[Outil] Génération d'historique de personnage aléatoire (Te Deum)

Dans cet espace intemporel et hors du monde, les plus talentueux écrivains peuvent écrire pour le plaisir ou se mesurer entre eux, pour leur gloire personnelle ou par vengeance....

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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[Outil] Génération d'historique de personnage aléatoire (Te Deum)

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Création de personnage : Génération d’historique

Guten Tag messieurs dames ; Je vous présente ici quelque chose d’un peu rigolo adapté d’un des plus grands jeux de rôle français, Te Deum pour un Massacre, un jeu qui se passe durant les guerres de religions Françaises et créé par le très bon auteur Jean-Philippe Jaworski.
Dans son JDR, il propose de créer l’histoire d’un personnage de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte, afin de se retrouver avec un perso qui a déjà eu des expériences, des moments importants dans sa vie, et est quelqu’un de construit.

J’ai décidé de modifier pas mal des choses qu’il a écrits pour l’adapter à l’existence des gens dans le Vieux Monde de Warhammer Fantasy. Évidemment, tout ce que j’écris n’a aucune vocation à être proposé sur le warforum, mais si un jour ça vous fait marrer vous pouvez utiliser ça pour créer des personnages :orque:

J’admets qu’une des choses les plus difficiles dans l’adaptation, a été de modifier pas mal de choses par rapport au genre des personnages. Te Deum est un JDR ultra passionnant et hyper complexe au niveau historique, ce qui fait sa richesse, mais évidemment, puisqu’il cherche à représenter la société telle qu’elle l’était au XVIe siècle, l’univers est sexiste et les femmes et les hommes n’ont ni les mêmes opportunités ni les mêmes possibilités — pour le dire de façon un peu stéréotypée, les garçons ont le droit d’aller à l’université et de lire du Cicéron, alors que les femmes ont beaucoup de difficultés à échapper à des grossesses ou des agressions sexuelles. Warhammer a énormément fait d’aller-et-retour entre les éditions, selon si les auteurs s’imaginaient un monde très historico-copié, ou au contraire s’ils ont imaginé une société plus égalitaire. J’ai choisi de plutôt pencher vers la seconde option, mais évidemment c’est un parti pris — si on part sur une vision d’une société plus sexiste et plus fermée, Te Deum a des tableaux très bien qui séparent selon les sexes, mais hé, vous avez qu’à acheter le JDR il est très bien :orque:
Vous pouvez donc librement modifier tous les genres de toutes les personnes que je mets dans les souvenirs et les moments de l’histoire, j’ai essayé de le faire le plus possible mais des fois j’ai oublié, juste, voilà, arrangez votre tambouille comme vous voulez.



Origine sociale

Quand Taal chassait, et que Rhya filait, tous les hommes étaient égaux. Mais les sociétés ont fondé des rangs, les communautés ont obtenu des privilèges, les nations se sont forgées par le sang et le fer. Et aujourd’hui, selon qui étaient vos parents, vous n’avez plus le même sort et les mêmes opportunités que les autres — mais les Dieux ont un destin rien que pour vous.


1. Noblesse d’épée
Vous êtes issu de la grande classe noble aux traditions les plus anciennes, celle des familles qui cherchent à avoir la généalogie la plus lointaine possible — jusqu’aux premiers guerriers accompagnant Gilles ou Sigmar si possible. La puissance de la noblesse d’épée vient de leurs possessions foncières — ils gardent en tenure des seigneuries, en échange de leur service militaire envers leur prince. Ils sont la classe stéréotypée des chevaliers en armure, qui se maintiennent sur leurs domaines par des unions matrimoniales et sont résolument attachés à leurs privilèges forts anciens. Toutes ces dynasties ne sont égales ni sur leur richesse, ni sur leur ancienneté, et beaucoup de lignées ont été fondées par adoubement au cours des siècles.

Aujourd’hui, la noblesse d’épée semble devenir de plus en plus obsolète. Les petites familles disparaissent, l’économie monétaire et les développements des grands domaines agricoles ne laissent que quelques grandes dynasties subsister à la campagne en avalant les autres, tandis que peu de nobles d’épée ont pu se faire une place dans les villes qui servent de vrais centres économiques. Déclassés financièrement, ils cherchent à se surclasser socialement, et l’on voit encore de nombreux nobles d’épée monopoliser les places dans l’armée ou les conseils des princes.

Vous êtes issu d’une famille au sang ancien, mais appauvrie, qui est prête à tout pour essayer de maintenir son statut — avant que la Fin des Temps ne fasse entièrement disparaître votre héritage.
Statistiques : +1 Force, +1 Charisme
Cagnotte : 10 couronnes d’or


2. Noblesse de cloche
Les frontières de la noblesse sont en train de se fermer. Alors qu’autrefois, il suffisait d’avoir un cheval et une armure, et se battre pour son seigneur pour s’auto-proclamer « chevalier », aujourd’hui, l’accès à la noblesse est verrouillé par des armoriaux, des lettres d’anoblissement, et surtout, par un comportement et une façon de parler et de s’habiller qui vous fait passer pour un « homme noble ». Les grandes maisons nobles d’aujourd’hui cherchent à s’élever au-dessus des communs, et à le faire reconnaître.

La « noblesse de cloche » désigne toutes les dynasties qui ont pu accéder au statut de noble après un service de magistrature, en possédant une charge « anoblissante ». Ils occupent des fonctions de juges, échevins, intendants, chanceliers d’une province ou d’une ville-libre sur de nombreuses générations — ils sont des marchands accumulant des fiefs achetés en gage à des chevaliers appauvris, des bourgmestres qui se sont réélus de père en fils, des personnes riches qui épousent des dynastes plus pauvres pour se constituer une clientèle et un réseau d’obligés. Au bout d’un certain nombre de générations, ces nobles de cloches deviennent impossibles à confondre avec de simples roturiers, et ils constituent ainsi des lignages éclatants et respectés. Tout le monde a oublié que les « von Saponatheim » de Bögenhafen sont descendants d’une marchande de savons Bretonnienne, ou que les « Pfeifraucher » de Grissenwald n’étaient que de simples maires de la-dite ville avant de devenir la dynastie au sang-bleu la plus puissante du Wissenland.

Vous êtes né dans une famille noble riche et dynamique, qui n’est certes pas très ancienne, mais qui a de l’argent, est résolument ancrée au milieu des réseaux de pouvoir, et est entourée de fidèles et de clients. Vous faites partie de ces lignées contre qui toutes les critiques s’accumulent, alors que les nobles de la campagne disent (Discrètement, dans votre dos…) que vous êtes des arrivistes et que les millénaristes de l’université prétendent que vous êtes un cancer de la société.
Statistiques : +1 Charisme, +1 Intelligence
Cagnotte : 50 couronnes

3. Haute noblesse (Enfant illégitime)
Le mariage est entre un homme et une femme reconnus devant les Dieux, et le but du mariage est de produire des enfants qui sont reconnus pleinement comme les héritiers de ce couple. Les bâtards sont mal vus, le résultat de relations interdites et humiliantes. Dans les contes chevaleresques, le méchant est presque toujours un bâtard, jaloux, produit du vice, secret honteux et honni d’un de ses parents ayant fauté…

Les nobles, qui possèdent tout et peuvent outrepasser les lois, ne se sentent pas toujours aussi honteux de leurs égarements, et dans la haute noblesse, les enfants nés illégitimes ne sont pas rares. Certains peuvent être reconnus officiellement comme le fils ou la fille de leur parent à particule, sans pour autant être légitimés et pouvoir prétendre à l’héritage — ils vivent donc avec leurs demi-frères ou sœurs, reçoivent une excellente éducation aristocratique, et ont de nombreuses portes qui leur sont ouvertes pour leur futur, même si, malheureusement, ils ne s’assiéront pas sur le siège que le sang devrait leur fournir.

Vous êtes l’enfant d’un immense noble connu de toute la province, mais vous êtes à jamais le mouton noir de la famille.
Statistiques : +1 Endurance, +1 Force
Cagnotte : 20 couronnes

4. Haute bourgeoisie
La « bourgeoisie » désigne les habitants des villes, ces communautés urbaines qui se sont constituées avec de grands exodes ruraux au cours des siècles, et qui sont aujourd’hui les véritables centres économiques et politiques des diverses nations du Vieux Monde. Les bourgs ont obtenu, avec des variations évidentes selon les régions et les provinces, des privilèges de justice, de droit, et d’organisation, qui les mettent très à part avec les simples vilains et serfs de la paysannerie — et par leur travail, leur fonction et leur commerce, beaucoup de bourgeois sont devenus riches.

La haute bourgeoisie est la bourgeoisie dirigeante dans les villes et leurs faubourgs. Ils occupent des rôles de burgomeisters, ils servent d’avocats et de huissiers de tribunaux, d’intendants pour des propriétés campagnardes — ils sont des nobles de cloche en devenir, ceux qui cherchent à s’agréger au pouvoir et à développer leur réseau, même si pour l’instant, ils n’ont pas encore « décrassé » leur sang. La plupart des haut-bourgeois sont issus de puissantes dynasties commerciales, dont les noms résonnent dans les têtes avec autant de puissance que les plus grands lignages nobles — tels les Oldenhaller, les Haagen ou les Ruggbroder.

Vous êtes le fils d’un grand haut bourgeois qui détient actuellement la charge municipale d’une grande ville de l’Empire, et qui peut se vanter de gagner beaucoup d’argent via ses parts dans des compagnies de marchands au long-cour. Vous n’avez jamais manqué de rien, mais votre famille en veut toujours plus.
Statistiques : +1 CHA, +1 INT
Cagnotte : 60 couronnes d’or

5. Petite bourgeoisie
La petite bourgeoisie regroupe tous les gens de la classe moyenne-supérieure des villes. Les petits bourgeois ont, comme leur nom indique, pleinement le « droit de bourgeoisie » qui fait d’eux des citoyens — ils votent aux élections, servent de jurés aux tribunaux, ils organisent les festivités municipales et sont très actifs et dynamiques. Ils ont un train de vie aisé, plus aisé encore que la plupart des nobles campagnards d’ailleurs, mais ils n’ont pas assez d’argent pour décider du sort du monde.

Les petits bourgeois servent dans des professions libérales (Médecins, professeurs d’université…) ou bien ont des échoppes et des magasins. Ils sont des pointures dans leur quartier et ont une petite notoriété locale, et sont très attachés aux privilèges que leurs ancêtres ont obtenu. Ils cherchent à augmenter encore plus leur prestige en assurant la bonne éducation de leurs enfants et le succès de leurs affaires.

Vous êtes l’enfant d’une famille aisée, ce qui vous a permis d’avoir un sort.
Statistiques : +1 HAB, +1 CHA
Cagnotte : 20 couronnes

6. Artisans
Votre famille est issue des « métiers ». Dans le Vieux Monde, les professions nécessitant des compétences techniques se sont protégées et ont obtenu de nombreux privilèges en s’organisant en guildes et corporations, qui ont des règlements, des bâtiments propres, et même des pouvoirs de justice en réglant les conflits entre eux. Il existe des guildes de bouchers, de débardeurs, de maçons, de charpentiers… Les artisans ne sont pas très riches, et le travail de simple apprenti est ingrat et mal payé, mais réunis, les artisans sont de véritables groupes d’influence qui peuvent faire plier les magistratures, voire les princes.

