[Warhammer 40k] L'effet de Coriolis

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Reinhard Faul
Monster Vieux Monde 2021
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Re: [Warhammer 40k] L'effet de Coriolis

Message par Reinhard Faul »

Enkidu était déjà épuisée en posant le pied dans le no man’s land. Trop à apprendre, trop à voir. Il avait fallu corrompre pas mal de gens pour arriver jusqu’ici, et elle avait observé en silence comment s’y prenait sa collègue. À qui s’adresser. Comment parler. Tout cela, elle comptait le faire elle-même un jour. L’Empereur avait dicté que chacun devait rester à sa place, mais l’ambition de la jeune femme lui chuchotait de développer la moindre compétence disponible.

Maintenant, ses yeux fatigués s’adaptaient au gigantisme d’une ville ancienne et abandonnée. Les perspectives lui donnaient instantanément mal à la tête. La chiche lumière du jour qui parvenait jusqu’ici avait déjà été utilisée et déviée par la cité Ruche loin au-dessus de leurs têtes et contraignaient Livia à allumer la torche de son fusil. C’était étrange de la voir avec une arme à feu. Enkidu avait compris que sa secte considérait le meurtre comme un acte intime et sensuel (ou quelque chose comme ça) qui demandait de la proximité physique. Il semblait que dans l’Inquisition, tout le monde tordait ses convictions personnelles selon les besoins du moment. Elle ne préférait pas penser à ce que elle-même devrait plier. Déjà qu’elle devrait parler à un répugnant Mutant !

Livia lui parla de la suite de la mission, mais autre chose attira l’attention de sa collègue. Elle remit son lasgun sur son dos pour déployer son épée. Comme cela avait été souligné auparavant, elle venait d’une planète qui présentait un décor semblable et était familière de certains de ses dangers. Les radiations bien sûr (qu’elle imaginait comme du vent chargé d’esprits maléfiques), et autre chose de plus concret, de plus stupide. Devant la surprise de sa collègue, elle fit un mouvement de menton vers des mouvements sur la droite :

« Des chiens. Tu les vois là-bas ? Eux nous ont certainement déjà entendus. La plupart des prédateurs ont peur des humains, mais les chiens redevenus sauvages ne partagent pas cette crainte, et ils sont assez intelligents pour nous encercler ou tendre des embuscades. Si ils approchent, j’en tuerais un ou deux à l’épée, ça devrait suffire à les effrayer. »

Esquivant les questions et remarques de Livia sur les mutants, elle poursuivit à propos de la faune :

« Et je n’approche jamais d’un large point d’eau à moins de cinq mètres. J’ai entendu dire que sur Malfi il y a des… »

Enkidu employa un mot qui n’était pas du bas-gothique, impossible de dire si il s’agissait de sa langue natale ou d’un argot local. En tout cas elle ne parlait ni de la mission ni des mutants, et l’impatience de sa collègue se faisait sentir. Une décision devait être prise. La Psyker fit un choix qui visiblement lui déplaisait :

« D’accord ! Allons voir ce soi-disant mutant-en-chef. Putain ! Je vais essayer de pas gerber de dégoût. »

Elle jeta un coup d’œil au compteur Geiger avec la nonchalance de quelqu’un capable de guérir le cancer par imposition des mains. Parler à un « « « « chef » » » » (entre gros guillemets, comme si ces gens pouvaient avoir une quelconque notion d’ordre social !) mutant lui répugnait, mais si il restait deux neurones au H il aurait piégé son lieu de résidence autant que possible.
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Warhammer 40k] L'effet de Coriolis

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Le compteur Saint-Geiger ne cessait de crépiter alors que les deux servantes de l’Inquisition s’enfonçaient dans les ruelles de la Sous-Ruche. Le son, strident et répétitif, avait quelque chose d’inquiétant — il servait à métamorphoser à travers les sens humains un poison en réalité parfaitement invisible et inodore. Le Manuel du Fantassin Impérial avait toute une section réservée à prévenir les risques radioactifs, mais même les traditions antiques et les mythes de la planète natale d’Enkidu prévenaient déjà contre le risque du poison invisible, qu’on associait à des lieux interdits et déclarés « sans honneur » où on interdisait sommairement aux enfants d’approcher. Une mort plus-ou-moins lente mais toujours douloureuse était garantie, alors que le corps cessait d’obtenir le message qu’il devait se renouveler et tombait dans une sorte de décomposition vivante. Mais que les radiations puissent également changer en mutant, en créature honnie, rejetée, destinée aux flammes pour ne pas empoisonner la lignée génétique de l’espèce humaine, donnait une toute autre saveur à ces sons inquiétants qui déconcentraient alors qu’on marchait aussi discrètement que possible le long d’artères abandonnées…

