"Il faut désormais explorer ton cœur"
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Re: "Il faut désormais explorer ton cœur"
Un matelot, nommé Galënien, guide Saroir jusqu'au pont inférieur et lui assigne un hamac où déposer ses quelques possessions. C'est également là qu'il passera ses nuits pour les semaines à venir. Galënien lui signale qu'il occupe la couchette voisine et que Saroir pourra faire appel à lui le cas échéant.
Dans l'heure qui suit, le navire du Capitaine Dastluïn quitte Lothern et vogue déjà sur des flots agités en direction de terres inconnues. Chacun s'affaire à sa tache avec un certain entrain dans l'euphorie du départ et Saroir est laissé libre de ses mouvements. Personne ne vient s'intéresser à lui pour le moment.
Revenu sur le pont, il peut sentir les embruns sur son visage, les senteurs marines bien plus prononcées qu'au port et le tangage du navire. Les vagues viennent se briser contre la coque du bâtiment, éclatant en une gerbe de petits clapotis.
Saroir va sans aucun doute avoir tout le loisir de se remettre en question et explorer son cœur.
Dans l'heure qui suit, le navire du Capitaine Dastluïn quitte Lothern et vogue déjà sur des flots agités en direction de terres inconnues. Chacun s'affaire à sa tache avec un certain entrain dans l'euphorie du départ et Saroir est laissé libre de ses mouvements. Personne ne vient s'intéresser à lui pour le moment.
Revenu sur le pont, il peut sentir les embruns sur son visage, les senteurs marines bien plus prononcées qu'au port et le tangage du navire. Les vagues viennent se briser contre la coque du bâtiment, éclatant en une gerbe de petits clapotis.
Saroir va sans aucun doute avoir tout le loisir de se remettre en question et explorer son cœur.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
- Saroir
- PJ
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Re: "Il faut désormais explorer ton cœur"
Un matelot, nommé Galënien, rattrapa Saroir, alors qu’il était en train de monter sur le pont. Celui-ci lui indiqua de le suivre. Sans protester Saroir, le suivit, à l’aide de son ouïe sur développée. Quelques secondes plus tard, Galënien s’arrêta et lui montra son hamac. Avant de partir, le marin lui indiqua qu’il dormait juste à côté et que Saroïr pourrait faire appel à lui en cas de problème. L’elfe aveugle le remercia et le marin partit à son poste…
Saroir retira son armure en ithilmar, la plia et la rangea sous son hamac… il devrait être à l’aise pour ce long voyage. Puis il rangea aussi ses équipements qui lui seraient d’aucunes utilités. Après avoir ranger tout ses objets et il décida de se diriger vers le pont, car personne n’était venu lui proposer quelque chose…
Cela faisait à peine une heure qu’ils étaient sortis du port, et Saroir vomissait déjà par-dessus la rambarde du bateau dans la mer. Il regarda le reste de sa nourriture se répandre dans les eaux salées et y être englouti. Un banc de requins qui suivait le bateau l’attaqua comme si c’était une créature vivante, le dévorant en quelques secondes…
"Il faut désormais explorer ton cœur."
Les paroles de Cynath surgirent dans son esprit.
‘Pour le moment, mon cœur fait des siennes’ pensa Saroir amèrement.
N’ayant pas grand-chose à faire, l’aveugle se dirigea vers son hamac. Marcher sur un bateau était difficile à cause des vagues, qui s’écrasaient sur la coque, mais c’était encore plus difficile pour un non-voyant…
Après un dur effort pour atteindre son hamac, Saroir s’installa dans son hamac, le vent lui fouettant le visage et l’odeur salée lui emplissant les narines…
Saroir retira son armure en ithilmar, la plia et la rangea sous son hamac… il devrait être à l’aise pour ce long voyage. Puis il rangea aussi ses équipements qui lui seraient d’aucunes utilités. Après avoir ranger tout ses objets et il décida de se diriger vers le pont, car personne n’était venu lui proposer quelque chose…
Cela faisait à peine une heure qu’ils étaient sortis du port, et Saroir vomissait déjà par-dessus la rambarde du bateau dans la mer. Il regarda le reste de sa nourriture se répandre dans les eaux salées et y être englouti. Un banc de requins qui suivait le bateau l’attaqua comme si c’était une créature vivante, le dévorant en quelques secondes…
"Il faut désormais explorer ton cœur."
