[Faust] Cinq nuits chez Frauke

Le Reikland est une province vaste, populeuse et prospère. Sa couleur est le blanc, mais certains régiments, comme les célèbres Joueurs d'Epées de Carroburg, ont leur propre héraldique. C'est l'Empereur Karl Franz Ier, Comte Electeur du Reikland, qui dirige cette province, depuis la plus riche cité de l'Empire, Altdorf.

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[Faust] Cinq nuits chez Frauke

Message par [MJ] Le Djinn » 24 oct. 2018, 19:03

Les capes de voyage trainaient paresseusement sur la terre battue qui constituait les routes de campagne de l'Empire. Même dans le Reikland, pourtant bastion bien connu de la civilisation impériale, de tels endroits étaient partout. Au détour d'une route pavée, après un virage dans un passage moins fréquenté, les belles voies de pierre laissaient la place à de vils tracés de boue glaireuse qui salissaient les bottes et embourbaient les chevaux. Comme de bien entendu ces chemins étaient tous bordés des innombrables forêts qui abritaient une bonne part de la faune sauvage et agressive du Vieux Monde. Malgré tout Hannah ne semblait pas craintive ou hésitante. Droite et ferme elle marchait, droite dans ses chaussures, dans une direction inconnue. Le soleil se couchait à l'horizon et les premiers cris de bêtes affamées retentissaient dans les bosquets. Elle leva tout de même un sourcil interrogateur quand une ombre bougea parmi la végétation mais, ne ressentant aucune vie quelconque dans les environs, elle l'ignora avec un haussement d'épaules.

-"L'avantage de se promener à cette époque de l'année c'est qu'on est tranquille: pas un lapin sur les routes..."

En prononçant ses mots elle avait esquissé un joli sourire malicieux qui s'était ponctué d'une observation attentive, presque touristique, des environs. Une heure de marche supplémentaire fût nécessaire pour arriver jusqu'à une bâtisse laissée à l'abandon dans un champ forestier. Le bâtiment était plutôt grand, une ferme fortifiée sans doute, prévue pour accueillir trois à quatre familles de paysans ainsi qu'un peu de bétail. Son état de conservation en revanche était lamentable, comme si elle était restée isolée du monde pendant une centaine d'année. Les murs étaient moisis, la toiture défoncée. Même le second étage, pourtant signe de richesse et de puissante propriété, n'avait rien d'autre à offrir que des volets troués.

Plus inquiétant, l'endroit irradiait littéralement le vent d'Ulgu. Des volutes de magie des ombres voletaient paisiblement tout autour du bâtiment, parfaitement visibles à l'œil exercé. La magie sortait par tous les pores, tous les murs et toutes les tuiles d'argile, à tel point qu'une brume irréelle semblait entourer la clairière. Une fois arrivé devant la porte défoncée, la sorcière expérimentée se tourna vers son apprenti.


-"Bien, Faust, il s'agit d'une des places fortes de notre ordre, un lieu où Ulgu est puissant. En cette saison il est laissé vide, prêt à être utilisé pour tester nos élèves. Avant d'aller au Collège Gris je souhaiterais examiner par moi-même tes progrès."

D'un geste magistral elle pointa la masure avec son bâton.

-"Voici l'énoncé de l'examen: je vais me cacher physiquement et magiquement dans la demeure. Tu as quarante-huit heures pour me trouver. Tu peux utiliser tes sens, la lumière et la magie, je ne riposterai pas. Si tu réussis je considérerai que tu es digne d'aller au Collège, sinon..."

Elle afficha un rictus satisfait et tourna le dos à son interlocuteur, après avoir répondu à ses éventuelles question, et disparut après avoir franchit la porte.
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Re: [Faust] Cinq nuits chez Frauke

Message par Faust Valdorf » 25 oct. 2018, 11:23

Cela faisait déjà quelques mois que l'apprenti sorcier avait quitté sa demeure pour partir sur les routes du Reikland, guidé dans son voyage par sa mystérieuse instructrice. Bien loin du confort auquel il était habitué, la boue, les longues marches éreintantes et les nuits à la belle étoile faisaient désormais parti de son quotidien. Ce qui n'était, à bien y réfléchir, pas une mauvaise chose. Le jeune homme ne s'en était rendu compte que récemment, sans doute car il n'avait jamais pris la peine d'y réfléchir auparavant, mais aussi loin qu'il se souvienne, Faust avait toujours vécu à Altdorf. Il devait bien avoir accompagné son père une ou deux fois en dehors des murs de la cité, dans quelques voyages d'affaires dont il avait depuis oublié les tenants et les aboutissants, mais jamais assez longtemps pour que l'expérience l'ai véritablement marqué. Il était toujours resté dans le même cadre, au même endroit, dans cette ville qui l'avait vu grandir depuis le jour de sa naissance. Bien sûr, le magister n'éprouvait pas de gêne particulière à ce sujet : comme tous ceux qui avaient eu la chance de résider dans la capitale, il appréciait Altdorf, la ville où l'on pouvait tout découvrir, tout apprendre, tout vivre. Mais sortir de cette prison urbaine, explorer le monde si vaste qui avait jusqu'alors toujours été hors de sa portée, cela avait quelque chose de… rafraîchissant.

Néanmoins, tout était à relativiser. La vie de voyageur n'était pas toujours chose aisée, et cela aurait été mentir que de dire qu'il n'avait éprouvé aucune difficulté à s'adapter à ces nouvelles habitudes. Le mal du pays, autant que la culpabilité, l'avait frappé dans toute sa perfidie, ajoutant une difficulté supplémentaire aux contraires du terrain déjà bien présentes : le froid, la nourriture de qualité, somme toute, assez médiocre, les bêtes sauvages et les brigands, quand on était assez chanceux pour ne pas tomber sur des hommes-bêtes. Pour le citadin qu'il était, voyager à travers l'empire était une tâche aussi intéressante que dangereuse et ça, Faust l'avait compris dès les premiers jours de son pèlerinage initiatique. D'autant plus que le jeune homme n'était clairement pas là pour admirer la beauté du paysage.

Mais cette fois-ci, après quelques heures de marche qui avaient eu raison des pieds de l'étudiant, les deux sorciers semblaient enfin avoir atteint une destination, et pas des moindres. Le lieu susmentionné était une large battisse, à l'aspect aussi impressionnant que délabré. Si elle possédait deux étages, signe du pouvoir relatif que devait détenir ses anciens propriétaires, et paraissait sans mal pouvoir accueillir plusieurs familles, son état de conservation était plus que déplorable. Bien qu'il ne put s'empêcher de lever un sourcil circonspect à la vue de cette étrange demeure, le sorcier savait que cette apparence suspecte n'était en rien une raison de se relâcher. C'était même tout le contraire. Le vent d'Ulgu semblait avoir fait sien les murs de l'édifice, comme un immense serpent gris enroulé autour de sa proie, la piégeant entre ses mandibules ombrageuses. Une manifestation de magie comme il n'en avait, de fait, jamais vu, et qui ne manqua pas d'impressionner le jeune homme. Comment était-il possible de condenser autant d'aethyr dans un endroit si restreint ? Les vents étaient pourtant bien connus pour leurs volatilités : c'était là ce qui rendait le lancement de sorts et d'incantations si complexe à réussir correctement. De par sa nature même, le domaine des ombres était difficile à maîtriser, fluctuant sans cesse, apte à dissimuler tout ce qui entrait en son contacte. Les apparences étaient avec lui toujours trompeuses, et il n'était pas idiot de soupçonner que cet obscure domaine abrite en son sein tout un réseau d'illusions et de pièges plus retords les uns que les autres. Une impression peu rassurante qui n'était que renforcée par le sourire taquin que lui rendit Hannah lors de leur arrivée sur les lieux, avant de se mettre à expliquer la raison de leur présence ici.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'impérial ne fut pas déçu : la nouvelle était aussi excitante que stressante pour le jeune apprenti. D'une part, il avait désormais l'occasion de faire ses preuves et de devenir un magister à part entière. C'était là ce qu'il attendait depuis des semaines et il éprouvait une certaine joie à pouvoir avancer ainsi dans ses objectifs. Mais d'un autre côté… la peur d'échouer était elle aussi bien présente, et le Valdorf n'était lui-même pas certain de parvenir à réussir cet examen. Une épreuve aussi longue, durant deux jours entiers, était déjà le signe d'une certaine difficulté. Même sans magie, trouver quelqu'un au milieu d'une aussi grande habitation n'était pas chose évidente, alors si on ajoutait à cela son propre manque d'expérience et les possibles épreuves secondaires auquel il serait confronté en parallèle, quarante-huit heures lui semblait même relativement peu... Les paroles volontairement flous de sa professeur concernant les conséquences d'un possible échec n'étaient pas pour le rassurer, mais malgré ses doutes, Faust savait de toute manière que la défaite n'était pas envisageable.

