[Johannes la flèche] Une frontière peu frequentable

La Bretonnie, c'est aussi les villes de Parravon et Gisoreux, les cités portuaires de Bordeleaux et Brionne, Quenelles et ses nombreuses chapelles à la gloire de la Dame du Lac, mais aussi le Défilé de la Hache, le lieu de passage principal à travers les montagnes qui sépare l'Empire de la Bretonnie, les forêts de Chalons et d'Arden et, pour finir, les duchés de L'Anguille, la Lyonnesse, l'Artenois, la Bastogne, l'Aquilanie et la Gasconnie.

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[MJ] Neferata

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Pouvions-nous parler d’une véritable fuite ? Pas vraiment. Johannes avait analysé la situation et avait vu que s’il perdait son temps à affronter les gardes, tôt ou tard il serait débordé. Le mieux était donc de trouver un moyen de continuer sa route tout en restant dans le château. Profitant donc le l’occasion, Johannes se désengagea pour courir le plus vite possible sur la courtine.



Surprenament, les garde firent d’un coup preuves d’une rapidité surprenante et sautèrent sur le muret comme des loups poursuivants une proie bien trop juteuse. Tous ? A part un qui restait avec une jambe en moins au sol… tentant malgré tout de rejoindre ses camarades. Cependant, le bandit n’était pas encore sorti d’affaire. Les gardes étaient rapides et déterminé de le tuer des qu’ils seraient à porter de leur lame. Par ailleurs, ils se rapprochaient… vite. Il fallait vite trouver un moyen de leur couper l’herbe sous le pied ou sinon ce n’était pas de l’herbe qui serait couper avec une épée ce soir.



La délivrance de Johannes vint lorsqu’il approchait d’un tournant, observant en contre bas, l’archer vit alors un bâtiment avec à côté de nombreuses caisses et tonneaux. Une petite réserve avec une zone de stockage extérieur. Mais par chance, cette zone était légèrement surélevé ce qui faisait qu’en sautant, Johannes pourrait sans mal réceptionner correctement sa chute.



C’était un risque à prendre mais dans le cas présent, il y avait peu d’alternative… et celle de prendre un coup d’épée en pleine figure n’était pas très tentante. Prenant donc une certaine accélération pour avoir un peu plus d’élan, l’archer vint sauter tout en espérant ne rien se casser. Il y eu un gros bruit de bois pourrie brisé, un certain choc mais lorsque Johannes rouvrit les yeux… un aller bien. Quelque tonneau a moitié pourris brisé, un peu mal aux chevilles… mais aucun dommage notable.



Cependant, ce n’était pas le moment de tergiverser. Les gardes l’avaient vue sauter et même si il devait faire un tour pour le rejoindre, ils n’allaient pas le lâcher aussi facilement. Ses derniers vinrent donc reprendre leurs courses, s’éloignant, jusqu’à disparaître.



Johannes avait donc une ouverture pour agir. Restaient a savoir si il voulait choisir la prudence, ou l’audace.

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Johannes La Flèche
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Si des paysans auraient été témoins de l'infiltration ratée de Johannes depuis le début, ils seraient trés probablement espantés par la tournure des évènements. Car ce qui est en train de se passer cette nuit constitue sûrement l'évènement ou l'histoire de la décennie, voire du siècle, pour un petit village perdu au fin fond du Moussillon.
Au beau milieu des ténèbres, plusieurs silhouettes se mouvaient rapidement, à la tête de ces ombres se touvait un homme cherchant à fuir la fatalité qui courait littéralement aprés lui. A vrai dire, le malandrin, depuis qu'il avait quitté sa masure et son village dans le Bordeleau, voulait toujours échapper au destin qui lui était promis depuis sa naissance. Toutefois dans cette situation, ce qui n'était à la base qu'un concept abstrait s'était désormais transformé en quelque chose de bien plus tangible et mortel. D'autant plus qu'une autre notion avait menacé de précipiter la chute du hors-la-loi: le temps. Ces mêmes secondes, ces mêmes minutes qui jouaient contre lui, qui l'avaient empêché jusque là de rattraper ses échecs et ses erreurs; ce temps devenu soudainement trop long pour abattre ses ennemis, puis d'un coup trop court pour empêcher d'autres menaces qui s'agitaient, à l'intérieur du donjon, de venir le combattre. Ainsi, que pouvait faire un simple mortel face au temps et la destinée?

La réponse viendrait bien assez tôt.

A moins que tout ceci ne soit un peu trop hyperbolique et exagéré pour parler de la fuite d'une racaille face à des hommes d'armes....

Toujours est-il que contrairement à la fois où il avait affronté Bobliano, le bandit avait prit la décision de faire un "repli tactique" comme on dirait dans les acadamies militaires impériales ou bien sur un champs de bataille. Ce n'est pas une fuite éperdue, à l'aveugle, dans laquelle s'engage le rôdeur. Alors qu'il court comme un dératé sur la courtine, haletant comme jamais, le renégat ouvre grand les yeux, à tel point qu'on dirait qu'ils vont sortir de ses orbites, pour essayer de trouver un endroit où il pourrait se soustraire au regard de ses poursuivants. C'est que ces gens d'armes sont bien plus coriaces que Johannes ne l'avait prévu. En effet ces bougres ne cessaient de surprendre le malandrin. Par leur résistance hors du commun, mais aussi par leur aisance et leur agilité, qui pouvait amplement rivaliser avec celle du rôdeur, tant ils arrivaient à le courser alors qu'ils avaient dû quand même escalader les gravats puis rattraper l'avance que le hors-la-loi avait sur eux.
Johannes avait espéré pouvoir les semer, mais il n'en était rien; maintenant il commençait sérieusement à douter sur la nature de ses adversaires. Les morts-vivants pouvaient-ils être dégourdis à ce point?
Mais pourquoi penser à ce genre de choses alors qu'on est en train de courir pour sauver sa peau?
Heureusement pour lui, le bandit ne tarda pas à trouver une chose sur laquelle il devait se concentrer, un bâtiment en l'occurence.
A l'angle de l'enceinte du donjon se tenait, selon toute vraisemblance, une sorte de petite remise à laquelle était accolée une estrade sur laquelle se trouvaient plusieurs tonneaux. Pouvait-il atterrir dessus?
En entendant les bruits de pas de ses poursuivants juste derrière lui, Johannes décida que la question serait rapidement résolue.

