Vingt petits arabiens...

La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.

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[MJ] Mort Noire
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Vingt petits arabiens...

Message par [MJ] Mort Noire »

Comme toujours, un titre, un film, 1 XP pour qui trouve en premier...
tadam, ambiance!!! Ecoutez moi ça en lisant la suite:
Éveillé en sursaut, Arzhvael se redressa soudainement dans le lit, encore à moitié couvert par les couverture. Mais pas par grand chose d'autre, réalisa t'il en rougissant, alors que son regard tombait sur Ombeline, debout au milieu de la pièce. Cependant, il n'eut guère le temps de s'attarder davantage sur ce point: les cris et clameurs continuaient à se faire entendre dans l'auberge, et des bruits de pas précipités résonnaient dans le couloir, se dirigeant vers l'escalier, tandis que, un peu partout, des portes claquaient bruyamment. Cependant, aucun bruit d'armes frappant l'une sur l'autre, ou de tir, ou encore de râle de mourants ou de peur. Quel que soit l'événement qui avait lancé une telle effervescence dans le bâtiment, ce n'était point un assaut.

Enfilant prestement quelques vêtement afin d'être décents, ils n'eurent même pas besoin de se consulter pour sortir de la pièce et aller s'enquérir à leur tour de ce qui se passait. L'endroit où avait lieu la plus vive agitation ne fut pas bien difficile à trouver, il suffisait de suivre le bruit des voix, énervées, inquiètes, tendues, qui montaient depuis la salle commune.

Descendant l'escalier, ils débouchèrent à leur tour dans la pièce, ou une demi-douzaine de clients, plus ou moins échevelés et à différents stades de l'habillement se trouvaient en cercle autour d'un objet sombre, tandis que les sanglots désespérés d'une femme se faisaient entendre. S'approchant pour mieux voir, ils aperçurent, stupéfaits, le corps de l'aubergiste, baignant dans une large flaque de sang sombre étalée au sol, tandis que sur son corps inerte son épouse était affalée, pleurant à chaudes larmes. Choqués et surpris par le spectacle, ils ne remarquèrent que du coin de l’œil que trois autres clients venaient les rejoindre.

Cependant, avant qu'ils ne puissent poser la moindre question, la porte d'entrée de l'auberge s'ouvrit en grinçant, dévoilant une nuit sombre, dont l'obscurité brisée par des éclairs périodiques contrastait furieusement avec la lueur des torches qui accompagnait la macabre scène. Sur le seuil de la porte se découpait le colosse qui était arrivé avec la deuxième voiture, sa main droite tenant fermement son énorme épée, le bras collé au coté.

En silence, il entra dans l'auberge et, s'approchant de leur groupe, dit:

"Je n'ai pas trouvé le responsable. Mais il y a pire: le bac est de l'autre coté de la rivière, et les cordes ont été tranchées. Impossible de le ramener de ce coté, et la rivière est trop mauvaise que pour être traversée à la nage. Nous sommes coincés ici. Et je suis formel: les cordes ont été tranchées de ce coté ci de la rivière. Qui que soit le meurtrier, il est toujours ici, avec nous..."
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

Venez pleurer ici...

...ou admirer ma toute-puissance ici

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Arzhvael de Bastogne
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Arzhvael de Bastogne »

Les dix petits nègres :D
Le hurlement déchira l’air, saisissant Arzhvael jusqu’à la moelle. Le jeune écuyer se releva d’un bond et fit tourner son épée dans la paume de sa main pour la brandir devant lui. Il s’aperçut aussitôt que Lucretia n’était pas visible et qu’une brume verdâtre commençait à apparaitre.

Le jeune homme était paralysé de peur par l’aura vert qui s’accumulait, ces volutes serpentines qui rampaient dans sa direction. Un autre gémissement profond, terrible d’angoisse, vrilla ses oreilles et brisa le sort. Le soldat accourut vers sa monture et rassembla son équipement.

Arzhvael mit son pied dans l’étrier et fut en selle en un instant. Il donna un violent coup d’éperon et sa monture partit au galop. Une terrible peur le saisit au ventre, brûlante et impérieuse. Il hurla le nom de Lucretia.

La brume verte se mit à étinceler et Arzhvael murmura une prière de protection adressée à la Dame, tandis qu’il s’enfonçait avec Taschen (son cheval) dans ce halo. Des rires malveillants l’assaillaient de tout côté, ainsi qu’une étrange mélodie qui semblait provenir d’un carillon de glace.

Son épée présentait une lueur spectrale. La lame tranchait la brume et Arzhvael sentit le sol se niveler sous les sabots de son cheval. Au loin, il pouvait distinguer le contour sombre de la forêt, les troncs noueux des chênes semblant serrer les rangs tandis qu’il chargeait vers la source des cris.

Le jeune chevalier chargeait à travers la forêt, sans se soucier du danger. Il crut voir un bout d’étoffe écarlate un peu plus loin et s’enfonça dans les ténèbres de ces bois en criant une fois de plus le nom de sa bien-aimée.

