[Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Le Pays des Trolls est le nom que l'on donne au territoire glacial et désolé situé au nord de Kislev et au sud des Désolations du Chaos. Le paysage est aussi redoutable que les créatures qui y vivent. Comme son nom l'indique, cette terre aride et rocailleuse est infestée de trolls en tous genres: trolls des rivières, trolls de pierre, et au nord, les terribles trolls du Chaos, exposés à l'énergie mutatrice des vents du Chaos sont des créatures infâmes à la force redoutable et sauvage, et à l'endurance inimaginable.

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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Test de Charisme : 9, réussi.
Le chef de la troupe d'archers s'avança vers le vampire sans pour autant baisser le bras. Cette main levée vers le ciel, plus qu'un signe de paix, semblait être une façon de retenir les traits des tireurs et Vladimir préféra ne pas imaginer ce qu'il adviendrait de sa non-vie si le bras s'abaissait. L'homme s'avança, donc, sans crainte et s'arrêta à quelques mètres à peine du vampire et de sa monture blessée. Les archers suivirent le mouvement en sortant des fourrés environnant et s'approchèrent à leur tour. Vladimir en dénombra une douzaine en tout, qui tenaient tous leur arc bandé dans sa direction. Finalement, leur capitaine prit la parole sans pour autant retirer le châle qui lui couvrait le visage, rendant sa voix étouffée.

- "Je ne sais pas non plus ce qu'était ce cri, mais rien qui puisse nous inquiéter. Ce que j'aimerai savoir, c'est ce que fait un impérial dans l'Oblast du Nord, seul dans les montagnes qui plus est. Vous allez me raconter ça sur le chemin." dit-il dans un reikspiel marqué par un accent kislévite mais tout du moins parfait. "Возьмите свое оружие, и мы возвращаемся в лагерь" conclu-t-il à l'adresse de ses hommes.

Aussitôt, tous baissèrent leurs arcs et laissèrent la corde se détendre mais sans pour autant désancocher les flèches, sauf deux d'entre eux qui passèrent leur arme à l'épaule et s'approchèrent de Vladimir. Ils le fouillèrent et le désarmèrent sous le regard attentif des autres et lui nouèrent les mains dans le dos avec une corde de chanvre épaisse. Le capitaine de la troupe fit un signe de la tête et ils se mirent en marche dans les bois, le vampire étant solidement encadré. L'un des archers prit Nahar par la bride et l’entraîna avec eux, alors que le cheval essayait de suivre tant bien que mal en boitant, les flèches toujours fichées dans la croupe.

Cependant, Vladimir remarqua quelque chose. Tout ses nouveaux geôliers étaient recouverts de la tête au pied par des fourrures, du cuir ou du tissu, y comprit le visage et les mains. De plus, certains avaient une démarche étrange ou un port singulier. Tout en les observant, le vampire remarqua qu'ils prenaient la route que lui même s'était apprêté à prendre. Ils remontaient le couloir rocheux et une fois ce dernier gravit, ils s'enfoncèrent dans la forêt de pins montée sur des chaos rocheux et des amoncellements de granit. Au dessus d'eux, à moins d'une lieux, se dressaient les pics boisés de la montagne.

Tu perds toutes tes possessions excepté ta tenue en cuir, ton manteau, tes bagues et ton talisman
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Vladimir Kergan

Re: [Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Message par Vladimir Kergan »

Sans le quitter du regard, le chef de la petite troupe d’archers s’avança vers lui, la main toujours en l’air, plus pour dire à ses hommes de ne pas tirer que par pur geste de paix à l’égard de Vladimir. Apparemment, il n’était pas question de lui faire du mal, du moins pas pour le moment sinon ce serait déjà chose faîtes, il y avait bien plus de chances que ces assaillants le fassent prisonnier, du moins dans un premier temps. Le Vampire devait trouver une histoire quelconque à raconter en espérant être cru, du moins pour gagner du temps et essayer de trouver une issue aux ennuis dans lesquels il s’était aventuré. Le chef parlait le Reikspiel bien qu’avec un fort accent kislévite, cela permettrait au moins au Von Carstein de se faire comprendre de ses geôliers.