C'est à ce moment là que le hors-la-loi montra à ses adversaires que s'il avait dû s'enfuir, ce n'était que pour mieux revenir; si face à eux il avait dû reculer, ce n'était que pour mieux sauter. Et sauter avec un bon élan de surcroît. Les dernières choses qui parvinrent aux sens du malandrin furent la sensation de voler dans les airs, la vue des tonneaux qui se rapprochaient trés vite, puis un grand bruit de craquement....Le noir total s'ensuivit pendant un court instant....Et enfin, enfin, le renégat reprit le sens des réalités, à quatre pattes, ses mains et ses pieds sur le plancher de l'estrade. Son premier réflexe fut de bouger les membres de son corps. Tête? Rien à signaler. Bras? Ils fonctionnent. Jambes? Tout va bien...Ouille. Un peu mal aux pieds quand même. Johannes avait été plutôt chanceux de ne pas se fouler une cheville ou un poignet lors de sa réception au milieu des tonneaux. Dans la précipitation, il veut se relever et se remettre en marche. Mais il commence à tituber, la chute qu'il a fait lui ayant donné un peu le tournis. Il se réceptionne de justesse avec ses mains sur le couvercle d'un des tonneaux et secoue sa tête brièvement pour mettre fin à l'étourdissement. Toujours un peu haletant, il tourne alors son regard vers les gardes qui sont en train de faire le tour de la courtine pour descendre et venir le chercher.
Pendant un court instant, son instinct et une sorte de panique lui hurlent de fuir dans la direction opposée au hommes d'armes. Alors de nouveau il secoue sa tête et inspire puis expire un grand coup, avant de voir les sentinelles disparaître; mais elles aussi ne font cela que pour mieux revenir vers lui. Allons. Il faut réfléchir. Que faire pour se débarasser de ses ennemis quand on ne peut pas les tuer?
Il faut être plus rusé qu'eux, les désorienter, les piéger, se cacher. Bref, essayer de les tromper. Mais comment faire?
En réfléchissant, le malandrin met sa main sur son menton et baisse sa tête pour fixer le sol de la basse-cour d'un regard vide. Soudain, une étincelle surgit au fond de ses yeux alors qu'il continue de regarder la terre.

Alors il descend de l'estrade et commence à marcher sur le sol, ce qui tout logiquement, laisse des traces de pas. Il continue de marcher sur plusieurs mètres, depuis l'estrade et dans la direction opposée au hommes d'armes. Aprés avoir créé ainsi une douzaine d'empreintes de pas, le renégat s'arrête et commence à remuer la terre juste devant lui, comme s'il voulait effacer d'autres traces faites plus en avant. Une fois cela fait, il revient vers les tonneaux à reculons, s'efforçant de mettre ses pieds dans les empreintes qu'il a déjà fait, afin de ne laisser qu'une seule piste à sens unique. Quand il revient au niveau des tonneaux, il y grimpe dessus, effançant avec ses mains d'éventuelles traces de boue et finissant par soulever le couvercle de l'un d'entre eux pour s'y faufiler à l'intérieur. Une fois cela fait, il essaye de trouver un orifice pour voir ce qui se passe à l'extérieur. Qu'il y arrive ou non, dans tous les cas, ses sens sont en alerte, à l'affût du moindre bruit annonçant l'arrivée des hommes d'armes.

Ces derniers tomberont-ils dans le panneau?

Là aussi, la réponse viendra bien assez tôt....
Johannes "La Flèche", Hors-la-loi
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[MJ] Neferata

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Message par [MJ] Neferata »

Les minutes furent longues, les plus longues que Johannes aient vécu. Du moins, c’est surement ce qui aurait été possible de penser si le jeune archer n’était pas un bandit ayant déjà rencontré des situations délicates. Bien que la situation soit stressante pour lui, il vint s’y habituer assez vite. Par ailleurs, son petit stratagème pouvait bien ne pas aider les recherches de ses poursuivants. D’un autre côté, qu’est ce qui empêchait les gardes de la citadelle de retourner chaque tonneau ? Ça, Johannes n’allait pas le savoir.



Les poursuivants finirent par atteindre le dernier lieu où ils avaient vu le bandit. Cherchant dans toutes les directions. Certains allèrent a l’intérieur du bâtiment et d’autre cherchèrent entre les tonneaux ou pourrait bien se trouver l’intrus. Pour Johannes qui étaient dans sa cachette, il put profiter d’un petit trou pour observer un peu l’extérieur. Les gardes ne semblaient pas vraiment être perdues, ils se contentèrent de chercher la moindre cachette comme si ils suivaient une liste petit à petit. Finalement ils commencèrent a approché du tonneau de Johannes… mais avant qu’ils ne puissent l’ouvrir et faire passer un très mauvais quart d’heure à Johannes… une voix vint s’interposer.



-Bande d’idiot !! Vous voyez bien que cet abruti a laissé des traces avant de ficher le camp !!?


