[Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Nuln est la seconde ville de l’Empire et du Reikland. Nuln centralise tout le commerce du sud, c’est là que convergent les voyageurs du Wissenland, du Stirland, d’Averland et des régions plus à l’est. Nuln est le siège de l’Ecole Impériale d’Artillerie, où les canons sont fondus et où les artilleurs apprennent la balistique. Ils y étudient les nombreux problèmes pratiques liés au déplacement et à la mise en œuvre des pièces d’artillerie. Grâce à leurs efforts, l’Empire bénéficie d’un vaste et efficace corps d’artillerie, de loin supérieur à tous ceux des pays frontaliers.

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

L’homme à l’étrange tignasse fit un pas de recul, et leva la main droite à côté de sa tempe, avant de l’agiter dans tous les sens, comme pour signifier quelque chose que Reinhard n’était pas certain de comprendre.

« T’es un peu chtarbé toi, nan ?
Mais ouais, y a un squat pas loin si tu veux pioncer — dans l’ancien CIFCA. Faut juste monter là. Si quelqu'un t'emmerde, dis-lui que c'est Freeze Crack qui t'envoies. »



Et il désigna une lune à peine illuminée par les sortes de grands lampadaires sans flammes, qui allaient loin au-delà de l’asphalte, flanquant de grands bâtiments gris couverts de traits composant des mots. Reinhard s’aventura dedans, en regardant à sa gauche comment il y avait une sorte de grand terrain de sport, en terre battue, avec des paniers bien plus hauts que des êtres humains — encore que les humains-là étaient bien grands. Il y avait ensuite, sur le trottoir, des dizaines de plots sur lesquels reposaient quelques machines à deux roues sur lesquelles quelques hommes pouvaient se suspendre pour rouler, une sorte de poney de fer multicolore — mais ceux-là étaient enchaînés. Enfin, il trouva un panneau qui désignait bien le-dit « CIFCA » ; c’était une sorte de maison d’éducation, sauf que les portes étaient grandes ouvertes, ça sentait le brûlé, les poubelles étaient renversées, et une personne était assise devant, des bouchons sur ses oreilles crachant tant de musique qu’il était bloqué dans sa bulle.


Alors, Reinhard se retrouva dans un squat, comme il y en avait à Nuln dans son monde ; dans une sorte de grand préau, et dans des salles de cours, des gens avaient installé des matelas et des réchauds. C’était rempli de monde, de toutes les couleurs de peaux, qui parlaient des dialectes tous différents. Ils lançaient tous de très mauvais regards au passage du cultiste, leurs yeux torves traînaient de longs instants, souvent injectés de sang par la fatigue et la drogue.
Ça puait, et c’était bruyant. Tout le monde écoutait fort des musiques, qui frappaient, qui gueulaient, qui vrombissaient dans le cœur.

Et ça sentait la maladie… Ici, toute proche, la peste tapie dans Paris était très présente, de même que les enfants de Papy — Reinhard pouvait voir les cafards ramper derrière les murs, et les punaises qui sautillaient partout pour conquérir les couvertures dans lesquelles elles s’enfonçaient pour gentiment se reproduire.



La chose était bizarrement simple : La maladie était puissante à Paris. Nurgle avait bizarrement béni cet univers, sans qu’on connaisse son nom. Logiquement, il devait donc forcément y avoir un Grand Coësre ici — un compagnon d’une nouvelle existence, un sectateur qui servait Papy. Il suffisait de le trouver pour rentrer chez lui. Et il ne devait vraiment pas être loin d’ici…


Reinhard atterrit dans une petite pièce. Il y avait là une femme qui avait l’air trentenaire, si mince qu’on voyait bien les creux de ses joues, avachie sur un matelas, une cigarette au bec. En face d’elle, un garçon aux cheveux longs se balançait d’avant en arrière, en tenant entre ses mains une petite machine carrée qui faisait de la lumière. Eux avaient l’air plus tranquilles que les autres pièces plus remplies, alors, pourquoi pas errer près d’eux…

Plus loin, un escalier était encombré. De grands gaillards bloquaient physiquement l’accès à l’étage. Peut-être qu’un petit capo local s’y était installé, et employait ces garçons pour le protéger.

Il y avait aussi une scène bizarre, sur laquelle tomba Reinhard : dans une sorte de salle de bain, une femme sans cheveux était assise devant un tas de machineries et d’écrans sur lesquels elle tapait à toute vitesse ; et ses machines étaient liées par des câbles et de l’outillage à une baignoire remplie de glaçon.
Dans cette baignoire, un homme nu était endormi, avec du métal qui lui entrait dans la nuque. C’était là un rituel magique ou religieux, en tout cas, ça semblait solennel, car personne dans tout le squat n’osait s’approcher de cette salle de bain…
Uh-oh, quelque chose est arrivé aux jets de dés, pourquoi sont-ils sur 10 ?…

Jet de Persuasion (Empathie) : 7, échec

Jet de Conscience (Intelligence) : 10, échec

Jet de Code-de-la-rue (Cool) : 6, réussite


Jet de Pistage (Intelligence) : 4, réussite.
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par Reinhard Faul »

Le nom du jeune homme, c’est du bretonnien d’ici. Ça veut dire fissure gelée je crois, ça doit être un genre d’argot homosexuel de leur monde à eux. Je ne comprends pas trop, je trouve ça un peu vulgaire, mais qui suis-je pour juger ? En tout cas, même si ils parlent un Reikspiel bizarre à Paris, ils aiment beaucoup le bretonnien. J’en vois partout sur leurs écrans magiques, ceux qui servent à montrer des objets et à les rendre désirables (la raison de ce spectacle m’est encore inconnue). Mais bref. Je réponds au jeune homme :

« Merci beaucoup monsieur Crack, tu es très gentil. »

Puis je m’aventure gaillardement dans le sifka, quoi que ça veuille dire. Ça ressemble à une maison de travail abandonnée, ce qui me fait frissonner. On m’a enfermé dans un établissement de ce type une fois, j’ai eu un mal de chien à m’évader. Ce sont des endroits affreux, abominables, mais au moins ici il n’y a pas les horribles cellules glacées ou les ateliers éreintant. Je retrouve plutôt les ambiances de squat que je connais.