Des rires résonnèrent, ainsi qu’un puissant bruissement de feuilles sous l’action du vent, et Arzhvael fit pivoter sa monture pour repérer la source de ce bruit.

Il crut de nouveau apercevoir une étoffe et pressa son cheval. Il passa entre les arbres, avant de surgir dans une clairière au centre de laquelle un arbre mort tenait en équilibre sur un roc fendu. Des volutes de brumes verdâtres se faufilaient dans la clairière, mais Arzhvael n’y prêta pas attention, hypnotisé par la vue de Lucretia agenouillée près de l’arbre, vêtue d’une robe de mariage. Elle lui tournait le dos et le cœur du soldat était tout acquis à cette belle femme aux longs cheveux carmin qui tombaient sur ses épaules.

Arzhvael posa sa main sur l’épaule de Lucretia, et la tête tourna lentement dans sa direction. C’était bel et bien sa bien-aimée, elle était rayonnante de beauté. Mais en un instant, sa chevelure se flétrit pour ne laisser qu’un enchevêtrement de tiges épineuses, tandis que son visage se transformait en celui d’une vieille mégère décharnée, pleine de malveillance et de haine. La robe de mariée quitta le corps de la chose, dont la peau verdâtre se transforma en bois tranchant et les doigts prirent la forme de serres acérées.

La créature bondit sur Arzhvael, la mâchoire et les griffes avides.

« Jamais je ne serais ton épouse ! »

Arzhvael de Bastogne se réveille en sursaut, se redressant d’un bond sur son lit inondé de sueur. La douleur au niveau de son cou persista un moment. C’est alors qu’il entendit les cris et les clameurs provenant de l’étage inférieur. Poussant un juron, il bondit en jetant les draps de côté. C’est à ce moment, qu’il remarqua qu’aucun vêtement ne couvrait son corps dénudé, remarquant par la même occasion la présence de Lucretia, au milieu de la pièce. Il rougit de honte, n’osant même pas parler, alors qu’il faisait le rapprochement avec son cauchemar : Lucretia avait dû lui mettre un méchant stop lors de la soirée qu’ils avaient passé ensemble.

Le jeune homme mit rapidement sa chemise et son pantalon, avant d’enfiler ses bottes à la hâte. Il attacha rapidement sa ceinture et se sentit instantanément plus maître de la situation une fois son arme à ses côtés. Laissant son armure et ses biens dans la chambre, Arzhvael sortit sans tarder de la pièce, ne voulant pas endurer le regard de sa bien-aimée plus longtemps.

Tous les occupants des chambres s’enfuyaient en hurlant. Descendant par l’escalier, qu’il avait empruntait pendant la soirée avec Lucretia, Arzhvael arriva dans la salle commune où se rassemblait la plupart des clients. Il découvrit au milieu de la pièce, le corps ensanglanté du pauvre aubergiste, mort assassiné.

C’est à ce moment que la porte de l’auberge s’ouvrit sur le gros bras qui était arrivé avec la deuxième voiture :

"Je n'ai pas trouvé le responsable. Mais il y a pire: le bac est de l'autre coté de la rivière, et les cordes ont été tranchées. Impossible de le ramener de ce coté, et la rivière est trop mauvaise que pour être traversée à la nage. Nous sommes coincés ici. Et je suis formel: les cordes ont été tranchées de ce coté ci de la rivière. Qui que soit le meurtrier, il est toujours ici, avec nous..."

Arzhvael décida d’intervenir pour calmer les clients affolés. Il se choisit un table et sauta dessus :

"Braves clients, je vous demande de rester le plus calme possible. Un meurtre vient de se produire durant la nuit et nous devons tuer le mal dans l’œuf pendant qu’il en est encore temps. Il nous faut nous unir, nous rassembler pour faire converger nos forces et nos efforts. Organisation, synchronisation et coordination doivent être nos fers de lance pour vaincre cet assassin mystérieux. Chaque main gantée devra s'en pourvoir pour frapper fort et frapper juste.

L’aubergiste est mort aujourd'hui et demain, ce sera peut-être votre tour ou le mien. Je ne veux pas mourir ici, car j’ai encore beaucoup de chose à apprendre auprès d’une femme magnifique. Alors ne vous affolez pas et gardez votre sang-froid. Nous devons reconstituer les événements d’hier soir…"


Sans plus attendre, Arzhvael de Bastogne sauta de la table.
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

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Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... e_bastogne
Ceyl, cheval de selle:

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Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Le sommeil, cet état de langueur qui déconnectait l’esprit humain de la réalité, le berçant tendrement de doux rêves qui avaient pour limite l’imagination de celui qui dormait. Si cette tranquillité de l’âme ne pouvait être atteinte que par une grande fatigue ou par le biais de quelques narcotiques, il était en revanche impossible de pouvoir influencer les rêves et les songes de l’endormi. La jeune femme, assise à son bureau et le nez plongé dans son ouvrage, comprenait parfaitement cela et s’imprégnait de chaque ligne si généreusement offerte par ce vestige nécromantique. Si fait, si l’on souhaitait prodiguer un sommeil des plus réparateurs à une personne au repos, plutôt que de se lancer dans un dérèglement du cerveau humain et de ses mécanismes nébuleux en modifiant ses songes de façon à les rendre agréables, mieux valait les lui inhiber sur le champ. Cela avait réellement le mérite de faire cesser toute activité à l’esprit, lui épargnant les cauchemars, le plongeant dans une inactivité régénératrice et reposante. Quant aux plaisants rêves, et bien… Ne disait-on pas qu’il valait mieux prévenir que guérir ?