Les gardes se stoppèrent comme un seul homme et se mirent d’un coup à parler à l’unisson vers la silhouette en armure qui les avait interrompus. Parlant d’une voix caverneuse… et lointaine.


-Nous ne faisons que suivre la procédure du maitre.

-Et bien je dirais au maitre de vous placer une nouvelle procédure dans votre crane, maintenant bougez-vous !!


Les gardes ne rechignèrent pas plus que ça et se mirent alors à suivre les fausses trace de Johannes, s’éloignant donc de la zone des tonneaux, suivit de prêt par la silhouette en armure. Johannes pouvaient encore les entendre mais… bien vite, les sons métalliques de leurs équipements vinrent être étouffés par les bruits de la nuit et d’une certaine activité dans le fort.



Le jeune Bandit était donc désormais libre de ses mouvements. Ce fut certes grâce à l’intervention d’un inconnu, mais après une entrée dans le fort peu reluisante, il était enfin tirer d’affaire, ses poursuivants l’ayant laissé tranquille. Il pouvait donc reprendre son plan original.



Cependant, même si on le croyait ailleurs, on le savait très bien dans les remparts… mieux valait donc redoubler de prudence.

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Johannes La Flèche
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Message par Johannes La Flèche »

Alors que le temps s'écoulait, le rôdeur, toujours dans sa cachette, eut un petit doute qui s'introduit dans ses pensées.
Avait-il bien fait de se cacher dans ces tonneaux?
Aurait-il pu s'enfuir ailleurs dans l'enceinte du château?
Car désormais, ce qu'il croyait être une attente courte et palpitante s'était presque transformé en une sorte de longue veillée, où le sommeil et la fatigue commençaient à s'emparer de son corps comme de son esprit. Toutefois le hors-la-loi se reprit, les hommes d'armes ne tarderaient pas à arriver. Ce serait donc stupide de s'assoupir ou de vouloir changer de cachette maintenant. Ainsi, se rappelant ses périodes de traque des animaux dans la forêt, Johannes patienta silencieusement, comme le chasseur qu'il était autrefois. Cependant dans cette situation le renégat n'est pas le prédateur, il n'est qu'une proie.
C'est à ce moment qu'arrivèrent les gens d'armes, venus comme ils étaient partis: bêtes, disciplinés et méthodiques.
Ils ne prirent même pas la peine de regarder le leurre que Johannes avait inventé et se mirent à fouiller systématiquement les lieux. Aprés tout, réfléchir, n'est-ce pas désobéir? N'est-ce pas remettre en question les ordres ou la procédure que l'on nous a appris? Dans tous les cas, les gardes s'attelèrent à la tâche et débutèrent la fouille des lieux.
Alors qu'il entendait de caisses et de tonneaux ouverts, d'outils renversés et d'objets déplacés, le rôdeur commença à se demander sérieusement s'il avait bien fait de se cacher ici. Le bandit avait essayé de semer la confusion, de brouiller les pistes....Et voilà que ces sentinelles, par leur discipline et leur obéissance aveugle, gâchaient tout son plan. Quant un des hommes d'armes s'approcha du tonneau dans lequel il était caché, le hors-la-loi retint son souffle. Pourquoi fallait-il qu'il achève son existence ainsi?

C'est alors qu'une autre personne fit irruption en ces lieux. Ce qui était visiblement un chevalier bien humain rabroua les gardes. Décidément Johannes n'arrivait pas à dire s'ils étaient vivants ou bien morts-vivants, vu la voix glaciale et monotone avec laquelle ils s'exprimaient. Peut-être des humains sous l'emprise d'un sombre enchantement? Même cela n'était pas sûr....
Mais c'était bien le cadet des soucis du rôdeur que de deviner l'identité de ses adversaires. Le plus important dans tout cela, c'est que ces sentinelles suivent les ordres de leur nouveau chef. Ce chevalier, pour le coup, a réfléchi lui au moins....
Au fur et à mesure que ses ennemis s'éloignent en quête de leur hypothétique "abruti", le hors-la-loi respire de mieux en mieux et se sent un peu plus à l'aise. La confiance du renégat en lui-même réapparaît alors que ses adversaires disparaîssent dans le lointain. Toutefois la situation n'est pas idéale pour autant, le malandrin pouvant toujours entendre des personnes s'agiter à l'intérieur du donjon, tandis que les hommes d'armes n'ont certainement pas baissé leur vigilance et patrouillent dorénavant les remparts tout en essayant de le débusquer. Tenter de pénétrer dans le château en lui-même était donc plutôt risqué, mais vu la situation de Johannes qu'est-ce qui était vraiment dangereux à ce stade? N'avait-il pas rétabli -certes avec un peu de chance- une situation dans laquelle il était passé à deux doigts de la mort? Ce serait dommage d'abandonner maintenant. Pourquoi vouloir renoncer et s'enfuir de là? Et pour aller où au final? Non. Le bandit ne s'arrêterait pas, pas aprés tout ce qu'il avait fait. Il cambriolera ce château ou mourra en essayant....Enfin....s'il ne trouve pas d'autres solutions bien sûr....

Bref, on verra bien ce qui se passera.

