- Ce petit jeu l’amusait beaucoup. Se concerter avec d’autres personnes sur tel ou tel point de vue était enrichissant, et plus encore, trouvait-elle, lorsque l’on dégoisait en cabale à propos de ceux que l’on côtoyait ouvertement. La baronne avait l’impression de revivre un moment de ses journées passées à la cour où les potins et les ragots croustillants étaient monnaie courante et en cela était-ce rafraîchissant, contrastant allégrement avec la misérable plèbe dont elle était entourée en ce moment même. La jeune femme assise en face d’elle avait eu l’œil scintillant à l’annonce de ce petit test, et s’était empressée de répondre à la demande de Lucretia. Pourtant, elle paraissait sur ses gardes, ne sachant pas trop sur quel pied danser. La noble en avait l’habitude, elle qui provoquait généralement le doute dans l’esprit de ce auquel elle parlait lorsqu’elle ne suscitait pas l’admiration devant ses manières et son port altier, ou encore l’irritation causée par son franc parlé et son outrecuidance. Mais de là à braquer le canon d’un pistolet sur sa poitrine, tout de même ! Elle haussa un sourcil interrogateur en direction de sa vis-à-vis, affichant une petite grimace. Quand bien même l’arme était-elle en morceaux que le sens pourtant implicite lui paraissait des plus clairs. On la lui exposait, là, devant elle, la remontant doucement, bien en vue, pièces par pièces, morceaux par morceaux, jusqu’à ce qu’elle devienne une arme mortelle… Autant faire tourner un couteau dans ses mains alors que l’on conversait proprement du beau temps, avant de brutalement changer de sujet, sur un autre tout à fait moins convivial. Qui pouvait lui dire ce qu’elle prévoyait, une fois le pistolet remonté ?
Cela dit, elle écouta avec intention l’avis de cette jeune femme aux manières un peu trop secrètes pour être honnêtes –eu égard cette fameuse missive qu’elle avait interceptée. Et la noble acquiesçait, hochait de la tête, devenait pensive en méditant sur certains propos, fronçait les sourcils, sceptique, devant certaines conclusions hâtives, souriait, aussi, ou demeurait simplement sans expression en fonction de ce qui lui était rapporté. Au fur et à mesure du récit et de ses explications, l’arme se montait tout doucement, jusqu’au moment où elle fut complètement remontée. Etait-elle effective pour autant ? La jeune femme en avait aucune idée, et ne préférait pas même le savoir, préférant prendre les devants sur la moindre action suspecte. Et lorsque la répurgatrice la manipula à nouveau, sous son nez, sans même prendre la précaution de se faire discrète, Lucrétia grimaça véritablement.
«Je trouve cela très peu probant de votre part que de tenter de me soumettre à la menace d’un canon de pistolet, eût-il eu un petit incident. Vous possédez cette arme, je gage que vous savez vous en servir tout aussi bien que l’entretenir, n’est-il point ?
Que cherchez-vous, véritablement, ainsi ? Je souhaite tout simplement discuter courtoisement avec vous, et voilà comment vous me recevez. La jeune femme s’arrêta net, avant d’exhaler un long soupir. Enfin bon… »
S’emparant alors tout simplement de l’arme sous les yeux médusés de sa propriétaire. Se levant alors gracieusement, elle se contenta de contourner la table, et de s’assoir à côté de sa congénère près avoir redéposé le pistolet sur la table, canon dans leur direction à toutes les deux.
«Voyez, ce n’est guère une sensation agréable, n’est-il pas ?, demanda-t-elle en se rapprochant encore plus de la jeune femme, bien plus que ce que la bienséance imposait, de telle façon qu’il n’était plus vraiment possible de savoir vers qui le canon pointait. Une chance sur deux pour que l’une d’entre nous meurt si une balle est tirée. Déplaisant. Lucretia s’écarta alors quelque peu, avant de reprendre la parole.
Non, j’aimerais mieux que cette arme reprenne sa place, vraiment. » Et la noble écarta un pan du manteau de celle qu’elle savait être une répurgatrice. Son autre main tenant l’arme, elle alla la déposer dans l’une des poches intérieures de l’habit, tout en effleurant d’un geste langoureux une courbe de la jeune femme.
Voilà… Maintenant, c’est plus agréable, comme cela, non ..? » demanda-t-elle sur un ton à la fois matois et joueur, jouant justement sur l’ambiguïté délicate du geste ou de l’absence de l’arme pointée en leur direction. Et elle éclata à nouveau d’un charmant petit rire cristallin.
«Bien. A mon tour, alors. Il est possible que vous soyez cependant bien plus perspicace que je ne le fus. Concernant le premier homme que vous aviez cité, m’est avis que c’est un elfe, effectivement. Il suffit de jeter un coup d’œil et à ses oreilles, et à ses nobles traits pour s’en assurer. Je ne sais si vous avez raison alors que vous m’assurez qu’il est seulement à moitié elfe, en revanche. Mais il est vrai qu’il semble manquer de cette assurance que possèdent tous ceux de sa race. Et j’ai également reconnu, alors qu’il se battait, cette démarche qu’adoptent tous ceux sachant manier l’épée. Souple et féline, prêt à esquiver le moindre accroc.
Le deuxième est effectivement originaire des contrées du sud. Rustre, grossier, fonçant dans le tas sans réfléchir alors qu’il ne connait pas même nos coutumes, il a assurément le tempérament chaud des habitants de l’Arabie. J’imagine qu’il sait également se battre un tant soit peu, et qu’il a participé à de nombreux pugilat dans une taverne ou dans une autre.
Celle avec qui il danse est indubitablement une elfe, elle aussi, pour les mêmes raisons physionomiques que le premier cité. A cela près qu’elle semble complètement perdu dans cet univers qu’elle ne connait pas, mais elle tente de réfléchir et d’analyser le tout avant d’agir. Pas d’Ulthuan, je vous le concède volontiers.
Le sieur Armando Florés est estalien, n’importe qui serait capable de le deviner, ne serait qu’en l’écoutant parler ou en étudiant deux secondes son appellation. Vous aviez presque juste ; pour avoir été en sa compagnie, il est bel et bien maître d’arme, à ceci près qu’il préfère user de deux armes plutôt que d’une seule. Fin bretteur de son état.
L’orque… Est un orque, je ne m’étendrai pas là-dessus. Je ferai pour sûr un meilleur usage de ma salive en parlant d’une carafe plutôt que de parler de cet animal totalement débile et propre à mettre le feu à un bâtiment simplement parce que « lait flams, sait rouj et ses bô », cracha-t-elle soudainement avec toute la morgue dont elle était capable. Et je ne sais pas même pourquoi il est accepté dans cet établissement de fous.
Je dois avouer que je n’en sais pas plus au sujet de l’homme occupé avec l’arabéenne. Pas un combattant, pour sûr. Il fait très jeune, assez innocent, manque complétement d’assurance, et l’on pourrait le considéré comme quelque peu gros. Mais il n’est pas noble, cela, je vous le garantie. Un simple fermier, peut-être.
Quant à sa compagne, eu égard à la couleur de sa peau, elle est du même pays que le rustre. Fine, élancée, elle me fait penser à ces sauvageonnes livrées à elles-mêmes dans les rues des grandes cités. Des voleuses qui n’ont plus que cela pour survivre, qui se fichent totalement des lois et qui les enfreignent avec plaisir, en plus de n’avoir aucun respect pour les gens. Il suffisait de l’entendre jurer comme un charretier au dernier combat pour s’en assurer. Comme si son accent n’était pas assez désagréable.
Moi. Lucretia eut un sourire en coin. Je suis noble, bien entendu. Je n’appartiens pas à cette piétaille qui se battrait à mort pour le moindre morceau de pain que l’on jette nonchalamment par-dessus son épaule en direction de nos mâtins qui n’attendent que cela. Je sais me défendre ; j’ai toujours sur moi de quoi égorger le crétin qui tenterait de me toucher sans ma permission, si cela me déplaît. Mais, vous vous trompez là-dessus, ces gardes que vous voyez sont bien les miens. L’on n’est jamais trop prudente, lorsque je voyage, je serais bien en peine de me défendre seule face à dix bandits en pleine forêt. Je n’ai pas peur de vous, non. Vous êtes… Intéressante… Je ne suis pas magicienne ? Vous vous trompez. A nouveau, elle esquissa un petit rire.
Allons, regardez la vérité en face. Je suis belle, je peux charmer les hommes expressément –remarquez qu’il ne suffit pas de grand-chose, concéda-t-elle en désignant son corsage qui révélait bien plus que la naissance de ses seins. Et je peux aussi les battre à l’épée. Je suis noble. Et pire encore, je suis une femme. Sorcellerie que tout cela ! Rien n’est compatible. C’est évidant, voyons. J’ai couché avec Slaanesh pour avoir ce corps, et je fus payée par des khorneux pour leur faire quelques petites gâteries à faire pâlir une pute en l’échange d’un savoir-faire martial. C’est connu. Et l’entraînement que j’ai reçu de la part d’un maître d’arme, anciennement Joueur d’Epée ? Mensongeries, bien entendu.»
La jeune femme arborait le sérieux le plus parfait en regardant sa vis-à-vis, rivant son regard smaragdin dans le sien. Puis, elle n’en put plus, et des larmes de rire inondèrent ses joues, mettant le dos de sa main devant ses lèvres pour tenter de masquer cette hilarité qui la gagnait.
«Hum.. Veuillez m’excuser, vraiment… Une sorcière… Cela, c’est surtout ce que l’autre voudrait faire croire à tout le monde, et pourtant, je gage que je ne lui ai rien fait, à celui-là. Oui, c’est celui qui a tenté de couvrir sa compagne à l’étage, que vous dites. Je ne sais pas s’il est sorcier, mais il est fou. Enfin, peut-être que l’un ne va pas sans l’autre, me diriez-vous. Il tentait de se cacher aux yeux de tout le monde avant que vous n’arrivâtes, sous une grande capuche et en restant dans un coin sombre de la taverne, à nous épier en catimini dans je ne sais quel obscur but. Par la suite, il a interrompu la discussion que j’entretenais avec le Señor Armando Florès que pour me sortir un tissu d’absurdités plus énormes les unes que les autres, et mon partenaire de danse et moi en avions jugé qu’il était très certainement atteint de folie. Il n’y a qu’à observer la façon dont il se comporte pour en être certain, de toute façon.
Quant à sa collègue, oui, il est fort possible qu’elle soit une sorcière, ou du moins tout à fait folle à son tour si ces deux-là sont ensembles et se connaissent bien. Et même dans le cas échéant, qu’ils se furent rencontrés céans-même pour la première fois et eussent tout de suite partagé un point commun ou une bonne entente, je me méfierais bien de l’un tout comme de l’autre. L’on ne sait jamais, avec ces gens-là.
Et puis il y a vous, oui. » La noble la contemplait pleinement, ouvertement, sans discrétion aucune ni cillement de paupières. Elle ne laissa rien paraître si ce n’était un petit sourire en coin, et deux yeux verts émeraude pailletés d’or dans lesquels pétillait allégrement une petite lueur d’amusement.
