Taal et Rhya ), Méditation.
-Artisanales: Architecture, Travail de la pierre.
-Sylvestres: Camouflage, Orientation.
-Martiales: Coriace, Résistance accrue, Coups puissants, Course à pied.
lien fiche personnage : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_taille_tallgott
« Par la terre, l’arbre et les os. » : Serment courant chez les adeptes de Taal et Rhya.
« Par les Saintes burnes de Taal. » : Serment courant dans la famille Tallgott.
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-Sociales: Alphabétisation, Doctrine du culte ( Taal et Rhya ), Méditation.
-Artisanales: Architecture, Travail de la pierre.
-Sylvestres: Camouflage, Orientation.
-Martiales: Coriace, Résistance accrue, Coups puissants, Course à pied.
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- [MJ] Le Faussaire
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Re: [Taille Tallgott] Initiation
- " Foncer dans le tas ?
- Les démembrer ?
- On fera rien de tout ça, mon grand. On v-
- On va les suivre, les traquer, et les prendre à leur propre jeu. S'ils se sont chargés la caboche comme tu le penses, on peut les disperser, les énerver, à notre avantage.
- Ou on peut se faire décimer un à un sans faire d'-hoh !
- Ta gueule Lufti. Tu sais très bien que c'est ça ou on les laisse paître et blasphémer comme des ânes...
- ... Ou on se fait démembrer, comme dirait l'autre."
Il y eut un silence douteux pendant quelques instants, certains jaugeant les arguments d'autrui, le regard de Taille ou encore l'environnement autour de la cabane. Toute cette équipe hétéroclite semblait bien décousue maintenant qu'ils étaient au complet - et sans mauvais jeu de mots vis-à-vis des vêtements de certain(e)s. Ainsi il y avait sept individus autour de la chaumière actuellement, sans compter l'ex-bâtisseur. Gäbel apparaissait comme le plus grand d'entre eux, et aussi le plus cordial, tandis que l'une des archères - Kat ou Alissen, en principe - semblait nettement plus âgée que le reste, avec ses stries aux coins des yeux, sous le menton, ou encore ses cheveux secs et poivrés.
- " Ehm... On attends quoi ?
- Que tu te taises.
- Hé !
- Assez. Kat, Alissen, le soleil sera levé dans combien de temps ?
- Moins d'une heure. On a fait ce qu'on a pu. S'ils nous trouvent, on doit avoir quitté l'endroit bien avant.
- Ils ne t'ont pas vu ? "
Un regard froid et une moue plate lui servit de réponse.
- " S'ils sont en surnombre, une fuite groupée est inutile.
- Et si l'on grimpait aux arbres ? Les frênes sont encore durs, et les chataîgnes ont à peine poussés par ici, non ?
- On serait une proie facile pour leur chaman, Alissen.
- Attendez, on est même pas sûr qu'ils aient un chaman ! Ils ont peut-être simplement trouvé une réserve de gnôle et se sont empiffrés toute la nuit avec !
- Ils ne nous auraient pas sentis s'ils étaient plein d'alcool. A moins que...
- Non, c'est sorcellerie, je vous le dis.
- Très bien, très bien, on a compris Tsara ...
- On pourrait trouver des épines dans le coin, et les attirer dedans, non ? Quelqu'un a vu des ronce-le-sang dans le coin ? Toi, non ? "
La-dite Alissen pointait son menton vers le bâtisseur, tout en gardant les bras croisés.
- " Trouver des ronces-le-sang, en moins d'une heure ?!
- S'ils sont accompagnés d'un chaman, ils reconnaitront la plante. Ils contourneront par les fourrés.
- De toute façon, on ne peut pas les attaquer de front. Leur nombre joue en leur faveur si on les charge en bloc. Avec ou sans chef, ce ne sont que des bêtes - des bêtes qui aiment courir.
- On pourrait les forcer à nous traquer. Une fois divisés, on aurait qu'à les cueillir. "
Elzie et Tsara opinèrent du chef, sans un mot de plus.
- " Nan, je pense qu'on peut leur tendre une embuscade près d'un fourré ou d'un tallus. Chaman ou pas, ils pourront pas sentir les flèches venir...
- ... Et on pourra se mettre en hauteur, et les coincer de tous cotés. "
Jorma se rangea aux cotés de Kat, suivi d'Alyssen, qui n'avait pas détourné le regard d'un millimètre depuis qu'elle avait interrogé le jeune Tallgott.
- " Ton avis, Herr Taalite ? C'est toi qui les a vu de plus près, après tout. Tu as sans doute une idée, ou un avis. "
Gäbel repoussa le tabouret à ses pieds, s'appuyant sur la table pour mieux s'adresser au seul nouveau-venu de toute cette équipe dépareillée. Durant la discussion, chacun avait gardé ses armes en main, ou s'était occupé de rattacher ses affaires sur une épaule ou sur son dos, afin de ne rien laisser en retrait, ou pire, au hasard. Lufti avait enfin choisi entre son arc et sa lance, préférant la seconde, tandis qu'Elzie avait gardé les yeux rivés sur l'extérieur, ramassant dés et ustensiles à l'aveugle, tout en oubliant encore une fois de resserrer les coutures défraichies de son chemisier de russet - sans doute était-ce parce qu'elle avait la tête ailleurs... Mais alors, les six autres aussi, puisque personne ne lui avait fait remarquer !
Quoi qu'il en soit, Gäbel s'était entièrement redressé, et attendait une réponse...
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
...
Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
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- Taille Tallgott
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Re: [Taille Tallgott] Initiation
- « Ton avis, Herr Taalite ? C’est toi qui les as vus de plus près, après tout. Tu as sans doute une idée, ou un avis. »
Arff, je n’y connaissais rien moi en stratégie guerrière, puis avec la nuit que je venais de passer j’avais un peu de mal à réfléchir convenablement. je regardais Gäbel droit dans les yeux en tenant fermement mon marteau.
— Bha, vu l’effet qu’un peu de cette fumée m’a fait, je n’imagine pas l’état de leurs caboches. Je les ai bien observés, mais pas moyen de me souvenir de leurs nombres, ni de quoique se soit d’utile.
— De toute façon, ces saloperies n’ont pas leurs places ici, ils souillent notre forêt et d’une manière ou d’une autre il faut les exterminer.
— Comme dit Tsara, on devrait peut-être bien leur tendre une embuscade , les énerver , les chasser. Du moment qu’on arrive à garder l’initiative, ça devrait bien se passer.
Découvrir autant de monde d’un coup me paraissait bizarre, ses dernières semaines de solitude avec Rudolf m’avaient quelque peu fait oublier la sociabilité, et ça ne m’avait pas mécontenté. C’est tout de même bien plus simple de rester seul dans un coin de la sylve, de profiter de ce que nous procure Taal et Rhya quotidiennement et de ne pas avoir besoin de discuter. Quoique la vue de ses quelques personnes du sexe opposé n’était pas vraiment déplaisante, il faut bien l’admettre.
Mais là, c’était très important de ne pas déconner, ce n’était pas le moment de se laisser distraire par un décolleté.
On avait affaire à nos pires ennemis, et j’avais la chance d’avoir déniché des camarades qui me semblait plus ou moins équilibrée mentalement et efficace. Aussi j’agrippais le manche de mon marteau et me préparait pour ce qui allait suivre sous peu.
Arff, je n’y connaissais rien moi en stratégie guerrière, puis avec la nuit que je venais de passer j’avais un peu de mal à réfléchir convenablement. je regardais Gäbel droit dans les yeux en tenant fermement mon marteau.
— Bha, vu l’effet qu’un peu de cette fumée m’a fait, je n’imagine pas l’état de leurs caboches. Je les ai bien observés, mais pas moyen de me souvenir de leurs nombres, ni de quoique se soit d’utile.
— De toute façon, ces saloperies n’ont pas leurs places ici, ils souillent notre forêt et d’une manière ou d’une autre il faut les exterminer.