Trés lentement et trés légèrement, le renégat soulève alors le couvercle de son tonneau, afin d'observer ce qui se passe dans l'enceinte du donjon. Y a t'il toujours des gens d'armes? Sont-ils vraiment remontés sur la courtine? Il cherche aussi à distinguer les entrées menant à l'intérieur du château. Où se trouvent-elles? Est-ce qu'il y a des sentinelles en faction devant ces portes? Si oui, y a t'il un moyen de les contourner? Telles sont les questions que le hors-la-loi cherche à résoudre alors qu'il essaye de reconnaître les environs. Du résultat en dépendront ses actions futures.
Bien sûr, s'il voit tout de suite qu'il y a une entrée et qu'elle n'est pas gardée, alors il sortira de son tonneau et rasera les murailles; en se mouvant discrètement, se déplaçant à pas de loup pour y parvenir.
Si les lieux ne sont pas surveillés mais qu'il n'y a pas non plus d'issue, le malandrin sortira tout de même de sa cachette et, cherchant toujours à se dissimuler et passer inaperçu, progressera vers un autre endroit dans l'enceinte du donjon. Peut-être qu'il y aura d'autres portes sous d'autres angles de vue non?
Et enfin, s'il se trouve que l'endroit est trés surveillé ou qu'il y beaucoup de gardes prés de lui, Johannes restera alors dans son tonneau. Attendant le moment propice pour sortir et agir à sa guise....
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Johannes "La Flèche", Hors-la-loi
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[MJ] Neferata

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Message par [MJ] Neferata »

L'heure n'était maintenant plus a l'erreur. Certes Johannes avait reussi a ce sortir de ce premier mauvais pas, mais ils restaient encore du chemin a parcourir pour rejoindre l'interieur du donjon... et probablement bien plus. Neanmoins, l'archer pouvait se consoler en sachant que ses poursuivants allaient pour l'instant chercher dans la mauvaise direction. Mais seulement un temps, johannes le savaient tres bien.


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La nuit était bien tombé de son coté, rendant toute observation plus difficile. Les ombres étaient bien presante malgré les nombreuses torches qui couvraint l'enceinte. Ce duel de lumière et d'obscurité faisait que le bandit avait bien du mal a adapter ses yeux correctement, ne pouvant donc voir tres clairement les meilleurs entré. Bien entendu, l'entré principale était hors de question. Heuresement, une petite observation plus tard, Johannes put apercevoir une entré plutot discrete dans le donjon. Un escaler descendant dans le sol pour donner sur une vieille porte ne bois entre ouverte.Quelqu'un aurait oublié de la fermé ? Ou une aile abandonné du donjon que plus personne n'accordait la moindre attention ? Dans tout les cas, c'était une entrée.


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Tel un chat, Johannes vint s’élancer en toute discrétion, ne faisant pas un bruit vers la porte, profitant d'un moment d'inattention des gardes a proximité et se retrouva dans l'escalier a l’abri des regards. Un dernier coup d’œil autour de lui et Johannes put alors s'assurer que personne ne l'avait vu. Puis, il vint vers la porte qui s'ouvrit alors d'un coup. Laissant Johannes nez a nez avec ce qui semblait être un serviteur... ou le chef des serviteur vu qu'il était vêtu un peu mieux qu'un paysan.



L'homme a la peau pale... mais globalement dans un etat bien meilleur que les paysan de l'exterieur. Il observa johannes alors, quelque peu bouche bée, l'inspecta de la tete au pieds. Puis... il decida enfin de parler.



-Enfin !! Les gardes m'ont dit qu'ils me ramenneraient un serviteur rapidement... mais ça fait une heure que j'attend !!


L'homme tira alors sans menagement Johannes a l'interieur de ce qui semblait etre une vieille cuisine... bien que fonctionnel. Bien éclairé, Johannes put avoir la surprise que dans ce village aussi miserable, c'était la première fois qu'il voyait enfin quelque chose ressemblant a une véritable civilisation bretonnienne. Des ustensile et espace de travail propre bien qu'usé, de la lumière, des humains en relativement bonne état qui travaillait... meme faisait le ménage.



Ce qui semblait etre le chef des servant, celui qui avait tiré Johannes dans la pieces, ferma derrière eux et continua.



-Bon mieux vaut tard que jamais, heuresement que le seigneur est trop occupé a travailler pour avoir faim. Pose du bardas dans un coin et viens prendre les plats.

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Johannes La Flèche
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Message par Johannes La Flèche »

De nouveau le calme revint, à nouveau, Johannes put observer depuis son tonneau ce qui se passait autour de lui. Bien que cela avait l'air d'être tout l'inverse, le renégat ne prenait pas de risques, comme ça, sur un coup de tête. Il essayait juste de calculer ce qu'il allait faire et de concrétiser les objectifs qu'il s'était fixé. En somme, il voulait prendre des risques, certes, mais des risques "calculés" à la base....Le hors-la-loi sait ce qu'il fait, il sait pertinemment qu'il a failli y rester quelques minutes plus tôt et que sa "prise de risques calculée" est vraiment passée à deux doigts de l'échec le plus cuisant. Désormais, caché qu'il est dans son tonneau, le bandit se promit intérieurement d'observer et de réfléchir avant d'agir, avant de faire quoi que ce soit.
C'est pour cela qu'il reste pour l'instant dissimulé, c'est cela qui l'incite à repérer les environs avant toute chose. Il n'y aura pas de seconde chance s'il échoue à nouveau....


Cependant force est de constater que l'obscurité et la nuit, qui étaient jusque là ses alliées, commencent à se retourner un peu contre lui. Les seules choses qu'il arrive à distinguer correctement dans les ténèbres sont les torches qui éclairent la cour du château et les remparts. Certaines immobiles, éclairant les lieux, dégageant un petit halo jaunâtre, à la manière des étoiles dans le ciel; tandis que d'autres bougeaient, se déplaçaient, portés par les sentinelles patrouillant sur la courtine, à l'image de petites comètes ou d'étoiles filantes parcourant le ciel nocturne. Inutile de dire qu'il serait assez pitoyable de comparer ces torches et leur mouvement aux astres célestes et aux évènements qu'ils initient dans la voûte éthérée.
Mais bref, on s'en fout, cela n'avancerait certainement pas le rôdeur dans son repérage. D'ailleurs, à part ces dites torches, il ne voyait pas grand chose d'autre en fait. De grosses silhouettes se dressaient tout autour de lui: le donjon et les rempart basiquement; mais il n'arrivait pas à discerner une entrée ou juste un endroit peu surveillé pour s'infiltrer à l'intérieur du château.
Toutefois, aprés quelques instants et plusieurs plissements des yeux, le hors-la-loi parvenait à discerner ce qui semblait être une sorte d'alcôve nichée dans l'un des flancs du donjon. Par acquis de conscience, il vérifia juste une dernière fois les environs, histoire de ne pas perdre de vue un garde ou de rater une autre entrée. Mais celle qu'il voyait était belle et bien la seule qu'il pouvait espérer atteindre discrètement.

