[Katarina] Antonlied

Nuln est la seconde ville de l’Empire et du Reikland. Nuln centralise tout le commerce du sud, c’est là que convergent les voyageurs du Wissenland, du Stirland, d’Averland et des régions plus à l’est. Nuln est le siège de l’Ecole Impériale d’Artillerie, où les canons sont fondus et où les artilleurs apprennent la balistique. Ils y étudient les nombreux problèmes pratiques liés au déplacement et à la mise en œuvre des pièces d’artillerie. Grâce à leurs efforts, l’Empire bénéficie d’un vaste et efficace corps d’artillerie, de loin supérieur à tous ceux des pays frontaliers.

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Les deux écoutèrent attentivement Katarina. Malheureusement, en bons nobles qu’ils étaient, ils se trouvaient assez peu expressifs — le chancelier hocha quelques fois très faiblement de la tête, tandis que Toller faisait la moue ; mais comme on ne la moucha pas, ni qu’on ne l’interrompît sèchement, il fallait partir du principe que tout ce qu’elle venait de dire n’était pas bête. Après sa dernière phrase, Toller regarda Peter pour lui lancer avec son même ton minaudant :

« Vous allez pouvoir éclairer ma lanterne sur un sujet, sire-chancelier :
Selon la version officielle qui a été publiée par votre chancellerie, Anton von Adeloch a été capturé par des patrouilleurs ruraux du Wissenland au cours d’une traque à Fluorn. Mais j’ai lu dans quelques journaux que c’était le Toppenheimer ici présent qui était responsable… »


Le chancelier fit la moue.

« Officiellement, je m’en tiendrai à la version publiée par ma chancellerie — Les patrouilleurs ruraux ont eu un renseignement de la part d’un indic’, ils ont traversé le Söll pour rejoindre Fluorn à bride abattue — ce qui est toujours dans leur juridiction officielle, peu importe les sécessionnistes qui disent que c’est une terre appartenant au Solland historique — et ils ont saisi Anton von Adeloch dans un manoir aux abords de la ville.
– Je vois. Et pour nos deux petites paires d’oreilles d’honnêtes femmes du Wissenland, y a-t-il autre chose ?
– C’est Swabian von Toppenheimer qui était notre indic’. Il a donné rendez-vous à Anton dans le village de Fluorn, probablement pour négocier quelque chose avec lui. Puis il a envoyé un messager en toute urgence au-delà du Söll pour que les patrouilleurs se ramènent. Comme les patrouilleurs n’étaient pas assez nombreux, il les a aidés à faire égorger les gardes-du-corps d’Anton avec ses propres sbires. Nous n’aurions jamais pu mettre la main sur le criminel qu’on a fait rouer aujourd’hui sans sa collaboration appuyée. »

Astrid Toller fit une grimace. Difficile de savoir pourquoi. Après quoi le chancelier soupira un peu.

« Les Toppenheimer ont toujours joué sur les deux tableaux. Il faut savoir qu’ils ne sont officiellement barons du Sudenland que depuis deux minuscules années. C’est la dynastie des von Mecklenberg qui sont les dirigeants historiques de la province, simplement ils ont presque tous été tués par des bandits dans les montagnes et la province s’est retrouvée sans aucun dirigeant. Johann von Mecklenberg a fini par donner aux barons de Pfeildorf la dignité de diriger la province puis il est… Parti.
– Où ?
– Aucune idée. Il aurait voyagé à travers le monde. Mais il vit à Altdorf aujourd’hui, je crois.
– Et il ne désire pas reprendre le titre de baron du Sudenland ?
– Pas à ce que je sache, mais je ne sais pas tout.
Toujours est-il, les Toppenheimer ont besoin de plaire aux furieux qui veulent la réunification du Solland, sinon, ils ne pourront pas garder leur titre. Dans le même temps, ils ont du sang Wissenlander dans leurs veines, et ils ont une défiance absolue envers les furieux du sud-Sudenland qui prient le Dieu-vengeur Söll. Ils sont attachés à leur province et leurs possessions, mais ça ne les empêche pas de manquer d’honneur pour les garder.

– Assez pour trahir Anton von Adeloch et nous le livrer, donc… C’est la baronne Etelka qui l’a demandé ?
– Ah ça… J’en sais rien. Je n’ai aucune idée de s’il a agi sur les ordres de sa mère ou si c’est tout seul qu'il a eut cette idée. En tout cas, il est un des rares seigneurs d’origine « Sollander » à avoir répondu à mon invitation de se présenter à Nuln — vous excepté, madame Toller. »

À être comparée à une Sollanderin, Toller eut un sourire goguenard, et provoquant.