    Ce fut dans cette optique-là qu’Ombeline se retourna en direction d’Arzhvael, laissant sur la table le grimoire dont elle avait vampirisé les connaissances. Tout en s’approchant du jeune homme, elle se rendit compte que celui-ci gémissait dans son sommeil, les doux traits de son visage crispés et ponctués de petits frissons qui lui faisaient bouger le coin des lèvres. A quoi pouvait-il rêver ? La noble aurait donné cher pour le savoir. Quoi qu’il en fût, cela ne devait guère être agréable, et, s’asseyant doucement à ses côtés, elle entreprit de le délivrer de ses tourments nocturnes. Laissant venir à elle l’Aethyr, elle le laissa l’immerger de sa puissance enivrante, et, martelant, pliant et arrachant les divers vents de magie qui croisaient son chemin à l’aide de sa force de caractère, les soumit à sa volonté. Alors, alors seulement et pourvue de cet amas magique que certains appelaient la Dhar, Ombeline s’immisça dans l’esprit du chevalier, boutant tout cauchemar hors de son sommeil, condamnant les portes de ses pensées. Et le visage du jeune homme se détendit.

    Ombeline laissa finalement échapper un petit soupire en même temps que sa concentration, dont elle n’avait plus l’usage, avant d’esquisser un léger sourire. En trois utilisations de la Dhar, elle l’avait employée à chaque fois pour faire ce quelques personnes à la raison aussi naïve que dichotomique appelleraient le bien. Loin de toute forme de philosophie ou de raisonnement manichéen, ces derniers faits ne pouvaient que prouver que la magie noire n’était pas aussi sombre et ténébreuse que l’on pouvait le croire, et que son emploi ne dépendait que des intentions de celui ou celle qui l’usitait. Mais de là à la vulgariser et à l’accepter dans l’Empire en toute impunité, il y avait, malheureusement, un gigantesque fossé. Ce qui n’était pas pour lui faciliter les choses, et l’apprentissage de la magie.

    C’est alors que des exclamations la tirèrent de ses pensées. En bas, dans la grande salle lui semblait-il, l’on cria ; bruit strident qui se fraya un chemin jusqu’à l’étage par l’escalier, où des bottes, l’empruntant également, martelaient d’un pas lourd et précipité les marches de bois. Décidée à aller apprécier par elle-même de quoi il en retournait, la baronne se leva. Alors qu’elle était parvenue au milieu de la pièce et que les plaintes continuaient de mauvais cœur, l’on bougea vivement dans son dos, en même temps que fut happée une grande goulée d’air. Arzhvael venait de se réveiller, et, assis dans le lit, promenait un regard hagard et perdu tout autour de lui.

    Lorsqu’elle croisa son regard, Ombeline l’accueillit avec un grand sourire, le retrouvant avec plaisir. Mais loin de le lui rendre, son sigisbée détourna les yeux, rougissant, confus, lorsqu’il prit conscience de sa nudité. Toutefois, si la jeune femme ne le trouva que plus craquant encore, elle désenchanta bien vite lorsqu’elle s’aperçut qu’il gardait obstinément le regard rivé vers le sol, ne voulant à aucun prix le recroiser de nouveau. Par Néférata, que lui arrivait-il ? Bien qu’il n’eût pas fréquenté d’autres femmes depuis un moment déjà, du moins le supposait-elle, et aimait-elle même le supposer, il s’était montré tout à fait à la hauteur la vieille, et n’avait ni à rougir de ses performances, ni d’avoir fait ce à quoi ils s’étaient livrés de bon cœur. Après tout, n’était-ce pas elle qui avait initié la chose ?
    Non, cela ne pouvait être ça.

    Avait-il alors conscience de ce qu’il s’était passé par la suite ? Avait-il quelques réminiscences du moment où elle l’avait mordu ? Par le ciel, elle espérait tant que non. Cette idée, non contente de la faire frissonner de peur et d’horreur, la hantait au plus profond d’elle-même, à tel point qu’elle lança un petit regard craintif en direction d’Arzvhael.
    Elle se reprit aussitôt. S’il n’avait eu vent ne serait-ce que quelques seconde de sa condition, alors aurait-il déjà tenté de séparer sa tête de son corps avant de brûler ce dernier, ignorant qu’il était des intentions de Lucretia Von Shwitzerhaüm, aucunement belliqueuse, et conditionné par sa culture bretonienne.

