

Ceci est le sujet officiel du tournoi, il y aura l'histoire et les combats. Ne répondez pas à la suite, sauf autorisation expresse du MJ. Le sujet de discussion spécialement dédié au présent événement est le suivant : lien. Merci pour votre compréhension.
Chapitre 1 : Inscriptions
Von Essen, courtisan vampire

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Lorsque Von Essen, vampire de son état, ouvrit le matin sa boite de Khorne Flakes
Vous vous attendez sans doute à lire ici des conditions qui rendent notre offre totalement désavantageuse ? Vous vous attendez à une nouvelle arnaque ? Eh bien détrompez-vous ! Avec Khorne Flakes
Bon, l’appel ne lui prendrait seulement qu’un peu de poudre de malepierre, ça ne tuait pas son homme de vérifier… Quelques effluves de sang et de souffre plus tard, le regard du chroniqueur sur le billet avait changé du tout au tout : il s’agissait vraiment d’une offre promotionnelle ! Il était vraiment l’heureux gagnant !!
Von Essen en oublia presque son bol de céréales sanguines, qu’il goba presque avant de courir faire ses valises. L’île des Amazones, par Nagash ! Le vampire s’imaginait déjà entouré d’aimables hôtesses, sur une plage au clair de lune, avec de la musique, des danses, bref, le rêve de tout consommateur lambda de Khorne Flakes
En partant, le chroniqueur ignora royalement tout le courrier qui l’attendait dans sa boite aux lettres : majoritairement de la publicité impériale, peut-être le dernier Vampire Daily, la taxe foncière sylvanienne, il s’en fichait ! La simple pensée de collecteurs d’impôts vampires lui donnait le tournis et, tout ça, cette nuit-là, il le laissait derrière lui, il s’évadait sous le soleil ! Enfin, sous la lune…
Le voyage à dos de cauchemar caparaçonné jusqu’à Marienburg ne lui prit que quelques jours, tant il était pressé de parvenir à destination. L’embarquement n’avait guère lieu dans la ville elle-même mais à quelques dizaines de lieues vers le nord, dans une crique discrète qu’un groupe de cultistes en robes écarlates avait expressément aménagée pour accueillir l’heureux gagnant de l’offre promotionnelle. Quelques félicitations et poignées de mains plus tard, ses valises étaient rangées dans un étroit compartiment d’un redoutable drakkar, les amarres furent larguées et les rameurs nordiques se mirent énergiquement à leur office, le chroniqueur confortablement installé à la poupe sur des coussins moelleux.
Quelques jours plus tard, sa soif de sang étanchée par quelques boîtes de Khorne Flakes
Quelques semaines de traversée du Grand Océan plus tard, Von Essen avait habilement employé son temps à bord du drakkar, maîtrisant désormais une bonne base de langue norse qu’il avait acquise au cours d’échanges réguliers avec le timonier du navire. Il connaissait d’ailleurs presque tous les noms des rameurs, dont certains il avait même appris le village d’origine. Des nombreux navires qu’ils avaient aperçu au départ, beaucoup avaient disparu, les hasards de la haute mer, se dit le chroniqueur. Il oublia d’ailleurs totalement leur existence lorsqu’un beau matin, le timonier annonça de sa voix brutale : « Land ! Land i horisonten ! »
La tête habilement couverte d’un chapeau de paille aux larges bords, le vampire n’eut aucun mal à entr’apercevoir la ligne sombre qui se dessinait au loin : la côte lustrienne, la Terra Incognita, le Nouveau Continent. S’ils débarquaient directement là-bas, ils feraient face à la jungle infinie, imposante et dangereuse, objet de récits de nombreux explorateurs impériaux, estaliens, tiléens, territoire du peuple mystérieux des hommes-lézards, patrie également des amazones, dernier détail qui justifiait la présence du chroniqueur aussi loin de chez lui.
Le lendemain, le timonier lui annonça qu’ils arrivaient enfin à destination : l’île des amazones, bout de terre paradisiaque au large de l’estuaire du vénérable fleuve Amaxon.
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- Von Essen, chroniqueur des von Carstein ! Pas fâché d’être enfin…
- Quelle est ta quête ?
- Ma quête ? Ma foi, déjà, me reposer, comme je suis enfin arrivé, n’est-ce pas ? C’est bien vous qui accueillez le gagnant de l’offre de Khorne Flakes
- Oh ! Le… Le sacrifice ?!!
La prêtresse qui lui faisait face était une mortelle resplendissante, cependant cela n’empêcha pas Von Essen de comprendre immédiatement que l’affaire sentait le sapin, autant que cela fût possible à ces latitudes tropicales. Le seigneur vampire ne laissa aucune ouverture à la mortelle, son regard hypnotique s’immobilisant immédiatement sur le sien, renversant brutalement ses barrières mentales, imposant à l’amazone des visions de douce euphorie à la simple idée d’obéir à son nouveau maître. C’était à son tour de poser des questions à cet étrange comité d’accueil :
- Gardienne de l’Amaxon, attendiez-vous, oui ou non, le gagnant de l’offre promotionnelle des céréales Khorne Flakes
- Oui.