Vous êtes l’enfant d’artisans de guilde, qui possédaient un petit commerce juste au rez-de-chaussée de leur maison. On attendait de vous que vous preniez la suite des affaires de vos parents, et on vous a éduqué pour.
Statistiques : +1 HAB, +1 INT
Cagnotte : 10 couronnes


7. Laboureurs
Tous les paysans de la campagne ne sont pas pauvres. Par le rachat des terres du voisin, par des stratégies matrimoniales, par la conquête de nouveaux terroirs suite à des défrichements, certains paysans sont devenus d’abord propriétaires de leurs terres, puis propriétaires de la terre des autres…

Les « laboureurs » sont les paysans libres, qui possèdent leur propre attelage et leur propre chaumière. Notables des campagnes, ils louent des terres au seigneur pour faire travailler d’autres paysans, prêtent leur matériel à des cultivateurs plus pauvres qui leur devront argent et faveurs en retour. Les laboureurs se retrouvent à avoir une très grande influence aux assemblées villageoises, en plus de servir d’interlocuteurs avec le seigneur qui est obligé de les respecter et de travailler avec eux. Les laboureurs se permettent même de remplir des obligations militaires, en offrant leurs enfants temporairement pour les milices des armées provinciales ou royales.

Vous êtes issu d’une riche famille paysanne, qui exploite près d’une centaine d’hectares de terre. Même si vous avez eu une enfance paisible, vous avez attiré très vite les jalousies et les rancœurs d’autres.
Statistiques : +1 FOR, +1 HAB
Cagnotte : 10 couronnes


8. Domesticité
On sait qu’une personne est riche, parce qu’elle ne travaille pas. Ne pas remplir une tâche, si simple soit-elle, prouve que l’on vaut mieux que les autres, et on est devenu quelqu’un quand on a pas besoin de faire sa lessive ou préparer son propre repas.

Les domestiques sont omniprésents dans les sociétés du Vieux Monde. Bien évidemment, on n’imagine pas qu’un noble n’aie pas son garde-chasse, son chambellan, ou sa dame de compagnie. Mais la domesticité va encore plus loin que ça — même les burgomeister d’une ville souhaitent avoir leur cocher personnel, même le simple laboureur de la campagne veut sa lavandière.

Les domestiques remplissent mille et une fonctions diverses et variées : valets, femmes de chambre, palefreniers, jardiniers, filles au pair, laitiers, porteur, nourrice… Même certains nobles se retrouvent à avoir des rôles de domesticité, tels les petits pages qui aident à préparer le cheval de leur sire ou les dames-servantes qui filent les robes de leur maîtresse.

Nombreux et omniprésents, les domestiques sont dans le décor, victimes de nombreux abus, et devant constamment travailler et quémander leurs traitements et leurs étrennes.

Vous êtes l’enfant d’un couple de domestiques. Vos parents s’acharnaient à travailler, et on attendait de vous que vous suiviez dans leurs pas.
9. Paysannerie
Alors que les villes sont devenues les centres économiques du monde, la très grande majorité des gens vivent encore à la campagne. Dans des villages de quelques dizaines ou centaines de personnes, leurs vies sont rythmées par le travail au champ et les festivals religieux qui marquent les changements de saisons ou d’époques, sous la domination du clocher du Temple et du château seigneurial.

Le servage est en train de progressivement disparaître, et la plupart des paysans organisent eux-mêmes leur travail et le paiement de leurs redevances par des assemblées villageoises. Il y a une forte solidarité paysanne entre les cultivateurs, mais cela reste une vie difficile, ingrate, faite de travail sur lequel il faut s’acharner tout en étant facilement victime des saisons — ou de la maraude des militaires en cas de guerre. C’est une existence dure, faite de quelques plaisirs et d’un labeur intensif.
Statistiques : +1 FOR, +1 END
Cagnotte : 1 pistole

10. Gueux
Les marginaux, les errants, les gens sans terres et sans rien, ne possédant que leurs bras comme capital. Les gueux représentent une minorité très visible et importante de la société. Ils sont un prolétariat urbain ou rural, qui vivotent difficilement en offrant parfois leur force sur des chantiers ou dans les champs. Les « gueux » regroupent aussi tous ceux qui vivent d’errance, comme les saltimbanques, les comédiens, les mercanti itinérants qui amènent leurs bibelots, ou les pèlerins qui sont toujours entre deux lieux saints. Mais les gueux regroupent aussi les invalides, les malades mentaux, les gens qui ont accumulé des dettes et beaucoup perdu.

La vie d’un gueux est terrible, soumis qu’ils sont au brigandage sur les routes, aux aléas politiques et économiques. Leur existence est contrastée, entre des succès et des périodes d’euphorie, et un ordinaire noir.
Statistiques : +1 END, +1 HAB
Cagnotte : 4 sous



Éducation du personnage

Une fois la classe sociale déterminée, l’éducation d’un personnage de divise en trois étapes :

La pouponnière, qui correspond à la petite enfance du personnage, de sa naissance à ses 6 ans
La classe des petits grimauds, qui correspond à l’enfance du personnage de ses 7 à 12 ans
Les roses de la vie, qui correspond à l’adolescence du personnage de ses 13 à 16 ans

Chacune de ces trois étapes offre un choix de parcours éducatifs distincts, avec des limitations dues au statut social du personnage ou ses expériences précédentes.

La liste qui suit expose de manière générale les débouchés dans les étapes éducatives :

I — La pouponnière (0/6 ans) :

1 — La mise en nourrice

Accessible à : Noblesse d’épée, noblesse de cloche, haute-noblesse (Illégitime), haute bourgeoisie, domesticité
Débouchés dans la classe des petits grimauds : : Tous


2 — Les jupes maternelles

Accessible à : Noblesse d’épée, noblesse de cloche, haute bourgeoisie, petite bourgeoisie, artisans, laboureurs, paysannerie, gueux
Débouchés dans la classe des petits grimauds : : Tous


3 — La liberté à la campagne

Accessible à : Noblesse d’épée, haute-noblesse (Illégitime), laboureurs, paysannerie, gueux
Débouchés dans la classe des petits grimauds : : Tous


4 — Les enfants trouvés

Accessible à : Domesticité, gueux
Débouchés dans la classe des petits grimauds : : Travail familial, école buissonnière


5 — La misère urbaine

Accessible à : Domesticité, gueux
Débouchés dans la classe des petits grimauds : : Travail familial, école buissonnière


II — La classe des petits grimauds (7/12 ans) :

1 — Éducation d’un précepteur

Accessible à : Noblesse d’épée, noblesse de cloche, haute-noblesse (Illégitime), haute bourgeoisie
Débouchés dans les roses de la vie : : Écuyer/Damoiselle, Université, Noviciat


2 — Éducation d’un maître d’armes

Accessible à : Noblesse d’épée, haute-noblesse (Illégitime)
Débouchés dans les roses de la vie : : Écuyer, Petite délinquance


3 — Collège

Accessible à : Noblesse d’épée, noblesse de cloche, haute bourgeoisie, petite bourgeoisie, laboureurs
Débouchés dans les roses de la vie : : Écuyer/Damoiselle, Université, Noviciat, Apprentissage, Petite délinquance


4 — Travail familial

Accessible à : Petite bourgeoisie, artisans, laboureurs, domesticité, paysannerie, gueux
Débouchés dans les roses de la vie : : Noviciat, Apprentissage, Petite délinquance


5 — École buissonnière

Accessible à : Noblesse d’épée, haute-noblesse (Illégitime), petite bourgeoisie, domesticité, gueux
Débouchés dans les roses de la vie : : Écuyer/Demoiselle, Noviciat, Apprentissage, Petite délinquance


III — Les roses de la vie (13/16 ans) :

1 — Écuyer/Damoiselle de compagnie

Accessible à : Noblesse d’épée, noblesse de cloche, haute-noblesse (Illégitime), haute bourgeoisie
Exemples de carrières suivantes : : Chevalier, gentilhomme/dame, soudard, musicien, poète, courtisan…


2 — Université

Accessible à : Noblesse de cloche, haute bourgeoisie, petite bourgeoisie
Exemples de carrières suivantes : : Médecin, musicien, philosophe, poète, théologien, apothicaire, astrologue, avocat, magistrat, ministre, précepteur, libraire, greffier, larron, écrivain publique, magicien des collèges…


3 — Noviciat

Accessible à : Toutes les classes, sauf les gueux
Exemples de carrières suivantes : : Poète, prêtre, ministre, moine, précepteur, musicien, apothicaire, greffier, théologien, écrivain public, peintre


4 — Apprentissage

Accessible à : Petite bourgeoisie, artisans, laboureurs, domesticité, paysannerie, gueux
Exemples de carrières suivantes : : Presque tout : architecte, libraire, parfumeur, valet, boutiquier, larron, batelier, typographe, berger, manouvrier, sage-femme, ratier, rebouteux…


5 — Petite délinquance

Accessible à : Noblesse d’épée, haute-noblesse (Illégitime), artisans, domesticité, paysannerie, gueux
Exemples de carrières suivantes : : Mendiant, larron, courtisan (Au passé trouble), soudard, spadassin, ratier, batelier, manouvrier, barbier…


I — La Pouponnière (0/6 ans)

Dans le Vieux Monde, la prime enfance est une période négligée de l’existence. L’enfant n’a pas de rentabilité économique, ni assez d’éducation pour être considéré comme un membre de la famille à part entière. En outre, la mortalité infantile très forte induit chez les adultes une certaine indifférence vis-à-vis de leur progéniture. Il y a évidemment des exceptions, et l’on peut aimer profondément ses enfants, mais les parents cherchent à se borner à compenser la mort d’un bébé en se dépêchant d’en avoir un autre.

Toutefois, la petite enfance n’est pas forcément une période difficile. Ceux qui échappent aux maladies et aux accidents (Très nombreux) bénéficient d’une grande liberté, et ils peuvent profiter d’une tendresse spéciale de la part de leurs proches qui ne les voient pas encore comme des êtres humains devant obéir à des codes rigides qui viendront par la suite.


1 — La mise en nourrice
(Noblesse d’épée, noblesse de cloche, haute-noblesse (Illégitime), haute bourgeoisie, domesticité…)

Statistiques : +1 CHA, +1 FOR



Parce que votre mère avait fort à faire à la cour (Si vous êtes noble), dans le commerce familial (Si vous êtes bourgeois), ou encore au service de ses maîtres (Si c’était une domestique), on a confié l’éducation de vos premières années à une nourrice, logée à demeure si vous êtes noble ou dans un village si vous êtes d’origine roturière. C’est elle qui vous a donné le sein, qui vous a apprit les prières sur ses genoux, et qui a été une femme essentielle pour votre existence.

Votre nourrice était :
1 — Une brave femme de la campagne (+Chasse)
2 — Une vieille nounou pleine de tendresse (+Empathie)
3 — Une jeune fille-mère abandonnée (+Sens du détail)
4 — Une vieille fille confite en dévotion (+Jargon (Classique))
5 — Une grosse paysanne indolente (+Baratin)
6 — Une gaillarde dévoreuse d’hommes (+Danse)


Votre compagnon d’enfance préféré était :
1 — Votre nourrice (+Doctrine du culte (Au choix))
2 — Un petit frère (+ Acrobatie)
3 — Une petite sœur (+Diplomatie)
4 — Un grand frère (+Lutte)
5 — Une grande sœur (+Danse)
6 — Un animal de compagnie (+Dressage)

Votre endroit favori était :
1 — Le coin de l’âtre (+Cuisine)
2 — La mare aux canards (+Natation)
3 — Le colombier (+Fauconnerie)
4 — Les écuries (+Monte)
5 — Une niche au fond du grenier (+Camouflage)
6 — Une cabane dans un arbre (+Escalade)

Votre jeu préféré était :
1 — Tirer la queue du chat (+Esquive)
2 — Faire des couronnes et des guirlandes de fleurs (+Connaissance des plantes)
3 — Jouer à chat perché (+Acrobatie)
4 — Jouer à la cachette (+Camouflage)
5 — Jouet aux quilles (+Jonglerie)
6 — Jouet à la guerre (+Lutte)


Débouchés suivants pour les petits grimauds : Tous


2 — Les jupes maternelles
(Noblesse d’épée, noblesse de cloche, haute bourgeoisie, petite bourgeoisie, artisans, laboureurs, paysannerie, gueux…)

Statistiques : +1 INT, +1 CHA


Vous avez eu la chance de grandir auprès de votre maman, ce qui lui provoquait de nombreux soucis et embêtements.

