Dans l’escalier, les voilà qui furent à nouveau interrompues par deux personnes, une fois de plus. Cela devenait coutume dans cette auberge où les gens ne se gênaient aucunement. Il était tout à fait cocasse de remarquer à quel point ils étaient doués pour se taper dessus, et, d’un seul coup, sans que rien ne changeât pourtant dans la même pièce, ils se mettaient à s’intéresser à tout et à n’importe quoi, tentant pathétiquement d’être civils et de demander si tout allait bien.Eh, je ne te porte pas, je te supporte, oui, mais c’est tout, nahmého !
« Si c’est à coups de pied, de main, ou chaise que tu souhaites l’aider, en plus de lui hurler quelque juron dans l’oreille, je gage que ne se portera jamais aussi bien qu’en ton absence. En revanche, ton petit copain me sembla bien tout déconfit, tout à l’heure, lorsque l’on dédaigna son… concours. Il serait judicieux que tu ailles le voir. Il a besoin de ton soutien, tandis que cette pauvre jeune femme a surtout besoin de calme et de repos. »
La seconde intruse se trouvait être une femme habillée d’une robe blanche, visage à demi caché par un châle de la même couleur sous lequel venaient poindre quelques mèches brunes.
« Que Sigmar vous bénissent toutes. »
Oh mais oui, mais bien sûr. Il ne manquait plus que ça pour compléter le tableau. Et cette petite bénédiction, là ? Croyait-elle réellement pouvoir l’influencer ou la faire fuir en apposant dans l’air un marteau de forgeron ? Lucretia médita là-dessus. Bien sûr que non, elle n’avait aucune idée de qui elle était réellement, et cette grâce était ainsi destinée à des personnes somme toute tout à fait banales et ordinaires. Prière que l’on récitait en croisant d’autres habitants du Vieux Monde, sans réelle conviction que celle que l’on déclamait par simple habitude au coin d’une rue, à l’entrée d’un temple à l’intention des passants venant apporter leur offrande ou se recueillir auprès de ces dieux aussi inutiles qu’indigents de ces crédules.
Et quand bien même avait-elle eu vent de sa nature, et ainsi insufflé toute sa foi dans cette bénédiction, que la noble se serait bien gaussée de pareille entreprise, elle qui y résistait de plus en plus et de mieux en mieux. Si fait, le petit frisson insignifiant et insoupçonnable qui la parcourut peut-être se retrouva inexistant alors que Lucretia était toute occupée à supporter la répurgatrice, activité bien plus noble et louable que celle de tressaillir pour quelque dieu que ce fût.
«Vous voilà bien pessimiste, adressa-t-elle à Elena sur ton conciliant, avant de se retourner vers la sœur M’est avis qu’il y a encore une petite chance de sauver d’autres personnes. Merci pour votre bénédiction, ma sœur, que je chérie de tout cœur, et je vous saurais gré de sauver le maximum d’individus de la tentation du chaos avant que l’inquisition n’arrive céans-même, sans quoi je ne donne pas cher de chacun d’entre eux, et un carnage se produira assurément. Sauvez leur âme en apposant sur leur esprit la volonté de Sigmar et sa déférence, tout comme vous l’avez fait pour nous. Maintenant que tout a été fait nous concernant, en attendant que le pire se produise peut-être, il ne nous reste plus qu’à prier et à attendre, et cette pauvre femme que voilà ne le fera jamais aussi bien qu’en se reposant au calme. Que Sigmar vous garde. »
Après avoir continué de gravir l’escalier, Lucretia amena Elena dans la chambre désignée par le tavernier. Une grande chambre comme elle l’avait demandée, spacieuse et confortable. Un lit, une grande cuve, une table de chevet, une commode, et une autre petite table, ainsi que plusieurs chaises, assez grande pour un quelconque travail à effectuer.
Tirant une chaise, la noble enjoignit la répurgatrice à s’assoir calmement autour du guéridon.
«Ne bougez pas, je reviens tout de suite. »
Elle redescendit alors au comptoir, demandant à l’aubergiste de faire chauffer le bain en attendant qu’Elena eût terminé de mangé, et qu’elle-même se chargerait d’apporter les plateaux à la répurgatrice. Voilà qui était peu probant, la noble s’étant soudainement transformée en une sorte de serveuse, à noter cependant, se dit-elle, qu’elle avait autrement plus de prestance et d’attitude que ces grippe-sous ou ces hétaïres. Qu’importait.
Se saisissant de la nourriture, et entreprit de l’emmener à l’étage. S’y trouvait là tout ce qu’elle avait demandé ; pain, œufs, fruits, légumes, fromage, vin et eau, aussi Elena n’aurait-elle que l’embarras du choix, à moins qu’elle ne mangeât la totalité, prise par une fringale au-delà de toute conception.
Alors, après avoir déposé l’ensemble sur le guéridon, devant la répurgatrice, Lucretia tira à son tour une chaise, et, s’y asseyant tranquillement, enjoignit de nouveau sa vis-à-vis à se nourrir tout son soûl.
Bienvenue à la Taverne !
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- Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Bienvenue à la Taverne !
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Danser se révéla plus dur que ce qu'Ilieth avait prévu, la mélodie n'était pas aussi complexe que son équivalent elfique mais les pas qui l'accompagnaient étaient nouveaux pour elle. Elle s'était d'abord fait écraser les pieds par quelques faux-pas de son partenaire avant de lui rendre la pareille à plusieurs reprises en essayant tant bien que mal de suivre le rythme imposé et d'imiter les pas du couple voisin.
La fin de la danse fut la bienvenue et l'elfe en vint presque a regretter d'avoir fui les bals et autres mondanités pendant les dernières décennies. C'est alors que l'arabéen lui embrassa le dos de la main, l'elfe haussa un sourcil se demandant ce que signifiait cette nouvelle coutume, les humains étaient décidément bien surprenants. L'orchestre entamait une série de nouveaux accords quand l'homme l'invita à boire, il ne semblait pas prêt a reprendre la danse de si tôt. L'elfe hocha la tête et répondit :
"Il n'y à rien à pardonner tout le monde fait des erreurs, et puisque vous le proposez si gentiment je prendrai bien une coupe de vin."
Elle afficha un petit sourire en coin qui disparut quand un tas de muscles sans cervelles vint réclamer son dû a l'arabéen. L'orc se rendait à la fois impressionnant et ridicule en essayant de se mettre en position de force. Ilieth jeta un regard au scythien, elle espérait qu'il accepterait de "payer" l'orc pour que cette taverne ait la paix un moment....Mais le scythien était tout aussi capable de refuser de récompenser l'orc pour préférer aller chercher un verre à sa compagne, auquel cas l'orc se battrait sans doute de nouveau. Le calme de la taverne ne tenait que sur les épaules du scythien, même s'il ne durait que quelques minutes il serait le bienvenu. Réfléchissant aux diverses possibilités de ce tête à tête entre l'orc et l'arabéen Ilieth ne vit pas entrer la prêtresse sigmarite. L'orc était une menace de premier ordre et ils l'avaient ignorés...s'il décidait de se battre de nouveau personne ne l'arrêterait sans armes, à part peut-être un des mages présent.
La fin de la danse fut la bienvenue et l'elfe en vint presque a regretter d'avoir fui les bals et autres mondanités pendant les dernières décennies. C'est alors que l'arabéen lui embrassa le dos de la main, l'elfe haussa un sourcil se demandant ce que signifiait cette nouvelle coutume, les humains étaient décidément bien surprenants. L'orchestre entamait une série de nouveaux accords quand l'homme l'invita à boire, il ne semblait pas prêt a reprendre la danse de si tôt. L'elfe hocha la tête et répondit :
"Il n'y à rien à pardonner tout le monde fait des erreurs, et puisque vous le proposez si gentiment je prendrai bien une coupe de vin."
Elle afficha un petit sourire en coin qui disparut quand un tas de muscles sans cervelles vint réclamer son dû a l'arabéen. L'orc se rendait à la fois impressionnant et ridicule en essayant de se mettre en position de force. Ilieth jeta un regard au scythien, elle espérait qu'il accepterait de "payer" l'orc pour que cette taverne ait la paix un moment....Mais le scythien était tout aussi capable de refuser de récompenser l'orc pour préférer aller chercher un verre à sa compagne, auquel cas l'orc se battrait sans doute de nouveau. Le calme de la taverne ne tenait que sur les épaules du scythien, même s'il ne durait que quelques minutes il serait le bienvenu. Réfléchissant aux diverses possibilités de ce tête à tête entre l'orc et l'arabéen Ilieth ne vit pas entrer la prêtresse sigmarite. L'orc était une menace de premier ordre et ils l'avaient ignorés...s'il décidait de se battre de nouveau personne ne l'arrêterait sans armes, à part peut-être un des mages présent.