Les paroles de Cynath surgirent dans son esprit.
‘Pour le moment, mon cœur fait des siennes’ pensa Saroir amèrement.
N’ayant pas grand-chose à faire, l’aveugle se dirigea vers son hamac. Marcher sur un bateau était difficile à cause des vagues, qui s’écrasaient sur la coque, mais c’était encore plus difficile pour un non-voyant…
Après un dur effort pour atteindre son hamac, Saroir s’installa dans son hamac, le vent lui fouettant le visage et l’odeur salée lui emplissant les narines…
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 15 mars 2010, 22:15, modifié 1 fois.
Raison : 2 Xp pour un total de 13 Xp
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[MJ] Prince Ethar
- PJ
- Messages : 76
Re: "Il faut désormais explorer ton cœur"
Les rêves de Saroir étaient des plus particuliers, car ils mêlaient ses impressions d’aveugle et les images visuelles emmagasinées par son cerveau durant ses années de clairvoyance, sans que l’elfe parvienne précisément à distinguer celles qui provenaient de réels souvenirs et celles qui n’étaient que le fruit de son imagination. Toutes étaient vivaces, comme si son esprit profitait du sommeil pour contempler avec nostalgie les vestiges de l’époque où il avait des yeux.
Cela faisait qu’au contraire de la plupart des personnes, Saroir reconnaissait le sommeil à sa lumière, et l’éveil à sa profonde obscurité. Ainsi, lorsque le chatoiement de couleur qu’il contemplait disparut brutalement, l’elfe comprit qu’il était endormi et venait de s’éveiller en sursaut. Reprenant conscience de son environnement, et cherchant à comprendre pourquoi il se balançait de manière instable, il se rappela qu’il était dans un hamac, à l’intérieur d’un navire en partance pour la Lustrie.
-Saroir ? Je t’ai effrayé ?
L’aveugle reconnut la voix de Galënien, le matelot qui l’avait escorté jusqu’à son hamac, la veille, et sentit la main du marin posée sur son épaule. De toute évidence, c’était ce contact qui avait brusquement activé les reflexes martiaux du disciple de la Tour Blanche et l’avait fait soudainement émerger du sommeil. Grognant, Saroir pivota de façon à passer en position assise sur son hamac, et sentit que le matelot cherchait à lui placer un objet entre les mains de l’aveugle.
-Déjeuner, expliqua-t-il brièvement.
Saroir ouvrit les doigts et y reçut un bol de céramique, qui contenait le potage constituant le cœur de l’alimentation des marins d’Ulthuan. Comme il goutait à la nourriture, Galënien chercha à faire la conversation.
-Demain, nous accosterons dans le port de Marienburg, expliqua-t-il. Notre seule étape avant la Lustrie ; le capitaine doit y prendre le noble qui a financé l’expédition et les dernières cargaisons. Marienburg est aussi laide que les autres cités humaines, mais au moins, il y a un quartier elfe où on peut parler l’eltharin…
Cela faisait qu’au contraire de la plupart des personnes, Saroir reconnaissait le sommeil à sa lumière, et l’éveil à sa profonde obscurité. Ainsi, lorsque le chatoiement de couleur qu’il contemplait disparut brutalement, l’elfe comprit qu’il était endormi et venait de s’éveiller en sursaut. Reprenant conscience de son environnement, et cherchant à comprendre pourquoi il se balançait de manière instable, il se rappela qu’il était dans un hamac, à l’intérieur d’un navire en partance pour la Lustrie.
-Saroir ? Je t’ai effrayé ?
L’aveugle reconnut la voix de Galënien, le matelot qui l’avait escorté jusqu’à son hamac, la veille, et sentit la main du marin posée sur son épaule. De toute évidence, c’était ce contact qui avait brusquement activé les reflexes martiaux du disciple de la Tour Blanche et l’avait fait soudainement émerger du sommeil. Grognant, Saroir pivota de façon à passer en position assise sur son hamac, et sentit que le matelot cherchait à lui placer un objet entre les mains de l’aveugle.
-Déjeuner, expliqua-t-il brièvement.
Saroir ouvrit les doigts et y reçut un bol de céramique, qui contenait le potage constituant le cœur de l’alimentation des marins d’Ulthuan. Comme il goutait à la nourriture, Galënien chercha à faire la conversation.
