[Annexe] Karond Kar, la Tour du Désespoir

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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[Annexe] Karond Kar, la Tour du Désespoir

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Karond Kar, la Tour du Désespoir, est la porte d’entrée du domaine du Roi-Sorcier Malékith, digne monarque injustement exilé d’Ulthuan, censé régner sur tous les Elfes de cette Terre.
Karond Kar est située juste à l’embouchure de la Mer Glaciale. Sa position avantageuse lui permet de surveiller la seule voie maritime praticable à travers les défilés traîtres et les pointes rocailleuses qui puisse rejoindre le reste du versant oriental de Naggaroth : C’est pour cela que c’est toujours depuis Karond Kar que débutent les plus grandes expéditions de razzias et de rapts infligées tant à Ulthuan qu’au Vieux Monde. Le Cathay et le Nippon sont eux plutôt victimes des pirates de Hag Graef.

Karond Kar est une place stratégique essentielle pour les peuples Druchiis. C’est ici qu’on trouve le plus grand marché à esclaves de tout le Royaume, voire peut-être du monde entier. Karond Kar est une ville surpeuplée de main d’œuvre servile : on pense qu’il y aurait presque vingt esclaves pour chaque habitant Elfe, et ils sont disponibles en telle quantité, qu’il n’est pas rare de voir un simple fils cadet de gardien posséder pour lui-même trois ou quatre domestiques alors que son père n’a pas de quoi être propriétaire de son propre domicile. En même temps qu’elle est débordante de serfs, la ville n’a jamais réussi à véritablement développer d’autres activités économiques. Quasiment toute la cité repose sur la traite, et tous les emplois disponibles sont en rapport direct ou indirect avec l’acquisition, la garde et la vente des esclaves.

Karond Kar est une ville dynamique, ses habitants sont réputés pour être aussi travailleurs que fêtards – c’est une cité où chacun peut faire fortune pour soi-même, notamment en servant en tant que Corsaire embarqué sur une Arche Noire, car les capitaines ont apprit à être très généreux envers leurs matelots. C’est aussi une ville aux velléités d’indépendance ; Ses habitants ont bien compris la place importante qu’ils occupaient à Naggaroth, et il n’est pas étonnant que ce soit la ville dans laquelle on connaisse le plus de coups de palais, d’intrigues et d’assassinats. Le niveau de vie entre les nobles et les roturiers de Karond Kar est très important, et les mauvais quartiers sont connus pour être des repaires privilégiés par la pègre et les moins fréquentables des Elfes Noirs.
Comme toutes les autres cités Elfes Noires, il existe des rivalités aussi complexes que sanglantes envers les différents pouvoirs : le culte de Khaine, le couvent des Sorcières, les agioteurs d'esclaves et les familles d'armateurs se disputent tous le meilleur profit sur la richesse qui transite par Karond Kar. Malékith ne peut pas contrôler la ville aussi bien qu'il contrôle Naggarond, mais l’œil du Roi-Sorcier demeure toujours vigilant...



Les grands quartiers de Karond Kar
La Rade

La ville de Karond Kar est construite autour d’une grande rade artificielle cernée de pontons de débarquement. Cette cité-corsaire accueille tant d’armateurs qu’elle a dû évoluer au cours des siècles, se bâtissant un réseau d’écluses et de tours portes-chaînes gérées par l’administration municipale afin de permettre à d’imposantes Arches Noires de pouvoir venir mouiller en toute sécurité. Les emplacements dans la rade ont été acquis par les grandes familles nobles qui doivent en échange des taxes exorbitantes et prohibitives au Drachau dirigeant la cité, tandis que les armateurs plus modestes sont forcés de louer à prix d’or les pontons qui leur serviront à faire mouiller leurs humbles navires Reavers ; Tout retard de paiement peut conduire à des saisies forcées. Karond Kar n’est pas indulgente envers ceux qui ne rapportent pas leur pain à la cité…

La Rade est bien construite, et bien défendue. Le plus marquant est l’omniprésence des Harpies : Ces monstres marins ailés se sont constitués des nids tout le long de la Fosse Navrée, et lorsqu’on est un nouveau venu dans la Rade de Karond Kar, on ne peut être que choqué par la manière avec laquelle elles obscurcissent les cieux par centaines. Loin de considérer cette espèce comme invasive, les habitants de Karond Kar vénèrent les Harpies, et aucun armateur n’oubliera jamais de leur offrir un esclave ou deux fraîchement ramenés de ses pillages pour qu’elles lui portent chance.


La Pointe de l’Esclavagiste

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La Pointe de l’Esclavagiste est la première forteresse gardant le passage vers Karond Kar. Elle ne dépend pas du Drachau de Karond Kar, mais est directement dépendante des ordres du Roi-Sorcier qui en nomme le gouverneur et verse les soldes des gardes.
C’est une forteresse puissamment armée et défendue, ayant pour rôle d’éviter que des Hauts-Elfes ou des Norses soient assez suicidaires pour se risquer à dépouiller la cité de ses fruits chèrement acquis. Les navires sous le commandement du gouverneur de la Pointe sont également chargés d’assurer la circulation des Arches Noires, de manière à éviter des conflits entre les Corsaires qui ne causeraient des dommages qu’à Naggaroth.

L’actuel gouverneur de la Pointe est un certain Aduyer Daes. C’est un officier de la Garde Noire de Naggarond, et un ancien dynaste du Conseil Noir de Malékith. Il a été renvoyé du conseil y a de cela soixante ans, et reçut cette « promotion » qui lui permet de maintenant passer ses journées à se tourner les pouces dans un vieux fort balayé par des vents glaciaux, loin du luxe et du prestige qui lui était autrefois accordé : Il en serait devenu un Elfe offensé, avec un gros complexe d’infériorité et un appétit pour les pots-de-vins, manière pour lui de singer les anciens honneurs dont il disposait.
Personne ne sait exactement pourquoi Aduyer a ainsi été viré comme un malpropre de Naggarond. La rumeur la plus répandue est qu’il était plutôt apprécié de la Grande Matriarche Morathi. La relation entre le Roi-Sorcier et sa mère étant ce qu’elle est, la jalousie aurait pu pousser Malékith à éloigner ce guerrier un peu trop courtois…


La Halle aux Agioteurs

Le terme « d’agioteur » désigne les marchands qui s’enrichissent en spéculant sur l’import-export de main d’œuvre servile. Les agioteurs sont principalement des Elfes roturiers, qui se regroupent en sociétés marchandes grâce aux investissements des puissantes familles nobles de la ville – pour leur compte, les agioteurs se chargent entièrement de toutes les étapes du cheminement des esclaves. Ce sont eux qui négocient d’abord les termes de vente aux mines, chantiers et domesticités des autres cités de Naggaroth, puis qui se chargent de payer les armateurs d’Arches Noires et de Reavers lorsqu’ils débarquent leur marchandise. Entre temps, les agioteurs se chargent de garder et nourrir les esclaves, et arrangent leur transport à travers la Mer Glaciale pour qu’ils parviennent à bon port. Les nobles se contentent seulement de récupérer leur retour sur investissement, tandis que les agioteurs s’enrichissent grâce à leurs commissions justifiées par leurs prises de risques qu'ils assument seuls.