Il n'avait pas quitté tout ce qu'il avait connu, laissé son père mourant seul et scellé le destin de sa famille pour échouer à une épreuve d'admission et rejoindre les rangs malheureux de ces apprentis à perpétuité, condamné à rester pour le restant de leurs jours entre les murs des collèges. Il n'avait pas quitté sa cage dorée pour en rejoindre une encore plus contraignante : s'il voulait réellement empêcher d'autres de faire les mêmes erreurs que lui, accomplir la tâche à laquelle il s'était dévoué, alors il ne pouvait pas s'arrêter là. Il avait des dizaines de questions sur le fonctionnement de ce lieu, les pièges qu'il pourrait y trouver, ou encore la présence ou non d'autres individus dans la place-forte. Mais aucune de ses interrogations ne nécessitait de retenir plus longtemps la Magister : ce n'était pas dans les habitudes de l'apprenti de formuler ses questionnements à voix-haute, et de toute manière, il aurait bien assez tôt les réponses à tout cela.

Les bras tendus le long de son corps, les poings fermement serrés, le visage empli de détermination, le jeune homme s'inclina enfin légèrement vers l'avant, saluant une dernière fois sa professeur avant l'épreuve à venir.

- Compris. Je tacherais de ne pas vous décevoir, Hannah.

C'est donc, non sans quelques appréhensions, son sceptre à la main et son sac sur le dos, que le jeune homme s'avança à son tour vers l'entrée, avant de franchir le seuil de la porte de ce bâtiment qui scellerait très probablement son futur au sein de l'ordre gris.
Modifié en dernier par Faust Valdorf le 06 déc. 2018, 20:50, modifié 3 fois.
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Compétences :

Sens de la Magie (E) : Votre personnage est capable de ressentir certaines altérations faites aux vents de magie dans son environnement immédiat : sans précision aucune, il sait que quelque chose ou quelqu'un concentre ou manie de la magie dans un périmètre proche. Ce “sixième sens” se manifeste de différentes manières selon le type de magie et la race du personnage ; certains la sentent -littéralement-, d'autres la perçoivent dans leur esprit, l'associent à un frisson bizarre ou ont l'intime conviction de sa présence, d'autres encore voient leur comportement s'altérer, en lien avec le vent sollicité. C'est au MJ de décider de la manière dont cette présence magique se révèle au personnage. Pour posséder cette compétence, le PJ doit avoir eu dans son passé des éléments solides qui lui permettent de faire le lien entre ses intuitions et l'usage de la magie proprement dit ; faute de quoi, malgré son ultra-sensibilité, il ne prêtera aucune attention à ce “sixième sens” magique et à ses manifestations. De plus, votre personnage peut dorénavant gagner des “points d’expérience magique” (xPm) selon les différentes méthodes de gain d’expérience magique décrites dans la section Magie des règles.

Conscience de la Magie (E) : Votre personnage est doté d'un sens plus acerbe de la magie. Non seulement il prend conscience de sa présence, mais il est capable de déterminer sa nature et son origine avec plus de certitude. Au toucher, il détermine avec exactitude si un objet est magique ou non ou si un individu est doté de pouvoirs magiques ou non. Enfin, si il se concentre et réussit un test d'intelligence, il voit littéralement les différents courant de magie et leur nature. Cette dernière action nécessite une concentration totale: se battre, courir ou réaliser toute action annule immédiatement l'effet. En revanche, le personnage peut se déplacer doucement.

Incantation - domaine de l'ombre (E) : Votre personnage sait utiliser et plier la magie selon sa forme particulière relative au domaine choisit. En terme de règles, il: - gagne 7 points dans la caractéristique Magie si il n'en a pas déjà - peut effectuer les actions “incanter” et “dissiper” sous cette caractéristique Magie - peut dépenser des points d’expérience magique pour apprendre des sorts du domaine choisit et du domaine commun (Magie primaire).

Empathie (E) : Votre personnage a aiguisé ce sentiment naturel commun à toute personne douée de conscience. Ce sentiment lui permet, sur un test réussi, de détecter des émotions normalement imperceptibles : peur, haine, mensonge, etc. Il arrive aussi à savoir si une personne ment ou si elle dit la vérité, si ses intentions sont bonnes ou mauvaises etc.,

Alphabétisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.

Langue Hermetique - Magikane (E) : Votre personnage sait parler, écrire et lire le magikane. Le magikane est le langage hermétique usuel utilisé dans le vieux monde. La plupart des parchemins sont écrits en magikane et tous les sorciers ainsi que quelques personnages privilégiés peuvent l’utiliser.

Equipement :

Bâton des collèges : 6+1d6 dégats / parade 6 / +1 PAR
Pistolet : 50+1d8 dégât / Percutante et Perforante (4) / malus de -2 au TIR tous les 8 mètres
Dague : 12+1D6 dégâts / 6 parade / peut-être utilisé comme arme de jet

Chaperon
Doublet
Accessoire de Calligraphie
Grimoire
Sacoche (Grande)
Couverture
Rations

Sorts :

Domaine de l'Ombre :

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Incognito
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Re: [Faust] Cinq nuits chez Frauke

Message par [MJ] Le Djinn » 27 oct. 2018, 22:29

La maison était un capharnaüm hétéroclite que n'auraient pas reniés une bande de mendiants-flagellants. La première salle était un couloir grisâtre parsemé de feuilles mortes, de boue ainsi que de déchets divers parsemant le sol de parquet d'un brun sombre. On y voyait pas à plus de quelques mètres et les rayons du soleil avaient le plus grand mal à pénétrer par l'entrée. Aucune autre source de lumière n'était disponible que la porte grande ouverte et des trous au plafond qui laissaient passer quelques minces rayons.

Trois mètres plus loin le couloir se découpait en un T. En face, dans l'alignement à l'entrée, une salle qui avait dû servir de lieu de réception, ou au moins d'accueil. Elle était très grande, d'une dizaine de mètres de long pour cinq environ de large et principalement vide. Son parquet ciré grinçait sous les pieds et les fenêtres, de plus haute stature que celles des habitations ordinaires, laissaient deviner la nature bourgeoise des bâtisseurs. Pour autant elles étaient toutes renforcées de fins barreaux d'acier rouillé, sans doute pour dissuader truands et monstres. A part cela la salle était quasiment vide. Quelques fauteuils miteux trônaient en victoire devant de petites tables rondes et un vieux manteau de cuir et de lin blanc cassé prenait la poussière sur le dossier de l'un d'eux.

En prenant à gauche du T on se retrouvait dans un assemble hétérogène de pièces aux tailles variables. Des garde-mangers, une cuisine dont les instruments baignaient dans une eau saumâtre, des restes de nourriture décomposée placés aléatoirement sur les armoires et les tables, des chaises de paille trouées. Une petite salle à manger, probablement pour les domestiques vue la sobriété de sa décoration, possédait comme excentricité d'avoir sur sa table des assiettes à moitié mangée. Le plat, un choux bouilli au lard, était présent dans chacun des cinq ustensiles présents, tous secondés par une chaise et un couteau. Le tableau était étrange, comme si les attablés s'étaient tous levés au milieu de la ripaille et partis vers on ne savait où. Même les verres étaient encore remplis de vin tourné dont la bouteille sans étiquette se tenait au centre.

En tournant à droite, en revanche, on tombait sur une salle d'eau. Une bassine remplie d'eau croupie dans laquelle trempait un torchon de corps et une éponge vieillie. Un trou dans le sol devait servir de bouchon et de latrines à la fois. A côté de cette pièce, si une suivait la branche du couloir, on arrivait à l'escalier.

Du coin de l'œil à deux reprises il semblait à Faust avoir vu une ombre passer dans son champ de vision, mais c'était peut-être les volutes d'Ulgu qui flottaient paresseusement dans les environs. La suite était à lui.
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Re: [Faust] Cinq nuits chez Frauke

Message par Faust Valdorf » 28 oct. 2018, 16:50

La façade de cette étrange habitation semblait avoir été ravagée par les affres du temps, et Faust put bien vite constater que l'intérieur n'était pas en reste quant à la qualité de son aménagement. Au vu de l'état actuel de la maison, il semblait même surprenant que quelqu'un ait jamais pu résider ici : les couloirs étaient parsemés de saletés et de détritus, le plafond parcouru de crevasses, laissant ainsi sans peine le vent et la pluie s'engouffrer dans la demeure. Une déduction bien vite confirmée par les quelques flaques de boue dans lequel le magister eut le malheur de mettre pied. Un sinistre dédale de limon et de poussière, parfaitement adapté au jeu auquel se livrait désormais l'apprenti et son instructrice.

