[Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.

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[MJ] Mort Noire
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

La main posée sur la poignée de la porte, Ombeline la poussa. En vain. La porte était verrouillée, et l'auberge semblait complètement calme. Visiblement, tant les clients que les tenanciers étaient aller se coucher. Il faut dire qu'elle aurait du s'en douter. Une auberge dans ce lieu quasi désert ne devait abriter que des voyageurs, des gens de passages, peu enclins à trainer jusqu'aux petites heures dans un boui-boui campagnards, mais plus probablement désireux de reprendre la route dès les premières lueurs de l'aube.

Et puis, de toute façon, l'absence de lumière et de son provenant de l'établissement aurait du lui mettre la puce à l'oreille. Mais elle se trouvait désormais dans une situation délicate: l'aube allait se lever, et elle n'avait plus beaucoup de choix: essayer de réveiller l'aubergiste? Ouvrir une grange et s'y abriter pour la journée? Ou bien chercher un abri à proximité du hameau?
Sorry du retard et du post court, peu de temps.... :( :( :( :(
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

Pas de soucis =)
Lorsqu’elle actionna la poignée et exerça une pression sur cette dernière dans le but de l’ouvrir, Ombeline s’aperçut que l’auberge était fermée quand la porte refusa obstinément de bouger. La jeune femme resta un moment en plan sur le parvis du bâtiment, quelque peu surprise et décontenancée par cette nouvelle difficulté. Si elle se doutait bien que la forge et la mercerie dormaient encore, elle ne pensait pas pareil en ce qui concernait l’édifice devant lequel elle se trouvait. L’aube n’allait certes pas tarder à se lever, mais elle aurait pensé que le bâtiment serait encore ouvert pour les différents voyageurs intrépides qui sillonnaient les routes et qui désiraient prendre un peu de repos, et ce à n’importe quelle heure et pour des raisons qui ne regardaient qu’eux. Exactement et en tout point comme elle.

D’un autre côté, il était vrai que le tenancier devait à un moment ou à un autre abandonner toute lutte contre la fatigue qui le tiraillait, et par la même occasion son commerce le temps de s’accorder quelques instants de repos. Son auberge se retrouvait ainsi sans personne pour s’occuper du service, sans surveillance ce qui pouvait mettre à mal la sécurité de ses clients si une personne mal intentionnée jetait son dévolu sur la taverne.

Mais dans ce cas, si jamais un client se présentait à une heure inconvenante, alors que le propriétaire des lieux était en train de dormir, comment annoncer sa présence ? Le tenancier ne pouvait pas non plus laisser de potentiels clients dans le froid de la nuit, seul et isolé, alors qu’au dehors rodaient des dangers dont il valait mieux taire le nom. Ombeline songea que si elle le voulait, elle pouvait se faire remarquer pour que quelqu’un lui ouvrât, en tant que pauvre voyageuse errante sur les sentiers de l’Empire. Il suffisait de tambouriner à la porte, ou bien de crier à la fenêtre pour que l’actuelle auberge qui lui affichait sa porte de bois en guise d’accueil ne se transformât en refuge empli sûreté et de quiétude face à l’astre diurne.

Encore que montrer ostensiblement sa présence au tenancier lui attirerait forcément quelques questions, sur ses origines, sa route, et aiguiserait d’autant plus sa curiosité qu’elle voyageait seule et de nuit. Des questions indiscrètes qui pouvaient s’avérer être fâcheuses aux vues de ses vêtements de qualités qu’elle arborait, et qui, bien que déchirés, ne seyaient pas à une simple marchande.

Les premiers voyageurs qui sortiraient pour continuer leur périple, et qui ouvriraient ainsi les portes du bâtiment ne le feraient qu’une fois que le soleil aura commencé à darder l’horizon de ses rayons lumineux. Une heure à laquelle les commerces devraient en théorie s’ouvrir également. Elle qui souhaitait justement attendre dans l’auberge, en se cachant des faisceaux solaires, que la mercerie ouvrât afin d’acheter quelques vêtements plus passe-partout voyait son plan tomber à l’eau.

Désormais, elle n’avait pas autre choix que d’attendre à l’extérieur que l’aube se levât. Il lui fallait donc trouver un endroit sûr sous lequel se protéger de son ennemi quotidien et naturel, un refuge où elle pourrait également savoir le moment où les petits commerces s’ouvriraient. Ombeline repensa aux granges qu’elle avait aperçues la premier fois que le hameau lui été apparu. Ne s’étant jamais particulièrement intéressée à la paysannerie, elle ne connaissait pas réellement l’utilité de ces remises, mais se doutait que certaines devaient servir à entreposer les outils dont les villageois s’empareraient lorsque le temps d’aller aux champs serait venu.

Certains de ces bâtiments étaient réellement en piteux état, aussi Ombeline doutait que les granges les plus atteintes par les intempéries ne servissent encore. Elle trouva les vestiges d’une de ces constructions dont le toit crevé ne protégeait plus son contenu contre les bourrasques de vent et la pluie. Le mortier s’étant effrité, de nombreuses pierres manquaient à l’appel, et celles qui demeuraient encore étaient en partie couvertes d’une mousse verte et légèrement humide. Un lierre invasif attaquait lentement mais sûrement les murs au rythme de sa croissance naturelle mais destructive, s’employant à déchausser les pierres de leurs joints sous son étreinte enchevêtrée.