    Secouant la tête, chassant par la même occasion ces idées qui ne cessaient de la harceler et de la troubler, elle ramassa le reste de ses vêtements, et les enfila par-dessous sa pèlerine, seul vêtement qu’elle portait jusqu’alors dans le but d’étudier le grimoire qu’elle avait rangé depuis. Ces deux hypothèses étaient probablement erronés, il n’en demeurait pas moins que l’énigme posée par l’attitude du chevalier n’était toujours pas résolue. Une fois habillée, sans pour autant avoir eu le temps de se mignoter, Lucretia suivit Arzhvael dans l’escalier, bien plus soucieuse du comportement de ce premier plutôt que des cris qui avaient jailli de la grande salle.

    Une fois dans celle-ci, la noble comprit rapidement, après avoir embrassé les lieux du regard, la raison de tout ce charivari. Au milieu d’un arc de cercle composé des diverses personnes ayant dormi dans l’établissement, gisait, dans une mare de sang s’étendant aux pieds d’une femme qui sanglotait, le cadavre de l’aubergiste. Assurément, il n’était pas mort de vieillesse, et les voyageurs s’échangeaient des regards inquiets, soupçonneux, vigilant.

    Ombeline, cependant, s’arrêta net devant ce spectacle, et, ne pouvant se contrôler, fit un pas en arrière. Sa main se plaqua juste à temps devant sa bouche, étouffant de justesse un petit cri d’effroi et de surprise. Elle eut juste le temps de déglutir légèrement, avant d’abaisser vivement sa main, de prendre une grande respiration, et, honteuse de sa réaction, de reprendre une expression stoïque. Voulant autant se prouver à elle-même qu’aux autres sa dignité et son assurance, elle se rengorgea, s’avança parmi le cercle, faisant fi de sa répulsion pour la scène qui s’offrait à sa vue.

    La porte s’ouvrit alors brutalement, et l’ombre un colosse se découpa sur le parvis de l’auberge. L’air mauvais, d’une voix grave et puissante, tandis que sa main libre ne tenant pas l’épée refermait la porte, il s’adressa à eux, en tenant des propos de mauvais augures. Ainsi donc, l’aubergiste avait été assassiné, ils se retrouvaient tous bloqués sur l’île, pendant que le meurtrier était en liberté parmi eux. Magnifique.

    En vérité, la jeune femme n’avait que faire de l’assassin et de cet aubergiste désormais mort. Outre le tueur en liberté, elle ne voyait que le fait d’être bloquée sur l’île pendant une durée indéterminée, le temps que l’on réparât le bac. Elle ne comprenait pas le motif, et encore moins le plan du meurtrier, mais n’y prêtait pas véritablement d’attention. Plutôt que de s’échapper, il avait préféré rester en leur compagnie pour une raison inconnue. Désirait-il les tuer jusqu’au dernier ? Qu’à cela ne tînt, elle ne le craignait pas. Mieux encore, qu’il s’attaquât à elle, et elle saurait immédiatement qui il était, avant de l’éliminer à son tour. Ou bien, le cas échéant, il ne ferait rien, et alors elle attendrait patiemment que le bac ne fût réparé, avant de paisiblement continuer son voyage.
    La dernière possibilité restait qu’il s’attaquât aux autres personnes, et à elle en dernière. A force d’éliminer les autres voyageurs, la liste des suspects se rétrécirait de plus en plus, jusqu’à pouvoir être en mesure de pouvoir identifier le coupable. Ou non. Peu lui en chalait, elle n’était certainement pas là pour ça. Non, tout cela n’était qu’une abominable perte de temps, que cela n’en déplaise à la femme de l’aubergiste.

    Malheureusement, Arzhvael ne semblait pas l’entendre de cette oreille, et, mué par une prompte inspiration qui démentait totalement l’attitude avec laquelle il s’était comporté en la présence de la noble, sauta sur une table, prêt à haranguer la foule.
    Avec grandisonnance, il langueya habilement, tenant un discours plus que convainquant, capable de rallier les personnes à sa cause. Désirait-il tant que cela trouver le meurtrier ? Bien entendu que oui, et Ombeline aurait dû s’en douter ; en tant que chevalier bretonnien, il eût été impossible qu’il ne trouvât pas en cette vétille une noble cause à défendre. Prendrait-il les devant en s’imposant comme meneur de leur petite troupe, si chacun réclamait vengeance ? Possible, restait à savoir comment allaient réagir les autres face aux paroles qu’il venait de déclamer. Il n’était pas du ressort de la jeune femme que de se mettre au-devant de tous ces évènements, et, si cela ne tenait qu’à elle, laisserait le tout couler, insouciante. Cependant, avec l’attente engendrée par la perte du bac, les choses ne tarderaient pas à devenir ennuyantes, et elle n’aurait probablement pas d’autre préoccupation que celle d’épauler dans l’ombre le chevalier dans sa quête de justice.