Le chef souhaitait obtenir des explications quant à la présence de Vladimir dans un lieu aussi reculé de toute civilisation et envoya deux de ses hommes pour fouiller le Vampire et lui confisquer ses armes, fort heureusement ils ne prirent pas la peine de lui prendre ses bagues et le talisman caché sous sa veste en cuir, ces objets renfermaient une puissante magie et le Talisman pourrait s’avérer d’une aide très précieuse quant à la suite des évènements car il était capable d’influencer les esprits des interlocuteurs de Vladimir lorsque ce dernier utilisait ses grands talents de manipulateur.

Deux des hommes lui nouèrent les mains dans le dos et l’encadrèrent alors qu’ils prenaient le chemin des bois, chemin qui était celui que Vladimir avait l’intention de suivre, ce détail mis la puce à l’oreille du Vampire qui observait ses geôliers avec beaucoup plus d’attention à présent, des détails qu’il n’avait pas relevé jusqu’à alors lui parurent étranges. Certains d’entre eux marchaient d’une démarche claudicante, ils portaient tous un foulard qui masquaient une bonne partie de leurs visages, aucune parcelle de leur corps n’étaient visibles… Le Chasseur devait sans doute dire vrais… Vladimir réfléchit à ce qu’il allait dire, noyant une parcelle de vérité dans un plus grand mensonge.

Je voyageais en compagnie de plusieurs personnes sur la route liant Zoishenk à Leblya, notre coche a été attaqué par une troupe d’archers nomades, je suis parvenu à m’échapper grâce à mon cheval et j’ai dévié jusqu’aux forêts en contrebas de cette montagne. Un homme que j’ai rencontré dans la forêt m’a indiqué que je trouverais aide et assistance si je me dirigeais vers les grottes de la montagne et il m’a donné l’arc que vous avez pris ainsi que cette sacoche et la suite vous la connaissez. Mais vous, comment se fait-il que vous viviez dans un endroit aussi éloigné de toute civilisation ?

S’il s’agissait bel et bien des Mutants indiqués par le défunt chasseur, Vladimir devait trouver un moyen de les mettre en confiance en espérant qu’aucun d’entre eux n’étaient capable de lire, sinon ils pourraient deviner qu’il était un Nécromancien, bien qu’il pourrait toujours prétexter ne rien savoir de cette magie, il y avait toujours un moyen de se tirer d’une situation tant que l’on s’y prenait comme il le fallait. Si ses explications ne parvenaient pas à convaincre le chef, il n’y avait plus qu’à espérer qu’une créature vienne perturber la bonne marche vers les grottes… Le Vampire adressa une prière muette à son Ancêtre, espérant qu’il viendrait à son aide.
Charisme niveau 3 et Talisman de Manipulation en cas de besoin.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 21 déc. 2011, 05:54, modifié 1 fois.
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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Test de Char : 15, échec.
Relance talisman : 15,échec.
Il reste 9/10 charges au talisman.
La troupe s'enfonçait dans les bois sombres sans chercher son chemin, suivant une piste invisible que seuls les rôdeurs connaissaient. Alors qu'ils passaient sous une arche granitique, Vladimir répondit au chef de la troupe qui marchait à quelques mètres devant lui. Celui-ci ne se retourna même pas pour lui répondre.

- "Vous me prenez pour un imbécile ? Un impérial ne peut pas échapper seul aux pillards de la steppe. Ni survivre dans les bois quand bien même il rencontre un quelconque trappeur ou chasseur. Aide et assistance ?" ricana-t-il. "Faites attention ... Mr Tröst, ce n'est pas vous qui posez les questions ici. Vous êtes déjà en mauvaise posture, n'aggraver pas votre cas par des mensonges aussi grossiers. Maintenant, marchez en silence jusqu'à ce que nous soyons arrivés. Vous expliquerez ça à l'Ovate." dit-il. Vladimir remarqua que le chef de la troupe tenait ses faux papiers d'identité en main, ainsi que son traité nécromantique L'avait-il lu ?