« Ce long manteau noir si spécifique n’est pas sans laisser penser à certains types d’individus… L’on en voit pas souvent, des comme cela. Et il en va de même pour le ce fameux pistolet, qui, bien que n’étant pas des plus fiables, semblerait-il, coûte déjà une somme rondelette. Cette façon d’enquêter sur les gens, de les observer dans l’ombre et de vouloir mener la chasse à la sorcière… La jeune femme se rapprocha à nouveau, fit glisser ses doigts dans la chevelure de sa compagne, écartant doucement quelques cheveux avant de lui souffler dans le creux de l’oreille, intimement : Une répurgatrice.
Allons, ne tentez pas même de me prendre pour ce que je ne suis pas en réfutant mes dires, continua-t-elle en se reculant, amusée. Je sais pertinemment ce que vous êtes.
Alors laissez-moi vous dresser le bilan de qui se trouve dans l’auberge. Nous avons deux arabéens, des étrangers de l’Empire, vénérant je ne sais quelle puissance obscure, et ne voulant pas même le savoir. Encore qu’il n’est pas difficile de deviner. Je ne fais pas confiance aux étrangers, il est connu qu’ils vénèrent tous les dieux sombres, vous diraient certains paysans. Peut-être n’ont-ils pas tort après tout. Des dieux sombres dont la noirceur leur aurait foncé la peau…
L’un attaquerait n’importe quelle sorcière qu’il rencontrerait, ayant peur de la magie ; l’autre défendrait probablement n’importe qui se faisant injustement agresser à ses yeux.
Un estalien, vénérant très probablement Myrmidia. Vous qui, étant donné votre fonction, être sûrement très proche de Sigmar, vous n’êtes pas sans savoir que, si Myrmidia n’est pas réellement reconnue au nord de l’Empire, elle connaît une énorme expansion au sud, et certains murmureraient même qu’elle serait en passe de prendre l’ascendant sur Sigmar. Et si ce dernier inculque la défense de l’Empire et la force, la déesse, concernant l’art du combat, préfère la ruse et la fourberie afin de gagner, quelques soient les moyens utilisées. Pourquoi cela ne s’étendrait-il pas au-delà de l’art martial ? Les étrangers, comme pour les deux autres…
Deux elfes. Je connais moi aussi ces légendes et ces récits de paysans disparus aux abords de ces forêts. Des sacrifices humains, de petites filles enlevées de leur famille pour être offertes en pâtures à ces esprits maléfiques qui hantent les ténèbres de leur bois…
Deux fous, dont une possible sorcière. Inutile que je vous fasse un dessin là-dessus.
Un orque. Même schéma.
Et moi, eh bien… Ah oui, je suis une sorcière, il est vrai.
Vous êtes certainement en droit d’arrêter quiconque, ou presque, se trouvant dans la taverne, pour toutes ces raisons-là, par exemple. Et je gage que, en creusant un peu, vous serez à même d’aller encore plus loin. Et vous avez déjà commencé pour la sorcière. Mais… Voyez-vous, le combat s’est arrêté. La taverne est redevenue calme, à nouveau, et tout cette paix est relative, infime, ne tenant qu’à un fil, aux vues de toutes les races, les croyances et les folies qui se trouvent en ce même endroit donné. Que vous menacez à nouveau la sorcière, seule, et les choses échapperont très probablement à votre contrôle. Car au-delà de ce que je vous ai présenté, nous avons aussi deux arabéens au sens de la justice divergeant, comme je vous l’ai dit, dont l’une est amie avec deux autres personnes, dont l’un des deux elfes, justement. Voyez, tout cela n’est qu’un sacré salmigondis, et la moindre incartade provoquerait certainement une réaction en chaîne que vous ne pourriez contrôler seule. Probablement ne resterait-il qu’une ou deux personnes encore en vie après tout cela, et les probabilités pour que telle personne reste vivante et pas une autre sont extrêmement faibles.
Lucretia baissa la voix, se rapprochant une énième fois.
Alors attendez. Je vous supporte bien évidemment dans votre noble tâche, c’est tout à fait honorable de votre part que de risquer votre vie pour sauver l’Empire de toutes ses impuretés, et en cela je vous admire également. Mais mettez toutes les chances de votre côté. Si cela n’est pas déjà fait, envoyez un message à l’inquisition, ou aux membres de votre groupe le plus proche, et n’agissez que quand vous serez certaines de pouvoir maîtriser ces serviteurs du chaos. Mais pas avant… Qu’il vous arrive malheur, et ce serait un véritable… gâchis. »
Les yeux de la jeune femme pétillèrent à nouveau.
Bienvenue à la Taverne !
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- Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Bienvenue à la Taverne !
- Elena von Rechnaud
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Alors qu'Elena exposait point par point les observations qu'elle avait pu faire sur les différents occupants de la pièce, son pistolet reprenait forme, pièce par pièce, jusqu'à retrouver son statut apparent d'arme mortelle, même si il manquait dans son mécanisme la petite pièce qui entrainait cette fâcheuse mais potentiellement salvatrice explosion lors de la mise à feu. Oh, ce n'était pas le genre d'explosion qui aurait pu arracher une main, mais le genre à être une diversion suffisante pour avoir le temps de sortir le véritable pour mettre fin à quelque vie hérétique.
Un gadget, rien de plus, et pourtant, la jeune noble semblait mal à l'aise en le regardant, le prenant comme une menace qui serait dirigée contre elle, ce qui surprit Elena. Allons, elle craignait vraiment qu'elle ne l'abatte comme cela, sans raisons, au beau milieu d'un bouge quelconque ? Les répurgateurs pouvaient être tatillons, certes, mais à ce point, c'était grotesque, ce n'était pas le genre de lieu dans lequel une dame du rang de son interlocutrice devait mourir. Même si d'un autre côté, elle ne devrait même pas s'y trouver...
Pourtant, sa surprise n'était rien en comparaison de celle qui fut la sienne quand à peine remonté, le pistolet disparu de ses mains pour se retrouver dans celles de Lucretia et que celle-ci fit le tour de la table pour venir se coller à elle.
Définitivement, il y avait quelque chose qui ne collait pas avec cette femme, elle était trop belle pour être réelle, trop gracieuse... Quand la noble écarta un pan de son manteau pour y ranger le pistolet, sa main effleura ses courbes et cela fit frissonner la jeune répurgatrice.
Ce genre de sensations à l'égard d'une autre femme n'est que perversion et hérésie et les pensées que ce geste amenèrent effrayèrent Elena bien plus que tous les gredins et assassins d'Altdorf, car c'était son âme et non son corps qui était menacée.
Perturbée, l'ancienne noble ne put formuler le moindre mot pour mettre fin aux illusions paranoïaques de son interlocutrice. Elle était sous le choc, non de ces "caresses" qui n'étaient sans le doute que le fruit de son imagination, peut-être une forme de paranoïa personnelle liée à ce qui lui était arrivée avant de s'engager sur la voie des répurgateurs, mais de ce qu'elles avaient fait, un bref instant, naitre en elle.
Cette femme n'était pas normale.
Alors que Lucretia se mit à exposer son propre point de vue sur les occupants de la taverne, Elena ferma les yeux pour tenter d'atténuer les battements de son cœur et récita une prière à Sigmar en attendant de pouvoir se rendre dans un temple confesser ce péché.
(Sigmar tout puissant, qui est aux cieux, que Ton nom soit sanctifié, pose Ton regard sur ton humble servitrice menacée par le péché. Accorde moi Ta force et Ta lumière, guide mon chemin jusqu'au salut afin que je puisse Te servir en nettoyant en Ton nom Ton glorieux domaine.
Je t'en prie Seigneur, affermi ma volonté, ceins mon cœur et mon âme d'un bouclier de pureté et de vertu, assiste moi dans les combats de ce jour et des jours prochains.
Donne moi l'intuition de distinguer le bien du mal, la force de le défendre et le courage de le faire en toutes circonstances.
Amen)
Quand elle rouvrit les yeux, Elena se sentit mieux, rassérénée, bien que toujours légèrement perturbée. Lucretia, elle, en était arrivée à elle-même et se mit à plaisanter sur la sorcellerie dont elle était capable à l'aide de ses charmes, sans doute, se moqua t'elle, issue de quelque puisse démoniaque.
Le regard de la répurgatrice, déjà méfiant, se fit plus dur.
"Ne plaisantez pas avec la sorcellerie fraulein. C'est un mal qui ne mérite que mépris et hostilité, et nombreux sont ceux qui ont finis sur un bûcher pour n'avoir qu'évoqué la possibilité qu'ils puissent en être des adeptes.
Votre beauté est réelle, c'est indéniable, mais ne me donnez pas l'occasion de penser que quelque chose d'autre pourrait être à l'origine de cet... effet que vous provoquez chez les autres."
Elena n'essaya même pas de cacher sa fonction, car la jeune noble semblait être beaucoup de chose, mais elle n'était certainement pas idiote. Les manteau de cuir comme celui que portait Elena n'étaient pas bien courants, et ceux qui en possédaient sans être des répurgateurs ne les portaient qu'occasionnellement de peur qu'on ne croit qu'ils en soient.
Les répurgateurs n'étaient pas à proprement des personnes appréciées et étaient souvent la cible de mauvaises intentions.
Cependant, Lucretia, loin de s'en émouvoir, semblait s'être mis en tête de l'aider dans sa tâche en dressant un portrait bien sombre des occupants de la taverne, comme si elle voulait tous les voir être arrêtés. Cela fit légèrement sourire Elena.
"Par Sigmar, mieux vaut vous compter parmi ses amis que parmi ses ennemis ma dame, car vous semblez partie pour faire brûler tous les occupants de l'auberge.
Navrée de vous décevoir, mais je ne suis pas aussi fanatique que certains de mes collègues, peut-être le manque d'expérience, peut-être un manque de formation, sûrement une tare.
Le fait est que les elfes et les étrangers n'ont rien fait pour attirer ma suspicion, que votre "fou", bien qu'il soit probablement sorcier, me semble effectivement trop fou pour poser une quelconque menace. L'orque ne concerne pas les répurgateurs, bien que je l'aurais volontiers éliminé, j'ai mieux à faire à présent et les gredins ne m'intéressent pas.
Quand à vous... Je ne sais trop que penser, et cela m'inquiète je ne vous le cache pas. Mais ne vous en faites donc pas, l'inquisition a été prévenue et doit être en route, je ne m'attaquerais à personne avec un pistolet truqué. Pas sans bluffer en tout cas."
Si elle savait... Mais elle ne savait pas, aussi se contenta t'elle de prendre un peu de distances avec sa compagne avant de poursuivre.
"Au fait, nous ne nous sommes pas présentés il me semble. Je m'appelle Elena v... Herwitz. Elena Herwitz. A qui ai-je l'honneur ?"
