Quand Tannous accosta Lucy, celle-ci était de profil, et fit semblant d’être entrée seulement pour regarder. Elle se tourna alors vers lui, elle se pencha légèrement en avant, mettant son décolleté en valeur, attirant ainsi le regard ardent du marchand vers sa poitrine tandis qu’elle glissait imperceptiblement ses mains dans son dos.
Montrant son intérêt envers les produits du marchand, Lucy parvint à focaliser Tannous sur son travail de marchand, demandant conseils et aide. Sa requête était trop vague pour que Tannous puisse lui répondre de suite, c’est pourquoi elle s’éloigna légèrement de lui.
Elle s’approcha de tout un étalage de foulards de toute sorte, certains en laine épaisse et grise, d’autres en soie, en lin, en chanvre, en feutre, en cachemire, et même de très rares et magnifiques foulards en dentelle ciselée. Allant du plus grossier au plus fin, les foulards étaient également de toutes les couleurs, du blanc le plus pur au noir le plus profond, en passant par toutes les couleurs d’automnes, de nuit, de printemps et d’été. Lucy remarqua un sublime foulard qui devait surement être en satin de soie. Il était d’un magnifique bleu nuit imperceptiblement dégradé d’une couleur soleil couchant jusqu’au bleu nuit. Dessus étaient brodés des petites étoiles légèrement brillantes, surement faites de fil d’argent. Ce foulard devait certainement coûter très cher ! En même temps il était tellement magnifique !
Lucy prit ensuite la pose, se déhanchant légèrement, appuyant sa main sur son bassin et en posant son pouce de manière à resserrer sa robe, mettant à la vue de tous, et surtout de Tannous, ses formes féminines.
Elle demanda alors à Tannous s’il avait des robes de Danseuses ou de Nobles d’Arabie, ou même des pièces spéciales qui lui conviendrait encore mieux !
Tannous allait s’empresser d’aller chercher ses plus belles robes pour sa magnifique cliente quand il se ravisa :
« Ma chère, suivez-moi donc, que je vous montre l’étendue de ma garde-robe d’Arabie. Elle se trouve par là. »
Il pointait alors une des extrémités de la grande tente.
Ils traversèrent donc le large étal de Tannous, Lucy étant juste derrière lui.
Quand ils arrivèrent à peu près au milieu du stand, Lucy remarqua que le marchand tourna sa tête vers une table cachée sous une multitude de nappes et de grands carrés de tissus. Il s’agissait de la seule table du marchand dont on ne pouvait voir ce qu’il y avait dessous. Peut-être était-ce une fausse idée, mais il était possible que Tannous cherche à cacher certaines choses sous cette table. Sauf si ce n’était rien du tout, et que Tannous regardait dans cette direction afin de vérifier l’ordre dans son magasin. Toujours est-il que la seule façon de le vérifier, pour Lucy, était de regarder en dessous.
Une fois que les deux arrivèrent au niveau de la garde-robe Arabéenne, Tannous commença à déballer avec fierté ce qu’il avait en stock, prenant une magnifique robe vert émeraude incrustée de fils dorés :
« Comme vous pouvez le voir, ici le choix ne manque pas, et il s’agit toujours d’un choix de qualité, car je suis Tannous, votre obligé ! Observez donc cette magnifique robe digne d’une princesse d’Arabie, je suis sûr qu’elle vous ira à ravir ! Allez-y, touchez là ! Remarquez comme son touché est doux, et comme le tissu est léger ! Vous savez, il fait toujours chaud là-bas, toujours plus qu’ici en tout cas, et pourtant ça n’empêche pas de s’habiller avec de longues robes comme celle-ci. Et tout ceci grâce à un tissu spécial de ma propre conception, aussi doux que l’eau et aussi léger que l’air !
Sinon, si vous ne la trouvez pas à votre goût, car elle cacherait peut-être un peu trop votre magnifique corps, observez alors cette robe de danseuse ! »
Il prit alors une robe bleu turquoise grandement décolletée, laissant voir le dos jusqu’au haut des reins, et laissant voir le bas ventre et le nombril. Elle s’arrêtait au niveau des genoux.
« Observez comme cette robe mets en valeur les courbes féminines, sans jamais tomber dans la provocation ! Alors, qu’en pensez-vous ? »