Ils continuèrent de marcher en silence dans les bois, s'approchant de la montagne. Le sol, à cette hauteur, commençait à se recouvrir d'une fine couche de givre tant le froid était mordant. Seuls quelques corneilles et les hennissements de Nahar troublaient le silence oppressant qui régnait en ces lieux. Après plusieurs heures d'une marche éprouvante, ils arrivèrent enfin en vue d'une clairière morne au centre de laquelle était dressé ce qui semblait être un fort en ruine posé sur un socle de granit escarpé. Le capitaine fit signe à la troupe de s'arrêter et poussa un sifflement étrange qui ressemblait vaguement à celui d'un oiseau de proie. Un même cri lui répondit depuis le fort et Vladimir vit une dizaine de sentinelles se relever sur les remparts fissurés et dans des caches installées dans les arbres et fourrés proches. Le groupe de rôdeurs se remit en marche et contournant la tour pour pénétrer dans ce qui ressemblait à un village de réfugiés. Des tentes et des huttes en fourrures étaient dressées ça et là autour de foyers où des braises rougeoyaient encore. Le vampire nota l'absence d'habitants lorsque le chef lui fit à nouveau signe de s'arrêter devant l'une des huttes recouverte de branches de pin.

- "Ovate, nous avons attrapé quelqu'un." dit-il en direction de l'habitation précaire, dont l'entrée fermée par un rideau en peau de bête.
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Vladimir Kergan

Re: [Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Message par Vladimir Kergan »

La petite troupe d’archers emmenait Vladimir de plus en plus profondément dans la forêt, les hommes aux visages masqués paraissaient connaître parfaitement le chemin car ils se déplaçaient aisément sans suivre un quelconque sentier. Il y avait fort à parier qu’ils devaient vivre dans cette contrée reculée depuis déjà pas mal d’années. Ils étaient entrain de passer sous une arche en granites lorsque le Vampire racontait son histoire au chef qui ne fut pas dupe et lui fit savoir clairement qu’il ne le croyait pas. Un éclat de colère brilla dans le regard du Von Carstein, les choses ne se déroulaient pas comme prévu et la situation n’était plus entre ses mains, des circonstances qu’il n’appréciait guère.

S’il parvenait à se sortir de ce mauvais pas, il prendrait un grand plaisir à faire payer à ce mortel le prix de son insolence. Fort heureusement, celui qui l’avait fait prisonnier n’était pas le véritable maître, un Ovate dirigeait cette petite tribu des forêts et c’était à lui qu’ils l’emmenaient. La condition vampirique de Vladimir lui permettait de ne ressentir aucune fatigue liée à la marche à travers les bois ni la montagne, dans le cas contraire il y avait fort à parier qu’il se serait déjà effondré, ses geôliers quant à eux paraissaient atteints par la fatigue. Le Nobliau avait perdu quelque peu la notion du temps mais le voyage entre l’endroit ou il avait été capturé et le village de la montagne devait sans doute avoir duré plusieurs heures.

Le soleil avait poursuivi sa course dans le ciel et se trouvait maintenant à l’ouest, la journée était déjà bien avancée. Ils débouchèrent dans une clairière morne avec en son centre, un petit fort en ruine sur un socle de granit. L’état du fort était lamentable, il était certain que ce n’était pas les autochtones qui l’avaient construits mais plutôt qu’ils s’y étaient installés après son abandon. Sur les remparts, environs une dizaine de sentinelles et à peu près le même nombre dans les arbres. Le capitaine de la troupe poussa un sifflement ressemblant à celui d’un oiseau de proie et on lui répondit de la même façon, sans doute pour lui signifier qu’il pouvait entrer.

A l’intérieur des remparts se trouvait ce que l’on aurait pu qualifier comme un village précaire, pas d’habitations mais des tentes et des huttes dressées grossièrement. Il était surprenant que vivent ici des gens capables de lire, car apparemment c’était le cas au vu des dires du capitaine des rodeurs. Il n’avait pas l’air d’avoir lu le traité de nécromancie, fort heureusement d’ailleurs. Le rodeur fit signe à Vladimir de s’arrêter lorsqu’ils furent arrivés devant une hutte de fortunes recouvertes de branches de pins et dont l’entrée était barrée par une peau de bête.