Outre l'aménagement plutôt chaotique, et donc propice à abriter plusieurs cachettes que n'aurait sans doute aucun mal à exploiter Hannah, le lieu semblait assez peu éclairé, la lumière ne filtrant que grâce aux quelques trous situés ici-et-là sur la carcasse de cette antique demeure. Un problème majeur, mais contre lequel le Magister ne pouvait malheureusement pas faire grand-chose : il n'avait aucune torche, aucune lampe à sa disposition et encore moins le matériel pour faire un feu par ses propres moyens. Le sorcier savait qu'il existait bien certains sorts capable de produire de la lumière ou des flammèches, mais il n'en connaissait lui-même aucun de ce type, ayant préféré axé son apprentissage sur les incantations directement liées à Ulgu. Une erreur quelque peu handicapante dans cette situation et qu'il devrait rectifier sans tort dès qu'il serait sorti d'ici. Autant en profiter pour apprendre de ses erreurs, car n'étais-ce pas là, après tout, le but de tous les examens ? S'il maudissait sa bêtise pour ne pas simplement avoir pris la peine de s'équiper correctement, le jeune homme préféra vite passer à autre chose. Le temps lui était compté, et il ne pouvait pas perdre de temps à se fustiger sur ce qu'il aurait pu faire : il lui fallait progresser, et désormais réfléchir à ce qu'il pourrait faire.

Malgré tout, le problème ne s’arrêtait pas là, car la nuit n'était même encore pas tombée sur le reikland : sa vision était déjà plus que limitée alors que le soleil régnait toujours dans les cieux, aussi préférait-il ne pas imaginer la pénombre complète dans laquelle il serait plongé dans quelques heures. Il était peut-être un mage de l'ombre, mais quand il était question de voir à travers celle-ci, il n'était guère plus efficace que le reste de ses compatriotes impériaux. Et autant dire que passer plusieurs nuits, quasiment sans défense, dans un lieu qu'il connaissait à peine, et ce dans le noir complet était une épreuve que le magister préférait éviter autant que faire se peut.

Car pour être honnête, Faust trouvait cet endroit terriblement dérangeant. Il était incapable de dire clairement pourquoi, mais il émanait de cette maison une ambiance glauque et décrépit qui ne lui inspirait absolument pas confiance. Il avait l'impression d'être épié par quelques ombres volatiles camouflés dans l'obscurité, et ne pouvait que difficilement refréner son envie de faire demi-tour et de se rapprocher de cette entrée qui lui semblait désormais si réconfortante, véritable portail duquel émanait le peu de lumière qu'il pouvait percevoir. Mais bien évidemment, le devoir primait sur la peur, tout autant que sa détermination à sortir victorieux de cet établissement. S'il était effrayé par un peu de noirceur, alors il n'avait rien à faire au collège de l'ombre ! L'obscurité devait être son allié, pas son ennemi, car ce n'est qu'ainsi qu'il parviendrait à vaincre les épreuves qui l'attendaient. Prenant son courage à deux mains, le bourgeois continua ainsi l'exploration du rez-de-chaussée, son sceptre pointé vers l'avant, de manière à pouvoir détecter par le toucher les obstacles qui se trouveraient éventuellement devant lui, à la manière de certains mendiants aveuglés qu'il avait déjà vu faire dans les quartiers pauvres de la capitale.

Si ses yeux n'étaient, en somme, que peu utiles dans cette situation, peut-être pouvait-il néanmoins en être autrement pour ses sens aetheryques. Pour un simple apprenti, Faust possédait une conscience de la magie plutôt développée, affûtée grâce à ses semaines d'entraînement aux côtés d'Hannah, et qui pouvait se révéler très pratique ici-bas. Bien sûr, il n'espérait pas pouvoir trouver sa mentor simplement grâce à cela, cette dernière ayant précisée qu'elle se cacherait aussi magiquement. Mais en « suivant » les flux de vents de magie présent, peut-être pouvait-il espérer se repérer plus facilement qu'en usant de sa vision physique et obscurcit. Et même dans la probable éventualité où il ne parviendrait pas à s'orienter ainsi, déployer son œil immatériel lui permettrait au moins de détecter les possibles pièges, voir pièces dissimulés dans cette vaste demeure : avant de se lancer à l'aventure, déjà fallait-il connaître l'endroit où l'on mettait les pieds, du moins si l'on souhaitait éviter quelques déconvenues tragiques.

De ce qu'il avait pu en voir, le rez-de-chaussé semblant organiser à la manière d'un T, aussi le sorcier décida-t-il de se placer au milieu de la grande salle de réception qui faisait directement face à l'entrée. De là, il disposait d'une vue relativement claire sur le reste de l'étage, une simple rotation lui étant suffisante afin de pouvoir observer la gauche ou la droite de l'établissement. Le centre névralgique du lieu, ainsi que l'endroit parfait pour mettre son idée à exécution. Mais avant toute chose, Faust se concentra, levant légèrement le bras vers le ciel, appelant à lui les effluves de magie qui dansaient doucement autour de sa personne, l'entourant comme un élégant vortex gris. S'il voulait mener une « traque » efficace, encore fallait-il qu'Hannah ne soit pas informée de sa position. Il serait sans doute plus difficile pour elle de lui échapper si elle n'était pas capable de repérer son aura argentée, facilitant ainsi légèrement la tâche du jeune homme. C'était toujours ça de pris, et il ne perdait de toute manière rien à essayer, mis à part peut-être les quelques précieuses minutes dont il finirait invariablement par manquer. Dans le pire des cas, s'il ne parvenait, malgré tout cela, pas à acquérir plus d'information, alors il se dirigerait tout simplement vers les diverses pièces à sa gauche, afin d'y pratiquer une fouille plus méticuleuse qu'un simple coup d'œil, comme il l'avait fait quelques minutes plus tôt.

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Conscience de la Magie (E) : Votre personnage est doté d'un sens plus acerbe de la magie. Non seulement il prend conscience de sa présence, mais il est capable de déterminer sa nature et son origine avec plus de certitude. Au toucher, il détermine avec exactitude si un objet est magique ou non ou si un individu est doté de pouvoirs magiques ou non. Enfin, si il se concentre et réussit un test d'intelligence, il voit littéralement les différents courant de magie et leur nature. Cette dernière action nécessite une concentration totale: se battre, courir ou réaliser toute action annule immédiatement l'effet. En revanche, le personnage peut se déplacer doucement.

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Alphabétisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.

Langue Hermetique - Magikane (E) : Votre personnage sait parler, écrire et lire le magikane. Le magikane est le langage hermétique usuel utilisé dans le vieux monde. La plupart des parchemins sont écrits en magikane et tous les sorciers ainsi que quelques personnages privilégiés peuvent l’utiliser.

Equipement :

Bâton des collèges : 6+1d6 dégats / parade 6 / +1 PAR
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Dague : 12+1D6 dégâts / 6 parade / peut-être utilisé comme arme de jet

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Re: [Faust] Cinq nuits chez Frauke

Message par [MJ] Le Djinn » 03 nov. 2018, 16:04

Lancement du sort Masque d'Ulgu (3 essais max): 13, échec. 15 échec. 8, réussite! Ouf!

Test de Conscience de la Magie: échec automatique.
Les vents d'Ulgu tournoyèrent par deux fois autour du mage. La première ils finirent par s'éparpiller autour de lui avec un dédains manifeste et une absence totale de considération. Au second essai le résultat fût sensiblement le même, Faust se montrant incapable de manipuler correctement les émanations du Chaos. Au troisième essai, cependant, les brumes du Vent s'insérèrent enfin dans l'apprenti sorcier et cachèrent sa présence à des yeux indiscrets.

