[Niklaus Hanshel] Je maintiendrai

Marienburg est le plus grand de tous les ports du Vieux Monde. Située à l’embouchure du fleuve, la ville est un énorme centre de commerce. Le Reik est ici un fleuve énorme, mesurant plus d’un kilomètre et demi d’une berge à l’autre. Marienburg est une cité indépendante (sans lien avec l’Empire), située au sein des Wastelands. c’est aussi le centre de l’activité religieuse du Culte de Manaan, le Dieu de la Mer.

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[MJ] Le Grand Duc
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Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ


Gerard haussa les épaules, l’air bien peiné.

« Eh bien c’est la dernière session, c’est pas aujourd’hui que tu vas rejoindre une commission. Si tu veux des infos, je… Eh bien je ne sais pas trop, je ne lis pas trop les journaux. »

Le cousin semblait en effet avoir passé plus de temps chez le coiffeur que dans un comité de quartier récemment. Il regarda Niklaus avec des petits yeux, l’air totalement bêbêtte, aussi inutile que d’habitude.
Quand soudain, comme s’il se rendait compte tout seul de son manque d'intérêt, il se pencha sur son siège.

« Attend une minute. »

Et discrètement, il quitta son banc pour glisser au bout, afin d’aller se répandre en tous petits murmures avec quelqu’un d’autre pas loin.
Laissé tout seul dans son coin, Niklaus pouvait ainsi profiter du discours du stathouder qui avait l’honneur de pouvoir maintenant trôner sur le cathèdre central de l’Orateur, le président du Burgerhof retraitant juste en-dessous, devant la petite tribune pourtant réservée aux intervenants. Place étrange que celle du stathouder : Officiellement régent du Westerland, il possédait une majesté royale pour les convenances et la diplomatie étrangère, quand bien même les Marienbourgeois ne supportaient pas les Rois et n’apprécieraient pas de voir un stathouder qui soit autre chose qu’un homme docile et sans ambitions.

« Mes honorables collègues. Honorables collègues. Cette dernière séance de session parlementaire est l’occasion, comme à chaque fin de session bisannuelle, de dresser un bilan, et de présenter au peuple de Marienburg, ainsi qu’à votre attention, les ouvrages qui ont pu être réalisés dans l’intérêt de la ville et du pays des Jutones. Il y a de nombreuses personnes qu’il faut justement remercier pour tout ce qui a pu être accompli, mais ces premiers remerciements, ils vous reviennent à vous, députés du Burgerhof – Votre travail et votre vigilance constante a été nécessaire au travail des commissions, et rien n’aurait pu être achevé sans votre zèle de tous les instants. En tant que stathouder, cela a été un honneur de pouvoir débattre avec vous dans cette assemblée du peuple. »

Tout le monde applaudit – Cela était logique, puisqu’ils s’applaudissaient eux-même.
Niklaus tenta bien de regarder qu'est-ce qu'ils se racontaient devant. Les directeurs avaient les yeux rivés vers le stathouder et ne disaient rien, et les députés derrière, Niklaus ne saisit que quelques bribes de conversations bien peu passionnants et décousus. Aucun secret d'État qui allait naître soudainement sur la bouche de quelqu'un, comme par hasard. Il faut dire que les débats entre Directeurs étaient généralement étonnamment rapides et sans aucun heurts : Ils avaient l'intelligence de tout négocier en privé avant leurs réunions.

« Marienburg conclue une nouvelle année faste. Je laisserai le directeur Van de Kuypers présenter les chiffres enregistrés par la commission permanente du commerce, mais les indicateurs sont bons : Jamais le commerce n’avait été aussi dynamique. Je laisserai le directeur Fooger présenter les chiffres des travaux publics, mais jamais nous n’avons autant rebâti et rénové pour assurer la prospérité et le confort des Jutones. Si les chiffres sont meilleurs que jamais, cela veut également dire que de nouveaux défis se dressent devant nous – des défis qu’il nous faut toujours relever, ensemble, pour assurer la sécurité de nos habitants et partager une prospérité qui ne doit pas seulement servir aux plus fortunés d’entre nous. »


Il y eu à nouveau des applaudissement, soudainement bien moins partagés. Il est vrai que la ville de Marienburg allait mieux que jamais – La destruction du Kislev et de l’Empire y étaient plus pour quelque chose que la politique du gouvernement despotique ; Même si cela avait supprimé des débouchés commerciaux, cela avait également permit d’éloigner un temps la concurrence d’Erengrad et forcer les villes du Reik à se reposer entièrement sur leur ennemi juré Marienbourgeois. En tout cas, cela continuait de clouer le cercueil des discrétionnaires.

« Les efforts doivent être constants. Et ils doivent amener une juste récompense. L’année prochaine, lorsque vous honorables députés seront à nouveau convenus pour démarrer une nouvelle session, il nous faudra redistribuer les fruits récoltés aujourd’hui à nos habitants. C’est un devoir qui nous incombe, avant que chacun puisse profiter de la richesse à laquelle il a participé, jusqu’au plus humble des habitants. »