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Encore honteux de sa pitoyable performance, le Scythien attendit avec un sourire crispé la réponse de la jolie elfette qui, pour son plus grand bonheur, accepta son invitation! Il aurait bien poussé un cri de victoire mais il aurait été très déplacé au milieu du bal ambiant. Alors que le guerrier partait s'installer l'orque noir de tout à l'heure revint à la charge, lui beuglant des trucs à propos de "glouglou" et de "mangé". A vrai dire Raël ne faisait pas vraiment attention aux paroles, impressionné qu'il était par l'haleine dévastatrice de la bête.
Quelques instants de réflexion suffirent à l'arabéen pour comprendre que le monstre venait lui demander la nourriture et la boisson qu'il lui avait promis. Le Serviteur des Morts soupira de satisfaction! Si ce n'était que celà, ce serait vite terminé... Avec impatience, il appella à la rescousse un de ces macaques qui pullullaient dans l'établissement.
-"Veuillez apporter à l'orque un bon poulet rôti ainsi que petit tonnelet de bière. Mettez ça sur ma note."
Une fois fait, il se retourna vers l'orque, essayant de parler dans un langage très simple pour pouvoir être compris.
-"Euh... Toi aller table là-bas et attendre qu'on amène le repas. Poulet et bière.
Bien entendu, il lui avait montré une table très éloignée, dans le fond de la pièce, histoire d'être certain de s'en débarassé une bonne fois pour toute. Sans attendre, il enlaça le bras gauche d'Illieth de son bras droit et partit pour s'asseoir à une table ronde à l'opposé de la position de l'orque. En chemin il chuchota.
-"Un petit problème sans importance. Je pense qu'il ne reviendra pas.
Quelques instants de réflexion suffirent à l'arabéen pour comprendre que le monstre venait lui demander la nourriture et la boisson qu'il lui avait promis. Le Serviteur des Morts soupira de satisfaction! Si ce n'était que celà, ce serait vite terminé... Avec impatience, il appella à la rescousse un de ces macaques qui pullullaient dans l'établissement.
-"Veuillez apporter à l'orque un bon poulet rôti ainsi que petit tonnelet de bière. Mettez ça sur ma note."
Une fois fait, il se retourna vers l'orque, essayant de parler dans un langage très simple pour pouvoir être compris.
-"Euh... Toi aller table là-bas et attendre qu'on amène le repas. Poulet et bière.
Bien entendu, il lui avait montré une table très éloignée, dans le fond de la pièce, histoire d'être certain de s'en débarassé une bonne fois pour toute. Sans attendre, il enlaça le bras gauche d'Illieth de son bras droit et partit pour s'asseoir à une table ronde à l'opposé de la position de l'orque. En chemin il chuchota.
-"Un petit problème sans importance. Je pense qu'il ne reviendra pas.
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Raël Khem, Maître-d'armes Scythien
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- Elena von Rechnaud
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Re: Bienvenue à la Taverne !
En entendant Lucretia rembarrer la première jeune femme qui pourtant n'avait fait que proposer son aide, Elena fronça légèrement les sourcils. Bien qu'elle se sente trop las pour relever, il lui parut curieux qu'une noble de la condition de sa nouvelle amie fasse preuve d'autant de violence en lieu et place de la froide politesse arborée par la majorité des gens de haute naissance... Mais d'un autre côté, au vu des efforts qu'elle déployait pour aider la répurgatrice, cette dernière se moqua bien de son tempérament ou de ses écarts de comportement sans doutes liées à quelques irritations passées.
Quand à la jeune prêtresse, la noble l'envoya plus poliment, ce que la répurgatrice nota et approuva, bénir les autres occupants de la taverne. Il est vrai que si une fille de sigmar bénissait l'endroit, l'inquisition ne trouverait rien à redire, et cela pourrait sauver des vies. Pour l'heure, cela n'était plus l'affaire d'Elena, pas par manque de volonté, quoique, mais tout simplement parce qu'elle ne parvenait plus à tenir debout sans aide. Tomber si bas, quelle déchéance...
Après s'être "débarrassée" des deux jeunes femmes, Lucretia l'amena dans une chambre qui n'avait rien de luxueux mais tout de confortable, avec un lit d'apparence divinement moelleuse et divers meubles semblant solides a défaut d'être ouvragés.
Sans lui laisser le temps de penser ou d'agir, ce qu'Elena n'aurait de toute façon pu faire qu'à grands peines, la noble l'assis devant une table spacieuse et lui demanda d'attendre là. La jeune femme, gênée, n'eût pas le temps de protester, ses maigres tentatives ne trouvant pour seuls témoins qu'un reflet de cheveux roux et un parfum persistant.
Conformément aux instructions, elle ne bougea pas, pour aller où d'ailleurs ? Elle était donc toujours assise quand Lucretia revint avec un plateau. La répurgatrice leva alors la tête pour protester...
"Fraulein, il est indescent pour une dame de votre condition de servir ainsi de serv..."
Elle se tue quand elle vit que le plateau croulait sous la nourriture, du pain, des fruits, du fromage, du vin, de l'eau... Un véritable festin de rois qui ne rivalisait certes pas avec ce qu'elle avait connu à sa belle époque, mais ne souffrait aucune comparaison avec ce qu'elle avait mangé depuis.
"Sigmar tout puissant... Je dois être décédée... Comment vous remercier ?"
Sa première pensée, invasive et impérieuse au delà de toute raison, fût de vouloir se jeter sur la nourriture pour en engloutir un maximum en un minimum de temps, mais la noble vint s'asseoir à côté d'elle, et Elena préférait encore être corrompue mille fois que de salir son nom devant une dame de la cour.
Rassemblant toute la volonté dont elle était capable, elle commença par prendre un pain et par mordre dedans une bouchée généreuse sans pour autant être outrageante, juste de quoi commencer sans attendre à manger le temps de se servir une portion sans doute déraisonnable de fruits et de légumes avant de les attaquer avec un appétit féroce mais contrôlé. La sensation de la nourriture gagnant son estomac, du jus des légumes et des fruits emplissant sa bouche et titillant ses sens lui fit tourner la tête mais elle parvint à rester assez maitresse d'elle même pour se sustenter comme une femme éduquée et non comme une truie.
En revanche, elle ne toucha pas au vin, buvant de grands verres d'eau, mais déterminée à rester sobre. Ses diverses faiblesses étaient déjà bien assez inquiétantes sans y ajouter celle de l'alcool, qu'elle n'avait jamais vraiment bien tenu d'ailleurs. Et puis, elle avait déjà fort à faire avec ce paradis gustatif qui emplissait son assiette pour ignorer la carafe tentatrice et se concentrer sur le regain de ses forces en vue d'une éventuelle action future...
Quand à la jeune prêtresse, la noble l'envoya plus poliment, ce que la répurgatrice nota et approuva, bénir les autres occupants de la taverne. Il est vrai que si une fille de sigmar bénissait l'endroit, l'inquisition ne trouverait rien à redire, et cela pourrait sauver des vies. Pour l'heure, cela n'était plus l'affaire d'Elena, pas par manque de volonté, quoique, mais tout simplement parce qu'elle ne parvenait plus à tenir debout sans aide. Tomber si bas, quelle déchéance...
Après s'être "débarrassée" des deux jeunes femmes, Lucretia l'amena dans une chambre qui n'avait rien de luxueux mais tout de confortable, avec un lit d'apparence divinement moelleuse et divers meubles semblant solides a défaut d'être ouvragés.
Sans lui laisser le temps de penser ou d'agir, ce qu'Elena n'aurait de toute façon pu faire qu'à grands peines, la noble l'assis devant une table spacieuse et lui demanda d'attendre là. La jeune femme, gênée, n'eût pas le temps de protester, ses maigres tentatives ne trouvant pour seuls témoins qu'un reflet de cheveux roux et un parfum persistant.
Conformément aux instructions, elle ne bougea pas, pour aller où d'ailleurs ? Elle était donc toujours assise quand Lucretia revint avec un plateau. La répurgatrice leva alors la tête pour protester...
"Fraulein, il est indescent pour une dame de votre condition de servir ainsi de serv..."
Elle se tue quand elle vit que le plateau croulait sous la nourriture, du pain, des fruits, du fromage, du vin, de l'eau... Un véritable festin de rois qui ne rivalisait certes pas avec ce qu'elle avait connu à sa belle époque, mais ne souffrait aucune comparaison avec ce qu'elle avait mangé depuis.
"Sigmar tout puissant... Je dois être décédée... Comment vous remercier ?"
Sa première pensée, invasive et impérieuse au delà de toute raison, fût de vouloir se jeter sur la nourriture pour en engloutir un maximum en un minimum de temps, mais la noble vint s'asseoir à côté d'elle, et Elena préférait encore être corrompue mille fois que de salir son nom devant une dame de la cour.
Rassemblant toute la volonté dont elle était capable, elle commença par prendre un pain et par mordre dedans une bouchée généreuse sans pour autant être outrageante, juste de quoi commencer sans attendre à manger le temps de se servir une portion sans doute déraisonnable de fruits et de légumes avant de les attaquer avec un appétit féroce mais contrôlé. La sensation de la nourriture gagnant son estomac, du jus des légumes et des fruits emplissant sa bouche et titillant ses sens lui fit tourner la tête mais elle parvint à rester assez maitresse d'elle même pour se sustenter comme une femme éduquée et non comme une truie.