Son premier réflexe après cette réussite aurait dût être le bon: il avait utilisé son troisième œil pour chercher des indices dans la masure à la recherche d'un piège ou d'une mascarade magique. A des fins inutiles malheureusement, l'omniprésence d'Ulgu dans les décombres et le dédale de couloirs rendait tout observation impossible. A peine avait-il l'impression d'apercevoir quelque chose qu'une épaisse couche de brume magique se postait en embuscade pour lui faire perdre tout indice. Plusieurs fois d'ailleurs il se lança à observer une plaque étrange, un recoin trop sombre ou une armoire suspecte et à chaque occasion la magie stagnante le bloqua. Tant pis, il faudrait donc s'en remettre à ses propres sens pour dégrossir le mystère.
Les salles n'avaient d'ailleurs pas beaucoup plus à lui apprendre qu'il n'en avait déjà vu. Les repas sur la table de la salle à manger étaient presque tièdes et les ustensiles de cuisine disposés en vrac par dessus les assiettes.
On aurait dit que les occupants du lieux s'étaient levés d'un coup et s'étaient envolés dans une autre dimension. Des traces de pas étaient visibles dans la poussière à côté des chaises et semblaient se diriger depuis l'entrée jusqu'à la table mais sans jamais en repartir. Il y avait bien des traces de chaussures ou de bottes qui donnaient l'impression que chaque hôte s'était levé, mais les pas s'arrêtaient net aux pieds de la table, comme si l'occupant n'avait jamais plus d'un pas après s'être levé.

Alors qu'il menait ses investigations, un bruit d'objets tombant au sol dans un fracas arriva depuis la cuisine. Faust s'y dirigea et vit qu'effectivement des couteaux, des cuillères et autres outils culinaires étaient tombés au sol. Plus étrange encore ils n'étaient pas disposés "au hasard" sur le parquet mais formaient trois lettres: D, R et I.

L'investigation terminée, l'élève put se diriger à nouveau vers l'entrée pour constater qu'une flaque d'un liquide brunâtre était apparue sur le sol. Une grande flaque de sang séchée, puant le cuivre raiche, que Faust n'avait pourtant pas vu au départ...
Enfermé dans une lampe pendant des siècles, cloisonné dans une pièce de métal par une malédiction... Puis un jour un naïf est venu, me libérant dans sa sottise... Tant pis pour lui... Et pour tous les autres.

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Re: [Faust] Cinq nuits chez Frauke

Message par Faust Valdorf » 09 nov. 2018, 22:46

Manipuler les vents de magie était un art complexe, requérant à la fois une grande maîtrise de soi, ainsi qu'une volonté de fer. Il s'agissait là de dompter la nature même du chaos, faire siennes les énergies de l'Aethyr avant de leur donner forme, selon le bon vouloir du sorcier. Une expérience aussi difficile qu'incertaine, comme l'appris Faust, à ses dépens, car le Magister ne put appeler à lui les effluves de magie qui vaguaient nonchalamment dans la pièce. Aussi mesquines que le vent les représentant, elles semblaient en premier lieu malléables à souhait, entourant le mage au début de chaque incantation, avant de disparaître aussi vite qu'elles étaient venues, laissant le jeune homme seul, aux prises avec sa propre impuissance. En d'autres circonstances, il ne se serait, de fait, probablement même pas acharné à continuer après l'échec de sa première tentative. Sa confiance en ses capacités magiques était plus que douteuse, signe encore visible de ses séances d'apprentissage précaires aux côtés de son père, si bien qu'il ne tentait que rarement de lancer plusieurs sorts à la suite. Surtout dans ce genre de situation, sans l'assurance de ne pas subir les néfastes retombées d'un tel emportement : ce genre de décisions était tout simplement étranger à son mode de pensée. Des restrictions mentales encore vives, venu d'une époque qui lui semblait désormais si lointaine, un âge où le nom des Valdorf signifiait encore quelque chose aux yeux du monde… en situation de combat réel, il n'aurait de toute manière jamais le luxe de s'y reprendre à plusieurs fois, ne faisant que le conforter dans son obstination. On ne cessait de lui enseigner que les vents de magie devaient être utilisés avec parcimonie, alors qu'on ne vienne pas le sermonner si son excès de zèle lui coûtait un jour la victoire. Il ne comptait clairement pas rejoindre la liste bien trop grande des apprentis ayant sur-estimé leurs propres capacités pour finir submergés par des forces qu'ils n'auraient jamais pu espérer contrôler.

Pour le moment, les choses étaient néanmoins quelques peu différentes. Que ce soit grâce à la puissance de son vent titulaire, omniprésent en cet endroit, ou en sa détermination renouvelée à réussir cette épreuve, lui-même ne pouvait réellement l'affirmer : mais pour une raison ou une autre, Faust continua sur sa lancée. Le visage fermé, aussi concentré que bouillant d'excitation, il appela à nouveau à lui les énergies de l'aethyr, bien décidé à accomplir sa mission. Si son deuxième essai fut également un échec, sa troisième tentative fut, elle, enfin couronnée de succès. Mieux valait tard que jamais et, plus échauffé qu'il ne l'aurait voulu par sa réussite inattendu, il entreprit, comme prévu, d'utiliser sa conscience de la magie pour repérer les éventuelles ruses d'Hannah. Mais ici aussi, l'Umbramancien se retrouva rapidement bloqué par la puissante sorcellerie qui imprégnait les lieux.

Loin de l'éclairer, la brume aetheryque brouillait sa vision, à la manière d'une buée bien réelle, camouflant le danger à ses yeux de malheureux voyageur. Une situation déplaisante et qui n'était pas pour arranger ses affaires : au vu de ses échecs en terme de lancement de sort, ainsi que de son incapacité à utiliser sa conscience magique, les dieux semblaient manifestement avoir décidés de lui fermer les portes de l'immaterium. Il allait, à son grand déplaisir, devoir se résoudre à se passer de ses sens magiques pour avancer. Au moins l'impérial essaya-t-il de voir le bon côté des choses, car après tout, ce n'était pas vraiment sa faute si son troisième œil n'avait pu lui venir en aide. Mais la pilule restait néanmoins dure à avaler : la détection magique étant clairement l'aspect sur lequel Faust était le plus doué, et défaillir ainsi dans sa matière de prédilection était un contre-temps qu'il ne se permettait plus. C'était là son erreur, à lui et à lui seul, car le jeune homme ne pouvait décidément pas s'empêcher de reprocher à sa personne toutes les déconvenues auxquelles il pouvait faire face, et ce même si elles étaient le fruit de paramètres sur lequel il n'avait aucune influence. Si le vent d'Ulgu pouvait l'entendre, il se serait même probablement excusé de lui faire ainsi honte ! Jetant un regard hargneux envers sa propre image, reflétée dans une des flaques d'eau croupi jonchant le parquet ciré du salon, l'Altdorfer rebroussa chemin ; légèrement renfrogné, mais toujours déterminé à poursuivre sur sa route.

Bien qu'elles ne dévoilèrent au final rien de plus, les autres pièces de la maisonnée possédaient un charme macabre qui l'intriguait et le révulsait tout à la fois. C'était comme si le temps s'était arrêté dans cette partie de la demeure, ne laissant qu'une magnifique nature morte à jamais figée ici-bas. Une telle image n'aidait absolument pas à le rassurer, mais il était particulièrement sensible à la beauté sordide qui émanait de ce lieu. Malgré son air froid et inexpressif, l'impérial n'en était pas pour autant un monstre insensible à son environnement. En fait, il se surprit même à espérer pouvoir un jour observer un tel décor dans une situation moins stressante. Son sentiment était tel qu'il s'en voulu presque lorsque, avançant sa main pour dérober une des bougies présentes sur la grande table de la salle à manger, il vint troubler de sa présence le paisible cadre de cette maison prise entre les âges, et qui lui rappelait peut-être, au fond, le domaine dans lequel il avait lui-même habité... A l'heure actuelle, la lampe de fortune qu'il venait de trouver n'était, évidemment, absolument pas utilisable. Le bâton de cire, presque aussi blanchâtre que la chevelure de Faust, était lui-même en bon état, mais aucune étincelle ne dansait plus le long de sa précieuse ficelle, le rendant pour le moins inutile. En des temps reculés, la bougie devait servir à éclairer les lieux durant les diverses soupers se déroulant ici, mais ses anciens utilisateurs semblaient avoir disparu depuis longtemps, à présent. S'il parvenait à trouver une flamme, aussi faible soit-elle, peut-être pouvait-il redonner une seconde vie à ce témoin du passé… mais pour cela, encore fallait-il qu'il continue à explorer la bâtisse, toujours habité par le mince espoir de trouver de quoi s'éclairer avant la tombée de la nuit.