Travailler dans une société d’agioteur est un moyen simple de s’enrichir très vite, pour peu qu’on ait le bagout suffisant pour dénicher les meilleurs contrats en cassant les prix. Mais c’est également un travail extrêmement risqué, et la véritable raison pour laquelle les maisons nobles sont bien assez intelligentes pour ne pas s’occuper du marché des esclaves elles-mêmes : Beaucoup d’agioteurs ont souvent obtenu de généreuses avances de Souverains d'Or en promettant une grosse quantité d’esclaves à une ville voisine, avant de se rendre compte qu’ils n’avaient pas assez de marchandises à livrer. Lorsqu’un agioteur se rend compte qu’il vient d’escroquer un seigneur Druchii, les assassins des Temples de Khaine se plaignent que le suicide leur vole du travail qui devrait légitimement leur revenir...



La Halle aux Agioteurs désigne un grand quartier qui est juxtaposé à la rade. Il s’agit principalement d’une sorte de forum cerné de jolies maisons à colombages autour desquelles les employés des sociétés s'occupent de leur paperasse. Les enchères se tiennent souvent à ciel ouvert – La Halle constitue une véritable interface, l’endroit où on peut le mieux débarquer, fouetter et surveiller d’immenses masses d’hommes qui sont échangés à la criée. Le spectacle est si intéressant que quelques restaurants très huppés ont vu le jour tout autour de la Halle, et il arrive que quelques nobles souhaitant surveiller leurs investissements viennent boire un café frappé en terrasse tout en regardant l’œuvre des gardes-chiourmes et des corsaires.



Le Grenier à Bestiaux


Il n’existe pas de mot en Druck Eltharin pour différencier un grenier servant à garder de la nourriture ou de la main d’œuvre.
Puisque les lois de Karond Kar sont très sévères envers les Elfes qui ne surveillent pas les esclaves qui sont sous leur responsabilité, et que chaque tentative de rébellion ou d’évasion verra des dédommagements réclamés au Druchii qui avait présentement la responsabilité du fauteur de troubles, la garde des esclaves fraîchement débarqués est primordiale. C’est ainsi qu’a été créé ce quartier tout proche du forum de la rade.

Le Grenier à Bestiaux est un ancien marécage qui a été élagué à la va-vite. Il n’est pas pavé et est en réalité un immense ghetto proprement immonde. Le terrain était peu cher, car stérile, balayé par les vents et servant de terrain de chasse pour les Harpies. Sans aucun mur d’enceinte ou de protection, l’endroit est devenu parfait pour que les compagnies de gardes s’y installent.

Le Grenier est constitué de centaines de cages, de terrains entourés de barrières, et de bâtiments plus fortifiés que d’autres. Certains des terrains appartiennent aux maisons nobles et servent aux armateurs pour garder une cargaison lorsqu’ils n’ont pas encore trouvé de prix qui leur convient. La majorité appartiennent aux sociétés d’agioteurs, ou à des participants privés qui vendent des forfaits de garde en échange de la transmission de la responsabilité : Ainsi, il y a par exemple une guilde de gardiens Elfes qui se spécialisent dans la surveillance des Orques, et étant donné leur masse, leur violence et leur débilité, des infrastructures spéciales sont nécessaires pour les surveiller…

Il n’existe aucune coordination entre les différents gardiens. Le sort des esclaves ainsi livrés à eux-mêmes varie d’une cage à une autre. Certains agioteurs peu scrupuleux en profitent pour tenter d’en subtiliser à d’autres, ce qui encourage les rixes entre voleurs de bétail Elfe. Certains esclaves sont donc marqués pour faciliter les plaintes devant le Drachau de la ville, mais un esclave marqué perd souvent de sa valeur, les Elfes aimant ce qui est immaculé.

Malgré tout, les évasions hors du Grenier sont assez peu fréquentes. Pas tellement parce que les geôliers Elfes sont vraiment zélés – ils se contentent de surveiller ceux qu’ils sont payés pour garder, et ne vont pas s’embêter à faire le boulot d’un concurrent économique. Mais plutôt parce que s’éloigner du Grenier, c’est être livré directement aux éléments de Naggaroth : Karond Kar est une île, et il n’est pas possible de fuir à la nage. Le ciel est parcouru de Harpies qui n’attendent que le meilleur moment pour se repaître. Et quelques Elfes s’ennuyant organisent régulièrement des safaris dans le coin, la chasse à l’esclave en fuite est tout aussi savoureuse que la traque d’une Manticore…



L'Arsenal


La véritable force de frappe de Karond Kar se trouve ici. Les chantiers navals de Karond Kar sont colossaux, et les moyens mis dans la construction dépassent l'entendement. De l'Arche Noire titanesque à l'humble Reaver, tout ce qui flotte et terrorise le Vieux Monde est construit ici. La majorité du gros œuvre est accompli par des esclaves, mais quelques Elfes très spécialisés servent de contre-maîtres ou d'artisans pour les jalons les plus sensibles.
L'Arsenal est également l'endroit où l'on trouve les manufactures d'arbalètes ou de balistes, et il y a ici tout un filon économique pour les munitions et l'armement. Mais c'est aussi dans l'Arsenal que vivent les Corsaires, en bandes violentes, prêtres à être recrutées par les Grands de ce monde.

La famille Drakilos est le plus grand propriétaire des arsenaux de la ville, mais leur primauté est constamment rognée par les autres familles qui n'hésitent pas à employer les agents de l'Aragne ou d'autres sicaires pour saboter ses ateliers.







Le Placître

Lorsque l’on quitte le forum de la Halle, on se retrouve ainsi au milieu des résidences et des habitations des Elfes roturiers – presque tous les immeubles appartiennent à des nobles qui louent, obtenant ainsi une manne financière importante. Le Placître est le nom donné à un regroupement d’arrondissements et de quartiers constitués dans la basse-cour des domaines nobles acculés eux sur les hauteurs de Karond Kar.

On retrouve de tout dans le Placître. Beaucoup de commerces de toutes sortes, des forges, des joailliers, ou des échoppes de tisserands – toutes ces boutiques bien honnêtes ne fonctionnent que grâce à l’esclavage, et il n’est pas rare de voir des cages ouvertes derrière une simple boulangerie-pâtisserie. La main d’œuvre servile est tellement omniprésente à Karond Kar, qu'on trouve des blocs de quartier qui sont presque exclusivement composés de non-Elfes. Il y eut des époques où cela a pu grandement inquiéter les autorités, c’est pour cela que fut fondée la Mannioc’Vaulkhar.

Le terme de « Placître » est surtout utilisé par les nobles pour mettre dans le même panier tous les gens qui ne vivent pas sur les hauteurs. La réalité est que de grandes différences existent d’un quartier à l’autre, qui sont souvent regroupés par réputation, activité ou niveau de richesses ; En règle générale, plus un quartier est proche du port, plus il est souvent un repaire à brigands et à tripots qui servent aux Corsaires.

ImageDoiran Arngrimson est l’actuel commandant de la Mannioc’Vaulkhar, « les Surveillants des Chaînes », une milice d’esclaves mise sur pied par la municipalité il y a quatre siècles pour surveiller les esclaves.