La porte avait depuis longtemps disparu, et les seuls vestiges qui témoignaient de sa présence d’autrefois n’étaient que deux gonds de métal rouillé à moitié arraché. De l’entrée de l’ancienne remise ne substituait ainsi plus qu’un grand trou noir qui béait sur l’extérieur du village, et dont la régularité des contours s’émoussait au fur et à mesure de la destruction des murs. A l’intérieur, Ombeline ne trouva là que les restes d’une charrette défoncée ainsi qu’une charrue corrodée dont le versoir avait été démis depuis longtemps.

Si l’endroit était loin d’être confortable, il permettrait au moins à la jeune femme de s’abriter des regards et du soleil. Par les interstices entre les pierres, elle serait en mesure d’observer tout à son aise le village, et également d’avoir vent de l’ouverture de la mercerie sur laquelle elle avait une vue imprenable de sa cachette.

Au moment où elle aurait le moindre signe d’une quelconque activité, elle sortirait sans être vue de la grange par la porte dérobée menant sur l’extérieur du village et se précipiterait dans le bâtiment qu’elle convoitait.
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Objets particuliers:
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Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


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- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
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- Domination (DDS)
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- Littérature
- Linguistique
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- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
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- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
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- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
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[MJ] Mort Noire
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »


Attention, tu n'as pas bien lu ce que j'avais noté... Les autres bâtiments étaient en moins bons états, mais PAS abandonnés. Je vais donc corrigé cela...
En entrant, elle ne trouva que les restes d’une charrette défoncée ainsi qu’une charrue corrodée dont le versoir avait été démis depuis longtemps. Du moins, c'était ce que le pitoyable éclairage lunaire lui permettait de voir, mais, bien rapidement, une fois qu'elle eut contourné ces ruines agricoles, il devint clair que le bâtiment n'était pas aussi abandonné qu'elle le croyait: devant elle, des stalles, sales et patinées par le temps, mais solides et en bon état, s'étalait sur une vingtaine de mètres de long, contenant foin, grains, outils agricoles ou servant à entreposer divers biens dont les propriétaires n'avaient visiblement aucun usage pressant, sans toutefois vouloir s'en débarrasser.

Après quelques instants de réflexions, elle se rendit compte que si l'aspect général de ces remises était plus négligés que celui des habitations, c'était pour une raison très simple: personne n'y vivait, aussi une fuite quelconque ou un courant de vent froid n'importunait personne, alors que de tels soucis requéraient une intervention rapide dans un bâtiment habité. Les paysans ne se souciaient donc probablement guère de l'état du tout, tant qu'il ne courrait pas le risque de s'effondrer.

Mais cela voulait dire aussi que, si elle s'abritait là, elle courait le risque d'être surprise par l'un ou l'autre paysan, qui passerait récupérer son matériel avant de partir aux champs. La cachette n'était donc plus si sure, et il lui fallait voir si en trouver une autre ne serait pas plus indiqué....
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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

Confortablement installée sur un tas de foin, Ombeline attendait patiemment que l’aube se lève, regardant par intermittence à travers les interstices des murs de pierre la porte fermée de la mercerie. Jusqu’à présent, rien encore ne laissait prévoir l’activité soudaine qui ferait bientôt vivre le village et ses commerces ; elle ne percevait que le souffle du vent dans les ruelles vides et le faîte feuillu des arbres, ainsi que le renâclement de quelques animaux sauvages qui, s’ils étaient éloignés, pouvaient être entendu de la fine ouïe de la jeune femme. Une atmosphère de calme et de quiétude propice à la réflexion, aussi se plongea-t-elle dans le fil de ses pensées avec ce détachement coutumier qui la caractérisait, sans qu’elle ne s’en aperçût vraiment.

Il était finalement fort possible que l’on se rendît dans ce même bâtiment où elle se trouvait. Si certains outils avaient été détruits ou rongés par le temps, d’autres pouvaient encore attirer toute l’attention de quelques paysans scrupuleux de bien faire leur travail dans le but de fournir à leur famille et à eux-mêmes de quoi se sustenter. Malheureusement pour elle, cette remise, bien qu’en partie délabrée, accueillait en son sein des compartiments encore assez solides pour y parquer du bétail qui devait pour le moment être dans les pâturages avoisinants. Ombeline doutait que ce fut là le danger immédiat qui la guettait, contrairement aux autres instruments nécessaires aux villageois pour s’occuper de leurs glèbes. Tout un attirail de bêches, cognées, faux, râteaux et d’araires attendaient une main rugueuse et calleuse les emmener aux champs pour effectuer la tâche pour laquelle ils avaient été conçus. Non, attendre dans cette étable n’était pas une bonne solution.

La vampire resta toutefois assisse sur ce foin qui serait probablement donné à quelques bovins d’ici la fin de la saison. Immobile et stoïque, elle demeurait là comme une statue superbement ciselée dans un marbre du plus pur, dont les traits magnifiques et songeurs exprimaient cependant l’indécision. Loin de s’occuper de cette aube naissante qui l’épiait sous la surface de l’horizon, et de cette vie encore dormante qui menaçait à chaque instant de s’éveiller sous les toits des maisonnées, la jeune femme portait ses pensées sur chacune des options qui s’offraient à elle.

