Balade pour un tueur (partie 2: Dans le Grafsmund)

Middenheim est une des plus grandes villes de L'Empire mais aussi une des plus anciennes et des plus importantes sur les plans économiques, politiques et religieux (en effet Middenheim est le principal lieu de culte du dieu Ulric). Elle a le statut de cité souveraine ainsi que de nombreux privilèges au niveau impérial, statut et privilèges auxquels la famille illustre des Todbringer qui gouverne la ville est très attachée. La cité est surnommée la cité du loup blanc en hommage à Ulric, le Rocher du Coup de Poing ou encore la tour de Grungni par les nains...

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Durak
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Re: Balade pour un tueur (partie 2: Dans le Grafsmund)

Message par Durak »

Alors que Oscar lui expliquait plus précisément le plan de la mission, Durak regarda l’apprentissage de Kében, le chat de son compagnon. Et il fut épaté par la rapidité d’adaptation du chat avec un nouvel être vivant. Oscar et Enrard voulait faire confiance à ce chat pour assurer la transmission de message. Cela ne dérangeait pas le tueur nain. Après quelques exercices, Enrard en vint à la conclusion qu’ils pourraient faire de bonnes choses avec ce chat. Sur ses bonnes paroles, la petite troupe partit dormir…

La nuit de fut pas de tout repos, pour Durak, il repensa à la mort de son ancien maitre nain…
‘Dans la pénombre du Dédale, trois silhouettes se détachent à la lueur tremblotante d'une lanterne, voilà longtemps que des nains n'ont pas parcouru cette section de tunnels désaffectés et à moitié effondrés. Autrefois, cette route sous la montagne allait de la grande forteresse de Karak Azul vers la mythique Karak aux Huit Pics, mais aujourd'hui ce n'est plus le cas. Le pavé est défoncé, l'eau suinte par tonneaux entiers et engloutit les corridors, la vermine y prolifère. Seule une expédition bien armée et nombreuse pourrait faire le voyage vers ces deux cités, mais trois nains s'en sont allés.

Ils ont quitté les tunnels bien gardés des grandes mines de fer et ont franchis la frontière, symbolisée par la forteresse de la Porte Sud, le premier bastion de défense. Sans un mot ils avancent, seul le tintement d'une chaine en or que le nain de tête porte de son oreille à son nez tinte légèrement. Quelques pas encore et ils s'arrêtent, tous froncent le nez. L'odeur, la trace visible dans la boue, tous savent qu'ils sont arrivés, ces jours de traque et d'exploration ont portés leurs fruits.

Un tunnel secondaire se trouve près d'eux, l'odeur de pourriture rend l'atmosphère irrespirable. Quelques ossements à l'entrée indique que la bête se terre là près d'eux. Le visage grave, le chef de file inspecte le boyau, prend en main sa lourde hache qu'il soupèse tandis que les autres font de même. Toujours en silence, le nain fixe sa lanterne, pâle soleil dans un monde de ténèbres, à un bandeau de cuir qu'il cale sur son front, écrasant au passage sa crête orange qui lui tient lieu de chevelure. Ses compagnons, Durak et Imrak, affublés du même couvre-chef procèdent au même rituel.

Ils entendent, au loin, les grognements de la bête, une femelle avec ses petits, qui déjà chassent et tuent sans pitié. Imrak sourit, il balance de ses énormes bras un marteau de guerre et dit.

« J'ai rendez vous avec mon destin, et ces fichues manticores vont m'offrir une mort digne. » A peine avait-il prononcé ces mots que le premier le chef de l'expédition lui décocha un coup de poing qui aurait assommé un troll.

« Imrak, tu es plus bête qu'un gobelin » lança-t-il, « si tu veux mourir, pends-toi, crois tu réellement que Grinmir notre Ancêtre est allé se perdre dans les désolations pour gaiement tuer des monstres ? Il s'est sacrifié pour sauver son peuple, voilà pourquoi nous, Tueurs, nous menons cette vie, nous nous sacrifions dans l'optique où chaque créature que nous passons au fil de nos haches ne viennent jamais nuire à l'un de nos frères.» Les deux tueurs regardaient le troisième comme si celui-ci était le Haut Roi lui même, mais l'autre poursuivit. « Nous avons tous nos raisons qui nous ont poussés à devenir ce que nous sommes, mais nous avons un devoir, rendre les montagnes de l'empire des nains aussi sûres qu'elles étaient autrefois. Et pour cela nous devons les purger de toutes les bestioles pouilleuses qui s'y terrent. Quand vous êtes venu me trouver j'ai vu deux tueurs moins bêtes que les autres et qui étaient prêts à faire plus que d'essayer de laver leur honneur. Alors ne me faites pas regretter le fait de vous avoir choisi comme aides dans cette mission. »