On pourrait croire que ce serait l’idée la plus stupide au monde : demander aux esclaves de se policer eux-mêmes. Et pourtant.
Les esclaves qui rejoignent les Surveillants sont souvent des costauds terrorisés, prêts à tout pour avoir droit à un vrai repas et ne plus subir les coups de fouets de leurs maîtres. En échange, ils doivent une loyauté indéfectible envers la cité de Karond Kar. Les surveillants disposent d’un brassard portant le symbole de la cité, et un grand bâton de bois – c’est là tout l’équipement qui leur suffit pour maintenir l’ordre. Leur but est de lutter contre les attroupements d’esclaves échappant à la responsabilité de leurs maîtres, s’assurer de lutter contre la contrebande et la possession d’objets illicites (Notamment des armes), et déjouer au sein même des hordes serviles toutes les tentatives d’évasion. Pour cela, les surveillants ont le droit de détenir et d’interroger tous les esclaves qui sont interpellés à un moment où ils ne sont pas sous la vigilance de leurs maîtres Elfes. Ne pas contrôler ses esclaves et les laisser vagabonder est un délit passible d’une contravention bien salée.

Loin d’avoir la moindre solidarité envers leurs camarades de misère, les Surveillants des Chaînes sont en fait encore plus vicieux et zélés que les pires gardes-chiourmes Elfes. Ils mettent souvent les bouchées doubles pour obtenir de ridicules primes de la municipalité. Les gardes de la ville plaisantent en pensant qu’un humain serait prêt à vendre un enfant de sa race pour une barre de chocolat et un sachet de tabac. Ce serait une blague très drôle, si seulement elle n’était pas parfaitement exacte.

Doiran Arngrimson est un Nain. Il représente à lui tout seul toute la parodie des grandes valeurs de son peuple. En excellent Nain, Doiran est en effet un commandant de milice incorruptible, inquisiteur, et parfaitement dévoué à sa tâche. Aucun cri, aucune imploration de pitié ne l’a jamais refroidi. Il sert ironiquement encore mieux la cité que tous les Druchiis naturellement traîtres et intéressés.

Le Colisée

Le bâtiment le plus ancien de tout Karond Kar, le Colisée est un amphithéâtre ovoïde situé au beau milieu du Placître. À l’origine, dans des temps lointains qui remontent jusqu’à l’exil des fidèles de Malékith, il ne s’agissait que d’une grande cage dans laquelle les Druchiis jetaient des monstres et des esclaves qu’ils souhaitaient voir s’entre-tuer. Aujourd’hui, le Colisée est un immense bâtiment tout de travertin et de blocs de tuf, aux gradins si immenses que plusieurs dizaines de milliers de spectateurs peuvent assister aux jeux qui se déroulent pour l’amusement du peuple. À défaut d’offrir du Pain, les Elfes Noirs promettent des Jeux.

Selon le calendrier et les cérémonies religieuses, le Colisée peut accueillir des sports tous plus extravagants les uns que les autres. Les nobles participent surtout à des courses de char tirés par sang-froids, car c’est un équipement aussi prestigieux que coûteux – peu de grandes compétitions se terminent sans des blessures graves ou la mort d’un concurrent de temps à autre. Mais la plèbe est surtout motivée par les combats de gladiateurs. Les esclaves les plus prometteurs, de toutes les races, doivent se défier mutuellement dans l’arène, ou bien affronter des monstres sauvages capturés dans la nature de Naggaroth.

Ce sont les puissants de la ville qui s’occupent de fournir les gladiateurs et les monstres. Il est évident que capturer, enchaîner, nourrir puis lâcher une Harpie ou une Manticore est un investissement effroyablement onéreux ; Mais le peuple sait retenir le nom des nobles qui ont su offrir des divertissements dignes de ce nom. Les aristocrates de Karond Kar ont appris à être dispendieux dans les arènes, et le Maître du Colisée est peut-être la charge politique la plus hors de prix de la ville.

Image« Kheldri » (Mot qui peut désigner « victoire » ou « angoisse » en Druck Eltharin, le vocabulaire Elfe raffolant des mots à plusieurs significations) est le seul surnom auquel répond l’actuelle Maîtresse du Colisée de Karond Kar.

Nommée à cette charge par le Drachau de la ville il y a trente-huit ans de cela, Kheldri est très différente des organisateurs du Colisée précédents : Elle n’est pas une patricienne, et si elle aime prétendre tenir du sang noble très ancien et réputé dans ses veines, elle est en fait une Ombre de Clar Karond, une Elfe Noire qui n’a pas grandi dans une cité, mais exilée dans la nature impitoyable du continent de Naggaroth.

Pendant plus de deux siècles, Kheldri a vendu ses services aux nobles de Karond Kar comme maîtresse de bêtes, pour traquer, capturer, et « dresser » des monstres destinés aux arènes de la cité. Gravissant rapidement les échelons, elle est parvenue à graviter autour des aristocrates les mieux nés de la cité, jusqu’à ce qu’elle parvienne on-ne-sait-trop comment à convaincre le Prince de la ville de lui attribuer un rôle si prépondérant dans l’organisation de la cité.

On ne devinerait pas la crasse et la bassesse de ses origines en la voyant pour la première fois. Kheldri est toujours vêtue de manière extravagante, investissant sans compter dans les plus belles robes et les plus beaux atours. Elle parle avec un accent pédant, et d’un ton bien sophistiqué, mais lorsqu’elle se met en colère, reviennent dans sa bouche des injures bien viles. Elle n’aurait pas pour habitude d’être contredite, et l’on murmure qu’elle jetterait ses subordonnés trop contestataires aux Harpies qu’elle adore.

Kheldri est peut-être la personnalité la plus universellement aimée de Karond Kar. Elle dirige les maîtres des Bêtes de son Colisée d’une main de fer, et a toujours rivalisé de nouveautés pour ses spectacles. Il y a deux ans, elle a fait s’affronter une centaine de gladiateurs face à un dragon. On se demande encore comment elle compte surpasser ça.
ImageGalahaut de Morainvilliers était un chevalier de la Quête de Bretonnie au cœur pur et à l’épée ferme. Il n’a plus le cœur pur depuis bien longtemps, mais son épée est plus ferme que jamais.

Il y a trois ans, Galahaut est parvenu à tuer en combat singulier l’Orque Noir Gablud Bourr-Pif’, invaincu depuis dix-neuf finales consécutives, le Bretonnien devenant ainsi le nouveau champion de l’arène. Gladiateur de la famille Uroxis, il est aujourd’hui le plus en vue de tous les combattants de l’arène, celui donné favori sur toutes les côtes, et qui mobilise le plus de débats pour les spectateurs qui se passionnent pour les jeux. Cela veut aussi dire qu’il est devenu l’homme à abattre, et tous les autres clans de la ville mobilisent des Souverains d’or afin de dénicher l’esclave qui saura mettre brutalement fin à la carrière de ce singe chevaleresque.

Le Bréa

Si le Placître accueille au moins une trentaine de tripots, aucun n’est aussi en vue que le Bréa. Un immense bâtiment à plusieurs étages, le rez-de-chaussée est une fosse dans laquelle se pressent tous les Elfes dignes de ce nom à la recherche d’une bonne soirée – On y joue aux dés ou aux cartes, on y boit, on y mange très bien, et on assiste à des spectacles chèrement payés par les tenanciers. Des esclaves avec un talent particulier pour la danse, la comédie ou la chanson s’amusent à divertir des Elfes dans une parodie de luxe des cours d’Ulthuan, ouvert à tous.