Gerard revint durant le discours du Vieux Morse, accompagné de quelqu’un.
INT Niklaus : 10
Jet : 1, réussite critique. Informations complètes débloquées.
Niklaus le reconnut immédiatement : Cinquantenaire, élancé, à la fois gras et avec de gros bras, portant un beau costume noir en matières nobles mais qui n’était pas taillé bien comme il faut. Jheronimus Cruijs, de la Guilde des Verriers.
Souffleur de verre est un métier physique, dangereux et éprouvant, au milieu de la chaleur, à se concentrer sur un ouvrage extrêmement fragile. Risquant trop souvent l’incendie et l’explosion, la guilde des verriers de Marienburg s’est réfugiée sur un îlot solitaire. Alors même que son travail est éreintant et difficile, les clients de la guilde sont exclusivement des bourgeois riches et des nobles, qui peuvent se permettre d’acheter une œuvre aussi magnifique que coûteuse. Aussi, les Verriers, par tradition, sont rarement intéressés par le camp des despotiques ; Par tradition, ils ont toujours accepté d’être laissés à l’écart, avec peu d’impôts et de contrôle de la part du pouvoir, peu solidaires tant géographiquement que socialement avec les autres emplois demandant de la force et de la main d’œuvre. Il était peu étonnant donc que leurs représentants aient muté du côté gauche du Burgerhof sans rejoindre la Collusion de Kuypers.
Jheronimus était un de ces représentants de guilde. Très loin d’un apparatchik : Orphelin, il bossait depuis l’âge de sept ans pour la guilde des Verriers. À cette époque il se contentait de passer le balais le soir, puis on lui demanda de nettoyer du matériel, puis de s’occuper de signer de la paperasse pour les contrats. La Guilde lui avait tout enseigné, et de l’âge de dix-sept jusqu’à ses quarante-sept ans, il avait appris à maîtriser ce travail si complexe de souffleur. Il avait grandit tous les échelons, de simple commis, à celui d’apprenti, avant de devenir compagnon et maître. Il avait rencontré sa femme dans sa guilde, acheté son premier logement grâce à un emprunt de la guilde, et maintenant, ses enfants avaient pris sa suite et étaient également devenus compagnons artisans. Personne n’était plus fidèle que lui. Aujourd’hui, il se dédiait à la politique, et tout en dirigeant les contrats et les règlements de la Guilde des Verriers, il ne manquait jamais d’être élu en interne pour être envoyé à la députation, depuis six ans maintenant.
C’était un homme simple, travailleur, aimable et gentil avec les jeunes apprentis, fidèle à son épouse et sa famille, dévot honorant les Dieux – Véréna avant tous les autres. Mais derrière ces airs sincères de bon patriarche, il était également un politique aguerri, qui savait clairement quels étaient ses intérêts. Pas le genre de personne qu’il fallait sous-estimer, quand bien même il n’avait pas eu une grande naissance et n’était entré au Burgerhof que relativement récemment.

« Honorable collègue. Votre cousin m’a dit que vous souhaitiez prendre la parole devant un des présidents de commission. Y en a-t-il une qui vous intéresse en particulier ? »


« Nous ne devons jamais oublier ce qui nous unis en tant que Marienbourgeois : L’amour du travail, et du travail bien fait. L’honnêteté. La pugnacité, devant toutes les épreuves. Mais c’est également la solidarité. L’amour de notre prochain. Les étrangers pensent que nous aimons l’argent ; Mais l’argent n’est pas un but en soi. L’argent doit circuler. L’argent sert à échanger, à permettre le travail, il sert à nous unir, pas à être accumulé. C’est cette philosophie qui a guidé l’action du gouvernement et des commissions au cours de ces deux dernières années, et l’heure est à présent de vous présenter le bilan de leurs actions. »

Le stathouder se retira de la cathèdre sous les applaudissements généralisés. L’Orateur pu donc reprendre sa place, et s’exclamer durant l’ovation :

« La parole est au très honorable Karl den Euwe, vice-président de la commission des affaires étrangères. »

« Je ne suis pas trop au courant du cancan autour de la Défense, c’est un sujet tout de même réservé aux spécialistes, et il n’y a pas vraiment de débats de partisans autour… La Santé, pareil, c’est pas une réalisation à laquelle le Directoire tient, juste la Grande-Prêtresse de Shallya qui est pleine de bonnes volontés, elle est en Croisade toute seule contre la misère et la maladie, et elle s’est attirée beaucoup d’ennemis.
Par contre, pour les autres affaires, j’ai bien quelques potins à vous offrir… Pas grand-chose, mais vous devez aimer les discours, vous trouverez bien de quoi broder autour.

Je suis bien prêt à vous offrir quelque chose… En tant qu’ami. Vous voulez bien de mon amitié, honorable collègue ? Si jamais j’avais un service à vous demander dans le futur… Vous me le rendriez ? »
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Niklaus Hänshel
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"Je sais... je sais Gerard mais ce n'est pas pour autant que je dois me complaire à rester mon séant visser sur cette chaise jusqu'à la fin de la session."

Mon regard se pose sur le jeune homme, j'imagine qu'il doit se rapprocher de celui dont me gratifie mon paternel.

"Qu'attends-tu des années à venir dis-moi ? Une femme, des enfants, une petite vie tranquille à l'abri des problèmes ? Mais alors que le souffle de Morr viendra caresser ta nuque seras-tu satisfait d'avoir traverser les années sans rien laisser derrière toi ? Une épitaphe sur notre tombe, Ici gît Niklaus l'anonyme. Je veux marquer les livres d'histoires, je veux que dans plusieurs siècles un bâtiment, une rue, une statue porte le nom des Hänshel mon très chère cousin et ainsi je pourrai prendre un repos mérité dans le jardin du Dieu aux corbeaux. Nous avons que trop perdu de temps, certains ici possédaient déjà un empire à notre âge alors comment pourrai-je fonder le mien si je ne suis même pas capable de remporter ces foutus élections ou de siéger à l'une de ces commissions !"

Mon enthousiasme entraîne un léger haussement de voix qu'il me faut bien vite ramener à un murmure sous le regard de proches voisins. Quoiqu'il en soit mon "gentil" cousin semble avoir compris le message et me délaisse soudainement pour pêcher je ne sais quel poisson. Les minutes suivantes furent dédiées à l'énoncer du déroulement de la séance, rien de bien transcendant il faut bien l'avouer si ce n'est les sourires affichés à force de s'étaler la pommade d'un pot inépuisable. Au moins la ville se portait-elle bien aux dires du "Morse" bien que jamais au grand jamais le contraire n'aurait été évoqué. Les habitants satisfaits et les caisses de leurs dirigeants bien remplies, tout allait merveilleusement bien de un monde idyllique, applaudissements messieurs dames auxquels je me joins bien évidemment avec une certaine ferveur, ne suis-je pas un rouage de ce mécanisme ? Le seul écueil étant que je restais assis du mauvais côté de la barrière.