La jeune répurgatrice tenta bien de soutenir le regard railleur et... quelque chose d'autre de la noble, mais elle n'y parvint à qu'à grand peine et du finir par se contenta de regarder la salle.
Cette femme n'était pas normale...
Un gadget, rien de plus, et pourtant, la jeune noble semblait mal à l'aise en le regardant, le prenant comme une menace qui serait dirigée contre elle, ce qui surprit Elena. Allons, elle craignait vraiment qu'elle ne l'abatte comme cela, sans raisons, au beau milieu d'un bouge quelconque ? Les répurgateurs pouvaient être tatillons, certes, mais à ce point, c'était grotesque, ce n'était pas le genre de lieu dans lequel une dame du rang de son interlocutrice devait mourir. Même si d'un autre côté, elle ne devrait même pas s'y trouver...
Pourtant, sa surprise n'était rien en comparaison de celle qui fut la sienne quand à peine remonté, le pistolet disparu de ses mains pour se retrouver dans celles de Lucretia et que celle-ci fit le tour de la table pour venir se coller à elle.
Définitivement, il y avait quelque chose qui ne collait pas avec cette femme, elle était trop belle pour être réelle, trop gracieuse... Quand la noble écarta un pan de son manteau pour y ranger le pistolet, sa main effleura ses courbes et cela fit frissonner la jeune répurgatrice.
Ce genre de sensations à l'égard d'une autre femme n'est que perversion et hérésie et les pensées que ce geste amenèrent effrayèrent Elena bien plus que tous les gredins et assassins d'Altdorf, car c'était son âme et non son corps qui était menacée.
Perturbée, l'ancienne noble ne put formuler le moindre mot pour mettre fin aux illusions paranoïaques de son interlocutrice. Elle était sous le choc, non de ces "caresses" qui n'étaient sans le doute que le fruit de son imagination, peut-être une forme de paranoïa personnelle liée à ce qui lui était arrivée avant de s'engager sur la voie des répurgateurs, mais de ce qu'elles avaient fait, un bref instant, naitre en elle.
Cette femme n'était pas normale.
Alors que Lucretia se mit à exposer son propre point de vue sur les occupants de la taverne, Elena ferma les yeux pour tenter d'atténuer les battements de son cœur et récita une prière à Sigmar en attendant de pouvoir se rendre dans un temple confesser ce péché.
(Sigmar tout puissant, qui est aux cieux, que Ton nom soit sanctifié, pose Ton regard sur ton humble servitrice menacée par le péché. Accorde moi Ta force et Ta lumière, guide mon chemin jusqu'au salut afin que je puisse Te servir en nettoyant en Ton nom Ton glorieux domaine.
Je t'en prie Seigneur, affermi ma volonté, ceins mon cœur et mon âme d'un bouclier de pureté et de vertu, assiste moi dans les combats de ce jour et des jours prochains.
Donne moi l'intuition de distinguer le bien du mal, la force de le défendre et le courage de le faire en toutes circonstances.
Amen)
Quand elle rouvrit les yeux, Elena se sentit mieux, rassérénée, bien que toujours légèrement perturbée. Lucretia, elle, en était arrivée à elle-même et se mit à plaisanter sur la sorcellerie dont elle était capable à l'aide de ses charmes, sans doute, se moqua t'elle, issue de quelque puisse démoniaque.
Le regard de la répurgatrice, déjà méfiant, se fit plus dur.
"Ne plaisantez pas avec la sorcellerie fraulein. C'est un mal qui ne mérite que mépris et hostilité, et nombreux sont ceux qui ont finis sur un bûcher pour n'avoir qu'évoqué la possibilité qu'ils puissent en être des adeptes.
Votre beauté est réelle, c'est indéniable, mais ne me donnez pas l'occasion de penser que quelque chose d'autre pourrait être à l'origine de cet... effet que vous provoquez chez les autres."
Elena n'essaya même pas de cacher sa fonction, car la jeune noble semblait être beaucoup de chose, mais elle n'était certainement pas idiote. Les manteau de cuir comme celui que portait Elena n'étaient pas bien courants, et ceux qui en possédaient sans être des répurgateurs ne les portaient qu'occasionnellement de peur qu'on ne croit qu'ils en soient.
Les répurgateurs n'étaient pas à proprement des personnes appréciées et étaient souvent la cible de mauvaises intentions.
Cependant, Lucretia, loin de s'en émouvoir, semblait s'être mis en tête de l'aider dans sa tâche en dressant un portrait bien sombre des occupants de la taverne, comme si elle voulait tous les voir être arrêtés. Cela fit légèrement sourire Elena.
"Par Sigmar, mieux vaut vous compter parmi ses amis que parmi ses ennemis ma dame, car vous semblez partie pour faire brûler tous les occupants de l'auberge.
Navrée de vous décevoir, mais je ne suis pas aussi fanatique que certains de mes collègues, peut-être le manque d'expérience, peut-être un manque de formation, sûrement une tare.
Le fait est que les elfes et les étrangers n'ont rien fait pour attirer ma suspicion, que votre "fou", bien qu'il soit probablement sorcier, me semble effectivement trop fou pour poser une quelconque menace. L'orque ne concerne pas les répurgateurs, bien que je l'aurais volontiers éliminé, j'ai mieux à faire à présent et les gredins ne m'intéressent pas.
Quand à vous... Je ne sais trop que penser, et cela m'inquiète je ne vous le cache pas. Mais ne vous en faites donc pas, l'inquisition a été prévenue et doit être en route, je ne m'attaquerais à personne avec un pistolet truqué. Pas sans bluffer en tout cas."
Si elle savait... Mais elle ne savait pas, aussi se contenta t'elle de prendre un peu de distances avec sa compagne avant de poursuivre.
"Au fait, nous ne nous sommes pas présentés il me semble. Je m'appelle Elena v... Herwitz. Elena Herwitz. A qui ai-je l'honneur ?"
La jeune répurgatrice tenta bien de soutenir le regard railleur et... quelque chose d'autre de la noble, mais elle n'y parvint à qu'à grand peine et du finir par se contenta de regarder la salle.
Cette femme n'était pas normale...
Elena von Rechnaud, Répurgatrice
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- Ratmog
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Ratmog en avait marre. Le jeu ne l'amusait plus.
Le semi-elfe faisait un piètre combattant, fallait-il dire... Il avait souvent mal, il utilisait souvent des chaises et il demandait de l'aide à ses p'tits potes. Tout cela l'ennuyait plus qu'une discussion avec un shaman... Aussi, dans sa recherche perpétuelle de quelque chose à faire, il entendit son ventre gargouiller.
Il avait faim. Et soif, aussi, mais ça, on ne peut l'entendre avec un gargouillis. Faim et soif... Cela lui rappelait le "serment" de l'Arabéen! Il lui avait promis de la bière et de la viande! Oh ça, il ne l'oulierait pas de sitôt!
D'un pas ferme, il se dirigea vers Raël, prêt à lui réclamer son dû. Aussi sûr qu'il s'appelait Croc-Puant, il ne lâcherait pas l'affaire! Trop simple, sinon...
Se frayant un chemin dans la foule du bal, il entendit quelques indignations quant à un Orque Noir traversant la piste avec une armure noir puant le suif. Arrivé à la hauteur du couple formé par Ilieth et le Scythien, le colosse put juste entendre son assurance nourriture parler d'une boisson. Prenant une grande inspiration, il lâcha d'une traite:
"Toi oublié mon mangé et mon glouglou?! Ta intéré à fér mangé moi!"
Avec une grimace aussi menaçante que possible, il employa toutes les stratégies corporelles pour intimider son interlocuteur. Muscles bandés, crocs à l'air, sourcils froncés...
Le semi-elfe faisait un piètre combattant, fallait-il dire... Il avait souvent mal, il utilisait souvent des chaises et il demandait de l'aide à ses p'tits potes. Tout cela l'ennuyait plus qu'une discussion avec un shaman... Aussi, dans sa recherche perpétuelle de quelque chose à faire, il entendit son ventre gargouiller.
Il avait faim. Et soif, aussi, mais ça, on ne peut l'entendre avec un gargouillis. Faim et soif... Cela lui rappelait le "serment" de l'Arabéen! Il lui avait promis de la bière et de la viande! Oh ça, il ne l'oulierait pas de sitôt!
D'un pas ferme, il se dirigea vers Raël, prêt à lui réclamer son dû. Aussi sûr qu'il s'appelait Croc-Puant, il ne lâcherait pas l'affaire! Trop simple, sinon...
Se frayant un chemin dans la foule du bal, il entendit quelques indignations quant à un Orque Noir traversant la piste avec une armure noir puant le suif. Arrivé à la hauteur du couple formé par Ilieth et le Scythien, le colosse put juste entendre son assurance nourriture parler d'une boisson. Prenant une grande inspiration, il lâcha d'une traite:
"Toi oublié mon mangé et mon glouglou?! Ta intéré à fér mangé moi!"
Avec une grimace aussi menaçante que possible, il employa toutes les stratégies corporelles pour intimider son interlocuteur. Muscles bandés, crocs à l'air, sourcils froncés...
"If I waz not an Ork, wat cain I bi?".
Sens la sueur froide couler de ton dos: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... croc-puant
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- Amerkan
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Ayla accepta avec un ton peu enjoué l'invitation d'Amerkan. Pendant qu'il tournait sur eux-mêmes dans un flot de danseurs, elle lui souffla à l'oreille:
-Je pense que le mage n'a pas besoin d’être prévenu, il est certainement au courant pour la présence de l'inquisition, du moins si il à un minimum d’instinct de survie...par contre pour la fille, c'est un peu moins sur, mieux vaudrait qu'elle soit prévenue avant de descendre, afin de faire profil bas.
Mais Amerkan n'entendait pas les paroles. Il était l'un contre l'autre, Amerkan pouvait sentir la chaleur qui émanait de la poitrine de sa cavalière. En tournant sa main s'égara, mais il fut avisé de ne pas la descendre plus bas. La dépassant dune tête, il plongeait dans les grands yeux foncés de l'arabéenne. Amerkan pouvait y voir sa force et son envie de vivre. Amerkan se mordait les lèvres pour se punir de ses sentiments. Plus ils tournaient, plus les cheveux d'Ayla se déployait comme une aura de beauté. Amerkan était envoûté, ses muscles s'engourdissait au point qu'il ne pouvait plus que faire les mêmes pas de danse. Soudain le regard de assassine changea. Se fermant au lien qui l'unissait avec son cavalier, elle lui rappela qu'ils était là pour informer la magicienne restée à l'étage et détourner l'attention de l'inquisitrice présumée.
Amerkan jeta un regard panoramique afin de percevoir la situation. Koravar n'avait pas écouté Amerkan, et s'était assis à côté de la jeune femme et la noble s'était elle aussi attablée là-bas. De l'autre côté, l'elfette et le répurgateur en herbe dansait tranquillement. Amerkan rapprocha sa bouche de l'oreille d'Ayla et lui murmura:
- Vas prévenir la magicienne à l'étage, je vais tâcher d'éloigner la "fille de Sigmar".