Votre mère était :
1 — Fatiguée et autoritaire (+Déplacement silencieux)
2 — Câline et douce (+Éloquence)
3 — Débordée d’enfants (+Bagarre)
4 — Accablée de misère (+Sens de la répartie)
5 — Vive et joyeuse (+Danse)
6 — La plus belle maman du monde (+Diplomatie)

Votre compagnon préféré était :
1 — Votre maman (+Doctrine du culte (Au choix))
2 — Un petit frère (+ Acrobatie)
3 — Une petite sœur (+Diplomatie)
4 — Un grand frère (+Lutte)
5 — Une grande sœur (+Danse)
6 — Un animal de compagnie (+Dressage)

Votre endroit favori était :
1 — Le coin de l’âtre (+Cuisine)
2 — La mare aux canards (+Natation)
3 — Le colombier (+Fauconnerie)
4 — Les écuries (+Monte)
5 — Une niche au fond du grenier (+Camouflage)
6 — Une cabane dans un arbre (+Escalade)

Votre jeu préféré était :
1 — Tirer la queue du chat (+Esquive)
2 — Faire des couronnes et des guirlandes de fleurs (+Connaissance des plantes)
3 — Galoper sur un cheval de bois (+Monte)
4 — Jouer à la cachette (+Camouflage)
5 — Jouet aux quilles (+Jonglerie)
6 — Faire des bulles de savon (+Jonglerie)

Débouchés dans la classe des petits grimauds : Tous


3 — La liberté à la campagne
(Noblesse d’épée, Haute-noblesse (Illégitime), Laboureurs, Paysannerie, Gueux…)

Statistiques : +1 HAB, +1 INI


Vous avez grandi dans la ruralité, au milieu des champs et des sous-bois, à courir entre les charrues et à voir les plaines qui s’étendaient à l’infini.

La personne chargée de votre éducation était :
1 — Un grand-père (+Histoire)
2 — Une grand-mère (+Cuisine)
3 — Un vieux serviteur (+Autorité)
4 — Un prêtre ou un ministre (+Doctrine du culte (Au choix))
5 — Une vieille tante acariâtre (+Esquive)
6 — Une méchante belle-mère (+Escamotage)

Votre compagnon préféré était :
1 — Un petit gueux ou une petite gueuse du même hameau et du même âge (+Bagarre)
2 — Un petit frère (+ Acrobatie)
3 — Une petite sœur (+Diplomatie)
4 — Un grand frère (+Lutte)
5 — Une grande sœur (+Danse)
6 — Un animal de compagnie (+Dressage)

Votre endroit favori était :
1 — La soue du cochon (+Acrobatie)
2 — Les bergers de la rivière (+Natation)
3 — Le four à pain (+Cuisine)
4 — Le vergé du curé (+Vol à la tire)
5 — Les meules de foin mises à sécher (+Camouflage)
6 — Une clairière tranquille (+Escalade)

Votre jeu préféré était :
1 — Pêcher la grenouille (+Pêche)
2 — Faire des galipettes dans le foin (+Acrobatie)
3 — Épouvanter les poules de la basse-cour (+Intimidation)
4 — Jouer à la cachette (+Camouflage)
5 — Faire des batailles de boules de neige (+Tir précis)
6 — Vous bousculer dans le purin avec vos petits camarades (+Bagarre)

Débouchés dans la classe des petits grimauds : Tous


4 — Les enfants trouvés
(Haute-noblesse (Illégitime), Domesticité, Gueux…)

Statistiques : +1 END, +1 INI


Vous avez été abandonné par vos parents, rejeté sur le perron d’une église, et c’est un miracle que vous ayez survécu

Après votre abandon, vous avez été recueilli par :
1 — Les moines d’un monastère Morrien (+Jargon spécifique (Classique))
2 — Les religieuses d’un couvent Shalléen (+Traumatologie)
3 — Des prêtresses de Rhya itinérantes (+Identification des plantes)
4 — Une école cléricale dirigée par un prêtre de Véréna (+Chant)
5 — Une troupe d’ermites et chasseurs vénérant Taal (+Piégeage)
6 — Un orphelinat public géré par les bourgeois de la ville (+Artisanat)

Votre compagnon préféré était :
1 — Un ou une aîné·e qui vous protégeait (+Fuite)
2 — Le souffre-douleur des autres orphelins (+Coriace)
3 — Un ou une petit·e que vous traitiez comme un ou une frère/sœur (+Enseignement)
4 — Un ou une religieux·se qui s’occupait de vous (+Sens du détail)
5 — Un gamin effronté (+Baratin)
6 — Le portier de l’orphelinat (+Crochetage)

Votre endroit favori était :
1 — Le dortoir (+Camouflage)
2 — Le réfectoire (+Cuisine)
3 — La cour (+Lutte)
4 — La chapelle/Le temple (+Doctrine du culte (Au choix))
5 — Le trajet de la promenade dominicale (+Potamologie)
6 — Les arbres du verger (+Connaissances végétales)

Votre jeu préféré était :
1 — Jouer au loup (+Esquive)
2 — Jouer à chat perché (+Escalade)
3 — Jouer à la balle (+ Adresse au tir)
4 — Jouer à la cachette (+Déplacement silencieux)
5 — Faire des batailles de boules de neige (+Tir précis)
6 — Provoquer des mêlées générales (+Bravade)

Débouchés dans la classe des petits grimauds : Collège, école buissonnière


5 — La misère urbaine
(Domesticité, Gueux…)

Statistiques : +1 HAB, +1 INI


Vous avez grandi dans les rues d’une ville, à fouler le pavé avec vos petits pieds nus

Dans votre enfance, vous avez été élevé tant bien que mal par :
1 — Par votre mère, une femme journalière qui vous oubliait parfois pour toute une semaine quand elle partait travailler (+Commerce)
2 — Par votre père, un pilier de taverne qui vous battait comme plâtre (+Résistance accrue)
3 — Par une grand-mère maquerelle, qui vous laissait dans les chambres des filles et des garçons visités par toute la ville (+Séduction)
4 — Par un vieillard aveugle, qui se servait de vous pour le guider (+Orientation urbaine)
5 — Par un oncle plus-ou-moins truand qui vous forçait à voler pour lui (+Vol à la tire)
6 — Par un maître mendiant qui vous tailladait et infectait vos plaies pour apitoyer les passants (+Mendicité)

Votre compagnon préféré était :
1 — Un pasteur charitable qui s’occupait des pauvres (+Doctrine du culte (Au choix))
2 — Un vieux rat borgne que vous avez apprivoisé (+Dressage)
3 — Un autre petit gueux ou petite gueuse avec qui vous faisiez mille sottises (+Poursuite)
4 — Une vieille sage femme que l’on disait sorcière et qui vous aimait bien (+Fabrication de potions)
5 — Le chef de bande de tous les petits miséreux du quartier (+Escamotage)
6 — Un artisan du quartier qui vous donnait parfois une poignée de noix (+Artisanat)

Votre endroit favori était :
1 — La place du marché (+Narration)
2 — Les pontons du port (+Natation)
3 — Le proche de l’église (+Mendicité)
4 — La place d’armes (+Parade)
5 — L’hospice Shalléen (+Traumatologie)
6 — Une ruelle mal famée, où vous voyiez mille horreurs fascinantes (+Filature)

Votre jeu préféré était :
1 — Compisser les bourgeois du haut des arbres ou des toits (+Escalade)
2 — Emmêler les cordes à linge tendues par les commères en travers des rues (+Fuite)
3 — Égarer les files d’aveugles dans les douves ou les bacs de tanneurs (+Baratin)
4 — Mitrailler les condamnés au pilori de fruits pourris (+Tir précis)
5 — Échanger les enseignes de diverses boutiques (+Crochetage)
6 — Infliger à dix contre un des raclées aux galopins du quartier voisin (+Coup puissant)

Débouchés dans la classe des petits grimauds : Travail familial, école buissonnière



II — « La classe des petits grimauds » (7/12 ans)

C’est ainsi que Rabelais appelle les petites classes dans « Pantagruel ». Lorsque le petit garçon ou la petite fille commence à grandir, il commence à enfin trouver de l’affection tandis qu’on sait qu’il atteindra l’âge adulte. On s’émerveille de ses progrès, et on le gâte beaucoup, en même temps que la société se trouve ironiquement beaucoup plus dure avec eux. La pédagogie est une science toute nouvelle, qui varie selon les croyances religieuses ou sociales. L’enfance d’un individu a souvent deux facettes, avec la maltraitance et l’affection des adultes qui sont constamment mêlés.
Le moment le plus important de la vie d’un adulte du Vieux Monde est le moment où, à l’âge de ses dix ans, un prêtre de Mórr lui révélera sa Destinée.


1 — Éducation d’un précepteur
(Noblesse d’épée, noblesse de cloche, Haute-noblesse (Illégitime), Haute bourgeoisie…)

Statistiques : +1 INT, +1 CHA


Parce que vous êtes issu de l’élite bourgeoise ou aristocratique, vos parents ont décidé de vous attacher à demeure un maître qui vous accompagnera, des années durant, chaque jour de votre vie. Il s’agit sans doute d’un érudit payé à prix d’or, qui met en place un vrai projet d’éducation humaniste. Cette éducation est souvent réservée aux fils et filles qui n’iront pas au collège, mais dont on veut quand même orner de quelques grâces de l’esprit.

Vous étiez un enfant de type :
1 — Mou et paresseux (+Corruption)
2 — Capricieux et insolent (+Bravade)
3 — Docile et assidu (+Science)
4 — Rêveur et étourdi (+Littérature)
5 — Renfermé et maladie (+Art)
6 — Brillant et travailleur (Histoire)

Évoquez une expérience éducative qui a marqué votre enfance :
1 — Votre précepteur vous faisait souvent réveiller le matin par des musiciens (+Musique)
2 — Votre précepteur vous fit faire divers voyages pour vous familiariser avec le royaume et son histoire (+Orientation)
3 — Votre précepteur était un érudit d’un pays étranger ne parlait jamais votre langue et ne vous adressait la parole qu’en Classique (Jargon spécifique (Classique))
4 — Votre précepteur utilisait des fruits subtilisés à la cuisine pour vous entraîner au calcul (+Calcul mental)
5 — Votre précepteur vous emmenait souvent de nuit en haut d’une tour ou d’un clocher pour vous apprendre les constellations (+Astronomie)
6 — Votre précepteur vous emmenait souvent herboriser (+Identification des plantes)

Quel était votre loisir favori?
1 – Dévorer romans de chevalerie et romans satiriques (+Littérature)
2 — Affronter votre précepteur aux échecs (+Jeu)
3 — Fréquenter les salles de jeu de paume (+Jonglerie)
4 — Jouer au luth ou à l’épinette la dernière chanson à la mode (+Musique)
5 — Fréquenter les salles d’arme (+Anticipation)
6 — Suivre les cours d’un maître de danse (+Danse)