Il y a des gens en train de glander un peu partout. Des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, tous préoccupés par des affaires qui me dépassent. Ils me lancent un bref coup d’œil, et ne reconnaissant en moi ni une menace, ni une opportunité, détournent très vite leur attention de ma personne. Beaucoup scrutent de petites dalles lumineuses. Certains se cachent de façon évidente pour prendre de la drogue – pas par peur de la police, mais pour éviter de se faire taxer par de sympathiques amis. Le seul endroit où il semble y avoir de l’argent, c’est là où de gros types sont plantés à garder quelque chose. Je te dis, dalle lumineuse mis à part, c’est une ambiance que je connais par cœur.

Un spectacle m’intrigue néanmoins. Une meuf chauve devant un tas d’écrans lumineux (jusque-là ça va on tombe pas de sa chaise), et à côté un type à poil dans une baignoire pleine de glaçons, visiblement en train de dormir. Il a un gros tuyau en métal enfoncé dans sa nuque. Ça a l’apparence d’un rituel de magie complètement tordu, d’autant que les autres gens semblent s’éloigner le plus possible, mais ça n’en est pas. Ils ont l’air de faire quelque chose de très important et mystérieux en tout cas. La femme se mordille la lèvre de concentration en observant du texte qui défile à toute vitesse. Je reste quelques secondes planté comme un con à observer la chose. Je brûle de curiosité de comprendre ce spectacle de cinglé, aussi mystérieux que toutes les images d’objets que Paris semble adorer. J’aimerais beaucoup poser des questions à la dame chauve, mais je me ferais sans doute engueuler. Ça a l’air important, et moi je suis un clodo avec des problèmes de peau qui n’arrête pas de tirer sur l’entrejambe de son pantalon pour se faire de la place. Ils vont croire que je suis un pervers.

Je me détourne à regret. Je vais plutôt m’adresser à la femme très maigre allongée sur un matelas sale, en train de fumer de curieuses cigarettes. Je m’accroupis devant elle, m’arrangeant pour lui montrer mes mains vides et mon air le plus inoffensif. Je lui demande :

« Excuse-moi de te déranger, je cherche quelqu’un… »

Expliquer ce que je veux, c’est pas simple. Il faut trouver une façon détournée, je veux pas passer pour l’équivalent parisien d’un chaotique. Je me lance malgré tout, avec le peu de vocabulaire local que j’ai réussi à acquérir :

« Un… expert dans le coronavirus. Quelqu’un qui en parle souvent. Il est dans le coin. Tu le connais ? »
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Si vous vous y connaissez en latin pitié aidez moi.


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Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 8 | End 11 | Hab 9 | Cha 8 | Int 13 | Ini 9 | Att 9 | Par 8 | Tir 8 | Foi 8 | Mag 16 | NA 2 | PV 100/100

État temporaire :
Clairvoyance : +1 en Magie et en Intelligence
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation


Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration


Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)

- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 2
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares


Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés



Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)



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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Malgré ses précautions, dès que Reinhard s’abaissait pour s’approcher du matelas, la jeune fille eut bien un sursaut et leva une de ses mains pour se défendre. Mais elle sembla vite se tranquilliser, et, la cigarette toujours au bec, eut un long moment de silence alors qu’elle regardait le Coësre tout droit dans les yeux.

« Je… »

Elle ne voyait pas du tout de qui il voulait parler.
Du moins, sur l’instant. Car elle eut soudain comme une révélation alors qu’elle leva le doigt. Elle attrapa sa cigarette, et se mit à crier sur le type assis en tailleur contre le mur en face, devant son petit rectangle noir.

« Héééé, Erwan ! Erwan ! C’est toi qui cause tout le temps du corona !
T’as une meuf qui veut te voir ! »

Erwan leva enfin sa tête. Coronavirus — le mot était prononcé par les boîtes géantes, et écrit sur les affiches collées derrière des vitres. On disait qu’il fallait en limiter la propagation, avec des masques et en toussant dans son coude. C’était le nom avec lequel on désignait l’épidémie — il fallait admettre que c’était inventif.
Erwan n’avait pas l’air d’un Shalléen, il n’avait pas la robe blanche et les sandales. Mais il semblait bien un expert, car le voilà qui s’accroupissait sur ses deux pieds, en tenant son petit rectangle dans le creux de ses mains comme un rat géant. Il en avait d’ailleurs l’apparence, avec ses cheveux longs et gras, et ses vêtements amples couverts de tâches, et ses bras couverts de petits points rouges.