Aussitôt il quitta Ayla et rejoignit l'inquisitrice. Se faufilant entre les danseurs, il put croiser l'orque de la bagarre qui semblait vouloir chercher des noises à l'arabéen. Arrivé au niveau de la table, il s'adressa immédiatement à la trouble-fête:
-Excusez-moi mademoiselle, il me semble que tout à l'heure votre arme s'est endommagée. Je suis moi-même ingénieur et avec votre permission je pourrais peut-être réparer cet objet de belle manufacture. D'ailleurs je possède aussi une arme à feu, souhaiteriez-vous vous entraîner avec moi dans un quelconque concours dehors?
-Je pense que le mage n'a pas besoin d’être prévenu, il est certainement au courant pour la présence de l'inquisition, du moins si il à un minimum d’instinct de survie...par contre pour la fille, c'est un peu moins sur, mieux vaudrait qu'elle soit prévenue avant de descendre, afin de faire profil bas.
Mais Amerkan n'entendait pas les paroles. Il était l'un contre l'autre, Amerkan pouvait sentir la chaleur qui émanait de la poitrine de sa cavalière. En tournant sa main s'égara, mais il fut avisé de ne pas la descendre plus bas. La dépassant dune tête, il plongeait dans les grands yeux foncés de l'arabéenne. Amerkan pouvait y voir sa force et son envie de vivre. Amerkan se mordait les lèvres pour se punir de ses sentiments. Plus ils tournaient, plus les cheveux d'Ayla se déployait comme une aura de beauté. Amerkan était envoûté, ses muscles s'engourdissait au point qu'il ne pouvait plus que faire les mêmes pas de danse. Soudain le regard de assassine changea. Se fermant au lien qui l'unissait avec son cavalier, elle lui rappela qu'ils était là pour informer la magicienne restée à l'étage et détourner l'attention de l'inquisitrice présumée.
Amerkan jeta un regard panoramique afin de percevoir la situation. Koravar n'avait pas écouté Amerkan, et s'était assis à côté de la jeune femme et la noble s'était elle aussi attablée là-bas. De l'autre côté, l'elfette et le répurgateur en herbe dansait tranquillement. Amerkan rapprocha sa bouche de l'oreille d'Ayla et lui murmura:
- Vas prévenir la magicienne à l'étage, je vais tâcher d'éloigner la "fille de Sigmar".
Aussitôt il quitta Ayla et rejoignit l'inquisitrice. Se faufilant entre les danseurs, il put croiser l'orque de la bagarre qui semblait vouloir chercher des noises à l'arabéen. Arrivé au niveau de la table, il s'adressa immédiatement à la trouble-fête:
-Excusez-moi mademoiselle, il me semble que tout à l'heure votre arme s'est endommagée. Je suis moi-même ingénieur et avec votre permission je pourrais peut-être réparer cet objet de belle manufacture. D'ailleurs je possède aussi une arme à feu, souhaiteriez-vous vous entraîner avec moi dans un quelconque concours dehors?
- Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Bienvenue à la Taverne !
- La répurgatrice prenait cela bien trop au sérieux, semblait-il, étant donné le ton sur lequel elle lui avait répondu. Il n’était pourtant question que d’une simple ironie sur le fait que l’on eût tenté de la convertir en sorcière, argumentant l’accusation sur des propos aussi faux que dérisoires. Il faudrait qu’elle le lui fasse remarquer, la noble ne souhaitant certainement pas qu’il lui arrive malheur à cause des dires d’un illuminé. Ou était-ce sa fragilité morale apparente qui rendait confuse sa vis-à-vis ? Elle qui avait étonnement fermé les yeux alors qu’elle était en train de lui donner son point de vue sur différentes personnes, comme convenu. Se sentait-elle mal, était-elle malade, fatiguée ? Voilà qui alarma la baronne, dont le regard inquiet qu’elle lui lança émoussa fortement le tranchant qu’elle eût voulu à sa remarque.
« Eh bien, allez donc condamner l’autre fou, et non pas moi. Il est le seul et unique auteur de toutes ces fabulations. Ne vous fourvoyez pas. »
Elle ne réfuta pas en revanche les affirmations qu’elle porta quant au fait qu’elle était une répurgatrice, ce qu’elle apprécia. Ou, tout du moins, qu’elle faisait comme si elle l’était réellement. Combien de personnes se faisaient-elles passer pour tel alors qu’elles n’étaient que de simples brigands de grands chemins, souhaitant aspirer à la paix et à l’autorité que pouvaient obtenir ces personnages dans les villages ? Ces représentants de quelque dieu que ce fut étaient craints, redoutés et respectés, et jamais ne leur cherchait-on problème. Et lorsqu’ils se présentaient dans un hameau, ils étaient, pour la plupart, traités comme des rois, de peur qu’un refus à leur caprice ne trahît la souillure du Chaos. Temples, bibliothèques, prisons, auberges, toutes les portes leur étaient ouvertes, mais cela n’affirmait pas pour autant qu’ils étaient immortels et au-delà de tout pouvoir humain. Ils restaient comme tout le monde, vulnérables, et il était facile de pouvoir les éliminer discrètement si tant est que l’on était plus nombreux qu’eux. Revêtir alors leurs habits et se faire passer pour eux devenaient alors un jeu d’enfant. Quid de cette jeune femme ? Oh, rien de plus facile à vérifier par la suite.
La noble écouta la suite des paroles de la répurgatrice. Elle n’était pas d’accord avec tout ce qu’elle avait à affirmer. Un fou qui ne l’était que trop était, justement, une source potentiellement dangereuse, et un orque était tout à fait dans son domaine d’intervention. Enfin, si ce n’était cela, elle acquiesça de la tête.
« Shallya m’en soit témoin, une répurgatrice un tant soit peu sensible ? Voilà qui a le mérite d’être rare et précieux. Vous avez raison, c’est une bonne chose que de ne pas se laisser porter par le pouvoir que l’on possède, et de conserver son humanité en ne brûlant pas à tort et à travers de pauvres innocents qui n’ont rien demandé à personne. »
Et une bonne chose, également, qu’elle fût sûre, désormais, que l’inquisition ne viendrait pas mettre sens dessus-dessous la taverne. Il était certain que sa congénère ne s’y risquerait pas toute seule, à présent, et il était probable, également, que les autres locataires de l’auberge se calmassent, pour un temps, du moins. Ainsi, Lucretia avait obtenu ce qu’elle souhaitait. Avoir la paix, que personne ne vînt la déranger à nouveau, que son ouïe pût se reposer quelque peu, à présent épargnée de tous ces cris et bruits brutaux qu’elle avait entendus lors de ce pugilat. Le calme, la possibiliter de vaquer à ses propres occupations. Et pourtant !
«…
- Excusez-moi mademoiselle, il me semble que… »
Vraiment ? S’il parlait d’arme à feu, il était certain que les yeux de Lucretia s’étaient soudainement transformés en deux fusils du Hochland, prêts à cribler de balles l’importun qui venait la déranger. Grinçant des dents, les pommettes saillantes sous le coup de la mâchoire qui se crispa, elle considéra l’intrus, avant de s’emparer à nouveau de l’arme de la répurgatrice en replongeant la main sous son manteau, quoi qu’elle pût en dire, le braquant à bout de bras sur le visage de ce dernier.
«Mais tout à fait, tout à fait, quelle charmante idée que voilà ! Je t’excuse sans souci, quand bien même ne fut-ce pas à moi que, sans gêne, tu t’adressas. Mais tu n’as pas encore défini, me semble-t-il, la cible sur laquelle s’effectuera ton concours. Que dirais-tu de ton vissage grassouillet ? Il devrait être à même d’arrêter les balles sans problème. Et, oh, ne tâche pas de faire l’intéressant avec moi sur la capacité de tir de cette arme, je gage que tu serais curieux d’apprendre de quelle autre façon l’on peut s’en servir, termina-t-elle avec un très –trop- grand sourire, louchant sur la crosse de bois.
Lorsqu’il eût comprit le message, Lucretia se désintéressa totalement de lui, reconcentrant toute son attention sur la prénommée Elena. Elle sourit lorsque la langue de la jeune femme dérapa. En dépit de sa maigre tentative pour se rattraper, le mal était fait. Il n’y avait pas beaucoup d’autres solutions possible que le « v » à moitié proféré ne fût pas la particule de la noblesse. A vrai dire, elle le savait déjà, ayant lu la signature apposée sur la lettre volée, mais l’avoir entendu dire permettait d’engager la conversation sur ce sujet apparemment délicat en tout légitimité.
«Baronne Lucretia von Shwitzerhaüm, enchantée de cette sémillante rencontre. » Et elle tendit la main afin d’officialiser la présentation. Lorsqu’Elena vint la serrer en retour, Lucretia ne la lâcha pas, venant faire glisser un index léger sur l’avant-bras de la jeune femme. C’était bien ce qu’il lui semblait.
«Tout à l’heure, vous fermiez les yeux, vous concentrant à je ne sais quoi. Maintenant, vous avez la chair de poule et n’arrêtez pas de frissonner. Quelque chose ne va pas ? N’allez-vous pas bien, avez-vous trop chaud, trop froid, êtes-vous fatiguée, voulez-vous vous allonger, dormir, boire ou manger quelque chose ? Allons, inutile de faire la sotte à vouloir faire la forte alors que vous allez mal. Je sais reconnaître ces symptômes et ne suis pas une gamine que l’on abuse effrontément », lui fit remarquer la noble, inquiète, posant la main sur le front de la répurgatrice.
- Elena von Rechnaud
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Quand la jeune noble s'étonna de trouver une répurgatrice "humaine" et non pas une de ces folles capables de brûler des familles entières qui avaient osées lui offrir un mauvais repas, Elena haussa les épaules.
"L'humanité est capable de tout, du pire comme du meilleur, je ne crois pas qu'il y ait plus d'ordures chez les répurgateurs ou dans l'inquisition que chez les nobles. Au moins, chez nous, ceux qui n'agissent pas selon une foi sincères et ne tuent pas pour de bonnes raisons se donnent un minimum de mal pour déguiser leurs actes, et un bûcher, même dressé pour un innocent, reste un rappel à l'ordre pour les coupables. C'est une pratique que j'ai en horreur, mais qui a su hélas démontrer son efficacité.
Les coups de poignard dans l'ombre ou les poisons qu'affectionnent les nobles, eux, n'ont d'autre utilité que la disparition obscure d'une seule personne, et leurs petites guerres tuent bien plus d'innocents et bien moins de coupables que nous.
Mais bon, j'imagine qu'il vaut mieux présenter comme barbares une bande de "fanatiques" solitaires que de puissants comtes...
Tout n'est toujours qu'une question de position."
C'est alors que les deux femmes furent interrompues par l'homme qu'Elena n'avait pas eut le temps ou l'occasion d'essayer de cerner, celui-ci se présentant comme un ingénieur et lui proposant de réparer son arme et de faire un concours de tir.