Bon. Quand faut y aller....

Le renégat souleva alors définitivement le couvercle de son tonneau et s'extirpa de sa cachette. Agir vite, agir bien. Descendant de l'estrade, il s'accroupit d'abord derrière elle, avant de commencer à marcher sur la pointe des pieds, effectuant des petits pas successifs et rapides, rasant les murs des remparts afin de se diriger vers cette entrée.
Quant il finit enfin par y arriver, le bandit se rendit compte que cette alcôve donnait en fait sur un escalier, lui-même donnant sur un accés au sous-sol du donjon. Jetant un dernier coup d'oeil par-dessus son épaule, le rôdeur put en déduire que personne ne l'avait suivit ou repéré.
Ce qui vient de se passer là, ici, maintenant, sous vos yeux de lecteurs, est tout à fait remarquable. Johannes, cette racaille sans foi ni loi mais voulant garder profil bas; ce même malandrin, qui avait échoué à s'infiltrer dans un village pourtant à moitié abandonné, se faisant prendre en otage par la suite; qui s'était fait repérer par la première patrouille d'hommes d'armes venue, dés qu'il avait posé ses pieds dans leur territoire; ce même homme qui n'était pas parvenu à enquêter secrètement auprés des villageois; ce même type qui, voulant s'infiltrer dans un donjon de nuit, avait à la place provoqué l'effondrement d'une partie des murailles dans sa tentative ratée, puis s'était fait repérer par les gardes pour ensuite se battre à quatre contre un et finir par fuir....venait de réussir sa première action discrète du jour....


Mais là aussi, le hors-la-loi ne prend pas vraiment conscience de l'importance de ce fait, à vrai dire, il est surpris et concentré sur une autre chose bien plus immédiate et urgente: une personne vient de surgir juste devant lui. Ecarquillant ses yeux, dans un pur réflèxe, le malandrin porte sa main au niveau de l'étui abritant son coutelas. Mais il s'arrête dans son geste: ne s'était-il pas juré plus tôt de réfléchir avant d'agir? C'est qu'en même temps, il s'aperçoit que l'homme en face de lui est tout aussi surpris et qu'il a l'air de tout, sauf d'un soldat sachant se battre. De nouveau, le renégat envisage de prendre son couteau pour égorger ce nouveau venu et ne laisser aucun témoin de son infiltration. Mais une fois de plus, le doute s'empare de lui. Une certaine intelligence? De l'attentisme? De la lâcheté? Qui sait ce qui retient son bras. Alors que justement en face de lui, l'homme finit par prendre la parole, servant ainsi à Johannes une opportunité en or sur un plateau d'argent.

Tout d'abord, le hors-la-loi ne sait pas trop quoi dire ou quoi faire, se laissant même embarquer par ce maître domestique afin de ne pas faire capoter son infiltration. Aprés avoir débarqué dans ce qu'il voit -pour la permière fois de sa vie- comme une grande cuisine seigneuriale: avec tout son personnel, ses meubles et ses ustensiles, (Cette exception confirmant d'ailleurs que la misère et le délabrement étaient la règle dans le Duché Maudit.) l'intendant, lui aussi en bonne santé....pour des standards moussillonnais....donna ses premiers ordres à Johannes.
Derrière son visage sérieux, une méchante envie germait en lui, celle de sauter à la gorge de celui qui se prétendait être son supérieur, pour le massacrer, lui et tout ses sous-fifres, un par un.... Aprés avoir expiré brièvement du nez, ce dernier se contenta d'un "Ouais m'sieur" à voix basse.

Ce serait juste stupide n'est-ce pas? Cela ne ferait que donner sa position et gâcher définitivement son infiltration. Alors certes, peut-être qu'il avait échoué en voulant opter pour une discrétion "absolue": on avait fini par le remarquer, mais pas pour les mêmes raisons. Il fallait jouer sur cet énorme malentendu et faire "comme les autres", quitte à prendre un peu sur soi, exercice assez nouveau auquel le rôdeur n'a jamais vraiment été confronté.
Mais qu'importe, s'il faut céder maintenant pour pouvoir l'emporter plus tard, alors qu'il en soit ainsi....
C'est avec cette optique dans son esprit que le hors-la-loi déposa ses affaires dans un coin à côté de la porte, puis commença à prendre les plats que le maître domestique avait désigné.

Le renard est dans le poulailler, et il n'attend qu'un seul mot pour pouvoir agir....
Johannes "La Flèche", Hors-la-loi
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[MJ] Neferata

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Message par [MJ] Neferata »

-Allez dépêche toi si tu ne veux pas finir comme les autres !!


Le chef des serviteur vint alors guider celui qu'il pensait comme un larbin vers une porte et ouvrit celle ci, faisant un signe de la tête a Johannes de la prendre.


-Suis simplement la musique.


Puis il retourna a ses affaire, allant voir les cuisiniers pour le repas d'autre nobliaux du château d'apres ses beuglements. C'était en tout cas une heure bien tardive pour manger mais toujours est il que le jeune bandit avait la beaucoup de chance, nul doute qu'il aurait été repéré vite si tout le monde est encore debout a cette heure.