En revanche, elle ne toucha pas au vin, buvant de grands verres d'eau, mais déterminée à rester sobre. Ses diverses faiblesses étaient déjà bien assez inquiétantes sans y ajouter celle de l'alcool, qu'elle n'avait jamais vraiment bien tenu d'ailleurs. Et puis, elle avait déjà fort à faire avec ce paradis gustatif qui emplissait son assiette pour ignorer la carafe tentatrice et se concentrer sur le regain de ses forces en vue d'une éventuelle action future...
Elena von Rechnaud, Répurgatrice
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- Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Bienvenue à la Taverne !
- L’envie, la gourmandise, la cupidité d’une nouvelle bouchée, d’un nouvel aliment, tout cela se lisait dans la gestuelle d’Elena, sur son visage, et dans ce regard qui ne cessait de courir d’un plat à un autre. Eût-elle pu tout avaler d’un seul coup qu’elle l’aurait fait, dût-elle manquer de mourir asphyxiée. Ou alors préférait-elle profiter pleinement de ce repas si bienvenu après tant de jours de jeûne. Dans un cas comme dans l’autre, Lucretia ne la comprenait que trop bien.
Et pourtant, la répurgatrice se contenait du mieux qu’elle le pouvait, et faisait encore montre d’une belle volonté quant au fait de paraître éduquée et bien élevée… Comme l’indiquait son nom. Elena von Herwitz.. La noble sourit.
Elle, de son côté, grappillait par-ci par-là quelques grains de raisin, une clémentine, ou un morceau de pain, et s’en sustentait aisément. Elle n’avait pas amené ce repas-là pour qu’elle le mangeât, elle, mais plutôt à l’intention de cette pauvre jeune femme quoi voilà, qui résistait tant bien que mal à l’appel de la nourriture.
«La nourriture me fera toujours penser à l’inquisition… Ce pain, là, par exemple.... Sur mes terres se trouvait un boulanger qui faisait d’ordinaire du bon pain blanc. Un jour, le pain devint presque noir, à cause de certaines récoltes de céréales qui, pour une raison ou pour une autre, étaient devenues plus foncées. Les semaines suivantes, le nombre d’enfants mutants mis au monde augmenta de façon considérable. L’inquisition passa par là, brûlant vif le boulanger ainsi que sa famille.
L’inquisition remarqua que plus tard que, dans la grotte où se trouvait la source de la petite rivière dans laquelle les habitants puisaient leur eau, un homme couvert d’horrible mutation était mort, juste dans le lit des flots. Evidemment, j’en fus la seule informée, il était hors de question que l’on avouât une bévue d’une telle ampleur de la part d’un ordre aussi… réputé.
Et ces raisins, là… Me croirez-vous si je vous disais que l’on condamna un viticulteur pour, au lieu d’avoir planté du raisin blanc, avoir planté du raisin noir dont la couleur foncée ne peut évidemment pas sous-entendre autre chose qu’une certaine affiliation avec les dieux sombres ?
Lucretia regarda longuement la répurgatrice, les yeux dans le vague. Oui ma chérie, il est possible que tu aies agit de même, toi aussi. Certes, le dernier exemple te semble aberrant, mais il était pourtant simplement logique au regard de l’inquisiteur concerné. Et qui te dit qu’une de tes anciennes décisions déclarant coupable une certaine personne, si elle était tout aussi logique selon ta raison, n’était pas pour autant criante de fausseté pour un autre individu… ? Et quid du premier exemple….
Elle secoua la tête, chassant de son esprit tous ces mauvais souvenirs.
«Enfin, pourquoi vous dis-je cela, moi. A croire que je voudrais vous faire culpabiliser, et cela même après vous avoir entendu parler de vos motivations et de vos façons de procéder, bien plus propres, semble-t-il, que celle auxquelles j’ai coutume d’assister. »
Pendant ce temps-là, l’aubergiste ne cessait de faire des allers et retours entre le rez-de-chaussée et la chambre dans laquelle elles étaient assises toutes les deux. D’abord, il avait monté des pierres incandescentes tout droit tirées d’un feu, et les avait ensuite déposées dans la cuve. Après, il avait versé plusieurs baquets d’eau dans la bassine, d’où s’était alors échappée une vapeur chaude qui avait quelque peu enfumé et réchauffé la pièce.
« Sigmar tout puissant... Je dois être décédée... Comment vous remercier ?
- En prenant soin de vous, je vous prie. Je ne préfère rien laisser au hasard ; si la sœur sigmarite vous a lavé l’esprit et l’âme, rien ne peut mieux purifier votre corps qu’un bon bain. Ensuite, on s’occupera de votre main. »
Hésiterait-elle devant une telle proposition ? Pourtant, n’avait-elle pas dû s’y attendre en voyant l’aubergiste remplir petit à petit le bain ? Si elle était véritablement noble, ou l’avait été, alors nul doute qu’on l’avait déjà vue nue, ne serait-ce par une servante ou une dame d’atour chargée de sa toilette.
«Je conçois fort bien que cela puisse être gênant vous concernant, mais il ne s’agit là que d’une appréhension qui laissera bientôt la place aux biens faits générés par une eau tiède et reposante qui vous bercera tout en déliant vos muscles. Quiconque ayant déjà pris un bain peut en témoigner. Et puis, mieux vaut cela plutôt qu’une purification par le bûché, simplement parce que l’on aura refusé de se dévêtir devant une autre personne. »
- Elena von Rechnaud
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Si la bénédiction de la soeur sigmarite fut un soulagement pour l'âme, les festin apporté par la vampire fût un soulagement plus grand encore pour le corps qui se trouvait vigorifié par la nourriture qu'elle avalait avec un appétit difficilement retenu. Cependant, les efforts qu'Elena devait faire pour ne pas manger comme une truie décrurent avec la quantité de fruits et légumes déjà absorbés qui diminuaient d'autant sa faim et renforçaient son corps.
C'est alors que Lucretia, avec un regard dans le vague, lui parla de mauvaises expériences entre l'inquisition et certains fournisseurs de nourriture, ces derniers ayant finis sur le bûcher pour des erreurs maladroite. Elena fut surprise, car c'était la première fois que sa compagne cessait de déborder d'énergie et d'enthousiasme, remplacées par ce qui semblaient être de la nostalgie.
Faisant une pause dans sa consommation effrenée, prenant le soin de terminer sa bouche et de l'essuyer avec une serviette avant de parler, la répurgatrice répondit tout en commençant à se confectionner de petits toast de fromage en guise de dessert.
Lucretia avait donné une version des faits, la plus courante et la plus populaire. Il était temps de donner l'autre.
"Herr von Shwitzerhaüm, comme beaucoup de gens très cultivés mais éloignés de la question, vous raisonnez à une échelle qui n'est pas celle de l'inquisition. Pour vous, ce ne sont que des preuves du fanatisme déplacés des inquisiteurs, et des décisions aussi stupides qu’irréfléchies.
Mais dans notre institution, nous apprenons à penser à un autre niveau.
certains disent que nos pires ennemis sont les guerriers et maraudeurs du Chaos qui se déversent du Nord pour nous envahir, d'autres que ce sont les marées de peaux vertes bestiales, d'autres encore que ce sont quelques hommes-rats qui hanteraient les sous-sols de nos cités ou les morts vivants de Sylvanie.
Ils sont tous dans l'erreur. Nos pires ennemis sont les cultistes, les hérétiques et les intriguants car ils menacent notre société de l'intérieur, nous attaquent au cœur même de notre économie et de notre société et font régner la suspicion et la peur dans le cœur de nos concitoyens qui font face à un ennemi contre lequel ils ne peuvent pas se lever. L'inquisition, avec le manque d'effectifs qui est le sien, doit protéger tout l'Empire de ce mal qui peut le gangrener depuis les plus hautes sphères au plus petit village, à la moindre masure. Et c'est un mal que nous ne pouvons laisser croitre tant sont potentiel est dangereux.
Vos exemples portent en eux l'explication du comportement des inquisiteurs. Votre boulanger a vu son pain devenir noir, à cause des récoltes, mais ne s'est-il pas posé de questions ? Ne s'était-il pas dit que les récoltes pouvaient être néfastes, ou pire, avoir été empoisonnées ? Car c'est ainsi que les cultistes agissent et sèment le Chaos. Mais non, il ne pouvait pas perdre ce grain et ce pain, il l'a vendu à toute la population comme si de rien n'était, il a mis son besoin économique devant la vie de ses concitoyens. Il s'est certes avéré qu'il s'était en réalité s'agit de l'eau, mais imaginez si dans ce cas, comme cela arrive partout chaque jour, les récoltes avaient vraiment été empoisonnées. Le boulanger l'aurait vendu sans soucis et nous aurions pu avoir à faire face à une épidémie qui aurait ravagé cette région de l'Empire, l'aurait affaibli à sa base.