Le discours continua ainsi de longues minutes dont aucune ne me fut réellement profitable malgré mes efforts. Certes je n'attendais pas à dévoiler le prochaine action commerciale de ce satané Kuypers mais ne serait-ce qu'un os à ronger à mettre sous le dent, résultat rien de rien si ce n'est l'auto-satisfaction de sa clique à la langue chargée. C'est donc le retour de Gerard qui me tire donc de mes pensées, le voilà flanqué d'un homme que je reconnais dans la seconde Jheronimus Cruijs, membre influent de la Guilde des Verriers. Et quand je dos connaître ce n'est pas peu dire, Père m'avait vanté toutes les qualités de l'homme et de son parcours, un homme sur qui je pouvais prendre exemple si la figure de mon géniteur s'avérait insuffisante en terme de plomb dans la caboche.

"Bien le Bonjour Messire Cruijs, voilà une plaisante surprise. J'espère que mon cousin ne vous a pas dérangé sous prétexte de bons sentiments mais prenez place je vous prie."

A la mention du vice-président à la commission des affaires étrangères mon regard se détourne quelques secondes le temps de prendre la mesure de l'homme qui s'avance maintenant. Il nous faudra bientôt le rembourser d'une façon ou d'une autre alors en tant que débiteur auprès de ce Directeur il me faut montrer la plus grande des prudences.

"Disons que je suis soucieux de prendre une part plus active non seulement dans nos affaires mais surtout dans le devenir de la ville, vous savez plus que quiconque que le travail finit par être récompensé. Mon père vous citait encore en exemple parmi ceux qui ont réussi en gravissant les échelons de notre bonne ville.

Un homme simple, travailleur, aimable et gentil avec les jeunes apprentis, fidèle à son épouse et sa famille, dévot honorant les Dieux pour reprendre ses propres mots alors comment voulez-vous ne pas être satisfait de notre échange actuel."


Mes lèvres s'étirent un peu plus en un chaleureux sourire, bien entendu avec hypocrisie mais la plus belle des fleurs peut naître de la fange.

"Haaaa les potins voilà de quoi aiguiser ma curiosité mon ami. *acceptant ainsi la proposition*. Je ne manque jamais d'aider mes proches si ceux-ci sont dans le besoin et que mes capacités le permettent."

"Faut pas déconner je ne vais pas te promettre non plus la lune mais donne moi quelques billes et je serai me montrer reconnaissant."

"Je vous suis tout ouïe."
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Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ


CHAR Niklaus : 10
Malus : Trop de lèche tue la lèche (-4)
Jet : 7, échec de un.
Cruijs écarquilla les yeux aux paroles doucereuses du député.

« Fidèle à mon épouse ?
C’est quelque chose que vous surveillez pour pouvoir travailler avec moi ? Sérieusement ? »


Juste à côté, le petit cousin eut un sourire très très gêné. Il se pencha et tenta de rattraper les mots que Niklaus avait dit de trop, avec un petit rire.

« Mon honorable collègue est un coureur de jupons invétéré. Il est malade. Qu’un homme reste marié aussi longtemps que vous, ça force l’admiration.
– Douce Véréna. Rappelez-moi de ne jamais lui confier une fille. »

Gerard eut un petit sourire malicieux, qui laissa le verrier de marbre. Il demeurait mal à l’aise, mais au moins, il ne semblait plus prendre Niklaus comme une sorte d’espion qui en sait beaucoup trop sur les gens.

Le temps qu’ils piaillent, en tout cas, Karl den Euwe s’était installé à sa tribune, juste sous le cathèdre de l’Orateur trônant.
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Karl den Euwe était un Directeur de 59 ans. Difficile d’y croire en le voyant : Il devait teindre ses cheveux blancs, et dépenser une fortune en produits pour estomper les rides et les marques qui apparaissent sur les personnes qui commencent à avoir de l’âge. Une peau blanche, diaphane, rasée de près. Des cheveux longs tombant en cascade à faire pâlir de jalousie une jeune fille. Même s’il portait, comme tout bon Marienbourgeois, des vêtements peu voyants, il avait soigné la coupe au millimètre près, lui offrant une élégance bien particulière.
C’était un despotique de la première heure. Il avait toujours siégé à gauche, à l’époque où les discrétionnaires régnaient. Autrefois, il en était leur meneur ; Les rapports de force avaient changé depuis que tout avait basculé. Il restait tout de même riche et puissant, comme tous les Dix.
D’une voix maniérée, un peu nasillarde, qui trahissait son air hautain peu habitué à s’exprimer devant la plèbe, il commença un discours formel, sans improvisation, lisant sa feuille à la virgule près sans lever les yeux pour regarder la salle.

« Mes honorables collègues de l’Assemblée du Peuple.
Le philosophe Tiléen Malitelli disait : « Un État n’a pas d’ennemis héréditaires, ni d’alliés éternels. Il n’a que des intérêts. » Cette phrase a toujours guidé les choix d’alliances des gouvernements qui nous ont précédé. Marienburg est libre et indépendante, le restera toujours, et elle ne peut l’être qu’en restant amie et ouverte aux grandes puissances de ce monde, sans en favoriser aucune, sans compromettre sa place d’acteur restant en retrait des choix des Rois et Podestats de ce monde.
Mais la commission permanente que j’ai eu l’honneur de co-diriger avec Sa Seigneurie le Stathouder pendant ces deux dernières années a également comprit que la neutralité, ce n’était pas la même chose que la passivité. Qu’on peut rester indépendant et assurer la sécurité des ressortissants de notre cité, sans être des spectres de l’international, des êtres voués à Morr qui n’existeraient que pour échanger des biens et des denrées dans les grands ports de ce monde. Marienburg mérite d’être plus que cela. »


Une attaque directe contre les discrétionnaires.

« Vous voulez vous payer den Euwe ? Y a plein de questions à poser niveau politique étrangère. Aussi il y a la queue pour avoir la chance d’y répondre.
Le commerce aussi, parce que c’est Jaan van de Kuypers qui va affronter les questions, et faire bégayer l’homme le plus riche du monde ça excite certains. Malheureusement son bilan est excellent : Lutte contre la fraude, investissements publics dans la rade… Il a tenu la plupart de ses promesses de campagne pour l’instant.
Sur la sécurité, c’est Maximilian Rothemuur qui passe. C’était plus marrant de faire chier le président de la commission à la sécurité quand il y avait des émeutes tous les jours et que les flics cassaient des dents. Hm… J’ai peut-être une idée d’une chose que vous pouvez demander pour le mettre mal à l’aise, oui, ça vous mettra bien en vue mais ça attirera pas forcément les faveurs de notre camp…
La Santé, j’ai peut-être une idée. Oui. Je vous ai dis que je ne connaissais pas, mais à bien y réfléchir… Enfin, c’est contre la grande-prêtresse de Shallya donc c’est peut-être pas forcément ce qui vous intéresse.