-Demain, nous accosterons dans le port de Marienburg, expliqua-t-il. Notre seule étape avant la Lustrie ; le capitaine doit y prendre le noble qui a financé l’expédition et les dernières cargaisons. Marienburg est aussi laide que les autres cités humaines, mais au moins, il y a un quartier elfe où on peut parler l’eltharin…
HRP : tu peux faire un peu tout ce que tu veux sur le bateau ; dans ton post, en plus de faire la conversation au matelot, précise tes intentions pour la journée
Droit, inflexible, sévère, mais juste.
Pour me parler de quoi que ce soit : http://warforum-jdr.com/phpBB ... 732#p39732
NOTEZ-MOI !!! http://www.warforum-jdr.com/phpBB3/view ... 243&t=2657
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- Saroir
- PJ
- Messages : 21
Re: "Il faut désormais explorer ton cœur"
Le sommeil. C’était le seul moment où il pouvait oublier son handicap. Le seul moment, où il pouvait s’évader de ce monde de brute et être au niveau de tout le monde. Mais malheureusement, il fut éveillé en sursaut. Sa main chercha instinctivement sa lame… sa seule amie ! Il se calma rapidement, en sentant une main amicale se posa sur son épaule.
- Saroir ? Je t’ai effrayé ?
Son handicap lui avait permis d’améliorer ses autres sens et entre autre l’audition. Il reconnut sans grand mal, la voix de Galënien. Saroir savait que cet elfe ne lui voulait aucun mal, d’ailleurs il était plutôt sympathique. C’était lui qui l’avait escorté jusqu’à son hamac, hier.
« Non, ça va. Mais attends que je me réveille par moi-même la prochaine fois ! »
L’elfe aveugle pivota pour se mettre en position assisse. Il sentit que le matelot tentait de lui mettre quelque chose dans les mains. Durant son long entrainement à la Tour Blanche, il avait appris à reconnaitre les objets les plus banals au simple touché. Vu la forme circulaire de l’objet, cela devait être sûrement le déjeuner.
- Déjeuner. Lui indiqua Galënien.
Saroir Menluï ouvrit les mains et reçu le bol en céramique, qui contenait un potage. Il se mit à manger le contenu du bol et le matelot commença la conversation:
-Demain, nous accosterons dans le port de Marienburg, expliqua-t-il. Notre seule étape avant la Lustrie ; le capitaine doit y prendre le noble qui a financé l’expédition et les dernières cargaisons. Marienburg est aussi laide que les autres cités humaines, mais au moins, il y a un quartier elfe où on peut parler l’eltharin…
Il allait donc faire un arrêt dans une citée humaine, avant de se diriger vers la Lustrie. Il se perdit dans ses pensées. Quand il eut fini son repas, il se rappela que Galënien était toujours là. Saroir l’avait oublié pendant un instant. L’elfe lui rendit son bol en le remerciant…
Puis il sortit sur le pont du navire. Le vent lui fouetta le visage. Il fit un petit tour sur le navire, les cheveux au vent. Saroir s’était rapidement habitué à la vie sur un bateau, car il ne ressentait plus le mal de cœur, qu’il avait eut hier.
Quand son tour fut fini, il rentra dans la cabine des matelots. De toute façon, il n’avait rien d’autre à faire qu’attendre sur son hamac. Une fois à l’intérieur, il perçut la présence de son bienfaiteur, Galënien. Il s’installa sur son hamac et commença la discussion avec l’elfe:
« Pourquoi tu t’es engagé sur ce navire en direction de la Lustrie ? N’as-tu pas une famille à chérir ? »
- Saroir ? Je t’ai effrayé ?
Son handicap lui avait permis d’améliorer ses autres sens et entre autre l’audition. Il reconnut sans grand mal, la voix de Galënien. Saroir savait que cet elfe ne lui voulait aucun mal, d’ailleurs il était plutôt sympathique. C’était lui qui l’avait escorté jusqu’à son hamac, hier.
« Non, ça va. Mais attends que je me réveille par moi-même la prochaine fois ! »
L’elfe aveugle pivota pour se mettre en position assisse. Il sentit que le matelot tentait de lui mettre quelque chose dans les mains. Durant son long entrainement à la Tour Blanche, il avait appris à reconnaitre les objets les plus banals au simple touché. Vu la forme circulaire de l’objet, cela devait être sûrement le déjeuner.
- Déjeuner. Lui indiqua Galënien.