« Mais vous n’avez qu’à aller lui demander si vous voulez le savoir, parce qu’il a refusé de s’expliquer. C’est le monsieur là-bas. »
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Le traître qui avait vendu son propre compatriote avait un visage assez quelconque, de beaux habits en noir, et il tirait la tronche. Il s’était mis dans un coin, ne discutait avec personne, et se contentait de patienter en croisant des bras. Quelqu’un s’approcha de lui, lui parla quelques instants, mais il s’en sépara bien vite. Visiblement, ce monsieur voulait rester seul.
Qu’un Toppenheimer vende Anton, c’était une chose. Qu’il vienne jusqu’à Nuln pour le regarder mourir alors que ce n’était vraiment pas le moment pour eux de donner du poids à la rumeur comme quoi ils l’avaient bel et bien vendu, ça, ce n’était pas très malin…

« Dans tous les cas, mademoiselle… Gildenspiegel, c’est ça ? »

Après l’avoir passablement ignorée quelques minutes, enfin le chancelier répondit à la rousse.

« Je suis assez d’accord avec votre analyse. Etelka von Toppenheimer va faire lire l’arrêt à Pfeildorf, mais elle va essayer de faire croire qu’elle regrette bien la situation, alors que c’est grâce à un de ses fils qu’Anton est mort. Quelle terrible famille…
– Leur sang appartient au pays des Mérogens, sire-chancelier. Ils sont cousins des Liebwitz.
– Oui, c'est vrai, pardonnez-moi. Mais leurs mœurs viennent du Sudenland, ils étaient amis des Mecklenberg aujourd’hui presque tous disparus. Ceux qui ont le sang-mêlé sont souvent sur la sellette quand les peuples se déchirent.
– Vous croyez que ça va se déchirer entre les deux provinces ?
– Je ne souhaite pas tenir de propos alarmistes. La comtesse Emmanuelle m’a demandé d’assurer la paix et la reprise de nos échanges avec le Sudenland, en tout cas. Je suis soulagé qu’Anton soit mort car ça ouvre une nouvelle page de notre histoire avec nos voisins, mais ça va être difficile. Heureusement, il y a quelques personnes honnêtes et raisonnables qui se trouvent dans les deux pays — des gens comme vous d’ailleurs, mademoiselle.
– Ou comme Strasser… »

Astrid Toller fit la gueule. Et elle jeta un regard très froid vers Katarina.

« Vous parlez à sa fiancée, d’ailleurs. »

Le chancelier fit les gros yeux. Et d’un coup, il eut un énorme sourire, à pleines dents. Il courba un petit peu la tête et fit un geste de la main.

« Oh ? Mais oui, je l’ignorais tiens, il n’y a pas encore eut la cérémonie…
Désolé de ma froideur précédente, dame Katarina. Viktor et moi sommes très bons amis. C’est dommage qu’il ne puisse pas être là aujourd’hui, j’aurais aimé avoir son opinion sur… Tout ça.

– Il est à Altdorf, c’est ça ?
– Oui. Il fait partie de la délégation de Nuln envoyée par la comtesse pour participer au Conseil des Primes-États de l’Empire. Il va avoir la chance de parler avec l’Empereur Karl-Franz en personne.
J’aime bien Strasser. C’est un homme malin, diplomate, au bon cœur. Il sait écouter toutes les personnes et travailler avec toutes pour arriver à atteindre un compromis. Il est déjà allé jusqu’au Vennland, au sud-Sudenland, pour discuter avec des barons qui prient Söll — et il a réussi à signer des contrats avec eux. Si ça ce n’est pas un diplomate exceptionnel, je ne sais pas ce que vous voulez de plus.

– En même temps, dès qu’il s’agit d’argent, Strasser se met à avoir un nez de renard.
Vous n’allez jamais manquer de rien dans votre vie avec lui, très chère Katarina. »


Toller faisait la gueule. Elle était verte de jalousie, ça se sentait.

« En tout cas, répéta-t-il, comme si "En tout cas" était son expression favorite, c’est un plaisir de vous rencontrer, madame. Mais heu, je suis quand même un peu curieux… Vous n’accompagnez pas Viktor à Altdorf ? Je veux dire, si vous êtes fiancés… »

Il ne termina pas sa phrase, attendant des explications.
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Katarina von Gildenspiegel
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Re: [Katarina] Antonlied

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Katarina écouta attentivement l'échange entre Toller et le chancelier, ses pensées tournoyant autour de ce qu'elle venait d'entendre. Les informations révélées sur Swabian von Toppenheimer étaient intrigantes, sinon troublantes. La dynamique entre le Wissenland et le Sudenland semblait plus complexe qu'elle ne l'avait d'abord soupçonné. La position de Swabian, à la croisée de deux loyautés contradictoires, n'était guère enviable.