Vous choisissez et me dites. Mais rapidement. »
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Mes lèvres se pincent signe que je n'apprécie guère ni la remarque de mon nouvel "ami" ni la défense de mon gentil cousin.

"Je crois que mon cousin s'emballe quelque peu dans un souci de rattraper mon approche qui n'était peut être pas très habile de ma part. Désolé que cette dernière vous ait déplu mais vous savez tout comme moi que dans une ville comme la nôtre l'information demeure une chose importante à chacun de l'utiliser pour en faire ce que lui dicte ses idéaux et je juge les miens honorables. Personnellement je serai satisfait d'entamer une proche collaboration avec quelqu'un qui s'en soucie.

Le jour où me demanderez un service je pense que vous apprécierez mon sens du détail mais je ferai fi des flatteries que beaucoup réclament."


Mon regard se pose sur le Directeur de la famille Den Euwe qui intervient à son tour sur la question de la politique étrangère. Difficile pour moi de le mettre en défaut devant l'assemblée après tout voilà un homme auprès duquel nous avons quelques dettes à régler bien que des informations le concernant pourraient s'avérer utile dans un avenir proche. Que faire ?

Guère l'envie de m'attirer l’opprobre de Shallya d'autant qu'elle pourrait avoir besoin d’allier, de Kyupers me paraît la mauvaise décision de la journée et pour Rothmuur j'ai ma petite idée encore faudrait-elle qu'elle soit bonne.

"Alors si nous choisissons d'oublier cette première impression afin de laisser une chance à notre amitié naissante je souhaiterai que vous me parliez des potins concernant le Directeur Den Euwe et de la politique menée par la commission.

Mon regard glisse sur mon cousin pour finir par croiser celui de mon interlocuteur.

"Nous réglerons nos comptes plus tard Gerard."
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Re: [Niklaus Hanshel] Je maintiendrai

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Karl den Euwe n’était vraiment pas habitué à prendre la parole. Son discours n’était absolument pas accentué ; D’un air monotone, il se contenta de lire d’une traite sa feuille, prenant des pauses au milieu pour respirer ou pour boire un verre d’eau posé sur la petite rambarde en bois à sa droite.

« Le travail de la commission aux affaires étrangères a principalement consisté à s’assurer de la souveraineté pleine et entière de Marienburg. Pour ce faire, nous avons maintenu les liens diplomatiques pleins et entiers avec les deux Royaumes de Bretonnie et de Sigmar voisins, normalisant nos relations par un échange d’ambassade et la mise en place d’une législation commune sur le respect de la qualité des produits. Les sceaux Marienbourgeois sont maintenant reconnus dans tous les ports du Vieux-Monde, excepté ceux de Sartosa et Bilbali.
Les difficultés rencontrées par la commission aux affaires étrangères ont été néanmoins fort nombreuses, à cause de l’importance grandissante des octrois pratiqués dans les rades de la plupart des Royaumes du Vieux Monde. Nous nous sommes toujours opposés à ces entraves à la liberté du commerce et engageons constamment le dialogue avec les principautés étrangères afin que nous puissions, dans un intérêt commun, harmoniser les taxes et les douanes qui peuvent être pratiquées. Il est néanmoins difficile d’avoir de l’influence sur les voies de commerce terrestres et ainsi des principautés comme celle du Royaume Estalien de Bilbali affichent un fort manque de volontarisme, n’hésitant pas à laisser des petits gouverneurs locaux multiplier les tonlieux sur les moindres ponts qui se dressent au-dessus des rivières... »


Le verrier avait eu beau être calmé pendant un instant par Gérard, il parut soudain bien contrit par la réponse de Niklaus. Difficile de savoir si c’était de la gêne ou de la colère qu’il ressentait, mais sa mine fermée et ses lèvres pincées semblaient clairement indiquer qu’il éprouvait un grand malaise d’être à côté de l’héritier.

« Heu, non… Non je ne sais pas tout comme vous, et puis, je ne connais pas vos idéaux, ni vraiment votre père, alors, je ne suis pas sûr de partager les mêmes soucis que vous…
Vous mettez la charrue avant les bœufs ; Là c’est vous qui me demandez un service, et non l’inverse. Pardonnez-moi. Pour faire plaisir à votre cousin, j’étais disposé à vous aider de suite, mais je me fie trop aux premières impressions pour revenir dessus.
Nous deviendrons amis plus tard, je pense. »


Il tenta de se relever. Gerard lui posa une main sur le genou, et lui chuchota quelque chose que Niklaus n’arriva pas à comprendre. Le verrier lui répondit également quelques murmures dans l’oreille, puis il se leva et s’éloigna aussi furtivement que son allure ventrue et âgée lui permirent jusqu’à d’autres sièges avec d’autres collègues de guildes un peu plus loin.

« ...Il me faut maintenant préparer un exposé des disponibilités des ports étrangers un par un, conformément aux modalités qui ont été signées en condition il y a trois semaines au cours de la Parade du Saucisson. Évidemment ces travaux préparatoires ont pu être réalisés grâce au soutien de la sous-commission générale aux missions étrangères et iceux travaux préparatoires servirons au cours de la prochaine session parlementaire à la régularisation de l’afferment général comme prévu dans le projet de 2517 sur l’imposition globale qui est, vous êtes tous d’accord avec moi, le projet le plus époustouflant que prévoit Marienburg pour les quatorze prochains trimestres... »

Sur les bancs du Burgerhof, nombre de députés semblaient être prêts à s’endormir sur leurs sièges, devant le discours morne de den Euwe.

Le petit cousin avait de grands yeux écarquillés, et la bouche un peu bée, le choc pouvait aisément se traduire dans de tels traits.