    Au-travers d’un masque de stoïcisme qui laissait habilement filtrer une touche d’inquiétude, Lucretia Von Shwitzerhaüm attendit la réaction des voyageurs.
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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[MJ] Mort Noire
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par [MJ] Mort Noire »

Le silence retomba quelques instants après le discours d'Arzhvael, discours pendant lequel les derniers hôtes de l'auberge étaient à leur tour descendus pour découvrir la macabre scène. Tremblants, frigorifiés, emmitouflés dans de larges tenues de nuits, il se regardaient les uns les autres, échangeant des regards perdus, méfiants ou encore ensommeillés.
Test de charisme: 15, échec de 6. Pas très rassurant.... faut dire que leur annocner que ce sera peut-être leur tour demain est pas de nature à les rasséréner...
Cependant, très rapidement, cris et protestations s'élevèrent de toutes parts, noyant le chevalier sous un monceau de paroles devenues indistinctes...La situation menaçait de dégénérer définitivement lorsque le géant claqua soudain de la main sur la table, produisant ainsi un bruit assourdissant qui surpris tout le monde et ramena le calme.

"Silence! Il a raison. Nous ne savons absolument pas ce qui se passe, ni dans quel danger nous sommes. Et ce n'est pas en se lamentant ou en caquetant comme des poules menées au billot que nous nous en sortiront mieux...".

Il marqua une pause, un court instant, puis repris:

"Je pense qu'il est nécessaire que tous ici nous nous serrions les coudes et tâchions d'en savoir plus. Trouvez des idées, trouvez des plans, trouvez des informations. Et, pour commencer, nous pourrions tenter de comprendre ce que signifie ceci..."

Il pointa du doigt un endroit du mur, à environ trois mètres du sol, mais situé juste au dessus du comptoir. Là, pleinement visible pour quiconque arrivait de l'extérieur, mais masquée pour les gens arrivant de l'intérieur de l'auberge, trônait une marque étrange...
Image

résumé. Il reste donc dans l'auberge:
Ombeline
Arz
La catin
Son client
L'érudit
Les deux cochers
La femme de l'aubergiste
Le garçon commis
Les deux hommes et la femme déjà la avant vous
La femme prétentieuse
Le gros homme et son serviteur
le géant.
les deux hommes aux habits étranges...
Une servante
Un aubergiste mort égorgé la nuit de votre arrivée...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Le silence se fit, pesant, tandis que le jeune homme venait de quitter son perchoir après avoir tenté de galvaniser la foule. Le message était parfaitement sensé : rester grouper et solidaire dans l’épreuve, affronter ensemble les défis imposés, d’autant plus qu’une ou plusieurs vie étaient actuellement en jeu. Personne ne semblait savoir comment réagir face à ce discours, les regards se croisaient, échangeant quelques informations tacites, puis se fuyaient pour en recroiser de nouveaux, ou pour scruter l’expression de chacun. Un climat d’insécurité et d’incertitude régnait dans cette pièce autrefois calme, où désormais rôdait, peut-être, un assassin sanguinaire.
    Ce regard en permanence rivé sur le sol cachait-il la peur d’être découvert ? Ce visage impénétrable couvait-il quelques intentions froides et meurtrières ?
    Personne ne savait à quoi s’en tenir.

    Puis soudainement, l’atmosphère de la pièce se fit plus virulente, transformée par un l’on ne savait quoi à peine perceptible, mais ressentit par chaque personne se trouvant dans l’auberge, qui vint altérer les pensées. Un petit grognement de protestation survint d’un voyageur, qui fut rapidement suivit par un deuxième, heureux de ne pas être le premier à afficher mécontentement dont il ne connaissait pas même l’origine. Le feu venait d’être mis aux poudres, déclenchant le commencement d’une désapprobation générale. Réprobation, objection, révolte et indignation furent ce qui se démarqua le plus des diverses manifestations de chacun, et la noble partageait ce dernier sentiment en levant les yeux au ciel. Non pas pour prendre à témoin une quelconque divinité impotente, mais plutôt en signe de dépit et d’abandon devant la stupidité et la bêtise humaine.