Les deux tueurs se rappelaient ce jour où ils avaient rencontré Bardin Poing-d'Acier dans cette taverne de Karak Kadrin, la forteresse des Tueurs. Depuis cinquante ans Bardin parcourait les montagnes pour libérer l'empire en tuant trolls, gobelins et skavens. Et il avait accepté de les emmener avec lui, afin de les former, de leur apprendre comment tuer, comment devenir des guerriers redoutables.

Mais il n'était pas temps de rêver, Bardin leur avait tourné le dos et se dirigeait vers le centre de la tanière. Les grognements se faisaient plus proche, l'odeur devenait insoutenable, puis les grognements cessèrent, remplacés par les crécelles caractéristiques des Manticores qui ont flairées le gibier. Dans une vaste pièce, vestige de l'extraction minière des nains, elles attendaient. Leurs queues de serpent vibraient d'excitation.

La femelle voyaient sa progéniture en place, les impudents nains allaient bientôt lui servir de repas. Ses fils couraient le long des murs de la caverne. Surveillant la seule et unique entrée. Le gibier s'approchait encore, elle voyait de la lumière, elle sentait déjà la viande dans sa gueule. Ses fils aussi. Le premier gibier était à portée, l'instinct fit le reste, les jeunes Manticores bondirent à l'unisson, chacune se préparant à saisir le Tueur. Celui esquiva d'une roulade l'assaut brutal des créatures et distribua quelques coups de haches. Deux des Manticores hurlaient et léchaient leurs plaies. Chargeant dans le groupe de fauves Durak et son compagnon jubilaient, le combat était digne d'un tueur, transcendés par leur maitre, les deux nains jouaient une symphonie sanglante avec leurs armes.

Le femelle voyait la chasse tourner en défaveur de sa meute, ses fils semblaient ne pas venir à bout du gibier, l'odeur du sang de sa race fit ressortir une ancienne sensation, la peur. Un hurlement de mort se fit entendre, un des jeunes venait de se coucher pour l'éternité. L'un après l'autre les Manticores s'inclinaient face à la bravoure des tueurs. La femelle chargea plus pour défendre sa vie que celle de sa descendance. Son élan fut brisé par un monstrueux coup de marteau donné par Imrak, pendant un instant, les runes sur la hache de Durak luisirent et celui ci envoya son arme dans l'abdomen de la créature. Mais une Manticore meurt rarement seule, alors que son coeur touché par l'impact lui signifiait que la fin était arrivée, alors que sa vue s'éteignait dans les ombres, un sursaut de haine parcouru son échine jusqu'à sa queue et son aiguillon mortel et empoisonné. Ne pouvant viser les deux nains auprès d'elle, elle visa celui en retrait. Elle sentit l'aiguillon percer la peau, elle entendit le cri tandis qu'elle basculait dans les ténèbres.

Les deux nains regardaient tristement leur maitre couché contre une stalactite, la blessure qu'il avait au ventre ne lui laissait aucune chance de survie, le poison de la bête courait déjà dans son sang. Du bout des lèvres, le nain dit alors « Jurez moi, jurez moi que vous ne chercherez pas la mort stupidement, mais comme se doivent de le faire de vrais fils de Grinmir.» La voix étouffée par les sanglots qu'ils tentaient de cacher les nains jurèrent. Bardin tendit sa hache à Imrak et dit simplement, « pour toi, » puis tremblant de douleur il parvint à détacher sa chaine en or et la confia à l'autre tueur « pour toi Durak » murmura-t-il dans un souffle. Trop faible pour parler le tueur fit signe à son élève de s'approcher et chuchota. « Durak, ton destin ... n'oublie jamais qui tu es Durak... tu dois cela à ton peuple... c'est le temps du renouveau pour notre empire... je t'ai vu te battre... sois un pilier du renouveau... »