« Je comprend pas, je t’avais totalement ferré le poisson, Jheronimus Cruijs et moi sommes très amis, mon intendant sort avec sa fille…
Tu n’étais pas obligé de lui parler avec de telles manières. C’est un type franc, juste lui demander ce qu’il a mangé ce matin ou lui parler de la météo ça aurait suffit à ce qu’il t’apprécie. »


« …Quant au port de Castel-Brionne en Bretonnie, son octroi sur les vaisseaux étrangers se situe à 8 % de la valeur de la marchandise, alors que les vaisseaux ayant un pavillon à fleur-de-lys ne payent un octroi que de 4 %. Ces mesures de protectionnisme Bretonnien doivent à tout prix faire l’objet de mesures de rétorsions dans la loi locale, que nous recommandons au Burgerhof et au Rijkskamer de prendre dès la prochaine session parlementaire.
Le port d’Erengrad au Kislev répond en revanche à des modalités très différentes et si cela convient à l’honorable assemblée du peuple j’aimerais aborder leur sujet seulement à la toute fin de mon propos. En effet, j’ai décidé d’abréger la plupart de ces points dans un soucis de clarté et de concision… »


Plusieurs députés se levèrent et l’un d’eux se mit à applaudir, croyant que le discours était fini. Mais Den Euwe prit une nouvelle inspiration, et reprit, brisant les espoirs de ceux qui voulaient s’empresser de poser des questions et en finir avec la séance de torture.

« ...Mais pour l’heure mon exposé secondaire portera sur les ports d’extrême-orient, au sein des contrées lointaines de Cathay et Nippon, où nous avons décidé de négocier à nouveau un bail pour nos comptoirs commerciaux situés sur certaines terres sous mandat gouvernemental, mais d’abord, pour faire les choses dans l’ordre, il me faut nécessairement revenir sur un passage historique afin que tout le monde comprenne bien la complexité de nos relations avec les Shoguns de Nippon et avec parmi eux... »

Sur sa cathèdre, l’Orateur du Burgerhof était complètement avachi et observait ses ongles, qu’il rongeait de temps à autres. Ils étaient coincés là pour un bon moment.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Le long monologue du Directeur se poursuit, une présentation soporifique d'un homme que l'on pourrait penser peu à l'aise dans l'exercice mais n'est-ce pas là une performance de sa part afin de berner son auditoire ? Une énumération plate et sans saveur dans laquelle des chiffres et informations se glissent au nez et à la barbe des moins attentifs.

Mon regard le quitte un instant pour venir se poser sur le verrier qui se décide à prendre congé.

"Plaisir à mon cousin, disposer à m'aider ... mais pour qui se prend t-il ?"
Malgré un agacement grandissant un mince sourire flotte sur mes lèvres.

"Et bien je respecte votre décision honorable collègue, je suis conscient que les mots aient pu vous déplaire mais sachez qu'ils étaient prononcés sous le sceau de la franchise et vous en trouverez peu en ce lieu. Bonne journée à vous."


Je me détourne de l'homme afin de garder une oreille attentive sur la présentation de l'intervenant qui aborde le fameux projet d'afferment que l'on nous promets depuis une dizaine d'années. Aurai-je là de quoi oser une intervention ? D'autant que je me demande bien comment il compte financer ce droit auprès des puissants des royaumes voisins sans être dans une position fâcheuse vis à vis de ces derniers. Les rouages de ma réflexions ont beau tourné je n'envisage guère de solutions à ce problème, est-ce là une faille ou un piège ? Dois-je tenter de me glisser dedans ? Mes lèvres se pincent, mes doigts tapotent le bras de mon siège avant, écarte une mèche rebelle avant que l'intervention de mon cousin ne vienne me distraire.

"Gerar je t'aime tu le sais ? Tu m'as permis d'approcher un directeur ce matin et l'ambassadeur de Bretonnie, je t'en remercie sincèrement mais ne me fait plus jamais passer pour un tordu devant quiconque. Je lui ai parlé comme peu ici le ferai, je n'ai pas caché mon jeu, pour un homme franc engagé en politique il n'a pas su saisir l’opportunité. Quand on te parle de météo c'est avec un couteau dans le dos alors il aurait dû comprendre que j'étais un potentiel "ami". Comprends-tu ?"

Mon regard rivé au sien mon agacement me quitte peu à peu.

"Bon oublions ce moment, un malentendu parmi d'autres rien de bien grave si il est ton ami tu seras trouvé les mots pour le persuader de mes bons sentiments, d'ailleurs que lui as-tu dis ?"

La réponse m'importe peu au final, tout au plus de la simple curiosité.
De nouveau je reporte mon attention sur Den Euwe qui continue à enchaîner les sujets au grand dam du plus grand nombre. Les murmures échangés se font plus nombreux, les dos s'affaissent, les nez piquent, l'ennuie guette et mon hésitation grandie.

"Si nous n'avions pas contracté de dettes envers lui, la poisse ! La question pourrait être innocente .... hummmm"


Un soupire filtre par mes narines avant que je ne prenne un peu d'allant et approche en toute discrétion la Directrice de notre groupe, espérant ne pas recevoir un camouflet dans ce qui va suivre.

"Bonjour Honorable Directrice Roelef, mes hommages. Je suis Niklaus Hänshel et m'excuse de vous déranger mais avec votre permission je souhaiterai poser une question à l'honorable Directeur Den Euwe."
Niklaus Hänshel, Politicien
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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Niklaus Hanshel] Je maintiendrai

Message par [MJ] Le Grand Duc »

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Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ


Le petit cousin ouvrit sa bouche et fronça un peu les sourcils. Un instant, il voulut dire quelque chose ; Puis finalement, il scella à nouveau ses lèvres et haussa les épaules. Il semblait très clair qu’il était en pleine incompréhension.

« Je suis désolé cousin, je voulais pas mal faire. »

Ses excuses au moins étaient sincères ; Il n’avait pas la moindre idée de pourquoi il devait s’excuser, mais il le faisait, car Gérard était une de ces personnes avec trop peu de jugeote pour penser à mal.

« Mais c’est un brave homme, juste consciencieux et… Bref, si tu veux tu pourras dîner avec lui un de ces jours, je suis sûr qu’il peut te rendre des services.
Je ne lui ai rien dis de spécial. Juste que nous nous connaissions, cela a suffit. »


Le temps que Karl den Euwe termine son long exposé, Niklaus s’approcha de la Directrice Roelef, qui écoutait très attentivement le discours de son collègue.