— Comme dit Tsara, on devrait peut-être bien leur tendre une embuscade , les énerver , les chasser. Du moment qu’on arrive à garder l’initiative, ça devrait bien se passer.
Découvrir autant de monde d’un coup me paraissait bizarre, ses dernières semaines de solitude avec Rudolf m’avaient quelque peu fait oublier la sociabilité, et ça ne m’avait pas mécontenté. C’est tout de même bien plus simple de rester seul dans un coin de la sylve, de profiter de ce que nous procure Taal et Rhya quotidiennement et de ne pas avoir besoin de discuter. Quoique la vue de ses quelques personnes du sexe opposé n’était pas vraiment déplaisante, il faut bien l’admettre.
Mais là, c’était très important de ne pas déconner, ce n’était pas le moment de se laisser distraire par un décolleté.
On avait affaire à nos pires ennemis, et j’avais la chance d’avoir déniché des camarades qui me semblait plus ou moins équilibrée mentalement et efficace. Aussi j’agrippais le manche de mon marteau et me préparait pour ce qui allait suivre sous peu.
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- [MJ] Le Faussaire
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Re: [Taille Tallgott] Initiation
- Et on se rejoint comment ?
- T'as peur de te perdre, c'est ça ?
- Non, juste pas envie de retrouver ta face sur une pique.
- T'aura qu'à sonner quand tu nous entendra. Ça attirera tout le monde"
Gäbel opina du chef, se redressa, et sortit immédiatement de la cabane. Quasiment tout le monde lui emboita le pas, à l'exception de Lufti, qui avait renversé ses dés en voulant les ranger dans une poche. Une fois dehors, tous pouvaient apprécier la fine bruine qui enveloppait encore le sol et les troncs, et qui n'allait pas tarder à se transformer en rosée matinale. Il ne restait en effet que peu de temps avant le lever du soleil, ou plutôt avant que le soleil ne s'extirpe au-delà de la végétation alentours. S'ils n'avaient pas été si pressés par les événements, peut-être que chacun aurait pu profiter de ces instants éphémères pour prier, se détendre, ou même méditer. Mais un troupeau les en empêchait. Un troupeau de bêtes folles, avilissantes, dégradant tout sur leur passage, y compris le voyage de notre cher bâtisseur.
Tandis que Gäbel donnait d'autres instructions aux pisteurs du jour, c'est Jorma qui prit la tête du trio en retrait.
- "Faut faire vite. On doit s'éloigner d'ici, trouver un coin, et pas perdre les autres. Allez !"
Il fit un signe de main, et se mit au trot. Elzie s'écarta de quelques mètres avant de le suivre, guettant les hauteurs à chaque foulée.
Au bout de quelques minutes à osciller entre les conifères et les fourrés de feuilles épaisses, ils tombèrent tous les trois sur un appenti assez rude, oû le terrain avait visiblement glissé il y a quelques temps. L'endroit était plutôt à découvert, mais la pente soudaine formait une sorte de chanfrein ou de bosse suffisamment haute pour dissimuler un individu en bas de celle-ci. Cette rupture s'étendait sur plusieurs dizaines de mètres, avant de s'effacer contre une minuscule paroi rocheuse, tachetée de mousse. La végétation s'était visiblement adaptée au relief depuis longtemps puisque des racines, des troncs allongés et des buissons étaient répandus au hasard autour de cet endroit.
- " Ici sera bien. Maintenant faut fouiller. T'as qu'un marteau, alors fais ce que tu veux. Elzie, descends doucement."
Jorma commença à grimper sur un des arbres pour en tailler les branches basses, tandis qu'elle s'enfonçait dans un buisson proche. La tête dans les ramures et les enchevêtrements d'épines, sa voix prenait un ton plus résonnant, plus caverneux.
- " Je pense avoir vu des mâle-fougère dans le coin, j'espère qu'elles ne sont pas trop jeunes. Tu as toujours ton bol, s'il te plaît ? Il faudra les écraser avant qu'ils arrivent.
Elle se tourna vers l'acrobate en herbe.
- Si tu vois des datura, tu les garde dans un coin, mais pas par terre, d'accord ?
- Oui oui, j'ai compris-hh"
Ils passèrent ainsi la majorité du temps restant à remuer ciel et terre en quête d'astuces et de plantes utiles, ou dans le cas de Taille, à aménager une sorte de camouflage.
Soudainement, il y eut un bruit sourd, suivi d'un grognement de Jorma. Ce gaillard venait de s'écrouler au sol, tombant de son perchoir oû il était en train de tailler à la hâte des pointes et des petits javelots.
- "Jorma ?
- Hm-hm, j'ai rien. Saleté de boule-
- Jorma !
- Quoi ?
- T'as fait fuir les geais !
- Oui-oh, ça va, il vaut mieux pour eux de partir maintenant avant que ça barde, hein"
Elzie n'eût aucun autre argument à apporter, se concentrant plutôt sur son bol et mortier en bois, où elle écrasait des baies jaunâtres et des feuilles issues de sa sacoche. Et en effet, la chute du trappeur avait provoqué l'agitation de tout un tas d'oiseaux proches, sans doute encore assoupis par les températures nocturnes de la veille. Désormais, les hautes-branches piaillaient, craquaient de-ci de-là, et se vidaient de toute présence emplumée.
Au bout de quelques minutes, Jorma commença à planter les branches taillées autour des différentes cachettes désignées par ses compères. Une fois ceci fait, la jeunette commença à les enduire de sa mixture, badigeonnant les pointes avec ses mains, tout en veillant bien à ne pas se toucher le visage. S'adressant à Taille, elle lui intima :
- "Fais bien attention à les agripper au centre. Tu va passer un mauvais moment si tu te frottes avec cette pommade.
- Mauvais quart d'heure, ouais. Mais eux, ils le méritent bien."
Les bruits d'oiseaux ne cessant pas, Jorma se retourna vers la butte, mains à la ceinture :
- "Ça fait quand même beaucoup de geais, là ...
- Jorma, la corne !"
Ainsi, leurs préparatifs avaient été trop longs, trop studieux. Ainsi, ils n'avaient pas fait attention aux mouvements des environs, aux bruits des branches et des bêtes diurnes qui auraient dû les prévenir. Lorsque Jorma souffla un appel, il y eut une réponse presque immédiate, venant du sommet de la butte, ou peut-être d'un peu plus loin.
- "AZAT NA KAAM !"
- A gauche ! A gauche !
- Lufti, ici ! LUFTI !
Les voix venaient des deux cotés en même temps, le ton brut de Gäbel, les cris secs de Kat, le grondement proche. Alyssen apparut en haut de la pente, arc en main, adossée à un arbre.
- "Ils arriiiivent !
- Shaman ! Ils-ont-un-shaman !
- Je.. t'l'avais... dit, imbécile !
- Qu'est-ce qu'on fait ?
- Grimpez, ou couchez-vous là ! Ils sont à dix pas..."
Et en effet, à peine tout le groupe s'était-il réuni en bas du talus que l'on entendait des bruits de reniflements, des grognements de bouc, de buffle, des glapissements, des chocs, des mots gutturaux. Le reste s'était passé en une seconde. Alyssen et Tsara étaient blessées aux cuisses, Lufti était trempé jusqu'aux os, tandis que Gäbel avait désormais une chevelure de lion, dressée de toute part. Jorma s'était jeté au sol dans un recoin, emportant les deux blessées avec lui. Lufti était monté d'un bond dans un mélèze, tandis qu'Elzie et Kat s'étaient assises tant bien que mal aux premières branches d'un sapin. Gäbel et Taille étaient, quant à eux, seuls dans leur cachette de fortune, les yeux rivés sur la butte.
- Bubh'osh daütus u-azat !
- Azaaaat ! Azaaaat !
- Nu gimb ul ! Azat ul !
- Ahuuuuul !