Le Vampire espérait que l’Ovate accepterait de s’entretenir seul avec lui, il serait plus facile de le manipuler qu’avec plusieurs gardes autour de lui. Kergan se redressa de toute sa hauteur, son regard bleu acier braqué sur le rideau en peau de bête, il devait se montrer fort et digne, il était un Immortel après tout.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 24 déc. 2011, 07:35, modifié 1 fois.
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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Quelques longues minutes passèrent sans que rien ne se passe. Le vent glacial soufflait dans les ruines du fort et soulevait par moment les branchages et les bâches qui recouvraient les habitations de fortune. Aucun des rôdeurs ne bougeait et seul Nahar poussait des hennissements faibles de temps à autre, la croupe agitée par des tremblement de douleurs alors que le sang séché formait un sillon sur la robe noire de l'animal jusqu'aux flèches toujours fichées dans sa cuisse. Enfin, la peau de bête qui fermait l'entrée de la hutte devant laquelle la troupe s'était arrêtée remua et une main ridée l'écarta. Une petite femme sortit dans le froid des montagnes pour faire face aux archers et à leur prisonnier. Son dos était courbé et elle ne devait pas dépasser le mètre trente. Elle portait des fourrures et des châles dont l'un d'eux encadrait son visage marqué par l'âge et la morsure du temps. Quelques mèches de cheveux blancs délavés surgissaient comme des brins de brouillard qui voletaient autour de ses yeux pleins d'éclat. Lorsque la vieille femme s'avança, les geôliers de Vladimir mirent tous un genou à terre et courbèrent la tête. Il se retrouva seul debout au milieu des rôdeurs. L'ancêtre le fixa sans dire un mot, sans même changer son expression et s'avança. Alors que le vampire pensait qu'elle se dirigeait vers lui, il vit avec surprise qu'elle lui passa à côté sans même le regarder. Elle s'arrêta devant Nahar et posa sa petite main fripée sur les naseaux de l'animal qui poussa un hennissement plaintif. Sous la caresse de la petite femme, il sembla se calmer et renâcla encore un peu avant de baisser la tête et de s'immobiliser, le souffle plus régulier. L'Ovate sourit imperceptiblement - ce qui eut pour effet d'accentuer les rides de son visage - et marcha à petits pas vers la croupe de l'animal avant de retirer les deux flèches d'un coup avec une fulgurance et une force inattendues de la part d'une personne de cet âge. La monture de Vladimir ne réagi même pas, plongé dans un calme léthargique, les yeux mi-clos. La femme leva enfin les bras pour poser ses mains sur les blessures qui s'étaient remises à saigner. Elle ferma les yeux et ses lèvres craquelées mouvèrent sans qu'un mot ne sorte de sa bouche. Sous les yeux du vampire, les deux plaies se refermèrent lentement alors qu'un halo vert presque imperceptible scintillait entre les petits doigts de l'Ovate. Lorsque la robe retrouva son apparence normale, la petite ancêtre hocha la tête et revint vers sa hutte en slalomant parmi les rôdeurs accroupis. Elle regagna sa hutte quand soudain elle s'arrêta et se retourna lentement vers Vladimir en fronçant ses sourcils clairsemés comme si elle venait de se rendre compte de sa présence.

- "Qui es-tu ? Tu n'es pas Différent, que viens-tu faire ici." lui dit-elle d'une voix forte et dans un reikspiel parfait et sans accent cette fois.
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Vladimir Kergan

Re: [Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Message par Vladimir Kergan »

Les minutes passèrent sans que personne ne sorte de la tente et seuls le souffle de vent ainsi que le bruissement des branches des arbres secouées par ce dernier venaient perturber le calme qui régnait sur le petit fort. Vladimir demeurait circonspect et méfiant tandis qu'il observait le rideau en peau qui servait de porte à la hutte ainsi qu'un petit barrage contre le froid glacial qui sévissait en ces lieux. Ils étaient en montagne et même si le Vampire ne connaissait plus les sensations de chaleur ou de froid, il se doutait aisément que la température devait être encore plus basse à cette altitude que dans la plaine d'où il venait. Enfin quelque chose bougea dans la hutte et une main ridée écarta le rideau alors qu'une petite silhouette apparaissait dans l'ouverture.

Aussitôt, les geôliers de Vladimir mirent un genou à terre en signe de respect pour la vieille femme qui devait sans aucun doute être l'Ovate. Seul le Vampire demeurait debout à fixer la petite femme de toute sa hauteur, sa taille était dérisoire, presque risible mais si ces guerriers avaient tant de respect pour elle, ce fut sans doute car elle paraissait être de grande sagesse. Le regard vif et intelligent de la vieille femme rencontra le regard bleu acier de Vladimir et ils se fixèrent mutuellement pendant quelques secondes avant que l'Ovate ne s'avance dans sa direction. Alors qu'elle s'avançait dans sa direction, le Von Carstein se préparait à dire quelque chose mais c'est sans un regard que la vieille dame passa à côté de lui pour se diriger vers Nahar qui continuait de pousser des hennissements plaintifs, il ne tiendrait certainement plus longtemps...