Le voilà qui s’approcha à toute vitesse de Reinhard, puis s’effondra sur le matelas à côté de la fille. Et il se mit à parler, avec une voix aiguë, et à toute vitesse, sans ponctuer la moindre de ses phrases :

« C’est les autres qui t’ont dit de venir me parler du coronavirus si t’avais des questions hein parce que c’est vrai que ‘fin je suis pas un expert mais je suis quelqu’un qui réfléchit pas mal dessus hein, j’veux dire ça fait un moment que je lis je me renseigne depuis le début en fait le tout-tout début quand les gens disaient que c’était pas sérieux — mais tu vois ça ressemble beaucoup à l’ancienne grippe des années 2000 quand moi j’étais gosse, tu te souviens ? Moi je me souviens qu’à l’école déjà on avait dû se faire vacciner et même que la Commission Européenne avait acheté plein plein de vaccins — mais hé tu savais que ceux qui avaient développé les vaccins là les allemands, bah, c’était un laboratoire d’armes chimiques à la base, huh-hun ! »

Alors même qu’il parlait dans tous les sens, il pianotait à toute vitesse sur son rectangle. Par un signe vif de la main, il invita Reinhard à venir se coller à lui. Pendant ce temps, la fille ouvrait une grosse boîte devant elle, pleine de tabac, et elle utilisait une petite feuille opaque pour en mettre dedans.

« C’est pas moi l’expert hein, le vrai expert c’est LUI ! Et moi je le connaissais bien avant que les médias en parlent hein moi je l’ai connu sur des forums — c’est le plus grand microbiologiste du monde il a signé plein plein d’études et lui il dit des choses qui dérangent l’ARS et le Commissaire à la Santé ! »

Avec un grand sourire taquin, il tourna son rectangle pour le montrer au mage. C’était encore un énième écran.


Sur ce rectangle, on pouvait voir un étrange petit bureau aux murs bleus, avec des cadres accrochés derrière très bizarres — des visages mal dessinés et des croquis rabougris. Au milieu du rectangle, un homme, barbu, avec les cheveux longs, et à grosses lunettes, qui portait une blouse blanche, une chemise boutonnée jusqu’en haut, et une montre couleur rose fushia qui tranchait avec son aspect serein et sa bonhommie tranquille. Il avait des montagnes de papiers sur le bureau, ce qui devait faire sérieux, on pouvait croire.
Et alors sortait du rectangle une voix nasillarde, qui venait en face du monsieur, et qui lui demandait :

« Professeur Romain Dextre, concernant le coronavirus de Floride, que pensez-vous du risque actuel d’une pandémie ? »

Et voilà que le monsieur en blouse blanche, une main sur le menton, se mettait à froncer des sourcils d’un air circonspect.

La fille sur le matelas était en train de déchirer une petite carte en carton, et l’écrasait pour le mettre au bout de son cigare fait-maison. Elle le tendit à Reinhard, pour qu’il puisse fumer tout en regardant la vidéo.


« Baaah, pour l’instaaant, si vous voulez, les chiffres que l’on voit, d’abord, en Floride, c’est que, les chiffres sont d’abord, en train de baisser, et d’une seconde part, sont localisés à la ville de Miami et il y a très peu de cas en dehors de cette ville — qui est énorme, et c’est l’endroit dans lequel il y a la plus grande mortalité. En dehors de ça, si on regarde aujourd’hui, en dehors de la situation au Maroc et en Argentine où il y a des morts — 8 au Maroc et 14 en Argentine, si on excepte cette situation de fou sur le paquebot- enfin, c’est une situation de fou de mettre tous ces gens infectés tous regroupés sur un bateau, dans l’esprit de qui c’est venu on se demande, on les cantonne tous ensemble ce n’est pas une manière de gérer une maladie transmissible… »


Il parlait d’une voix chevrotante, faible, lente, en découpant bien les phrases. Il était rassurant, tellement différent des expressions fermes, doctes et directives de toutes les personnes désincarnées disant de porter des masques et de faire des tests.


Et voilà que, une clope dans le bec, et collé à l’épaule d’un homme qui n’arrêtait pas d’agiter la tête dans tous les sens, Reinhard dévora la longue vidéo d’une vingtaine de minutes du professeur Romain Dextre.


Il racontait que le coronavirus était une maladie qui ne tuait pas, moins dangereuse au niveau des statistiques que les bicyclettes. Il disait que les quarantaines ne servaient à rien, que les masques ne limitaient pas les risques, que les modèles testés (Et non mathématiques) sur les affections respiratoires prouvaient une mortalité minuscule, et qu’en plus, un simple petit médicament servait à faire disparaître tous les symptômes.


Tant de charisme, tant de douceur, tant de calme face à l’épidémie…


C’était lui ! C’était lui le Grand Coësre de Paris ! Celui qui voulait disséminer la maladie et provoquer le plus de malades ! Il était impératif de le retrouver !
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par Reinhard Faul »

Je suis accroupi à côté d’un jeune homme qui sent mauvais, et visiblement malade vu les taches sur sa peau. Il me montre son jouet, une petite dalle lumineuse. C’est la première qu’on me laisse voir de près. Il y a de l’écriture dessus, et surtout des images. Aucune idée de son fonctionnement, il n’y a rien d’approchant dans le Vieux Monde. Si on veut des visions du réel aussi détaillées, il faut utiliser les méthodes éprouvées comme la drogue ou la magie. Je n’ose imaginer le potentiel d’un tel objet dans la poche de tout le monde, et pour l’instant il me montre mon collègue parisien.