Nul n’est parfait… Évoquez une grosse bêtise que vous avez commise:
1 — Votre précepteur avait des sympathiques pour une croyance hérétique ou contraire à celle de votre pays, et étourdi comme vous êtes, vous en avez parle à votre père. (+Théologie)
2 — Au cours d’une partie de sport, vous avez eu l’inconscience de complètement humilier le fils d’un prince du sang, et vous vous en êtes vanté (+Intrigue de cour)
3 — En paradant sur un cheval de l’écurie familiale, vous avez perdu le contrôle de l’animal, et renversé votre petite sœur qui a été piétinée sous les sabots de la monture. (+Monte)
4 — Vous avez griffonné de fort méchantes caricatures du lecteur/grand prêtre de la ville, avec des crayons tombés entre les mains d’un sergent de paix que votre père a dû racheter à prix d’or pour étouffer l’affaire (+Art (Dessin))
5 — Au cours d’une algarade très violente avec votre frère, vous l’avez marqué au visage d’un méchant coup de couteau (+Coup précis)
6 — Pendant un banquet organisé par votre père où était invité l’Électeur/Duc/Patricien de la province, vous avez ricané des citations très approximatives de celui-ci dans la langue des anciens Tylosi (+Jargon spécifique (Classique))

…Et la punition qui s’en est suivie ?
1 — On vous a enfermé dans un couvent, où vous êtes resté enfermé dans une cellule frigorifiée pour de longs mois (+Théologie)
2 — Vous avez été habitué au fouet (+Coriace)
3 — On vous a interdit d’adresser la parole à votre famille pendant de longs mois (+Étiquette)
4 — On vous a enfermé dans vos appartements pour de très, très longues semaines (+Littérature)
5 — On vous a forcé à faire des excuses publiques humiliantes (+Éloquence)
6 — On vous a envoyé dans un pays étranger (+Langue étrangère)

Dites-nous une mésaventure de jeunesse
1 — Vous avez subi les avances et les caresses d’un vieux courtisan qui vous trouvait un charme juvénile (+Sens du détail)
2 — Avec votre famille, vous avez échappé de peu à une émeute provoquée par des révolutionnaires millénaristes anti-aristocrates (+Évasion)
3 — Vous êtes tombé gravement malade, et êtes resté plusieurs semaines entre la vie et la mort (+Pathologie)
4 — Vous avez surpris, de nuit, une réunion secrète entre votre père et des conjurés d’une hérésie ou d’une religion non-tolérée dans votre pays (+Cryptographie)
5 — Au cours d’une cérémonie organisée par la ville pour honorer l’entrée du chef d’État de votre pays, vous deviez remettre une corbeille de fleurs en public à celui-ci… Et vous vous êtes trompé de personne. (+Héraldique)
6 — La demeure où vous avez grandi a été ravagée dans un incendie. Vous n’avez eu la vie sauve quand vous jetant dans le vie du haut d’une fenêtre. (+Acrobatie)

Débouchés dans les Roses de la Vie : Écuyer/Demoiselle, Université, Noviciat



2 — Éducation d’un maître d’armes
(Noblesse d’épée, Haute-noblesse (Illégitime))

Statistiques : +1 TIR, +1 ATT


Les cadets de familles des lignées de vieille noblesse sont normalement destinés à la carrière militaire, formés très jeunes à l’armement et au commandement. Ce sont souvent de vieux soldats ou sergents qui les préparent à la rude vie militaire.

Quel type d’enfant étiez-vous ?
1 — Maladroit et couard (+Camouflage)
2 — Impétueux et irréfléchi (+Course à pied)
3 — Colérique et querelleur (+Intimidation)
4 — Rusé et fourbe (+Mort silencieuse)
5 — Brutal et autoritaire (+Autorité)
6 — Grossier et lent (+Coup puissant)

Évoquez une expérience éducative marquante
1 — Votre maître d’armes exigeait que votre équipement soit brillant comme un sou neuf en toutes circonstances (+Entraînement à la poudre)
2 — Votre maître d’armes vous battait au sang à la moindre insolence (+Étiquette)
3 — Votre maître d’armes vous faisait régulièrement charger la quintaine (+Monte)
4 — Votre maître d’armes vous imposait une lame plus courte que celle de vos adversaires (+Anticipation)
5 — Votre maître d’armes vous entraînait avec un lourd bâton (+Parade)
6 — Votre maître d’armes exigeait que vous ne formuliez jamais une plainte (+Coriace)

Quel était votre loisir préféré ?
1 — La chasse à la cour (+Chasse)
2 — Débourrer de jeunes chevaux (+Dressage)
3 — Fréquenter les salles de jeu de paume (+Jonglerie)
4 — Paresser au calme sur les toits de la demeure familiale (+Escalade)
5 — Pratiquer le jeu d’échec (+Jeu)
6 — Suivre les cours de danse d’un maître (+Danse)

Évoquez une grosse bêtise de votre enfance
1 — En gesticulant avec un arc bandé, le coup est parti tout seul, blessant grièvement un valet (+Tir précis)
2 — Au cours d’une partie de sport, vous avez eu l’inconscience de complètement humilier le fils d’un prince du sang, et vous vous en êtes vanté (+Intrigue de cour)
3 — En paradant sur un cheval de l’écurie familiale, vous avez perdu le contrôle de l’animal, et renversé votre petite sœur qui a été piétinée sous les sabots de la monture. (+Monte)
4 — Vous avez renversé une lampe sur le coffre contenant la réserve de votre à canon de votre maître. La moitié du bâtiment a été endommagée par l’explosion. (+Fuite)
5 — En voulant faire une farce à un de vos camarades, vous avez chargé son arquebuse avec trois fois trop de poudre. L’explosion lui a arraché deux doigts (+Entraînement à la poudre)
6 — Au cours d’une bataille de boules de neige, vous avez démoli le plus beau vitrail de la collégiale voisine (+Tir en mouvement)

...Et votre punition ?
1 — Vous avez été incorporé dans une garnison à la frontière, en tant que simple tambour (+Musique)
2 — Vous avez été embarqué comme mousse dans un navire de corsaire (+Navigation)
3 — On vous a jeté au cachot pendant de longues semaines (+Crochetage)
4 — On vous a confié les besognes d’un simple palefrenier pour de longs mois (+Soin des animaux)
5 — Votre maître d’armes vous a battu comme plâtre, à en perdre quelques dents et en garder quelques cicatrices (+Coriace)
6 — On vous a mené de vous tonsurer et de vous enfermer dans un cloître (+Déplacement silencieux)

Racontez une mésaventure de jeunesse :
1 — Pendant une partie de chasse, vous avez sauvé in extremis votre père tombé en travers de la charge d’un animal (+Acrobatie équestre)
2 — Vous avez assisté à une révolte paysanne, réprimée dans le sang par un détachement de l’armée (+Sang-froid)
3 — Au cours d’une passe d’armes, vous avez reçu un méchant coup d’épée, et votre vie n’a tenu qu’à un fil pendant quelques semaines (+Traumatologie)
4 — Alors que vous accompagniez votre mère dans un voyage, vous avez été attaqués par une petite bande d’hommes-bêtes. Vous n’avez pas montré à un seul moment que vous aviez peur. (+Volonté de fer)
5 — Au cours d’une cérémonie officielle où assistait le chef d’État de votre pays, vous lui avez servi de page (+Étiquette)
6 — Acculé au fond d’une ruelle par deux truands assez inquiétants, vous les avez fait fuir avec votre dague (+Intimidation)

Débouchés dans les roses de la vie : Écuyer, petite délinquance


3 — Collège
(Noblesse d’épée, noblesse de cloche, haute bourgeoisie, petite bourgeoisie, laboureurs)

Statistiques : +1 INT, +1 CHA


Les fils et filles de familles aisées sont envoyés dans des établissements pour parfaire leur éducation. Ces collèges n’existent que dans les villes, et toutes n’ont pas obligatoirement de pensionnat — dans ces cas-là, il faut que les étudiants venus de l’étranger ou de la campagne logent chez l’habitant.
La discipline dans les collèges est fort rude, maintenue par des pédagogues laïcs ou cléricaux qui ont tous les droits de disciplines sur les élèves — y comprit le fouet ou les punitions humiliantes et traumatisantes. La qualité de l’enseignement varie beaucoup, selon les villes et les collèges, cela pouvant aller du charlatanisme d’écoles provinciales jusqu’à la qualité révolutionnaire de grands foyers d’artistes.

Quel type d’enfant étiez-vous ?
1 — Sage et besogneux (+Art)
2 — Brillant mais insolent (+Éloquence)
3 — Turbulent et brutal (+Bagarre)
4 — Intelligence et travailleur (Jargon spécifique (Classique))
5 — Malin mais tire-au-flanc (+Baratin)
6 — Timoré et bègue (+Sens du détail)

Évoquez une expérience éducative qui a marqué votre enfance
1 — Vous avez passé des nuits entières à recopier les livres que vous deviez étudier en classe, car les acheter était bien au-dessus de vos moyens (+Bibliophilie)
2 — Votre maître de classique exigeait que vous improvisassiez en classe des discours sur le mode des anciens hommes politiques de l’antique Remas (+Jargon spécifique (Classique))
3 — Votre maître vous faisait écrire de la poésie en exigeant que vous imitiez le style des grands artistes de l’antique Magritta (+Linguistique)
4 — Votre maître de mathématiques se livra avec votre classe à une expérience pédagogique très critiquée par ses confrères et le temple local : il vous demanda d’utiliser des chiffres arabéens et non les chiffres rémains (+Calcul mental)
5 — Un de vos maîtres vous fit lire tous les grands historiens antiques, y comprit Elfes et Nains (+Histoire)
6 — Votre maître de chant fit travailler votre classe pour en faire la chorale du Temple (+Chant)

Quel était votre loisir favori ?
1 — Dévorer les œuvres des poètes de cour, dont les œuvres étaient interdites au collège (+Littérature)
2 — Faire des parties de jeu de paume dans la cour du collège (+Jonglerie)
3 — Faire le mur pour aller flâner en ville (+Escalade)
4 — Dormir au fond de la salle de cours (+Camouflage)
5 — Participer à la préparation de pièces de théâtres édifiantes (+Comédie)
6 — Suivre les cours de musique (+Musique)

Évoquez une grosse bêtise que vous avez commise
1 — Vous avez fait une caricature très drôle du recteur du collège, qui malheureusement a été égarée et s’est retrouvée entre ses mains… (+Art (Dessin))
2 — Au cours d’une rixe avec un autre élève, vous avez tiré le couteau. Cela dégénéra en une rixe générale mêlant une dizaine d’élèves. (+Bagarre)
3 — Pendant un cours de rhétorique, vous avez soutenu crânement un point de vue sceptique et hédoniste ; votre impiété a rendu votre professeur ivre de rage, générant une cascade de problèmes (+Théologie)
4 — Un de vos camarades vous a dénoncé pour avoir pastiché de manière satirique quelques psaumes d’un livre religieux qui ne vous plaisaient pas. Le scandale a ébranlé tout le collège et s’est retrouvé à mêler le grand-prêtre de la ville. (+Doctrine du culte (Au choix))
5 — Vous avez fait un croc-en-jambe à un maître haï pendant un de vos cours. L’homme s’est cassé un bras. (+Lutte)
6 — Pendant une bataille de boules de neige, vous avez démoli le plus beau vitrail de la collégiale voisine (+Tir en mouvement)

…Et la punition ?
1 — On vous a enfermé au couvent pour de longs mois (+Théologie)
2 — Vous avez été fouetté publiquement jusqu’au sang (+Coriace)
3 — Vous avez dû vous arranger avec votre pédagogue et votre famille pour verser un lourd dédommagement (+Commerce)
4 — Vous êtes devenu la tête de turc de tout le collège (+Déplacement silencieux)
5 — On vous a forcé à faire des excuses publiques et humiliantes (+Éloquence)
6 — Votre famille et votre pédagogue ont cessé le paiement de vos frais courants (+Mendicité)

Racontez une mésaventure de jeunesse :
1 — Votre pédagogue appartenait à une religion opposée à la vôtre. Il fit pression sur vous pour vous convaincre d’abjurer (+Théologie)
2 — Un de vos maîtres fut accusé d’hérésie, mais il parvint à se défendre avec brio devant la cour de justice (+Législation)
3 — Un de vos maîtres était un adepte du « Grand Art » et vous initia secrètement à l’art des anciens transformateurs de la matière (+Alchimie)
4 — La peste ravagea la ville et le collège où vous étiez. Pour vous protéger, vous vous êtes inondé de parfum et portiez des vêtements imprégnés de fumées aromatiques (+Fabrication de potions)
5 — Une émeute populaire souleva la ville où vous étudiiez contre les collecteurs d’impôts. Le gouverneur militaire la réprima dans le sang. (+Fuite)
6 — Vous avez eu des problèmes d’argent à force de tout jouer dans des tripots. (+Jeu)

Débouchés dans Les Roses de la Vie : Écuyer/Demoiselle, Université, Noviciat, Apprentissage, Petite Délinquance



4 — Travail familial
(Petite bourgeoisie, Artisans, Laboureurs, Domesticité, Paysannerie, Gueux)

Statistiques : +1 HAB, +1 INI


Dans les familles modestes, l’enfant est mis à contribution dès qu’il peut travailler. Vous avez aidé vos parents pour subvenir aux besoins de la famille, avec la même pénibilité qu’eux.