Du moins... en ce qui concerne la noblesse, car alors que Johannes arpentait les longs corridor de la fameuse « Tour », aucun garde n'était en vue. L’intérieur était en tout cas bien étrange. Les couloir est escalier était tous recouvert d'un sol en bois ou de long tapis était la pour diminuer les bruits des pas. Le plafond était lui très haut, charpente apparente mais grandement sculpté. La luminosité était par contre bien insuffisante pour voir ce que les bas reliefs représentaient. Les murs était aussi bien décoré avec des colonnes sortant des murs et de nombreuses sculpture représentait gargouille ou autre créature... et des armures en exposition.



Tout semblait comme figer dans le temps. Une fine couche de poussière était la sur les nombreuses décorations. Les bougies ne semblait pas vouloir se consumer. Des sons se faisaient entendre comme suggérant une activé dans les étage supérieur ou inférieur.... des échos de pas et de porte. Et bien sur, une musique. Un clavecin sûrement d’après le bruit très caractéristique, bien que lointain. Un instrument d'ailleurs... plutôt rare en bretonnie... Peut être venu de l'empire. C'était une mélodie douce, apaisante mais suffisamment forte pour indiquer la direction a Johannes.



Finalement, arrivant devant une porte entrouverte, laissant paraître une pièce bien plus lumineuse... L'archer entendis quelque voix a l’intérieur... deux.



-...de paraître hors de ma zone de responsabilité seigneur... mais n'y a-t-il pas mieux a servir que le Chevalier Noir ?


Entrant dans la pièce, Johannes fut alors surpris de se retrouver dans un grand salon... de style... impérial au niveau du meublier mais bretonnien pour les décorations et emblème. Bien entendu... le jaune et la fleur de lys noir était a l'honneur. Autour d'une grande table a manger, ou se trouvait de nombreux documents et parchemins, se trouvaient deux hommes. Un assis, un vieux vêtue de vêtement aussi noir que sa barbe et poussiéreux. L'autre homme était debout, observant une carte. Vêtue de la tête au pied d'une armure. Au fond de la pièce, derrière une rideau, la source de la musique. L'instrument n'était pas visible mais une silhouette de femme jouant l'était.


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Image-La dernière grande menace du chevalier noir a été vaincu par celui ci il y a peu de temps.

Image-Pourquoi ne pas utiliser alors les serviteurs de l'ancien rival pour combattre Malbaude et prendre sa place ?

Image-Me demanderais tu de mettre a mon service des enfants capricieux qui passent leurs vie ou non vie a fuir ? Soit un peu plus malin que ça Hector.


L'homme poussiéreux grisonnant grogna mais n'osa pas répondre a celui qui était le seigneur des terres. Ce dernier d'ailleurs leva la tête pour regarder Johannes. Malgré son casque et la mince visière, le jeune bandit put voir comme la lueur des yeux du maître de maison.


Image-Je croyais avoir dit a cet abruti de majordome de ne pas me servir quand je travail...


Il soupira puis repris.


Image-Peut importe, pose nos assiette ici et va servir dame Meridisse.

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Johannes La Flèche
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Re: [Johannes la flèche] Une frontière peu frequentable

Message par Johannes La Flèche »

Le renégat s'arrêta un tout petit instant en entendant les ordres du noble engoncé dans son armure. Pendant une seconde, il pense à lui lancer le plat dessus tel un boomerang pour qu'il s'écrase sur sa face. Aprés tout, qu'est-ce qui l'empêchait de le faire? Mais une fois de plus, il finit par se raviser. La volonté de passer inaperçu, d'observer et de réfléchir avant d'agir, de réussir tout simplement son infiltration. Voilà ce qui le retenait dans ses gestes.
Même si la tentation était forte, le hors-la-loi se rappela qu'il valait quand même mieux que ce nobliau impérial et les soudards brutaux qui le suivaient. Ces gorilles se comportaient comme des gamins impatients et violents au-delà de toute nécéssité; ces types tuaient et mutilaient les gens....juste pour les tuer et les mutiler en fait, pour le plaisir, ou peut-être pour se faire remarquer, que ce soit par leur chef chétif ou bien par leurs victimes.
Hors, dans sa tête, Johannes se voulait à l'inverse de ces fiers-à-bras. C'est d'ailleurs pour ça qu'on l'a embauché, c'est surtout pour ça que, jusque là, il est ""arrivé"" à s'inflitrer dans ce château.
Pourtant, surtout vu son état d'esprit, le malandrin ne manquait pas de raisons pour se rebeller. Sans trop sourciller, il avait fait une chose qu'il aurait jugé impensable quelques temps plus tôt; une chose pour laquelle il n'était devenu rien de moins qu'un hors-la-loi: entrer au service d'un seigneur, de sa maisonnée et de son château pour devenir -ou se faire passer pour- son valet. Même maintenant il ne savait pas trop quoi penser par rapport cet acte. Et puis de toute façon, il y avait bien plus urgent à faire maintenant.

Le renégat avait put aussi voir que même dans le Duché Maudit, jusque dans cette région miséreuse et régulièrement en proie aux épidémies et aux disettes, les nobles avaient tout de même conservé....un certain sens du confort....quand ce n'est pas celui du luxe....
Les couloirs qu'il venait d'arpenter et la pièce dans laquelle il se trouvait démontraient bien cet état de fait. D'ailleurs le rôdeur avait profité d'être tout seul dans le corridor pour chiper un cuissot et quelques petits légumes dans les plats qu'il devait servir. Ce n'est pas tous les jours qu'une telle nourriture vous tombe sous la main, surtout quand on est un bandit vivant à l'écart de la civilisation. Cachant l'os de la cuisse dans sa poche et s'essuyant la bouche avec la manche de sa veste en cuir, le hors-la-loi avait fini par pénétrer dans la pièce où, d'aprés les indications du contremaître et les sons musicaux qui s'en échappaient, il devait apporter les plats.