Les secondes s'écoulaient désormais au compte-gouttes, un peu comme la sueur froide qui enveloppait désormais le jeune taalite. Les bêtes étaient toutes proches, à quelques mètres peut-être, de l'autre coté de la pente. Elles étaient bruyantes, sauvages dans leur paroles, dures avec les mots. On aurait dit qu'elles râlaient toutes du fond de leur gorge, comme si leurs langues étaient incapables de syllabes, comme si leurs voix était issues d'un gouffre rocailleux. Et puis il y eut les pas. Les sabots qui s'entrechoquent, les craquements des brindilles, le souffle d'un museau. Quelque chose les avait réduit au silence, tous sauf un, qui reniflait et qui grognait horriblement.
Tout à coup, sans raison, une tête apparut au sommet de la butte. Une tête grise, plissée, couverte de long poils ruisselants d'encre et de bave. Une tête enragée, pourvue de cornes torsadées et de deux billes de verre brûlant. La tête s'élevait, pas à pas, reniflant l'air en montrant les dents. Désormais, elle avait un buste, un thorax gonflé, noueux, couvert de chair striée et de tracés. Les tatouages, bien qu'incolores, semblaient accentuer le puissant relief de la créature et ainsi augmenter cette sensation, cette adrénaline qu'elle semblait incarner à chaque mouvement.
- Kah-tu !
- Azaaaaat !
- Mirdautas vras.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
...
Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
...
Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>
- Taille Tallgott
- PJ
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Re: [Taille Tallgott] Initiation
Soit, nous avions beaucoup trop pinaillé, soit les autres avaient été trop rapides, je ne sais pas, mais cette fois on y était. Tout s’était passé très vite et le manque d’agilité de Jorma y était pour beaucoup, en effet le bougre avait troublé notre vigilance en même temps que celle de la sylve.
Par conséquent, nous n’avions obtenu que quelques poignées de secondes pour nous installer au mieux et j’avais à peine eu le temps de rejoindre ma cachette improvisée que le cor sonnait pour attirer les vermines dans notre piège. Dissimulé en avant de nos positions, j’eus la possibilité d’effectuer le recensement de mes nouveaux compagnons qui revenaient de la poursuite, un, blessé ? Deux, blessés ? Bordel, trois, trempées ? Quatre, cinq, parfait, il se planque de la même manière que moi il ne reste plus qu’à voir comment la suite va se dérouler. Le compte y est !
À cet instant, je ne savais pas si le reste de ma troupe avait découvert ma situation, mais je me gardais de faire le moindre mouvement, ou le moindre son qui pourrait trahir ma position. Cette fois, on y est.
Elles étaient là, ses saletés puantes, toutes proches, j’entendais leurs souffles et le bruit de leurs immondes sabots mutés souillant le sol sacré de Taal et Rhya. Alors que je m’imaginais en train d’accrocher leurs corps sans vie et mutilés aux arbres, je fus tiré de ma rêverie par un hurlement bestial incompréhensible. C’est à ce moment que je me rendis compte de la gravité de la situation dans laquelle je me m’était fourré.
Malgré mes convictions, je n’étais rien d’autre qu’un apprenti de cette nouvelle vie et des sueurs froides commençaient à perler le long de mon front et l’adrénaline commençait à affluer en moi. L’affrontement était inévitable, il était proche tellement proche que mon cœur commençait à battre à vive allure, poussant mes mains calleuses à se crisper de plus en plus sur le manche de mon outil de prédilection. Je conjurais profondément Rhya pour qu’il puisse, continuer de bâtir un avenir meilleur.
Surtout ne pas céder à la panique, ne pas sortir en hurlant, et foncer dans le tas comme un Ulricain non plus. Se retenir, songer de la même manière qu’un arbre, et intervenir comme un griffon au moment opportun, agir avec la brutalité de Taal, sans aucune pitié aucune. Mais il me fallait surtout être intelligent, on ne sait pas de quoi est capable leur chaman, il nous faut patienter et prier Taal pour que l’embuscade réussisse au mieux. Les dés étaient ainsi jetés pour le destin de notre troupe.
Recroquevillé sous mon couvert, je tentais de canaliser au mieux les émotions contradictoires qui continuaient de se déverser en moi pour rester le plus calme possible, être patient, être discret, attendre le bon moment. Comme un pécheur ferrant un poisson, le bon moment, le bon moment pour sortir de ma cachette et frapper. La surprise devait être totale et les coups que j’assènerais seraient puissant et viseront en priorité les caricatures de tête de ses immondices du chaos. Si leur chaman avançait le premier et que nos archers le blessait, je serais le premier à bondir de mon terrier pour mettre fin à sa parodie d’existence.
Mais en attendant, il me fallait être patient, et ne pas faire la moindre erreur qui pourrait compromettre ma position et mes intentions.
Par conséquent, nous n’avions obtenu que quelques poignées de secondes pour nous installer au mieux et j’avais à peine eu le temps de rejoindre ma cachette improvisée que le cor sonnait pour attirer les vermines dans notre piège. Dissimulé en avant de nos positions, j’eus la possibilité d’effectuer le recensement de mes nouveaux compagnons qui revenaient de la poursuite, un, blessé ? Deux, blessés ? Bordel, trois, trempées ? Quatre, cinq, parfait, il se planque de la même manière que moi il ne reste plus qu’à voir comment la suite va se dérouler. Le compte y est !
À cet instant, je ne savais pas si le reste de ma troupe avait découvert ma situation, mais je me gardais de faire le moindre mouvement, ou le moindre son qui pourrait trahir ma position. Cette fois, on y est.
Elles étaient là, ses saletés puantes, toutes proches, j’entendais leurs souffles et le bruit de leurs immondes sabots mutés souillant le sol sacré de Taal et Rhya. Alors que je m’imaginais en train d’accrocher leurs corps sans vie et mutilés aux arbres, je fus tiré de ma rêverie par un hurlement bestial incompréhensible. C’est à ce moment que je me rendis compte de la gravité de la situation dans laquelle je me m’était fourré.
Malgré mes convictions, je n’étais rien d’autre qu’un apprenti de cette nouvelle vie et des sueurs froides commençaient à perler le long de mon front et l’adrénaline commençait à affluer en moi. L’affrontement était inévitable, il était proche tellement proche que mon cœur commençait à battre à vive allure, poussant mes mains calleuses à se crisper de plus en plus sur le manche de mon outil de prédilection. Je conjurais profondément Rhya pour qu’il puisse, continuer de bâtir un avenir meilleur.
Surtout ne pas céder à la panique, ne pas sortir en hurlant, et foncer dans le tas comme un Ulricain non plus. Se retenir, songer de la même manière qu’un arbre, et intervenir comme un griffon au moment opportun, agir avec la brutalité de Taal, sans aucune pitié aucune. Mais il me fallait surtout être intelligent, on ne sait pas de quoi est capable leur chaman, il nous faut patienter et prier Taal pour que l’embuscade réussisse au mieux. Les dés étaient ainsi jetés pour le destin de notre troupe.
Recroquevillé sous mon couvert, je tentais de canaliser au mieux les émotions contradictoires qui continuaient de se déverser en moi pour rester le plus calme possible, être patient, être discret, attendre le bon moment. Comme un pécheur ferrant un poisson, le bon moment, le bon moment pour sortir de ma cachette et frapper. La surprise devait être totale et les coups que j’assènerais seraient puissant et viseront en priorité les caricatures de tête de ses immondices du chaos. Si leur chaman avançait le premier et que nos archers le blessait, je serais le premier à bondir de mon terrier pour mettre fin à sa parodie d’existence.
Mais en attendant, il me fallait être patient, et ne pas faire la moindre erreur qui pourrait compromettre ma position et mes intentions.
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-Artisanales: Architecture, Travail de la pierre.
-Sylvestres: Camouflage, Orientation.
-Martiales: Coriace, Résistance accrue, Coups puissants, Course à pied.
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« Par la terre, l’arbre et les os. » : Serment courant chez les adeptes de Taal et Rhya.
« Par les Saintes burnes de Taal. » : Serment courant dans la famille Tallgott.