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« Oui, je sais qui vous êtes. »

Elle avait répondu du tac-au-tac d’un ton sec, claquant.

« C’est d’accord. »

Et elle lui fit un geste de la main dédaigneux pour qu’il s’éloigne et ne la dérange plus.
Jet de connaissance : 2, réussite.
Il ne fallait pas que Niklaus soit offusqué par les manières de la Directrice Roelef ; Elle était comme ceci avec tout le monde, tout le temps. Cela n’avait pour elle rien d’irrespectueux. Elle était issue de la noblesse, la seule présente au Directoire ; Les patriciens étaient les héritier des grandes maisons marchandes, là où l’ancienne chevalerie Impériale avait toujours été plus en retrait du jeu politique. Autrefois archi-puissante à l’époque où le Westerland était dirigée par un Baron, et où le culte de Sigmar tentait de s’imposer parmi ceux qui ne hurlaient pas encore sur tous les toits qu’ils étaient des Jutones, la noblesse était tombée en lente déliquescence, d’abord lors de la mort de Paulus van de Maacht en 2301 (Officiellement, le Stathouder de Marienburg n’est rien de plus que le régent en attendant qu’un héritier des van de Maacht puisse prendre le trône), plus encore depuis la sécession de 2429 ; Deux siècles maintenant que la noblesse ne jouait plus aucun véritable rôle, les charges d’officiers qu’ils monopolisaient remplacées par des postes de bureaucrates élus, leurs énormes propriétés foncières rachetées et gagées une par une, et les armées du Westerland constituées à présent de régiments de roturiers Tiléens ou Estaliens achetés à prix d’or. La noblesse gardait encore des privilèges honorifiques, des sièges hérités de père en fils au Rijkskamer, et des particules ronflantes dans leurs noms de familles. Mais chacun dans le monde savait que la noblesse du Jutonesryk était virtuellement sans pouvoirs.
Du moins, cette affirmation serait vraie si les Roelefs n’existaient pas. Il y a quatorze ans, Dame Clotilde était parvenue à se tailler une place au milieu des Dix, alors que la famille Akkerman disparaissait dans la décadence la plus complète, plusieurs de leurs membres, le patriarche comprit, convaincus par les Chevaliers de la Pureté d’être des cultistes de Slaanesh. Clotilde de Roelef était une femme autoritaire, dure, impolie, certainement persuadée de valoir mieux que le commun des mortels par son sang bleu ; Mais elle était aussi une sacrée diplomate et négociante, le genre à savoir bien tisser des relations avec autrui. Presque tous les roitelets d’Estalie étaient ses amis.

Karl den Euwe termina d’ailleurs justement son exposé en parlant des Estaliens…

« Enfin, l’agressivité des vaisseaux portant le pavillon Reine Johanna de Bilbali à l’encontre de plusieurs de nos navires ne restera pas impunie. C’est pour cela que la commission des affaires étrangères a envoyé un courrier très agressif à la Reine Johanna, afin de faire cesser de telles activités. Un ultimatum pourra lui être lancé au retour de la saison commerciale dès le printemps prochain. Nous n’espérons pas l’escalade en guerre mais ceux qui commercent en Estalie devraient s’armer et craindre les opérations Bilbaliennes.

J’en ai donc fini pour mon exposé sur les diverses relations étrangères qu’entretient actuellement Marienburg. »

Et ayant juste conclut cela, il resta la tribune, mais s’assit. Plusieurs huissiers et greffiers s’activèrent rapidement dans les bancs, tandis que l’Orateur du Burgerhof toussota.

« Merci, très honorable directeur… Place aux questions, à présent, si cela plaît à l’assemblée du peuple.
La parole est maintenant à… Une minute... L’honorable Karl Zeller, député du 2e canton du Kleinland. »


Un petit homme timide mais élégant à lunettes que Niklaus ne reconnaissait pas se leva du banc des Neutres. Son costume était trop bien appareillé pour la localisation de sa députation : Il n’y avait rien dans le Kleinland, à part des éleveurs de moutons et des villages pauvres qui produisaient la fine laine servant à tisser le magnifique drap Marienbourgeois. Nul doute que c’était un type qui avait virtuellement acheté le siège, rinçant les gueux mal nourris pour qu’ils votent pour lui alors qu’il n’avait jamais mis les pieds dans leur bled.
Ou alors, il cachait bien son jeu, et était bel et bien un éleveur venu du fin fond du Jutonesryk.

« Très estimé directeur, je vous remercie tout d’abord pour votre intervention… Ma question porte sur l’actuel conflit qui a lieu entre l’État Impérial du Reikland, et le Duché Bretonnien de Parravon ; Depuis plusieurs mois maintenant des escarmouches ont lieu entre les deux pays, on parle d’un bilan de plus d’une centaine de morts de part et d’autres, et de possibles menaces sur la ville d’Ubersreik avec laquelle nombre de nos concitoyens échangent.
Ma question est la suivante : Pourquoi est-ce que la cité de Marienburg n’essaye-t-elle pas de s’imposer au sein de ce conflit, en tant qu’acteur neutre, que tiers, afin de, eh bien, de négocier une trêve entre ces deux puissances ? Nous en avons la capacité et cela serait bénéfique pour le Vieux Monde et le commerce. »


Karl Zeller se rassit après son petit discours à la voix faible et chevrotante, heureusement que le Burgerhof était une pièce à l’acoustique savant pensé, car sans l’écho des magnifiques murs décorés, il aurait été difficile de l’entendre piailler.
Karl den Euwe se leva. Lui-même hésita un peu, bégayant de temps à autres ; Il était très clair que Karl den Euwe n’était pas un tribun, et qu’il ignorait comment faire de vrais discours.