Si Johannes se retrouvait "obligé" de jouer les bons et loyaux serviteurs, il semble que sa patience et sa relative discrétion commencent à porter leurs fruits. Même s'il ne savait pas vraiment de quoi il en retournait, la petite conversation entre le chevalier et....ce vieil homme barbu semblait contenir des informations intéressantes. Qui était ce Malbaude? Ce Chevalier Noir? Pourquoi le vieillard hésitait-il tant à le servir? Les nobles ne sont-ils pas obligés de prêter serment à quelqu'un au-dessus d'eux d'aprés ce que comprenait le hors-la-loi? Mais qui étaient donc ces "rivaux"? Et surtout, comment le malandrin pouvait profiter de cette situation? Car actuellement, il ne savait quasiment rien.
C'est à ce moment là que les aristocrates remarquèrent enfin le bandit, l'homme armuré, visiblement dérangé par sa présence, lui dit dorénavant ce qu'il doit faire.
C'est ainsi que Johannes s'exécute, posant les plats sur la table des deux seigneurs, puis s'en allant porter la nourriture restante à Méridisse, la joueuse de clavecin.
Une fois toutes ces tâches effectuées, si rien de particulier ne se produisait, alors Johannes finirait par soulever le rideau afin de sortir de la pièce. Il marcherait d'un pas aussi lent que possible, sans pour autant vouloir se faire remarquer, histoire de pouvoir entendre encore une ou deux informations sur ce qui se passait.

Toutefois, quant il finirait par sortir de la pièce, le renégat laisserait la porte entrouverte, comme il l'avait trouvé à son arrivée. Puis, marchant doucement, sur la pointe des pieds, utilisant le tapis pour dissimuler au mieux les pas qu'il ferait, Johannes se collerait au mur juste à droite de la porte, pour essayer d'écouter la suite de cette conversation décidément intéressante....
Bien sûr, s'il entend des bruits de pas dans le couloir ou dans la pièce qui viennent dans sa direction, alors il se remettrait à marcher normalement. Aprés tout, il n'est qu'un serviteur retournant à la cuisine aprés avoir servi ses maîtres, n'est-ce pas?

Ruse. Patience. Discrétion. Il doit réussir là où Viktor et ses sbires auraient sûrement échoué.
Johannes "La Flèche", Hors-la-loi
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"Être prévisible est une faiblesse"

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[MJ] Neferata

Re: [Johannes la flèche] Une frontière peu frequentable

Message par [MJ] Neferata »

Les seigneurs de la tour ne firent pas plus attention à Johannes que ça une fois la directive donnée, reprenant leurs discutions comme si de rien était alors que le bandit vint servir « dame Meridisse ». Dame dont il vit assez peu par ailleurs. N'ayant pu apercevoir que son dos couvert de ses longs cheveux noir et d'une robe blanche sans manche tendant vers le gris. Johannes vint juste mettre le repas en place avant de retourner dans la pièce ou la discussion avait clairement reprise.


Image-Soit seigneur, mais si on se met au service de Malbaude, je vois mal ce que nous avons à gagner pour l'instant. Il est toujours en campagne à combattre pour le contrôle d'un duché hors de tout contrôle. Que peut il bien nous donner ?

Image-Il ne peut certes rien nous donner à l'instant T, mais ses forces sont suffisamment nombreuses pour prendre le contrôle du Duché. Mieux vaut donc ce ranger a ses cotés tant qu'il y a des places importantes à pourvoir dans sa futur suite.


Johannes pouvait désormais être vraiment sur d'avoir bien affaire au seigneur du domaine en armure, et a son conseiller. Par ailleurs, le fait que le maître de ce patelin perdu soit couvert de la tête au pied d'acier est plutôt anodin dans un temps certes de travaille, mais non de combat. Johannes alla donc sortir, ouvrant la porte et marchant sur la pointe des pieds alors qu'il était désormais hors de vue. Il vint se placer proche de la porte pour continuer d'écouter.


Image-Tout de même maître... pour une première mission il aurait put trouvé mieux... récupérer une morveuse sans intérêt... et pourquoi pas servir de nourrice pendant qu'on y est ?

Image-Si le chevalier noir penses qu'elle mérite d'être récupéré, c'est qu'elle n'est pas sans intérêt.


Johannes n'eut cependant pas le temps d'écouter d'avantage, au même moment, des pas rapide métallique se firent entendre à l'opposer de là où l'archer se trouvait. Une silhouette en armure, la même vue dehors qui semblait diriger les gardes fut alors visible. Johannes put se dissimuler derrière un meuble alors que ce dernier entrait violement dans la salle où se trouvait le maitre du village, annonçant qu'un intrus se trouvait quelque part dans l'enceinte du donjon.


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A cela, le seigneur s'exclama presque dans un rire, ne voulant pas croire ce que lui disait son serviteur car, selon lui, il faudrait être stupide pour vouloir s'introduire ici, dans un donjon a moitié délabré.


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Cependant, il y eu d'un coup un silence de mort. La musique c'était arrêté d'un seul coup.