Si elle restait dans cette étable, elle se ferait indéniablement découvrir. Que penseraient alors les villageois qui découvriraient une jeune femme se cachant dans l’une de leurs remises ? Probablement de la suspicion et de la méfiance qui nourriraient là une curiosité malsaine, et elle doutait d’être par la suite libre de ses choix prochains. D’autant plus que le village comportait une auberge, pourquoi une voyageuse innocente ne s’y réfugiait-elle pas ? Elle avait bien connaissance de toutes les rumeurs auxquelles les gens de campagne étaient sujets, à ce folklore qui alimentait leurs peurs les plus profondes tellement utiles aux prêtres et autres charlatans pour assoir leur autorité. On trouverait alors en elle la présence du Chaos répandant la maladie et causant la mort précoce d’un enfant bas âge, sans parler de celle d’un poulet et d’une vache trois semaines auparavant. Son sort aurait ainsi été scellé sans plus autre forme de procès.

Elle pouvait toujours quitter ce village pendant qu’il en était encore temps, et regagner la forêt et le couvert des arbres. Cependant, elle doutait que le dais touffu le fut assez pour repousser les rayons solaires, épargnant ainsi à sa peau sensible cette luminosité perçante capable de la brûler. Il lui faudrait alors trouver un abri susceptible de la protéger, et il n’était pas certain que l’orée des bois regorgeât de ce genre de cachette naturelle. De plus, si elle souhaitait progresser dans son voyage, il fallait qu’elle s’en donnât les moyens, et ce n’était pas en reculant sans cesse ou en évitant les hommes qu’elle allait y parvenir. Et après ces dizaines d’heures d’errance à travers la forêt, seule de nuit sur la route, elle n’en pouvait plus de ce panorama végétal qui emplissait son champ de vision.

Demander à l’un des habitants de l’héberger était là aussi hors de question, quand bien même fussent-ils accueillants. Pourquoi une inconnue leur demanderait un tel service alors qu’une auberge se tenait là, à proximité ? Une fois de plus, cela attirerait de la curiosité quant à sa présence et à son souhait de passer plus ou moins inaperçue aux yeux du village tout entier. La promiscuité avec son hôte l’obligerait également d’une façon ou d’une autre à en révéler d’avantage qu’elle ne le voulait, sous peine de s’attirer son animosité avec un lourd silence en réponse à ses questions, et de risquer de se voir être mise à la porte alors que le soleil serait haut dans le ciel. Elle pouvait également demander asile et éliminer la pauvre âme charitable qui lui fournirait un toit, mais cet acte en lui-même la répugnait, d’autant plus qu’elle se retrouverait avec un cadavre sur les bras qui serait découvert un jour ou l’autre, et qui raviverait les braises de la peur dans le cœur des humains. Il n’était pas certain qu’on lui attribuerait ce fait, encore fallait-il que l’on se souvînt de son visage, mais il s’agissait-là de l’un de ces sentiments qu’elle préférait éviter.

A l’abri dans cette remise, la vampire soupira faiblement. Il ne lui restait ainsi plus qu’une seule solution, qui n’était pas autre que l’auberge à la porte fermée. Elle se leva en retirant la paille qui s’était coincée dans les replis déchirés de sa robe, de façon à ce que l’on ne pût savoir qu’elle venait de s’arrêter dans la remise, et remua par la même occasion le foin tassé sous son poids. Puis elle quitta le bâtiment pour aller frapper dignement à l’auberge, l’état piteux de sa robe en lambeau ne parvenant pas à déteindre sur son port altier. Peut-être réveillerait-elle le tavernier, mais s’il verrouillait toutes les nuits son commerce, il devait être habitué à ce qu’on le sortît de son lit. Et il pouvait bien se montrer bourru tant qu’il ne posât pas trop de question, ou n’insistât pas sur ce point. Après tout, c’était un tenancier, les affaires de ses clients ne le concernaient pas, et ce à plus forte raison si ces dernier le payaient correctement.
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

Elle dut cependant frapper à plusieurs reprises avant qu'une quelconque marque d'agitation ne se fasse entendre. Puis, soudain, une série de ronchonnements fatigués se firent entendre, alors même qu'un pas lourd descendait péniblement vers le rez-de-chaussée. Après quelques instants encore de patience, l'aubergiste parvint à la porte.

Un léger glissement métallique se fit entendre, puis une lueur orangée se fit voire, reflet de la lampe à huile que devait porter l'homme. Cependant, la porte ne s'était pas ouverte pour autant. Seule un petit volet avait coulissé, dévoilant une face sale et bouffie autant par la graisse que par le sommeil. De petits yeux plissés et méfiants dévisagèrent Ombeline, avant de se tourner à gauche et à droite, scrutant les ténèbres à la recherche de tout ce qui pouvait s'y dissimuler, brigands, déserteurs ou pillards, Ombeline ne savait trop.

Enfin, les yeux inquisiteurs revinrent se fixer sur la jeune femme, et une voix revêche s'adressa rudement à elle:

"Et quoi? S'est-y que Morr est partit en laissant les portes de Son Royaume ouvert, avec toutes les âmes des morts libres de se balader ici bas et de flanquer le boxon, ou bien s'est Sigmar qui s'est mis à faire tomber des comètes avant l'aube, pour que vous puissiez ainsi déranger les braves gens qui dorment? Et dans cette tenue en plus? Non, sincèrement, dites moi pour quelle raison je devrais ouvrir cette porte plutôt que de remonter me coucher et profiter d'un sommeil honnêtement mérité? Ou, mieux encore, pourquoi n'irais-je pas chercher mon bon vieux tromblon sous le bar, pour vous faire gouter à mon plomb, puisqu'à voir vos habits, je ne gouterai probablement jamais à votre or?"
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