Un adepte de la nouvelle science proposant à une répurgatrice de lui reconstruire son arme et de lui permettre de tirer ? En voila un bien courageux, ou totalement insensé, l'un allant souvent de pair avec le second...
Mais avant qu'Elena n'eût le temps de faire ou dire quoique ce soit, son interlocutrice ôta son pistolet de la poche intérieure du manteau où elle n'avait elle-même mise pour le braquer sur le visage du gêneur et le rembarrer en beauté.
Ne pouvant réprimer un sourire amusé, Elena posa néanmoins la main sur le canon pour l'abaisser.
"Ne jouez pas avec ça, fraulein, je ne doute pas de votre capacité à vous en servir, mais d'une part cela risquerait d'attirer l'attention du gros animal velu qui m'a déjà secouée une fois comme un sac de pommes de terres, et d'autre part c'est un engin capricieux qui m'a brûlé la main malgré des gants.
Je m'en voudrais qu'il laisse une cicatrice sur une main aussi parfaite, ce serait du gâchis..."
Et quoi ? Si la noble voulait jouer à ce petit jeu, Elena pouvait suivre, ayant déjà eut à infiltrer des milieux où rodaient les pires individus qui, si la majorité n'était pas dure à berner avec un sous-entendu un peu salace ou la forme d'un sein, comprenaient néanmoins quelques hommes plus éduqués qui demandaient un peu plus pour présenter le moment de faiblesse où, nus dans une chambre, ils faisaient une proie rêvée pour une lame ou un poison.
Ces techniques étaient certes particulières voir réprouvables, mais tant que les résultats suivaient, Elena doutait qu'on lui fasse des reproches, d'autant que jamais elle n'avait été jusqu'à souiller son corps et son âme.
La jeune femme récupéra son arme en espérant que l'ingénieur aurait compris le message de Lucretia et s'occuperait ailleurs.
Quand vinrent les présentations et qu'elle buta sur le "von" de son nom, ne souhaitant pas que la jeune noble voit jusqu'où le nom des von Rechnaud avait pu tomber, cette dernière sourit et, bien qu'elle ne rebondit pas, la répurgatrice eût l'horrible sentiment qu'elle avait deviné, et qu'elle n'en avait même pas douté. Elena était-elle donc si transparente que cela ? L'idée était effrayante...
Le fait est que lorsqu'elle prit la main de Lucretia, elle ressenti de nouveau ce singulier et dérangeant frisson qui parcouru sa peau, ayant ôté ses gants par courtoisie d'une part et pour remonter les pièces délicates de son arme d'autre part.
Ce frisson n'échappa pas à l'observatrice jeune femme qui au lieu de la lâcher, fit courir un doigt sur son avant-bras, sous la manche de son manteau, déclenchant de nouveaux frissons.
Ce contact, trop proche, perturba de nouveau Elena qui aurait volontiers adressé une nouvelle prière à son dieu, mais était l'objet d'une attention trop soutenue pour pouvoir se le permettre.
La noble paru s'inquiéter de ce trouble, le mettant sur le compte de la maladie, quelque chose à laquelle la répurgatrice n'avait pas pensé. Oui, c'était sans doute cela, elle devait souffrir de quelque mal attrapé dans les quartiers mal famés d'Altdorf ou sur la route vers cette auberge, peut-être même était-ce la fatigue issue d'une des nombreuses causes invoquées par Lucretia. Fatigue, faim, soif... a la réflexion, la dernière fois où elle avait pleinement satisfait ces besoin semblait remonter horriblement loin et la tête lui tourna légèrement à cette idée.
Et Lucretia lui tenait toujours la main... Qu'Elena récupéra sans grande conviction.
"Je ne cherche pas à faire la forte, je dois l'être, un répurgateur faible est un répurgateur mort... Voir bien pire vu les milieux dans lesquels je dois évoluer...
Mais sans doute l'une des raisons que vous invoquez est la bonne, quoique ce ne puisse dire laquelle.
La faim et la soif sont des maux auxquels je me suis habituée, ils gardent les sens aiguisés et sont utiles dans mon métier. La fatigue, elle, se fait effectivement pressante, mais je n'ai guère le temps de m'accorder ce luxe, pas alors que les blasphémateurs et hérétiques nous entourent.
Quand mon maitre sera là et que tout sera terminé, sans doute m'accorderais-je un peu de temps pour me remettre de cette faiblesse passagère, mais pas avant."
A moins qu'elle ne soit malade, ce qui était une autre histoire, et là, elle n'y pouvait pas grand chose. Les maux qui rodaient dans l'Empire étaient nombreux et souvent graves et Elena frémit à l'idée qu'elle puisse en être victime, sachant que sa tâche était déjà suffisamment dangereuse pour un être en pleine possession de ses moyens.
Que ce soit cette pensée ou la conscience de sa fatigue et de son estomac vide puis un certain temps, Elena pâlit, ce qu'elle tenta de cacher en s'écartant légèrement de la noble qui en rajoutait par sa présence perturbante.
Peut-être venir ici n'avait pas été une bonne idée, après tout...
"L'humanité est capable de tout, du pire comme du meilleur, je ne crois pas qu'il y ait plus d'ordures chez les répurgateurs ou dans l'inquisition que chez les nobles. Au moins, chez nous, ceux qui n'agissent pas selon une foi sincères et ne tuent pas pour de bonnes raisons se donnent un minimum de mal pour déguiser leurs actes, et un bûcher, même dressé pour un innocent, reste un rappel à l'ordre pour les coupables. C'est une pratique que j'ai en horreur, mais qui a su hélas démontrer son efficacité.
Les coups de poignard dans l'ombre ou les poisons qu'affectionnent les nobles, eux, n'ont d'autre utilité que la disparition obscure d'une seule personne, et leurs petites guerres tuent bien plus d'innocents et bien moins de coupables que nous.
Mais bon, j'imagine qu'il vaut mieux présenter comme barbares une bande de "fanatiques" solitaires que de puissants comtes...
Tout n'est toujours qu'une question de position."
C'est alors que les deux femmes furent interrompues par l'homme qu'Elena n'avait pas eut le temps ou l'occasion d'essayer de cerner, celui-ci se présentant comme un ingénieur et lui proposant de réparer son arme et de faire un concours de tir.
Un adepte de la nouvelle science proposant à une répurgatrice de lui reconstruire son arme et de lui permettre de tirer ? En voila un bien courageux, ou totalement insensé, l'un allant souvent de pair avec le second...
Mais avant qu'Elena n'eût le temps de faire ou dire quoique ce soit, son interlocutrice ôta son pistolet de la poche intérieure du manteau où elle n'avait elle-même mise pour le braquer sur le visage du gêneur et le rembarrer en beauté.
Ne pouvant réprimer un sourire amusé, Elena posa néanmoins la main sur le canon pour l'abaisser.
"Ne jouez pas avec ça, fraulein, je ne doute pas de votre capacité à vous en servir, mais d'une part cela risquerait d'attirer l'attention du gros animal velu qui m'a déjà secouée une fois comme un sac de pommes de terres, et d'autre part c'est un engin capricieux qui m'a brûlé la main malgré des gants.
Je m'en voudrais qu'il laisse une cicatrice sur une main aussi parfaite, ce serait du gâchis..."
Et quoi ? Si la noble voulait jouer à ce petit jeu, Elena pouvait suivre, ayant déjà eut à infiltrer des milieux où rodaient les pires individus qui, si la majorité n'était pas dure à berner avec un sous-entendu un peu salace ou la forme d'un sein, comprenaient néanmoins quelques hommes plus éduqués qui demandaient un peu plus pour présenter le moment de faiblesse où, nus dans une chambre, ils faisaient une proie rêvée pour une lame ou un poison.
Ces techniques étaient certes particulières voir réprouvables, mais tant que les résultats suivaient, Elena doutait qu'on lui fasse des reproches, d'autant que jamais elle n'avait été jusqu'à souiller son corps et son âme.
La jeune femme récupéra son arme en espérant que l'ingénieur aurait compris le message de Lucretia et s'occuperait ailleurs.
Quand vinrent les présentations et qu'elle buta sur le "von" de son nom, ne souhaitant pas que la jeune noble voit jusqu'où le nom des von Rechnaud avait pu tomber, cette dernière sourit et, bien qu'elle ne rebondit pas, la répurgatrice eût l'horrible sentiment qu'elle avait deviné, et qu'elle n'en avait même pas douté. Elena était-elle donc si transparente que cela ? L'idée était effrayante...
Le fait est que lorsqu'elle prit la main de Lucretia, elle ressenti de nouveau ce singulier et dérangeant frisson qui parcouru sa peau, ayant ôté ses gants par courtoisie d'une part et pour remonter les pièces délicates de son arme d'autre part.
Ce frisson n'échappa pas à l'observatrice jeune femme qui au lieu de la lâcher, fit courir un doigt sur son avant-bras, sous la manche de son manteau, déclenchant de nouveaux frissons.
Ce contact, trop proche, perturba de nouveau Elena qui aurait volontiers adressé une nouvelle prière à son dieu, mais était l'objet d'une attention trop soutenue pour pouvoir se le permettre.
La noble paru s'inquiéter de ce trouble, le mettant sur le compte de la maladie, quelque chose à laquelle la répurgatrice n'avait pas pensé. Oui, c'était sans doute cela, elle devait souffrir de quelque mal attrapé dans les quartiers mal famés d'Altdorf ou sur la route vers cette auberge, peut-être même était-ce la fatigue issue d'une des nombreuses causes invoquées par Lucretia. Fatigue, faim, soif... a la réflexion, la dernière fois où elle avait pleinement satisfait ces besoin semblait remonter horriblement loin et la tête lui tourna légèrement à cette idée.
Et Lucretia lui tenait toujours la main... Qu'Elena récupéra sans grande conviction.
"Je ne cherche pas à faire la forte, je dois l'être, un répurgateur faible est un répurgateur mort... Voir bien pire vu les milieux dans lesquels je dois évoluer...
Mais sans doute l'une des raisons que vous invoquez est la bonne, quoique ce ne puisse dire laquelle.
La faim et la soif sont des maux auxquels je me suis habituée, ils gardent les sens aiguisés et sont utiles dans mon métier. La fatigue, elle, se fait effectivement pressante, mais je n'ai guère le temps de m'accorder ce luxe, pas alors que les blasphémateurs et hérétiques nous entourent.
Quand mon maitre sera là et que tout sera terminé, sans doute m'accorderais-je un peu de temps pour me remettre de cette faiblesse passagère, mais pas avant."
A moins qu'elle ne soit malade, ce qui était une autre histoire, et là, elle n'y pouvait pas grand chose. Les maux qui rodaient dans l'Empire étaient nombreux et souvent graves et Elena frémit à l'idée qu'elle puisse en être victime, sachant que sa tâche était déjà suffisamment dangereuse pour un être en pleine possession de ses moyens.
Que ce soit cette pensée ou la conscience de sa fatigue et de son estomac vide puis un certain temps, Elena pâlit, ce qu'elle tenta de cacher en s'écartant légèrement de la noble qui en rajoutait par sa présence perturbante.