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Johannes La Flèche
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Re: [Johannes la flèche] Une frontière peu frequentable

Message par Johannes La Flèche »

Quand Johannes avait décidé de s'introduire dans ce donjon à moitié décrépit, il pensait que cela aurait pû être amusant de flirter avec le danger, de mettre à l'épreuve ses capacités d'infiltration et de discrétion ; il espérait aussi pouvoir voler un ou deux objets précieux que l'on aurait laissé ici ou là, sans trop de surveillance autour. Mais le hors-la-loi ne s'était en aucun cas imaginé avoir affaire à une situation si sérieuse, aux enjeux considérables, ne serait-ce qu'à son échelle. Presque malgré lui, grâce et à cause du rôle de larbin servile qu'il s'était retrouvé à endosser, le bandit était au courant d'une affaire capitale, qui ne manquerait pas d'influer sur l'avenir du Moussillon et peut-être de toute la Bretonnie. Ainsi, le nobliau impérial et son lieutenant Viktor n'étaient pas les seuls à vouloir mettre la main sur une simple gamine, un certain Chevalier Noir répondant au nom de Malbaude cherchait également à se l'approprier. Pour quelle raison? Ah, malheureusement on ne peut pas tout avoir dans la vie.
Toujours est-il que plaqué au mur, à côté de la porte, le renégat ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire. Il pensait déjà aux conséquences de sa découverte et des bénéfices qu'elle pourrait engendrer....pour lui, bien sûr....

Le rôdeur était venu ici pour s'emparer de choses matérielles et voilà qu'il se retrouvait désormais avec des nouvelles certes beaucoup moins tangibles, mais pouvant valoir littéralement plusieurs pièces d'or. Quelle personne ne serait pas prête à payer pour connaître les prochains mouvements ou les objectifs de son rival? Comment Johannes pourrait-il sortir de cette situation sur le dessus avec une telle information? C'est que désormais, tout un tas de possibilités s'offraient à lui. Devait-il rester fidèle à cet impérial blond aux yeux bleux? Fallait-il l'abandonner pour rallier ce Malbaude? Ou est-ce que le hors-la-loi pouvait jouer sur les deux tableaux? Telles étaient les questions auxquelles Johannes aurait bien aimé avoir du temps pour y répondre.
D'un coup, il entendit quelqu'un arriver à grands pas dans le couloir. Bien évidemment, cela se serait pas rigolo s'il aurait pû écouter toute la conversation sans qu'une tierce personne ne l'interrompe dans son espionnage. Ainsi, le renégat dut trouver une cachette en vitesse, sous peine de se faire attraper, de griller sa "couverture" et de terminer par là même son aventure, si ce n'est pas son existence en ce monde. Se cachant derrière le mobilier du corridor, Johannes put surtout entendre l'entrée presque fracassante du chef des hommes d'armes dans la pièce du noble et le rapport subséquent qu'il fit au duo de dirigeants: son infiltration discrète....n'avait pas vraiment été discrète. On savait désormais que quelqu'un rôdait à l'intérieur du donjon. La réponse du seigneur a presque surprit le bandit, décidément dans le Moussillon on ne connaît pas Johannes "La Flèche", ni ce qu'il est capable de faire, que ce soit sur coup de tête ou non....

Toutefois, peut-être que le sergent s'est montré convainquant, ou bien le noble a mis son arrogance de côté ; car désormais il n'y avait plus de musique, plus de sons, plus rien du tout en fait. On aurait dit que tout le monde présent dans la pièce avait été frappé par cette découverte, ce qui n'était pas du tout un bon signe pour le rôdeur. Dommage, il avait en tête de rester un peu plus dans le donjon, ne serait-ce que pour chaparder les objets qui pourraient se trouver dans ce meuble derrière lequel il était caché. L'espace d'une seconde, Johannes fut vraiment tenté d'ouvrir les tiroirs de ce mobilier pour y prendre ce qui s'y trouvait. Mais il réalisa que cela ne serait qu'une perte de temps, alors que ce même temps devient un luxe qu'il ne faut surtout pas gaspiller. C'est alors que dans l'esprit du renégat, une idée toute évidente fait son apparition: fuir les lieux. Cependant, le problème est que son sac, son arc et son carquois se trouvent toujours dans les cuisines du château. Il faut qu'il les récupère, mais comment faire le tout sans passer pour quelqu'un de suspect? Alors que la rumeur d'une infiltration ne tardera pas à circuler dans tout le château et que le patrouilles seront augmentées et renforcées en conséquence?
Pensant avoir trouvé une solution à tout cela, le hors-la-loi attendit un petit instant, toujours caché, puis il sortit de sa cachette, marchant d'un pas sec, ferme, presque cadencé sur le tapis pour qu'on puisse entendre son arrivée -et ne pas se douter qu'il les avait écouté. Parvenu au niveau de la porte, il la toqua sans pour autant l'ouvrir.

"M'ssire? Z'êtes bien là? L'chef d'la cuisine i'm'envoie pour savoir si z'avez pas b'soin d'ôt' chose." dit-il sur un ton tout à fait banal.

Quitte à prendre les gens pour des cons, autant ne pas le faire à moitié....
Si ce coup de dés réussissait et que Johannes se faisait renvoyer bouler sans qu'on ne s'attarde trop sur lui, il retournerait alors aux cuisines. A partir de là, le rôdeur chercherait un moyen d'aller dehors sans attirer la suspicion du contremaître. Peut-être qu'un "L'seigneur i'm'a dit d'apporter d'la flotte du puit." ou "Y a pas des déchets qu'i'faut j'ter dehors?" ou tout autre motif difficilement vérifiable qui ferait l'affaire. Dés que l'attention du chef serait tournée ailleurs, il prendrait son arc et son sac puis sortirait du château. Il agirait sans précipitation, sans tenter de cacher quelque chose, il ferait comme si tout était normal. Mais encore faut-il arriver jusque là.
Johannes "La Flèche", Hors-la-loi
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