Elle frappa fermement à la porte, assez violemment pour que l’aubergiste pût entendre sa demande à travers les murs du bâtiment. Elle attendit patiemment, tendant l’oreille en guettant le moindre signe annonceur d’une présence, mais rien ne vint perturber le silence qui l’entourait. Elle le brisa à nouveau, avec plus d’ardeur que la première fois, bien décidée à ce qu’on lui répondît. Ce ne fut qu’au bout de la troisième qu’une personne se réveilla enfin. Si elle ne put percevoir le bruit d’un corps qui se lève d’un lit, son ouïe des plus fines repéra aisément les pas maladroits de ce qui devait être un aubergiste somnolant qui descendait les escaliers. Il lui sembla entendre quelques jurons et grognements tellement recherchés qu’ils démentaient le fait qu’il ne fût qu’un pauvre homme abruti de fatigue, comme il aimait se qualifier entre deux imprécations alambiquées et aux tournures douteuses.

Bientôt, les bruits de pas furent justes au-derrière de cette porte qui séparait la jeune femme de ce refuge convoité. Malheureusement, l’ensemble de bois dur et noir ne pivota guère pour la laisser passer ; un petit volet métallique calfeutrant le judas de la porte s’ouvrit, laissant apparaitre un visage graisseux creusé par la fatigue. Il était difficile de parvenir à déterminer si les poches situées sous ses yeux provenaient du manque de sommeil ou d’un sérieux manque d’hygiène ; quoi qu’il en soit, cette soudaine apparition déformée par la pâle lueur d’une lampe à huile la fit reculer quelque peu de dégoût. Il dévisagea Ombline, l’air suspicieux, et regarda par la suite de chaque côté des épaules de la voyageuse dans le but de discerner Sigmar savait quoi.

Alors il l’apostropha vivement, lui lançant des prédications au visage comme si elle était l’unique responsable de ce dont il parlait. La véhémence de ses propos fit baisser de honte la tête de la pauvre voyageuse égarée qu’elle était, qui ne demandait qu’un toit où s’abriter l’espace de quelques heures. Lorsque l’aubergiste mentionna les démons de Morr qui arpentaient les routes sous un nuit sans lune, libérés de la mort, la jeune regarda peureusement autour d’elle de peur de voir l’une de ces âmes décharnées à l’orée de la forêt. Elle n’osa pas porter son regard en direction du ciel, de peur d’y voir la réincarnation symbolique de l’homme qui était devenu un modèle pour tous les pauvres hères de son genre, habillée d’un tas de loque qui la faisait ressembler à une trainée. Quand il mentionna l’idée d’aller chercher son tromblon pour lui apprendre les bonnes manières, elle enfonça craintivement sa tête entre les épaules, de peur de recevoir un mauvais coup sur la tête si l’aubergiste tenait à lui administrer une correction, bien que plus légère que celle qu’il venait de supposer. La pauvre fille fixait sur l’homme des yeux apeurés et emplis de candeur qui attestaient bien de sa juvénilité.

Elle les avait bien cherchées, cependant, ces paroles courroucées. Qui était-elle pour oser réveiller un brave homme qui ne devait pas avoir la vie facile, et se présenter face à lui aussi misérablement vêtue qu’elle ne l’était actuellement ? Une simple voyageuse, une potentielle et jeune cliente, certes, mais qui n’avait d’aucune façon le droit d’obliger son prochain à sortir de son lit encore tout chaud. Ni même peut-être à lui causer cette peur qu’elle venait de lui infliger. Elle comprenait sa réaction. Se lever n’avait pas dû être un grand plaisir, et encore moins à cette heure, ce qui l’avait probablement mis dans une humeur qui devait être tout sauf joyeuse. Voyant qu’il ne faisait pas encore jour, la méfiance et l’appréhension s’étaient emparées de son corps à mesure que son esprit embrouillé par la fatigue tentait de quitter son engourdissement et sa torpeur si possessifs. Les histoires de morts-vivant et de cadavres parcourant le monde nocturne, vestiges de ses cauchemars qui le guettaient sous la surface du sommeil le harcelaient de leurs aiguilles acérées, jusqu’au moment où il s’était aperçu qu’il n’avait devant lui qu’une pauvre jeune femme dans un état déplorable qui lui demandait simplement l’autorisation de pouvoir rentrer. Lorsqu’il s’était rendu compte de son erreur, il avait tenté de caché son soulagement et le sentiment d’idiotie que lui seul ressentait derrière les effets de la fatigue et d’une forte mauvaise humeur que trahissait son ton agressif.

Ton agressif qui avait porté ses fruits sur la jeune femme, qui ne savait plus quoi répondre, muette de peur et de consternation alors qu’elle venait de se rendre compte de ce qu’elle venait de faire subir à l’homme. Pas étonnant qu’il se fût emporté sur elle. Mais Ombeline ne voulait pas mourir. Elle ne voulait pas que l’homme aille chercher son tromblon pour lui tirer dessus, ni que les créatures de Morr dont il avait parlées ne s’attaquent à elle par cette nuit froide et obscure, ni même encore qu’une comète à deux queues ne la frappe de plein fouet. Elle risqua finalement un œil craintif en direction du ciel, et voyant que nulle représentation divine n’apparaissait dans le ciel, prit cela pour un signe et formula piteusement une réponse à l’aubergiste en gardant la tête baissée.