Elle observa discrètement l'homme en question, cet individu isolé au visage quelconque, dont le choix de se retrancher dans un coin de la pièce en disait long sur sa situation. Swabian, bien que responsable de la capture d'Anton von Adeloch, n'avait probablement pas anticipé les conséquences politiques et personnelles de son acte. Katarina se demandait s'il ressentait le poids de cette trahison et si la solitude qu'il affichait était le reflet d'un remords latent ou simplement la stratégie d'un homme conscient des risques qu'il encourait en se mêlant à cette foule.

L'idée que Swabian ait agi de son propre chef ou sous l'influence de sa mère, la baronne Etelka, soulevait d'autres questions. Si c'était le cas, cela montrait la profondeur de la division au sein même de la famille Toppenheimer. Katarina ne pouvait s'empêcher de réfléchir aux implications de cette trahison pour l'avenir des relations entre le Wissenland et le Sudenland. La stabilité de la région semblait reposer sur des fondations aussi fragiles que celles d'une maison bâtie sur du sable.

Katarina ajusta sa posture avec une précision élégante, ses doigts effleurant légèrement les plis de sa robe comme pour en vérifier l’état parfait. Sa patience, déjà ébranlée, se manifesta dans la tension subtile de ses épaules. Elle fixa le chancelier et Astrid avec une intensité réfléchie, ses yeux exprimant à la fois une réserve et une détermination sous-jacente, teintée d'une irritation contenue.

À l'évocation de ses fiançailles, une légère grimace trahit son agacement. Elle avait espéré que ce détail personnel resterait discret, mais il était évident que l’information avait circulé plus largement que prévu. Katarina prit une inspiration pour calmer la montée de son irritation.

« Sire-chancelier, je comprends que la mention de mes fiançailles puisse sembler pertinente, mais il est crucial de préciser que les fiançailles ne constituent pas un mariage en soi. Elles représentent une promesse, un engagement mutuel, mais il est de coutume qu’un tel engagement ne se manifeste pas pleinement avant la cérémonie officielle. En conséquence, il serait non seulement inapproprié mais également contraire aux normes de décence que je sois en présence constante de Viktor Strasser avant que nous ne célébrions notre union de manière officielle. »

Elle poursuivit, son ton empreint d’une sincérité réfléchie. « De plus, ma présence à Nuln ne se limite pas à une question de protocole personnel. Cette ville est le centre de nombreuses opportunités précieuses, et ma décision de rester ici est motivée par le désir de parfaire mon éducation.Être a proximité de la cour de la comtesse, ainsi que la richesse politique et diplomatique que Nuln offre, sont des occasions uniques d’apprentissage. C’est un cadre idéal pour observer et comprendre les dynamiques de pouvoir, pour enrichir mes connaissances en diplomatie et en gestion des affaires impériales. »

Son regard se fit plus doux, mais non moins déterminé. Elle ajouta avec un sourire; « Il est donc dans mon intérêt de maintenir les conventions jusqu’au mariage, pour éviter toute confusion ou malentendu. Cette démarche est en accord avec les valeurs que j’estime importantes et me permet de profiter des avantages que Nuln offre pour mon avenir. »

Katarina termina sa réponse avec un léger sourire, espérant que ses explications avaient éclairé les raisons de son choix tout en renforçant son image de jeune femme déterminée à respecter les normes tout en poursuivant ses ambitions. Elle se tourna ensuite légèrement vers Astrid et le chancelier, indiquant qu'elle était prête à aborder d'autres sujets ou questions, avec la même grâce mesurée mais en maintenant une distance claire.
Katarina von Gildenspiegel, Voie de l'Aristocrate
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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Katarina] Antonlied

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À la réponse de Katarina, le chancelier approuva par un hochement de tête.