    Ils venaient tous d’assister à la découverte du cadavre de l’aubergiste tout juste assassiné à leur nez et à leur barde, et, en proie à un sentiment de panique tétanisant et hébétant, restaient les bras ballant devant cette scène macabre, le temps de s’imprégner pleinement des implications qui allaient en découler.
    Un assassin les guettait peut-être, rôdaillant dans les parages en quête d’une proie facile qui pouvait être n’importe lequel d’entre eux. Et lorsqu’un individu plus courageux que les autres décidait de prendre les choses en main, dans le but d’affronter de front leurs craintes, tous ensembles, les voilà qui trouvaient encore à se plaindre et à geindre sur une situation qui les dépassait totalement. Ne sachant réellement quel comportement adopter devant ce genre d’évènement qui les terrifiait, ils s’adonnaient tous à ce qu’ils savaient faire le mieux dans le but de se fourvoyer eux-mêmes, tentant de tromper leur peur viscérale de la mort : critiquer, trouver à redire sur une attitude, certes proposée par un étranger, mais qui n’était pas autre que le bon sens même. Non, ils préféraient tous reporter leur colère et leur incompréhension sur la seule et unique personne suffisamment courageuse pour tenter de prendre les choses en main, et, de ce fait, suffisamment courageuse et responsable pour prendre en charge leur propre sécurité.
    Eh bien, soit, qu’ils se débrouillent tout seul et apprennent qu’il ne vaut mieux pas refuser une main tendue lorsqu’elle est si généreusement offerte. Qu’ils trouvent le coupable par eux-mêmes, ou se fassent éliminer jusqu’au dernier, peu lui importait, à présent.
    Toutefois, la foule enhardie par ses propres invectives et le grondement de masse qui en émanait semblait être sur le point de transformer l’auberge en une rixe qui ne manquerait pas d’alourdir le décompte des morts. Ombeline raffermit tranquillement sa prise sur le manche de sa dague. Si certaines personnes nourrissaient quelques intentions belliqueuses et tentaient la moindre chose à l’encontre d’Arzhvael, alors elle allait s’en donner à cœur-joie, et bien étonnés eussent été les belligérants qui auraient pensé trouver en sa personne une pauvre voyageuse dépourvue de toute protection et aussi fragile que son apparence le laisser penser.

    Malheureusement, le géant ne tarda pas à calmer la situation d’une violente claque sur l’une des tables, qui retentit avec tout autant de violence dans la grande salle, parvenant à couvrir le charivari ambiant. Alors il donna raison au chevalier, en tenant somme toute le même discours que ce dernier, ce qui eut peut-être pour effet d’enfoncer le cou, et, par la même occasion, d’enfoncer la vérité dans le crâne de tous ces idiots qui peuplaient l’établissement. Il leur montra alors un étrange symbole sur le mur, qui n’avait pu être dessiné que par une personne étant au préalable montée debout sur le comptoir. Si la marque n’était pas réellement visible de l’intérieur de l’auberge, il semblait qu’elle l’était de l’extérieur, par le biais d’une fenêtre qui donnait directement vue sur cette étrange marque qui ne disait rien du tout à la jeune femme. Etait-ce un signal dessiné par l’assassin à l’attention de quelques autres personnes attendant en-dehors des murs du bâtiment, signifiant que son travail était accompli ?

    Lucretia Von Shwitzerhaüm lâcha imperceptiblement un petit soupir. Quelle partie de la nuit pouvait-il bien être ? Si cela n’avait tenu qu’à elle, elle serait déjà retournée dans sa chambre, en des lieux bien plus calmes et plus sains, où des esprits atrophiés ne risqueraient pas de la contaminer de par leur sottise. La noble louvoya entre les voyageurs, s’arrêtant juste quelques secondes aux côtés du bretonnien.

    « Ces gens ne méritent ni votre aide, ni votre compassion. Voyez comment ils dédaignent l’assistance que vous comptiez leur porter, pour leur propre sécurité. Laissons-les à leur triste sort, et, lorsque le moment fatidique arrivera, qu’ils se repentent et se maudissent de ne pas avoir écouté vos conseils avisés », lui murmura-t-elle à voix basse, avant de continuer sa route.

    S’approchant alors de l’aubergiste gisant au sol, évitant de souiller ses chausses de sang, elle entreprit de faire mine d’examiner le cadavre pour se glisser près de la femme plus âgée qu’elle, à la noble stature.

    « Quelle perte de temps », lâcha Ombeline juste assez fort pour que ces propos ne fussent seulement audibles pour ladite femme, mais de façon à ce que cette dernière sût que ces paroles lui étaient ostensiblement destinées.

    Elle était curieuse de savoir le ressentit de cette étrange personne qui pouvait très bien être noble, et Ombeline espérait qu’il en fût ainsi. Le fait qu’elle fût une sang-bleu était susceptible d’aider la jeune femme dans ses futurs projets, si elle parvenait à s’entendre avec cette personne.
    L’amorce qu’elle venait de lâcher était des plus directes, mais si noble était-elle, alors il y avait fort à parier qu’effectivement, ce genre d’évènement pour le moins inattendu la contrariait et la retardait également dans le train de vie effréné qu'elle pouvait vivre.
    Et si elle s’en indignait, alors la femme au visage sévère saurait qu’Ombeline était innocente dans toute cette affaire ; quel assassin pouvait véritablement pester contre un crime qu’il aurait lui-même commis ?
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140
Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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Arzhvael de Bastogne
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Profil : FOR / END / HAB / CHAR / INT / INI / ATT / PAR / TIR / NA / PV (bonus inclus)

Re: Vingt petits arabiens...