Un vieux type barbu, l’air calme, qui raconte beaucoup de choses. Le gamin me montre vingt minutes de vidéo sans broncher, le charisme du gars y est pour beaucoup. La cigarette consommée jusqu’au carton me brûle les doigts, tant je suis fasciné par le discours du bonhomme. Comprenant ce qui se déroule sous mes yeux, je deviens de plus en plus agité. Ce type, Dextre, utilise des méthodes de manipulation d’une finesse inouïe, faisant croire aux gens qu’ils font partie des libres-penseurs, des rebelles, en tombant malade. J’ai l’air d’un balourd à côté. Même en mille vies j’arriverais pas à me faire passer pour une espèce de prêtre de Shallya et expliquer à des centaines de personnes que le noir est blanc, que l’eau ça mouille pas et que tomber malade c’est génial. Après, beaucoup de détails m’échappent. Je ne sais pas ce qu’est un « labo pharmaceutique » (quelque chose de très maléfique visiblement), une « arme chimique » ou une « statistique ». Ça m’empêche pas d’apprécier la maestria de l’artiste.
La dalle lumineuse s’arrête sur un plan fixe du monsieur et une petite flèche qui tourne sur elle-même, je comprends que c’est la fin car le jeune homme se tourne vers moi, l’air d’attendre mon avis. Je lui explique :

« Incroyable, c’est exactement ce que je cherche, je te remercie. C’est vrai que t’es un expert ! Sais-tu où on peut rencontrer ce monsieur ? Je suis venu de très loin pour euh… l’aider. Tellement loin, t’imagine même pas. »
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- Paludisme dévorant

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Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

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- Couverts en bois
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Le jeune homme approuva les propos de Reinhard avec de vifs hochements de tête. Mais c’est la fille qui avait offert l’étrange cigarette qui décida d’intervenir dans la discussion :

« C’est vrai que t’as l’air de venir de très loin : T’as un accent Alsacien ! J’ai bon, tu viens d’Alsace ? Je connais un peu, j’étais jusqu’au CE1 à Haguenau mais après mon père a été muté dans le Gard… »

Le garçon fronça des sourcils et pesta de sa petite voix fluette :

« Mais on s’en fiche de ta vie, on parle de trucs sérieux. Pourquoi tu ramènes toujours tout à toi ?
Le docteur Dextre, il travaille à l’IHU Paris-Vanuatu, c’est dans le Val de Marne, à genre une heure en bagnole. Mais l’accès est super restreint hein, c’est un labo du top européen avec système de sécurité et tout — Arasaka a installé des caméras et des alarmes ! »


Cela faisait beaucoup trop de noms propres en aussi peu de phrases. Mais l’essentiel était bien compris par le Pestilent : approcher Dextre n’allait pas être de tout repos. En même temps, lui-même à Nuln était bien protégé par des soldats et des pièges, sans doute que le Coësre de Paris craignait lui aussi les répurgateurs et les dragons de ce monde.

« Laëticia, tu crois que tu peux nous prêter ta Dacia ?
– Ah, surtout pas !
– Et si je te trouve de l’héro pour la semaine pro ? Steuplé, l’Alsacienne veut rencontrer Dextre, ça doit être une grosse chance !
– Bon, d’accord.
– Yes ! »

Et là, Erwan tapota l’épaule de Reinhard.

« C’est quoi ton prénom, meuf ? Tu crois tu peux avoir un rendez-vous avec le docteur ? Si oui moi je t’y emmène à l’IHU ! »
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par Reinhard Faul »

Je glousse puis je réponds :

« L’Alsace ouais… une putain de trotte. »

Puis je prends l’air mystérieux du connard amusé par sa propre blague mais qui ne va pas l’expliquer aux béotiens. De toute façon on change de sujet assez vite. Le jeune homme a l’air obsédé par Dextre et ses idées. Je ne ressens pourtant aucune corruption magique venant de lui. Si j’avais des couilles, je lui montrerai la marque sur mon ventre et il s’en trouverait éclairé, mais j’ai peur de déclencher des… réactions. J’ai besoin de ces deux-là valides pour me conduire au « l’I-hache-U », quoique ça veuille dire. Ici, je sais à peine traverser la rue tout seul, alors m’orienter sur une carte… d’ailleurs t’ai-je raconté ma brève tentative d’en trouver une ? Il y en a parfois de très grandes sur des panneaux dans la rue, mais je n’ai jamais compris ce qu’elles indiquaient. Trop de couleurs, de bordel… en plus elles semblaient attirer certains de ces gros monstres mécaniques. Il faut que je brosse mes nouveaux copains dans le sens du poil.

D’ailleurs me voilà pris dans un dilemme complètement idiot. Le jeune homme me prend pour une femme, en dépit de… bah euh tout. La barde, déjà. Mon énorme tarin. Mes poils. Enfin il doit avoir de sacrés problèmes de vue. C’est pas que ça me vexe, je pourrais laisser pisser, mais je crains qu’il tente de me tripoter pendant la nuit et s’en trouve déçu. Il pourrait mal réagir. J’en ai aucune idée en fait.
Paris est très bizarre quand il s’agit de cul. Déjà il y a des images de gens peu habillés absolument partout. Et, spécifiquement, ce qui m’a surpris et dégoûté c’est les images avec des couples homosexuels montrant de la tendresse, parfois même dans des espèces de mise en scène familiale ! J’ai même vu des gens, de vrais gens, se tenir la main et se faire des bisous comme si tout était normal. J’ai pas compris. Ça m’a mis terriblement mal à l’aise. Ça fait quarante ans que je vis mes petits bails sordides, ça me fait souffrir d’une façon bien particulière de voir ça. J’ai pas envie de me pencher sur le sujet en profondeur parce qu’on s’en fiche, mais j’explique d’un ton gêné :