« Honorable collègue, le conflit qui a lieu entre ces deux grandes puissances est en effet très inquiétant, mais les heurts se sont pour l’instant concentrés sur des plateaux et des bourgades montagnardes. Les seules victimes notables sont des bandes de mercenaires, il n’y a pas eu de grandes destructions. De même, les Nains des Montagnes Grises demeurent neutres et sauront imposer une trêve en cas de débordement ou d’atteinte à la liberté du commerce.
Néanmoins, si en effet Ubersreik devait être menacée par un siège Bretonnien, vous pouvez être assuré que... »


Karl den Euwe fit soudain une pause. Il cherchait des yeux le soutien de ses camarades de son banc.
Jaan van de Kuypers lui fit un signe de tête approbateur, appuyé.
Il n’y avait aucun doute sur qui dirigeait réellement Marienburg.

« ...Que… Que, Marien… Que Marienburg, eh bien, prendra, ses responsabilités, et, enverra, une, heu… Une ambassade, pour tenter de négocier la paix, entre, heu, entre le Conseil d’État d’Altdorf et le Duc Cassyon. Oui, je vous l’assure. »

Prendre ses responsabilités était un de ces mots magiques, vides de sens, que les politiciens adoraient utiliser. En tout cas la question sembla satisfaire la salle, des deux côtés, qui se répandit en quelques murmures et rumeurs. Il y eut quelques applaudissements, mais vite éteints. L’essentiel du débat ne se jouait pas là-dessus.

« La parole est à présent à…
Niklaus Hänshel, député du 2e arrondissement de l’Ostmuur. »
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Re: [Niklaus Hanshel] Je maintiendrai

Message par Niklaus Hänshel »

Fidèle à elle-même la représentante des "Discrétionnaires" me donne son aval économisant ses mots que l'on pourrait comparer au tir d'une arme à feu, une détonation sèche et rapide que j'imagine atteindre son but aussi souvent qu'elle est utilisée. Seule membre de la gente féminine au sein du Directorat et représentante unique d'une noblesse déchue cette femme impose le respect au regard des nombreuses batailles qu'elle a dû mener pour conserver son pouvoir actuel mais pour encore combien de temps ? Combien de temps tiendrons-nous, acculés que nous sommes ? Tous sont de véritables monstres, que cela soit par la démesure de leurs moyens mais également de par leurs compétences, non décidément aucun ne peut être pris à la légère. Pourquoi cette soudaine prise de conscience alors que mon regard est posé sur la bague aux armoiries des "De Roelef" qui orne son doigt. Je ne suis qu'un pion sur ce putain de plateau, j'aspire à tellement plus .... TELLEMENT PLUS !!

"Je vous en remercie honorable Directrice."

Guère besoin de me répandre en salamalecs, inclinaison du buste avant de regagner mon siège pour faire face à mon cousin et à sa mine toute chiffonnée qui m’insupporte, alors avec effort je pose ma main sur la sienne dans un geste rassurant. Dans ma position impossible de me passer des rares alliés ou toutes autres personnes utiles.

"Ne t'inquiète pas cousin, je t'en veux pas et tu as très bien fait je t'assure."

Sourire complice avant de reprendre, me flagellant intérieurement.
"C'est de ma faute, pardonne moi d'accord ? C'est avec plaisir que je dînerai avec ton ami."

Ce qu'il ne faut pas faire, je vous jure !!

Pendant ce temps Den Euwe termine son discours au grand soulagement du plus grand monde, temps que je mets à profit afin de préparer mon intervention, toujours incertain qu'elle soit une bonne idée. Je dois me montrer plus qu'habile, trouver les bonnes formules, paraître naïf tout en soulevant un point qui me paraît important mais l'est-il réellement ? Vais-je être renvoyer dans la niche dont je n'aurai pas dû sortir ? Impossible, un jour les Hänshel seront assis au premier rang ! JE serai assis au premier rang.

Une première question est posée, j'avoue ne l'écouter que d'une oreille, quel est donc ce confit dont ils parlent ?
Il est certain que le talent de "Karl" n'est pas dans l'improvisation, dans le discours, dans la capacité à captiver un auditoire, bref ce n'est pas un orateur. Sans parler de déstabilisation on sent son léger malaise d'ailleurs la salle n'est pas dupe mais les mots sont trouvés et closent ainsi l'intervention par une formulation qui ne veut absolument rien dire. Merci Directeur pour cette non réponse.

Bon c'est mon tour .... MON TOUR !!

Une dernière expiration silencieuse franchie mes lèvres avant que je ne me lève, le poids des nombreux regards sur ma personne. Autant dire que cela serai mentir que d'affirmer qu'en cet instant je ne ressens pas la pression du moment mais par tous les Dieux que c'est bon !! C'est donc avec un léger sourire aux lèvres et d'une voix claire que j'entame mon intervention profitant de l’acoustique de la salle alors que mon regard balaye les visages avec confiance.

"Honorables Directeurs, Directrice, estimés collègues je tenais dans un premier temps à vous remercier. Aujourd'hui nous avons la preuve que Marienburg rayonne !"


Appuie sur ce dernier mot alors que mon doigt se lève légèrement pour en accentuer le sens.

"Oui elle rayonne grâce au travail et à la sueur de chacun, au travail de notre Directorat, du Rijkskamer et du Burgerhof, des commissions ici présentes, de notre système dans son ensemble et je n'ai jamais été aussi fier de me tenir là, aujourd'hui à vos côtés. Alors merci."

Petite pause d'effet, nouveaux regards avant de reprendre, toujours plus droit dans mes bottes, le menton levé, le buste en avant, un coq les pieds dans la merde mais qui chante avec cœur.

"Alors pour qu'elle rayonne de part le vieux monde nous avons, notamment, la commission aux affaires étrangères dignement représentée par l'honorable Directeur Den Euwe et comme je n'ai malheureusement pas tout son talent pour démêler les noeuds que représentent le droit et la législation internationale je tenais à revenir sur un point évoquer afin que je sois certain de bien comprendre. Que l'on excuse par avance mon ignorance."

Se tourne vers le principale intéressé, sourire effacé, j'affiche le visage d'un élève qui pose une question à son maître, un peu ennuyé de n'avoir pas saisi le totalité de la leçon.

"Honorable Directeur Den Euwe, vous avez mentionné au début de votre présentation le projet d'afferment de 2517, il me semble. Douze ans que la commission travaille sur la question qui doit j'imagine être parvenue à maturité même si nous avons traversé une sombre période, remettant en cause peut être certaines décisions. Nous avons tous hâte de voir ce qu'il en est.