Rangeant délicatement dans son sac sa dernière acquisition, le jeune homme fut aussitôt éjecté de ses pensées par un son sourd, semblant cette fois provenir de la cuisine. Pendant quelques secondes qui parurent durer une éternité, le bourgeois demeura immobile, à l'affût du moindre bruit, son regard braqué sur la porte d'entrée qui lui faisait désormais face. Le silence était retombé, et seul demeurait à présent les pensées confuses qui se bousculaient dans son esprit. Étais-ce Hannah, déjà ? Quelqu'un d'autre ? Quelque chose d'autre ? Après tout, elle n'avait pas clairement déclarée que les deux sorciers de l'ombre étaient seuls dans la demeure… Sa curiosité prenant le pas sur ses doutes, il s'avança aussitôt vers la cuisine, foulant d'un pas rapide le plancher décrépit de l'antique manoir. Heureusement pour lui, il n'y trouva nul fantôme caché au détour d'une porte un peu trop grinçante, pas plus qu'un farfadet dissimulé sous l'armoire. Tout était en ordre, si l'on faisait bien sûr abstraction du service de table étrangement assemblé sur le sol, semblant former comme trois lettres, donc la signification demeurait cryptique. D,R,I…

Que pouvait bien lui indiquer ce mystérieux message ? Les instruments de la cuisine n'avaient pas été mis là par hasard, c'était une évidence. Mais alors quoi ? Le premier réflexe de Faust fut d'essayer de former des mots à partir de ces lettres. Derrière ? Dernier ? Peut-être étais-ce tout simplement une indication sur la marche à suivre, délivrée par une instructrice souhaitant donner un petit coup de pouce à son élève. Mais bien vite, ce dernier dut se résoudre à abandonner ses réflexions. La vérité était qu'il ne disposait tout simplement pas assez d'information pour pouvoir conclure quoi que ce soit quant au vrai sens de cet assemblage. L'apprenti était aussi réservé que rationnel et préférait ne pas porter des conclusions hâtives, qui pourraient le mener à prendre des décisions inadaptées. Prenant simplement la peine de remettre ces objets à leur localisation originelle, autant par soucis de camoufler les traces de son passage que par obsession du rangement, il s'en détourna aussitôt, non sans que ce détail farfelu ne reste bien rangé dans un coin de sa mémoire.

La quasi-totalité du rez-de-chaussée à présent exploré, il entreprit de se diriger à nouveau vers le couloir de droite, dans le but d'y inspecter la salle d'eau qu'on y trouvait, et d'enfin continuer son chemin vers le premier étage de la battisse. Il n'avait aucune idée du temps qui s'était écoulé depuis son arrivée, aussi ne préférait-il pas trop traîner dans ses investigations. Cette fois, nul écho sinistre ne vint le perturber, mais bien une anomalie d'une autre nature. Une flaque de sang caillée, à l'odeur aussi répugnante que son aspect, sur laquelle le magister manqua de peu de glisser. Mais qu'est-ce-que c'était que ça ? Reculant de quelques pas, il ne put s'empêcher d'exprimer une mine déconfite à la vue de cette nouvelle découverte. S'il était bien sûr d'une chose, c'est que cette flaque n'était pas présente lorsqu'il était venu la première fois, auquel cas son pauvre cœur paniqué l'en aurait aussitôt prévenu… Peut-être étais-ce juste une illusion d'Hannah, décidément bien amusée par ses tourmentes. Ou alors, peut-être étais-ce tout simplement ce qu'il y semblait au premier regard. Du sang.

- Charmant…

Agenouiller face au liquide brunâtre, l'apprenti se mit à l'observer d'un regard plein d'interrogations, tout en tenant son menton de sa main libre. Analyser lui permettait de garder son calme, et de ne pas céder à la panique devant l'inconnu : rationaliser ce qu'on ne pouvait comprendre, c'était ce que l'homme avait toujours fait au cours de son histoire, une longue tradition logique auquelle le sorcier adhérait pleinement. Malgré le peu de luminosité de l'endroit, le couloir était relativement éclairé par la porte d'entrée grande ouverte, et permettait sans trop de mal d'obtenir une vision d'ensemble de la scène. Aucune trace n'était trouvable aux alentours de la flaque, aussi l'étudiant pouvait-il supposer que le « propriétaire » de cette peinture vermeille n'errait pas actuellement dans les couloirs, rependant derrière lui une traînée sanglante similaire à celle-ci. C'était toujours ça de pris. Mais dans ce cas, il n'y avait plus qu'une seule origine possible à ce résidu macabre. Levant la tête, Faust put en effet constater que quelques gouttes rougeâtres semblaient s'échapper du plafond à rythme régulier, expliquant simplement pourquoi il ne l'avait pas remarqué en premier lieu, la flaque s'étant formée pendant qu'il était occupé à explorer la battisse. La bonne nouvelle, c'est qu'il avait à présent une idée précise d'où venait ce flux d'hémoglobine. La mauvaise, c'est qu'il s'écoulait probablement depuis l'étage du dessus, précisément là où il avait ensuite prévu de se rendre. La boule au ventre, l’Altdorfer reprit sa marche vers l’escalier, l’image du sang s’écoulant du plafond toujours vive dans son esprit. Il espérait réellement que tout cela n’était qu’une sinistre farce de sa professeur, autant pour son propre bien que par principe moral. Que le collège gris tourmente ses étudiants était une chose, mais qu’il fasse couler inutilement le sang et les mettes sans regret en danger, en était une autre...
Modifié en dernier par Faust Valdorf le 06 déc. 2018, 20:51, modifié 1 fois.
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Sens de la Magie (E) : Votre personnage est capable de ressentir certaines altérations faites aux vents de magie dans son environnement immédiat : sans précision aucune, il sait que quelque chose ou quelqu'un concentre ou manie de la magie dans un périmètre proche. Ce “sixième sens” se manifeste de différentes manières selon le type de magie et la race du personnage ; certains la sentent -littéralement-, d'autres la perçoivent dans leur esprit, l'associent à un frisson bizarre ou ont l'intime conviction de sa présence, d'autres encore voient leur comportement s'altérer, en lien avec le vent sollicité. C'est au MJ de décider de la manière dont cette présence magique se révèle au personnage. Pour posséder cette compétence, le PJ doit avoir eu dans son passé des éléments solides qui lui permettent de faire le lien entre ses intuitions et l'usage de la magie proprement dit ; faute de quoi, malgré son ultra-sensibilité, il ne prêtera aucune attention à ce “sixième sens” magique et à ses manifestations. De plus, votre personnage peut dorénavant gagner des “points d’expérience magique” (xPm) selon les différentes méthodes de gain d’expérience magique décrites dans la section Magie des règles.

Conscience de la Magie (E) : Votre personnage est doté d'un sens plus acerbe de la magie. Non seulement il prend conscience de sa présence, mais il est capable de déterminer sa nature et son origine avec plus de certitude. Au toucher, il détermine avec exactitude si un objet est magique ou non ou si un individu est doté de pouvoirs magiques ou non. Enfin, si il se concentre et réussit un test d'intelligence, il voit littéralement les différents courant de magie et leur nature. Cette dernière action nécessite une concentration totale: se battre, courir ou réaliser toute action annule immédiatement l'effet. En revanche, le personnage peut se déplacer doucement.

Incantation - domaine de l'ombre (E) : Votre personnage sait utiliser et plier la magie selon sa forme particulière relative au domaine choisit. En terme de règles, il: - gagne 7 points dans la caractéristique Magie si il n'en a pas déjà - peut effectuer les actions “incanter” et “dissiper” sous cette caractéristique Magie - peut dépenser des points d’expérience magique pour apprendre des sorts du domaine choisit et du domaine commun (Magie primaire).

Empathie (E) : Votre personnage a aiguisé ce sentiment naturel commun à toute personne douée de conscience. Ce sentiment lui permet, sur un test réussi, de détecter des émotions normalement imperceptibles : peur, haine, mensonge, etc. Il arrive aussi à savoir si une personne ment ou si elle dit la vérité, si ses intentions sont bonnes ou mauvaises etc.,

Alphabétisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.

Langue Hermetique - Magikane (E) : Votre personnage sait parler, écrire et lire le magikane. Le magikane est le langage hermétique usuel utilisé dans le vieux monde. La plupart des parchemins sont écrits en magikane et tous les sorciers ainsi que quelques personnages privilégiés peuvent l’utiliser.

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Grimoire
Sacoche (Grande)
Couverture
Rations

Sorts :

Domaine de l'Ombre :

Aire de Camouflage
Incognito
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Re: [Faust] Cinq nuits chez Frauke

Message par [MJ] Le Djinn » 11 nov. 2018, 17:08

Les planches vétustes de l'escalier craquèrent quand Faust posa ses pieds dessus. Un flot de poussière jaillit des crevasses du bois rongé par le temps et les insectes, si haut qu'il manqua d'étouffer l'apprenti magicien. Il manqua d'ailleurs de trébucher lors qu'une des marches se déroba sous son poids et vacilla sur son socle. Bien vite rattrapé cependant l'umbramancien en formation se hâta de monter les étapes restantes jusqu'à arriver à l'étage. La lumière était schizophrène car d'un côté la lumière n'était plus filtrée par un plafond supplémentaire mais de l'autre l'heure passée et le crépuscule arrivait déjà se rajoutant au fait que le soleil passait derrière les arbres de la forêt environnante, diluant sa puissance. Ne possédant pas de briquet notre héros fût contraint de continuer son exploration dans une pénombre grandissante, bientôt il ne pourrait plus compter que sur son toucher pour se repérer, sa vue ayant été annihilée par la nuit.