Saroir Menluï ouvrit les mains et reçu le bol en céramique, qui contenait un potage. Il se mit à manger le contenu du bol et le matelot commença la conversation:
-Demain, nous accosterons dans le port de Marienburg, expliqua-t-il. Notre seule étape avant la Lustrie ; le capitaine doit y prendre le noble qui a financé l’expédition et les dernières cargaisons. Marienburg est aussi laide que les autres cités humaines, mais au moins, il y a un quartier elfe où on peut parler l’eltharin…
Il allait donc faire un arrêt dans une citée humaine, avant de se diriger vers la Lustrie. Il se perdit dans ses pensées. Quand il eut fini son repas, il se rappela que Galënien était toujours là. Saroir l’avait oublié pendant un instant. L’elfe lui rendit son bol en le remerciant…
Puis il sortit sur le pont du navire. Le vent lui fouetta le visage. Il fit un petit tour sur le navire, les cheveux au vent. Saroir s’était rapidement habitué à la vie sur un bateau, car il ne ressentait plus le mal de cœur, qu’il avait eut hier.
Quand son tour fut fini, il rentra dans la cabine des matelots. De toute façon, il n’avait rien d’autre à faire qu’attendre sur son hamac. Une fois à l’intérieur, il perçut la présence de son bienfaiteur, Galënien. Il s’installa sur son hamac et commença la discussion avec l’elfe:
« Pourquoi tu t’es engagé sur ce navire en direction de la Lustrie ? N’as-tu pas une famille à chérir ? »

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[MJ] Prince Ethar
- PJ
- Messages : 76
Re: "Il faut désormais explorer ton cœur"
Quand Saroir revint de sa promenade sur le pont, il perçut la présence de Galënien non loin de lui. Du matelot s’échappait le grattement caractéristique d’une plume parcourant un parchemin ; peut-être le matelot écrivait-t-il une note, un journal ou une lettre, et son compagnon en vint à l’interroger sur sa famille. Saroir sentit que sa question avait troublé son interlocuteur, qui tressaillit légèrement à côté de lui, s’imaginant sans doute que sa gêne ne serait pas perçue par l’aveugle. Finalement, il répondit :
-Tes vêtements parlent pour toi, Saroir : tu es de noble ascendance, et sans doute n’as-tu jamais eu de réels problèmes d’argent. Mais tous les elfes n’ont pas ta chance ; je ne pars pas bien que j’ai des êtres à chérir, mais parce que j’ai des êtres à chérir. Pendant longtemps, je me suis contenté de servir sur les petits navires marchands qui relient Lothern à Cothique, mais j’ai une fiancé qui m’attend au pays, et je sais bien que ce n’est pas avec mes gains de manouvrier que je vais lui offrir un foyer confortable. Cette expédition me rapportera de quoi demander sa main à son père sans rougir de honte. Et en guise d’alliance, elle aura un bijou pillé dans une cité-temple !
Galënien s’arrêta, brusquement, comme s’il craignait d’en avoir trop dit et Saroir sentit l’émotion qui s’enflammait en lui ; sans doute cette conversation faisait-t-elle écho à des passions très ancrées en lui. Cependant, quelqu’un cria le nom de Galënien, et celui-ci s’excusa auprès de son interlocuteur, expliquant qu’il avait du travail. Puis il se retira en fredonnant pour lui-même d’un air mélancolique une vieille ballade des tavernes des ports du royaume de Cothique :
-On dit que là-bas, l’argent coule à flot
On trouve l’or au fond des ruisseaux
J’en ramènerais plusieurs lingots
Un jour je reviendrais chargé de cadeaux…
L’aveugle fronça machinalement les sourcils en méditant ces explications. Les paroles du matelot lui avaient fait songer à une réalité à laquelle il était tout à fait aveugle alors qu’il possédait encore des yeux, celle de la roture d’Ulthuan, cette populace qui n’avait pas les moyens de se payer l’arrogance et la vanité des nobles qui la régissaient. Saroir songea que sa cécité n’était seulement l’occasion d’explorer son cœur, mais également celle de s’ouvrir sur les autres, maintenant qu’il était délivré de la dictature des apparences…
Comme l’escrimeur nourrissait ces réflexions, il sentit quelqu’un lui tapoter un peu brusquement l’épaule, tandis qu’on glissait une caisse entre ses mains.