« Pardonnez-moi mon trop de curiosité, mais vous dites vrai.
En tout cas, vous ne trouverez pas meilleur accès à des maîtres et des érudits que Nuln. Je n’y suis pas souvent moi-même, passant le plus clair de mon temps à Wissenburg, mais j’ai étudié à l’université d’ici dans ma jeunesse — je pense pouvoir dire, avec modestie évidemment, que ça n’a fait que renforcer mon appareillage mental.
Mais dites-moi donc, tiens, quels ouvrages lisez-vous en ce moment pour parfaire cette éducation ? Je me demande ce qui s’écrit de nos jours. »


Peter ne cherchait apparemment pas à piéger la rousse — ou alors il était sacrément doué pour. Alors qu’il croisait les mains, il attendait la réponse de son interlocutrice… Qui fut en fait très évasive, à tenter de noyer le poisson en parlant de généalogie et d’héraldique. Le sourire du chancelier se figea.

« Ah, heu, oui… Les armoriaux, c’est important… »

Elle lui demanda des ouvrages à recommander. Il toussota.

« Du temps où j’étais moi-même étudiant, c’était difficile de ne pas lire « Le Prince Frontalier », d’Imaschiavelli Venedetto, une grande référence de l’économie politique… Mais à titre personnel, en ce moment, je suis plutôt intéressé par un auteur Bretonnien, qui est bien vivant d’ailleurs, un maître des requêtes du duché de Bordeleaux — Angevin Beaudin, il a écrit plusieurs ouvrages qui traitent de souveraineté et de citoyenneté…
– Un Bretonnien érudit, je ne savais pas que ça existait. »

Peter eut un sourire goguenard à cette blague pas très drôle.

« Hé oui. Il y a des Bretonniens érudits, intellectuels, étudiants…
…Et il y en a sans doute d’ailleurs plus que dans le Wissenland.

Parce qu’ils sont plus nombreux, évidemment. »


Vlan. Alors qu’Astrid Toller n’arrêtait pas de pourrir Peter depuis des longues minutes, elle était mouchée, et elle se contenta de faire la moue.
Mais elle ne demeura pas silencieuse ; soit pour aider Katarina, soit pour l’enfoncer, elle répliqua vite sur sa gêne de tout à l’heure :

« Vous savez, sire chancelier, les Humanités, ce n’est pas juste lire des livres de matières — piailler et recopier des lignes, faire des commentaires, tout ça c’est très bien… Mais l’érudition et l’intelligence passe aussi par la pratique des Arts.
Vous profitez bien de votre présence à Nuln pour parfaire un art, n’est-ce pas, Katarina ? »


Toller faisait un grand sourire radieux. Mais non — non seulement Katarina n’avait pas lu un livre depuis très longtemps, mais en plus, elle ne profitait pas du tout de sa présence à Nuln pour parfaire une matière artistique.
Elle parvint à offrir quelques bribes d’informations — et l’Averlander croqueur de tout à l’heure lui fut bien utile. Peter, en tout cas, semblait ravi, car il pressa avec de nouvelles questions fort adroites :

« Je ne connais pas ce monsieur Droevig, mais la faculté d’art de Nuln, voilà une bonne fierté de notre ville ! Mais je ne suis plus trop au fait de leur curriculum.
Ce monsieur Droevig, c’est plutôt un partisan de l’École Remassienne, ou bien un Maniériste ? »


Katarina n’avait pas la moindre foutue idée de ce qu’il était en train de raconter. Ses origines de la crasse campagne du Wissenland semblaient soudain beaucoup trop remonter pour son goût. Et aucune aide de la part de Toller — la baronne aussi devenait un peu rouge de honte.

« …Je… vois… »

Le sourire de Peter était encore plus figé que tout à l’heure. Que Katarina voulait paraître pour une greluche, qu’elle ne s’y serait pas mieux prise…


Ayant rapidement (Mais toujours aussi poliment) pris congé de ses deux interlocuteurs, Katarina se retrouva à louvoyer à nouveau dans la salle de fêtes de l’hôtel de ville. Et elle se dirigea tout droit vers Swabian, le fils d’une Électrice qui décidément était bien parti pour faire la gueule dans son coin. L’homme n’avait pas à boire, ni un domestique ni un chevalier autour de lui — il faisait vraiment le guet, bras croisé, collé à une alcôve au-dessus de laquelle un magnifique buste d’une méduse avait été gravé dans la pierre. Katarina s’approcha discrètement, s’inclina devant lui, et avec une voix douce mais audible, elle lança :

« Mein Herr , je suis Katarina von Gildenspiegel. Permettez-moi de vous présenter mes salutations respectueuses. C'est un plaisir de présenter mes hommages à une personne de votre qualité. »

Swabian sembla un tout petit peu sursauter. Il étudia la rousse de la tête aux pieds en fronçant des sourcils. Un peu hagard, quasiment décontenancé, il balbutia quelques mots.