Les étages supérieurs sont généralement réservés aux bourgeois ou aux agioteurs qui se réservent des tables plus à l’écart, pour se retrouver entre « amis » (En suggérant que des partenaires d’affaires sont amis et n’attendent pas constamment le bon moment pour se poignarder dans le dos).

Mais ce qui attire vraiment les Elfes au Bréa, y compris les nobles les plus puissants de la ville, c’est son sous-sol. On n’y entre que sur réservation, et on y croise alors au moins une vingtaine d’armoires à glace en tout genre, y compris des esclaves Orques ou Nains qui ont été achetés par l’établissement pour servir de videurs. Car c’est ici qu’on trouve un cercle de jeu très privé, dans une ambiance bien plus calme qu’à l’étage, où les nobles et les négociants à long-cour s’amusent à parier des possessions immensément extravagantes : On y parie des esclaves Asur, des cheptels entiers de serfs, des artefacts magiques de Lustrie, et même, la vie de proches.

Le Bréa est également un véritable repaire de la pègre. L’établissement est en effet dirigé par le Cartel de Malsyldrior, le plus puissant des truands de la ville.

ImageMalsyldrior Dents-Acérées est le propriétaire du Bréa, chef suprême de toute la pègre du Placître, et le premier des trois « Princes du Dessous » qui font la pluie et le beau temps dans les quartiers populaires.

Depuis ses origines, la Porte aux Esclaves a toujours été à la marge de la loi et de la bonne société de Naggaroth. Remplie de plébéiens violents, la cité a été féconde en contrebandiers, trafiquants, faux-monnayeurs, espions et protagonistes en tout genre. Dans la plupart des villes de Naggaroth, les criminels sont durement réprimés, et à Naggarond, Malékith s’assure que quiconque sorte du rang soit châtié bien férocement. À Karond Kar, la pègre est si importante, si inévitable, que les autorités ont appris qu’il était plus prudent de collaborer avec eux plutôt que d’envoyer le guet les pourchasser.

Malsyldrior dirige un groupe de ribauds constitué d’ex-Corsaires, et d’esclaves semi-affranchis. Il tire ses revenus de l’extorsion : Tous les commerces du Placître lui doivent un impôt pour leur « protection ». Via des prêtres-noms, lui et les associés de son Cartel sont propriétaires d’auberges, de fumeries d’opium, et de cercles de jeu. Ils forment une véritable milice, un État dans l’État, qui s’assure un monopole sur certaines ressources qui ne sont traditionnellement pas taxées par le Roi-Sorcier Malékith – cela inclut notamment tout une gamme de stupéfiants dont il contrôle la production. Il a une main dans tout ce qui est illégal, et pourtant, il n’est jamais inquiété à l’idée qu’un beau jour le Guet de la Ville vienne défoncer sa porte. Son entreprise fonctionne car il sait concilier le gain et la menace, il sait quelles pattes graisser, et quelles personnes égorger.

Malsyldrior est quelqu’un de jovial, souriant, et poli. Il parle toujours de façon très ouverte. Mais c’est aussi un homme d’une cupidité sans bornes. Il prend de nombreux risques pour s’assurer toujours plus d’argent, et beaucoup pensent que c’est ce qui finira par le perdre.

Il a obtenu son surnom il y a dix-neuf ans, en arrachant la gorge de son prédécesseur avec ses propres incisives durant un combat de rue particulièrement violent.
ImageMassmatz Suceur-de-Pièces est un Skaven, légalement esclave de Malsyldrior, et le propriétaire très officieux et très illégal d’un commerce illicite caché dans le Placître.

Massmatz est une gigantesque énigme en soi. D’ordinaire, les Elfes Noirs répugnent à capturer des Skavens, car en plus d’être particulièrement dégueulasses et porteurs de maladies, ce sont des êtres aussi faibles que lâches, qui cherchent toujours à espionner ou saboter. Mais Massmatz est aussi résilient et vicelard que la sale race dont il est issu. Il a un talent foudroyant pour faire tomber des marchandises des Arches Noires, et graisser des pattes dans les entrepôts pour obtenir des objets de toute sorte qu’il peut ensuite écouler sous le manteau, en profitant de la protection très nécessaire de Malsyldrior.

Massmatz est le rat auquel il faut parler pour obtenir des objets de toutes sortes. Il fournit des armes, des explosifs, et tout un arsenal de bidules tous plus exotiques les uns que les autres.

Le Terrier de l’Aragne

Officiellement, le Terrier de l’Aragne est un hôtel pour les petites bourses et les agioteurs de passage. En réalité, tout le monde sait que c’est le siège de la guilde des voleurs de la ville.

Seuls les habitués et les personnes qui veulent s’y risquer osent pénétrer dans le Terrier. On raconte qu’il y aurait sous le Terrier un véritable labyrinthe de caves, de sous-sols et de passages secrets creusés au fil des siècles, qui permettent d’avoir accès à toute la ville. Ce fantasme a conduit de nombreux aventuriers à leur perte : Si ces sous-sols et ces galeries clandestines existent réellement, elles sont certainement pensées pour être piégées, et s’il est aisé d’y entrer, seuls les fidèles de l’Aragne peuvent en sortir...

Image« L’Aragne » est le deuxième des « Princes du Dessous » de Karond Kar. C’est un être aussi connu que légendaire – très peu de personnes dans la ville peuvent se vanter de l’avoir déjà vu. Il est très probable qu’il est un Elfe (Encore que même sa nature est source de débats), mais on parle de lui depuis maintenant plusieurs siècles. Il est difficile de savoir si l’Aragne est quelqu’un d’unique, ou plusieurs personnes qui ont succédé, ou même s’il n’existe tout simplement pas.

Ce qui est certain, c’est qu’une sorte de groupe criminel obéit à l’Aragne, et lui voue un quasi-culte, comme s’il était un gourou à leurs yeux. L’Aragne a des yeux et des oreilles dans toute la ville. Il recrute ses espions tant parmi les esclaves, que les courtisans, que les corsaires de Karond Kar. Il semble avoir des ressources virtuellement illimitées. Il tire son profit de riches services qu’il rend aux nobles de la ville – il est l’homme à contacter si on veut obtenir des renseignements sur un rival, ou si on souhaite le faire disparaître. En ça, l’Aragne est considéré comme faisant de la concurrence déloyale aux assassins du Temple de Khaine, et une prime de mille Souverains d’or est constamment sur sa tête. Personne n’a encore su la réclamer.

Il est également le maître de la contrebande qui sévit à Karond Kar. C'est lui qui dirige les embarcations qui évitent soigneusement les péages et les douaniers, et le seul qui peut ramener des esclaves qui ne risquent pas d'être capturés par les Furies au cours de leur dîme punitive.

L’Oisellerie

Un magnifique bâtiment plus proche de l’Esplanade que les autres, l’Oisellerie est un établissement aussi idyllique et fleuri que le nom qui le baptise. Entouré d’une orangeraie, la façade couverte de fleurs et d’arbustes qui sont bien chèrement importés du Vieux et du Nouveau Monde, une fontaine d’albâtre représentant la Déesse Atharti trône devant l’entrée. Les nobles et les riches agioteurs qui s’y rendent parlent volontiers d’une maison de délices, dans le vocable Eltharin plus doux que le Druhir.