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Re: [Taille Tallgott] Initiation
De derrière la bute, trois têtes charnues et sauvages se joignirent au satyre noir. Toutes trois étaient plus proches de l'humain que du monstre, mais ils avaient chacun des traits sauvages, bruts, bestiaux : Celui-là avait un museau de chien, celui-ci une demi-douzaine de petites pointes sur le crâne, celui-là avait une toison brune jusqu'au menton, etc. Tous hurlèrent à l'unisson en réponse à la première bête, se ruant tête en avant jusqu'au sommet de la butte. Deux d'entre eux s'annoncèrent arcs en main, tandis que le dernier collait aux basques du premier, armé d'épées dans chaque main. Ils foncèrent tous les quatre en avant, bouche ouverte, le nez en l'air, comme des chevreuils. Les quelques pas de coté que fit la bête tatouée suffirent au groupe de forestiers pour lancer les hostilités de leur coté.
Trois traits volèrent en direction d'un archer, éraflant l'épaule et croisant le bois avec l'os. Lufti s'élança en premier, contournant d'un bond le quatuor dispersé pour empaler le même archer. Un javelot fusa juste au-dessus de Taille - enfin, de sa cachette -, sans grand effet. D'un coup, le tatoué pivote dans sa course, racle ses ongles jaunâtres sur sa chair ciselée et rebrousse chemin. Un hirsute se jette ventre-à-terre dans son dos, mélangeant sa voix aux cris des environs. L'instant d'après, sa veste s'imbibe de cramoisi, quelque chose éclate, et un râle désarticulé se répand devant eux. Gäbel assène des coups par dizaines, mêlant tailles, estocs, coups de genoux et coup de têtes pour repousser ses deux opposants. Un trait le paralyse un instant, ou bien est-ce une lame en trop qui s'enfonce ?
En haut de la pente, le pisteur précédemment si bavard virevolte autour des archers, encerclant l'un jusqu'à le désorienter.
- "Gurz agh grish ! Nuuu..."
- Hët ! Hët-hët-hët-hhh !
- Na-Dri ! Dri !
- Gäbel !
D'autres lances s'envolent, en réponse aux flèches. D'autres cris se suivent et se répondent, tandis que les coups pleuvent et se mélangent. Les effluves fluent et refluent sans annonce, pulsant dans les moindres recoins des bêtes, parant les tatouages du plus sombre d'une couleur ambre presque cuivrée. Voilà qu'il exulte, crachant au visage de Gäbel entre les assauts, frappant ses cuisses, gonflant le dos, griffant ses côtes. Notre bâtisseur sursaute, surpris par ses pulsions. Visiblement oublié de tous, il écrase une épaule détournée. Malgré toutes les chairs à-nu et le sang versé, aucune peur ne se ressent dans l'air. Les branches continuent de trembler, les feuilles de craquer, mais rien ne vient troubler les humeurs âcres du conflit.
La bête noire est désormais sans armes, mais ses mains calleuses sont devenues des pattes larges et griffues, plates et puissantes, qui encastrent la peau à chaque impact. Un des archers s'échappe d'un bond, désormais entre les arbres et les javelots badigeonnés de jaune. Le bois résonne, mais ne rompt toujours pas. D'un mouvement de tête, Gäbel remarque Taille et se replace, mais une main acérée le cueille sous le bras juste avant. Désormais sans arme, il recule et repousse d'une botte son assaillant. Le bâtisseur encaisse sans problème, mais c'est un craquement rocailleux qui vient conclure la passe d'armes.
Lorsqu'il rouvre les yeux, il manque de s'effondrer en arrière, puisqu'on le tire de force, à-demi étranglé par une manchette précipitée.
-"Gh!
- Tsara, réponds-moi !
- Dri ! Dri !
- Combien ?
- Elzie, ici !
- Vous êtes aveugles ?!
- Ta gueule et aide-moi !"
Les bêtes avaient reculés. Trois s'étaient effondrées, pour ne plus jamais se relever. Pourtant, tous étaient encore plus agités, comme si quelque chose avait cloché. En balayant du regard, tous étaient encore en vie - en sueur, mais en vie. Gäbel était réapparu au sol, sur le dos, une flèche dans le ventre, couvert d'une couche brune et matte malgré les multiples entailles qui le couvrent. Il croisait et décroisait ses bras en les claquant sur ses membres et sur son torse, tout en râlant quelques syllabes sourdes. Lufti était impossible à suivre, oscillant entre tous et parlant à la va-vite à chacun.
Selon lui, dans le meilleur des cas, il leur restait quelques secondes avant de devoir retourner à la charge. Dans le pire...
D'autres têtes se formèrent au sommet de la butte, mais aussi sur les cotés. Il y en avait une demi-douzaine cette fois, mais aucune noire-toison à signaler.
- "Qu'est-ce qu'on fait ?"
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
...
Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
...
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- Taille Tallgott
- PJ
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Re: [Taille Tallgott] Initiation
En quelques instants, mon premier véritable combat face au mal qui rongeait notre environnement venait de s’engager.
Sur le coup, j’avais très clairement eu le sentiment que notre embuscade avait avorté et qu’il me faudrait patienter jusqu’au dénouement de l’échauffourée afin d’avoir un avis extérieur. Surtout de la part de ceux qui étaient grimpés aux arbres. Ils possédaient certainement un meilleur point de vue que moi…
Cela dit à ce moment même mes questionnements ne m’étaient d’aucune utilité, tout s’était passé très vite. J’eus surtout l’impression que le guet-apens se transforma trop rapidement en une sorte de bagarre de taverne sans stratégie aucune, en plus sérieux bien entendu. La violence qui se déroulait sous mes yeux me prouvait qu’il n’y avait rien d’enfantin dans tout ça et les deux factions qui s’affrontaient ne ressentaient rien d’autre que de la haine l’une envers l’autre. En fin de compte, peut-être que c’était juste que mon manque de savoir martial m’empêchait de réellement comprendre ce qu’il se passait autour de moi. Y survivre devait devenir une priorité, car un nombre incalculable de ses créatures souillait à chaque instant le royaume de Taal et Rhya et pour moi le rôle des Taalite était de purger la forêt de toute forme de corruption.
Les plus furieux de mes compagnons se ruèrent en avant pour affronter les hommes bêtes et des projectiles commencèrent à voler en tout sens. Gäbel et Lufti furent les premiers à pousser le traquenard jusqu’au corps à corps. En quelques secondes, le courroux des forestiers s’abattit sur leurs ennemis jurés. Je ne pouvais pas voir où Lufti s’était dirigé puisqu’il avait dépassé ma cachette de fortune dans son élan, mais j’avais pu remarquer une certaine volonté sur son visage avant qu’il ne quitte mon champ de vision. Le Lufti naguère jovial et bavard s’était subitement transformé en un animal de proie.
Devant moi, j’observais à présent Gäbel ferrailler comme il le pouvait face à la bête à la fourrure noire. Celle-ci me semblait être leur chaman. La charge avait été des plus violente et le monstre en perdit son arme, une sorte de hache à long manche ainsi qu’une bonne quantité de sang sombre et épais éclaboussèrent les alentours.
Une autre créature montée sur des genres de sabots de chèvres s’invita dans le duel. Le mutant aux deux lames qui raclaient le sol tellement ses bras étaient longs se jeta sur Gäbel manquant son coup et provoquant par la même occasion une gerbe d’étincelle en cabossant son épée sur un rocher dépassant de l’humus.
Désormais, deux de ses ordures du chaos avaient atteint Gäbel et le malmenaient, les projectiles continuaient à fuser au-dessus de mon couvert, flèches et javelots se croisaient cherchant la viande de leurs extrémités garnie de poisons.
C’était le moment d’agir, si je ne faisais rien Gäbel allait y rester à coup sûr, aussi je me relevais le souffle alourdi par l’excitation et je fonçais tout droit sur ma cible. Une véritable parodie humaine, un être sortit des pires cauchemars de l’humanité, une saloperie de souillure du chaos. Elle possédait une tête de bélier et ses bras étaient beaucoup trop longs ce qui faisait trainer ses épées sur le sol. Cette vision restait abjecte, dégueulasse, je me devais de mettre un terme à son existence coûte que coûte.