-Eh, l’handicapé optique, grogna une voix autoritaire, on t’a trouvé une utilité sur ce bateau. Tu vas porter la caisse à outil, et te trimballer à travers tout le bâtiment. Dès que t’entendra une voix gueuler « Outils ! » tu te ramèneras auprès d’elle et t’attendra qu’il ait piocher ce dont il avait besoin avant de repartir. T’y arriveras ? Normalement on donne ce boulot aux mousses incompétents qui peuvent rien faire d’autre que trimballer une caisse, mais là, on en a que des doués, alors on a pensé à toi…
-Tes vêtements parlent pour toi, Saroir : tu es de noble ascendance, et sans doute n’as-tu jamais eu de réels problèmes d’argent. Mais tous les elfes n’ont pas ta chance ; je ne pars pas bien que j’ai des êtres à chérir, mais parce que j’ai des êtres à chérir. Pendant longtemps, je me suis contenté de servir sur les petits navires marchands qui relient Lothern à Cothique, mais j’ai une fiancé qui m’attend au pays, et je sais bien que ce n’est pas avec mes gains de manouvrier que je vais lui offrir un foyer confortable. Cette expédition me rapportera de quoi demander sa main à son père sans rougir de honte. Et en guise d’alliance, elle aura un bijou pillé dans une cité-temple !
Galënien s’arrêta, brusquement, comme s’il craignait d’en avoir trop dit et Saroir sentit l’émotion qui s’enflammait en lui ; sans doute cette conversation faisait-t-elle écho à des passions très ancrées en lui. Cependant, quelqu’un cria le nom de Galënien, et celui-ci s’excusa auprès de son interlocuteur, expliquant qu’il avait du travail. Puis il se retira en fredonnant pour lui-même d’un air mélancolique une vieille ballade des tavernes des ports du royaume de Cothique :
-On dit que là-bas, l’argent coule à flot
On trouve l’or au fond des ruisseaux
J’en ramènerais plusieurs lingots
Un jour je reviendrais chargé de cadeaux…
L’aveugle fronça machinalement les sourcils en méditant ces explications. Les paroles du matelot lui avaient fait songer à une réalité à laquelle il était tout à fait aveugle alors qu’il possédait encore des yeux, celle de la roture d’Ulthuan, cette populace qui n’avait pas les moyens de se payer l’arrogance et la vanité des nobles qui la régissaient. Saroir songea que sa cécité n’était seulement l’occasion d’explorer son cœur, mais également celle de s’ouvrir sur les autres, maintenant qu’il était délivré de la dictature des apparences…
Comme l’escrimeur nourrissait ces réflexions, il sentit quelqu’un lui tapoter un peu brusquement l’épaule, tandis qu’on glissait une caisse entre ses mains.
-Eh, l’handicapé optique, grogna une voix autoritaire, on t’a trouvé une utilité sur ce bateau. Tu vas porter la caisse à outil, et te trimballer à travers tout le bâtiment. Dès que t’entendra une voix gueuler « Outils ! » tu te ramèneras auprès d’elle et t’attendra qu’il ait piocher ce dont il avait besoin avant de repartir. T’y arriveras ? Normalement on donne ce boulot aux mousses incompétents qui peuvent rien faire d’autre que trimballer une caisse, mais là, on en a que des doués, alors on a pensé à toi…
Droit, inflexible, sévère, mais juste.
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- Saroir
- PJ
- Messages : 21
Re: "Il faut désormais explorer ton cœur"
Le matelot fut troublé par la question de Saroir, il était mal à l’aise sur ce sujet. L’aveugle s’en voulut un petit peu d’avoir était trop direct. La réponse que lui donna Galënien choqua un peu le noble, car il n’avait pas l’habitude d’entendre parler de ce genre de sujet. Avant qu’il ne perde la vue, Saroir était un elfe arrogant, indifférent, égoïste, fier et vaniteux. Mais suite à se drame, sa mentalité a complètement changée. Cette blessures lui a ouvert les yeux sur le monde et son entourage. Saroir eut beaucoup de peine en entendant ce que disait son compagnon…
Soudain, une voix appela Galënien et celui-ci partit en chantant, laissant l’aveugle seul. Saroir n’avait jamais pensé aux elfes démunis. Saroir se promit de toujours venir en aide à Galënien, il voulait que celui-ci puisse enfin vivre une vie au côté d’une femme. La vie que Saroir ne pouvait espérer, à cause de sa cécité…
Saroir sentit quelqu’un lui tapoter sur l’épaule et on lui glissa une caisse entre les mains.