« Heu… Je vous remercie. Le plaisir est partagé, mademoiselle. »

Il lèche le bout de ses incisives, et fronça fort des yeux, comme s’il était pris d’une soudaine migraine. Il approcha un peu sa tête, et c’est tout doucement, en murmurant, comme pour ne pas faire trop d’embarras public, qu’il demanda :

« Pardonnez-moi, mais…
…Vous êtes qui au juste ? »
Jet d’intelligence de Katarina : 18, échec
Jet de bullshitage : 15, échec

Jet de mensonge : 16
vs
Jet de déduction de Peter : 1, réussite critique


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Katarina von Gildenspiegel
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Re: [Katarina] Antonlied

Message par Katarina von Gildenspiegel »

Le visage de Katarina rougit légèrement alors que les questions précises du chancelier la déstabilisaient de plus en plus. La conversation, censée être une occasion de briller, se transformait en une épreuve embarrassante. Elle sentit le poids de son ignorance sur les sujets abordés, et le sourire figé du chancelier n’aidait pas à masquer la gêne croissante.

Avec un sourire forcé, elle prit une profonde inspiration pour regagner un semblant de contenance. « Je vous remercie sincèrement pour vos conseils et votre temps, sire-chancelier. J’apprécie beaucoup vos recommandations et je ne manquerai pas de m’y référer. »

Elle inclina légèrement la tête en signe de respect, puis se détourna poliment, prenant congé des deux interlocuteurs. Elle s’éloigna en maitrisant ses pas avec une amertume dans l'esprit. Chaque pas semblait la libérer du poids de l’humiliation ressentie, amplifiée par la maladresse du chancelier et son appréciation de Strasser, qui, de toute évidence, ne faisait qu’aggraver sa frustration.

Elle avait l’impression que le chancelier, en voulant se montrer bienveillant et curieux, avait en réalité mis en lumière son ignorance de manière désagréable et imprégnée de condescendance. Les questions sur la généalogie et les arts, auxquelles elle ne savait que répondre avec vague approximation, avaient été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase de son agacement.

Son esprit bouillonnait de pensées acides envers le chancelier. Elle espérait presque secrètement qu'il perdrait son poste. Pour elle, la conversation avait été un désastre , et la simple perspective de devoir se croiser à nouveau avec un homme qui avait constatée sa maladresse était presque insupportable.

Elle se promettait intérieurement de ne pas se laisser abattre et de ne pas laisser cette rencontre entacher son image. Cependant, sa détermination à naviguer habilement dans le monde politique se voyait renforcée par cet incident ; elle avait pris la mesure de la précaution et de la finesse nécessaires pour éviter de futurs embarras.

Katarina, d’humeur boudeuse après sa mésaventure avec le chancelier, se dirigea avec détermination vers Swabian von Toppenheimer. La pièce était animée, mais elle navigua habilement entre les groupes de convives, son regard rivé sur l’homme au comportement taciturne.

Swabian était accolé à une alcôve ornée d’un buste en pierre d’une méduse, son attitude distante et ses bras croisés le faisaient paraître encore plus isolé. Il ne semblait pas se mêler aux autres , se contentant de surveiller la salle avec une expression distante. Katarina approcha lentement, essayant de maîtriser son agacement et de se préparer mentalement à une rencontre qui pourrait aussi bien être une nouvelle épreuve qu’une opportunité.

Elle s’inclina respectueusement devant lui, son geste précis et élégant inclinant légèrement la tête en signe de respect avant de parler. Son ton était doux, soigneusement dosé pour ne pas attirer l'attention, mais suffisamment clair pour que ses paroles soient distinctes.

« Je suis la sœur cadette du Freiherr Friedrich von Gildenspiegel du Wissenland, mais il est fort probable que ce nom ne vous soit pas familier. Je suis arrivée à Nuln il y a peu, et je tenais simplement à vous présenter mes respects. »

Elle fit une pause, laissant ses mots s'imprégner dans l'air avant de baisser encore davantage la voix, dissimulant ses lèvres derrière un éventail délicatement tenu, créant une bulle d'intimité entre eux.


« J'espère que vous ne me jugerai pas trop sévèrement, mais il me semblait moralement important de vous dire combien j'admire votre courage, mein Herr. Ce que vous avez accompli n'a pas dû être facile, mais vous avez choisi d'œuvrer pour la justice. Dans une société où il est si simple de critiquer et si rare de louer les actions justes, je tiens à exprimer mon soutien aussi humble soit il. Certains pourraient ne pas comprendre la portée de ce que vous avez fait, mais en ce qui me concerne, je suis convaincue que vous avez agi avec une grande justesse.»


