Et il courut comme un dératé, cognant les parois de la grotte, à droite et à gauche et tout un coup une immense avalanche de gravât lui tomba dessus. Il ne pouvait plus bouger, il était totalement recouvert.
Il commença à paniquer, son coeur s'emballait et l'oxygène commençait à lui manquer. Il se mit à bouger dans tout les sens, mais malgré sa force colossale rien ne vint et petit à petit il fut de plus en plus ensevelie et les ténèbres commençaient à l'entourer. Il sombra dans un profond sommeil... la mort l'attendait elle ?
- Bah alors grand con tu t'réveille ?
- Hein quoi ?
Borüss se réveilla... dans ce qui semblait être une clairière entourée d'une luxuriante forêt. Il était assis dans une moelleuse et confortable herbe grasse et verte, et en face de lui se trouvait... Son grand-père ???
- On va pas y passer la nuit ! Aller lève toi pour l'entrainement.
- M... Mais papy tu es mort !
Le vieil ogre à la barbe blanche se pencha tendrement vers son petit fils avant de lui coller une pichenette derrière l'oreille.
- AOUTCH !
- Et ça c't'un truc d'macchabée ? Bougr' d'feignant ! Toujours à faire ton malin pour éviter l'entrainement ! Tu va finir par te servir de ton sabre comme un manche !
- Mais papy j'aime pas les sabres, moi j'aime cogner à poings nue...Mais c'est quand même 'ach'ment bizarre de t'trouver là... d'ailleurs on est où là ?
Borüss ne comprenait pas bien ce qui se passait, il y a un instant il était au seuil de la mort, enseveli sous des tonnes de caillasses, et voilà qu'il se trouve en plein cambrousse... avec son grand-père mort qui plus est.
Pas de doute, c'était bien son grand-père et pas une illusion du chaos, les pichenettes dans le coin de l'oreille il détestait ça.
Le vieil ogre était imposant, il faisait une bonne tête de plus que Borüss et sa barbe était deux fois plus longue. Il toisait Borüss avec le regard dur et désespéré mais on pouvait y voir également une pointe de tendresse pour son petit-fils.
- Aller viens va. T'm'a l'air d't'être pris un mauvais coup sur la tête. On va manger un morceau avant d'reprendre l'entrainement.
Oh chouette alors ! Notre ogre avait faim, et puis il était content d'avoir retrouvé son grand-père ! Après tout à quoi bon se pauser des question sur la logique de la chose ? Son grand-père était mort ? Et alors ? il ne l'est plus maintenant et puis lui aussi il allait mourir alors s'il peut se taper un bon steack de sanglier plutôt que de bouffer de la terre il n'allait pas s'en priver.
Déjà son grand-père entrait dans la dense forêt, il fallait que Borüss se dépêche s'il ne voulait pas le perdre de vue... Mais là une terrible odeur le figeât sur place, le forçant à se boucher le nez avec ses de mains et lui faisant même mettre un genoux au sol, il se retourna les yeux exorbités pour connaitre la cause de cette odeur.
Une silhouette se dressait derrière lui, féminine... et elle dégageait une odeur atroce, un marais en plein soleil remplie de cadavre en décomposition, autour de Borüss la nuit était tombé.
- Pas encore...
La voix était sèche et froide et glaçait le sang de notre ogre qui se mit à frissonner, puis à avoir des spasmes.
Un goût atroce vint faire suffoquer notre ogre qui se mit à vomir... de la terre ! De la terre à n'en plus finir, il y en avait de plus en plus autour de lui et il ne pouvait s'empêcher d'en vomir toujours plus.
- Creuse...
Bientôt la terre arrivait jusqu'au coup de l'ogre et de la silhouette en face de lui, avant de disparaître et lui lança un dernier mais tonitruant...
- CREUSE !
Il rouvrit les yeux, avant de les refermer aussi sec. Nom de dieu il était encore ensevelie sous cette foutu terre. Il ne pouvait plus respirer, plus bouger... il allait y passer c'est certain.
Mais un bruit au loin lui redonna espoir, comme de la terre que l'on gratte ! Des secours ? Des ennemies ? Quoi l'un comme l'autre serait bien plus recommandables que de rester ici en attendant de pousser comme une petite fleur ( Pis d'abord un ogre ça pousse pas, sauf quand ça va faire caca ! ). Aussi il se mit à pousser des grognement en gardant la boucher fermée à cause de la terre, comme pour indiquer sa position, et se mit à essayer de bouger pour creuser dans la direction du bruit... il fallait creuser. Creuser !