Les inquisiteurs ne peuvent pas se permettre de laisser cela se produire, le risque est trop grand pour faire dans la demi-mesure. Brûler sa famille n'était pas une nécessité, mais ce boulanger était un dangereux idiot.
De même pour votre viticulteur, quelle idée de planter du raison noir ? Je conçois que l'inquisiteur a agit de façon un peu prompte, j'aurais personnellement préféré lui faire boire son propre vin et voir ce qu'il se passait, mais il n'y a pas de demi-mesure quand on parle de cette menace, car si le raison avait été corrompu et vendu à travers l'Empire, ça aurait été une catastrophe.
Nous vivons dans un système aux complexes mécanismes et si le moindre d'entre eux est compromis, tout risque de s'effondrer. Les cultistes le savent et s'acharnent dessus, tentent de retourner les citoyens voisin contre voisin, père contre fils en faisant germer le doute et la suspicion. C'est pour empêcher ça que les inquisiteurs emploient des méthodes aussi radicales, car on ne peut laisser cette menace vivre et l'Empire et trop gangrené pour se permettre un procès et une enquête approfondie.
C'est fâcheux pour le boulanger et le viticulteur, mais si pour chaque citoyen innocent, voir même si pour 10 citoyens innocents, on attrape un cultiste qui aurait pu sans difficultés provoquer une épidémie qui aurait fait des milliers de victimes, ou monter un complot qui aurait plongé une région entière dans l'anarchie, cela doit être considéré comme un sacrifice nécessaire.
Et heureusement, le ratio de l'inquisition est meilleur que celui-ci.
Tout n'est qu'une question d'échelle et de gestion de la menace."
Cela dit, elle but un peu d'eau pour hydrater sa gorge et s'attaqua à ses petits toasts, qu'elle termina promptement.
Alors que les deux femmes conversaient et qu'Elena mangeait, l'aubergiste était venu installer tout le nécessaire pour un bain chaud et la répurgatrice en frémit d'envie tant elle se sentait crasseuse de n'avoir pu s'autoriser que des lavages superficiels.
Considérant que la conversation pourrait se poursuivre pendant qu'elle purifiait son corps, sachant que la crasse et les plaies mal lavées étaient la première cause de maladie et de gangrène, et un berceau idéal pour la corruption, la jeune femme n'hésita aucune à se dévêtir devant Lucretia.
Après tout, plus jeune, elle avait souvent pris des bains communs avec les servantes devant la laver, ou avec des amies, et plus tard avec son équipe à cause du manque de temps et de moyens.
Elle doutait après tout qu'une jeune femme comme la noble, ayant passée la soirée entourée de galants cavaliers, ne nourisse quelques sombres projets à son égard, elle elle ne risquait pas de se sentir offusquée puisque c'était elle qui avait préparé le bain et l'incitait à y pénétrer. Elena elle-même n'avait aucun problème avec la pudeur, ayant pour tâche de traquer des slaaneshites ou des pervers, elle avait eu à faire bien pire pour atteindre ses cibles, bien qu'aucune n'ait eu le temps de la toucher.
Ainsi, le manteau de cuir tomba au sol, suivit de son chemisier, de son pantalon et de ses linges de corps. Le corps d'Elena n'était pas aussi beau que celui de la noble, ses formes n'étaient pas aussi plantureuses, bien qu'elles soient voluptueuses, sa peau pâle était marquée de quelques cicatrices durement acquises et qui trahissaient son métier risqué et si Elena n'était pas maigre, la nutrition irrégulière laissait apercevoir les formes de ses côtes sur les côtés.
Un corps beau mais marqué par sa fonction.
Lentement, avec un délice évident, la jeune femme se glissa dedans. Elle n'avait pas oublié les sorciers qui hantaient l'auberge, et le travail qu'elle avait à faire, mais elle ne servirait à rien à son maitre si elle était corrompue ou trop affaiblie pour se battre.
Même la personne la plus dévoué doit de temps en temps penser à elle pour être en mesure de penser aux autres.
C'est alors que Lucretia, avec un regard dans le vague, lui parla de mauvaises expériences entre l'inquisition et certains fournisseurs de nourriture, ces derniers ayant finis sur le bûcher pour des erreurs maladroite. Elena fut surprise, car c'était la première fois que sa compagne cessait de déborder d'énergie et d'enthousiasme, remplacées par ce qui semblaient être de la nostalgie.
Faisant une pause dans sa consommation effrenée, prenant le soin de terminer sa bouche et de l'essuyer avec une serviette avant de parler, la répurgatrice répondit tout en commençant à se confectionner de petits toast de fromage en guise de dessert.
Lucretia avait donné une version des faits, la plus courante et la plus populaire. Il était temps de donner l'autre.
"Herr von Shwitzerhaüm, comme beaucoup de gens très cultivés mais éloignés de la question, vous raisonnez à une échelle qui n'est pas celle de l'inquisition. Pour vous, ce ne sont que des preuves du fanatisme déplacés des inquisiteurs, et des décisions aussi stupides qu’irréfléchies.
Mais dans notre institution, nous apprenons à penser à un autre niveau.
certains disent que nos pires ennemis sont les guerriers et maraudeurs du Chaos qui se déversent du Nord pour nous envahir, d'autres que ce sont les marées de peaux vertes bestiales, d'autres encore que ce sont quelques hommes-rats qui hanteraient les sous-sols de nos cités ou les morts vivants de Sylvanie.
Ils sont tous dans l'erreur. Nos pires ennemis sont les cultistes, les hérétiques et les intriguants car ils menacent notre société de l'intérieur, nous attaquent au cœur même de notre économie et de notre société et font régner la suspicion et la peur dans le cœur de nos concitoyens qui font face à un ennemi contre lequel ils ne peuvent pas se lever. L'inquisition, avec le manque d'effectifs qui est le sien, doit protéger tout l'Empire de ce mal qui peut le gangrener depuis les plus hautes sphères au plus petit village, à la moindre masure. Et c'est un mal que nous ne pouvons laisser croitre tant sont potentiel est dangereux.
Vos exemples portent en eux l'explication du comportement des inquisiteurs. Votre boulanger a vu son pain devenir noir, à cause des récoltes, mais ne s'est-il pas posé de questions ? Ne s'était-il pas dit que les récoltes pouvaient être néfastes, ou pire, avoir été empoisonnées ? Car c'est ainsi que les cultistes agissent et sèment le Chaos. Mais non, il ne pouvait pas perdre ce grain et ce pain, il l'a vendu à toute la population comme si de rien n'était, il a mis son besoin économique devant la vie de ses concitoyens. Il s'est certes avéré qu'il s'était en réalité s'agit de l'eau, mais imaginez si dans ce cas, comme cela arrive partout chaque jour, les récoltes avaient vraiment été empoisonnées. Le boulanger l'aurait vendu sans soucis et nous aurions pu avoir à faire face à une épidémie qui aurait ravagé cette région de l'Empire, l'aurait affaibli à sa base.
Les inquisiteurs ne peuvent pas se permettre de laisser cela se produire, le risque est trop grand pour faire dans la demi-mesure. Brûler sa famille n'était pas une nécessité, mais ce boulanger était un dangereux idiot.
De même pour votre viticulteur, quelle idée de planter du raison noir ? Je conçois que l'inquisiteur a agit de façon un peu prompte, j'aurais personnellement préféré lui faire boire son propre vin et voir ce qu'il se passait, mais il n'y a pas de demi-mesure quand on parle de cette menace, car si le raison avait été corrompu et vendu à travers l'Empire, ça aurait été une catastrophe.
Nous vivons dans un système aux complexes mécanismes et si le moindre d'entre eux est compromis, tout risque de s'effondrer. Les cultistes le savent et s'acharnent dessus, tentent de retourner les citoyens voisin contre voisin, père contre fils en faisant germer le doute et la suspicion. C'est pour empêcher ça que les inquisiteurs emploient des méthodes aussi radicales, car on ne peut laisser cette menace vivre et l'Empire et trop gangrené pour se permettre un procès et une enquête approfondie.
C'est fâcheux pour le boulanger et le viticulteur, mais si pour chaque citoyen innocent, voir même si pour 10 citoyens innocents, on attrape un cultiste qui aurait pu sans difficultés provoquer une épidémie qui aurait fait des milliers de victimes, ou monter un complot qui aurait plongé une région entière dans l'anarchie, cela doit être considéré comme un sacrifice nécessaire.
Et heureusement, le ratio de l'inquisition est meilleur que celui-ci.
Tout n'est qu'une question d'échelle et de gestion de la menace."
Cela dit, elle but un peu d'eau pour hydrater sa gorge et s'attaqua à ses petits toasts, qu'elle termina promptement.
Alors que les deux femmes conversaient et qu'Elena mangeait, l'aubergiste était venu installer tout le nécessaire pour un bain chaud et la répurgatrice en frémit d'envie tant elle se sentait crasseuse de n'avoir pu s'autoriser que des lavages superficiels.
Considérant que la conversation pourrait se poursuivre pendant qu'elle purifiait son corps, sachant que la crasse et les plaies mal lavées étaient la première cause de maladie et de gangrène, et un berceau idéal pour la corruption, la jeune femme n'hésita aucune à se dévêtir devant Lucretia.