-Eh, l’handicapé optique, on t’a trouvé une utilité sur ce bateau. Tu vas porter la caisse à outil, et te trimballer à travers tout le bâtiment. Dès que t’entendra une voix gueuler « Outils ! » tu te ramèneras auprès d’elle et t’attendra qu’il ait piocher ce dont il avait besoin avant de repartir. T’y arriveras ? Normalement on donne ce boulot aux mousses incompétents qui peuvent rien faire d’autre que trimballer une caisse, mais là, on en a que des doués, alors on a pensé à toi…
Ce discours l’offensa gravement et il se releva d’un seul coup de toute sa grandeur, en jetant la caisse au sol…
« Vous donnez ce boulot aux mousses incompétents qui peuvent rien faire d’autre ? Alors vous avez pensés à moi ? Quelle gentillesse ! Mais je te conseille vivement, de faire ce sale boulot toi-même, si tu veux pas que je te fasse pareil que ce que j’ai fais tout à l’heure au capitaine. Par contre, cette fois ma lame s’enfoncera dans ta gorge, elle ne s‘arrêtera point… »
Soudain, une voix appela Galënien et celui-ci partit en chantant, laissant l’aveugle seul. Saroir n’avait jamais pensé aux elfes démunis. Saroir se promit de toujours venir en aide à Galënien, il voulait que celui-ci puisse enfin vivre une vie au côté d’une femme. La vie que Saroir ne pouvait espérer, à cause de sa cécité…
Saroir sentit quelqu’un lui tapoter sur l’épaule et on lui glissa une caisse entre les mains.
-Eh, l’handicapé optique, on t’a trouvé une utilité sur ce bateau. Tu vas porter la caisse à outil, et te trimballer à travers tout le bâtiment. Dès que t’entendra une voix gueuler « Outils ! » tu te ramèneras auprès d’elle et t’attendra qu’il ait piocher ce dont il avait besoin avant de repartir. T’y arriveras ? Normalement on donne ce boulot aux mousses incompétents qui peuvent rien faire d’autre que trimballer une caisse, mais là, on en a que des doués, alors on a pensé à toi…
Ce discours l’offensa gravement et il se releva d’un seul coup de toute sa grandeur, en jetant la caisse au sol…
« Vous donnez ce boulot aux mousses incompétents qui peuvent rien faire d’autre ? Alors vous avez pensés à moi ? Quelle gentillesse ! Mais je te conseille vivement, de faire ce sale boulot toi-même, si tu veux pas que je te fasse pareil que ce que j’ai fais tout à l’heure au capitaine. Par contre, cette fois ma lame s’enfoncera dans ta gorge, elle ne s‘arrêtera point… »

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[MJ] Prince Ethar
- PJ
- Messages : 76
Re: "Il faut désormais explorer ton cœur"
Tandis que les outils s’étalaient au sol, Saroir sentit les personnes présentes s’attrouper autour de lui. Il entendit la respiration rendue rauque et saccadée par la colère de son interlocuteur, qui grogna :IMPORTANT ! Pense à refaire ta fiche perso ! (bande rouge en haut du forum)
-Pour qui tu te prends, l’infirme ? Pour un sang-bleu qui n’a pas à frayer avec les roturiers ? Pour un vaillant guerrier ? Les nobles arrogants et les épéistes pédants, ça fait son effet dans les hautes-cours de Lothern, mais sur un bateau, ça ne tarde pas à montrer son inutilité. Tu te sens supérieur à moi ? Tu te permets d’abimer le matériel ? Allez, prends ça !
Plusieurs rires accueillirent l’humiliation du marin ; ce dernier, rageur, grogna :
-Tu vas me payer ça, l’aristo !
-Tu voix, mains-blanches ? ricana son adversaire. T’es vif, mais tu sais pas frapper. Les charmants duels à l’épée, tu peux t’y débrouiller, suffit de toucher et la lame fait le reste. Mais lorsque t’as plus ton fer pour t’aider, tu te rends compte que tes doigts efféminés d’aristocrate sont rien à côté des bras d’un prolétaire. Allez, excuses-toi et je t’enverrais à l’infirmerie…
Droit, inflexible, sévère, mais juste.