Ses yeux, emplis d'interet, ne quittaient pas le visage de Swabian alors qu'elle continuait, sa voix se faisant toujours basse.

« Vous me sembliez seul, et en vérité, je me retrouve dans une situation similaire. Étant nouvellement arrivée à Nuln, je dois admettre que je n'ai pas encore eu l'opportunité de me lier avec beaucoup de personnes ici. Peut-être pourrions-nous, si vous le permettez, nous tenir mutuellement compagnie. Il me semble que nous pourrions trouver un certain interet dans la présence l'un de l'autre en attendant que cette horrible emeute cesse. »

Katarina, dans cette approche, cherchait non seulement à faire bonne impression, mais aussi à créer un lien avec Swabian, à travers un mélange de respect formel et de chaleur personnelle, espérant qu'il répondrait favorablement à cette tentative de rapprochement.
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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Katarina] Antonlied

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

À la première présentation de Katarina, Swabian sembla se détendre. Il approuva d’un hochement de tête, fit un nouveau remerciement discret, et cessa même de croiser ses bras devant lui.
Mais lorsqu’elle étendit son éventail pour commencer à entrer sur un autre sujet, l’attitude du fils d’Électrice changea du tout au tout — il devint presque pâle, les yeux écarquillés, dans une expression horrifiée si stéréotypée qu’on aurait dit qu’il portait un masque de théâtre Classique. Il regarda dans tous les sens, au-dessus de son épaule, comme une chouette, avant de répondre sur un ton résolument défensif :

« Qu’est-ce que vous racontez ? Je ne vois pas de quoi vous parlez. »

Il sembla vouloir frapper Katarina avec la foudre, vu la manière avec laquelle il dardait ses prunelles vers elle.

« Mademoiselle, je pense que vous confondez des choses, je n’ai aucune idée de ce à quoi vous faites référence. »

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Re: [Katarina] Antonlied

Message par Katarina von Gildenspiegel »

Katarina, consciente du poids de la situation, ajusta sa posture pour paraître encore plus ouverte et réceptive. Elle fit un léger mouvement de tête en signe de respect, ses yeux affichant une compréhension simulée alors qu’elle cherchait à dénouer la tension qui semblait s’accrocher à Swabian comme une ombre indésirable.

« Mein Herr, je vous en prie, ne vous méprenez pas sur mes intentions. » Sa voix, douce et posée, résonnait avec une clarté tranquille. Elle laissa un moment de silence pour que ses mots se déposent avec précision. « Je comprends parfaitement que cette situation puisse être délicate, et je ne suis pas ici pour vous infliger davantage de tourment. Nuln est une ville où les nouvelles se propagent plus vite que l’éclair. Ce qui pourrait commencer comme un simple murmure peut rapidement se transformer en un véritable tourbillon de rumeurs.»


Elle marqua une pause, laissant son regard se poser sur Swabian avec une sincérité palpable. Ses gestes étaient mesurés, ses mouvements lents et réfléchis pour éviter d'aggraver la situation. « Il est parfois difficile de garder son calme face à de telles circonstances. Je vous assure que mon but n'est nullement malveillant, j'étais sincère. »

Katarina se pencha légèrement en avant, comme pour accentuer l’importance de ses paroles tout en maintenant une distance respectueuse. « Il est important de comprendre que, bien que je sois relativement nouvelle à Nuln, les échos de la ville résonnent plus fort que je ne l’aurais imaginé. Même les plus petites informations, qu’elles soient fondées ou non, peuvent se répandre et atteindre de nombreuses oreilles. Si quelqu'un a entendu des choses à votre sujet, il est possible que d'autres en aient entendu davantage, parfois avec des détails qui échappent à notre contrôle. »

Elle observa attentivement la réaction de Swabian, notant ses gestes rigides et son expression tendue. Ses propres gestes étaient empreints de calme et de respect, visant à établir une connexion sans forcer une ouverture. « Je ne suis pas ici pour discuter des sujets qui vous mettent mal à l’aise, mais pour vous exprimer mon respect. Il me semble que nous pourrions bénéficier mutuellement d’une compréhension plus profonde et d’une conversation honnête. Je vous encourage à vous détendre, car il est probable qu'on nous observe et votre attitude je le craint peu donner crédit a ses rumeurs qu'elle soit véritable ou mensongère. Parfois, il est plus constructif de reconnaître la réalité telle qu'elle est plutôt que de la nier. Mais si vous maintenez que je me trompe et que l'on change de sujet, ou que vous souhaitez être seul, je ne m'imposerai pas.»