Après tout, plus jeune, elle avait souvent pris des bains communs avec les servantes devant la laver, ou avec des amies, et plus tard avec son équipe à cause du manque de temps et de moyens.
Elle doutait après tout qu'une jeune femme comme la noble, ayant passée la soirée entourée de galants cavaliers, ne nourisse quelques sombres projets à son égard, elle elle ne risquait pas de se sentir offusquée puisque c'était elle qui avait préparé le bain et l'incitait à y pénétrer. Elena elle-même n'avait aucun problème avec la pudeur, ayant pour tâche de traquer des slaaneshites ou des pervers, elle avait eu à faire bien pire pour atteindre ses cibles, bien qu'aucune n'ait eu le temps de la toucher.
Ainsi, le manteau de cuir tomba au sol, suivit de son chemisier, de son pantalon et de ses linges de corps. Le corps d'Elena n'était pas aussi beau que celui de la noble, ses formes n'étaient pas aussi plantureuses, bien qu'elles soient voluptueuses, sa peau pâle était marquée de quelques cicatrices durement acquises et qui trahissaient son métier risqué et si Elena n'était pas maigre, la nutrition irrégulière laissait apercevoir les formes de ses côtes sur les côtés.
Un corps beau mais marqué par sa fonction.
Lentement, avec un délice évident, la jeune femme se glissa dedans. Elle n'avait pas oublié les sorciers qui hantaient l'auberge, et le travail qu'elle avait à faire, mais elle ne servirait à rien à son maitre si elle était corrompue ou trop affaiblie pour se battre.
Même la personne la plus dévoué doit de temps en temps penser à elle pour être en mesure de penser aux autres.
Elena von Rechnaud, Répurgatrice
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- Ratmog
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Ratmog était très content.
Enfin un peu de compréhension! C'était pas tous les jours qu'on lui donnait à manger! En fait, il dévorait surtout n'importe quel petit animal assez bête pour tomber dans un piège orque (Y en a pas des masses...). L'Orque Noir grogna à l'attention de l'Arabéen, qui lui expliqua, en termes simples, que sa nourriture et sa boisson allaient lui être apportée dans le fond. Pour une fois qu'un zom parlait correctement! Ils ont toujours tendance à mettre des mots compliqués, pour que les Peaux-Vertes comprennent pas ce qu'ils disent...
Ils sont lourds!
Le gigantesque guerrier se dirigea vers la table et, tout en bousculant certaines personnes, s'assit au fond de la pièce, attendant son dû. Il ne savait pas ce qu'était du "poulé". Sûrement un genre de sanglier bien juteux. En tout cas, rien ne pouvait plus l'ennuyer maintenant. Il n'y avait plus d'adversaires mous du genou, plus de chaises à casser (Et oui, le mobilier est très prisé dans les bagarres, n'est-ce pas Kora?) et il allait se rassasier. Après, il piquerait un roupillon sur la chaise et se réveillerait sûrement pour aller uriner derrière le comptoir ou sur le premier halfling venu.
Ratmog avait toujours pris les halflings pour des arbustes. Car, en effet, lorsqu'on voit ces petites créatures de haut, l'on ne voit que leurs cheveux. Aussi, il y avait eu certains incidents impliquant des halflings dont il était la cause principale.
Mais alors que Ratmog rêvait de ses jours passés en dehors de sa tribu, la nourriture apparut comme par magie devant son nez, avec un singe la portant.
Le sourire de Ratmog s'estompa vite lorsqu'il vit la taille de leur sanglier spécial. C'était plutôt un marcassin! Cela dit, l'Orque Noir, hédoniste, goûta tout de même ce nouveau met...
Une saveur... Un goût... C'était...
Oh il aimait tellement qu'il fit un immense "HMMMMMMMMMMM MIAM MIAM BOOOOON" tout en frétillant des bras. Qu'était-ce? Du poulé?
Holala, il n'avait jamais goûté quelque chose de comparable. Plus tendre que de l'Humain, plus savoureux qu'un sanglier, et... si petit qu'on aurait dit un bébé! Or, il aimait manger les bébés. Leurs os n'étaient pas très résistants, et comme le disent les Orques:
"Tou té bon dan l'bébé zom!"
Enfin un peu de compréhension! C'était pas tous les jours qu'on lui donnait à manger! En fait, il dévorait surtout n'importe quel petit animal assez bête pour tomber dans un piège orque (Y en a pas des masses...). L'Orque Noir grogna à l'attention de l'Arabéen, qui lui expliqua, en termes simples, que sa nourriture et sa boisson allaient lui être apportée dans le fond. Pour une fois qu'un zom parlait correctement! Ils ont toujours tendance à mettre des mots compliqués, pour que les Peaux-Vertes comprennent pas ce qu'ils disent...
Ils sont lourds!
Le gigantesque guerrier se dirigea vers la table et, tout en bousculant certaines personnes, s'assit au fond de la pièce, attendant son dû. Il ne savait pas ce qu'était du "poulé". Sûrement un genre de sanglier bien juteux. En tout cas, rien ne pouvait plus l'ennuyer maintenant. Il n'y avait plus d'adversaires mous du genou, plus de chaises à casser (Et oui, le mobilier est très prisé dans les bagarres, n'est-ce pas Kora?) et il allait se rassasier. Après, il piquerait un roupillon sur la chaise et se réveillerait sûrement pour aller uriner derrière le comptoir ou sur le premier halfling venu.
Ratmog avait toujours pris les halflings pour des arbustes. Car, en effet, lorsqu'on voit ces petites créatures de haut, l'on ne voit que leurs cheveux. Aussi, il y avait eu certains incidents impliquant des halflings dont il était la cause principale.
Mais alors que Ratmog rêvait de ses jours passés en dehors de sa tribu, la nourriture apparut comme par magie devant son nez, avec un singe la portant.
Le sourire de Ratmog s'estompa vite lorsqu'il vit la taille de leur sanglier spécial. C'était plutôt un marcassin! Cela dit, l'Orque Noir, hédoniste, goûta tout de même ce nouveau met...
Une saveur... Un goût... C'était...
Oh il aimait tellement qu'il fit un immense "HMMMMMMMMMMM MIAM MIAM BOOOOON" tout en frétillant des bras. Qu'était-ce? Du poulé?
Holala, il n'avait jamais goûté quelque chose de comparable. Plus tendre que de l'Humain, plus savoureux qu'un sanglier, et... si petit qu'on aurait dit un bébé! Or, il aimait manger les bébés. Leurs os n'étaient pas très résistants, et comme le disent les Orques:
"Tou té bon dan l'bébé zom!"
"If I waz not an Ork, wat cain I bi?".
Sens la sueur froide couler de ton dos: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... croc-puant
Sens la sueur froide couler de ton dos: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... croc-puant
- Lucretia Von Shwitzerhaüm
- Warfo Award 2018 du meilleur PJ - Élaboration

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Re: Bienvenue à la Taverne !
- Lorsqu’Elena lui avait répondu, en se lançant d’un laïus aussi zélé qu’il en touchait presque au fanatisme, la noble avait cillé. Battant des cils, bouche bée par un tel déferlement d’absurdités, elle en fut tout simplement assommée. La justification de ces actes criminels était en soit trop fanatique et déraisonnable pour qu’elle tentât de la contredire, et elle se contenta de se taire en lui jetant un regard de tristesse et de compassion devant un tel conditionnement. Si elle était capable de discourir de la sorte pour des faits aussi banaux, qu’en était-il lors d’un procès mettant en cause de véritables actes de sorcellerie ou un innocent était, à tort, condamné ? Comment pouvait-on affirmer haut et fort que l’emploi de seigle ou de sarrasin pour faire du pain –ce qui lui donnait sa couleur si foncée-, était obligatoirement chaotique ? Comment pouvait-on diable clamer à grand cœur que le raisin noir était affilié aux dieux sombres ? Et concernant cette dernière affaire, bien différente de la première, il n’y avait rien eu pour désigner le viticulteur comme un sombre cultiste. Rien, pas d’animaux à trois pattes, pas de mutants dégénérés dans les environs, absolument rien, si ce n’était la présence d’un extrémiste religieux dans les parages.
Et la pauvre jeune femme avait le culot de défendre ces points de vue, et, pire, y semblait véritablement attachée. Par le ciel, elle était perdue.
Une vraie répurgatrice à qui l’on avait lavé le cerveau. Une autorité supérieure lui ordonnait de mettre sur le bûché une certaine personne, là, comme cela, sans autre preuve que sa propre voie, et elle s’exécuterait. Parce qu’elle serait convaincue que le mandant aurait raison, qu’il ne pouvait être dans le tort. Et pour être sûre de ne pas laisser un éventuel coupable en vie. Mais cette façon-là de penser ne fit que renforcer la résolution de Lucretia, qui y voyait un défi d’autant plus grand que ne l’était la conviction d’Elena vis-à-vis de sa foi. Et jusqu’à quel point la poursuivrait-elle ?