« Je… J’chui désolée, M’Sieur, j’voulais pas vous réveiller. ‘Juste que j’veux pas rester toute seule dehors, avec tous ces trucs qui rodent la nuit… J’peux payer, s’il le faut… »

Fréquents coups d’œil derrière elle, voix chevrotante qui parfois partait dans les aigus lorsqu’elle ne parvenait plus à se maîtriser. La jeune fille apeurée montra quelques piécettes à l’aubergiste, signe qu’elle pouvait payer, avant de les remettre dans sa poche, à côté de sa bourse, afin qu’elle n’ait pas à faire étalage de sa richesse en montrant cette dernière bien remplie si elle devait la sortir pour payer. Comment une pauvre paysanne comme elle pouvait-elle espérer vivre si elle exhibait la totalité de ses maigres possessions, sans parler des morts-vivants qui erraient au-dehors à son insu si elle s’en référait au discours de l’aubergiste ? Inutile de prendre des risques s’il avait raison. Il fallait qu’elle trouve un abri sûr, et l’inoffensive jeune femme à la vêture à l’état lamentable l’avait trouvée en cette auberge.
S'il faut que je subisse un teste pour "convaincre" l'aubergiste, je me rends compte que je ne possède pas réellement de compétence pour m'aider dans ce cas-là. Eventuellement "Comédie", bien que la description ne corresponde pas vraiment... 'Me demande si "Innocence Perdue" ne pourrait être utile aussi, pour bien marqué que je suis inoffensive.
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- Force accrue
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[MJ] Mort Noire
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

pas de test, ton aspect suffit. Les paroles de l'aubergiste, c'est juste parce qu'il est énervé d'avoir du se lever ainsi...
L'aubergiste plissa ses yeux encore bouffis de sommeil, marmonna à mi-voix quelques grossièretés étouffées qu'il pensait probablement trop basses pour qu'Ombeline les entende, puis déverrouilla sa porte et, sur un ton grognon, l'invita finalement à entrer, tout en ajoutant:

"La chambre, c'est dix pistoles. Et on paye d'avance."

Voyant clairement qu'à la tête de l'homme, toute négociation se révèlerait inutile, voire même contreproductive, Ombeline sortit, à regret, dix pièces de sa poche et les aligna sur une table crasseuse qui se tenait non loin d'elle. La dépassant après s'être emparé des pièces, l'aubergiste se dirigea vers un comptoir derrière lequel pendait une dizaine de clefs de bronze. En saisissant une, il la lui tendit en grommelant vaguement quelques mots de plus desquelles émergèrent les termes "escalier", "monter" et "à gauche", ce dont Ombeline conclut qu'il venait de lui indiquer le chemin vers sa chambre.

Toute indication était cependant inutile, avec le numéro de la clé seul, elle parvint sans problème à trouver la porte de sa chambre à l'étage. Un regard rapide à l'intérieur lui révéla qu'elle se tenait dans une pièce petite, mais soigneusement entretenue. Se posant lourdement sur le lit, Ombeline se demandait si il n'était pas temps d'aviser sur sa situation et de préparer les futurs jours...Ou bien de simplement dormir tout son saoul....
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • A travers le judas, la jeune femme put constater que ses paroles avaient fait mouche, ou que l’aubergiste semblait bien plus grognon plutôt qu’être le mauvais bougre pour lequel il aimait se faire passer. Cette générosité d’âme ne l’empêcha pas pour autant de laisser filtrer quelques jurons bien placés envers la pauvre passante qui se trouvait devant lui et tous les autres voyageurs qui pensaient, selon lui, que tout leur était acquis. Ombeline conserva un visage quelque peu égaré, juvénile, n’étant pas censée avoir entendu les imprécations du gros homme.
    Un verrou grinça et claqua, et la porte fit de même une seconde plus tard, alors que l’aubergiste se déplaçait sur le côté, lui dégageant le passage dans une invitation bien plus renfrognée et bourrue que cordiale.

    Au moment même où la jeune femme posa un pied sur le seuil du bâtiment, l’éveillé prématurément lui bloqua à nouveau le passage et exigea dans sa bonhommie légendaire les dix pistoles requises pour une chambre, somme qui, non contente de faire hausser un sourcil interrogateur à Ombeline, ne manqua pas de lui faire espérer que ladite chambre serait à la hauteur du prix demandé. Et elle n’avait pas d’autre choix que de payer d’avance, sans quoi il lui serait permis d’étudier la qualité du bois, ainsi que toutes ses rainures de bien plus près. Retenant avec bien des difficultés un long soupir lassé, la jeune femme récupéra de sa main gantée, ou ce qu’il restait dudit vêtement, les quelques sous qu’elle avait placés en-dehors de sa bourse de cuir, les comptant mentalement avant de les offrir à la vue de l’aubergiste. Ce dernier s’en empara avec une avidité certaine, arrachant presque au passage de sa grosse patte la fine et fragile main de la douce créature. Alors seulement le passage autrefois occulté par l’imposante carrure de l’homme lui fut complétement ouvert.

    Ce dernier lui tourna le dos et s’engagea dans la grande salle, que la vampire eut tout le loisir d’observer, et elle se demanda alors le bien-fondé des dix pistoles demandées. Des bancs rustiques, des tables qui l’étaient tout autant en plus d’être crasseuses, un sol mal nettoyé d’où émanait des miasmes d’aliments et de sauces avariées tombés au sol et repoussés dans les coins…. Et l’amer sentiment de s’être fait voler devant ce spectacle guère reluisant qui assaillit ses sens.
    L’aubergiste ne tarda pas à revenir en lui tendant une clef dont elle se saisit avec bien moins d’empressement que lui ne l’avait fait pour ses pistoles.