Puis le silence. Bardin avait rencontré son destin. Ce jour là, au fond d'un tunnel repris de haute lutte par les nains, deux tueurs ont versés des larmes pour l'un des leurs.’
Le nain fut réveillé brusquement par Oscar, encore dans son reve, Durak bondit sur sa hachette naine et la plaqua sur la gorge de son compagnon. Mais il se détendit et s’excusa quand il vit qui venait de le réveiller. Dans l’autre pièce, l’humain avait entendu du bruit. Ils allèrent voir et trouvèrent une scène spirituelle, Enrard jouait avec Kében…

Les deux humains décidèrent de parfaire l’entrainement du chat, et quand Oscar demanda au nain s’il voulait se joindre à eux, il refusa poliment. Il avait entendu quelque chose dans la maison et il voulait sécuriser Otto. Il lui semblait entendre des murmures. Durak dégaina sa hache à double tranchant et partit en direction des voix…
C'est peut-être un peu long... :D
Profil:
FOR 11 / END 11+1 / HAB 8-1 / CHAR 7-1 / INT 9 / INI 7 / ATT 12+1 / PAR 9 / PV 55+5

Arsenal de Durak:
- Hachette Naine
- Hache à double tranchant
- Pioche en acier
- Longue vue
- Marque des Valeureux (+1 Att, +1 End, -1 Char, -1 Hab)
- Pierre precieuse

Compétences du tueur:
- Coups puissants: +1D3 points de dégâts.
- Dégainer l’épée: +1 en initiative lors du 1er round de combat.
- Réflexes éclairs: +1 à toutes les actions faisant intervenir la caractéristique de l’initiative.
- Vision nocturne: Permet de voir dans l'obscurité

Fiche de Durak:
http://warforum-jdr.com/wiki- ... iche_durak

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[MJ] Mort Noire
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Re: Balade pour un tueur (partie 2: Dans le Grafsmund)

Message par [MJ] Mort Noire »


Jet de dressage: Moyenne Char Oscar/Enrard, arrondi au supérieur (pour le chouette rp). tenu compte de la compétence dressage.
Valeur: 14
5 jets (résultats visibles: apès tout, vous voyez bien si cela marche ou pas non?):
1) 7 (+7)
2) 17 (-3)
3) 12 (+2)
4) 10 (+4)
5) 18 (-4)

soit en moyenne, une réussite de: 2 (arrondi très fort au supérieur)

Réussite correcte, mais il ne faut pas s'attendre à des miracles.
Durak se mit à explorer la maison de fond en comble, à l'origine des bruits qu'il avait perçu. Très vite, une explication lui sauta aux yeux: la maison était parcourue par des domestiques: majordome, jardiniers, soubrettes et autres caméristes. Ce qu'il avait entendu devait être une conversations entre deux d'entre-eux, aussi il rejoignit Oscar et Enrard, pour assister au dressage du félin.

Le baron était passé un moment, interrompant le dressage de Kében, les informant qu'il passerait la journée dans son bureau, à la recherche d'informations susceptibles de les aider dans ses livres et manuscrits.

L'un dans l'autre, le dressage s'était plutôt bien passé. Certes, Keben ne faisait pas toujours ce que ses entraineurs lui demandaient, mais, étant donné le peu de temps dont ils avaient disposés, ils pouvaient déjà s'estimés heureux.

Ils s'arrêtèrent une heure après que midi soit passé, et, après avoir grignoté un morceau, ils se préparèrent à se mettre en route:

Voici ce que j'ai appris: certains cultistes provenant de l'extérieur de la cité préparent déjà quelque chose en ville ce soir. J'ignore de quoi il s'agit, mais je pense que ce n'est rien de spectaculaire: ils ne devraient être au total que quatre ou cinq. Probablement une messe de préparation pour les hérétiques qui vivent dans la cité.
Comme je vous l'ai dit, je ne sais pas ce qu'ils feront. La seule chose que je sais, c'est où is iront dormir ce soir. Ainsi que l'heure probable de leur arrivée à cet endroit.

Je pense qu'il serait bien que nous allions faire un tour de ce coté tant qu'ils n'y sont pas, afin de déterminer les moyens d'entrées et ou de fuite, histoire de pouvoir les prendre par surprise ce soir.

Je propose que nous y allions tous les trois maintenant. Le baron ne risque rien en notre absence: c'est la pleine journée, la maison regorge de domestiques et le quartier est surveillé en permanence par des patrouilles de la milice. C'est la nuit qui représente un danger.

Des remarques messieurs??


A ces mots, l'homme commença à enfiler sa cape.
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

Venez pleurer ici...