Pour me parler de quoi que ce soit : http://warforum-jdr.com/phpBB ... 732#p39732
NOTEZ-MOI !!! http://www.warforum-jdr.com/phpBB3/view ... 243&t=2657
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- Saroir
- PJ
- Messages : 21
Re: "Il faut désormais explorer ton cœur"
Le matelot vexé par les propos de l’aveugle, envoyant un coup de poing en plein dans le visage de Saroir. Mais Saroir avait senti venir le coup et il para l’attaque d’un geste précis de la main. Le combat fut assez long et d’autres matelots s’étaient attroupés autours des deux protagonistes. Le matelot qui croyait que ce serait un combat facile, c’était trompé car le combat tournait en faveur de l’infirme…
Saroir parait avec grâce la plupart des attaques, que lui portait son adversaire. Celui-ci furieux attaqua trop brutalement et l’aveugle contre attaqua avec un uppercut, juste sous le menton. Tous les spectateurs rirent en voyant le matelot être tenu en échec par un aveugle…
Saroir se prêta au jeu et il s’autorisa un bref sourire pour la foule en délire, mais ce fut un acte irréfléchi car il sentit trop le pied de son ennemi s’élever jusqu’à son visage. Sous la violence de l’impact, l’apprenti maitre épée de Hoeth fut projeté au sol et son crane heurta une poutre…
Il se releva avec grande peine, une douleur aigu l’agressant dans sa tête. S’il prenait un autre coup comme celui-ci se serait foutu pour lui…
-Tu voix, mains-blanches ? ricana son adversaire. T’es vif, mais tu sais pas frapper. Les charmants duels à l’épée, tu peux t’y débrouiller, suffit de toucher et la lame fait le reste. Mais lorsque t’as plus ton fer pour t’aider, tu te rends compte que tes doigts efféminés d’aristocrate sont rien à côté des bras d’un prolétaire. Allez, excuses-toi et je t’enverrais à l’infirmerie…
« Jamais ! » envoya Saroir en crachant sur le sol…
De sa main gauche, il dégaina son petit couteau, qu’il tenta de dissimuler aux autres matelots. Saroir fonça sur son adversaire et tenta de le sonner à coup de poings et, quand il sera dans les vapes, il lui ouvrirait la gorge. L’amusement de l’infirme était passé…
Saroir parait avec grâce la plupart des attaques, que lui portait son adversaire. Celui-ci furieux attaqua trop brutalement et l’aveugle contre attaqua avec un uppercut, juste sous le menton. Tous les spectateurs rirent en voyant le matelot être tenu en échec par un aveugle…
Saroir se prêta au jeu et il s’autorisa un bref sourire pour la foule en délire, mais ce fut un acte irréfléchi car il sentit trop le pied de son ennemi s’élever jusqu’à son visage. Sous la violence de l’impact, l’apprenti maitre épée de Hoeth fut projeté au sol et son crane heurta une poutre…
Il se releva avec grande peine, une douleur aigu l’agressant dans sa tête. S’il prenait un autre coup comme celui-ci se serait foutu pour lui…
-Tu voix, mains-blanches ? ricana son adversaire. T’es vif, mais tu sais pas frapper. Les charmants duels à l’épée, tu peux t’y débrouiller, suffit de toucher et la lame fait le reste. Mais lorsque t’as plus ton fer pour t’aider, tu te rends compte que tes doigts efféminés d’aristocrate sont rien à côté des bras d’un prolétaire. Allez, excuses-toi et je t’enverrais à l’infirmerie…
« Jamais ! » envoya Saroir en crachant sur le sol…
De sa main gauche, il dégaina son petit couteau, qu’il tenta de dissimuler aux autres matelots. Saroir fonça sur son adversaire et tenta de le sonner à coup de poings et, quand il sera dans les vapes, il lui ouvrirait la gorge. L’amusement de l’infirme était passé…

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[MJ] Prince Ethar
- PJ
- Messages : 76
Re: "Il faut désormais explorer ton cœur"
L’un des nombreux spectateurs du pugilat remarqua le coup fourré de Saroir, et le public sortit aussitôt de son allégresse ; c’était une chose que d’assister à une bagarre, c’en était une autre que de voir une tentative d’assassinat. Une foule de gaillards se jetèrent sur le noble afin de le mettre hors-combat avant qu’il ne commette l’irréparable.