Quel type d’enfant étiez-vous ?
1 — Sage et besogneux (+Artisanat)
2 — Mou et paresseux (+Camouflage)
3 — Turbulent et brutal (+Intimidation)
4 — Intelligence et travailleur (+Calcul mental)
5 — Malin et tire-au-flanc (+Fuite)
6 — Naïf et maladroit (+Coriace)

Évoquez une expérience éducative marquante :
1 — Vos parents vous ont martelé durant des années que « un sou est un sou » (+Évaluation)
2 — Vos parents étaient intransigeants quant à l’ordre : Chaque chose à sa place (+Acuité visuelle)
3 — Votre père vous a appris qu’un bon artisan se reconnaissait à ses bons outils (+Artisanat)
4 — Un pourpoint ou des chausses, c’est fait pour durer vingt ans. Votre maman vous a appris à repriser vos propres vêtements pour qu’ils durent (+Confection)
5 — Vos parents ont passé leur temps à répéter que « un tien vaut mieux que deux tu l’auras » (+Calcul mental)
6 — Votre père vous répétait qu’il faut battre le fer tant qu’il est chaud (+Travail du métal)

Quel était votre loisir préféré ?
1 — Dévorer un pain tout chaud sorti du four communal (+Cuisine)
2 — Sculpter au couteau des morceaux de bois (+Travail du bois)
3 — Écouter les vieux conteurs à la veillée (+Narration)
4 — Entreprendre les jacasseries interminables au lavoir (+Baratin)
5 — Aller faire un somme au bord d’un point d’eau tout en taquinant la poiscaille (+Pêche)
6 — Prendre part aux farandoles et fêtes du village (+Danse)

Évoquez une grosse bêtise
1 — Vous avez indiqué le chemin du bourg voisin à une bande de soldats dépenaillés cherchant leur route. Vous avez appris le lendemain que les soudards avaient mis la localité à sac, violenté quelques filles, et tué quelqu’un. (+Sixième sens)
2 — Vous avez mal éteint l’âtre un soir d’hiver. La chaumière familiale a été embrasée au cours de la nuit par un feu de cheminée, et avez dû sauter de la fenêtre pour survivre. (+Acrobatie)
3 — Vous avez calomnié une vieille voisine marginale qui vous avait surpris en train de voler des poires dans son jardin. Vous l’avez accusée à tort de sorcellerie. Les conséquences furent terribles — elle fut traduite devant la justice par un répurgateur et brûlée au bûcher (+Éloquence)
4 — Un jour où vous n’aviez pas envie de vous lever, vous avez joué un tour à vos parents : vous avez fait croire que vous aviez la peste. Les conséquences dépassèrent bien ce que vous imaginiez — la maison a été condamnée sur édit municipal et vous avez tous bien failli mourir de faim pendant le mois de quarantaine où vous avez été emmurés vifs. (+Résistance accrue)
5 — Vous vous êtes un jour glissé dans le clocher du temple local, afin de sonner les cloches, pour rigoler. La population a cru qu’on sonnait le tocsin, et tout le monde a pris les armes en courant partout dans tous les sens. (+Camouflage)
6 — En vous bousculant avec vos camarades au cours d’une procession, vous avez trébuché et renversé des porteurs d’une statue représentant une Âme Vénérée, l’envoyant valser avec les porteurs et provoquant ainsi un terrible sacrilège. (+Lutte)

Votre punition ?
1 — On vous a jeté au cachot quelques semaines (+Crochetage)
2 — Votre père vous a presque tué à coups de poings (+Coriace)
3 — Vous avez passé deux jours au pilori, cible idéale des quolibets, des jets de pierres et fruits pourris (+Résistance accrue)
4 — Vous avez été jeté dehors par vos parents, et avez dormi désormais pour tous les soirs dans l’enclos des poules et des cochons (+Empathie animale)
5 – Vous avez dû faire un petit métier pendant des années dans la rue afin de rembourser les dégâts que vous avez commis (+Commerce)
6 — Vous êtes devenu le paria de toute la bourgade (+Déplacement silencieux)

Racontez une mésaventure de jeunesse.
1 – Vous avez sauvé votre petit frère, sauvagement attaqué par une bande de chiens errants affamés. (+Chasse)
2 — Une crue de printemps a inondé votre quartier, et vous avez dû subsister deux semaines durant dans une demeure envahie par les eaux courantes (+Natation)
3 — Par un grand hiver de disette, vous êtes allé dans les bois à risquer la pendaison pour braconnage afin de récupérer quelques lapins. (+Piégeage)
4 — En allant tirer de l’eau un matin aux aurores, votre pied a glissé et vous vous êtes retrouvé tête la première au fond du puits. Seul, sans secours, vous vous êtes hissé jusqu’à la surface. (+Escalade)
5 — Une émeute populaire souleva votre bourgade contre les collecteurs d’impôts. Le gouverneur militaire fit charger la cavalerie. (+Fuite)
6 — Vous avez été le témoin involontaire de l’assassinat d’un gentilhomme dans la rue par quelques spadassins. Les magistrats firent appel à votre témoignage pour démasquer les meurtriers, et vous avez dû choisir votre camp… (+Législation OU +Corruption)

Débouchés dans les Roses de la Vie : Noviciat, Apprentissage, Petite délinquance


5 — École Buissonnière
(Noblesse d’épée, Haute-noblesse (Illégitime), Petite bourgeoisie, Domesticité, gueux)

Statistiques : +1 END, +1 FOR


Très souvent, l’éducation de l’enfant est négligée. Livré à lui-même, l’enfant devient un semi-sauvageon épris de liberté, toujours prêt à toutes les polissonneries. Il apprend la vie sur le tas, et, paradoxalement, mûrit souvent plus vite que les camarades bien nés. Quelques-uns des plus grands philosophes et hommes d’État ont passé leurs jeunes années dans la rue.

Quel type d’enfant étiez-vous ?
1 — Gaillard et effronté (+Intimidation)
2 — Rêveur et vagabond (+Orientation)
3 — Vif et espiègle (+Vol à la tire)
4 — Furtif et solitaire (+Déplacement silencieux)
5 — Sociable mais fort en gueule (+Bravade)
6 — Curieux et intrépide (+Acrobatie)

Évoquez une expérience d’enfance marquante
1 — En servant de coursier pour transmettre des messages ou des petits objets, il y avait toujours une piécette ou un fruit à gagner (+Course à pied)
2 — C’est en jouant à l’empoté et au balourd qu’on esquive corvées et jours d’école (+Comédie)
3 — À force de traîner vos guêtres dans les écuries de l’auberge voisine, vous avez développé une affinité avec les chevaux (+Empathie animale)
4 — Le meilleur moyen de se glisser au premier rang d’une foule pour voir un spectacle ou une exécution, c’est en jouant des coudes et en écrasant des orteils (+Esquive)
5 — Le meilleur moyen de faire oublier une sottise ou une impertinence, c’est en faisant rire celui qui est en colère (+Pitrerie)
6 — Pour filer à la Bretonnienne, rien de plus efficace que de passer l’air innocent comme si de rien n’était (+Diplomatie)

Quel était votre loisir favori ?
1 — Lapider à coup de trognons les condamnés au pilori (+Tir précis)
2 — Vous glisser subrepticement sous les tables des tavernes pour vider les pichets laissés sans surveillance (+Œnologie)
3 — Assister aux farces représentées sur la grand’place les jours de marché (+Comédie)
4 — Participer aux mômeries et farandoles des jours de fête (+Danse)
5 — Vous goinfrer à vous en faire crever la panse (+Cuisine)
6 — Surprendre les lavandières les plus grasses en plein travail et les pousser à l’eau (+Natation)

Racontez une grosse bêtise d’enfance
1 — Vous avez tenté de voler une miche de pain sur un étal. Le boulanger vous a attrapé littéralement la main dans le sac. (+Escamotage)
2 — Alors qu’on vous avait mis en garde, vous avez emmené vos petits frères et sœurs vers une rivière réputée dangereuse. Un de vos petits frères s’est noyé dans un trou d’eau et est mort par votre faute. (+Natation)
3 — Dans un embarras de chariots à la croisée entre deux rues, vous avez eu la riche idée de percer un tonneau du chargement d’un des attelages arrêtés — une mauvaise farce pour rire un bon coup en voyant tous les gueux courir derrière le chariot pour boire gratos. Malheureusement, c’était un vin destiné à la table du seigneur local… (+Œnologie)
4 — Trois gaillards vous payèrent un soir pour monter la garde devant une ruelle et crier si le guet venait à passer. Ils disaient vouloir enlever une jeune fille qui était la copine de l’un d’eux. En fait, ils mirent en place un guet-apens, et vous êtes devenu le complice de l’assassinat d’un très grand noble du pays. (+Sens du détail)
5 — Vous vous êtes un jour glissé dans le clocher du temple local, afin de sonner les cloches, pour rigoler. La population a cru qu’on sonnait le tocsin, et tout le monde a pris les armes en courant partout dans tous les sens. (+Camouflage)
6 — En vous bousculant avec vos camarades au cours d’une procession, vous avez trébuché et renversé des porteurs d’une statue représentant une Âme Vénérée, l’envoyant valser avec les porteurs et provoquant ainsi un terrible sacrilège. (+Lutte)

… Et votre punition ?
1 — On vous a jeté au cachot quelques semaines (+Crochetage)
2 — Votre père vous a presque tué à coups de poings (+Coriace)
3 — Vous avez passé deux jours au pilori, cible idéale des quolibets, des jets de pierres et fruits pourris (+Résistance accrue)
4 — Vous avez été jeté dehors par vos parents, et avez dormi désormais pour tous les soirs dans l’enclos des poules et des cochons (+Empathie animale)
5 – Vous avez dû faire un petit métier pendant des années dans la rue afin de rembourser les dégâts que vous avez commis (+Commerce)
6 — Vous êtes devenu le paria de toute la bourgade (+Déplacement silencieux)


Racontez une mésaventure de jeunesse.
1 – Vous avez sauvé votre petit frère, sauvagement attaqué par une bande de chiens errants affamés. (+Chasse)
2 — Une crue de printemps a inondé votre quartier, et vous avez dû subsister deux semaines durant dans une demeure envahie par les eaux courantes (+Natation)
3 — Par un grand hiver de disette, vous êtes allé dans les bois à risquer la pendaison pour braconnage afin de récupérer quelques lapins. (+Piégeage)
4 — Une bande de truands vous a enlevé dans la rue. Ils se sont amusés à vous mutiler pour servir à apitoyer les passants et ainsi récupérer les revenus de votre mendicité. (+Mendicité)
5 — Une émeute populaire souleva votre bourgade contre les collecteurs d’impôts. Le gouverneur militaire fit charger la cavalerie. (+Fuite)
6 — Un fanatique, prêtre de Solkan, a vu une tache de naissance sur un coin de votre peau. Il vous traduit devant les tribunaux et failli obtenir votre mort. (+Législation)

Débouchés dans Les Roses de la Vie : Écuyer/Demoiselle, Noviciat, Apprentissage, Petite Délinquance


III — « Les roses de la vie » (13/17 ans)

C’est ainsi que Ronsard invitait ses inspiratrices à profiter de leur jeunesse. Warhammer ignore toute notion de l’adolescence — le damoiseau ou la damoiselle de 13 ans est déjà considéré comme un jeune adulte devant trouver sa place dans la société. Les aristocrates de vieille noblesse commencent à apprendre à hériter du travail de leurs parents, tandis que les jeunes gens doivent dores et déjà être des salariés.