« Je m’appelle le Grand Coësre, et je suis un homme. C’est pas ma faute pour les fringues ! Je les ai récupérées dans un truc de la croix rouge et y avait pas ma taille. Tout le monde est plus grand ici. »

Je me crispe un peu, prêt à sauter debout et à me défendre à coup de poings si le jeune est offensé par mon travestissement. Des fois les hommes se sentent trahi à mort par ce genre de méprise. Mais pas du tout. Mes deux nouveaux copains se confondent en excuses en expliquant qu’ils ne voulaient pas m’offenser sur mon identité de genre, quoique ça veuille dire. Ensuite ils ont eu une conversation complètement lunaire sur ces questions-là, j’ai rien compris, mais j’ai rougi jusqu’aux oreilles à plusieurs occasions. Personne ne parle de ces choses dans l’Empire, ça n’existe pas. Je suis resté de longues minutes silencieux, mais au bout d’un moment j’ai lâché d’un ton agacé que je connaissais les trucs de pédé, et ils m’ont regardé comme si j’avais chié sur le matelas où on est assis.

J’ai eu le droit à un long, très long sermon, sur la beauté de l’amour dans toutes ses formes. Le sujet les passionne, visiblement. Toutes mes remarques, toutes mes objections – pourtant issues du bon sens – ont eu le droit à un démontage en règles. C’est comme si un répétiteur les avait préparés à ce moment où un type tombé du ciel viendrait leur expliquer que le mariage gay était stupide. Ils m’ont parlé des autres pays, ceux où c’était bien, pas bien, en insistant sur les « opinions fascistes » des « dirigeants des corpo ». Moi j’ai un tout petit peu envie de pleurer de voir ma vie privée se faire mettre en pièces par deux zonards assis sur un matelas plein de puces. À un moment ils m’ont longuement parlé de théorie du genre, j’ai balayé ça d’une remarque agacée :

« Non mais même si les médecins sont aussi forts que vous le dites, c’est pas possible. Tout le monde voudrait être une femme ! »

Et ces deux petits cons, ils se sont lancé un regard amusé entre eux. J’ai eu brièvement envie de m’ouvrir les veines. Monsieur Gelée (prénom Fissure) m’avait dit que des types cassaient la gueule aux travestis pourtant, ce qui me semblait une réaction de bon sens. Là je suis tétanisé par l’étrangeté, hésitant entre me mettre à sangloter et casser la gueule à coups de poing à ma paire de zigotos. Je réponds d’une voix nasillarde à une énième remarque sur les couples homosexuels :

« Mais on Alsace on fait pas ça ! On se met pas à la colle comme avec une femme ! Ça existe pas ! Moi je l’ai jamais fait… »

Je me recroqueville contre le mur, les genoux remontés contre mon torse et écœuré par cette conversation au-delà de ce qui est possible. Ces petits merdeux savent pas, la solitude, le dégoût de soi... et pourtant le jeune homme me tapote l’épaule avec une expression compatissante et la femme explique :

« C’est vrai que c’est religieux il paraît l’Alsace. Il reste plein de sectes catholiques. T’étais dans une secte ?

- Bah euh… j’y suis toujours.

- Oh, le pauvre. »

Et pour marquer sa compassion, elle m’offre une nouvelle cigarette bizarre. Après j’ai le droit à une avalanche de questions toutes plus glauques les unes que les autres. Est-ce qu’on me tapait dessus parce que je me déguisais en femme quand j’étais petit, ce genre de trucs, mais maintenant y a autre chose qui m’intéresse. C’est vrai que j’ai pas vu de temples en venant, ni rien qui ressemblait à un prêtre (mais rien ressemble à rien ici). C’est quoi la religion ? Pourquoi il n’y a pas les mêmes dieux que chez moi ? Imagine comme c’est ridicule de mon point de vue. Dans le Vieux Monde, il n’y a pas de « foi » à avoir, car les dieux – les faux ou les vrais – ont une présence bien perceptible même pour le dernier abruti dénué de magie. J’essaie de poser des questions sans avoir l’air bizarre, mais je crois qu’il n’y a pas que du tabac dans les cigarettes de la dame. J’ai bizarrement très envie de dormir.
Puis je comprends que le prétexte de "la secte" me donne une raison pour ne pas connaître ce que tout le monde trouve commun à Paris. C'est un peu comme admettre qu'on a grandit dans le Stirland. Je saute sur l'occasion :

« Alors j'osais pas demander... mais pourquoi y a un type tout nu dans une baignoire pleine de glace à côté ? »
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Si vous vous y connaissez en latin pitié aidez moi.


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Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 8 | End 11 | Hab 9 | Cha 8 | Int 13 | Ini 9 | Att 9 | Par 8 | Tir 8 | Foi 8 | Mag 16 | NA 2 | PV 100/100

État temporaire :
Clairvoyance : +1 en Magie et en Intelligence
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation


Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration


Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)

- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 2
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares


Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés



Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)



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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

« Il voyage dans le Net. Comme son corps surchauffe, le bain de glace ça l’empêche de cramer, ou un truc du genre. »

L’incompréhension de Reinhard fut répondue par un sourcil relevé de la part d’Erwan — il semblait tout étonné que son explication ésotérique ne paraisse pas évidente.