L'Ovate posa sa main sur les naseaux de l'animal et le caressa lentement, la respiration du cheval se fit plus lente et plus régulière, comme apaisée par le contact de la main de la vieille femme qui se déplaça jusqu'à la croupe du coursier de Sylvanie et de briser avec une force assez surprenante pour une personne de son âge les deux flèches qui avaient transpercer le cheval, quelques heures plus tôt de cela. Les plaies de Nahar se remirent à saigner une fois les flèches retirées, les yeux de Vladimir se froncèrent quelque peu lorsqu'il vit la lueur verte qui émanait de la paume des mains de l'Ovate, lentement les plaies se refermèrent pour ne plus laisser qu'entrevoir une petite cicatrice, le coursier était guéri.

Une fois son œuvre accomplie, l'Ancêtre regagna l'entrée de sa hutte à petit pas et en se faufilant entre les guerriers toujours présent, ce n'est pratiquement qu'au tout dernier moment qu'elle s'arrêta avant de se retourner lentement pour faire face à Vladimir Kergan, comme si elle le voyait pour la première fois. La voix qui sortit du corps de la vieille femme était tout sauf faible, pleine d'autorité et forte comme pouvait l'être celle d'un officier. Vladimir nota qu'elle avait employée le terme « différent » ce qui voulait dire que le chasseur n'avait pas mentit, du moins pas totalement car ces gens ne paraissaient pas être des cannibales. Le Vampire jeta un regard en coin au chef à qui il avait parlé précédemment, il valait mieux ne pas réitérer les mêmes paroles et paraître plus franc et plus vraisemblable même si l'idée paraissait saugrenue de prime à bord. Le Fils de la Nuit pris une voix détachée et respectueuse pour celle qui avait soigné son coursier même s'il n'appréciait guère être mis en situation de faiblesse.

C'est bien pour cette raison que je suis venu en ces lieux, vénérable ovate. J'ai entendu parler de votre village ici dans les montagnes par un chasseur que j'ai rencontré dans une forêt un peu plus bas. Malgré ces paroles inquiétantes à votre sujet, j'ai préféré suivre mon instinct et venir jusqu'à vous pour tenter de comprendre ce qui peut pousser des hommes et des femmes à vivre si loin de la civilisation et dans un froid encore plus éprouvant que dans la plaine. 
Fait intervenir si possible Charisme niveau 3 et Eloquence niveau 1 vu que je m'adresse en quelque sorte aussi au petit groupe qui m'a attaqué. Talisman de Manipulation si necessaire.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 29 déc. 2011, 20:00, modifié 1 fois.
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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Test de Char : 4 - 3 (compétence) = 1, réussite critique.
Test d’Éloquence - basé sur Char : 1, réussite critique.

Que je ne t'entende plus dire que tu n'as pas de chance aux dés :siffle:


L'Ovate plissa un instant les yeux, creusant plus encore ses rides sinueuses. Elle rebroussa chemin et s'approcha lentement de Vladimir.

- "Je suis Hanna, l'Ovate. Les gens que vous voyez ici, autour de vous, ont été rejetés par la société des hommes. Je suis ici pour les guider. Tous ici ont le droit de vivre et n'ont pas mérité la haine et le mépris dont ils sont la cible. Nous vivons en marge des autres, ici dans les montagnes, aussi paisiblement que possible. Qui que tu sois, étranger ... Fais attention. Nous gardons un oeil sur toi. Nous veillons à une certaine discrétion ... je pense que tu comprends." dit-elle d'une voix calme. Elle se tourna vers les autres huttes et frappa dans ses petites mains. "Vous pouvez sortir, mes enfants."