L'étage était aussi vaste que le rez-de-chaussée bien que la pente du toit réduisait le volume des pièces. Suivant le même plan que son vis-à-vis du dessous, l'endroit formait une sorte de E inversé quand on débarquait de l'escalier. La branche inférieure n'était autre que l'escalier lui même puis les couloirs se succédaient. Sur la partie centrale l'allée se terminait sur un mur nu entouré de deux petites pièces. A gauche en entrant était un petit arsenal, de multiples armes, de tous types, étaient à terre, rouillées et complètement inutilisables. Des traces de luttes étaient visibles partout et du sang maculait les murs. Sur les parois, du plancher au plafond, des traces de tirs, de coupures et des trous laissaient un marquage funeste. En face était une salle d'eau secondaire, similaire à sa voisine du dessous, sans doute les deux étaient-elles reliées. Le reste de l'étage était consacré à des chambres au nombre de quatre. De petites tailles sauf une, plus moyennes, elles ne comportaient qu'un lit, une petite armoire avec commode et des murs dénués de toute fantaisie. Des traces de luttes étaient partout et pourtant les meubles étaient intacts. Les lits étaient simplement défaits comme si quelqu'un venait d'y passer la nuit et était ressorti sans avoir pris le temps de les remettre correctement.
Les dits-meubles ne révélèrent rien de plus que du vide. Faust n'apprit d'ailleurs rien de plus en les observant avec attention, ils semblaient anciens et avaient bien servis mais ne révélaient aucune étrangeté à première vue.

Quand il eut terminé ses examens la nuit commençait à franchement tomber et un hurlement de loup retentit depuis les bois. Faust allait devoir trouver quoi faire pour la nuit, la situation n''étant pas particulièrement favorable à du camping extérieur.
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Re: [Faust] Cinq nuits chez Frauke

Message par Faust Valdorf » 16 nov. 2018, 21:45

Le premier étage de la maison n'avait au final délivré que peu d'information au magister en herbe. Mis à part un message énigmatique qu'il ne pouvait espérer déchiffrer en l'état, il n'avait pas évolué d'un pouce dans la recherche de sa professeur, et ce malgré ses fouilles répétées. S'il était tout à fait possible que le jeune apprenti ait raté un élément crucial pour la suite de l'examen, il préférait plutôt penser que les prochains indices qu'avait pu laisser Hannah sur son chemin se trouvaient plus haut dans la battisse, là où il n'avait pas encore eu l'occasion d'aller mettre son nez : au vu de son impression sur les lieux, autant dire que devoir rester ici plus que nécessaire n'était pas quelque chose qui l'enchantait particulièrement. Malheureusement pour lui, la suite n'était pas vraiment d'un ton plus rassurant et le jeune homme compris dès son arrivée au second étage qu'il y avait quelque chose qui clochait définitivement avec ce manoir.

Faust était déjà mis quelque peu mal à l'aise par l'ambiance étrange qui se dégageait du rez-de-chaussée, mais c'était un véritable jeu d'enfant comparé à ce qui l'attendait là. Le niveau était d'une taille similaire au plain-pied, bien qu'organisé d'une manière sensiblement différente, mais la proximité avec le plafond ainsi que la lumière versatile donnaient au final un résultat très étouffant, voir même claustro-phobique, à la chose. L'air était chargé de poussière, transformant un endroit autrement banal en un véritable calvaire pour les yeux et les poumons, quand ce n'était pas le parquet usagé qui s'affaissait brutalement sous les pieds du citadin. Et puis, bien sûr, il y avait les marques. L'entièreté des pièces de la maison semblaient recouvertes de traces de combats, de résidus de poudres et d'effusions de sang entachant murs et plafonds : Il n'était au final pas très étonnant que l'hémoglobine ait pu tracer sa route vers l'étage inférieur, au vu de la quantité d'éclaboussure que le Valdorf put observer.

Si le but était d'impressionner, c'était pour le moins réussi : partagé entre peur et émerveillement, le bourgeois ne put s'empêcher, ici encore, d'éprouver une certaine admiration morbide devant ce manoir chimérique. Peut-être bien que tout ce qui se déroulait sous ses yeux n'était qu'une illusion habilement manipulée par l'emprunte d'Ulgu qui sommeillait ici, mais par morr, qu'elle était réussit... Il avait l'impression que cet endroit, plus qu'un lieu d'examen, possédait son identité propre, camouflant un récit qui ne cherchait qu'à être dévoilé aux yeux du monde extérieur : un sombre conte qu'il ne pouvait lui-même s'empêcher d'imaginer, non sans un brin de nostalgie. L'histoire d'une paisible famille de paysans, labourant les champs et travaillant la terre, sans se douter du mal qui sommeillait sous les voûtes de cette maison. Des gens comme on en comptait par centaines, rendu fous par la présence clandestine d'une magie dont ils ignoraient tout, poussé à la paranoïa jusqu'à s'entre-déchirer pour un phénomène sur lequel ils n'avaient, en vérité, aucune emprise. En un sens, c'est ce qui aurait pu lui arriver s'il avait trop tardé à rejoindre les collèges de magie. Il aurait fini par perdre le contrôle, mettant un terme de manière précoce à sa propre existence, ainsi qu'à celle de sa propre famille. C'est là ce que l'on avait pas cessé de lui répéter depuis qu'il avait rejoins l'ordre gris et il n'avait désormais aucun mal à deviner pourquoi. Il n'y avait pas de doute, l'aethyr permettait d'obtenir une puissance réellement terrifiante : un pouvoir dont le jeune homme devait apprendre à se montrer digne, et qu'il espérait parfois ne jamais avoir eu en sa possession... Des pensées peu joyeuses, qu'il se dépêcha de chasser d'un hochement de tête maladroit.

L'impérial comprit d'ailleurs rapidement qu'il était de toute manière inutile de s'acharner pour le moment. Comme il le craignait, quelques bonnes heures semblaient s'être écoulées depuis son arrivé ici, si bien qu'il ne voyait désormais pas plus loin que sa propre main, la pénombre obscurcissant sa vue comme un châle noir déposé sur ses yeux. Il n'avait plus le luxe de choisir, désormais : le magister allait manifestement devoir s'arrêter là pour la nuit. Il envisagea pendant un temps de sortir de la battisse pour dormir à la belle étoile comme il l'avait fait durant tous ses jours de voyage, mais la perspective de finir sans défense particulière dans un champ potentiellement garnit de bêtes sauvages le fit bien vite revenir sur ses pas ! Si le manoir était aussi étrange qu'impressionnant, il espérait au moins que son lien intrinsèque avec Ulgu dissuaderait de potentiels intrus d'entrer, d'autant plus que, dans son empressement, il avait laissé la porte d'entrée complètement ouverte.

L'umbramencien n'eut de toute manière pas besoin de réfléchir trop longtemps pour choisir le lieu de son prochain sommeil, la maisonnée n'abritant pas moins de quatre chambres, toutes disposés au second étage. Faust porta son choix sur la plus grande d'entre elle, mais d'une taille tout de même relativement modeste comparé à ce qu'il avait connu dans sa vie antérieure : pas que ce détail le dérangea particulièrement, l'adolescent n'ayant jamais été un grand amateur de luxe inutile et l'obscurité était de toute manière trop pesante pour qu'il puisse perdre son temps à admirer le décor. La solution la plus simple aurait été de tout simplement se glisser dans le lit défait et d'attendre que le sommeil ne vienne le cueillir, mais pour une raison quelconque, Faust éprouvait une certaine gêne à l'idée d'ainsi occuper le lit de parfaits inconnus. Ils n'habitaient probablement plus ici depuis un bon moment, mais ces chambres, cette maison entière avait jadis appartenu à des humains, tout comme lui. Violer ainsi leur intimité, même rétrospectivement, « s'emparer » de leurs portes vers le royaume des rêves lui donnait l'impression d'être un simple voleur venu occuper les lieux, une situation qui le mettait véritablement mal à l'aise… peut-être était-il juste trop sensible, ou trop méfiant vis-à-vis de cette maison après tout, mais le Valdorf préférait autant ne toucher à rien durant son cours séjour ici. Une question de principe, autant que de sûreté.