1 — Écuyer
(Noblesse d’épée, noblesse de cloche, Haute-noblesse (Illégitime), Haute bourgeoisie…)

Statistiques : +1 ATT, +1 CHA


Vous voilà au service d’un grand personnage de la province ou du pays pour le servir et apprendre à la fois les armes et la politique. Votre situation varie beaucoup en fonction de la fortune et du tempérament de votre seigneur ; certains ne sont guère mieux traités qu’un simple valet, d’autres sont considérés comme de véritables secrétaires d’État. C’est votre première étape de carrière au sein de la noblesse, si vous parvenez à vous accrocher.

Quel est le milieu dans lequel vous avez offert vos services d’écuyer ?
1 — Vous serviez un obscur hobereau de province (+Monte)
2 — Vous avez servi un aristocrate ancien rompu à toutes les courtisaneries obséquieuses (+Séduction)
3 — Vous avez servi auprès d’un capitaine d’armes fanatique et va-t-en-guerre (+Connaissances tactiques)
4 — Vous êtes entré au service d’un baron récemment converti à une hérésie ou au millénarisme (+Théologie)
5 — Vous êtes entré au service d’un gentilhomme mêlé et érudit (+Littérature)
6 — Vous êtes entré au service d’un gentilhomme pathologiquement comploteur (+Intrigue de cour)

Quelle était votre fonction auprès de votre maître ?
1 — Messager secret (+Déplacement silencieux)
2 — Compagnon de débauche (+Résistance accrue (Alcool))
3 — Compagnon d’armes (+Couverture)
4 — Confident (+Intrigue de cour)
5 — Serviteur corvéable à volonté (+Étiquette)
6 — Secrétaire (+Imitation d’écriture)

Quels étaient vos loisirs ?
1 — Vous adoriez fréquenter les salles de jeu de paume (+Jonglerie)
2 — Vous fréquentiez tavernes et tripots (+Jeu)
3 — Vous appréciez les parties de chasse en compagnie des filles de votre maître (+Fauconnerie)
4 — Vous étiez un spectateur passionné de joutes (+Acrobatie équestre)
5 — Vous couriez drapiers, tailleurs, orfèvres et parfumeurs pour vous vêtir avec une élégance ostentatoire et scandaleuse (+Séduction)
6 — Vous passiez tous vos moments de liberté dans les écuries les plus illustres par passion pour les chevaux (+Empathie animale)

Qui était votre meilleur ami ?
1 — Votre maître (+Étiquette)
2 — Un valet que vous eûtes quelque temps à votre service (+Autorité)
3 — Un vieux sergent débonnaire (+Tir en mouvement)
4 — Un jeune courtisan insolent et plein d’esprit (+Baratin)
5 — L’homme de main de votre maître (+Couverture)
6 — Le fils de votre maître (+Intrigue de cour)

Comment avez-vous vécu votre religion ?
1 — Vous étiez croyant par éducation et conformisme, sans ferveur particulière (+Éloquence)
2 — La religion était bien le dernier de vos soucis (+Jeu)
3 — Vous étiez un zélateur fanatique de votre religion (+Doctrine du culte (Au choix))
4 — Vous donniez tous les signes extérieurs de la dévotion — mais surtout par opportunisme (+Comédie)
5 — Vous étiez pieux, mais assez tolérant (+Diplomatie)
6 — Vous étiez tourmenté par le doute, hésitiez sans cesse entre les religions, et étiez même sensibles aux bons arguments des hérésies (+Théologie)

Quelles étaient vos ambitions ?
1 — Devenir un grand capitaine (+Connaissances tactiques)
2 — Devenir une éminence grise du pouvoir (+Intrigue de cour)
3 — Gagner de nouveaux quartiers de noblesse (+Héraldique)
4 — Faire un riche mariage qui vous apporterait une alliance puissante (+Commerce)
5 — Devenir la plus fine lame du royaume (+Anticipation)
6 — Transmettre à vos enfants votre nom, vos terres, et votre honneur vierge de toute tache (+Étiquette)

Racontez une mésaventure de l’époque
1 — Vous avez servi de second à votre maître dans une affaire d’honneur qui s’est terminée au pied d’un rempart. (+Dégainer l’épée)
2 — Au cours d’un accrochage à la frontière, vous avez échangé une fusillade nourrie avec un détachement de tirailleurs ennemis (+Coriace)
3 — Vous avez abattu une distance de cinquante lieues en trois jours pour porter un message urgent à votre maître (+Monte)
4 — Vous avez servi de garde du corps à votre maître lors de ses visites nocturnes à une maîtresse de haut rang (+Orientation urbaine)
5 — Vous avez apporté les premiers secours à votre maître, chuté de cheval durant une partie de chasse (+Traumatologie)
6 — Vous avez accompagné votre maître au cours d’un pèlerinage jusqu’au lieu-saint de sa religion (+Une compétence en rapport avec la-dite religion)

Quel fut votre premier amour ?
1 — Une comtesse mariée, plus âgée que vous, qui ne vous offrit qu’une toquade mais qui vous fit souffrir. (+Éloquence)
2 — Une jeune damoiselle de compagnie, gracieuse et belle, très coquette. (+Danse)
3 — Une servante gaie et mutine (+Baratin)
4 — La jeune femme de votre vieux maître, avec qui vous avez eu une relation tacite, platonique, et désespérée (+Littérature)
5 — Une fille facile des bas quartiers, intéressée plus par votre bourse que votre personne (+Comédie)
6 — Un gentilhomme gracieux, qui vous initia à des pratiques pas toujours bien vues partout. (+Séduction).


1 bis — Demoiselle de compagnie
(Noblesse d’épée, noblesse de cloche, Haute-noblesse (Illégitime), Haute bourgeoisie…)

Statistiques : +1 INT, +1 CHA


Vous êtes au service d’une grande dame de la province ou du pays, à la fois pour la servir et pour être introduite auprès de la bonne société. Une demoiselle de compagnie, en raison de sa jeunesse, est fréquemment courtisée et occupe une place idéale pour trouver un mari. Le but généralement poursuivi par ces jeunes filles est la recherche d’un riche parti qui leur donnera une position au sein de la noblesse. Mais la vie de cour à laquelle participe une demoiselle est également riche d’enseignements artistiques, politiques, et humains.

Quel fut le milieu dans lequel vous avez offert vos services de demoiselle ?
1 — Vous avez servi auprès d’une dame quelconque de petite noblesse (+Confection)
2 — Vous êtes entrée au service d’une vieille aristocrate rompue à toutes les courtisaneries (+Éloquence)
3 — Vous êtes entrée au service d’une dame renommée pour sa finesse et son érudition (+Science)
4 — Vous êtes entrée au service d’une dame récemment convertie à une hérésie ou au millénarisme (+Théologie)
5 — Vous êtes entrée au service d’une dame volage aux nombreux amants (+Séduction)
6 — Vous êtes entrée au service d’une femme politique, impliquée dans l’échange avec des magistrats et chanceliers (+Législation)

Quelle était votre fonction auprès de votre maîtresse ?
1 — Messagère (+Cryptographie)
2 — Chaperonne lors de ses rendez-vous galants (+Déplacement silencieux)
3 — Lectrice (+Bibliophilie)
4 — Confidente (+Intrigue de cour)
5 — Musicienne (+Musique)
6 — Habilleuse (+Déguisement)

Quels étaient vos loisirs ?
1 — Vous adoriez les bals (+Danse)
2 — Vous dévoriez les romans à la mode (+Littérature)
3 — Vous aimiez l’excitation de la chasse à l’autour (+Fauconnerie)
4 — Vous aimiez le chahut des chasses à courre (+Monte)
5 — Vous couriez drapiers, tailleurs, orfèvres et parfumeurs pour vous vêtir avec une élégance ostentatoire et scandaleuse (+Séduction)
6 — Vous adoriez cancaner et échanger des ragots sur les gens autour de vous (+Baratin)

Votre meilleur ami ?
1 — Votre maîtresse (+Étiquette)
2 — Une servante que vous eûtes quelques temps à votre service (+Autorité)
3 — Une vieille gouvernante avec un solide bon sens (+Commerce)
4 — Une jeune patricienne spirituelle et vipérine (+Intrigue de cour)
5 — Une de vos jeunes compagnes, sans charme et sans esprit, que vous utilisiez comme faire-valoir (+Éloquence)
6 — Une grande dame de cour, qui vous prenait sous son aile (+Corruption)

Comment viviez-vous votre religion ?
1 — Vous étiez croyant par éducation et conformisme, sans ferveur particulière (+Éloquence)
2 — La religion était bien le dernier de vos soucis (+Jeu)
3 — Vous étiez un zélateur fanatique de votre religion (+Doctrine du culte (Au choix))
4 — Vous donniez tous les signes extérieurs de la dévotion — mais surtout par opportunisme (+Comédie)
5 — Vous étiez pieux, mais assez tolérant (+Diplomatie)
6 — Vous étiez tourmenté par le doute, hésitiez sans cesse entre les religions, et étiez même sensibles aux bons arguments des hérésies (+Théologie)

Quelles étaient vos ambitions ?
1 — Devenir une musicienne renommée (+Musique)
2 — Influencer les débats politiques dans l’ombre (+Intrigue de cour)
3 — Devenir une grande femme de lettres (+Littérature)
4 — Faire un riche mariage pour avoir une position privilégiée dans ce monde (+Séduction)
5 — Profiter de la vie tant qu’il en est temps, faire comme si votre jeunesse ne passait jamais (+Danse)
6 — Acquérir votre autonomie par tous les moyens (+Autorité)

Racontez une mésaventure qui vous est arrivée à l’époque
1 — Vous avez entretenu simultanément les espoirs de trois soupirants (+Séduction)
2 — Vous avez inspiré à un poète un amour à la sincérité incertaine, mais qui donna un recueil de sonnets de belle qualité (+Littérature)
3 — Vous êtes tombée enceinte et avez dû vous résoudre à « faire passer » l’enfant avec l’aide d’une sage-femme. (+Confection de drogues)
4 — Vous avez surpris un complot ourdi par votre maîtresse contre un prince de sang. (+Intrigue de cour)
5 — Un des fils de votre maîtresse s’est amusé à vous apprendre à manier l’épée (+Parade)
6 — Vous avez dû fuir précipitamment avec votre maîtresse la colère de son époux, qui s’apprêtait à la tuer en apprenant ses adultères (+Fuite).