« Le… Le net, internet, la toile quoi, ce qui permet de parler à des gens dans le monde entier, ce que j’ai utilisé pour te montrer la vidéo.
Bah là, le type dans le bain de glace, c’est un netrunner. Quelqu’un qui va physiquement au milieu du code, il parcourt le réseau avec son esprit, et il cherche à voler des informations qu’après il peut revendre. »


Cela ressemblait clairement à de la magie, la forme qu’elle prenait dans cet univers, même si Reinhard n’avait pas vraiment souvenir de magistères qui cherchaient un intérêt pécunier de leurs sorties dans l’au-delà.

En tout cas, comme si on avait parlé de lui, voilà qu’il y eut du bruit depuis la salle de bain. Le grand runner se leva hors de son bain de glace, en prenant une grande bouffée d’air. La fille au crâne rasé lâcha son écran, s’approcha de lui, et lui arracha l’énorme câble qui entrait dans sa moelle épinière. Le runner quitta l’eau glacée, et se recouvrit vite d’un grand peignoir, cachant son corps couvert de métal et de plaques grises à trous près de chacun de ses organes. Cette créature-là était-elle vraiment humaine ? Les gens de cet univers semblaient peu tenir à leur chair, pour ainsi volontairement la remplacer par des outillages incrustés dans leur peau.

Le runner mit des sandales à ses pieds, et comme ça, quasi-nu, il quitta la salle de bain et alla près de l’escalier bloqué par les truands. Ceux-ci s’écartèrent à son passage, et le laissèrent monter à l’étage.

« Ce runner-là bosse pour le gangster du coin. J’ignore ce qu’il fait pour lui : peut-être qu’il l’aide à préparer un braquage, ou un truc du genre. Il vaut mieux pas poser trop de questions aux gangs, ils sont puissants, mais ils craignent la police.
Le Net est parcouru par des forces de l’ordre, aussi. Ils kidnappent les runners, les trafiquants, et puis ceux qui font du détournement de mineurs. Quand ces net-flics croisent un runner, ou bien ils arrivent à trianguler sa position pour aller le capturer physiquement… Ou bien ils grillent son cerveau à distance. »





Arriva finalement le temps de dormir. Le bâtiment étant un squat, pioncer n’était pas le plus dur : ça ne manquait pas de paillasses et de matelas rembourrés sur lesquels on pouvait s’affaler pour dormir, même s’il était impossible d’en trouver un qui n’était pas recouvert de puces, de traces marron ou de moisi si on le retournait. Le plus difficile, c’était de fermer l’œil, alors qu’on entendait toujours de la musique ou des cris venant de quelque part, à cet étage ou au-dessus. Ça s’insultait régulièrement, même s’il n’y avait pas de bagarres physiques. Beaucoup de gens semblaient s’être réfugiés ici, de tous les horizons, pour trouver une certaine sécurité, parce que le portrait qu’on avait fait du quartier à l’extérieur n’était pas bien glorieux.

Le lendemain matin, Erwan offrit à Reinhard un bol de céréales rempli de lait, et des paquets de gâteaux — les gens de Paris semblaient pas mal considérer que le sucre était essentiel pour tout repas. Puis le jeune homme prit les clés de Laëticia, et recouvrit son corps d’un petit manteau en textile à capuche. Ils allèrent ensemble dehors, passèrent devant un parc où des gens dormaient dehors, croisèrent un type qui promenait un gros chien à muselière, et ils s’arrêtèrent devant des dizaines de boîtes métalliques à roue à l’arrêt.

« Tiens, c’est celle-là. »

La Dacia s’appelait visiblement Supernova, elle était de couleur bleue pourpre (Une couleur royale, donc), et sur le derrière, on voyait plein d’autocollants avec écrit dessus des phrases énigmatiques, du style : « Touche pas à ma teuf », ou « Faire la teuf n’est pas un crime », ainsi qu’un message d’avertissement très inquiétant et digne de mettre mal à l’aise :
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Erwan ouvrit la porte avant de sa voiture, et indiqua à Reinhard de venir à côté de lui. Ainsi, le magicien allait pouvoir découvrir la dangereuse bête…

« Et par contre on est à court de GPL donc faut qu’on passe à Carrefour faire le plein, avant d’aller à l’IHU ! »
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par Reinhard Faul »

L’heure de dormir est enfin venue. Mon moment pour briller. Je n’ai eu aucun mal à me trouver un petit coin douillet dans l’immense squat. Il fait chaud, ça sent la sueur macérée et le linge sale, mon seul inconfort c’est la tête qui tourne à cause de toutes les cigarettes bizarres que j’ai fumées. Je me roule en boule sur un canapé défoncé, je ferme les yeux, puis j’essaie d’entrer dans un état propice à la méditation, aux Visions, et à la magie. Je dois trouver le moyen de rentrer chez moi.

Je sors une feuille et une plume. C’est ça la magie, écrire écrire écrire, même quand on est pas doué pour ça. C’est très dur ! Je patauge ! Je patauge d’autant plus que la table n’arrête pas de tourner et que je fous de l’encre partout. Oh putain je vais jamais réussir à écrire toute la magie ! Je lève le nez et je comprends pourquoi la table n’est pas stable. Je suis sur un putain de tourniquet ! J’en ai déjà vu dans les quartiers riches de Nuln quand je faisais des bringues là-bas sous l’identité de Maximale Leistung, pour ma campagne. Des enfants s’installaient dessus pendant qu’un autre poussait. Ils avaient l’air de s’amuser. Moi je me sens juste très con à tournoyer sur moi-même comme une toupie. Je cherche le coupable de cette grotesque plaisanterie. Il y en a forcément un ! Et comme si cette seule pensée l’avait fait apparaître, je vois Furuga’th juste sous mon pif qui pousse la barre métallique de l’engin avec un sourire sadique.