    « Pardonnez mon outrecuidance, mais… un bain serait-il compris dans le prix que vous m’aviez demandé ? » demanda innocemment Ombeline, écartant les bras afin que l’homme pût constater son apparence lamentable, et son accoutrement qui l’était également.
    L’aubergiste la regarda dans une expression des plus insolites ; ses traits ainsi que ses yeux bouffis exprimaient un état de fatigue avancé, tandis que ses sourcils et sa bouche entr’ouverte trahissaient son incrédulité devant la question posée.
    « V’z’êtes pas sérieuse ?! Et pis quoi encore, pourquoi pas le menu et un cheval, tant qu’vous y êtes ! C’est quatre pistole supplémentaires.»

    S’il fallait espérer que la chambre fût correcte, il fallait également souhaiter que ce ruffian ne se comportât pas de cette manière en présence d’autres clients, auquel cas il ne risquait pas de les voir revenir en ce lieu malfamé à l’accueil aussi déplorable que l’hygiène proposée. Ce qui se ferait lourdement ressentir sur le revenu de l’auberge, et par conséquence sur sa qualité. Un cercle vicieux, qui pourtant ne demandait pas grand pour être inversé, mais ça, le tenancier semblait ne pas l’avoir compris.
    Oui, la jeune femme craignait vraiment pour la pièce dont elle allait hériter.

    Toujours fut-il qu’elle allongea la somme demandée. La jeune voyageuse n’avait pas vraiment le choix. Son apparence lui disconvenait au plus haut point, sans parler de sa vêture qui partait en lambeau. Mais si elle ne pouvait rien faire pour son accoutrement, encore pouvait-elle influer son allure. Quatre piécettes allèrent bientôt s’échouer sur une table poisseuse, adhérant à une fine membrane graisseuse qui luisait sous la chiche lumière de l’édifice.

    L’homme la couva d’un regard sévère et hargneux, comprenant qu’il ne rejoindrait que bien plus tard son lit tant désiré en prenant conscience de la nouvelle tâche qui lui avait été confiée. De sa voix pâteuse mais non moins fulminante, il lui indiqua avec éloquence et panache l’endroit où se situait sa chambre, après quoi il s’en retourna trifouiller dans la réserve de son établissement.
    Comprenant qu’il venait de lui donner congé, la jeune femme suivit docilement les indications de l’aubergiste, très simple à vrai dire, et parvint devant une nouvelle porte dans laquelle elle introduisit la clef qu’elle venait d’acquérir.

    Elle entra alors dans une pièce pour le moins exigüe, mais également, à son grand soulagement, assez propre. Bien plus en tout cas que le boiton du bas. Bien que la pièce possédât le minimum vital pour correspondre à l’image que l’on avait d’une chambre, Ombeline était tout simplement ravie. Depuis combien de temps n’avait-elle pas vu un lit ? Depuis combien de temps devait-elle sans arrêt chercher un abri, se protégeant des voyageurs qu’elle était forcée d’égorger devant tant d’insouciance, mais également de l’astre diurne, qui lui en voulait tellement semblait-il, qu’il revenait la harceler chaque jour ? Pour la première fois depuis un moment qui lui parût être une éternité, la jeune femme pouvait enfin aspirer à un repos bien mérité. Mais avant, elle devait encore patienter quelques minutes.

    Une respiration hachée, des grognements tributaires d’un effort physique violent, de lourds pas qui s’engageaient dans l’escalier… et une porte qui s’ouvrit à la volée, soulevant ses cheveux défaits et cuivrés. L’aubergiste, faisant fi des règles de la bienséance et de la politesse que l’on attendait de la part d’une personne de sa condition, entra sans prévenir, du moins le croyait-il, trainant avec lui une grande bassine encore vide. Son bain ! Elle l’avait oublié, tout aussi tête en l’air qu’elle était ! Et voilà que ce brave homme lui rappelait le pourquoi des quatre pistoles dépensées quelques instants plus tôt. Seul un esprit chagrin se serait attardé sur son entrée des plus tapantes, le désignant là comme un rustre uniquement de par son incartade.

    Ombeline l’accueillit avec un grand sourire reconnaissant et avenant, passant outre les regards meurtriers que le rustaud lui envoyait par-dessus son épaule. Là était donc le secret de l’auberge ! En dépit de l’hygiène des plus abjectes et de la divine jovialité de l’honnête homme, ce dernier était un véritable parangon de serviabilité. Sa philanthropie écrasait de loin toute fredaine de sa part, et Ombeline comptait bien lui en rendre hommage à chaque fois qu’il remontât les escaliers, chargé comme le benêt qu’il était de ses seaux emplis d’eau froide. Elle distillait ainsi ses sourires et ses remerciements dès l’instant où un nouveau récipient fut vidé, et sur son visage, on eût pu y voir toute la candeur de ces traits angéliques qui contrastait tant avec ceux, harassés, du cabaretier.