C’est parfaitement trompeur. L’Oisellerie est le lieu de corruption le plus immonde de la ville. Les esclaves qui sont achetés par l’établissement n’en sortent jamais, et leur passage est bien souvent très court. Personne n’entre dans l’Oisellerie par la grande entrée et sa fontaine – les vrais clients qui ne sont pas rejetés par les videurs n’y pénètrent que sous une grande capuche, par une sortie dérobée. C’est que l’on murmure que l’on peut tout faire, dans l’Oisellerie, et que chaque soir, les Druchii avilissent leur race en s’adonnant à leurs vices les plus répugnants.

On dit que l’Oisellerie est le quartier général d’un Culte du Plaisir, lié à Slaanesh. On dit aussi que tous les grands nobles de la ville s’y sont déjà rendus une fois, ce qui explique peut-être pourquoi l’endroit n’a pas déjà été cramé. En tout cas, les agents du culte de Khaine surveillent les lieux de près, mais ont du mal à savoir réellement ce qui s’y trame. Les clients de l’Oisellerie sont bien confidentiels, et il arrive que ceux qui évoquent un peu trop ce qui a lieu entre ses murs disparaissent bien soudainement...

ImageVyrin « la Marâtre » est la troisième des « Princes du Dessous » de Karond Kar, et la propriétaire de l’Oisellerie. Personne ne sait trop quelle est son histoire, ni comment elle a succédé aux précédents propriétaires de l’Oisellerie, mais c’est un état qu’elle aime entretenir. On raconte qu’elle serait la fille bâtarde du Drachau. Ou bien une Asur d’Ulthuan qui a servi comme simple travailleuse du lupanar avant d’obtenir sa place.

Ce qui est certain, c’est qu’elle n’est pas une personnalité publique. Elle passe ses journées enfermées dans son établissement. Cela n’empêche pas Karond Kar de venir à elle. Elle serait une femme très cultivée, gardant une collection d’animaux empaillés et d’ouvrages venant de tous les continents et de toutes les races qui habitent cette Terre. Elle serait aussi une femme particulièrement vénale et cruelle. En tout cas, elle a été assez monstrueuse pour s’assurer que Malsyldrior et son Cartel ne puissent pas l’extorquer, et la Marâtre est au contraire celle qui garde les maisons closes et les cabarets de la cité sous sa coupe bien féodale. Ce n’est pas tout le monde qui peut se vanter de garder la Pègre loin de ses affaires, et rien que ça est une preuve de la force insoupçonnée dont elle dispose.

L’Hôtellerie Princière

Symbole du pouvoir princier au milieu du Placître, l’Hôtellerie est un immense beffroi autour duquel se trouve un véritable château-fort. L’Hôtellerie remplit de nombreux rôles : C’est à la fois un pénitencier grâce à ses oubliettes en sous-sol qui sert de cachot de détention pour les criminels Elfes, une garnison pour le Guet Municipal, et des locaux pour les divers services de la ville – c’est ici que siègent tout une ribambelle de fonctionnaires et d’officiers, des édiles chargés des travaux publics, des collecteurs d’impôts et des magistrats qui règlent les conflits de voisinage.

Il est peu étonnant que ce bâtiment « public » ressemble à une forteresse. Karond Kar est une ville chaude, et il est arrivé de nombreuses fois que, durant de véritables guerres de rues, les lourdes portes se ferment pour que le Guet s’équipe d’arbalètes automatiques et planifie la fin des émeutes grâce à des actions policières bien violentes. La plupart du temps, les officiers et les policiers de l’Hôtellerie sont tellement corrompus qu’ils passent la grande partie de leurs journées à ne rien faire, si ce n’est quelques signatures et rapports bien peu utiles au Drachau qui est censé diriger Karond Kar d’une main de fer.
Tant que les esclaves et les marchandises continuent d’affluer à Naggaroth, quelle importance pour Malékith que la richesse échappe à Karond Kar ?

ImageCirmael Hekaras est le Grand-Maître du Guet, chef des arbalétriers municipaux, et donc le responsable de la police de la ville. Karond Kar a connu des chefs de police corrompus, et des chefs de police inefficaces, mais Cirmael a accompli l’exploit fascinant d’être les deux à la fois. Il ne doit sa place qu’à sa dynastie, sa riche famille ayant beaucoup œuvré pour lui offrir ce rôle. Ils le regrettent amèrement – Cirmael est si ridiculement incapable à remplir sa charge que les plaintes commencent à fuser, et c’est tout le clan Hekaras qui risque de payer pour ses conneries.

Cirmael lui-même n’a pas l’air de le remarquer et ne s’en plaint absolument pas. Il est très heureux de passer ses journées à boire du vin avant de passer ses soirées à l’Oisellerie sans se soucier de gérer sa ville. Il délègue en fait tout à ses lieutenants et subalternes qui varient en valeur et qualité. En fait, là où il faut reconnaître que Cirmael est très doué, c’est qu’il s’assure de faire en sorte que ses lieutenants de quartiers soient constamment en conflit les uns avec les autres, en promettant par exemple la même promotion à deux arbalétriers différents. C’est sûr que ça aide à avoir de plus gros pots-de-vins. Mais ça rend le maintien de l’ordre de Karond Kar plus incertain que jamais.




L’Esplanade
L’Esplanade règne sur Karond Kar. Située sur une butte escarpée qui trône au-dessus de la ville, c’est un quartier magnifique, aux palais et hôtels privés extravagants et inutilement grands. Les toits de l’Esplanade sont débordants de Harpies qui y ont logé leurs nids, et l’on découvre ici des kiosques, des ruelles pavées, des alcôves en tout genre où des Elfes bien vêtus négocient leur avenir et leurs ambitions dans des murmures qui s’amplifient de jardin en jardin.


Le Temple de Khaine

Si presque tous les Dieux du Panthéon Elfique sont représentés sur l’Esplanade, aucun Temple n’est plus grand que celui dédié à Khaine. C’est le plus ancien, le plus imposant, et le plus essentiel à la vie de la cité.

Si le Temple est bien loin d’égaler celui de Har Ganeth, Saint-Siège du culte, il reste une merveille d’architecture. Un grand dôme semble flotter au-dessus du sol, tandis que d’immenses marches constamment ruisselantes de sang mènent jusqu’à un autel central, depuis lequel les esclaves sacrifiés ont la « chance » de pouvoir voir toute la maudite ville de Karond Kar dans un panorama bien terrifiant.

Le Temple de Khaine n’a pas seulement une magnifique structure pour accueillir des milliers de fidèles lors de ses grandes cérémonies. C’est aussi une véritable propriété terrienne entourée de murailles, et gardée par des Exécuteurs entraînés à Har Ganeth. Le Temple de Khaine, en effet, a l’immense droit de prélever une dîme sur tous les esclaves débarqués à Karond Kar. Les esclaves qui ont l’air le plus robuste servent aux milliers de corvées qui peuvent incomber à un Temple aussi magnifique et dantesque que celui-ci. Mais la majorité d’entre eux sont conduits à l’autel pour être égorgés et plaire ainsi à Khaine.

Lors de la Nuit des Supplices, chaque année, les portes du Temple de Khaine s’ouvrent, et les Furies sortent dans la ville pour répandre la terreur au sein même de l’Esplanade noble, et jusqu’aux quartiers les plus désolés de la Rade…

ImageNarasis est la Matriarche de Karond Kar, la meneuse des Furies de la ville, celle qui dirige les cérémonies, et veille sur les serviteurs de Khaine.