Je m’élançais ainsi, avec tout l’élan qui m’était réalisable, en relevant mon marteau aussi haut que possible cherchant à broyer ce qui lui servait de crâne. Mais au dernier moment, un léger mouvement de la bête le fit s’écraser un peu plus bas. Un coup de marteau rageur concassa l’épaule de la bestiole, qui poussât un couinement de douleur, lui faisant lâcher l’une de ses lames. L’abomination était désormais désarmée, mais elle persévérait dans sa lutte en griffant Gäbel frénétiquement avec ses doigts trop longs.
Les javelots continuaient de foncer par-dessus de nous, cherchant des cibles. Malgré tout, je ne pris pas le temps de me retourner. Au risque de me faire attaquer par-derrière à mon tour. Cependant, quelque chose clochait et des cris commençaient à se faire entendre de l’autre côté de la butte… La bataille se poursuivait et mon marteau frappa de nouveau l’arme de mon opposant, qui se brisa sous le choc. Envoyant une myriade d’éclats de métal de mauvaise facture qui me volèrent en plein visage. Tout me parut très calme à ce moment et mes oreilles captèrent des craquements de branches mortes venant de toutes les directions…
Je fus soudainement détaché de ma stupeur lorsque Lufti sortit de nulle part. Il surina sans pitié le gor qui me faisait face et sans perdre une seconde, il m’attrapa dans sa course effrénée en me trainant en arrière, derrière la bute. C’est à cet instant que je pus apercevoir le chaman à la toison noir s’échapper en détalant de l’autre côté du talus.
— Lâche-moi Lufti ! Bordel ! il s’enfuit !
Mais il était trop tard et la bête avait disparu de mon champ de vision, en fait toutes les bestioles semblaient avoir reculé. Trois de ses saletés gisaient au sol, leur sang noirâtre et gluant souillant la forêt sacrée, par Taal ! Ces immondices s’étaient enfin effondrées pour ne plus jamais se relever. Ma joie fut de brève durée, le souffle court, alors que j’admirai les cadavres de ces vermines, je pus apercevoir d’autres têtes mutantes se former au sommet de la butte, mais aussi sur les côtés. Il y en avait une demi-douzaine cette fois, mais le chaman semblait avoir quitté les lieux, dommage que je n’avais pas eu la chance d’écraser sa vilaine face de mutant.
— « Qu’est-ce qu’on fait ? » me fit Lufti
— Bordel, on l’avait presque ! Sa putain de tête devrait être défoncée à coup de marteau !
Je jetais un rapide coup d’œil vers mes alliés, aucun ne paraissait manquer à l’appel, bien que Gäbel avait l’air salement amoché. Tsara et Alyssen étaient elles aussi blessées depuis leur arrivé et l’échauffourée ne leur avait apparemment gère laisser le temps de se rafistolés. La situation n’était pas désespérée à mes yeux, mais indéniablement, elle n’était pas bonne, et le vin pouvait à tout moment tourner au vinaigre.
Il ne nous restait que quelques secondes avant de devoir retourner à la charge, et si j’avais bien pigé la question de Lufti c’était à moi de décider si on y retournait. Mais bordel, j’en sais rien moi, c’est la première fois que je me bats pour ma vie et la paix de Taal et Rhya.
Je n’avais très clairement pas le temps de tergiverser, mais je demeurais sûr d’une chose. Si on prenait nos jambes à nos cous, Tsara et Alyssen qui étaient atteintes aux cuisses allaient y passer, elles ne pourraient pas nous suivre longtemps dans ces conditions. Et l’état de Gäbel était préoccupant, ses cheveux étaient hérissés comme je n’avais jamais vu ça, et ses plaies étaient vraiment inquiétantes.
— En formation défensive, on reste à couvert de leurs putains d’archer, on les tient au maximum à distance, faut que nos blessés puissent souffler un coup.
— Ça va le faire ou pas ? On leur montre qu’on a de belles paires de burnes !
Il y a quelques semaines, mon truc c’était de creuser des tranchées et de relever des palissades autour des hameaux de la région. Bordel, je n’avais pas la moindre idée de ce que pouvait bien être une formation défensive, mais bon, ça me paraissait logique sur le coup.
— Allez bande de bâtards ! Elle est passée où votre fiotte de Chaman ? Ramenez-moi ses miches et qu’on en finisse !
Sur le coup, j’avais très clairement eu le sentiment que notre embuscade avait avorté et qu’il me faudrait patienter jusqu’au dénouement de l’échauffourée afin d’avoir un avis extérieur. Surtout de la part de ceux qui étaient grimpés aux arbres. Ils possédaient certainement un meilleur point de vue que moi…
Cela dit à ce moment même mes questionnements ne m’étaient d’aucune utilité, tout s’était passé très vite. J’eus surtout l’impression que le guet-apens se transforma trop rapidement en une sorte de bagarre de taverne sans stratégie aucune, en plus sérieux bien entendu. La violence qui se déroulait sous mes yeux me prouvait qu’il n’y avait rien d’enfantin dans tout ça et les deux factions qui s’affrontaient ne ressentaient rien d’autre que de la haine l’une envers l’autre. En fin de compte, peut-être que c’était juste que mon manque de savoir martial m’empêchait de réellement comprendre ce qu’il se passait autour de moi. Y survivre devait devenir une priorité, car un nombre incalculable de ses créatures souillait à chaque instant le royaume de Taal et Rhya et pour moi le rôle des Taalite était de purger la forêt de toute forme de corruption.
Les plus furieux de mes compagnons se ruèrent en avant pour affronter les hommes bêtes et des projectiles commencèrent à voler en tout sens. Gäbel et Lufti furent les premiers à pousser le traquenard jusqu’au corps à corps. En quelques secondes, le courroux des forestiers s’abattit sur leurs ennemis jurés. Je ne pouvais pas voir où Lufti s’était dirigé puisqu’il avait dépassé ma cachette de fortune dans son élan, mais j’avais pu remarquer une certaine volonté sur son visage avant qu’il ne quitte mon champ de vision. Le Lufti naguère jovial et bavard s’était subitement transformé en un animal de proie.
Devant moi, j’observais à présent Gäbel ferrailler comme il le pouvait face à la bête à la fourrure noire. Celle-ci me semblait être leur chaman. La charge avait été des plus violente et le monstre en perdit son arme, une sorte de hache à long manche ainsi qu’une bonne quantité de sang sombre et épais éclaboussèrent les alentours.
Une autre créature montée sur des genres de sabots de chèvres s’invita dans le duel. Le mutant aux deux lames qui raclaient le sol tellement ses bras étaient longs se jeta sur Gäbel manquant son coup et provoquant par la même occasion une gerbe d’étincelle en cabossant son épée sur un rocher dépassant de l’humus.
Désormais, deux de ses ordures du chaos avaient atteint Gäbel et le malmenaient, les projectiles continuaient à fuser au-dessus de mon couvert, flèches et javelots se croisaient cherchant la viande de leurs extrémités garnie de poisons.
C’était le moment d’agir, si je ne faisais rien Gäbel allait y rester à coup sûr, aussi je me relevais le souffle alourdi par l’excitation et je fonçais tout droit sur ma cible. Une véritable parodie humaine, un être sortit des pires cauchemars de l’humanité, une saloperie de souillure du chaos. Elle possédait une tête de bélier et ses bras étaient beaucoup trop longs ce qui faisait trainer ses épées sur le sol. Cette vision restait abjecte, dégueulasse, je me devais de mettre un terme à son existence coûte que coûte.
Je m’élançais ainsi, avec tout l’élan qui m’était réalisable, en relevant mon marteau aussi haut que possible cherchant à broyer ce qui lui servait de crâne. Mais au dernier moment, un léger mouvement de la bête le fit s’écraser un peu plus bas. Un coup de marteau rageur concassa l’épaule de la bestiole, qui poussât un couinement de douleur, lui faisant lâcher l’une de ses lames. L’abomination était désormais désarmée, mais elle persévérait dans sa lutte en griffant Gäbel frénétiquement avec ses doigts trop longs.