Qui fut votre premier amour ?
1 — Un écuyer franchement pas dégourdi, que vous n’avez séduit que pour faire souffrir une rivale. (+Sens de la répartie)
2 — Un peintre à qui vous serviez de modèle. (+Art (Peinture))
3 — Un abbé érudit et élégant aux bonnes manières (+Doctrine du culte (Au choix))
4 — L’époux de votre maîtresse, qui vous manipula en profitant de votre vulnérabilité. (+Sens du détail)
5 — Un gentilhomme séduisant mais volage, qui vous abandonna sitôt conquise. (+Sixième sens)
6 — Un jeune gentilhomme promis à une uatre, avec qui vous avez eu une liaison sincère, passionnée, et douloureuse. (+Empathie)


2 — Université
(Noblesse de cloche, Haute bourgeoisie, petite bourgeoisie)

Statistiques : +1 INT, +1 CHA


Pour se préparer aux hautes responsabilités civiles que votre naissance ou votre ambition destinent, vous avez poursuivi des études approfondies dans une des universités les plus prestigieuses du pays. Toutes les universités du Vieux Monde ont des facultés plus-ou-moins réputées et spécialisées — ainsi, l’Université de Nuln est spécialisée dans l’ingénierie et la polytechnique, alors que l’université de Parravon est à la pointe de la pharmacopée et de la médecine classique.
L’existence estudiantine est souvent une vie de jeux et de plaisirs, fort onéreuse, parfois aux limites de la délinquance. On joue de l’argent, on boit plus que de raison, on fréquente les tripots, et quelques fois c’est vrai, on suit des cours pour devenir maître ès arts et profiter d’un enseignement humaniste réputé et grandiose.

Où avez-vous logé pendant vos années d’étude ?
1 — Dans des bouges et des auberges (+Œnologie)
2 — Dans un logement de fortune loué à la semaine (+Calcul mental)
3 — Chez un vague parent par alliance (+Baratin)
4 — Dans un cloître où vous avez dû subir la rigueur monastique (+Théologie)
5 — Chez une vieille veuve au lit accueillant (+Comédie)
6 — Chez un libraire dont vous corrigiez les épreuves (+Littérature)

Quels étaient les cours que vous préfériez suivre ?
1 — Des dissections (+Traumatologie)
2 — Des commentaires de textes juridiques (+Législation)
3 — Des exégèses des saintes Écritures (+Théologie)
4 — Des commentaires de textes antiques (+Histoire)
5 — Des disputes sur l’orthodoxie des penseurs des religions païennes (+Théologie)
6 — Des disputes sur la scandaleuse hypothèse de la circulation sanguine (+Pathologie)

Quels étaient vos loisirs ?
1 — Vous fréquentiez les salles de jeu de paume (+Jonglerie)
2 — Vous fréquentiez les tavernes et tripots (+Jeu)
3 — Vous chantiez la sérénade sous le balcon de vos beaux et belles (+Chant)
4 — Vous vous défouliez chez un maître d’armes (+Parade)
5 — Vous couriez drapiers, tailleurs, orfèvres et parfumeurs pour vous vêtir avec une élégance ostentatoire et scandaleuse (+Séduction)
6 — Vous écriviez un peu de poésie (+Littérature)

Qui était votre meilleur ami ?
1 — Un peintre Tiléen intarissablement bavard (+Art (Peinture))
2 — Un valet que vous eûtes quelques temps à votre service (+Autorité)
3 — Un vieux barbier dont vous fréquentiez l’échoppe (+Chirurgie)
4 — Un jeune courtisan insolent et plein d’esprit (+Baratin)
5 — Un étudiant brillant promis à un bel avenir (+Science)
6 — Un vieux professeur féru de sciences occultes (+Connaissance des runes)

Comment viviez-vous votre religion ?
1 — Vous étiez croyant par éducation et conformisme, sans ferveur particulière (+Éloquence)
2 — La religion était bien le dernier de vos soucis (+Jeu)
3 — Vous étiez un zélateur fanatique de votre religion (+Doctrine du culte (Au choix))
4 — Vous donniez tous les signes extérieurs de la dévotion — mais surtout par opportunisme (+Comédie)
5 — Vous étiez pieux, mais assez tolérant (+Diplomatie)
6 — Vous étiez tourmenté par le doute, hésitiez sans cesse entre les religions, et étiez même sensibles aux bons arguments des hérésies (+Théologie)

Quelles étaient vos ambitions ?
1 — Devenir un grand avocat (+Éloquence)
2 — Devenir un grand médecin (+Pathologie)
3 — Devenir un fermier général (+Numismatique)
4 — Devenir un grand magicien (+Astrologie)
5 — Devenir un grand explorateur (+Cartographie)
6 — Devenir un grand poète (+Littérature)

Racontez-nous une mésaventure de votre époque

1 — À force de mauvaises fréquentations, la justice a soupçonné votre implication dans un cambriolage, et vous avez échappé de très peu à l’échafaud. (+Législation)
2 — Vous faisiez partie d’un réseau de trafiquants de cadavres pour fournir l’amphithéâtre d’anatomie de l’université (+Orientation souterraine)
3 — Un gros bourgeois dont vous avez lutiné l’épouse a dépêché trois hommes de main pour expédier l’affaire. (+Coriace)
4 — Vous avez rédigé (Anonymement) un pamphlet violent contre la religion orthodoxe qui fit beaucoup de bruits en ville (+Éloquence)
5 — Pour gagner de l’argent, vous avez rédigé une fausse lettre d’anoblissement que vous avez revendue sous le manteau à un commerçant parvenu (+Imitation d’écriture)
6 — Vous avez mis au point une martingale qui devait permettre de gagner trois fois sur quatre aux jeux de dés… Théoriquement. (+Calcul mental)

Qui fut votre premier amour ?
1 — Une comédienne rencontrée sur les tréteaux d’une foire (+Comédie)
2 — Une jeune demoiselle de compagnie très mignonne (+Danse)
3 — Une servante âgée gaie et mutine (+Baratin)
4 — Une bourgeoise mariée et gaillarde (+Déplacement silencieux)
5 — Une fille de joie, qui vous partageait avec une dizaine d’autres (+Commerce)
6 — Un gentilhomme gracieux qui vous initia à des pratiques interdites (+Séduction)


3 — Noviciat
(Tous sauf gueux)

Statistiques : +1 INT, +1 CHA[/i]

Il existe de multiples raisons pour faire entrer les jeunes gens dans les ordres. Les jeunes de milieux modestes le font pour échapper à la précarité, ceux de bonne famille ambitionnent les plus hautes charges religieuses pour gagner une grande influence. Suivre un noviciat ne veut pas forcément dire devenir un sbire très obéissant de la Foi — la plupart des hérétiques et réformés qui dénoncent les usages et les préceptes des religions organisés en sont d’ailleurs issus. Ce n’est pas non plus une porte fermée sur le siècle — aucun vœu n’est prononcé, et un novice qui ne prend pas goût à la vie religieuse peut revenir dans la vie laïque une fois adulte.

Où avez-vous accompli votre noviciat ?
1 — Dans le cloître d’un chapitre dédié à Taal (+Agriculture)
2 — Dans une très riche abbaye de Mórr (+Art (Enluminure))
3 — Dans un prieuré de Solkanites (+Éloquence)
4 — Dans un monastère Shalléen (+Identification des plantes)
5 — Dans une maison de l’ordre de Véréna (+Enseignement)
6 — Dans un temple de Sigmarites, d’Ulricains ou de Myrmidéens (+Jargon (Khazalid) OU (Vieux-Reikspiel) OU (Classique))

Quels cours suiviez-vous ?
1 — Des études de droit canon, pour connaître toutes les lois du culte et défendre la Vraie Foi (+Législation)
2 — Des études de rhétorique pour convaincre les foules et lutter contre l’hérésie (+Éloquence)
3 — Des commentaires sur les saintes Écritures (+Théologie)
4 — Des commentaires de textes antiques (+Histoire)
5 — Des disputes de philosophes sur les grands savoirs des religions (+Diplomatie)
6 — Des chants pour célébrer la gloire de votre Dieu/Déesse (+Chant)

Quels étaient vos loisirs ?
1 — Recopier des ouvrages saints (+Bibliophilie)
2 — Restaurer les fresques de l’abbatiale (+Art (Peinture))
3 — Cultiver le jardin du monastère (+Connaissance végétale)
4 — Faire la conversation avec les hôtes de l’abbatiale (+Cuisine)
5 — Méditer sur des ouvrages pieux tout en parcourant le cloître (+Méditation)
6 — Se réfugier dans un coin pour faire un bon somme bien mérité (+Camouflage)

Qui était votre meilleur ami ?
1 — Un frère/une sœur lai très bavard originaire de Bretonnie (Langue étrangère (Bretonni))
2 — Le frère/la sœur cuisinier (+Cuisine)
3 — Le frère/la sœur apothicaire (+Fabrication de drogues)
4 — Un vieux moine/une vieille nonne pleine de sagesse (+Méditation)
5 — Un novice brillant, de haute naissance, promis à un bel avenir (+Éloquence)
6 — L’aide-bibliothécaire (+Littérature)

Comment viviez-vous votre religion ?
1 — Vous étiez croyant par éducation et conformisme, sans ferveur particulière (+Éloquence)
2 — La religion était bien le dernier de vos soucis (+Jeu)
3 — Vous étiez un zélateur fanatique de votre religion (+Doctrine du culte (Au choix))
4 — Vous donniez tous les signes extérieurs de la dévotion — mais surtout par opportunisme (+Comédie)
5 — Vous étiez pieux, mais assez tolérant (+Diplomatie)
6 — Vous étiez tourmenté par le doute, hésitiez sans cesse entre les religions, et étiez même sensibles aux bons arguments des hérésies (+Théologie)

Quelles étaient vos ambitions ?
1 — Devenir abbé (+Narration)
2 — Devenir docteur en théologie (+Théologie)
3 — Devenir lecteur d’une ville (+Autorité)
4 — Devenir un grand prédicateur (+Éloquence)
5 — Infiltrer les églises orthodoxes pour y diffuser le Millénarisme et changer la société (+Intrigue de cour)
6 — Devenir un mystique qui ramène les temples vers la vraie foi antique (+Littérature)

Une mésaventure qui vous a marqué ?
1 — Le supérieur du monastère vous a surpris en train de lire un recueil de poèmes licencieux, ou des traités millénaristes hérétiques. Vous avez passé deux semaines au cachot. (+Littérature)
2 — Votre monastère a été pris d’assaut et saccagé par une bande de millénaristes fanatiques. Vous n’avez eu la vie sauve que grâce à la fuite. (+Fuite)
3 — Au cours d’une distribution de pain aux pauvres, une émeute a submergé vos frères et sœurs. Vous avez joué des poings pour ne pas être piétiné. (+Bagarre)
4 — Vous avez aidé un pensionnaire du couvent à voir son ou sa soupirant·e dans l’enceinte du couvent.
5 — Vous avez aidé les prêtres et moines de l’abbaye à soigner et aider des mourants durant une immense épidémie de peste. (+Pathologie)
6 — Vous avez sauvé un jeune hérétique poursuivi par des répurgateurs en le dissimulant dans votre propre cellule. (+Comédie)

Quel fut votre premier amour ?
1 — Vous n’avez eu d’autre amour que votre divinité. (+Théologie)
2 — Un jeune moine ou une jeune nonne de votre sexe. (+Séduction)
3 — Un patricien pieux qui venait faire ses dévotions à la chapelle, mais qui ne vous a jamais remarqué. (+Filature)
4 — Une paysanne qui venait apporter des fruits au monastère, et qui se laissait lutiner dans les coins. (+Camouflage)
5 — Une mauvaise personne de la ville, qui vous accula contre un porche et failli avoir votre vertu de force. (+Lutte)
6 — Un seigneur de haute noblesse, séduit par votre voix dans la chorale, qui fit des pieds et des mains pour tenter de vous enlever. (+Chant)


4 — Apprentissage
(Petite bourgeoisie, artisans, laboureurs, domesticité, paysannerie, gueux)

Statistiques : +1 HAB, +1 END[/i]

Les jeunes roturiers issus de milieux modestes ont tout à gagner en entreprenant un apprentissage. Quasi-obligatoire et codifié chez les artisans, informel dans les milieux du commerce ou de l’agriculture, c’est une étape formatrice pour les jeunes gens qui en auront besoin pour s’intégrer au corps social.
L’apprentissage est souvent une période dure de l’existence, où l’apprenti n’a guère de droit sinon ceux de se taire et de travailler autant, sinon plus, que ses aînés.