Elle est l’Elfe la plus âgée de toute la ville. Et pourtant, elle apparaît plus jeune et plus belle que toutes les aristocrates de la cité. C’est qu’elle s’est baignée dans le Chaudron de Sang, et que Khaine, dont elle est la fidèle épouse, sait récompenser très généreusement son service.

Narasis est une sœur très proche et dévouée de Hellebron, et contrairement à d’autres Furies, elle fut parmi les premières à dénoncer Morathi – elle n’a jamais été retournée, ni trahi son allégeance, et Hellebron sait tout à fait qu’elle peut compter sur elle.

Tout le monde sait que Karond Kar est un immense dépotoir, et que gérer la ville n’est pas chose aisée. Depuis le Temple de Khaine, Narasis envoie les assassins du culte espionner les nobles et traquer les criminels que le Guet est incapable de mater. Ses effectifs sont peu nombreux, mais tout le monde sait qu’elle compte bien éliminer l’influence pernicieuse de Slaanesh qui semble petit à petit se louvoyer à travers la cité.

Narasis est une haute et noble femme, connue pour ses phrases laconiques et ses sermons bien courts. Elle sait inspirer de la dévotion à Khaine par la peur, ce qui semble bien plaire à un Dieu comme Lui.



Le Couvent des Sorcières

Le Couvent de Karond Kar est un bâtiment étrange, qui défie les lois de la physique. C’est une immense flèche beaucoup trop fine pour être normalement stable, et il est très clair que c’est la Magie Noire qui permet à cette immense construction de tenir encore debout.

C’est ici que sont formées les sorcières de Karond Kar. C’est également là que doivent se rendre les nobles qui souhaitent contracter les services du Couvent, qui sont notamment essentiels pour manœuvrer les immenses Arches Noires de la ville. Pourtant, on n’entre pas volontiers dans le Couvent. Seuls les chefs de maisons sont reçus, les sorcières n’acceptant certainement pas de parlementer avec des émissaires ou des sous-fifres. De ce qu’on sait, les sorcières vivent dans le luxe, mais si elles offrent toujours du vin délicieux à ses invités, ce n’est jamais un moment de plaisir. Les pièces semblent plus grandes à l’intérieur de la tour qu’elles ne sont à l’extérieur, et des allées et traverses entières du bâtiment semblent changer de place alors qu’on franchit une porte ou qu’on monte un escalier.

Même durant la Nuit des Supplices, aucune Furie n’ose mettre les pieds dans le Couvent ; et inversement, les Sorcières ne souhaitent pas risquer d’être décapitées par les Exécuteurs en approchant de trop près du Temple de Khaine. Une sorte de guerre froide très palpable se joue entre les deux groupes.
ImageAlairdione est la Grande Sorcière du Couvent de Karond Kar. Elle est plus jeune que les Grandes Sorcières des couvents des autres villes, mais elle a mérité sa place par sa maîtrise particulièrement habile des Vents de Magie – et certainement par sa qualité dans les intrigues.

Elle se mêle assez peu de politique, et n’apparaît presque pas en public. Elle a pourtant rencontré tous les chefs de maisons de la ville à un moment ou à un autre, et lorsqu’on leur demande, tous préfèrent changer de sujet plutôt que de répondre à des questions sur elle. Alairidione est une femme terrifiante, et il vaut mieux craindre une Elfe de son rang plutôt que de croire pouvoir l’utiliser.

Il est certain qu’Alairdione est entièrement fidèle à la Matriarche Morathi, la mère du Roi-Sorcier Malékith. Mais quels sont ses plans, ou ses buts ? Ça, tout le monde l’ignore.

Le Palais du Drachau


Si l’Esplanade est truffée de palais urbains et d’hôtels particuliers, le Palais du Drachau trône sur eux tous. Un îlot dans les Cieux, le Drachau, le maître de toute la ville, oblige toute la cité à monter jusqu’à lui plutôt que de descendre à leur rencontre. Tout un symbole.

C’est ici que se trouve le centre névralgique de la ville. C’est ici que le Drachau rend les vrais jugements qui concernent les gens de qualité de la cité. C’est là que les amiraux de la flotte se rassemblent pour parler de stratégies, et que les Elfes ambitieux intriguent pour obtenir une magistrature, ou un adoubement dans le cas des plus riches et des plus serviables des officiers…

De nombreuses institutions se partagent le pouvoir à Karond Kar. Le Guet, la Prévôté des Agioteurs, le Colisée – dès qu’on parle argent et pouvoir, tout se démêle ici.

Le « Prétoire des Honorables » rassemble tous les chefs de maisons nobles de Karond Kar, les officiers et haut-fonctionnaires nommés à leur poste par le Drachau (Y compris s’ils sont roturiers), les grands-prêtres des cultes reconnus, et les amiraux ayant reçu un commandement militaire. Le Prétoire se rassemble chaque semaine pour adresser d’éventuelles remontrances toujours très polies et maniérées au Drachau si les actes qu’il souhaite promulguer ne leur plaît pas – l’important est de toujours utiliser de magnifiques formules bien douces et poétiques pour ne pas donner l’impression d’affronter un Dynaste tout-puissant. Mais le Prétoire est en réalité un club de rencontre, un moyen pour les gens de qualité de se retrouver et de discuter d’affaires.

Le véritable centre du pouvoir est le « Banc des Pairs », nom donné à un petit groupe de personnes qui occupent le banc le plus proche de la cathèdre du Drachau lors des assemblées du Prétoire. La Matriarche Narasis et la Grande Sorcière Alairdione y siègent de droit. Les autres siégeant au Banc sont les chefs des maisonnées les plus riches, les plus ambitieuses et les plus importantes de la ville. Le Banc des Pairs se réunit en privé à la demande du Drachau deux à trois fois par semaines, et c’est au sein de la chambre privée du Prince que les véritables décisions importantes sont prises.

ImageHakazin Afaryr, « l’Alcyonien » est depuis maintenant trois siècles le Drachau de Karond Kar, Seigneur Noir de la ville, Prince régnant absolument au nom de Malékith le Roi-Sorcier. Sa famille est une famille de dynastes, son fils aîné siège au Conseil Noir de Naggarond, et il dirige la compagnie la plus florissante, la plus riche et la plus puissante de toute la ville. Il est Karond Kar, et dispose un ban absolu sur ses sujets, et un droit de vie et de mort sur les nobles de la ville…

...Du moins, tout ça, c’est en théorie. Un bon Drachau sait quelles sont les limites à son pouvoir, et Hakazin n’aurait pas pu régner pendant trois siècles dans une cité aussi chaude et remplie d’ambitieux comme Karond Kar sans savoir ce qu’il peut tenter et ce qui ne vaut pas le coup. Il est certain que Hakazin Afaryr est un homme aussi fourbe que charismatique, très fort pour se faire des amis, et très fort pour se débarrasser par divers moyens ceux qui le gênent. C’est un amiral plutôt compétent, mais loin d’être le meilleur, et il tire la plupart de ses richesses du travail de ses ancêtres, lui-même n’ayant pas un talent particulier pour la gestion.