Katarina fit une légère inclinaison respectueuse, attendant que Swabian se sente suffisamment à l’aise pour répondre ou choisir de changer de sujet. Elle espérait que la curiosité, ou la raison, prenne le pas sur la peur de l'homme, bien que toute son attitude confirme bien les propos du Chancelier.
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Re: [Katarina] Antonlied

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Swabian se mit à serrer des dents, et son regard devenait torve. Une espèce de peur primale semblait s’emparer de lui, rien qu’un instant, un passage très subtil et soudain d’une vive émotion qui voulait passer à travers son épiderme — mais il sut se ressaisir. Il finit par faire la moue, à relever son menton, et à prendre un air suffisant.

« J’entends. »

C’est la seule réponse qu’il offrit au long laïus de Katarina. Puis, il regarda à nouveau derrière lui, expira rapidement l’air de ses poumons, et reprit.

« J’ignore qui vous envoie, très chère, ou ce que vous souhaitez me faire dire, mais je n’ai pas l’habitude de répondre aux rumeurs, peu importe à quel point elles se propagent vite. »

Il pencha un peu la tête de côté, en levant bien les sourcils arqués sur son front.

« Vous désiriez quelque chose ? »

La question était posée sur un autre ton, un peu plus fort, et un peu plus insistante également.
Jet de charisme (Malus : Menaçante, -4) : 16, échec
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Re: [Katarina] Antonlied

Message par Katarina von Gildenspiegel »

Katarina, après avoir remarqué l'attitude défensive de Swabian, comprit qu'il était préférable de mettre un terme à leur échange. Avec une grâce maîtrisée, elle s'inclina légèrement en signe de respect.

« Je vous remercie pour votre temps, mein Herr. Je ne voudrais pas vous déranger davantage. »

Elle se redressa avec soin, son sourire poli ne trahissant aucune déception, et se détourna de Swabian. Elle traversa la salle avec une élégance discrète et se dirigea vers les grandes fenêtres qui donnaient sur l’extérieur.

Elle se plaça près des fenêtres, la tête légèrement inclinée, observant le mouvement en dehors de l'hôtel de ville. Les rues étaient animées par les va-et-vient des citoyens et les derniers rayons de soleil effleuraient les façades des bâtiments. Katarina scrutait l'animation extérieure, cherchant à capter les signes de tout événement qui pourrait se produire.

Elle se rappelait l’urgence dans ses instructions à Lorenz, lui demandant de retrouver Gaia pour s'assurer qu'elle soit en sécurité, surtout en cette journée où des tensions semblaient palpables. Les nouvelles de l’émeute et les rumeurs de trouble avaient agi comme un voile sombre sur ses pensées. La dernière chose qu'elle souhaitait était de voir ses compagnons se retrouver en danger.

En observant la rue, Katarina réfléchissait aux risques potentiels que couraient Lorenz et Gaia dans un contexte aussi volatile. Les rues pouvaient être imprévisibles, et l’atmosphère de méfiance ou d’hostilité pouvait exacerber les dangers.

Son regard se posa sur les détails de la rue les passants, les véhicules, les hallebardiers des troupes d'état protégeant l'hotel de ville. Tout semblait encore en place, mais sa nervosité persistait. Elle se demandait combien de temps encore elle devait attendre avant de savoir si ses instructions avaient été suivies avec succès. Le soulagement de voir Lorenz et Gaia revenir en sécurité était ce qu'elle espérait le plus, tandis qu’elle continuait d’observer attentivement, espérant que tout se passerait sans incident.
Katarina von Gildenspiegel, Voie de l'Aristocrate
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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Katarina] Antonlied

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Von Toppenheimer laissa partir Katarina avec un geste de la tête. Et à nouveau, le fils de l’Électrice reprit sa torpeur habituelle. Le regard vite, ne se fixant sur rien de trop précis au milieu de cette immense salle de bal pleine d’or et de lumière, il semblait perdu dans ses propres pensées.

Dehors, le chaos typique de la nouvelle-ville de Nuln continuait. On voyait dans l’air s’élever l’épaisse fumée qui faisait pleurer, et des policiers accouraient dans tous les sens en formant de nouvelles lignes. Visiblement, l’exécution avait dégénéré en immense manifestation improvisée, et on entendait au loin des tambours, des sifflets, et des slogans scandés, incompréhensibles à cause de l’écho et de la distance. Nuln semblait être une poudrière en permanence au bord de l’explosion, pour mille et une raison que l’on était pas sûr de comprendre.
Aucune trace de Gaïa ou de Lorenz. Autour de l’hôtel de ville, tout semblait plus calme, surtout grâce aux hallebardiers des Troupes d’État qui restaient au garde-à-vous, l’arme au pied, en entourant le bâtiment. Pourtant, cela risquait de changer dans quelques instants, puisque des voitures commençaient à arriver, et des bourgeois en très beaux costumes descendaient pour aller discuter avec des officiers — impossible de savoir ce qui était en train de se dire, mais il semblait que la parlotte était vive, à en voir les gestes fermes et les expressions de colère sur les visages des interlocuteurs.