Lorsque l’aubergiste eut enfin terminé de faire ses allers et retours incessants, traversant sans arrêt la chambre, la noble se leva pour aller verrouiller doucement la porte alors qu’Elena venait de terminer son repas, et semblait effectivement décidée à prendre ce bain.
Lorsqu’elle retira ses vêtements, un par un, la noble ne la quitta pas du regard, dût la répurgatrice s’en offusquer. Cette dernière arborait un corps agréable aux courbes qui, pourtant, l’étaient toutes autant, en dépit d’un nombre sûrement incroyable de repas qu’elle avait sautés. Quelques cicatrices venaient également ponctuer par-ci par-là cette peau blanche et attractive.
Elena se plongea alors dans l’eau chaude, et un petit soupir de complaisance s’échappa de ses lèvres. Un bain chaud était sûrement l’une des choses les plus merveilleuses que l’on pouvait s’offrir, surtout après plusieurs journées sans s’être lavée, et Lucretia ne pouvait que comprendre le sentiment d’apaisement qui gagnait la sigmarite. Les vapeurs chaudes et humides vous montaient rapidement à la tête, s’emparant de l’esprit aussi bien que de la raison, les engourdissant lentement mais sûrement, avant de vous plonger dans un état léthargique si appréciable que vous en deveniez extrêmement vulnérables.
La noble posa sa propre chaise, silencieusement, dans le dos de la jeune femme en train de se prélasser, soupirant de bonheur, et s’y assit tranquillement. Doucement, ses mains vinrent parcourir les épaules dénudées d’Elena, les effleurant à peine au début, avant d’y appliquer un tracé délicat.
Peut-être la répurgatrice sursauta-t-elle face à ce soudain contact, peut-être s’insurgea-t-elle, peut-être tressaillit-elle simplement, ou, au contraire, resta totalement passive, toujours fut-il que Lucretia prit doucement la parole, chuchotant au creux de son oreille.
«Chuuut… Profitez simplement. Je ne connais que très peu de personnes qui n’apprécient pas cela, et je demande moi-même à ma servante d’agir de même lorsque je me repose dans mon bain », lui confia-t-elle d’un ton bienveillant, alors que ses mains massaient les épaules de l’intéressée.
Il n’était pas sorcier de deviner que le corps de la jeune femme avait été trop souvent malmené, et ses muscles étaient durs, contractés ; tout autant de nœuds que Lucretia s’attela à défaire avec finesse. Ses mains parcouraient l’ensemble du dos d’Elena, le tracé du bout de ses doigts parcourait subtilement le trajet de la colonne vertébrale, tandis que ses pouces appuyaient savamment sur chaque petite zone de crispation, effectuant de petit cercle qui semblèrent alléger le poids des muscles.
La nuque ne fut pas épargnée, et le cuir chevelu non plus.
Continuant alors ces petites attentions, effleurant à nouveau cette peau d’ordinaire cachée de la répurgatrice, la baronne lui rassembla ses longs cheveux noirs dans son dos, avec cette même douceur infinie qu’elle avait adoptée tout du long, dénudant que d’avantage les courbes de cette première qui s’étaient dissimulées derrière cet écran de chevelure de jais. Ce fut toutefois l’exposition de la peau laiteuse du cou de la jeune femme qui enflamma l’imagination de la noble, qui, l’œil étincelant, dut se retenir à grand peine. Ne pas lui faire de mal, ne pas la blesser… Bataillant fermement et avec résolution contre cette impulsion sanguinaire, elle entreprit de lui laver les cheveux, continuant calmement de lui masser le cuir chevelu à mesure que la crinière se teintait de mousse.
Je suis bien plus forte que cette monstruosité qui n’est pas moi et qui attend patiemment au fond de mon âme. Mais je serai plus patiente qu’elle. Je n’ai pas besoin de cela. Bien entendu qu’elle l’était, et, avec une volonté capable d’éclipser celle du soleil se levant indéfiniment au petit jour, elle renferma au plus profond d’elle-même cette bête meurtrière, l’écrasant, la broyant sous le poids de sa force mentale jusqu’à ce que cette vision hypnotique disparût.
«Levez-vous, à présent. » S’emparant d’une éponge et d’un savon, Lucretia entreprit de laver le corps de la jeune femme. Les mêmes gestes furent répétés au moyen d’une éponge savonneuse, à ceci près que les mains de la noble s’aventuraient désormais sur un territoire tout autre qu’un dos dénudé. Elle progressa méthodiquement, comme l’eût fait une camérière, mais peut-être que, par-ci par-là, le bout d’un doigt s’occupait bien d’avantage de tracer sensuellement et avec délectation un sillon enflammé sur la peau d’Elena plutôt que de tenir cette éponge dont il était responsable.
Et elle continuait de la travailler petit à petit, purifiant ce corps de la saleté et de la crasse, le corrompant, peut-être, de douces caresses innocentes laissées sur un bras, de délicats contacts dans le creux du cou, ou de furtifs effleurements le long d’un sein. Et l’on pouvait encore croire que cela n’était pas intentionnel, mais résultait simplement d’une action inéluctable d’une main risquant à chaque fois de frôler le corps qu’elle était en train de laver.
« Dîtes-moi, comment en êtes-vous arrivée là ? Pourquoi vous êtes-vous tournée vers l’Inquisition ? J’imagine que cela n’est pas un choix que l’on fait à la légère… »
- Ayla Parawyn
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- Localisation : Haha! tu voudrais le savoir hein? bah cherche.
Re: Bienvenue à la Taverne !
Avec le regard presque outré de la noble, la réponse ne devait pas en être autrement:
-Si c’est à coups de pied, de main, ou chaise que tu souhaites l’aider, en plus de lui hurler quelque juron dans l’oreille, je gage que ne se portera jamais aussi bien qu’en ton absence. En revanche, ton petit copain me sembla bien tout déconfit, tout à l’heure, lorsque l’on dédaigna son… concours. Il serait judicieux que tu ailles le voir. Il a besoin de ton soutien, tandis que cette pauvre jeune femme a surtout besoin de calme et de repos.
Bon, pas besoin de faire semblant de les aider, tout était bien en fait...mais...ce ton si...arrogant que la femme avait employé, Ayla ne le supportait décidément pas, alors, n'ayant jamais appris à fermer sa grande gueule, elle répliqua d'un ton acerbe ceci:
-Un simple "non merci" aurait suffit, je pensais que dans l'aristocratie on apprenait les bonnes manières? je me serait sans doute trompée...ou bien vous apprenez à bien vous conduire uniquement en la présence de vos semblables? certainement, mais n'oubliez pas une chose, Dame, ces personnes que vous dédaignez au quotidien, sans eux vous ne pourriez vivre dans le luxe que vous avez connu dès votre naissance, sans eux vous n’êtes rien, comprenez que si ils n'avaient pas été là pour vous servir, cultiver vos terres et vous protéger, vous ne seriez qu'une pauvre souillon sans le sou. Alors si vos gens venaient à vous abandonner, ou a se retourner contre votre autorité, vous pourriez vous faire du soucis car personne ne vous viendrais en aide, et ne vous dites pas "mes amis aristos viendront" car, voyant votre mauvaise fortune, c'est sans regret qu'ils vous abandonnerons. Heureusement pour vous, je ne fait pas partis de vos serfs, mais tachez de vous comportez mieux si vous ne voulez pas vous retrouvez la tète au bout d'une fourche, car c'est ce qu'il arrivera un jour si vous ne montrez pas un peu plus de reconnaissance envers ceux qui vous permettent de vivre.
Sur ces paroles enflammés, la jeune fille tourna les talons et redescendit à la salle commune, arrivée la, elle s'installa à la table qu'elle occupait précédemment, s'empara de son verre qu'elle n'avait pas terminé, et attendit patiemment la suite des événements.
-Si c’est à coups de pied, de main, ou chaise que tu souhaites l’aider, en plus de lui hurler quelque juron dans l’oreille, je gage que ne se portera jamais aussi bien qu’en ton absence. En revanche, ton petit copain me sembla bien tout déconfit, tout à l’heure, lorsque l’on dédaigna son… concours. Il serait judicieux que tu ailles le voir. Il a besoin de ton soutien, tandis que cette pauvre jeune femme a surtout besoin de calme et de repos.
Bon, pas besoin de faire semblant de les aider, tout était bien en fait...mais...ce ton si...arrogant que la femme avait employé, Ayla ne le supportait décidément pas, alors, n'ayant jamais appris à fermer sa grande gueule, elle répliqua d'un ton acerbe ceci:
-Un simple "non merci" aurait suffit, je pensais que dans l'aristocratie on apprenait les bonnes manières? je me serait sans doute trompée...ou bien vous apprenez à bien vous conduire uniquement en la présence de vos semblables? certainement, mais n'oubliez pas une chose, Dame, ces personnes que vous dédaignez au quotidien, sans eux vous ne pourriez vivre dans le luxe que vous avez connu dès votre naissance, sans eux vous n’êtes rien, comprenez que si ils n'avaient pas été là pour vous servir, cultiver vos terres et vous protéger, vous ne seriez qu'une pauvre souillon sans le sou. Alors si vos gens venaient à vous abandonner, ou a se retourner contre votre autorité, vous pourriez vous faire du soucis car personne ne vous viendrais en aide, et ne vous dites pas "mes amis aristos viendront" car, voyant votre mauvaise fortune, c'est sans regret qu'ils vous abandonnerons. Heureusement pour vous, je ne fait pas partis de vos serfs, mais tachez de vous comportez mieux si vous ne voulez pas vous retrouvez la tète au bout d'une fourche, car c'est ce qu'il arrivera un jour si vous ne montrez pas un peu plus de reconnaissance envers ceux qui vous permettent de vivre.