Peut-être venir ici n'avait pas été une bonne idée, après tout...
Elena von Rechnaud, Répurgatrice
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- Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Bienvenue à la Taverne !
- Elle avait écouté, silencieuse, la délicieuse critique faite à l’encontre des nobles. Etonnant, de la part d’une personne appartenant justement à cette catégorie-là. Ne les portait-elle pas dans son cœur ? Eprouvait-elle de l’animosité envers toutes les aristocrates qu’elle rencontrait ? Elena ressentait-elle une certaine aversion pour Lucretia, noble, justement, de son état ? A l’entendre, tous les gens lui ressemblant étaient corrompus, passant leur temps à se battre discrètement, à s’empoisonner et à se donner des coups de poignard dans le dos. S’il y avait une parcelle de vérité dans ces dires, il ne fallait pas pour autant généraliser de la sorte. Quel désobligeant point de vue. Lucretia fit la grimace, et quelque peu agacée, n’avait réagi que plus vivement encore face à l’intrusion de l’homme.
La jeune femme avait finalement haussé les épaules lorsque la répurgatrice avait abaissé le canon de l’arme, reconnaissant qu’elle y était peut-être allée un peu fort. Mais s’il y avait bien une chose qu’elle ne supportait pas, c’était qu’on la dérangeât de la sorte. Et quand sa vis-à-vis lui avait admirablement rétorqué que c’eût été un véritable gâchis que d’abimer sa main, la noble la regarda, interloquée, avant de glousser.
Il était également intéressant de constater l’effet qu’un simple contact provoquait chez Elena, dût-il venir d’une autre femme. Et elle semblait mal à l’aise, était parcourue de petits tics, exprimait de petites moues, s’agitait quelque peu, gênée. Une véritable adolescente shalléenne qui frémit, honteuse, lorsqu’elle s’empara de sa main. A ce point ? Lucretia eut envie d’éclater de rire devant le grotesque de la situation, qui pourrait bel et bien devenir très intéressant.
Mais c’était sans compter le front fiévreux d’Elena, dont l’état risquait de s’aggraver prochainement si elle ne faisait rien. Et elle ne voulait rien faire, devant, disait-elle, se montrer forte devant la corruption. Mais en que pouvait bien faire une répurgatrice morte ou ayant déjà succombé au Chaos à cause de cette faiblesse qu’elle ne voulait pas montrer, et encore moins s’occuper ?
Cette idée-là la fit frissonner à son tour.
S’il y avait bien une chose qu’elle arborait par-dessus tout, c’était l’empreinte chaotique de ces faux dieux qui n’obtenaient un pouvoir relatif qu’à cause de crédules et sottes personnes suffisamment naïves pour s’y fier. Mais d’autres n’avaient pas même ce choix, et étaient directement souillés par l’emprise démoniaque, sans qu’ils n’eussent rien demandé à personne. Une mutation, une exposition un peu trop prolongée avec l’un de leurs agents, la lecture insouciante d’un livre interdit avec raison, dont les écrits vous rongeaient l’âme, un séjour dans un lieu qui l’était tout autant… Et cette auberge, dès lors ? Ces singes qui parlaient, ces chambres gratuites, ces arbres exotiques dont on ne connaissait rien, susceptibles de vous droguer une âme innocente, cette pièce où se rassemblaient différentes races et communautés du Vieux Monde sans que rien ne se passât, et puis, où, soudainement, un carnage s’y déroulait ? Cet endroit n’avait jamais été net, c’était certain. Et que lui avait dit Anton, auparavant, dans la palmeraie ? Il avait retrouvé l’ancienne auberge, et y avait découvert des horreurs qu’il valait mieux taire, lui avait dit, qu’elle-même n’aurait peut-être pas pu supporter. Un désir soudain d’aller voir ce qui en retournait lui avait traversé l’esprit, soudainement, mais, reprenant en main sa volonté, elle avait réussi à faire abstraction de cette envie malsaine. Cette auberge était souillée, maléfique.
Et le regard émeraude et épouvantée de la noble se posa sur la main brûlée par l’explosion de l’arme à feu. D’où provenaient la gangrène ou la maladie, les infections et les empoisonnements ? D’une plaie, d’une blessure. L’Aethyr était présent céans-même, et les vents de magie y circulaient librement, d’avantage qu’il ne l’eussent fait nulle part ailleurs. Et cette délicate main de jeune femme, blessée et meurtrie, trempait dès lors allégrement dans ce jus saumâtre, pervertie, et immatériel, que personne ne pouvait voir avant qu’il ne soit trop tard. Se pouvait-il qu’Elena… ? Lucretia retint sa respiration. Quand elle parlait d’exposition prolongée…
«Non, non, c’est que… Il n’y a d’habitude, chez vous, à la faim et à la soif que parce que vous avez appris à faire barrière à ces sentiments, à les oublier. Mais si votre esprit y est accoutumé, votre corps, lui, ne pourra jamais parvenir à demeurer insensible à ces besoins naturels. Et il s’affaiblit en conséquence, ne vous rendant que plus vulnérable à la maladie et à… »
Lucretia s’arrêta net. Devait-elle le lui dire ? Devait-elle lui dire que si l’inquisition débarquait ici, la jeune répurgatrice risquait d’être incriminée à son tour ? Elle ne semblait pas si expérimentée que cela, une nouvelle recrue, peut-être –à moins que l’hypothèse selon laquelle elle ne l’était pas du tout, ayant volé ces vêtements à un autre, était fondée. Mais si la première conjecture était vraie, alors elle avait de quoi s’inquiéter. Ce n’était pas la première fois que l’on envoyait une jeune recrue dont on pouvait se passer au casse-pipe. Et dès lors que l’affaire des plus dérangeantes était réglée, l’on s’empressait de faire disparaître toutes les preuves de la triste histoire, incluant l’enquêteur lui-même. Le doute que cela lui arrivât submergea la noble, qui se demanda si elle était en droit de le lui dire, pouvant ainsi lui briser toutes ses illusions.
La main de la jeune femme glissa dans le cou de la répurgatrice, sentant les pulsions frénétiques qui battaient la chamade. Un mal la rongeait, pour sûr.
«Quelque chose ne va pas… Je ne sais pas de quoi il s’agit, et ne suis… pas… pas certaine de la raison. Enfin, si. Je ne pense guère que l’on puisse faire porter la faute à une seule, mais, au contraire, à plusieurs. M’est avis que c’est une accumulation de ces facteurs qui vous ronge lentement mais sûrement… ainsi que, peut-être, la corruption qui règne en ces lieux. Et je crains fortement que vous ne soyez déjà touchée.
Je n’ose imaginer ce qu’il vous arrivera s’ils vous trouvent dans cet état-là. Vous… n’êtes peut-être pas comme eux, pas aussi dures, mais eux ne sont pas comme cela. Et eux sont des gradés qui, dans un souci de protection de leur ordre, ne s’embêteront pas d’éliminer toute personne susceptible de souiller leurs rangs. Et vous êtes jeune, probablement une nouvelle… »
Elle déglutit, avant de se lever brutalement, sans un mot, dans le but de prendre les mesures nécessaires. Allant voir l’aubergiste, et non pas l’un de ces fichus macaques, elle commanda une grand chambre, un bain bien chaud, un lit, des draps frais, ainsi que du pain, des œufs, des fruits, des légumes, du fromage, ajouté à une carafe de vin et d’eau. Elle demanda également au passage à ce qu’on lui apportât des bandages et de quoi nettoyer une blessure. Après quoi, elle retourna auprès de la répurgatrice.
«Venez. Il faut absolument que vous vous occupiez un peu plus de vous-même, et que vous soigniez cette vilaine brûlure à la main. En outre, j’en ai plus qu’assez de me faire sans cesse déranger par des idiots, et la vue de ce vulgum pecus me donne la nausée... Sans parler de celle des primates, de leur bruit et de leur odeur. »
Et elle entraîna Elena à l’étage.
- Ayla Parawyn
- PJ
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- Localisation : Haha! tu voudrais le savoir hein? bah cherche.
Re: Bienvenue à la Taverne !
Ils dansèrent quelques instant sans échanger un mot, histoire d'induire en erreur un éventuel observateur, bien qu'au yeux d'Ayla, pareille eventualité eut été asse...étonnante, après tout, qui pouvait bien se soucier de deux jeunes gens? une bagarre pouvait éclater n'importe ou et emporter dans son souffle tout un tas de personnes qui n'avaient certainement jamais fait de remous de leur vie...oui...mais il y avait une répurgatrice dans la salle, et deux mages dans l'établissement, et on les avais vus en leur compagnie! alors pour ne pas risquer d’être emporté non pas dans une simple bagarre mais au bûcher, il fallait protéger les mages...
"C'est dingue" songea Ayla en regardant son partenaire, depuis qu'elle connaissait Amerkan et Koravar, elle passait son temps à sauver les chats au bord des routes, c'était plutôt énervant...au début, mais la compagnie des deux "mous du bulbe" comme elle avait fini par les surnommer, lui était devenu carrément plaisante! pire encore, elle les considérait à présent comme des amis...et pourtant, elle avait toujours pensé que les amis la ralentiraient et ne feraient que la gêner dans sa quête éperdue de vengeance...que de surprises on pouvait avoir en quelques mois non?
La jeune fille se rendit compte d'un petit changement chez l'ingénieur, alors qu'il l'attirait contre lui après l'avoir faite tourner, sa main sembla se perdre en chemin et effleurer quelques endroits plutôt gênant pour la tueuse...en plus, il l'a regardait bizarrement, comme si il découvrait une vérité qui lui avait à jamais été cachée...mais que lui arrivait-il? la soudaine proximité d'une femme lui faisait t-elle toujours cet effet? pourtant il semblait être un jeune homme charmant qui ne devait pas avoir de problèmes avec la gent féminine et l'a côtoyer asse facilement, car il était connu qu'un mâle, même ne ressemblant pas à l'un de ses splendides chevaliers Bretonien, pouvait, grâce à sa cervelle, se constituer un tableau de conquête tout à fait honorable!
Ce regard presque...adoratif...Ayla l'avait déjà surpris dans ses yeux noisettes, à plusieurs reprises alors qu'il croyait certainement ne pas être vu, au début, elle avait pensé qu'il s'extasiait sur ses aptitudes de combat, puis, voyant que le regard continuait à ce faire présent même après un mois, elle avait penser qu'il se rinçait tout simplement l'oeil, et enfin, à ce moment précis de la soirée, alors que le garçon remettait précipitamment sa main à sa place, elle comprit.
Il ne la considérait pas du tout comme une amie, lui.
Surprise que cette constatation aie mit tant de temps à se faire dans son esprit, la jeune fille eu un long frisson et fronça les sourcils d'un air qui voulait dire "on vas se calmer mon gars".
Il sembla recevoir le message car aussitôt il lui murmura:
- Vas prévenir la magicienne à l'étage, je vais tâcher d'éloigner la "fille de Sigmar"
Et il s'en alla se suite exécuter ses propres directives.