Alors que Katarina était seule avec ses pensées, elle fut surprise quand une voix se fit entendre derrière elle :

« Mademoiselle, vous êtes seule ? »

C’était le bellâtre des tribunes, qui l’avait faite se ressaisir durant son attaque de panique précédente. Il fronçait les sourcils en regardant autour de lui.

« Dites-moi que votre cavalier vous a abandonné. Cela m’obligerait à aller lui apprendre comment on ne laisse pas une dame seule dans ce genre de situation. »

Il faisait la moue, levait haut le menton. À son flanc, il y avait une rapière gardée dans un fourreau, il s’agissait donc forcément d’un homme noble. Il parlait avec un petit accent assez dur à placer — il sonnait un peu nordique, peut-être du Middenland.
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Katarina von Gildenspiegel
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Re: [Katarina] Antonlied

Message par Katarina von Gildenspiegel »

Katarina, les yeux fixés sur la scène extérieure, observait la fumée qui s'élevait dans le ciel, témoin des troubles qui agitaient Nuln. Son esprit était partagé entre l'inquiétude pour Lorenz et Gaïa, partis dans cette ville en ébullition, et la tension ambiante. Chaque mouvement, chaque geste des hallebardiers postés à l'entrée du bâtiment semblait lui rappeler la fragilité de la situation.

Elle savait que la situation pouvait dégénérer à tout moment, et l'absence de nouvelles de Lorenz et Gaïa la mettait encore plus sur les nerfs. Pourtant, elle faisait de son mieux pour rester calme, son masque de politesse et de grâce toujours en place malgré l’agitation intérieure.

Son cœur fit un bond lorsque la voix du bellâtre la fit sortir de ses pensées. Elle se retourna doucement, le regardant avec une expression calculée de surprise et de curiosité. Le jeune homme, avec son accent nordique et son air sûr de lui, dégageait une présence imposante. Son commentaire sur le cavalier de Katarina la fit sourire intérieurement, bien qu’elle ne laisse rien paraître sur son visage.

Elle répondit avec une voix douce mais assurée, tenant fermement son éventail dans une main, qu'elle agita légèrement pour souligner ses paroles:

« Je vous rassure, Mein Herr, mon cavalier ne m'a nullement abandonnée. Il est parti à ma demande. Après m'avoir amenée ici en toute sécurité, je lui ai demandé de retrouver notre voisine de banc, une jeune femme , une étudiant avec qui j'ai sympathisé et pour laquelle j'étais inquiète. J'espérais qu'elle puisse trouver refuge ici, loin de l'agitation qui secoue la ville.»

Elle jeta un coup d'œil rapide par la fenêtre, comme pour vérifier une dernière fois l'état des choses dehors avant de reporter son attention sur l'inconnu.
Elle marqua une pause, jetant un bref regard vers la fenêtre avant de revenir à son interlocuteur.

« Vous comprendrez, je l'espère, que mes pensées restent quelque peu préoccupées par leur absence.»

Son ton était empreint d'une sincérité tranquille elle prit un instant pour bien observer l'homme devant elle, se rappelant de leur rencontre plus tôt dans les tribunes. Elle esquissa un sourire de reconnaissance, un peu plus chaleureux cette fois.

« Mein Herr, je me souviens bien de vous. Vous m'avez offert un soutien inestimable lorsque j'en avais le plus besoin. Pour cela, je vous en suis profondément reconnaissante. »

Elle s'inclina légèrement en signe de respect, puis continua d'une voix posée :

« Permettez-moi de me présenter correctement. Je suis Katarina von Gildenspiegel, sœur cadette du Freiherr Friedrich von Gildenspiegel, du Wissenland. Votre présence et votre assistance m'ont été d'un grand réconfort durant ce moment difficile, et je tenais à vous en remercier personnellement. »

Elle fit une légère pause, son regard s'adoucissant davantage :

« Si je puis me permettre, je ne connais pas encore votre nom. Il me serait agréable de savoir à qui je dois cette aide précieuse. ».
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