Il est en tout cas un Elfe très actif, et qui semble prêt à garder sa place pour encore longtemps. Évidemment, cela n’est pas au goût des autres membres du Banc qui sont obligés de rivaliser en courbettes et en gentillesses pour bénéficier de ses immenses largesses, et caser des amis et des alliés dans les charges qu’il nomme et révoque librement. Tout un jeu se déroule entre lui et eux. Un jeu comme seuls les Druchiis savent jouer.
ImageEvarnene Uroxis est l’une des nobles les plus puissantes de Karond Kar. Régnant d’une main de fer sur sa famille, elle a concentré tous ses efforts sur la possibilité d’obtenir une place pour sa famille dans le Conseil de Naggarond, ayant passé des décennies à rincer le Roi-Sorcier en cadeaux plus extravagants les uns que les autres. Elle est en passe de réussir, ce qui n’est au goût de personne sur le banc – s’élever au rang de Grande Maisonnée est la première étape pour un jour espérer devenir Drachau. Pour autant, personne n’ose encore ouvertement suggérer de s’unir pour s’attaquer à elle. Malékith n’apprécierait pas de perdre une lèche-cul aussi assidue qu’elle.

C’est une femme plutôt réservée en public, qui parle peu, et qui semble être conciliante avec tout le monde. Mais tout le monde sait que c’est faux. Evarnene est une véritable peste, encore plus imbue d’elle-même que le Druchii moyen. Paranoïaque, elle a l’habitude de renouveler ses esclaves serviteurs régulièrement, en les égorgeant ou en les empoisonnant tous les quatre mois, avant de se plaindre qu’elle est fort mal servie.
ImageAedthel Hekaras est peut-être le moins habile de tous les nobles du Banc. C’est un Elfe grossier, fort en gueule, qui a tendance à beaucoup trop parler lorsqu’il est énervé sur un sujet. Encore plus quand il est ivre – et il boit souvent. Le Prince Afaryr le garde très proche de lui justement car il sait que Hekaras est beaucoup trop brutal et violent pour comploter efficacement – on voit venir ses intrigues et ses ambitions à des lieues à la ronde.

Il reste malgré tout un excellent chef de guerre et peut-être l’un des meilleurs amiraux de tout Karond Kar, quand bien même il mérite sa place par népotisme.
ImageSighi Drakilos est la cheffe d’une ancienne maison extrêmement puissante, aujourd’hui attaquée de toute part. Autrefois, Sighi rêvait de voir son fils devenir Drachau – aujourd’hui, elle doit subir les attaques des Uroxis et des Hekaras qui semblent s’allier contre elle.

Sighi est une femme noble, calme, peut-être la plus douée qui siège sur le Banc. Elle commande encore énormément de richesse et de prestige, et dispose d’une clientèle plus étendue que les autres – mais elle sait que les années passées, ses options sont en train de se réduire. Elle sera peut-être la dernière des Drakilos.
ImageGedlaen Alethi est le plus jeune des nobles du banc. Son père a été assassiné il y a vingt ans par un serviteur du Temple de Khaine, et personne ne sait qui a été le commanditaire. Le coupable le plus probable est Sighi Drakilos, en représailles de l’assassinat de Reha Uroxis, mais rien n’est certain.

Autrefois, les Alethi étaient une maison très puissante à Karond Kar. Gedlaen peut encore compter sur beaucoup de clients et de nombreuses rentes, mais il se sent seul et en danger. Contre toute attente, il décida d’épouser la sœur de Lokhir Fellheart, et à présent, les deux clans semble totalement accoquinés ensemble, votant toujours de pair lorsqu’ils doivent exprimer une opinion.
ImageLokhir Fellheart est le moins puissant des seigneurs du Banc. Mais il est de très loin le plus ambitieux. Le Seigneur-Kraken n’est pas seulement le meilleur amiral de Karond Kar – il est peut-être le meilleur amiral du monde, tout simplement. Il a réussi à ramener son clan à la gloire de ses ancêtres passés grâce à sa folie et ses raids suicidaires qui ont offert à lui et à ses Corsaires la part du lion sur les marchés de la ville. Sa clientèle est en train de grossir, son nom est scandé dans toutes les tavernes du Placître, et il ne fait aucun doute pour personne qu’il est l’étoile montante du Banc.
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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Annexe] Karond Kar, la Tour du Désespoir

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Le Conseil de Famille des Drakilos
Les Historiens de Naggaroth racontent avec nostalgie la manière dont la famille était conçue à l’ère de l’ancienne Naggarythe, il y a des millénaires de cela. Les hommes et les femmes Elfes étaient réputés faire partie d’un foyer ou d’une clientèle lorsqu’ils mangeaient ensemble, sous le même toit, et ces repas qu’il n’était pas permis de manquer permettaient de fonder la solidarité de gens d’une même famille, y comprit de ceux adoptés ou épousés.
Le repas Naggarythi était un lieu copiant la hiérarchie et la discipline militaire, avec ses officiers (Les aînés de la famille) et ses cadets (Les enfants jeunes) qui n’avaient pas l’autorisation de parler à table. Loin d’être une simple occasion de se nourrir, ils étaient ouverts par des prières, et permettaient aux chefs de famille de donner des ordres, de lier les destins de leurs enfants, et même, s’il le fallait, de punir ceux qui avaient causé du tort à la maison.



Malékith le Roi-Sorcier adore ce système archaïque. Le système judiciaire Druchii est fondé sur la responsabilité collective des gens d’un même foyer, chacun peut payer solidairement pour les crimes de son esclave, de son petit frère ou de son cousin éloigné au quatrième degré. L’histoire Druchii est truffée de moments où Malékith puni un prince révolté en décapitant ceux portants son nom, et sa cour à Naggarond est peuplée de jeunes scions de familles qui lui servent virtuellement d’otages.

Ce système de responsabilité collective implique donc que les familles ont tout intérêt à régler leurs ennuis et leurs fautes entre elles, pour éviter les esclandres publics qui pourraient faire du tort à tous. C’est ainsi qu’est née la tradition des Denlarith eln senthoi, ou « Le lieu où l’on se repaît et l’on prête des serments », traduit plus simplement par « Conseil de Famille ».

Chaque famille, noble ou roturière, mène son dîner-Conseil secrètement, comme elle l’entend, mais quelques traditions ont fait surface parmi certaines. La grande famille Drakilos en a fait un banquet plutôt exceptionnel, qui a lieu tous les cinq ans, ou plus tôt lorsque le chef de la maison l’exige, notamment en situations d’urgence — Sighi Drakilos juge que la mort de son héritier désigné est bien une situation d’urgence demandant la présence de toute la dynastie. Il est difficile de le lui reprocher.



Le Conseil de famille est une affaire fort étrange ; c’est tout à la fois une cour de justice où des aînés peuvent prononcer des sentences contre les cadets, une assemblée où chacun peut donner son avis et voter sur des propositions, et une véritable réunion familiale où l’on rencontre les fiancés de ses enfants, on échange des cadeaux, et on voit comment grandissent les enfants. Il y règne une atmosphère à la fois conviviale et officielle, où chacun doit se sentir heureux de revoir ses proches et craintif à l’idée d’être exclu ou condamné à quelque chose.