Les entrées des différentes habitations s'agitèrent et Vladimir vit sortir quelques femmes et enfants. Tous étaient recouverts de fourrures et de couvertures, mais le vampire pû apercevoir bien d'autres choses ... il était en face de mutants. Certains des petits portaient des marques horribles au visage, avaient une pince ou un tentacule à la place d'un bras, ou encore des yeux globuleux. Les quelques femmes portaient toutes, elles aussi, d'horribles mutations qui les déformaient. Le groupe de rôdeur se releva et celui qui semblait en être le chef s'approcha de l'Ovate et lui tendit les possession de Vladimir. La vieille femme les emporta dans sa tente et fit signe au Fils de la Nuit de le suivre. Avant de s'engouffrer dans la hutte à sa suite, le vampire eut le temps de dénombrer rapidement les habitants de ce village de fortune ; il devait y avoir une vingtaine d'hommes, trois femmes et autant d'enfants. Les archers qui l'avaient arrêté commençaient à enlever leurs foulards et leurs capuches, dévoilant de nouvelles mutations et monstruosités. L'intérieur de la hutte était sombre, éclairé seulement par des braises regroupées dans un foyer à même la terre battue. La vieille s'assit sur une natte et regarda Vladimir droit dans les yeux.

- "Qu'est-ce qui t'amène ici ?"dit-elle en le regardant,les yeux plein de malice.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Vladimir Kergan

Re: [Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Message par Vladimir Kergan »

Le petit discours de Vladimir semblait avoir eu beaucoup plus d'impact que les mensonges qu'il avait proféré précédemment, au fur et à mesure que les paroles sortaient de sa bouche, le regard de ses interlocuteurs changeait, se faisant moins haineux à son égard. La vieille femme fronça les yeux, creusant les plis de ses joues usé par le poids des âges. Elle s'avança ensuite lentement vers le Vampire, faisant le chemin en sens inverse pour s'arrêter à quelques mètres de lui. Ce qu'elle dit fit jubiler intérieurement le Von Carstein qui entendait là ce qu'il avait rêvé d'entendre malgré la mine à la fois accablée et révoltée qu'il affichait sur son visage d'une pâleur inquiétante.

Le quotidien de ces gens était rude et l'espoir les avait abandonné depuis longtemps en même temps que leurs faibles divinités. Des gens bannis, méprisés et haïs par leurs semblables, forcés de vivre en reclus, les graines de la colère et de la révolte germeraient avec une facilité déconcertante tant les circonstances jouaient en la faveur du Vampire. Le seul obstacle demeurait l'Ovate, cette dernière paraissait extrêmement pacifique et n'approuverait certainement pas les dires de Vladimir. Hanna frappa dans ses mains en appelant les autres habitants du village, qui sortirent quelques secondes plus tard de leurs huttes. Des femmes sortirent de leurs habitations de fortune en compagnie de leurs enfants, vêtus de couvertures et de châles pour cacher la majeure partie de leurs corps.

Malgré cela, les yeux du Nobliau se posèrent sur les protubérances et les tentacules qu'affichaient certains enfants, les femmes affichaient des marques sur leurs visages et leurs traits étaient déformés, les rendant à peine humaine. L'un des enfants observait le Vampire avec des yeux globuleux qui auraient pu effrayer n'importe quel être humain, intérieurement, Vladimir comprenait parfaitement pourquoi les Humains repoussaient ces êtres difformes, des parjures de la vie qui ne méritaient pas de vivre sur cette terre. Affichant un regard compatissant et bienveillant à l'égard des enfants, Kergan sentit avec satisfaction que l'on était entrain de lui délier les mains, une fois ces dernières libres, le Vampire se massa quelque peu les poignets et vit le chef des rodeurs tendre ses affaires à l'Ovate.

Cette dernière lui fit signe de le suivre dans sa hutte et en adressant un dernier regard aux personnes qui se trouvaient à ses côtés, Vladimir emboita le pas à la vieille femme, en tout environs une vingtaine d'hommes, trois femmes et le même nombre d'enfants. C'était là un bon début, il ne savait pas s'il pourrait tous les rallier à sa cause mais le Vampire espérait qu'il y ai d'autres villages aux alentours pour se constituer une troupe conséquente avant de se rendre dans la plaine et soumettre des tribus dolgans.

L'habitat de l'Ovate ne paraissait pas plus confortable que celle des autres habitants, quelques braises brûlaient encore au centre de la hutte et ce à même le sol, l'Ovate alla s'asseoir sur une natte et Vladimir en fit de même face à elle, soutenant fermement le regard de son interlocutrice et croisant ses mains sur sa poitrine, le visage du Fils de la Nuit était dans l'ombre, seuls ses yeux bleus éclairés par la faible lueur des braises étaient visibles.