"Douze ans tu te fous pas de notre gueule !"


L'afferment consisterai dans notre cas à verser une certaine somme à l'Empereur voisin ou au Roy de Bretonnie par exemple et à d'autres nations afin de nous donner le droit d'aller récolter l'impôt chez eux. Ai-je compris le principe ?

Si oui, j'ai deux questions afin de finaliser ma compréhension.
D'où proviendra les fonds de ces versements, j'imagine que l'on évoque des sommes plus que conséquente ?
Et cela n’affaiblirait-il pas notre relation avec eux, dans le sens que nous pourrions nous trouver tributaire de ces personnes ?

Je vous remercie par avance d'éclairer mes connaissances de vos lumières."


Ne me reste qu'à attendre maintenant le couperet, j'affiche ni gloriole, ni crainte, un visage neutre bien que la paume de mes mains croisées dans mon dos est maintenant recouverte d'une mince pellicule de sueur.

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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Niklaus Hanshel] Je maintiendrai

Message par [MJ] Le Grand Duc »

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Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ


Tout Marienburg tournait ses yeux vers Niklaus Hänshel, et tous les journalistes, les ambassadeurs et les quidams curieux avec eux. Ils écoutèrent attentivement la question du député, Karl den Euwe assis derrière son pupitre plus concentré encore que les autres.

Lors des compliments très appuyés de Niklaus, quelques rires émanèrent du banc d’en face, tandis que quelques représentants du camp de Roelef lançaient des regards noirs, sourcils froncés, en sa direction.

Lorsqu’il eut fini, il put se rasseoir, permettant à Karl den Euwe de se poster à nouveau sur ses deux jambes, toussotant un peu pour se dégager la gorge, son regard tout droit dirigé vers le député qui l’avait ainsi questionné.

« Non, mon honorable collègue, il n’a pour l’instant pas encore été évoqué dans les travaux de notre commission de verser la moindre somme aux monarques de Bretonnie ou de l’Empire… Nous n’avons pas vocation à encourager notre bureaucratie à devenir des collecteurs d’impôts dans des contrées étrangères, d’autant plus que cela demanderait une expertise dans les coutumes locales qui rendrait plus que compliqué le profit sur les produits étrangers.
Le travail de notre commission est plutôt d’éviter l’affermage excessif que certains pays, notamment des Ducs Bretonniens et des roitelets Estaliens, aiment pratiquer par surprise sur certaines denrées que l’on essaye d’exporter. C’est ainsi que, il y a trois ans, j’ai eu à recevoir la pétition d’un de nos capitaines d’industrie qui revenait de la ville Bretonnienne de Brionne, où il avait apprit que lors de l’hiver, le Duc Théoderic avait accordé un fermage sur l’importation de drap sans en informer personne, ce qui avait ruiné ce capitaine qui prévoyait un prix différent. Notre commission offre comme service aux armateurs de pouvoir connaître les prix des bourses dans les cités et provinces avec lesquelles nous avons des relations ouvertes, et ce genre de pratiques rend notre office bien compliqué et aléatoire, une situation que nous ne pouvons pas tolérer. »


Du banc des discrétionnaires, un député se mit alors à crier, en restant assis :

« Oui on sait, mais du coup vous allez faire quoi ? »

Karl den Euwe scella ses lèvres. Au-dessus de lui, l’Orateur bondit et rugit avec son timbre de fauve :

« Ordre, s’il vous plaît ! Seuls ceux questionnant ont le droit de parler, honorable collègue !
– La commission des affaires étrangères travaille avec les autres collectivités municipales, et c’est main dans la main que nous pourrons chercher à bâtir une relation de confiance et- »

Le député qui avait hélé le président de la commission se mit à pouffer de rire devant la langue de bois du président. Sur les bancs des discrétionnaires, certains levaient les mains et se mettaient à se répandre en murmures et plaisanteries fort bruyantes, ceux à quoi les belliqueux juste en face se mettaient à vociférer et ordonner aux fauteurs de trouble de se taire.
Là-dessus, l’orateur cria à nouveua :

« Ordre ! De l’ordre j’ai dis !
– Je, heu… Je pense avoir répondu à votre question, honorable collègue ? »
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Re: [Niklaus Hanshel] Je maintiendrai

Message par Niklaus Hänshel »

Visiblement mon approche n'était pas du goût de tous, quelques regards mécontents de mon propre camp ponctués des sourires de ceux "d'en face" auguraient d'une intervention qui me vaudrait quelques explications. Cependant les vifs échanges qui suivent me conforte dans mon approche, certes j'aurai pu me montrer bien plus incisif mais encore une fois nos dettes m'empêchent de mordre Den Euwe à pleine dent, dommage.

"En effet Honorable Directeur, je vous remercie pour vos éclaircissements nous mesurons le travail fourni par la commission."

"Oui nous mesurons parfaitement !"

Nouveaux échanges, la salle s'agite à mon grand contentement, je jubile intérieurement. Faisant mine de m’asseoir convaincu de l'explication je me redresse la mine contrite, racle ma gorge avant de reprendre la parole.

"Cependant je me permets une nouvelle question Honorable directeur. Vous venez de mentionner un problème rapporté à la commission par un Capitaine commerçant avec Brionne. Heu ... ce fait date de trois ans n'est-ce pas ? Alors vu que nous en sommes au bilan après ces trois années de travail avec les différentes collectivités municipales quand est-il de cette relation de confiance avec les Ducs Bretonniens ? Les monarques Estaliens ?

Avez-vous une mesure concrète à nous présenter qui puisse rassurer tous les armateurs ici présents ?

Merci par avance Directeur Den Euwe d'apaiser nos craintes concernant notre commerce avec nos voisins."


Inclinaison du buste pour cette fois poser mon séant sur le siège qui est mien, le sera t-il encore dans quelques temps ? Me suis-je montré assez nuancé ? Ai-je pris la bonne décision ? Autant de questions qui trottent en tâche de fond dans mon esprit, ma main se pose sur l'accoudoir de mon siège, l’exercice se montre véritablement éreintant. Mon regard croise celui de mon cousin, j'incline mon visage avant de reporter tout mon intention sur mon interlocuteur et sa réponse.
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