Encore choquée, Ayla le regarda s'éloigner les yeux équarquillé, puis elle se ressaisit et se dirigea vers le bar, elle tapota l'épaule du chimpanzé qui faisait le service de chambre et lui demanda aimablement:
-Bonsoir messire...ahem...Singe, auriez vous la bonté de m'indiquer la chambre de la demoiselle aux si beaux cheveux blanc? je souhaiterais lui dire un mot mais elle s'est malheureusement retirée dans ses quartiers...
Il la toisa et secoua la tète d'un air "secret professionnel".
Elle secoua la tète à son tour d'un air exaspéré, lui posa une main sur l'épaule, pinça le bon nerf et répondit:
-Le numéro de sa chambre j'ai dit.
Il tremblota sous l'effet du nerf écrasé et montra un l'endroit ou toutes les clés étaient accroché, il désignait un numéro en particulier: 507
-Qu'il est mignon, merci bien. Fit Ayla d'un ton enjoué en le relâchant.
Elle fila précipitamment dans l'escalier, faillit déraper, jura, reprit son chemin plus calmement, et tapa à la porte de la mage.
Pas de réponse.
-Mademoiselle? Déclara la jeune fille en haussant la voix
Toujours rien.
Et bien, peut être dormait-elle? surement, mais comment la prévenir dans ce cas? oh mais oui! c'était tout simple! elle fila dans sa propre chambre, rehcercha une plume et un parchemin, elle les trouva dans l'une des tables de chevet, elle écrivit rapidement de son écriture en dent de scie toute tarabiscoté:
"Inquisition présente, faites attention."
Elle signa comme ceci: "La fille à la robe verte", il n'aurait pas fallu que la mage se trompe de personne tout de même!
Elle retourna à la porte de la mage, glissa le billet sous la porte, et repartit.
Dans l'escalier elle se retrouva nez à nez avec la noble qui supportait...la répurgatrice?! "putain mais tu devais les retenir Amerkan!" fulmina intérieurement Ayla, puis elle regarda un peu plus attentivement et constata que l’inquisitrice semblait vraiment mal en point, décidant de la jouer "jeune damoiselle serviable naïve qui ne veut que le bien de son prochain", juste au cas ou les deux femmes aient des soupçons à son égard, elle déclara d'un air inquiet, jouant son rôle à la perfection:
-Votre amie ne se sent pas bien ma dame? puis-je vous aidez?
"C'est dingue" songea Ayla en regardant son partenaire, depuis qu'elle connaissait Amerkan et Koravar, elle passait son temps à sauver les chats au bord des routes, c'était plutôt énervant...au début, mais la compagnie des deux "mous du bulbe" comme elle avait fini par les surnommer, lui était devenu carrément plaisante! pire encore, elle les considérait à présent comme des amis...et pourtant, elle avait toujours pensé que les amis la ralentiraient et ne feraient que la gêner dans sa quête éperdue de vengeance...que de surprises on pouvait avoir en quelques mois non?
La jeune fille se rendit compte d'un petit changement chez l'ingénieur, alors qu'il l'attirait contre lui après l'avoir faite tourner, sa main sembla se perdre en chemin et effleurer quelques endroits plutôt gênant pour la tueuse...en plus, il l'a regardait bizarrement, comme si il découvrait une vérité qui lui avait à jamais été cachée...mais que lui arrivait-il? la soudaine proximité d'une femme lui faisait t-elle toujours cet effet? pourtant il semblait être un jeune homme charmant qui ne devait pas avoir de problèmes avec la gent féminine et l'a côtoyer asse facilement, car il était connu qu'un mâle, même ne ressemblant pas à l'un de ses splendides chevaliers Bretonien, pouvait, grâce à sa cervelle, se constituer un tableau de conquête tout à fait honorable!
Ce regard presque...adoratif...Ayla l'avait déjà surpris dans ses yeux noisettes, à plusieurs reprises alors qu'il croyait certainement ne pas être vu, au début, elle avait pensé qu'il s'extasiait sur ses aptitudes de combat, puis, voyant que le regard continuait à ce faire présent même après un mois, elle avait penser qu'il se rinçait tout simplement l'oeil, et enfin, à ce moment précis de la soirée, alors que le garçon remettait précipitamment sa main à sa place, elle comprit.
Il ne la considérait pas du tout comme une amie, lui.
Surprise que cette constatation aie mit tant de temps à se faire dans son esprit, la jeune fille eu un long frisson et fronça les sourcils d'un air qui voulait dire "on vas se calmer mon gars".
Il sembla recevoir le message car aussitôt il lui murmura:
- Vas prévenir la magicienne à l'étage, je vais tâcher d'éloigner la "fille de Sigmar"
Et il s'en alla se suite exécuter ses propres directives.
Encore choquée, Ayla le regarda s'éloigner les yeux équarquillé, puis elle se ressaisit et se dirigea vers le bar, elle tapota l'épaule du chimpanzé qui faisait le service de chambre et lui demanda aimablement:
-Bonsoir messire...ahem...Singe, auriez vous la bonté de m'indiquer la chambre de la demoiselle aux si beaux cheveux blanc? je souhaiterais lui dire un mot mais elle s'est malheureusement retirée dans ses quartiers...
Il la toisa et secoua la tète d'un air "secret professionnel".
Elle secoua la tète à son tour d'un air exaspéré, lui posa une main sur l'épaule, pinça le bon nerf et répondit:
-Le numéro de sa chambre j'ai dit.
Il tremblota sous l'effet du nerf écrasé et montra un l'endroit ou toutes les clés étaient accroché, il désignait un numéro en particulier: 507
-Qu'il est mignon, merci bien. Fit Ayla d'un ton enjoué en le relâchant.
Elle fila précipitamment dans l'escalier, faillit déraper, jura, reprit son chemin plus calmement, et tapa à la porte de la mage.
Pas de réponse.
-Mademoiselle? Déclara la jeune fille en haussant la voix
Toujours rien.
Et bien, peut être dormait-elle? surement, mais comment la prévenir dans ce cas? oh mais oui! c'était tout simple! elle fila dans sa propre chambre, rehcercha une plume et un parchemin, elle les trouva dans l'une des tables de chevet, elle écrivit rapidement de son écriture en dent de scie toute tarabiscoté:
"Inquisition présente, faites attention."
Elle signa comme ceci: "La fille à la robe verte", il n'aurait pas fallu que la mage se trompe de personne tout de même!
Elle retourna à la porte de la mage, glissa le billet sous la porte, et repartit.
Dans l'escalier elle se retrouva nez à nez avec la noble qui supportait...la répurgatrice?! "putain mais tu devais les retenir Amerkan!" fulmina intérieurement Ayla, puis elle regarda un peu plus attentivement et constata que l’inquisitrice semblait vraiment mal en point, décidant de la jouer "jeune damoiselle serviable naïve qui ne veut que le bien de son prochain", juste au cas ou les deux femmes aient des soupçons à son égard, elle déclara d'un air inquiet, jouant son rôle à la perfection:
-Votre amie ne se sent pas bien ma dame? puis-je vous aidez?
- Sarah Lénor
- PJ
- Messages : 98
Re: Bienvenue à la Taverne !
La voilà perdue en forêt maintenant! Sarah s'était accidentellement séparée de frère Wolfenberg un peu plus tôt, et pas moyen de le retrouver ensuite. Durant toute son errance la jeune fille n'avait cessée de murmurer des prières à Sigmar pour se donner du courage et la force de continuer à porter son lourd sac à dos.
Devant-elle se dressait un gigantesque palais blanc, que n'aurait pas renié un Grand-Prêtre Sigmarite, devant on pouvait clairement lire -bien qu'il fallait savoir lire pour ça, ce qui était rare- "La taverne du Squig Unijambiste". Un Squig? C'était quoi ces machins? Ca se mangeait? C'était démoniaque? Il faudrait qu'elle le demande à maitre Johan quand elle le retrouverait! Sur le coup elle avait faim et sommeil. C'était une taverne? Parfait, elle avait des pistoles...
En entrant l'exorciste se retrouva face à une chose poilue dont elle n'aurait su dire la provenance, ni l'espèce. Un grand machin noir qui se tenait sur ses pattes arrières et qui lui tendit une paire de clé quand elle demanda une chambre. Rapidement, en essayant de ne pas attirer l'attention (de toute façon tout le monde dansait, alors...), elle se glissa dans un couloir dérobé pour atteindre ce qui devait être sa chambre.
A peine entrée, une autre de ces créatures étranges lui sauta dessus, lui tournant autour et montrant son sac et ses vêtements. Outrée et déboussolée, Sarah la chassa d'un petit coup de pied. Mais le monstre revint à la charge avec la même robe... Toute neuve! D'un blanc et d'un doré éclatant, sans aucun rapport avec celle bouée et poussiéreuse de l'initiée. En un clin d'oeil elle était fin prête pour un sermon aux invités! Son beau livre de prière dans une main, ses habits de religieuse flambant neufs tandis que les anciens partaient pour être sans doute lavée. Ses cheveux bruns étaient lissés et elle pu refaire ses deux longues mèches qui lui descendaient des tempes vers le dessous du menton.
Alors qu'elle se dirigeait vers la grande salle, tête à l'air libre et bouquin en main, elle croisa la route de trois jeunes femmes. Deux semblaient nobles car très bien habillées et la troisième portait l'uniforme des Templiers de Sigmar. Cette dernière semblait malade. Sarah n'avait jamais vraiment apprécié les répurgateurs, trop enclins à la violence gratuite. Néanmoins une fidèle de Sigmar telle que l'initée présente ne devait pas laisser ses sentiments personnels obstruer ses choix! Elle se dépêcha d'arriver à autour des dames. Voulant faire bonne impression, elle tenta de prendre le ton autoritaire des prêtres de l'ordre.
-"Bonsoir mes filles. Que Sigmar vous bénissent toutes. Elle fit le signe du marteau sur chacune des personnes présentent. J'ai vu que cette jeune templière ne se sent pas bien, puis-je me permettre de vous aider?"
Devant-elle se dressait un gigantesque palais blanc, que n'aurait pas renié un Grand-Prêtre Sigmarite, devant on pouvait clairement lire -bien qu'il fallait savoir lire pour ça, ce qui était rare- "La taverne du Squig Unijambiste". Un Squig? C'était quoi ces machins? Ca se mangeait? C'était démoniaque? Il faudrait qu'elle le demande à maitre Johan quand elle le retrouverait! Sur le coup elle avait faim et sommeil. C'était une taverne? Parfait, elle avait des pistoles...
En entrant l'exorciste se retrouva face à une chose poilue dont elle n'aurait su dire la provenance, ni l'espèce. Un grand machin noir qui se tenait sur ses pattes arrières et qui lui tendit une paire de clé quand elle demanda une chambre. Rapidement, en essayant de ne pas attirer l'attention (de toute façon tout le monde dansait, alors...), elle se glissa dans un couloir dérobé pour atteindre ce qui devait être sa chambre.