Message par Arzhvael de Bastogne »

La soirée avait pourtant bien commencé. Attablé dans une auberge en compagnie d'une des plus belles femmes qu’il avait rencontrées, Arzhvael de Bastogne passait une agréable soirée. Au vue des regards qu’elle lui lançait, il comprit rapidement qu’elle était intéressée par la perspective de monter à l’étage, dans la chambre qu’ils avaient payé. Cet intérêt fut clairement confirmé lorsqu’elle laissa tomber l’ensemble de ses vêtements devant le chevalier bretonnien. Malheureusement, le jeune écuyer ne se souvenait pas de la suite. Il avait seulement ce rêve en tête où la jeune femme refusait sa demande…

Mais ce matin, c’était beaucoup moins agréable que la veille. Arzhvael se tenait debout sur une table, tentant par la parole de calmer les clients de l’auberge. Le tavernier avait été assassiné pendant la nuit et ils se retrouvaient tous bloqués sur l’île pendant que le meurtrier se trouvait toujours parmi eux, en liberté.

Cependant sa tentative d’apaisement venait de tomber à l’eau et la situation menaçait de dégénérer à tout moment. Sautant de son perchoir pour ne pas être pris pour cible, Arzhvael se fondit dans la masse, écoutant les propos du géant qui venait en aide au chevalier.

Quand Lucretia passa près de lui pour lui chuchoter quelques mots à l’oreille, le jeune chevalier s'inclina légèrement de la tête dans sa direction en signe d’approbation, son sourire valant bien tout autre signe de reconnaissance implicite, de même que son fin regard entendu.

Voyant que la jeune femme s’approchait du cadavre, Arzhvael décida de s'approcher de la marque étrange pour tenter de découvrir quelques indices. La journée promettait d’être longue, pensa le jeune bretonnien, et ponctuée de plusieurs autres cadavres...
Modifié en dernier par Arzhvael de Bastogne le 22 déc. 2011, 12:51, modifié 1 fois.
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 10 | Att 11 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 70/70

Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... e_bastogne
Ceyl, cheval de selle:

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Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

FOR 10 | END 11 | SAU 8 | RAP 9 | INT 8 | DOC 9 | ATT 10

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[MJ] Mort Noire
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par [MJ] Mort Noire »

Bon, finalement, décompte XP fait maintenant:

Ombeline: +55
Arzhvael: +48
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

Venez pleurer ici...

...ou admirer ma toute-puissance ici

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[MJ] Mort Noire
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par [MJ] Mort Noire »

test de Char pour Ombeline:
8, réussi
La dame en question eut une moue de dédain en avisant l'appareillage plutôt étrange d'Ombeline, mais elle répondit néanmoins, après un temps de réflexion, son attention s'étant fixée sur le maintien et le ton d'Ombeline. Ces dernières observations semblaient soudain l'avoir décidée à changer de point de vue sur la jeune aristocrate...

"Je vous ne le fais pas dire. Et c'est surtout mauvais pour les affaires. Il n'est déjà pas facile de se faire respecter en tant que femme dans ma profession, mais si mes voyages sont interrompus par des choses aussi futiles que la mort d'un aubergiste de province, je ne pourrai jamais respecter mes délais, et je vais perdre des clients...
Il serait bon que la compagnie de diligence mette tout en œuvre pour que ce fâcheux soucis ne nous retarde en rien...

***
Arzhvael était descendu de son piédestal, et se retrouvait mêlé dans la masse des gens qui se lamentaient et gesticulaient. Fort heureusement, aucun ne semblait prêté attention à un autre que à lui-même. Se frayant un chemin des coudes, il parvint à s'écarter du noyau dur des lamenteurs, pour se retrouver parmi un cercle plus large et plus éparpillés de gens qui, eux, restaient silencieux, contemplant le spectacle avec des expressions diverses, allant de l'inquiétude au dégout, en passant par le mépris et l’indifférence, agrémenté de quelques mines plus indéchiffrables.

Cependant, avant qu'il ne puisse aller plus loin, une lourde masse de plomb s'abattit soudain sur son épaule droite. Du moins, c'est ce qu'il lui sembla au premier abord. Au second, il se rendit compte que c'était impossible: la masse était toujours là, et emprisonnait son épaule dans une étreinte douloureuse. C'était plutôt comme si un épais étau s'était soudain refermé sur son épaule. Et l'entrainait vers l'arrière. Et personne autour de lui ne semblait prêter grande attention à ce qui lui arrivait.

Relevant la tête vers l'arrière, Arzhvale se retrouva soudainement totalement dominé par le géant armé, dont la main épaisse enserrait son épaule dans une poigne ferme. Celui-ci, voyant qu'il était parvenu à attirer l'attention du chevalier, lui murmura à l'oreille (enfin, ce qui tenait de murmure pour un être aussi massif):

"Venez messire, il faut que je vous parle absolument...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
Warfo Award 2018 du meilleur PJ - Élaboration
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Lorsque le regard de la femme se posa sur Ombeline, celle-ci détourna les yeux du cadavre pour river les siens dans ceux de la première, l’affrontant calmement sans sourciller. Impassible, la noble se tenait bien droite, le menton haut, la mâchoire carrée, l’air de celle qui semblait ne craindre personne, munie de l’assurance certaine apportée par sa condition. La baronne n’était pas pour autant condescendante et hautaine à ce moment-là, non, elle respirait simplement la grâce et la prestance dont elle était éternellement entourée, et ce quand bien même sa vêture pouvait prétendre tout le contraire. Mais l’habit ne faisait pas le moine, disait-on, et la femme, que Lucretia Von Shwitzerhaüm considérait comme son égale, prêta une grande attention à ce proverbe, tout autant qu’elle prit en compte l’aura de noblesse qui se dégageait de la jeune aristocrate, par-delà sa pèlerine.