Sur ces paroles enflammés, la jeune fille tourna les talons et redescendit à la salle commune, arrivée la, elle s'installa à la table qu'elle occupait précédemment, s'empara de son verre qu'elle n'avait pas terminé, et attendit patiemment la suite des événements.
- Elena von Rechnaud
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Curieusement, Lucretia ne réagit pas à la réponse de la répurgatrice. Avait-elle été convaincue ? Jugeait-il qu'il ne servirait à rien de continuer à débattre ? Était-elle trop occupée à la regarder ?
Alors qu'elle se déshabiller, Elena pu sentir le regard de sa comparse sur elle, la jauger comme un prédateur jaugerais sa proie, ce qui était ridicule, mais inconsciemment, c'est la sensation qu'elle eût.
Finalement, elle se plongea dans le bain et toutes ces considérations désertèrent son esprit alors que l'eau chaude relâchait ses muscles et apaisait ses maux, ses soucis, la plongeant dans une langueur paisible et décontractée. Un instant, elle se plongea totalement sous l'eau, laissant la chaleur caresser son visage et délier ses cheveux qui en chasser les saletés qui s'y étaient glissées durant ses longues patrouilles dans les quartiers crasseux d'Altdorf.
Quand elle ressorti, ses cheveux lissés par l'eau collaient à sa tête et à son corps en une cascade humide et la répurgatrice se senti bien pour la première fois depuis des mois. Ah, les miracles du bain chaud.
Essuyant l'eau de son visage, Elena senti la noble venir s'asseoir derrière elle et, sans se retourner, elle sourit.
"Quand nous étions enfants, ma meilleure amie et moi adorions passer le plus de temps possible la tête sous l'eau, où nul son ne nous parvenais, et nous nous imaginions les aventurières de quelque monde perdu sous les eaux. D'un autre côté, le simple fait de sortir de la maison était une aventure en soit, l'imagination d'un enfant faisant le reste et transformant une simple balade en voyage épique.
Tout ceci est tellement loin et tant de choses ont changées..."
La jeune femme s'adossa ensuite à la cuve et fut surprise quand Lucretia commença à la masser. Au fond de son esprit, une sonnette d'alarme tinta alors que les doigts de la noble parcouraient ses épaules, mais la chaleur du bain, les paroles réconfortantes de la jeune femme et le bien fou que cela prodiguaient l'étouffèrent si bien qu'elle finit par se taire.
Elena fut aussi surprise qu'inquiète que ses instincts et ses réflexes de répurgatrice, ceux qui l'avaient maintenus en vie jusque là, s'éteignent aussi aisément, mais elle se sentait trop bien pour chercher à les raviver. Et puis, jusque là, Lucretia n'avait cherché à lui faire du bien, alors que risquait-elle ?
Lentement, les mains de la noble décontractèrent ses muscles et ses boules de nerfs, aidant l'eau du bain à la décontracter complètement, étouffant ses soucis et sa suspicion rendue maladive par sa formation. Plus rien d'autre ne comptait que la chaleur du bain, son estomac plein et les mains de son amie, tant de sources de distraction qui firent qu'elle ne vit et ne senti rien du trouble qui saisit Lucretia à la vue de son cou fin à la peau blanche et aux veines palpitantes, trouble qui aurait pu lui dévoiler la véritable nature de son "amie".
Cependant, elle n'avait aucune raison de douter des bonnes intentions de la noble, après tout ce qu'elle aurait fait pour elle... Sans Lucretia, elle serait encore à attendre sans but en bas, sa main s'imbibant d'infection et de gangrène et devant faire face désarmée à l'hostilité de certains.
Si elle avait eu son épée ou son vrai pistolet, les choses auraient été bien différentes, mais jusqu'à ce que l'inquisition arrive, elle ne pourrait rien faire, alors autant délasser son corps pour qu'il soit en état d'agir quand le moment serait venu.
Quand la noble lui demanda de se lever, quelque chose d'impérieux dans sa voix la fit obéir immédiatement, son cerveau trop décontracté ne détectant aucune raison de s'y opposer. La min de son amie, armée d'une éponge, se mit alors à parcourir son corps, le lavant de toute saleté. Même quand son amie passa sur ses seins, Elena ne fit que frémir et se raidir légèrement, mais la caresse ne dura pas, si bien que la répurgatrice la mit sur le compte du simple lavage que Lucretia s'était proposé d'accomplir. Néanmoins, elle allait faire une remarque à ce sujet, lui demander d'éviter certaines zones, quand la noble lui demanda les raisons pour lesquelles Elena avait rejoins l'inquisition.
Cette question, d'apparence innocente, glaça le sang de la jeune femme qui frémit légèrement et passa ses bras autours de son corps, comme pour se réchauffer.
Elle aurait préféré ne pas en parler, mais la question était légitime, de bonne foi et venant d'une personne en qui elle avait curieusement confiance, aussi trouva t'elle qui serait malpoli de répondre, après tout ce que Lucretia avait fait pour elle.
"Je vous vous le dire, mais d'avance, pardonnez moi si je ne m'attarde pas sur cette histoire de laquelle je ne me suis pas encore remise et ne me remettrait sans doute jamais...
Certains se tournent vers l'inquisition par choix, d'autres par devoir, mais tout choix me fut retiré la nuit où j'ai tout perdu.
Malgré mes efforts assez lamentables, vous devez avoir deviné que je suis d'origine noble. Mon nom est Elena von Rechnaud, une famille honorable de généraux, de politiciens et de dames de cour, et c'est vers à cet avenir qu'on me destinait. Un jour pourtant, alors que mon père et mes frères étaient à la guerre, où ils doivent toujours être, notre manoir fut attaqué par des cultistes des dieux noirs, aidés par certains des leurs qui s'étaient infiltrés en tant que domestiques ou gardes. Tous les hommes de la maison furent sacrifiés, les femmes..."
Sa voix se brisa alors que les images, horribles, revenaient hanter son esprit et elle se mit à trembler. De toute évidence, malgré ses efforts pour être forte, son endoctrinement était trop récent et pas assez avancé pour la protéger de son passé.
"Les femmes les rejoignirent après avoir été violées de nombreuses fois. Ils nous réunirent dans le salon après nous avoir souillées et égorgèrent tout le monde en riant, en traçant des runes de sang sur les murs et sur nos peaux... Ma mère a été tuée sous mes yeux et ils ont... joués avec son cadavre jusqu'à ce qu'il soit méconnaissable. Je suis la seule qu'ils aient "épargnés" qui un tel mot est possible, et mes tourments n'en furent pas moins nombreux.
La haine au cœur, je les ait traqués et les uns après les autres je les ai tués, usant de méthodes souvent peu recommandables pour leur enfoncer une lame dans le corps. C'est quand j'ai tué le dernier que, restée sur place, sans but, je fût trouvé par l'inquisiteur von Bluffen, mon maitre actuel.
Il a perçu ma haine et a décidé de l'utiliser en me donnant l'occasion de me venger des serviteurs du Chaos jusqu'au jour où ils m'auront à leur tour, il m'a appris le maniement des armes et des mots, il a commencé à faire de moi une répurgatrice... Je lui dois cette nouvelle vie, et le servirait toute ma vie en paiement de cette dette, car si il ne m'avait pas donné de but, je me serais sans doute..."
Sa voix se brisa de nouveau et elle ne poursuivit pas. Au lieu de ça, elle se "blottit" inconsciemment contre Lucretia, à la recherche de quelque réconfort. Elle avait beau avoir commencé à suivre un entrainement de répurgatrice, celui-ci était loin d'être terminé, n'étant fondé que sur quelques principes et une poignée de missions. Elena était encore loin d'être l'arme vertueuse de l'inquisition sans faille et sans pitié qu'elle voudrait devenir.
Après tout, qui pourrait, à 20 ans, après seulement quelques mois, s'être remis d'un tel choc et être plus qu'une jeune femme traumatisée ? Les blessures guériraient sans doute, avec le temps et l'endoctrinement, avec la foi, l'acier, et le sang des hérétiques, mais trop peu d'eau avait coulé sous les ponts.