******
Lorsqu’il se réveilla, le roulis l’informa qu’il se trouvait toujours sur le bateau. Promenant ses mains sur le sol et les murs, l’elfe constata qu’il était dans une petite pièce humide de la cale, et ses doigts finirent par agripper des barreaux ; visiblement, on avait profité de son évanouissement pour le mettre aux fers. Son poignard n’était plus en sa possession. Tandis qu’il se massait douloureusement le visage, sentant au relief de ce dernier qu’il avait plusieurs bosses dues aux coups, il entendit une voix proche s’exclamer, de l’autre côté de la grille :
-Capitaine ! Il s’est réveillé !
Plusieurs bruits de pas se firent entendre, et finalement, la voix du capitaine résonna à quelques décimètres de Saroir :
-Alors, grand guerrier… J’ai une vingtaine de mes matelots, dont la parole vaut bien plus que la tienne, qui m’ont affirmé que tu as tenté de poignarder un de mes hommes avec un couteau… Alors tu as intérêt à te montrer très convaincant, si tu ne veux pas nourrir les poissons… Je ne tolère pas les meurtriers sur mon bâtiment.
Droit, inflexible, sévère, mais juste.
Pour me parler de quoi que ce soit : http://warforum-jdr.com/phpBB ... 732#p39732
NOTEZ-MOI !!! http://www.warforum-jdr.com/phpBB3/view ... 243&t=2657
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- Saroir
- PJ
- Messages : 21
Re: "Il faut désormais explorer ton cœur"
Quand Saroir sortit sa dague, une des nombreux spectateurs le dénonça et il sut qu’il avait fait une erreur, car une demie-dizaine de matelot lui sautèrent dessus. Il réussit à esquiver la première attaque d’un matelot, mais un second lui envoya un crochet, qui lui fit voir les étoiles. Il chuta au sol et se fit piétiner par la foule en furie…
Lorsque il se réveilla, les ballotements du sol, lui rappelèrent qu’il se trouvait sur le bateau. Il tenta de se révéler en s’agrippant à quelque chose et il réussi seulement à saisir un barreau en fer. Il comprit rapidement, qu’ils l’avaient mis aux fers…
L’aveugle repensa au combat. Il aurait jamais dû sortir son couteau, car il tenait le combat, en plus on lui avait jamais enseigné ceci à la Tour Blanche. Il devait agir avec honneur. Sa main se porta à sa ceinture et il remarqua qu’il n’avait plus sa dague…
-Capitaine ! Il s’est réveillé !
Des bruits de pas se firent entendre et la voix du capitaine se fit entendre:
-Alors, grand guerrier… J’ai une vingtaine de mes matelots, dont la parole vaut bien plus que la tienne, qui m’ont affirmé que tu as tenté de poignarder un de mes hommes avec un couteau… Alors tu as intérêt à te montrer très convaincant, si tu ne veux pas nourrir les poissons… Je ne tolère pas les meurtriers sur mon bâtiment.
Saroir pesa bien ses mots avant de les répéter à haute voix.
« Ils ne vous ont pas dit que j’avais attaqué en premier , aussi non ?
Que voulez vous que je fasse, je suis attaqué par un matelot complètement saoul ? Je me défends… »
Lorsque il se réveilla, les ballotements du sol, lui rappelèrent qu’il se trouvait sur le bateau. Il tenta de se révéler en s’agrippant à quelque chose et il réussi seulement à saisir un barreau en fer. Il comprit rapidement, qu’ils l’avaient mis aux fers…
L’aveugle repensa au combat. Il aurait jamais dû sortir son couteau, car il tenait le combat, en plus on lui avait jamais enseigné ceci à la Tour Blanche. Il devait agir avec honneur. Sa main se porta à sa ceinture et il remarqua qu’il n’avait plus sa dague…
-Capitaine ! Il s’est réveillé !
Des bruits de pas se firent entendre et la voix du capitaine se fit entendre:
-Alors, grand guerrier… J’ai une vingtaine de mes matelots, dont la parole vaut bien plus que la tienne, qui m’ont affirmé que tu as tenté de poignarder un de mes hommes avec un couteau… Alors tu as intérêt à te montrer très convaincant, si tu ne veux pas nourrir les poissons… Je ne tolère pas les meurtriers sur mon bâtiment.
Saroir pesa bien ses mots avant de les répéter à haute voix.
« Ils ne vous ont pas dit que j’avais attaqué en premier , aussi non ?
Que voulez vous que je fasse, je suis attaqué par un matelot complètement saoul ? Je me défends… »