    Bientôt, mais peut-être pas assez pour le noble homme, la bassine fut pleine, et ce dernier put enfin aller s’enquérir d’un repos qui, hélas pour lui, ne rendrait pas hommage au travail fourni ; dans moins d’une heure, le soleil caresserait de ses rayons dorés le dais feuillu de la forêt, et les premiers clients ne tarderaient pas à se lever.
    Après que le tenancier eût claqué la porte un peu fortement au goût si raffiné de la jeune femme, celle-ci retira la parodie de robe qui lui seyait tellement, et se plongea dans une eau glacée.
    Un frisson ne tarda pas à la parcourir, un frisson vivifiant qui la détendit complètement. Drapée de cette onde qui n’était plus aussi translucide que lorsqu’elle fût tirée à sa source, la jeune femme se laissa aller. Ignorant la morsure du froid, elle s’y délassa placidement, ouvrant les portes de son esprit à un flot de pensées éparses et diverses, planifiant son avenir.

    Qu’allait-elle bien pouvoir faire ? Son envie de se mêler aux humains ne cessait de la tourmenter, une envie lubrique qui aiguisait ses sens, attisait la flamme de ses lubies versatiles alors qu’elle se fourvoyait elle-même, se sentant ainsi plus vivante qu’elle ne l’était réellement. Folâtrer avec la noblesse, badiner avec les courtisans, marivauder comme elle l’avait toujours fait avec ces rodomonts au rythme de leurs élucubrations. Se forger une réputation, papillonner de réception en réception, se voir attribuer le bonjour de tel duc ou duchesse, se délecter de mets délicats dans des couverts d’argent, déguster des millésimes dans des canthares d’or… En un mot, vivre.

    Mais pas de la façon dont pourrait se satisfaire ce pauvre aubergiste qui lui avait rempli si galamment ce bain. Non, il lui fallait vivre dans l’élite de la société, avec tout le faste et le luxe que cela nécessitait. Bien qu’elle fût une vampire, elle prenait toujours goût à ces choses si simples que la vie pouvait offrir. Etait-ce par ambition, par penchant pour le confort, pour satisfaire sa suffisance, ou pour retrouver les joies et les habitudes de l’innocente fillette de dix ans qu’elle avait été un jour ?
    Elle ne possédait pas vraiment de réponse à cette question, et n’était pas certaine de vouloir la trouver.

    Un autre côté de sa personnalité la tiraillait également. Depuis qu’elle s’était un jour plongée dans un livre renfermant des sciences occultes et partiellement oubliées, une part de son âme ne cessait d’y revenir sans arrêt, sans qu’elle pût faire quoi que ce soit pour tenter de l’oublier. Comme si un fragment de son esprit se retrouvait entravé par la magie noire, les arts sombres semblaient la harceler sous la surface de sa conscience, lui murmurant sans relâche des promesses de puissance et de pouvoir. Quoi qu’elle en dît, ses pensées et ses envies faisaient écho à ces paroles douceâtres ; elle n’était pas aussi désintéressée qu’elle aurait voulu l’être.

    Mais où pourrait-elle bien satisfaire chacun de ces désirs qui la rongeaient ? Dans une grande ville qui eût un minimum d’influence. Elle oublia les villes de l’Arverland et du Wissenland, bien trop proches de ceux qui la poursuivaient toujours. Tout comme la ville de Nuln. Si Albrecht lui avait parlé de sa cousine qui aurait peut-être pu la prendre sous son aile, cette ville n’était pas autre que celle dans laquelle elle avait vu le jour, et où ses parents demeuraient toujours. De plus, pour avoir côtoyé la noblesse de la citée état, il n’était pas impossible, et même probable, que quelqu’un la reconnût. Et avec la quantité d’évènements qui lui étaient affiliés, elle ne pouvait pas prendre le risque de se faire découvrir.
    Tandis que les provinces du Strilande et de l’Ostermark lui paraissaient être bien trop contigües avec la Sylvanie, il ne lui resta que deux solutions en termes de ville digne de son intérêt. Altdorf et Talabheim.
    La première était rapidement joignable en bateau, et ainsi trop mitoyenne de sa grande rivale, Nuln. Pour peu que, dans un futur tout aussi proche que ces deux villes pouvaient l’être, elle se fît connaître, et les ennuis en provenance de sa citée natale arriveraient bien trop rapidement. De plus, son identité, ainsi que ses agissements, pourraient rapidement tomber dans une oreille ennemie ou appartenant à l’une de ses anciennes connaissances. Et pour clore le tout, elle ne se sentait pas encore prête pour s’infiltrer dans la cour de l’empereur, d’autant plus qu’elle avait ouïe dire qu’une autre Lahmiane dont la réputation n’était plus à faire s’y trouvait déjà. Courageuse, mais pas téméraire.
    Il ne lui restait ainsi plus que Talabheim. Cette dernière ne l’attirait pas particulièrement, si ce n’était qu’elle fût le dernier choix possible, étant à la fois un gage de sécurité au même titre qu’une promesse de satisfactions quant à ses premiers objectifs.

    Ombeline, immobile dans l’onde impassible, ouvrit les yeux. Rêver n’était pas défendu, mais peut-être valait-il mieux qu’elle ne s’activât ne serait-ce qu’un peu. Aussi se leva-t-elle à regret, l’eau cascadant de sa peau si pâle à présent dénuée de toute impureté, et entreprit d’enjamber le rebord de la bassine. Laissant son corps dénudé au bon soin de l’air ambiant, qui le séchant lentement mais sûrement, la jeune femme plongea ce qu’il restait de son ancienne tenu dans ce liquide aux couleurs devenues incertaines. Liquide qui ne tarda pas à virer sur un gris-noir repoussant, alors que des monceaux minéraux et végétaux allèrent s’échouer au fond du bassin.
    La vampire s’attela à la lourde et laborieuse tâche de laver scrupuleusement le tissu du mieux qu’elle pût. Elle ne s’attendait pas à des miracles, l’état de ce dernier ayant déjà annihilé tout espoir de la rendre resplendissante une fois parée de celui-ci, mais en l’absence d’une autre vêture, elle devait faire avec les moyens du bord. Et pas question de devenir aussi repoussante, si seulement ce fut possible, en souillant son corps désormais tout propre d’un accoutrement maculé et boueux.