Et si d'ordinaire cette faiblesse était masquée sous un masque de volonté et de détermination, masque renforcé par les privations et la dure vie qui était la sienne, il n'avait cessé de s'effriter tout au long de la soirée et à présent, nourrie, reposée et décontractée par un bain chaud et des mains accueillantes, il tombait, révélant la fragile personne qui se cachait en dessous, vulnérable jusqu'à ce qu'il revienne avec son lot de souffrances et de solitude... La répurgatrice en elle s'était endormie et ne se réveillerait pas avant plusieurs instants, avant qu'Elena ne redevienne maitresse d'elle même, si on lui en laissait l'occasion.
Les murailles avaient cédé, les gardes étaient assoupis, il ne suffirait plus que d'un rien pour enlever la forteresse.
Alors qu'elle se déshabiller, Elena pu sentir le regard de sa comparse sur elle, la jauger comme un prédateur jaugerais sa proie, ce qui était ridicule, mais inconsciemment, c'est la sensation qu'elle eût.
Finalement, elle se plongea dans le bain et toutes ces considérations désertèrent son esprit alors que l'eau chaude relâchait ses muscles et apaisait ses maux, ses soucis, la plongeant dans une langueur paisible et décontractée. Un instant, elle se plongea totalement sous l'eau, laissant la chaleur caresser son visage et délier ses cheveux qui en chasser les saletés qui s'y étaient glissées durant ses longues patrouilles dans les quartiers crasseux d'Altdorf.
Quand elle ressorti, ses cheveux lissés par l'eau collaient à sa tête et à son corps en une cascade humide et la répurgatrice se senti bien pour la première fois depuis des mois. Ah, les miracles du bain chaud.
Essuyant l'eau de son visage, Elena senti la noble venir s'asseoir derrière elle et, sans se retourner, elle sourit.
"Quand nous étions enfants, ma meilleure amie et moi adorions passer le plus de temps possible la tête sous l'eau, où nul son ne nous parvenais, et nous nous imaginions les aventurières de quelque monde perdu sous les eaux. D'un autre côté, le simple fait de sortir de la maison était une aventure en soit, l'imagination d'un enfant faisant le reste et transformant une simple balade en voyage épique.
Tout ceci est tellement loin et tant de choses ont changées..."
La jeune femme s'adossa ensuite à la cuve et fut surprise quand Lucretia commença à la masser. Au fond de son esprit, une sonnette d'alarme tinta alors que les doigts de la noble parcouraient ses épaules, mais la chaleur du bain, les paroles réconfortantes de la jeune femme et le bien fou que cela prodiguaient l'étouffèrent si bien qu'elle finit par se taire.
Elena fut aussi surprise qu'inquiète que ses instincts et ses réflexes de répurgatrice, ceux qui l'avaient maintenus en vie jusque là, s'éteignent aussi aisément, mais elle se sentait trop bien pour chercher à les raviver. Et puis, jusque là, Lucretia n'avait cherché à lui faire du bien, alors que risquait-elle ?
Lentement, les mains de la noble décontractèrent ses muscles et ses boules de nerfs, aidant l'eau du bain à la décontracter complètement, étouffant ses soucis et sa suspicion rendue maladive par sa formation. Plus rien d'autre ne comptait que la chaleur du bain, son estomac plein et les mains de son amie, tant de sources de distraction qui firent qu'elle ne vit et ne senti rien du trouble qui saisit Lucretia à la vue de son cou fin à la peau blanche et aux veines palpitantes, trouble qui aurait pu lui dévoiler la véritable nature de son "amie".
Cependant, elle n'avait aucune raison de douter des bonnes intentions de la noble, après tout ce qu'elle aurait fait pour elle... Sans Lucretia, elle serait encore à attendre sans but en bas, sa main s'imbibant d'infection et de gangrène et devant faire face désarmée à l'hostilité de certains.
Si elle avait eu son épée ou son vrai pistolet, les choses auraient été bien différentes, mais jusqu'à ce que l'inquisition arrive, elle ne pourrait rien faire, alors autant délasser son corps pour qu'il soit en état d'agir quand le moment serait venu.
Quand la noble lui demanda de se lever, quelque chose d'impérieux dans sa voix la fit obéir immédiatement, son cerveau trop décontracté ne détectant aucune raison de s'y opposer. La min de son amie, armée d'une éponge, se mit alors à parcourir son corps, le lavant de toute saleté. Même quand son amie passa sur ses seins, Elena ne fit que frémir et se raidir légèrement, mais la caresse ne dura pas, si bien que la répurgatrice la mit sur le compte du simple lavage que Lucretia s'était proposé d'accomplir. Néanmoins, elle allait faire une remarque à ce sujet, lui demander d'éviter certaines zones, quand la noble lui demanda les raisons pour lesquelles Elena avait rejoins l'inquisition.
Cette question, d'apparence innocente, glaça le sang de la jeune femme qui frémit légèrement et passa ses bras autours de son corps, comme pour se réchauffer.
Elle aurait préféré ne pas en parler, mais la question était légitime, de bonne foi et venant d'une personne en qui elle avait curieusement confiance, aussi trouva t'elle qui serait malpoli de répondre, après tout ce que Lucretia avait fait pour elle.
"Je vous vous le dire, mais d'avance, pardonnez moi si je ne m'attarde pas sur cette histoire de laquelle je ne me suis pas encore remise et ne me remettrait sans doute jamais...
Certains se tournent vers l'inquisition par choix, d'autres par devoir, mais tout choix me fut retiré la nuit où j'ai tout perdu.
Malgré mes efforts assez lamentables, vous devez avoir deviné que je suis d'origine noble. Mon nom est Elena von Rechnaud, une famille honorable de généraux, de politiciens et de dames de cour, et c'est vers à cet avenir qu'on me destinait. Un jour pourtant, alors que mon père et mes frères étaient à la guerre, où ils doivent toujours être, notre manoir fut attaqué par des cultistes des dieux noirs, aidés par certains des leurs qui s'étaient infiltrés en tant que domestiques ou gardes. Tous les hommes de la maison furent sacrifiés, les femmes..."
Sa voix se brisa alors que les images, horribles, revenaient hanter son esprit et elle se mit à trembler. De toute évidence, malgré ses efforts pour être forte, son endoctrinement était trop récent et pas assez avancé pour la protéger de son passé.
"Les femmes les rejoignirent après avoir été violées de nombreuses fois. Ils nous réunirent dans le salon après nous avoir souillées et égorgèrent tout le monde en riant, en traçant des runes de sang sur les murs et sur nos peaux... Ma mère a été tuée sous mes yeux et ils ont... joués avec son cadavre jusqu'à ce qu'il soit méconnaissable. Je suis la seule qu'ils aient "épargnés" qui un tel mot est possible, et mes tourments n'en furent pas moins nombreux.
La haine au cœur, je les ait traqués et les uns après les autres je les ai tués, usant de méthodes souvent peu recommandables pour leur enfoncer une lame dans le corps. C'est quand j'ai tué le dernier que, restée sur place, sans but, je fût trouvé par l'inquisiteur von Bluffen, mon maitre actuel.
Il a perçu ma haine et a décidé de l'utiliser en me donnant l'occasion de me venger des serviteurs du Chaos jusqu'au jour où ils m'auront à leur tour, il m'a appris le maniement des armes et des mots, il a commencé à faire de moi une répurgatrice... Je lui dois cette nouvelle vie, et le servirait toute ma vie en paiement de cette dette, car si il ne m'avait pas donné de but, je me serais sans doute..."
Sa voix se brisa de nouveau et elle ne poursuivit pas. Au lieu de ça, elle se "blottit" inconsciemment contre Lucretia, à la recherche de quelque réconfort. Elle avait beau avoir commencé à suivre un entrainement de répurgatrice, celui-ci était loin d'être terminé, n'étant fondé que sur quelques principes et une poignée de missions. Elena était encore loin d'être l'arme vertueuse de l'inquisition sans faille et sans pitié qu'elle voudrait devenir.
Après tout, qui pourrait, à 20 ans, après seulement quelques mois, s'être remis d'un tel choc et être plus qu'une jeune femme traumatisée ? Les blessures guériraient sans doute, avec le temps et l'endoctrinement, avec la foi, l'acier, et le sang des hérétiques, mais trop peu d'eau avait coulé sous les ponts.
Et si d'ordinaire cette faiblesse était masquée sous un masque de volonté et de détermination, masque renforcé par les privations et la dure vie qui était la sienne, il n'avait cessé de s'effriter tout au long de la soirée et à présent, nourrie, reposée et décontractée par un bain chaud et des mains accueillantes, il tombait, révélant la fragile personne qui se cachait en dessous, vulnérable jusqu'à ce qu'il revienne avec son lot de souffrances et de solitude... La répurgatrice en elle s'était endormie et ne se réveillerait pas avant plusieurs instants, avant qu'Elena ne redevienne maitresse d'elle même, si on lui en laissait l'occasion.
Les murailles avaient cédé, les gardes étaient assoupis, il ne suffirait plus que d'un rien pour enlever la forteresse.
Elena von Rechnaud, Répurgatrice
Profil: For 8 | End 8 | Hab 9 | Cha 10 | Int 8 | Ini 8 | Att 8 | Par 8 | Tir 9 | NA 1 | PV 60/60
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