Avant toute chose, je tiens à vous remercier pour mon cheval, il ne s'en serait pas sorti sans votre intervention et je vous en suis reconnaissant. Tout ces pauvres gens... Depuis combien de temps vivent-ils ici ? Depuis combien de temps sont-ils obligés de vivre comme des parasites pour une différence qu'ils n'ont pas souhaités ? Ces femmes, ces enfants... Ils méritent une meilleure existence que celle qu'ils subissent actuellement. J'éprouve beaucoup de mépris moi aussi, mais pas pour les personnes sur lesquelles vous veillez, mais plutôt pour celles qui les ont contraintes à vivre dans un environnement aussi précaire. 

Une pointe de colère perlait dans la voix glaciale du Mort Vivant, une colère simulée qu'il voulait juste et sincère pour l'Ovate. Même si elle ne semblait guère portée sur la violence, elle ne pourrait pas contredire le Vampire sur les termes qu'il avait employé, emplis d'une humanité et d'une bienveillance totalement étrangères au cœur du Noble de Sylvanie. Kergan détailla avec un peu plus d'attention son interlocutrice du regard et s'aperçut que cette dernière ne possédait aucune mutation, elle paraissait épargnée par ce fléau, peut-être était-ce du à sa sensibilité à la magie bien que cela demeurait tout de même surprenant... Aussi se permit-il de poser la question.

Tous les habitants de ce village semble souffrir de ce terrible mal, tous sauf vous... Comment cela se fait-il ? Jetant un coup d'oeil à ses affaires que l'Ovate avait déposée à côté d'elle il lui posa une dernière question.

Me permettriez-vous de récupérer les affaires que vos habitants m'ont subtilisés lorsqu'ils m'ont rencontré ? 
Si tu juges cela necessaire de faire un test, fait intervenir ma compétence Charisme niveau 3 ^^
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 02 janv. 2012, 21:17, modifié 1 fois.
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Re: [Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Test de Charisme : 5 - 3 ( compétence ) + 2 = 4, réussi.
La vieille femme regarda longuement Vladimir et attrapa un tison avec lequel elle agita les braises doucement. Le feu crépita et le vampire eut tout le loisir d'étudier la pièce. Un mobilier simple et réduit, des nattes de joncs tressé posées à même le sol, des jarres en cuivre ou en terre cuite qui contenaient probablement de l'eau et de la nourriture.

- "Voilà de nombreuses années que je recueille ces gens ici. Ils ont besoin de réconfort, d'humanité. J'aime la vie et reste persuadée qu'ils ont le droit de vivre normalement. Tous ont été chassé de leurs villes, de leurs villages, à cause de ces mutations. Les enfants que vous avez vu sont les chanceux que nous avons trouvés dans les bois, quand des centaines d'autres y sont abandonné et dévorés par les loups et les hommes-bêtes. Au fil des années, mes protégés sont devenus assez nombreux pour s'établir et se défendre par eux même. Je reste ici pour les aider et les guider, mais il est maintenant de leur devoir de se prendre en main et de décider de leur avenir. Ceux qui s'appellent eux-même les "hommes" ne veulent pas vivre avec eux. Ils doivent donc perdurer en communauté, éloignés de tous, et c'est ce que nous tentons de faire ici." dit-elle doucement. Elle attrapa une petite jarre à côté d'elle et déversa de l'eau dans une coupelle qu'elle attrapa et glissa entre ses lèvres pour boire, laissant place au silence. Une fois le récipient vide, l'Ovate le déposa délicatement et sol et posa l'une de ses petites mains ridées sur les affaires de Vladimir.

- "Vous pouvez récupérer votre équipement. Faites juste attention à l'usage que vous en faite ..." glissa-t-elle doucement. Et alors que le vampire s'approchait pour récupérer ses bien, la vieille femme, toujours assise en tailleur, leva une main vers le visage du Von Carstein et s'adressa à lui d'une voix plus dure et implacable.