- Quel sort véritable est censé attendre le vainqueur ?
- Un sacrifice exceptionnel pour le dieu de la guerre, pour bénir la campagne imminente contre les hommes-visages.
- Tous les autres navires que j’ai vus dans les environs, ce sont autant de sacrifices au dieu de la guerre ?
- Non. Ils arrivent tous en quête des cités d’or des hommes lézards, guidés à chaque fois par la même carte.
Le chroniqueur commençait à comprendre qu’il venait d’échapper de peu à une situation épineuse (héhé, d’abord une affaire qui sent le sapin, ensuite une situation épineuse, pensa-t-il). Avant de s’emparer du parchemin que lui tendait servilement la prêtresse hypnotisée, le seigneur vampire prêta une oreille attentive à ce qui se passait derrière lui : curieusement, ses rameurs ne semblaient esquisser aucun acte hostile à son encontre, au moins un point en sa faveur… Le parchemin, quant à lui, représentait une carte de bonne facture, indiquant la route à emprunter afin de parvenir à l’embouchure du fleuve Amaxon, puis, en remontant le fleuve, parvenir au bout d’un voyage périlleux jusqu’à un endroit marqué d’une croix épaisse, sans doute la cité d’or dont parlait la traîtresse, heu, la prêtresse, non, « traîtresse » allait aussi, bref, l’amazone.
- Prêtresse, qui est ce Mon’San’To, censé me dévorer si je ne réponds pas correctement à tes questions ?
- Un crocodile géant, aussi grand que l’île des amazones.
- Un… crocodile géant ? Sous vos ordres ?
- Oui.
- Bon…
Finalement, c’était une arnaque. Et, parfois, même les dieux pouvaient être de mèche. Par Nagash et les neuf mortarchs… Un si long voyage, tout ça pour être de nouveau désillusionné… La carte, cependant, semblait authentique ; du moins il n’y voyait l’allusion à aucun dieu connu, ce qui momentanément était pour le chroniqueur un bon signe. Eh bien, tant qu’à faire…
- Messieurs ! – lança-t-il à l’équipage du drakkar – Je vois que nous sommes devenus bons amis au cours de ce voyage ! Regardez, là ! Carte ! Karten ! Trésor ! Or ! Gullmynt ! Plein de Gullmynt ! Vous me suivez ?
- Gullmynt ?
- Ja, ja ! Gullmynt, là-bas, plein de Gullmynt !
- Hurray ! Gullmynt !
- Voilà, Gullmynt ! Juste encore un instant, messieurs !
Von Essen avait pris sa décision. C’était manifestement la ruée vers l’or dans cette partie du monde. L’Amaxon allait devenir le théâtre d’affrontement entre les potentiels concurrents, sans compter peut-être la menace des créatures à écailles dissimulées dans la jungle… Des vacances sportives, donc ! Il se retourna alors avec la prêtresse couverte de plumes sacrées et de parures :
- Quand j’aurai fini de compter jusqu’à trois, vous aurez oublié que vous m’avez déjà rencontré et me poserez les mêmes questions que vous posez à tous les autres capitaines qui cherchent les cités d’or.
- Oui.
- Ah, juste encore une question : y a-t-il déjà eu des capitaines qui ont mal répondu et qui ont fini dévorés par le grand Mon’San’To ?
- Oui, un seul. Il se nommait Malkir de Mousillon.
- Malk… Bref ! Passons ! Un, deux, trois !
- Je suis prêt, prêtresse, posez vos questions.
- Quel est votre nom ?
- Von Essen, chroniqueur des von Carstein.
- Quelle est votre quête ?
- Trouver les mystérieuses cités d’or !
- Jurez-vous sur la foi que vous portez envers vos dieux de ne porter ni dommage, ni outrage au peuple des amazones ?
- Je le jure !
- Alors allez en paix.
- C’est reparti, messieurs ! Framover !
- Framover ! Ja !
Le brouillard mystique barrant la route vers l’estuaire se dissipa ; le drakkar du seigneur vampire dépassa rapidement la barque sacrée de la prêtresse, Von Essen se demandant d’ailleurs comme elle faisait pour la manœuvrer sans aucune rame ni aucune voile. Il laissa cependant rapidement ces pensées de côté, dépliant une seconde fois cette fameuse carte qui avait dû appartenir à l’infortuné de Mousillon. Ce nom, d’ailleurs, lui disait quelque chose mais, là encore, le chroniqueur décida de se focaliser sur l’essentiel : lui et ses nordiques complètement fous allaient à la chasse au trésor ! Et ça, ça valait bien un séjour sur l’île des amazones !
***
Aetholdyr Prestelance, prince Asur.