    Ainsi donc, la femme n’était pas noble, simplement marchande, mais marchande qui devait avoir fait florès, à en juger par son maintien et son attitude. Mais peu importait à Ombeline ; cette femme devait probablement être la personne qui s’approchait le plus de son statut dans toute l’auberge.
    Si le pari de la noble pouvait avoir été risqué, il semblait en revanche avoir réussi. Les deux femmes partageaient le même ressenti quant à tous ces évènements ; au-delà de tout le malheur que cela pouvait impliquer, de la tristesse et de la détresse qui devaient submerger la tenancière, ne découlait du meurtre de l’aubergiste pour les deux spectatrices qu’un affreux et agaçant contretemps.

    « Comme je vous comprends. En tant que femme, n’essayez ne serait-ce qu’une seule fois d’émettre le moindre avis indiqué en présences de ces messieurs, et l’on vous regardera avec l’expression interloqué de ceux qui pensent : Par Sigmar, mais seriez-vous dotée de la capacité de réflexion ?!
    Et d’aucuns admirent et valorisent une brillante idée d’un de leur pair, alors que celle-ci ne lui aura été qu’habilement susurrée à l’oreille par sa femme sur l’oreiller.
    »

    La jeune femme secoua doucement la tête en signe de dénégation.

    « Enfin, il est bon de lâcher la bride à la franchise. L’hypocrisie face à une telle situation est certes nécessaire, mais elle n’en demeure pas moins assommante. Vraiment, tous ces gens qui passent leur temps à se condouloir et à s’affoler pour une telle vétille… Je morgue cette attitude lorsque je sais que pareils faits se produisent chaque jour sur nos routes, et que viennent à trépasser plusieurs mercenaires chargés de veiller sur nos marchandises. Et à tel décès, telle somme d’argent dépensée en plus pour remplacer le défunt et assurer la sûreté de la caravane, je vous prie ! lâcha-t-elle, exaspérée.

    Je m’emporte quelque peu, mais cela ne fera aucunement avancer les choses, mais cette situation, au même titre que vous, m’incommode. Il faudrait savoir combien de temps cela prendra avant que le bac ne soit réparé, et que l’on puisse continuer la route.
    En attendant, je gage que nous avons du temps devant nous, à ne rien faire, ce qui n’est pas pour me satisfaire. Tenez, à ce propos, je suis Lucretia Von Shwitzerhaüm, baronne d’Elzach, et enchantée de faire une rencontre qui se démarque des autres en cette compagnie de rustres et de traînes-misères. A qui ai-je l’honneur ?
    »
Post plus court que d'habitude, mais il s'agit d'une conversation (et encore, je suis plutôt volubile, comparée à elle).
Utilisation de compétence comme éloquence, comédie, si besoin est. Ça y est, j'y ai pensé. o/
Et si possible, en savoir un petit peu plus sur elle, d'où elle vient, où elle se rend, toussa-toussa. Je ne peux pas poser toutes ces questions en un seul bloc comme s'il s'agissait d'un interrogatoire, je tenterai de distiller les réponses dans le prochain post.
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Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
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- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
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- Connaissance végétale
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INITIATIVE / HABILETE :
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- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

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- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
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Arzhvael de Bastogne
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Arzhvael de Bastogne »

Dans la taverne, les choses s'étaient accélérées. La tension avait prit un envol douloureux dans la pièce, alimentée d'abord par la peur de l’assassin, puis survoltée par cette simple idée d’être pris au piège sur cette île...

Mais soudain, un étau se referma sur l’épaule du Bretonnien et le tira vers l’arrière. Une incrédulité choquée aux relents de peur se fraya peu à peu un passage dans la froide résolution qu’Arzhvael avait décidé d'adopter. Le jeune homme tentait de se débattre, tandis le siège de son calme s'effritait sans qu’il ne puisse en retenir les morceaux. Alors qu’il se débattait, Arzhvael eut le temps de voir son agresseur : le géant !

"Venez messire, il faut que je vous parle absolument...

A pas mesurés, et avec désormais davantage d'assurance, Arzhvael emboîta le pas du géant. Par la même occasion, il reporta son attention sur les indices présents dans la salle. D'un œil affûté par la certitude que le sens du détail pouvait sauver la mise, il cherchait à repérer et comprendre comment on avait tué le tenancier. Comprendre les actions d'un assassin pour mieux deviner sa prochaine action, et éventuellement les défauts de sa réflexion. Tout en cherchant des indices, le chevalier garda un œil sur sa dulcinée, ne voulant pour rien au monde que quelqu’un s’en prenne à elle.

"Bon alors, avez-vous appris quelque chose d’intéressant ?

Pareil que pour Ombeline, post plutôt court, car manque d'inspiration :S
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

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