Je m’élance pour fuir, mais je… je suis sur un canapé dans la pénombre, très très trèèèès loin des beaux-quartiers de Nuln. Il me faut de longues secondes pour comprendre que j’ai juste rêvé. Pas de vision du futur, pas de conversations avec les démons, seulement un stupide songe de cerveau humain mal cuit. Je suis toujours dans cette ville bizarre et ma seule piste pour rentrer chez moi c’est d’aller voir un médecin fou dans une Dacia. La magie ne marche pas ici, ou mal. C’est affreux. J’ai besoin de prendre l’air.

Je me lève, puis me déplace à tâtons dans l’obscurité pour trouver la sortie du squat. J’ai envie de vomir. Je ne sais pas si c’est à cause des cigarettes bizarres ou de la nourriture d’ici, mais j’ai encore la tête qui tourne. J’opte pour un coquet pot de fleur dans la cour intérieure du bâtiment, visiblement un des vestiges de l’époque où c’était une école. La végétation plantée dedans a quasiment fini de crever, et je viens mettre le coup fatal en recouvrant les fragiles bourgeons d’un noir dégueulis de nurglite. La bile a racorni les feuilles encore vertes. Des asticots morts pendent maintenant aux branches comme une sinistre décoration de Mitterherbst. Moi j’ai des brûlures d’estomac atroces. Il doit y avoir quelque chose dans la bouffe, peut être des décoctions alchimiques pour rendre les couleurs fluo comestibles ? Je vais crever desséché dans cette ville où même marcher dans la rue demande de grosses capacités de survie.

J’ai besoin de mes nouveaux amis pour aller à l’IHU, et ils dorment encore, alors en attendant je petit-déjeune sur les quelques insectes rampants qui rôde le long du mur. Ils sont gros, croustillants, et vivent dans les égouts d’une ville comptant des millions d’habitants. Voilà un festin propre à calmer mon indigestion. Entouré de vomi, de fleurs crevées et de cafards, je me sens mieux, plus apte à réfléchir. Je suis dans la panique depuis que j’ai été téléporté par l’Interpole. Là seulement maintenant je me rappelle que j’ai un dragon sur le feu. Peut-être qu’il a déjà détruit ma secte, pendant que je me promène à Paris. Ça me rend fou, mais je ne peux rien y faire pour l’instant. Je cherche, promis. L’Interpole gagnera pas.

Au milieu de mes réflexions, je me rends compte qu’une jeune personne de sexe indéterminé me regarde fixement, debout au milieu de la cour. Elle tient un rouleau de PQ et semble encore endormie. Je suis à genoux devant le mur qui sert de toilettes pour hommes avec la bouche pleine de cafards et du vomi dans la barbe, et le soleil est même pas encore levé. Je cherche quelque chose à dire qui apaiserait l’horreur que j’incarne à cet instant. Un truc intelligent, qui expliquerait tout. Allez mon bonhomme, un deux trois c’est parti :

« … salut. »

Ça marche pas trop. J’ai eu toute une vie pour apprendre à réagir à ce genre de situation, et je sais que rien peut me sauver, alors d’une voix éteinte je lui explique la vérité :

« C’est mon Grand Père qui veut que je me remplisse d’excréments. Il m’a appris. »

Là, l’intruse a l’air de sortir de sa stupeur et s’enfuit. Sans panique, mais en marchant si vite qu’on la dirait montée sur roulettes. Je connais cette réaction. C’est celle qu’on a en découvrant quelque chose de vraiment embarrassant en ouvrant une porte. Un mec qui fait caca, deux personnes en pleine acte ou quelqu’un de si diminué mentalement qu’il ne peut pas préserver sa propre dignité. La bonne réaction c’est de fuir. Bon, au moins ça règle le problème.

Par précaution, je me replie quand même vers le canapé où j’ai dormi. Faut que j’ai l’air suffisamment normal pour me faire emmener dans la Dacia de mes nouveaux amis. J’en profite quand même pour lécher quelques poignées de porte, étaler mes meilleurs produits sur la nourriture et graver quelques symboles Chaotiques dans des endroits cachés. Je m’ennuie, et les petits mendiants font la grasse matinée. Mais enfin, on peut partir à l’IHU en voiture, quasiment à midi.

Évidemment je ne passe pas un très bon voyage. La vitesse surnaturelle de l’engin me donne le mal de mer et j’arrête pas de me cogner partout dès que ça freine ou que ça tourne. Sinon, j’ai l’impression que circuler en voiture demander de passer beaucoup de temps à l’arrêt. Je le fais remarquer à Erwan, qui m’indique gracieusement que c’est à cause « des putains de travaux sur le periph » et de la « putain de station GPL qui a fermé alors il faut aller plus loin ». Ça n’a aucun sens mais je le te répète à titre indicatif. En tout cas j’ai passé beaucoup de temps à avoir l’air d’un con assis dans une caisse en métal parfaitement immobile et j’aurais eu plus vite fait d’y aller à cloche-pieds. Je suis très agacé d’avoir attendu toute la nuit pour finalement couvrir une distance ridiculement courte, mais c’est trop tard pour y faire quoique ce soit. Du coup je bavarde avec Erwan.