De toute manière, il disposait sur lui de suffisamment de matériel pour palier à ce genre de situation, aussi ne s'inquiéta-il pas trop pour cela. Déposant sa grande sacoche sur le parquet, l'étudiant en sorti une épaisse couverture de laine qu'il déposa délicatement sur le sol, avant de s'atteler, non sans une once de fierté, à éradiquer la poussière qui commençait déjà à s'agglutiner sur sa literie improvisée. Jusqu'alors, elle lui avait servi de couchette principale durant ses pérégrinations et c'était là encore la mission qu'elle accomplirait cette nuit. Dormir à même le sol n'était évidemment en rien comparable au confort d'un bon lit, mais à défaut du sommeil, au moins aurait-il ainsi la conscience tranquille. Prudence était mère de sûreté, et Faust préférait prendre le plus ses aises pour préparer une nuit, qui, il le sentait, ne serait sans doute pas de tout repos...
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Sens de la Magie (E) : Votre personnage est capable de ressentir certaines altérations faites aux vents de magie dans son environnement immédiat : sans précision aucune, il sait que quelque chose ou quelqu'un concentre ou manie de la magie dans un périmètre proche. Ce “sixième sens” se manifeste de différentes manières selon le type de magie et la race du personnage ; certains la sentent -littéralement-, d'autres la perçoivent dans leur esprit, l'associent à un frisson bizarre ou ont l'intime conviction de sa présence, d'autres encore voient leur comportement s'altérer, en lien avec le vent sollicité. C'est au MJ de décider de la manière dont cette présence magique se révèle au personnage. Pour posséder cette compétence, le PJ doit avoir eu dans son passé des éléments solides qui lui permettent de faire le lien entre ses intuitions et l'usage de la magie proprement dit ; faute de quoi, malgré son ultra-sensibilité, il ne prêtera aucune attention à ce “sixième sens” magique et à ses manifestations. De plus, votre personnage peut dorénavant gagner des “points d’expérience magique” (xPm) selon les différentes méthodes de gain d’expérience magique décrites dans la section Magie des règles.

Conscience de la Magie (E) : Votre personnage est doté d'un sens plus acerbe de la magie. Non seulement il prend conscience de sa présence, mais il est capable de déterminer sa nature et son origine avec plus de certitude. Au toucher, il détermine avec exactitude si un objet est magique ou non ou si un individu est doté de pouvoirs magiques ou non. Enfin, si il se concentre et réussit un test d'intelligence, il voit littéralement les différents courant de magie et leur nature. Cette dernière action nécessite une concentration totale: se battre, courir ou réaliser toute action annule immédiatement l'effet. En revanche, le personnage peut se déplacer doucement.

Incantation - domaine de l'ombre (E) : Votre personnage sait utiliser et plier la magie selon sa forme particulière relative au domaine choisit. En terme de règles, il: - gagne 7 points dans la caractéristique Magie si il n'en a pas déjà - peut effectuer les actions “incanter” et “dissiper” sous cette caractéristique Magie - peut dépenser des points d’expérience magique pour apprendre des sorts du domaine choisit et du domaine commun (Magie primaire).

Empathie (E) : Votre personnage a aiguisé ce sentiment naturel commun à toute personne douée de conscience. Ce sentiment lui permet, sur un test réussi, de détecter des émotions normalement imperceptibles : peur, haine, mensonge, etc. Il arrive aussi à savoir si une personne ment ou si elle dit la vérité, si ses intentions sont bonnes ou mauvaises etc.,

Alphabétisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.

Langue Hermetique - Magikane (E) : Votre personnage sait parler, écrire et lire le magikane. Le magikane est le langage hermétique usuel utilisé dans le vieux monde. La plupart des parchemins sont écrits en magikane et tous les sorciers ainsi que quelques personnages privilégiés peuvent l’utiliser.

Equipement :

Bâton des collèges : 6+1d6 dégats / parade 6 / +1 PAR
Pistolet : 50+1d8 dégât / Percutante et Perforante (4) / malus de -2 au TIR tous les 8 mètres
Dague : 12+1D6 dégâts / 6 parade / peut-être utilisé comme arme de jet

Chaperon
Doublet
Accessoire de Calligraphie
Grimoire
Sacoche (Grande)
Couverture
Rations

Sorts :

Domaine de l'Ombre :

Aire de Camouflage
Incognito
Masque d'Ulgu
Action secrète
Les nuages et l'obscurité l'environnent, La justice et l'équité sont la base de son trône.

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[MJ] Le Djinn
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Re: [Faust] Cinq nuits chez Frauke

Message par [MJ] Le Djinn » 18 nov. 2018, 22:41

Faust s'éveilla dans la douceur habituelle de la literie de luxe. Encore ensommeillé de sa nuit agitée il s'ingénia à ouvrir les rideaux qui donnaient directement sur le fleuve Reik. Il était encore bientôt et seuls déambulaient sur l'Oberreik District les nobles les plus sportifs qui faisaient leur promenade hygiénique du matin. Le jeune noble étouffa un bâillement et franchit les lourdes portes qui séparaient sa chambre du dédale de couloirs du manoir Valdorf. Les premiers rayons du soleil perçaient à travers les lucarnes, faisant baigner l'environnement dans une obscurité timorée. Quelques pas se firent entendre distinctement, venant de l'étage d'en dessous, de la salle à manger. A n'en pas douter les domestiques, l'intendant Ausprat en tête, étaient en train de préparer le couvert pour les membres du personnel qui se levaient tôt. C'était que la cour arrière, le jardin et plus généralement la poussière ne se faisaient pas tout seul! La grande Hilberta, épouse du premier domestique, tenait d'ailleurs particulièrement à ce que la maison rutile. Les particules en suspension, en effet, semblaient fortement indisposer Monsieur de Valdorf père, notamment depuis que sa santé avait étrangement déclinée.

Les marches de l'escalier principal grincèrent quand Faust les descendit pour aller voler un petit déjeuner aux cuisines. Il mit un tel boucan que les serviteurs, alertés du réveil d'un des propriétaires, préparèrent en un temps record un gruau de blé accompagné de pain blanc. L'héritier eut à peine le temps de descendre quinze marche et de faire quelques mètres pour pousser la porte du lieu de repas que déjà ses serfs étaient en rang pour le saluer d'une même voix:


-"Bon matin messire!"

Il était rare que les valets soient aussi obséquieux envers la noblesse dont il connaissait souvent tous les petits secrets honteux, mais la maladie de Johan Valdorf les avait secoué au point qu'ils se plient en quatre pour que rien ne lui déplaise. A vrai dire le concerné s'en amusait plus qu'autre chose, trouvant qu'ils en faisaient tous un peu trop.
Le repas fût plus calme. Les serviteurs vaquaient pour la plupart à leur fin de table ou au début de leurs occupations. Pieter, le jardinier qu'on soupçonnait d'être un ovate tant il avait la main verte, avait annoncé en grande pompe qu'il allait tailler le rosier d'une façon si artistique que le valet-fleuriste des voisins d'à côté en rejoindrait Morr de jalousie! Chacun avait bien ri et avait pensé en son fort intérieur qu'il était probablement parfaitement sérieux!
Son plat achevé en vitesse, Faust se leva pour rejoindre la bibliothèque, il fallait absolument qu'il termine ce chapitre sur l'histoire du clergé vérénéen au XXIIème siècle. C'était éminemment barbant, longuet, plein d'anecdotes sans humour et de renvoi aux pages précédentes ou à d'autres ouvrages mais un tel savoir historique était nécessaire dans la haute société reiklandaise. Le livre n'avait pas bougé depuis hier, laissé sur la table d'étude de la collection littéraire privée, le marque page en bois brut toujours à sa place entre les pages jaunies. Au passage, et comme toujours, le fils prodige se heurta la cheville contre une table portant une large horloge. Il lâcha un cri de douleur. Ce meuble était une malédiction des dieux! Tout le monde, sans exception, se cognait dedans. On avait beau l'injurier, le pousser, le repousser, menacer de le retirer, rien à faire: il exerçait toujours sa tyrannie sur les tibias, les chevilles et les gros orteils des locaux.

S'asseyant pour faire passer la souffrance, notre héros se posa sur sa chaise et entama sa lecture. Allez, c'était parti pour une bonne heure d'ennui. La première page donnait d'ailleurs le ton: l'évolution de la reliure du livre à Middenheim entre 2133 et 2197, sublime...
Enfermé dans une lampe pendant des siècles, cloisonné dans une pièce de métal par une malédiction... Puis un jour un naïf est venu, me libérant dans sa sottise... Tant pis pour lui... Et pour tous les autres.