Les javelots continuaient de foncer par-dessus de nous, cherchant des cibles. Malgré tout, je ne pris pas le temps de me retourner. Au risque de me faire attaquer par-derrière à mon tour. Cependant, quelque chose clochait et des cris commençaient à se faire entendre de l’autre côté de la butte… La bataille se poursuivait et mon marteau frappa de nouveau l’arme de mon opposant, qui se brisa sous le choc. Envoyant une myriade d’éclats de métal de mauvaise facture qui me volèrent en plein visage. Tout me parut très calme à ce moment et mes oreilles captèrent des craquements de branches mortes venant de toutes les directions…
Je fus soudainement détaché de ma stupeur lorsque Lufti sortit de nulle part. Il surina sans pitié le gor qui me faisait face et sans perdre une seconde, il m’attrapa dans sa course effrénée en me trainant en arrière, derrière la bute. C’est à cet instant que je pus apercevoir le chaman à la toison noir s’échapper en détalant de l’autre côté du talus.
— Lâche-moi Lufti ! Bordel ! il s’enfuit !
Mais il était trop tard et la bête avait disparu de mon champ de vision, en fait toutes les bestioles semblaient avoir reculé. Trois de ses saletés gisaient au sol, leur sang noirâtre et gluant souillant la forêt sacrée, par Taal ! Ces immondices s’étaient enfin effondrées pour ne plus jamais se relever. Ma joie fut de brève durée, le souffle court, alors que j’admirai les cadavres de ces vermines, je pus apercevoir d’autres têtes mutantes se former au sommet de la butte, mais aussi sur les côtés. Il y en avait une demi-douzaine cette fois, mais le chaman semblait avoir quitté les lieux, dommage que je n’avais pas eu la chance d’écraser sa vilaine face de mutant.
— « Qu’est-ce qu’on fait ? » me fit Lufti
— Bordel, on l’avait presque ! Sa putain de tête devrait être défoncée à coup de marteau !
Je jetais un rapide coup d’œil vers mes alliés, aucun ne paraissait manquer à l’appel, bien que Gäbel avait l’air salement amoché. Tsara et Alyssen étaient elles aussi blessées depuis leur arrivé et l’échauffourée ne leur avait apparemment gère laisser le temps de se rafistolés. La situation n’était pas désespérée à mes yeux, mais indéniablement, elle n’était pas bonne, et le vin pouvait à tout moment tourner au vinaigre.
Il ne nous restait que quelques secondes avant de devoir retourner à la charge, et si j’avais bien pigé la question de Lufti c’était à moi de décider si on y retournait. Mais bordel, j’en sais rien moi, c’est la première fois que je me bats pour ma vie et la paix de Taal et Rhya.
Je n’avais très clairement pas le temps de tergiverser, mais je demeurais sûr d’une chose. Si on prenait nos jambes à nos cous, Tsara et Alyssen qui étaient atteintes aux cuisses allaient y passer, elles ne pourraient pas nous suivre longtemps dans ces conditions. Et l’état de Gäbel était préoccupant, ses cheveux étaient hérissés comme je n’avais jamais vu ça, et ses plaies étaient vraiment inquiétantes.
— En formation défensive, on reste à couvert de leurs putains d’archer, on les tient au maximum à distance, faut que nos blessés puissent souffler un coup.
— Ça va le faire ou pas ? On leur montre qu’on a de belles paires de burnes !
Il y a quelques semaines, mon truc c’était de creuser des tranchées et de relever des palissades autour des hameaux de la région. Bordel, je n’avais pas la moindre idée de ce que pouvait bien être une formation défensive, mais bon, ça me paraissait logique sur le coup.
— Allez bande de bâtards ! Elle est passée où votre fiotte de Chaman ? Ramenez-moi ses miches et qu’on en finisse !
Taille Tallgott, Voie de la foi guerrière.
FOR 10 / END 10 /HAB 10 / CHAR 9 / INT 10 / INI 10 /ATT 10 / PAR 9 / TIR 8 / NA 1 / FOI 7 / 04/65 PV
Le bosquet de l'ermite:
Compétences :
-Sociales: Alphabétisation, Doctrine du culte ( Taal et Rhya ), Méditation.
-Artisanales: Architecture, Travail de la pierre.
-Sylvestres: Camouflage, Orientation.
-Martiales: Coriace, Résistance accrue, Coups puissants, Course à pied.
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« Par la terre, l’arbre et les os. » : Serment courant chez les adeptes de Taal et Rhya.
« Par les Saintes burnes de Taal. » : Serment courant dans la famille Tallgott.
FOR 10 / END 10 /HAB 10 / CHAR 9 / INT 10 / INI 10 /ATT 10 / PAR 9 / TIR 8 / NA 1 / FOI 7 / 04/65 PV
Le bosquet de l'ermite:
-Sociales: Alphabétisation, Doctrine du culte ( Taal et Rhya ), Méditation.
-Artisanales: Architecture, Travail de la pierre.
-Sylvestres: Camouflage, Orientation.
-Martiales: Coriace, Résistance accrue, Coups puissants, Course à pied.
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« Par la terre, l’arbre et les os. » : Serment courant chez les adeptes de Taal et Rhya.
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- [MJ] Le Faussaire
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Re: [Taille Tallgott] Initiation
- En formation défensive, on reste à couvert de leurs putains d’archer, on les tient au maximum à distance, faut que nos blessés puissent souffler un coup.
- Ça va le faire ou pas ? On leur montre qu’on a de belles paires de burnes ! "
- T-t-s'rai-mort-sans-moi-mais-p'rr-quoi-pas !"
Au fur et à mesure qu'il parlait, le visage du Lufti semblait y répondre sans un mot. Il y eut d'abord l'euphorie, puis la surprise, et enfin le mépris. Cependant, c'était assez dur de le juger du regard, tant tout ce qu'il faisait semblait trop vif. Sa respiration, sa voix, ses mots étaient si rapides et si saccadés à l’œil nu que l'on aurait dit qu'il vibrait, qu'il tremblait ou que ses contours disparaissaient de temps à autre. D'en haut, un rire sec et éphémère s'échappa des branchages, comme si le rire provenait d'un saule qui aurait surpris cette bribe de conversation.
Mais quoi qu'il en soit, les têtes cornues avaient déjà refait surface de tout coté. Bien que la région soit terriblement éloignée de l'océan, cette demi-douzaine de têtes braillardes ressemblaient en tout point à une deuxième vague d'hostilités. Par chance, il n'y avait aucun tireur ou tirailleur à portée, à moins que ceux-ci ne soient encore dissimulés dans le paysage, tendant un piège retors à ceux qui voudraient se disperser. Tous les nouveaux venus étaient parés de lames irrégulières, de haches, de rondaches rouillées ou encore de grossiers boucliers formés d'amas de planches craquelées.
- "Elzie, avec moi !
- Six, loh, dri, loh !
- Hm !
- Allez, tch..."
Ainsi la pause n'avait duré qu'un instant. Des six créatures, presque toutes s'élancèrent en même temps. Deux javelots fusèrent en même temps qu'un claquement soudain, et l'un des homme-chèvres fut stoppé net dans son élan. Il se mit alors à baragouiner, à baver tout en balayant les environs avec ses épées. Trois autres arrivèrent juste contre la haie de branches taillées, coinçant et tailladant à tout-va le pisteur esseulé. En réaction, Jorma bondit au-devant de Taille, suivi du bâtisseur, afin d'équilibrer la mêlée.
Équilibrer était un bien grand mot, vu la pluie de chocs et d'éclats qui s'abattait de toute part. A chaque impact, l'outil de Taille semblait céder quelques éclats, quelques dents de graveline qui s'enfonçaient dans les chairs molles de son opposant. Le tumulte se reforme, les voix s'emmêlent, Lufti plie un genou. L'instant d'après, le ventre d'un bélier rompt, les tripes perforées, les côtes fendues comme du vieux chêne.