- "Et ne prononcez pas ici les mots "haine", "mépris", "vengeance" ou "colère". Ces sentiments sont ancrés dans leurs coeurs, et ils sont tous ici pour effacer ces mots et laisser place à une nouvelle vie. Et il va sans dire que je vous interdis de quitter le Village ... il serai bien facile de galoper vers la communauté la plus proche et de dévoiler notre présence contre une bourse d'or." termina-t-elle en retirant sa main avec un sourire carnassier.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Vladimir Kergan

Re: [Vladimir] Nouvelle-Sylvanie

Message par Vladimir Kergan »

Vladimir pressentait qu'il devrait passer quelques temps dans ce village, l'Ovate ne prendrait sans doute pas le risque de le laisser partir, de peur qu'il n'aille prévenir Leblya de la présence de mutants dans les montagnes. Un long silence s'installa durant lequel la vieille femme observa longuement le Vampire, tentant de sonder une âme qu'il ne possédait plus depuis bien longtemps. Le Vampire aurait été bien incapable de dire si la sorcière avait ressentit quelque chose de néfaste provenant du Von Carstein, finalement elle détourna le regard et s'empara d'un tisonnier avec lequel elle se chargea de raviver quelque peu les braises mourantes. Le mobilier des lieux était composé du plus strict nécessaire, quelques jarres contenant de la nourriture et un peu d'eau, quelques planches pour servir de sommier.

Le Nobliau se contenta d'écouter la sorcière lui conter son histoire, à ses dires cela faisait de nombreuses années qu'elle recueillait les parias que l'on abandonnait dans les forêts, leur épargnant un sort encore plus terrible que l'abandon et ce par pure bonté d'âme. Cette femme servait néanmoins plus à apaiser les désirs de vengeance des mutants que vraiment à les guider, il ne faisait aucun doute sans elle, ces abominations auraient sans doute déjà commis des actes de violence à l'encontre de Leblya et des environs. La sorcière s'interrompit un instant pour s'emparer d'une des jarres qui se trouvait à ses côtés et verser un peu d'eau dans une coupelle en bois qu'elle s'empressa de porter à ses lèvres.

Kergan se leva pour se diriger vers ses possessions, il vérifia que tout était bien là et fort heureusement c'était le cas, l'Ovate porta ensuite un long doit menaçant vers le Vampire, sa voix s'était durcie et ses yeux ne pétillaient plus de la même malice qu'auparavant, une once de crainte peut-être de voir les sentiments de révolte dévorer les cœurs de ses petits protégés. Cette vieille femme commençait lentement à l'agacer, s'il l'avait voulu il lui aurait été facile de la saisir par la gorge et de lui briser les membres rien que par la force de ses mains. S'il parvenait à rallier suffisamment de Mutants à sa cause pour créer une mutinerie, ce serait avec un plaisir non dissimulé qu'il la mettrait en pièces.

Il détourna finalement le regard et repris possession de son équipement, la rapière ouvragée de Feuhelvald à sa ceinture accompagnée de son pistolet et du couteau de chasse, l'arc qu'il avait volé au chasseur quelques heures plus tôt à son dos ainsi que le carquois de flèches et finalement le traité de nécromancie et ses faux papiers qu'il rangea dans la poche intérieure de son long manteau noir avant de se diriger vers la porte de la hutte, il passa une main pour écarter le rideau de peau et se retourna pour s'adresser une dernière fois à l'ovate.

L'or ne m'intéresse pas, je suis loin d'être dans le besoin et pour vous rassurer complètement, je n'avais pas l'intention d'essayer de m'enfuir... Je me permet à présent de me retirer, bonne soirée Ovate.

Le Von Carstein passa le rideau de peau et se retrouva dans la petite cour ou il se trouvait quelques minutes plus tôt à la différence qu'il n'était plus ligoté ni désarmé. Balayant les alentours du regard, Vladimir Kergan réfléchit à la manière de procédé, il devait trouver les hommes les plus susceptibles d'être réceptifs à ses paroles, de préférence ceux qui détestaient plus que tout leur vie actuelle et qui aspiraient au changement et à la vengeance. Le chef des rôdeurs, s'il pourrait avoir une grande influence sur ses camarades ne céderait sans doute pas aisément, l'Ovate devait avoir mis une personne en qui elle avait pleine confiance pour guider les guerriers. Vladimir décida de faire une petite reconnaissance du village en prêtant une oreille attentive aux conversations entre les gardes qu'il croisait sans paraître trop curieux. Il était inutile de trop se presser même si le terrain était favorable aux paroles insidieuses du Vampire.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 03 janv. 2012, 15:29, modifié 1 fois.
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