Le Conseil de Famille s’ouvre à la demande du chef de maison qui envoie des faire-parts à toutes les personnes invitées — c’est-à-dire tous ceux portants le nom de famille Drakilos, à l’exception d’éventuels proscrits. Tous doivent diligemment faire route vers Karond Kar, où ils seront logés dans les hôtels privés de la ville aux frais du chef de maison en attendant le jour officiel.

Lors de l’ouverture du banquet, tout le monde est réuni au sein du palais Drakilos. Chacun doit forcément se rendre seul, ou avec un certain nombre d’invités, d’alliés ou de proches connus et permis par le chef — c’est le cas de fiancés, d’amants, de partenaires commerciaux ou de frères d’armes de son régiment. Chacun, à tour de rôle, entre et se présente devant le chef, et embrasse la bague de la dynastie posée sur un coussin. Ensuite, les grilles du palais sont fermées, et chacun doit passer le temps que dure le Conseil enfermé dans des chambres, avec interdiction de sortir.

La première nuit du Conseil est ouverte par un rituel religieux. Un prêtre d’un culte est invité et, en échange d’une donation, bénit la cérémonie, invite chacun à l’honnêteté (Peu importe ce que ce mot signifie en Druhir), et à agir sous les auspices de la divinité. Le culte choisi annonce généralement la couleur du Conseil : Si on invite un prêtre de Mathlann, c’est que le chef prévoit une grande expédition maritime. Si on invite une Furie de Khaine, c’est qu’on prévoit une guerre sanglante contre une autre famille.
Ensuite, il y a un grand dîner, au cours duquel les enfants de la famille, ceux qui ne sont pas encore considérés comme des sujets de Malékith (C’est-à-dire ceux n’ayant pas accompli leur service militaire. Ou ceux n’ayant pas graissé la patte de l’Archichancelier Furion ou de la Grande Matriarche Morathi pour y échapper, dans le cas des dynastes Drakilos) se présentent aux adultes, en racontant comment se passe leur éducation et en prouvant qu’ils la suivent bien — un récital de piano, ou un petit spectacle de théâtre, par exemple. La veillée continue avec des jeux de société, des discussions aimables, et beaucoup, beaucoup d’alcool. Sighi Drakilos ne permet pas à quelconque adulte de s’en sortir sobre, et c’est certainement à dessein : en forçant ses invités à boire, elle prouve qu’elle ne les a pas empoisonnés, et par là-même, sa bonne foi. De plus, en désinhibant ses invités, elle peut vite les pousser à la faute, et observer qui est digne de son rang.

Le lendemain, à l'aube, alors que les enfants dorment, les adultes (Qui ont généralement une bonne grosse gueule de bois) sont forcés de se réunir au sein de la salle principale, devant la statue de l’ancêtre Traith « Noiretombe » Drakilos, où des chaises ont été disposées en cercle, sur deux rangs. Le chef de maison ouvre alors les discussions, et ouvre des débats.

Il n’existe aucune égalité de parole entre les Drakilos. Chacun est trié scrupuleusement, dans les rangées de chaises, selon son âge et ses mérites. C’est Sighi qui, seule, décide de qui vaut quoi, et c’est elle qui décide de combien de « voix » pèse un adulte. Mais tous les adultes sont autorisés (Et même obligés) à assister aux débats, et à participer, même s’il est interdit de parler lorsque ce n’est pas son tour.
Chaque adulte présente le bilan de ses dernières années — ce que lui et ses plus proches parents ont fait, comment il a servi la mesnie, et, surtout, les problèmes qui se sont produits. On présente des pétitions et des demandes, d’argent ou de places dans la société Drakilos. On y débat, et on consent par un vote à main levée à des subsides ou de la redistribution de richesses, des plus excellents aux plus paumés des Drakilos.
C’est aussi au cours de ces débats que l’on approuve (Ou non) des relations de chacun, que l’on permet les mariages, et que l’on décide des destins des enfants qui devront se diriger dans une carrière ou une autre.

Ces temps de paroles et de débats durent généralement jusqu’à midi. Il y a ensuite une pause, et des quartiers libres, jusqu’au dîner du soir, puis l’on reprend les débats le lendemain matin, jusqu’à ce que tout ce qui devait être dit a été dit.


Les aînés de la famille peuvent se réunir à tout moment en secret, pour mettre en place une « Chambre Ardente ». La Chambre Ardente est une cour de justice familiale, où l’on traite des affaires criminelles et de manquement aux mœurs des cadets. La Chambre Ardente est nommée ainsi car il s’agit d’une pièce sans fenêtres, aux murs peints en noir, éclairée par des centaines de bougies. Lorsque les aînés siègent en Chambre Ardente, ils le font avec de grandes tenues noires et des masques d’or sur le visage. Ils peuvent forcer les jeunes à se présenter dans la pièce, afin d’entendre les accusations, et plaider coupable ou non-coupable à ces charges — plaider coupable induit une punition généralement plus humiliante que véritablement grave (Devoir se flageller devant la famille, raser ses cheveux, implorer pardon…). Plaider non-coupable forcera les aînés à enquêter. Avant la fin du Conseil de Famille, ils doivent rendre leur sentence, qui ne peut être que trois choses : Innocent (Et la personne ayant accusé un autre Drakilos sera alors automatiquement punie), Proscrit (Le Drakilos est banni de la famille), ou Libéré (Le Drakilos est jeté pieds et poings liés dans l’Océan).


Le Conseil de Famille se clôt par une autre cérémonie religieuse, et un sacrifice d’esclaves. Puis chacun s’embrasse, s’échange des cadeaux, et le prêtre invité pour le Conseil fait une dernière cérémonie très officielle.


Les Participants du prochain Conseil
Les Aînés

Les aînés de la famille Drakilos sont les vieux, les Elfes âgés qui ont au moins plusieurs siècles d’ancienneté. Ils ont obtenu de la famille le droit de participer à la Chambre Ardente, et de condamner les jeunes pour des fautes criminelles contre la Loi de Malékith, ou des manquements aux mœurs Druchii. Ils siègent au premier rang, dans le cercle autour de Sighi, et sont toujours ceux qui parlent en premier et le plus longtemps.


Les Cadets

Tout Drakilos considéré comme adulte a le droit de participer et de voter au Conseil. Ce sont les chevilles ouvrières de la dynastie Drakilos, et il n’y a aucune égalité entre eux — ceux qui sont les enfants directs d’aînés en vue sont plus puissants que ceux qui ne sont qu’un énième fils (Voire pire : un bâtard) d’un aîné moins regardé.
Toute personne qui a épousé un Drakilos fait partie des Cadets, à condition d’être adulte.


Les Associés

Les associés sont des adultes qui ne sont pas des Drakilos, mais qui sont au service de la famille depuis tellement longtemps ou de façon tellement importante qu’ils ont le droit de siéger et participer au conseil ; Ils n’ont généralement pas de voix, ou qu’une demie, et servent plus par leurs bons conseils que par leur véritable pouvoir.



Les Enfants et Exclus

Les mineurs de la famille Drakilos, ainsi que tous les invités qui ont été acceptés (La petite-amie actuelle d’Untel, le meilleur pote de Machin…) ne participent pas au Conseil, et ne peuvent d’ailleurs, au cours des repas, jamais donner leur avis sur la politique ou les affaires en cours de la maison — ce serait considéré comme une insulte gravissime. Leur rôle est d’être souriant, gentil, et de passer un bon moment (Ou du moins de faire semblant de passer un bon moment).
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