Au beau milieu de la Lustrie, entre la jungle luxuriante et la chaleur étouffante, un Vaisseau-Aigle d'Ulthuan, à la silhouette grande mais fine et aux voiles triangulaires, tente tant bien que mal de remonter le cours paresseux du fleuve Amaxon.
Tandis que la faune fait savoir sa présence à travers le chant des oiseaux tropicaux et les cris des animaux exotiques, les insectes, surtout les moustiques, survolent et entourent le navire elfique, tentant de s'en prendre à son équipage. Aussi surprenant que cela puisse paraître, l'un d'entre eux arrive à atteindre la chair d'un asur et commence à y planter sa trompe. Dans un bruit soudain et sec, une main l'écrase, mettant fin à son existence insignifiante. Aetholdyr prend alors l'insecte dans sa main, l'observant d'un air dédaigneux avant de le projeter hors du navire avec ses doigts.
Des moustiques, de misérables moucherons, voilà pour l'instant tout ce qui s'était mis sur son chemin entre lui, son équipage et Chaqua: la Cité Dorée.
Une moue se dessina sur son visage, alors qu'il promenait son regard sur le grand fleuve: c'en était presque décevant ; au vu des efforts et des sacrifices auxquels a consenti le seigneur pour monter son expédition.
En effet, la rumeur de l'existence d'une cité d'or, se répendant comme une traînée de poudre dans tout le Vieux Monde et au-delà, ne tarda pas à parvenir au oreilles de ce noble intrépide, originaire de Cothique. Aussitôt, Aetholdyr s'était empressé de quitter sa terre natale, prenant artefacts comme armes magiques appartenant à sa famille depuis des lustres, traversant l'île-continent pour gagner Lothern, écumant la capitale à la recherche de cartes, même contrefaites, menant à l'Eldorado ;
il fréquenta la Cour du Roi-Phénix, ne regardant pas à la dépense, dilapidant presque toute la fortune familliale, passant des heures à démarcher les grands princes, s'endettant même auprés de certains d'entre eux, afin d'obtenir des soutiens, des forces et un navire pour mener une expédition en Lustrie. Mais ses efforts et son argumentaire avaient fini par prévaloir. Plus qu'une question d'argent, c'était une affaire de fierté comme de prestige: même si les Asur sont en "déclin" et doivent se battre sur de nombreux fronts, ils ne pouvaient pas rester les bras croisés alors que le reste du monde se lançait dans cette grande sorte de "course au trésor". Ne pas intervenir serait perdre la face et admettre la défaite ; y participer serait au contraire un signe fort et symbolique de la grandeur d'Ulthuan, adressé aux autres peuples, amis comme ennemis.
De plus, une victoire, bien sûr inévitable, montrerait une fois encore la supériorité, déjà indéniable bien entendu, des Enfants d'Isha sur les sous-races infestant le Vieux Monde.
Ainsi, on finit par lui allouer un Vaisseau-Aigle, manoeuvré par tout un équipage de Gardes-Maritimes disciplinés et expérimentés, dirigés par un Heaume des Mers ayant trois siècles de services à son actif. Deux autres princes d'Eataine, souhaitant soutenir également l'expédition mais ne voulant aller se risquer sur le terrain, lui offrirent un détachement de Lanciers et d'Archers.
Désormais à la tête de toute cette petite expédition, Aetholdyr Prestelance se tenait à la proue de son navire, scrutant l'horizon:
"Mon commandant, se présenta le Heaume des Mers, dans le dos du noble, Il semblerait que le vent s'amenuise. Nous n'arrivons plus à avancer correctement avec nos voiles et risquons d'être entraînés en arrière par le courant. exposa-t'il de manière professionelle, grave et sobre.
-Bien, dans ce cas, entama le prince toujours dos à l'officier, d'un air altier mais déterminé, ordonnez aux soldats-citoyens de se mettre aux rames. Vitesse et Temps sont des luxes que nous ne devons pas gaspiller. Oh, et dites également aux gardes maritimes de ne pas relâcher leur vigilance, ouvrons l'oeil et le bon."
Confirmant les ordres d'un hochement de tête, le Heaume des Mers s'en alla les faire appliquer dans tout le navire.
Se tenant toujours à l'avant du vaisseau, regardant l'orée de la jungle, le prince asur ne put s'empêcher de tapoter son arme magique dorée au tranchant fait d'ithilmar, fierté familliale et héritage antique que ses ancêtres lui ont transmis. Une expression satisfaite apparaîssant sur son visage. Oui. Il triomphera. En marchant dans les pas de Teclis, il compte revenir à Lothern couvert de gloire et de richesses. La défaite est de toute façon interdite, impossible même: il n'a pas fait tout ce chemin et ces sacrifices pour échouer lamentablement. Son esprit, fier, acharné et rigide, ne voit que deux issues pour cette expédition: la victoire ou la mort. Que les ennemis se présentent donc, ils ne tarderont pas à comprendre pourquoi Aetholdyr et les siens portent le nom de Prestelance.