La sous-ruche était si silencieuse. C’était saisissant. Tout juste hier, Enkidu sentait qu’elle allait tourner de l’œil à cause des sons permanents et réverbérés dans un écho à travers toutes les structures s’élevant jusqu’à perte de vue dans le ciel. Mais là, la canopée de métal au-dessus des têtes n’offrait qu’un bruissement sourd, des bruits de freins ou de choc industriels venant de la ville qui vivait à des kilomètres de là en l’air. Non, la sous-ruche Raspail terrifiait parce que, au milieu de son obscurité, elle était calme. Tout autour d’eux, les grands bâtiments étaient vides, les magasins fermés et aux devantures couvertes de poussière, les véhicules qu’on croisait de temps à autre étaient abandonnés et rouillant sur le côté, en partie désossés par des pillards qui s’étaient servis pour récupérer le cuivre et le caoutchouc précieux. Tactiquement, Livia avait demandé à ce qu’ils ne gardent qu’une seule source de lumière — alors qu’elles se perdaient, la lampe-torche de l’assassin offrait des ombres qui alertaient, et incitaient la psyker à demeurer en position de combat, constante. Mais d’où le danger pouvait venir ? De ces innombrables fenêtres ? De ces toits de structures perchés au-dessus d’elles ? Des bouches qui menaient à un antique métro ou des égouts ?
Les chiens aperçus au loin offraient plus d’inquiétude, mais ceux qu’elles avaient croisés, en décidant de prudemment faire le tour sur les conseils d’Enkidu, ne semblaient pas agressifs au point de tenter une embuscade. On devinait, avec inquiétude, que certains devaient les suivre, car parfois l’un des clébards culbutait dans un vieux détritus, une canette ou une bouteille posée par terre, provoquant un sursautement humain qui heureusement ne menait à rien.

Le seul avantage de la situation, c’est qu’elles allaient quelque part. L’Albinos n’avait pas décidé de se cacher dans une base secrète. On devinait vers où on allait quand enfin, des lumières réapparurent à nouveau… Des grands lampadaires, des néons, illuminant un chemin qui menait vers un ancien « Grand Magasin » — un immense bâtiment de dix étages, fait de béton armé, mais au toit couvert d’une immense serre et encerclé par une orangeraie. Autrefois, c’était là que la petite bourgeoisie de la sous-ruche, surtout des employés de la centrale et des cols blancs de l’administration, venaient faire leurs emplettes en goûtant à la carotte de l’Imperium : le confort bourgeois des beaux habits et de la nourriture préparée par un autre au restaurant. Les plantes étaient encore là. Mais il n’y avait aucune foule qui allait et venait par le tram pour s’y rendre.

À la place, on découvrait tout autour des grillages couverts de panneaux affichant des symboles d’électricité et des têtes de morts, pour décourager ceux qui voudraient escalader. Et puis, des pancartes et des banderoles, qui récitaient en bas-gothique des ordres fermes et durs : « L’IMPERIUM EST ÉTERNEL ! », « OBÉISSANCE, DEVOIR, MAINTENANT ET TOUJOURS », « LES PILLARDS N’ONT PAS LEUR PLACE », « BIENVENUE À NÉCROTOPIA — LA LEX MALFI A TOUJOURS COURT ICI ! ». Visiblement, la bande de mutants avait décidé de nommer leur coin pourri, et surtout, étaient décidés à appliquer les coutumes en vigueur…

Les grillages s’ouvraient sur une petite route. Il y avait là des sacs de sable, un grand drapeau de la maison Raspail un peu en confettis et tacheté, mais volant fièrement, et, comble de la chose, deux gardes armés de fusils qui patientaient en fumant à eux deux un cigalhos qu’ils s’échangeaient. Main sur la détente de son arme, Enkidu tentait de découvrir quelque chose dans leur silhouette qui trahissait l’ignoble, mais ils avaient deux bras et deux jambes seulement, et une taille normale d’hommes…

…L’un d’eux s’approcha en faisant un signe de la main. Et on découvrait alors son visage, qu’il camouflait sous une capuche et un chapel d’acier — sa peau semblait avoir viré au ver, puis fondu, pour ne laisser que des muscles qui avaient la texture d’une carcasse de viande laissée à maturer. Il était ignoble, terrifiant, mais ses yeux injectés de sang paraissaient encore bien humains. Il ouvrit la bouche, et tira sur sa chemise brune, un uniforme paramilitaire, probablement celui d’un bataillon de travail — il avait un gros trou dans la gorge, ouvert. Il enfonça à l’intérieur du-dit trou un petit micro, et il parla avec une voix électrique, celle de quelqu’un sans cordes vocales :

« Halte-là, peaux lisses. Vous vous approchez d’Nécrotopia. Motif d’votre visite ? »

Livia plaça une main à son sabre pendouillant à son flanc. Les deux gardes ne seraient pas un adversaire bien compliqué à retirer en un éclair… Pourtant, malgré sa posture agressive, les deux restaient avec le fusil tenu nonchalamment, visiblement peu inquiets de la situation ou de la bizarrerie de tomber sur deux humaines de nulle part. Le garde tiqua des lèvres, et continua :

« Vous r’semblez pas à des pillardes, mais pô à des marchandes non plus… Nécrotopia est interdit à personne, mais j’ai b’soin pour la paperasse d’avoir l’motif de votre visite.
Bon j’suppose que c’est pour le travail et pas pour la villégiature, hein ? Me faut votre identité à vous deux aussi ! »
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