Il me demande, enfin, comment je compte m’y prendre pour rencontrer le docteur Dextre. Je lui réponds des demi-vérités aménagées pour mon confort personnel :

« Hmmm… je t’avoue que j’espère qu’il me reconnaisse. Sinon je m’infiltre comme patient. Au pire du pire j’ai des… implants qui peuvent m’aider à entrer partout. »

Je suis pas sûr d’utiliser le bon mot dans sa langue, « implant », mais c’est ce que j’ai trouvé de plus proche d’un magicien d’après tout le bavardage de drogué qui sort de sa bouche.
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Équipement de combat :
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- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

La boîte de métal quittait enfin la jungle de bâtiments de ciment et d’asphalte, pour s’élancer le long d’une de ces grandes routes noirâtres qui coupaient la campagne. Une campagne fort étrange, qui ne ressemblait en rien aux paysages champêtres faisant partie de la mémoire d’un Reinhard Faul — ce Val de Marne était une campagne stérile, froide, vide. Une campagne d’herbe et de champs labourés, sans village, sans paroisse, sans monastère. Parfois, des grillages, et d’autres routes qui coupaient des bâtiments beiges, ou des sortes d’entrepôts tout gris. Le long de pylônes, des câbles, et des lampadaires sans feu, et des panneaux aux affiches tout aussi colorées que dans le Paris. Rien ici ne semblait naturel, tout avait été arraché et reconstruit par la patte de l’homme, et il ne semblait plus y avoir un simple animal qui survivait dans cet environnement — pas même un rongeur, pas même un asticot. C’étaient des machines immenses, blanches et avec des roues, qui remplaçaient des centaines de villageois dans leurs tâches. Les gens de cet univers avaient tué leur Taal et leur Rhya, car même les arbres semblaient figés dans le temps, esseulés et taillés qu’ils étaient, au bord des routes.


Mais enfin, la Dacia ayant bu son étrange essence pouvait porter Reinhard jusqu’à de nouvelles routes et de nouveaux cercles de terre autour desquels les boîtes de métal tournoyaient, avant qu’enfin, elle ne s’arrête devant un grand bâtiment en verre. Erwan confirma la destination alors qu’il enclenchait son frein à main et endormait son attelage d’un simple mouvement de clé.

« Nous v’là arrivés ! »

Reinhard tira sur la poignée (Il avait vu d’autres gens faire) et ouvrit la portière de la boîte, afin d’enfin retrouver la sensation de la terre ferme sous ses pieds. Et il se retrouvait devant cet étrange édifice, à l’architecture sinueuse et à l’air fragile, qui n’avait aucun sens ; on aurait dit une cathédrale faite uniquement de vitres, une étrange grosse boîte opaque, qui formait un « L », avec une espèce de tour obèse penchée en arrière. Ça ne ressemblait pas du tout à un hôpital, ou un hôtel-déesse. On aurait dit l’œuvre d’un fou.
En fait, Reinhard se sentait bizarrement inquiet à la vue de cet édifice, parce qu’il ressemblait à quelque chose…

Au Labyrinthe de Tzeentch. C’était le Dieu ennemi, qui vivait ainsi dans un palais de glaces et de miroirs. Vivait-il donc dans un monde où l’Oiseau avait gagné ? Impossible — il n’y avait pas de magie ici, il devait donc au contraire avoir perdu. Mais comment avait-il fait pour atteindre un monde sans magie ?



Et c’est là, que, enfin, après une journée et une nuit de calvaire, le Grand Coësre pouvait enfin ressentir une aura satisfaisante, apaisante, séduisante… ça filait depuis ce bâtiment, alors qu’une grande porte rectangulaire s’ouvrait, et qu’un fourgon tout blanc et sérigraphié de lettrines rouges, une grosse sirène hurlante sur le toit, s’y engouffrait — une ambulance, selon Erwan–
–la maladie. La maladie était ici. Dans ce monde où la faune était traquée, où seuls les rats subsistaient, dans cette nature avec du sol sans vers de terre et un ciel sans oiseaux, il y avait encore des animaux microscopiques qui subsistaient : des bactéries, des virus, des microbes, ceux que l’on observe simplement avec une loupe à puissante focale ; des gens souffraient ici. Ils toussaient. Ils éternuaient. Ils transmettaient les germes et les miasmes, et tout le verre de la structure ne suffisait pas à contenir l’infection.

Ce devait être le repère du Coësre de ce monde. Peut-être qu’il inventait des maladies, comme Reinhard le faisait à Nuln.



Maintenant, la question de comment entrer ici se posait ; En soi, le bâtiment ne semblait pas être une forteresse, et en fait, des portes s’ouvraient toutes seules devant le « L », sous un panneau marqué Admissions : des gens normaux y entraient, masques sur le nez, tandis des gens en blouses blanches en sortaient pour fumer une cigarette en mettant le leur sous le menton. Des petites barrières métalliques délimitaient le chemin vers cette entrée, et une pancarte avec une flèche invitait les gens à s’avancer : Tests Covid.

Mais Erwan avait prévenu qu’il y avait de la sécurité, dans ce laboratoire, aussi, pas certain qu’entrer par la grande porte était forcément le mieux… Il y avait cette autre entrée, où le fourgon blanc s’était élancé. La porte en était encore ouverte. Peut-être pouvait-il s’y rendre là-bas ?

Enfin, peut-être pouvait-il puiser dans sa magie pour développer un plan. Il sentait enfin, comment il pouvait utiliser ses pouvoirs… Et peut-être répandre la corruption. Faire goûter à ce monde un peu du sien.
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