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Oscar Wildenheim
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Re: Balade pour un tueur (partie 2: Dans le Grafsmund)

Message par Oscar Wildenheim »

***
Oscar regarda Kében avec un air satisfait. Il flatta son chat longuement avant de le laisser vagabonder dans la maison du baron. Son chat avait eu peu de temps pour apprendre ce qu'ils attendaient de lui mais il avait compris le principe. Enrard était devenu un jeu de chasse pour Kében. Si l'humeur du chat était joueuse, il pourrait jouer le messager au besoin...
***
Parfait...
***
Lorsque le baron était passé dans la matinée, Oscar lui avait demandé une chemise blanche et le baron avait bien voulu lui en offrir une. C'était une belle chemise et elle aurait put être parfaite si il n'y avait pas eu les initiales du baron brodées sur la poche. Oscar garda précieusement cette information dans un coin de sa tête. Il fallait absolument qu'il change ça. Cette chemise était la sienne maintenant !

Oscar se sentait un peu mieux après le repas, même si sa blessure était encore douloureuse, il se sentait mieux. Il laissa tomber au sol quelques cochonnailles pour Kében qui se régala. Oscar lui écoutait Enrard avec attention. Lorsque l'espion enfila sa cape, le criminel se leva et s'équipa à son tour...
***
Non, pas de question, pour le moment... On verra une fois les lieux repérés...
*** L'humain se tourna vers Durak tout en grattant son pantalon pour prévenir son chat qu'ils y allaient... ***
Tu viens Durak ?
Tueur à gage
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Profil modifié : For 9 | End 8 | Hab 8 | Cha 12** | Int 11 | Ini 8 | Att 14*** | Par 11* | Tir 8 | PV 65
=> Fiche de personnage wiki <=
PV : 65/65

Compétence :
Ambidextrie *
Coups précis *
Arme de prédilection (Epée longue 1 main) *
Bagarre
Bas fond
Dressage
Chance
Charisme
Sang froid

Arme et armure :
Epée longue (1 main)
Epée longue de Cultiste (1 main)
Main gauche (1 main) : Arme de parade

Possession Usuelle :
1 Sac PPN contenant :
Flasque de cuir (gnôle)
Boulier
Couverture
Ficelle
Clef (prise sur un cadavre)
Livre "Calepin de cuisine halfling"
Livre "Les chroniques complètes de Sigmar volume II"
1/2 Dinde de Nowel aux marrons
1 Boule de Nowel céleste (+5 protection undead)
1 Fiole vide
1 Elixir de sucre d'orge (+2 Char 1 seule utilisation)

Porté :
1 Anneau du Manipulateur *
1 Anneau de Charisme (+ 1 Charisme si équipé)*
1 Amulette Bénie

Keben : Chat noir dressé (ordre simple)

Argent :
103 pistoles
5 JDN

Dévotion :
SIGMAR (20)

Expérience :
Total / Utilisé / Disponible : 390 / 375 / 15

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[MJ] Mort Noire
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Re: Balade pour un tueur (partie 2: Dans le Grafsmund)

Message par [MJ] Mort Noire »

Juste avant de sortir, Enrard s’arrêta et, fixant Durak, sembla réfléchir quelques instants. Puis, semblant avoir pris une décision, il dit :

« Attendez moi ici, je reviens tout de suite »

Il partit en courant dans l’escalier en haut duquel le baron von Slasenberg assistait à leur départ. Après avoir échangés quelques mots à voix basse, ils disparurent tous deux dans le couloir. Pas pour longtemps cependant :
Enrard dévala bien vite l’escalier une nouvelle fois, un petit balluchon de tissu sous le bras.
Balluchon qu’il déballa dès qu’il fut arrivé en bas, dévoilant ainsi une vielle cape de lin teinte en bleu profond.

« Enfilez donc ceci, maitre nain. Votre allure actuelle est bien peu discrète, hors nous devons éviter de nous faire repérer. Notre hôte à bien volontairement consentit à vous la prêter. Il s’agit d’une vielle cape à lui datant de sa jeunesse. Elle est certes un peu vielle, mais il vaut mieux cela qu’une cape neuve et resplendissante. Surtout vu les quartiers où nous nous rendons. Je n’ai rien pris pour vous » dit-il en se tournant vers Oscar « votre allure est elle totalement adaptée aux susdits quartiers. »

Sur ces mots, il ouvrit la porte et se glissa en rue, les deux mercenaires à sa suite.


Et vous passez la porte
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

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