Théodora finit par aviser un enseigne montrant un homme rougeaud assis sur un tonneau. Le dessin étant on ne peut plus clair, elle poussa la porte de l'établissement, se retrouvant dans une salle basse de plafond, bruyante, enfumée et faiblement éclairée. Des cris grossiers saluèrent son entrée. Feignant de ne rien entendre, la jeune femme se rendit au comptoir et tenta d'attirer l'attention du tenancier.
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Effendir sirotait une boisson immonde, du genre de celle que les humains appellaient bière, lorsqu'une jeune femme (chez les elfes, elle aurait même été encore une enfant) pénétra dans l'établissement. Comme il fallait s'y attendre vu la faune qui fréquentait cet endroit, son arrivée fut saluée par des hurlements et des sifflets. Grossiers, puants et ivrognes, voilà bien des caractéristiques convenant aux hulmains, se dit l'habitant des bois.
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Après avoir détaillé de manière approfondie la silhouette de Théodora, l'aubergiste lui répondit d'une voix rauque et chargée d'un lourd accent:
El' Grafsmund, c'ti cela que vous cherchez? J'vois qu'la bourgeoise fréquente le beau monde. T'vé diu, en sortant d'ici, tourner à gauch' pis, quant v's'rez sortie dl'à rue, c'est à droite, et vous continuez sur el' rue pendant une demie lieu. Là, vous s'rez en plei chez les rupins.
Après avoir remercié l'aubergiste, Théodora fit mine de se retourner pour partir. Mais, à ce moment là, deux jeunes hommes, crasseux et aux visages patibulaires, se levèrent et se placèrent sur son chemin.
Hé ben, l'amie? Tu nous quittes déjà? Ct'i pas gentil ça. Tu resteras bien quelques minutes de plus, pour discuter avec le bon Rupert non??