Une lame émoussée lacère la cuisse du bâtisseur, tandis qu'une autre se coince contre la première, déstabilisant l'assaillant. Le temps qu'il se replace, il est foudroyé par lance, marteau et hache, s'effondrant durement aux pieds de son dernier allié.
Mais ensuite, quelque chose d'étrange se produit.
Quelque chose de taille, dans le dos de Taille.
Du coin de l’œil, c'est une ombre velue qui gronde et qui fulmine, une bête furieuse qui fend l'air, remue les feuilles et encastre quelque chose durant sa course. Un cri d'agonie est vite étouffé par des bruits sourds, des choses qui craquent tels des noix sèches, d'autres comme des fruits trop mûrs. L'ardeur du dernier cornu, déjà bien essoufflée, s'estompe en un clin d’œil. Il remonte la pente à une vitesse folle, disparaissant avec le dernier homme-bête.
Les grondements ne s'estompent pas pour autant. Ils forment même des mots, des paroles inintelligibles pour le bâtisseur, à mi-chemin entre le guttural et le râle de nez.
- "On les a eu ?
- Faut déguerpir ! Gäbel, Lufti !
- M'oc-cupe-de-lui-haaaah-'vous-r'j-oin-d'rai !"
A peine les mots sont-ils lancés que Lufti a déjà sauté vers la silhouette qui tonne. Les archères descendaient à la hâte jusqu'au sol, tandis que Tsara et Elzie commençaient à s'éloigner avec plus ou moins de vivacité. Jorma, ruisselant de sueur et tacheté de viscères, poussa le bâtisseur à l'opposé de la butte en murmurant :
- " Faut contourner, ramasse ce qu'tu peux et viens !"
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
...
Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
...
Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>
- Taille Tallgott
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Re: [Taille Tallgott] Initiation
La bave aux lèvres et les tympans en feux. J’étais en train de garantir que les hommes bêtes qui gisaient à terre à mes pieds étaient véritablement crevés, de quelle façon ? En leur fracassant la boite crânienne à l’aide de mon marteau. Ceux-ci ne se redresseraient pas, sûr de sûr !
Lorsqu’une patte amicale me tira en chuchotant.
- « Faut contourner, ramasse ce qu’tu peux et viens ! »
— Contourner ? Contourner quoi ? fuir ?
Je n’avais pas eu le temps de finir mon phrasé que Jorma était déjà parti, me laissant hébété et esseulé. Une seconde fois, l’agitation commençait à redescendre lentement, et mes grosses mains de bâtisseur commençaient à desserrer leurs emprises sur le manche de mon arme. Les derniers mutants en vie avaient apparemment tous filé de l’autre côté du talus et plus rien ne semblait remuer par ici.
Pourtant les exclamations persistaient depuis la cime de la bute, était-ce les cris d’agonie de la bête noire ? J’essuyai du revers de la main les gouttes de sueur qui perlait abondamment sur mon front. Lufti était parti comme une furie en direction des fuyards, et dire qu’il y a quelques minutes il m’empêchait justement de faire la même chose… Voulait-il se garder la victoire pour lui seul ou avait-il un autre plan ?
Il est vrai que la perte d’un chaman mutant ferait du bien à cette partie de la sylve et moins il y avait de souillure dans le coin et plus la vie y était sereine.
À présent, j’étais tiraillé entre l’envie de rejoindre Lufti pour le soutenir ou bien venir en aide aux blessés pour qu’ils puissent se mettre plus rapidement à l’abri. Quoi qu’il en soit, les autres n’avaient pas tenté de retenir Lufti, c’était donc le signe qu’il n’y avait pas de problèmes majeurs. Devais-je choisir la fougue ou bien la modération ? Il fallait dire que l’échauffourée m’avait bien esquinté moi aussi et je sentais le picotement de mes blessures arpenter ma chair. Je n’avais pas encore pris le temps d’inspecter l’état de mon corps et j’avais peut-être besoin de soins et de repos tout autant que les autres finalement.
Je restais quelques secondes là, tiraillée entre la prudence et la témérité, mais l’impétuosité de la jeunesse était bien trop forte et commençait à me faire rager intérieurement. Sans plus de fioriture, j’accrochai mon fidèle marteau à ma ceinture en boudant. Je ramassais donc deux javelots en maugréant de plus belle dans ma barbe.
Voilà, un dans chaques mains, ensuite je me lançais à la poursuite de Jorma qui commençait a prendre de l’avance. À cet instant, je ne savais toujours pas si l’on allait véritablement contourner ou fuir, mais une chose restait sûre, je voulais vraiment savoir où en était Lufti, je devais en avoir le cœur net. Cette saloperie à la toison noire devait périr cependant je devais garder à l’esprit que ma principale mission était de mener à terme mon initiation.
— Par les saintes burnes de Taal. En route !
Prestement, je rattrapais donc le reste du groupe pour venir en aide aux femmes qui étaient blessées aux guibolles.
Lorsqu’une patte amicale me tira en chuchotant.
- « Faut contourner, ramasse ce qu’tu peux et viens ! »
— Contourner ? Contourner quoi ? fuir ?
Je n’avais pas eu le temps de finir mon phrasé que Jorma était déjà parti, me laissant hébété et esseulé. Une seconde fois, l’agitation commençait à redescendre lentement, et mes grosses mains de bâtisseur commençaient à desserrer leurs emprises sur le manche de mon arme. Les derniers mutants en vie avaient apparemment tous filé de l’autre côté du talus et plus rien ne semblait remuer par ici.
Pourtant les exclamations persistaient depuis la cime de la bute, était-ce les cris d’agonie de la bête noire ? J’essuyai du revers de la main les gouttes de sueur qui perlait abondamment sur mon front. Lufti était parti comme une furie en direction des fuyards, et dire qu’il y a quelques minutes il m’empêchait justement de faire la même chose… Voulait-il se garder la victoire pour lui seul ou avait-il un autre plan ?
Il est vrai que la perte d’un chaman mutant ferait du bien à cette partie de la sylve et moins il y avait de souillure dans le coin et plus la vie y était sereine.
À présent, j’étais tiraillé entre l’envie de rejoindre Lufti pour le soutenir ou bien venir en aide aux blessés pour qu’ils puissent se mettre plus rapidement à l’abri. Quoi qu’il en soit, les autres n’avaient pas tenté de retenir Lufti, c’était donc le signe qu’il n’y avait pas de problèmes majeurs. Devais-je choisir la fougue ou bien la modération ? Il fallait dire que l’échauffourée m’avait bien esquinté moi aussi et je sentais le picotement de mes blessures arpenter ma chair. Je n’avais pas encore pris le temps d’inspecter l’état de mon corps et j’avais peut-être besoin de soins et de repos tout autant que les autres finalement.
Je restais quelques secondes là, tiraillée entre la prudence et la témérité, mais l’impétuosité de la jeunesse était bien trop forte et commençait à me faire rager intérieurement. Sans plus de fioriture, j’accrochai mon fidèle marteau à ma ceinture en boudant. Je ramassais donc deux javelots en maugréant de plus belle dans ma barbe.
Voilà, un dans chaques mains, ensuite je me lançais à la poursuite de Jorma qui commençait a prendre de l’avance. À cet instant, je ne savais toujours pas si l’on allait véritablement contourner ou fuir, mais une chose restait sûre, je voulais vraiment savoir où en était Lufti, je devais en avoir le cœur net. Cette saloperie à la toison noire devait périr cependant je devais garder à l’esprit que ma principale mission était de mener à terme mon initiation.
— Par les saintes burnes de Taal. En route !
Prestement, je rattrapais donc le reste du groupe pour venir en aide aux femmes qui étaient blessées aux guibolles.
Taille Tallgott, Voie de la foi guerrière.