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Re: [Faust] Cinq nuits chez Frauke

Message par Faust Valdorf » 23 nov. 2018, 22:26

Cela faisait désormais quelques minutes que Faust était attablé dans la bibliothèque, toujours en train d'accomplir sa besogne littéraire. Ses doigts effleuraient machinalement les feuilles, une à une, les tournant et les dépliant d'un geste aussi soigneux que répétitif, tandis que ses yeux bleus déchiffraient, peu à peu, les nombreuses phrases qui constituaient l'ancien ouvrage. À le voir ainsi, on aurait facilement pu croire que le bourgeois était dans un état de concentration total, chaque fibre de son être s'actionnant dans le but de finir ce livre à la qualité plus que discutable…. et évidemment, rien n'était plus faux ! Le jeune homme était, sans surprise, complètement perdu dans ses pensées, lisant en diagonale les pages qui se succédaient devant lui, sans plus y prêter d'attention que cela. L'altdorfer se savait d'ordinaire bien plus diligent, mais il fallait dire que le sujet du livre ne l'intéressait que peu, ou, plus exactement, qu'il n'avait aucune motivation particulière quand il s'agissait de le finir. Étant un amateur d'histoire, qui plus est connu pour sa curiosité, étudier l'évolution du clergé vérénéen ne l'aurait sans doute pas dérangé plus que ça s'il avait pu le faire pour son propre plaisir. Mais devoir s'engager dans cet ennuyant apprentissage juste pour être jugé comme un individu « acceptable » au sein de la noblesse impériale avait largement de quoi saper en lui toute motivation. Si ce n'était pour soulager son père affaibli, il aurait depuis longtemps abandonner la lecture d'un grimoire aussi poussiéreux que barbant. Enfin, en tant que noble, tel était sa responsabilité et il savait de toute manière, que ses problèmes étaient complètement dérisoires, aussi préférait-il ne pas se formaliser, continuant tant bien que mal sa lecture. Et puis ce n'était de toute manière pas comme s'il avait connu une journée particulièrement difficile .

Comme tous les matins, il s'était accoudé sur la fenêtre de sa chambre pendant quelques minutes, attendant paisiblement que les doux rayons du soleil ne viennent peu à peu le tirer de son sommeil matinal. Comme tous les matins, il avait bien faillit s'écraser dans les escaliers, ses pieds ayant visiblement toujours un certain mal à appréhender le concept de cette étrange invention que l'on nommait « marche »… et comme tous les matins, il avait passé le quart d'heure suivant à s'excuser auprès de tous les domestiques qu'il avait pu croiser pour sa maladresse générale et le boucan qu'il avait provoqué ! Il ne put d'ailleurs s'empêcher de rougir, un sourire sincèrement gêné sur le visage, à l'évocation de cette pensée. Un jour peut-être parviendrait-il à comprendre les invisibles mécanismes régissant les secrets de la coordination… un jour peut-être.

À bien y réfléchir, beaucoup auraient tué pour avoir un train de vie similaire au sien. Ici, dans l'Oberreik, il était à l'abri, protégé derrière les hautes murailles et les armées rutilantes de l'empereur. Mais combien étaient-ils dehors, à quelques kilomètres seulement d'ici, à lutter chaque jour pour leur survie, tandis qu'il se prélassait dans sa bibliothèque ? Devoir porter sur ses épaules l'héritage de toute une famille n'était pas quelque chose qu'il appréciait particulièrement, mais au moins devait-il admettre qu'il était beaucoup mieux lotis que la plupart des habitants du vieux monde. Fermant les yeux d'un air solennel, il se jura intérieurement d'utiliser le pouvoir que lui donnerait la richesse familiale dans le bien du plus grand nombre, avant de la dépenser pour le confort de sa petite personne. C'était sans doute là un effort futile, mais l'idéaliste qu'il était ne pouvait se résoudre à rester les bras croisés avec de tels moyens à disposition.

Au moins ces quelques minutes de recueillement avaient-elles eu le mérite de faire passer cette longue heure de lecture bien plus vite qu'il ne l'aurait espéré. Si, vu son état d'attention, il avait sans doute du sauter une page ou deux, le plus dure était enfin fait : il avait terminé ce fichu chapitre. Reposant le livre sur la table, non sans un soupir de soulagement, Faust se releva à son tour. La journée venait à peine de commencer et il lui restait, à vu de nez, encore suffisamment de temps pour vaguer à ses occupations et errer dans cette bibliothèque qu'il connaissait si bien, à la recherche de quelques livres plus aptes, eux, à occuper son temps libre. Une fois cela fait, sans doute irait-il voir son père, afin de prendre des nouvelles sur son état. On avait beau lui répéter que ce n'était rien de grave, il demeurait tout de même inquiet pour la vie de son paternel. Quoi de plus normal pour un fils que de s’enquérir de la santé de celui sans qui il ne serait rien ?
Faust Valdorf, Voie du sorcier des collèges de magie
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 8 | Int 8 | Ini 10 | Att 8 | Par 8 | Tir 8 | Mag 9 | NA 1 | PV 60/60

Lien de la fiche wiki : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_faust
Licht und Schatten : https://www.youtube.com/watch?v=3S1NmtWDVYk
Compétences :

Sens de la Magie (E) : Votre personnage est capable de ressentir certaines altérations faites aux vents de magie dans son environnement immédiat : sans précision aucune, il sait que quelque chose ou quelqu'un concentre ou manie de la magie dans un périmètre proche. Ce “sixième sens” se manifeste de différentes manières selon le type de magie et la race du personnage ; certains la sentent -littéralement-, d'autres la perçoivent dans leur esprit, l'associent à un frisson bizarre ou ont l'intime conviction de sa présence, d'autres encore voient leur comportement s'altérer, en lien avec le vent sollicité. C'est au MJ de décider de la manière dont cette présence magique se révèle au personnage. Pour posséder cette compétence, le PJ doit avoir eu dans son passé des éléments solides qui lui permettent de faire le lien entre ses intuitions et l'usage de la magie proprement dit ; faute de quoi, malgré son ultra-sensibilité, il ne prêtera aucune attention à ce “sixième sens” magique et à ses manifestations. De plus, votre personnage peut dorénavant gagner des “points d’expérience magique” (xPm) selon les différentes méthodes de gain d’expérience magique décrites dans la section Magie des règles.

Conscience de la Magie (E) : Votre personnage est doté d'un sens plus acerbe de la magie. Non seulement il prend conscience de sa présence, mais il est capable de déterminer sa nature et son origine avec plus de certitude. Au toucher, il détermine avec exactitude si un objet est magique ou non ou si un individu est doté de pouvoirs magiques ou non. Enfin, si il se concentre et réussit un test d'intelligence, il voit littéralement les différents courant de magie et leur nature. Cette dernière action nécessite une concentration totale: se battre, courir ou réaliser toute action annule immédiatement l'effet. En revanche, le personnage peut se déplacer doucement.

Incantation - domaine de l'ombre (E) : Votre personnage sait utiliser et plier la magie selon sa forme particulière relative au domaine choisit. En terme de règles, il: - gagne 7 points dans la caractéristique Magie si il n'en a pas déjà - peut effectuer les actions “incanter” et “dissiper” sous cette caractéristique Magie - peut dépenser des points d’expérience magique pour apprendre des sorts du domaine choisit et du domaine commun (Magie primaire).

Empathie (E) : Votre personnage a aiguisé ce sentiment naturel commun à toute personne douée de conscience. Ce sentiment lui permet, sur un test réussi, de détecter des émotions normalement imperceptibles : peur, haine, mensonge, etc. Il arrive aussi à savoir si une personne ment ou si elle dit la vérité, si ses intentions sont bonnes ou mauvaises etc.,

Alphabétisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.

Langue Hermetique - Magikane (E) : Votre personnage sait parler, écrire et lire le magikane. Le magikane est le langage hermétique usuel utilisé dans le vieux monde. La plupart des parchemins sont écrits en magikane et tous les sorciers ainsi que quelques personnages privilégiés peuvent l’utiliser.

Equipement :

Bâton des collèges : 6+1d6 dégats / parade 6 / +1 PAR
Pistolet : 50+1d8 dégât / Percutante et Perforante (4) / malus de -2 au TIR tous les 8 mètres
Dague : 12+1D6 dégâts / 6 parade / peut-être utilisé comme arme de jet

Chaperon
Doublet
Accessoire de Calligraphie
Grimoire
Sacoche (Grande)
Couverture
Rations

Sorts :

Domaine de l'Ombre :

Aire de Camouflage
Incognito
Masque d'Ulgu
Action secrète
Les nuages et l'obscurité l'environnent, La justice et l'équité sont la base de son trône.

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