Où avez-vous accompli votre apprentissage ?
1 — Chez un artisan (+Artisanat)
2 — Chez un boutiquier (+Commerce)
3 — Dans une taverne (+Cuisine)
4 — Dans la domesticité d’une grande maison (+Étiquette)
5 — Dans une maison de change (+Calcul mental)
6 — Dans une confrérie de bateliers (+Navigation)

Quelle était votre tâche principale ?
1 — Le ménage (+Contorsionnisme)
2 — Approvisionner la maisonnée en bois de chauffe (+Travail du bois)
3 — Les travaux de force (+Coriace)
4 — Faire les marchés pour achever la provende du jour (+Commerce)
5 — Anticiper les moindres désirs de vos maîtres (+Sens du détail)
6 — Soigner des bêtes (+Soin des animaux)

Quels étaient vos loisirs ?
1 — Les danses et les momeries des jours fériés (+Danse)
2 — Rire des farces jouées par des comédiens ambulants (+Comédie)
3 — Faire du patinage sur la rivière en hiver (+Acrobatie)
4 — Participer aux soules organisées contre le bourg voisin (+Lutte)
5 — Boire des pichets à la taverne (+Résistance accrue (Alcool))
6 — Dévorer des confiseries volées à votre maîtresse (+Camouflage)

Qui était votre meilleur ami ?
1 — Un autre apprenti très dégourdi qui vous encourageait à la resquille (+Vol à la tire)
2 — Un cuistot à la panse rebondie (+Cuisine)
3 — Un mauvais garçon que vous rencontriez à la taverne (+Intimidation)
4 — Un vieux colporteur qui avait beaucoup bourlingué (+Cartographie)
5 — Un jeune musicien crotté et désargenté (+Musique)
6 — Un graveur spécialiste des pages de garde d’ouvrage d’imprimerie (Art (Dessin))

Comment viviez-vous votre religion ?
1 — Vous étiez croyant par éducation et conformisme, sans ferveur particulière (+Éloquence)
2 — La religion était bien le dernier de vos soucis (+Jeu)
3 — Vous étiez un zélateur fanatique de votre religion (+Doctrine du culte (Au choix))
4 — Vous donniez tous les signes extérieurs de la dévotion — mais surtout par opportunisme (+Comédie)
5 — Vous étiez pieux, mais assez tolérant (+Diplomatie)
6 — Vous n’avez fait qu’embrasser la religion du plus fort, pour survivre. (+Baratin)

Quelles étaient vos ambitions ?
1 — Devenir colporteur (+Orientation)
2 — Devenir boutiquier (+Numismatique)
3 — Devenir armateur (+Navigation)
4 — Devenir maître-architecte (+Architecture)
5 — Devenir un grand peintre (+Art (Peinture))
6 — Devenir musicien de cour (+Musique)

Racontez une mésaventure de votre époque
1 — Vous avez été impliqué dans une affaire de fausse monnaie (+Joaillerie)
2 — En voyage avec votre maître, vous avez été attaqué par des caïmans (Brigands), et avez dû héroïquement prendre la fuite (+Fuite)
3 — Une grève a éclaté en ville, qui a dégénéré en émeutes réprimées par la cavalerie. Vous vous êtes mêlé aux agitateurs et avez scandé des slogans, mais il a bien fallu disparaître quand l’acier a été tiré… (+Esquive)
4 — Vous avez vu une bande de millénaristes fanatiques mettre à sac un temple. Vous avez décidé de sauver une petite sculpture représentant un saint, par dévotion, ou juste par sensibilité d’art. (+Art (Sculpture))
5 — Pendant une émeute, les marchands Nains de la ville ont été violentés et chassés. Entraîné par la violence de la foule, vous aussi, vous avez lancé des pierres. (+Tir précis)
6 — En transportant les coffres de l’épouse de votre maître, vous avez trébuché dans un escalier et avait dû sauter dans tous les sens en dégringolant pour sauver des fioles de parfum précieux. Vous y êtes parvenu, mais au prix d’un sacré tour de rein. (+Jonglerie)

Qui fut votre premier amour ?
1 — Un(e) comédien(ne) rencontré sur les tréteaux d’une foire
2 — Un(e) étudiant(e), plus épris de fêtes que de sciences (+Danse)
3 — Vous avez eu deux amoureux à la fois, et fort à faire pour que les deux soupirants ne soupçonnent pas l’autre de son existence. (+Baratin)
4 — Vous avez eu une liaison avec l’époux ou l’épouse de votre maître, dans son dos (+Déplacement silencieux)
5 — Vous êtes tombé amoureux d’une mauvaise personne, qui se servait de son emprise sur vous pour extorquer le peu d’argent que vous mettiez de côté (+Commerce)
6 — La fille ou le fils de vos maîtres, du même sexe que vous, vous a initié à des pratiques semi-licites. (+Séduction)


5 — Petite délinquance
(Noblesse d’épée, haute noblesse (Illégitime), artisans, domesticité, paysannerie, gueux)

Statistiques : +1 ATT, +1 INI


Nous vivons proche de la Fin des Temps. L’État et les autorités perdent leur pouvoir, et il y a une explosion de crimes. Outre les bandes de mercenaires qui vivotent sur le pays, outre les factions politiques et religieuses prêtes à tout pour parvenir à leurs fins, le menu peuple, réduit à la misère par la dévaluation de la monnaie, les épidémies et les mauvaises récoltes, se muent parfois en bandes de « caïmans » écumant les routes et les bas quartiers de la ville. Toute une population de soudards de fortune, de moines défroqués, d’étudiants ratés, de paysans dépossédés de leurs terres donnent pour survivre dans le brigandage et les trafics divers et variés. Beaucoup de personnages se retrouvent à toucher aux franges marginales de la société.

Dans quelle bande de truands avez-vous sévi ?
1 — Dans une bande de baladins priant Ranald, spécialisés dans le vol du badaud ébahi par un spectacle joué devant lui. (+Comédie)
2 — Dans une bande de coupeurs de bourses des bas quartiers (+Vol à la tire)
3 — Dans le personnel d’une maison de tolérance (+Déguisement)
4 — Dans une bande de voleurs coupeurs de gorges au service duquel vous faisiez fonction d’appât (+Séduction)
5 — Dans une bande de crève-la-faim brigandant sur les routes (+Bagarre)
6 — Dans une bande de pillards semi-militaires suivant les armées. (+Orientation)

Quelle était votre fonction ?
1 — Faire le guet (+Acuité auditive)
2 — La cambriole (+Crochetage)
3 — Le racolage (+Séduction)
4 — L’espionnage et les reconnaissances (+Filature)
5 — L’attaque en embuscade (+Coups assommants)
6 — Faire diversion auprès du chaland en proposant un spectacle (+Jonglerie)

Quels étaient vos loisirs ?
1 — Festoyer à s’en crever la panse (+Résistance accrue (Alcool))
2 — Culbuter dans les fossés avec des gaillard(e)s empressés (+Baratin)
3 — Jouer tout votre butin aux dés, quitte à tricher (+Jeu)
4 — Danser à en perdre haleine (+Danse)
5 — Organiser des combats de coq (+Dressage)
6 — Aguicher et embêter des ivrognes pour provoquer des bagarres générales (+Éloquence)

Qui était votre meilleur ami ?
1 — Un(e) humain(e) atteint de nanisme, qui servait de souffre-douleur à la bande (+Déguisement)
2 — Un parfumeur des bas quartiers spécialisé dans la vente d’onguents prétendument miraculeux (+Fabrication de drogues)
3 — Une fille de bonne famille tombée dans la prostitution (+Étiquette)
4 — Un ancien capitaine invalide ayant mille histoires de glorieux combats (+Narration)
5 — Une faiseuse d’anges réputée pour avoir été sorcière (+Fabrication de potions)
6 — Un gueux cleptomane (+Escamotage)

Comment viviez-vous votre religion ?
1 — Vous étiez croyant par éducation et conformisme, sans ferveur particulière (+Éloquence)
2 — La religion était bien le dernier de vos soucis (+Jeu)
3 — Vous étiez un zélateur fanatique de votre religion (+Doctrine du culte (Au choix))
4 — Vous donniez tous les signes extérieurs de la dévotion — mais surtout par opportunisme (+Comédie)
5 — Vous étiez pieux, mais assez tolérant (+Diplomatie)
6 — Vous n’avez fait qu’embrasser la religion du plus fort, pour survivre. (+Baratin)

Quelles étaient vos ambitions ?
1 — Devenir l’amant ou la maîtresse d’un bourgeois ou d’un gentilhomme (+Séduction)
2 — Devenir maquereau/maquerelle (+Commerce)
3 — Devenir chef d’une bande de ribauds (+Connaissances tactiques)
4 — Devenir un tueur à gage sans cœur et invincible dans une ruelle mal famée (+Ambidextrie)
5 — Devenir avorteuse/apothicaire (+Identification des plantes)
6 — Servir d’espion (+Pictographie)

Racontez une mésaventure de l’époque
1 — Vous avez été repéré en train de délester un bourgeois de sa bourse, et la foule a tenté de vous arrêter. Vous vous en êtes sorti en jouant du couteau et du poing (+Volonté de fer)
2 — Un onguent miraculeux que vous avez vendu à un artisan l’a gravement intoxiqué. Recherché par le guet, vous avez préféré partir à la découverte d’une ville voisine. (+Fabrication de potions)
3 — Deux chefs de bandes de sont étripés — pour vos beaux yeux, ou parce que vous les avez manipulés… (+Éloquence)
4 — Vous avez attrapé la pelade à force de coucher avec n’importe qui. Une rebouteuse semble, pour l’instant au moins, vous avoir guéri. (+Pathologie)
5 — Au cours d’une émeute, les marchands Nains ont été violentés et expulsés de la ville. Vous vous êtes gavé en allant piller leurs maisons. (+Évaluation
6 — Alors que vous aviez une vingtaine de délits à votre actif, vous avez été écroué par le guet pour un crime que vous n’avez pas commis. Votre sens de la justice en a été profondément choqué. (+Législation)

Qui était votre premier amour ?
1 — Un ancien lansquenet alcoolique, qui vous battait quand vous l’énerviez (+Coriace)
2 — Une ancienne comédienne reconverti dans les pommades miraculeuses pour faire repousser dents et cheveux (+Baratin)
3 — Un docte étudiant maître ès ivrognerie et spécialiste de la multiplication des certificats d’anoblissement (+Imitation d’écriture)
4 — Un chevalier de fortune tenant cour au fond d’un tripot et percevant ses taxes sur les routes, pistolet au poing. (+Esquive)
5 — Une moniale plus-ou-moins défroquée mais toujours très habile pour obtenir des aumônes pour les autres. (+Mendicité)
6 — Le chef tyrannique d’une bande crasseuse d’enfants mendiants. (+Autorité)
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