A peine entrée, une autre de ces créatures étranges lui sauta dessus, lui tournant autour et montrant son sac et ses vêtements. Outrée et déboussolée, Sarah la chassa d'un petit coup de pied. Mais le monstre revint à la charge avec la même robe... Toute neuve! D'un blanc et d'un doré éclatant, sans aucun rapport avec celle bouée et poussiéreuse de l'initiée. En un clin d'oeil elle était fin prête pour un sermon aux invités! Son beau livre de prière dans une main, ses habits de religieuse flambant neufs tandis que les anciens partaient pour être sans doute lavée. Ses cheveux bruns étaient lissés et elle pu refaire ses deux longues mèches qui lui descendaient des tempes vers le dessous du menton.
Alors qu'elle se dirigeait vers la grande salle, tête à l'air libre et bouquin en main, elle croisa la route de trois jeunes femmes. Deux semblaient nobles car très bien habillées et la troisième portait l'uniforme des Templiers de Sigmar. Cette dernière semblait malade. Sarah n'avait jamais vraiment apprécié les répurgateurs, trop enclins à la violence gratuite. Néanmoins une fidèle de Sigmar telle que l'initée présente ne devait pas laisser ses sentiments personnels obstruer ses choix! Elle se dépêcha d'arriver à autour des dames. Voulant faire bonne impression, elle tenta de prendre le ton autoritaire des prêtres de l'ordre.
-"Bonsoir mes filles. Que Sigmar vous bénissent toutes. Elle fit le signe du marteau sur chacune des personnes présentent. J'ai vu que cette jeune templière ne se sent pas bien, puis-je me permettre de vous aider?"
Sarah Lénor, Voie de l'exorciste
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- Elena von Rechnaud
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- Localisation : Toulouse
Re: Bienvenue à la Taverne !
Sans doute Lucretia avait-elle raison, sans doute l'esprit seul pouvait-il s'habituer à ces sensations qu'étaient la faim, le froid ou le sommeil, car alors que les mots de la noble se glissaient dans son esprit, le bouclier de foi et de résolution qu'Elena avait dressé entre ces sensations néfastes et son cerveau vacilla, et lesdites sensations la submergèrent, profitant de cette brèche dans sa détermination soudain confrontée à un temps de repos et à une conversation amicale.
Depuis combien de temps n'avait-elle pas parlé à quelqu'un qui s'inquiétait pour elle, qui la voyait, ou semblait la voir, comme une personne digne d'intérêt, de respect ? La répurgatrice n'aurait su le dire, telle était la voie qu'elle s'était choisie, la voie de la solitude, sa foi pour seule compagne.
En revanche, elle se souvint très bien que cela faisait trois jours qu'elle n'avait pas ou peu mangé, grignotant un fruit en traquant les criminels à travers la ville, arrachant quelques heures de sommeil dans une auberge anonyme. A cette pensée, son corps se révoltât et sa tête tourna alors qu'une sensation de nausée la gagnait. Quand elle porta la main à son front, celui-ci était chaud, sans doute quelque maladie avait profité de l'affaiblissement de son corps pour se frayer un chemin en elle. Quelle sotte, comment avait-elle pu croire qu'elle pourrait obtenir des résultats contre la lie de l'Empire si son corps était trop affaibli pour lui répondre ?
Comment seulement avait-elle pu faire ainsi abstraction de cette faiblesse ?
Cette fois, quand Lucretia la toucha à nouveau, au cou, la jeune femme ne réagit peu ou pas, la sensation de sa faim et sa soudaine fatigue atténuant ses pensées et sensation, mais ce que lui dit ensuite la noble était si grave que même dans son état, la jeune femme pu être épouvantée par les conséquences.
Sa main... La corruption... Se pouvait il que, comme ses sensations avaient gagné un chemin vers son esprit grâce à la brèche formée dans sa résolution, la corruption ait pu gagner son corps et son âme par sa main meurtrie ? Se pouvait-elle qu'elle ait été comprise, et que le maitre qu'elle avait appelé ici en renfort ne la voit que comme une menace de plus, que comme une enfant indigne qui, après avoir consacré du temps et des efforts à l'éduquer, se montrait finalement décevante ?
Se pouvait-il qu'elle ait failli et qu'elle soit tombée si bas ?
Ces horribles doutes, alliés au soudain affaiblissement de son corps, la plongèrent dans un état de choc et d'engourdissement, tant physique que mental, si bien que quand Lucretia la souleva pour l'amener dans les étages, elle ne réagit pas. Elle ne se demanda pas comment cette mince aristocrate pouvait avoir la force de la porter malgré son poids a peu prés équivalent, elle ne se demanda pas si c'était vraiment une bonne idée de monter à l'étage ou se terrait une sorcière dans cet état, pas plus qu'elle ne se demanda pourquoi Lucretia l'aidait ainsi.
A vrai dire, elle ne s'en souciait pas, obsédée par l'idée qu'elle ait pu être corrompue, son regard légèrement fiévreux peinant à se concentrer sur ce qui l'entourait, bien qu'elle fut soudain surprise de se retrouver a l'arrêt avec deux autres jeunes femmes qui semblaient s'inquiéter de son état de santé. L'esprit embrumé de la répurgatrice peina à reconnaitre la jeune femme qui dansait avec l'ingénieur, par contre elle reconnu sans peine le livre de prières et la tenue de religieuse de la seconde. Une fille de Sigmar, ici...
Un instant, Elena voulut s'effondrer à genoux devant elle pour confesser ses péchés, demander l'absolution, la bénédiction de Sigmar, demander à être purgée du mal qui la rongeait, de la corruption qui menaçait de percer le bouclier de sa foi. Elle voulu implorer le pardon de son Dieu pour avait faillit et voulu demander à la religieuse de prévenir ses propres autorités de ce qu'il se passait ici.
Seulement, l'inquisition avait été été prévenue et l'endroit était compromis, si bien que la seule chose que la répurgatrice voulu lui dire, c'était de se mettre à l'abri. Mieux valait sauver une personne saine et pure que tenter de racheter une compromise au risque de perdre la première.
"Ne restait pas ici ma mère... L'inquisition est en route... Cet endroit est corrompu... Fuyez tant que vous le pouvez, nulle pureté n'est à trouver ici..."
L'avertissement était clair, la prêtresse devait savoir comment l'inquisition réagissait devant un endroit corrompu par les sorciers ou quelque magie plus malsaine... L'endroit serait rasé jusqu'à ses fondations, la terre autours serait consacrée et on brûlerait les occupants pour circonscrire la corruption.
La sigmarite serait bien folle de trainer ici, alors qu'elle était en état de partir...
Depuis combien de temps n'avait-elle pas parlé à quelqu'un qui s'inquiétait pour elle, qui la voyait, ou semblait la voir, comme une personne digne d'intérêt, de respect ? La répurgatrice n'aurait su le dire, telle était la voie qu'elle s'était choisie, la voie de la solitude, sa foi pour seule compagne.
En revanche, elle se souvint très bien que cela faisait trois jours qu'elle n'avait pas ou peu mangé, grignotant un fruit en traquant les criminels à travers la ville, arrachant quelques heures de sommeil dans une auberge anonyme. A cette pensée, son corps se révoltât et sa tête tourna alors qu'une sensation de nausée la gagnait. Quand elle porta la main à son front, celui-ci était chaud, sans doute quelque maladie avait profité de l'affaiblissement de son corps pour se frayer un chemin en elle. Quelle sotte, comment avait-elle pu croire qu'elle pourrait obtenir des résultats contre la lie de l'Empire si son corps était trop affaibli pour lui répondre ?
Comment seulement avait-elle pu faire ainsi abstraction de cette faiblesse ?
Cette fois, quand Lucretia la toucha à nouveau, au cou, la jeune femme ne réagit peu ou pas, la sensation de sa faim et sa soudaine fatigue atténuant ses pensées et sensation, mais ce que lui dit ensuite la noble était si grave que même dans son état, la jeune femme pu être épouvantée par les conséquences.
Sa main... La corruption... Se pouvait il que, comme ses sensations avaient gagné un chemin vers son esprit grâce à la brèche formée dans sa résolution, la corruption ait pu gagner son corps et son âme par sa main meurtrie ? Se pouvait-elle qu'elle ait été comprise, et que le maitre qu'elle avait appelé ici en renfort ne la voit que comme une menace de plus, que comme une enfant indigne qui, après avoir consacré du temps et des efforts à l'éduquer, se montrait finalement décevante ?
Se pouvait-il qu'elle ait failli et qu'elle soit tombée si bas ?
Ces horribles doutes, alliés au soudain affaiblissement de son corps, la plongèrent dans un état de choc et d'engourdissement, tant physique que mental, si bien que quand Lucretia la souleva pour l'amener dans les étages, elle ne réagit pas. Elle ne se demanda pas comment cette mince aristocrate pouvait avoir la force de la porter malgré son poids a peu prés équivalent, elle ne se demanda pas si c'était vraiment une bonne idée de monter à l'étage ou se terrait une sorcière dans cet état, pas plus qu'elle ne se demanda pourquoi Lucretia l'aidait ainsi.
A vrai dire, elle ne s'en souciait pas, obsédée par l'idée qu'elle ait pu être corrompue, son regard légèrement fiévreux peinant à se concentrer sur ce qui l'entourait, bien qu'elle fut soudain surprise de se retrouver a l'arrêt avec deux autres jeunes femmes qui semblaient s'inquiéter de son état de santé. L'esprit embrumé de la répurgatrice peina à reconnaitre la jeune femme qui dansait avec l'ingénieur, par contre elle reconnu sans peine le livre de prières et la tenue de religieuse de la seconde. Une fille de Sigmar, ici...
Un instant, Elena voulut s'effondrer à genoux devant elle pour confesser ses péchés, demander l'absolution, la bénédiction de Sigmar, demander à être purgée du mal qui la rongeait, de la corruption qui menaçait de percer le bouclier de sa foi. Elle voulu implorer le pardon de son Dieu pour avait faillit et voulu demander à la religieuse de prévenir ses propres autorités de ce qu'il se passait ici.
Seulement, l'inquisition avait été été prévenue et l'endroit était compromis, si bien que la seule chose que la répurgatrice voulu lui dire, c'était de se mettre à l'abri. Mieux valait sauver une personne saine et pure que tenter de racheter une compromise au risque de perdre la première.
"Ne restait pas ici ma mère... L'inquisition est en route... Cet endroit est corrompu... Fuyez tant que vous le pouvez, nulle pureté n'est à trouver ici..."
L'avertissement était clair, la prêtresse devait savoir comment l'inquisition réagissait devant un endroit corrompu par les sorciers ou quelque magie plus malsaine... L'endroit serait rasé jusqu'à ses fondations, la terre autours serait consacrée et on brûlerait les occupants pour circonscrire la corruption.
La sigmarite serait bien folle de trainer ici, alors qu'elle était en état de partir...
Elena von Rechnaud, Répurgatrice
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