FOR 10 / END 10 /HAB 10 / CHAR 9 / INT 10 / INI 10 /ATT 10 / PAR 9 / TIR 8 / NA 1 / FOI 7 / 04/65 PV
Le bosquet de l'ermite:
Compétences :
-Sociales: Alphabétisation, Doctrine du culte ( Taal et Rhya ), Méditation.
-Artisanales: Architecture, Travail de la pierre.
-Sylvestres: Camouflage, Orientation.
-Martiales: Coriace, Résistance accrue, Coups puissants, Course à pied.
lien fiche personnage : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_taille_tallgott
« Par la terre, l’arbre et les os. » : Serment courant chez les adeptes de Taal et Rhya.
« Par les Saintes burnes de Taal. » : Serment courant dans la famille Tallgott.
FOR 10 / END 10 /HAB 10 / CHAR 9 / INT 10 / INI 10 /ATT 10 / PAR 9 / TIR 8 / NA 1 / FOI 7 / 04/65 PV
Le bosquet de l'ermite:
-Sociales: Alphabétisation, Doctrine du culte ( Taal et Rhya ), Méditation.
-Artisanales: Architecture, Travail de la pierre.
-Sylvestres: Camouflage, Orientation.
-Martiales: Coriace, Résistance accrue, Coups puissants, Course à pied.
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« Par la terre, l’arbre et les os. » : Serment courant chez les adeptes de Taal et Rhya.
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- [MJ] Le Faussaire
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Re: [Taille Tallgott] Initiation
Javelots en main, Tallgott s'élance à la suite de Jorma, tandis que le reste de la troupe s'éparpille entre les souches, les branches et les buissons. Très vite, un mugissement terrifiant survient, glaçant le sang de tous ceux qui l'entendent. Malgré ses blessures, le bâtisseur est pratiquement à la tête de la meute, derrière Jorma, talonné de tout coté par les archères. Chaque pas, chaque enjambée manque de les faire tomber, tant le terrain grossier se déroule sous leurs pieds.
Chacun essaye de prendre un rythme, ou de maintenir les autres au sien, mais rien n'y fait : c'est la débâcle, la course folle. Le sol craque de toute part, branches et feuilles comprises. Rien n'est immobile, tout est affolé. La tête de file change sans arrêt, selon les secondes, la pente, la direction. Si un rang il y a, rien ne peut le prouver. Tout le monde se dépasse, s'évite, se contourne sans avoir de direction fixe.
- "Dri, dri, dri !"
On bifurque à droite, derrière un fourré. Un chemin de terre apparaît, mais personne ne s'y intéresse. On croise à travers un cratère, sautant par-dessus un tronc rongé, glissant au détour d'une pente d'ardoise, sans jamais tomber. Les fuyards se croisent, s'évitent, s'esclaffent à chaque faux pas. Certains ont quitté le champ de vision de Taille depuis si longtemps qu'il n'est même pas sûr de la route à prendre. Pas le temps de s'arrêter, pas l'audace de se retourner, il faut foncer. Les cris sont toujours plus nombreux, toujours plus proches. Courir, courir, courir... Mais jusqu'à quand ?
- "Sur ta gauche ! Ha-pf-ha-pf"
Elzie surgit au détour d'une souche, les mains serrées sur ses cuisses, tissus et cuirs en pagaille.
- "Alyssen ? Alyssen !
- Dri ! Dri ! Ba-dri !"
Nouveau détour, la pente s'accentue, la terre se dérobe. Tête qui tremble, gorge qui brûle, oreilles qui sifflent. Courir, courir, courir. Un dard siffle au-dessus de sa tête - Courir, plus vite ! Un grondement haletant sur sa droite - Courir, encore !
- "Lyss ! Là !
- Ja-hhh-ri-!"
Un choc sourd arrache le souffle à cette personne. Un craquement, un rugissement bestial, un hurlement d'horreur.
- "Kat, attends !
- Magnez-vous !"
Les muscles qui tendent, les jambes qui faiblissent. Ralentir ? Jorma ralentit, s'essouffle peu à peu, hache en main.
Soudain, un grondement retentit, encore. Un craquement survient, comme un rocher qui éclate. Ca glapit, ça crie, on râle, mais le bruit s'éloigne. Enfin, un instant de silence. Là, un fourré d'épines noires. Est-ce que la foudre vient de tomber ?
- "Kaaaaat ! Je p-haaa, plus...
- On y est presque. Jorma... Elzie... Tallgott. On y est..."
L'ainée s'écroule contre un sapin, suivie de près par le bûcheron et la bâtisseur. Elzie arrive quelques secondes plus tard, ruisselante de sueur, à moitié débraillée, les cheveux en bataille. Derrière eux, les cris se dispersent, la forêt s'affole, s'éparpille. Quelques silhouettes sont visibles au loin, à plus d'une trentaine de mètres. Trois à terre, deux à genoux, sinon l'inverse. Ça gémit dans tous les sens, mais rien n'approche les quatre coureurs fatigués.
Serait-ce le signe d'un peu de répit ? Espérons qu'il ne sera pas de trop courte durée.
Chacun essaye de prendre un rythme, ou de maintenir les autres au sien, mais rien n'y fait : c'est la débâcle, la course folle. Le sol craque de toute part, branches et feuilles comprises. Rien n'est immobile, tout est affolé. La tête de file change sans arrêt, selon les secondes, la pente, la direction. Si un rang il y a, rien ne peut le prouver. Tout le monde se dépasse, s'évite, se contourne sans avoir de direction fixe.
- "Dri, dri, dri !"
On bifurque à droite, derrière un fourré. Un chemin de terre apparaît, mais personne ne s'y intéresse. On croise à travers un cratère, sautant par-dessus un tronc rongé, glissant au détour d'une pente d'ardoise, sans jamais tomber. Les fuyards se croisent, s'évitent, s'esclaffent à chaque faux pas. Certains ont quitté le champ de vision de Taille depuis si longtemps qu'il n'est même pas sûr de la route à prendre. Pas le temps de s'arrêter, pas l'audace de se retourner, il faut foncer. Les cris sont toujours plus nombreux, toujours plus proches. Courir, courir, courir... Mais jusqu'à quand ?
- "Sur ta gauche ! Ha-pf-ha-pf"
Elzie surgit au détour d'une souche, les mains serrées sur ses cuisses, tissus et cuirs en pagaille.
- "Alyssen ? Alyssen !
- Dri ! Dri ! Ba-dri !"
Nouveau détour, la pente s'accentue, la terre se dérobe. Tête qui tremble, gorge qui brûle, oreilles qui sifflent. Courir, courir, courir. Un dard siffle au-dessus de sa tête - Courir, plus vite ! Un grondement haletant sur sa droite - Courir, encore !
- "Lyss ! Là !
- Ja-hhh-ri-!"
Un choc sourd arrache le souffle à cette personne. Un craquement, un rugissement bestial, un hurlement d'horreur.
- "Kat, attends !
- Magnez-vous !"
Les muscles qui tendent, les jambes qui faiblissent. Ralentir ? Jorma ralentit, s'essouffle peu à peu, hache en main.
Soudain, un grondement retentit, encore. Un craquement survient, comme un rocher qui éclate. Ca glapit, ça crie, on râle, mais le bruit s'éloigne. Enfin, un instant de silence. Là, un fourré d'épines noires. Est-ce que la foudre vient de tomber ?
- "Kaaaaat ! Je p-haaa, plus...
- On y est presque. Jorma... Elzie... Tallgott. On y est..."
L'ainée s'écroule contre un sapin, suivie de près par le bûcheron et la bâtisseur. Elzie arrive quelques secondes plus tard, ruisselante de sueur, à moitié débraillée, les cheveux en bataille. Derrière eux, les cris se dispersent, la forêt s'affole, s'éparpille. Quelques silhouettes sont visibles au loin, à plus d'une trentaine de mètres. Trois à terre, deux à genoux, sinon l'inverse. Ça gémit dans tous les sens, mais rien n'approche les quatre coureurs fatigués.
Serait-ce le signe d'un peu de répit ? Espérons qu'il ne sera pas de trop courte durée.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
...
Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
...
Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