    Après l’avoir retirer de l’eau, elle s’essaya à une action aussi inutile qu’imprudente : se servir de cette magie qui la fascinait tant pour sécher au plus vite le tissu. Ce n’était pas nécessaire dans la mesure où elle tenait à se reposer quelques temps dans le lit à l’apparence si douillet, et le temps passé à somnoler permettrait également à sa robe de sécher naturellement. Et dangereux, parce qu’en cas d’échec, elle s’attirait de violents ennuis dont elle se passerait bien.
    Mais c’était sans compter la nature vampirique dont elle était dotée, un tempérament qui semblait l’inciter à commettre l’irréparable tout autant que de se sentir supérieur aux autres par le biais d’un acte aussi peu naturel que périlleux. Mais peut-être voulait-elle simplement vérifier si la sublime créature qu’elle incarnait était capable de réussir l’exploit de sécher son linge?
    Aussi laissa-t-elle la magie fourmiller au sein de son être, lâchant la bride à ce pouvoir dévastateur, le catalysant et le triant de façon à ce que seuls les bons vents de magie, mobilisés par la Dhar, touchassent le tissu.

    Après quoi, et espérant que rien d’anormal ne fût arrivé, une Ombeline désormais à peu près sèche s’enfonça dans son lit, et soupira d’aise sous la caresse des draps qui effleurèrent sa peau dévêtue tout en appréciant, après plusieurs jours dans la nature, le moelleux incomparable d’un matelas.
Je paie quatre pistoles en plus pour le bain, je m'y lave ainsi que mes vêtements. Je tente de sécher ces derniers à l'aide du sort "séchage" (?).
Je me permets de dormir une ou deux heures, (pas sûre d'en avoir vraiment besoin en tant que vampire, mais ça ne fait jamais de mal que de se reposer un peu, surtout après les derniers évènements), et cela permettra au village de se réveiller et de se lever en même temps que l'aube.
J'irai à la mercerie pour tenter d'acheter une nouvelle tenu plus discrète, plus passe partout, et plus "voyage", ainsi que du fil, des aiguilles et tout le nécessaire pour ravauder un tant soit peu cette robe que j'affectionne tant.
Je ne le précise pas dans le Rp, mais en quote, pour permettre d'avoir quelque chose à dire dans le suivant. x)
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
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[MJ] Mort Noire
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

Test de journée:

6, grand soleil
Le bain avait fait le plus grand bien à Ombeline, qui avait pu ainsi se délasser confortablement durant de précieuses minutes qui lui permirent de se débarrasser de la crasse de la route autant que de la lassitude de la marche.

Ombeline, après avoir lavé ses vêtements, tenta de les faire sécher en usant d'un des sortilèges mineurs qu'elle avait appris. Marmonnant tout bas les paroles mystérieuses, elle observa, après quelques instants, émerveillée, l'eau fuir les tissus qui séchaient ainsi à vue d’œil. Au moins quelque chose allait-il comme il fallait dans cette journée.

Après avoir posé sur une chaise ses vêtement ainsi séché, elle décida de prolonger le tout d'une ou deux heures de sommeil... Qui passa bien trop vite.

Elle n'était guère plus reposée à son réveil, mais, au moins, elle se sentait en meilleure forme qu'avant de se coucher. C'était déjà cela de pris. Se levant puis s'habillant, elle tenta de s'approcher de la fenêtre. Peine perdue: la lueur qui en jaillissait, pourtant en partie masquée par d'épais volet de bois, suffit à la tenir écartée, la sensation de brulure sur sa peau se faisant horriblement ressentir.
test soleil: 19
Résignée, Ombeline descendit dans la salle commune, dans laquelle trois clients de l'auberge achevaient de déjeuner. La voyant débarquer dans la salle, l'aubergiste se dirigea vers elle:

"Si vous le désirez, pour seulement trois pistoles, ma fille peut recoudre vos vêtements. Et en attendant, si vous n'avez rien d'autre à vous mettre, vous pourrez empruntez une de ses robes. Et vous ne perdrez même pas de temps: sur le temps que vous mangerez votre déjeunez, elle en aura terminé, j'en suis sur."
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Le sommeil ne lui était pas tout à fait accessible. Il semblait jouer au chat et à la souris avec la jeune femme, se tenant toujours hors de portée de ses efforts. Quoi qu’elle pût faire, il lui échappait d’un cheveu, la narguant de son étreinte lascive, flottant avec légèreté juste au-dessus de sa conscience.
    A moitié assoupie, Ombeline se contentait de se laisser dériver au gré du flot de ses pensées et de ses idées, tout en profitant complétement des caresses du drap sur sa peau. Le moelleux du matelas l’endiguait dans une douce torpeur, la privant jalousement de toutes ses tentatives désespérées afin de sortir de cette anémie qui la faisait rêvasser, et de quitter ce lit confortable et possesseur.
    Elle ne put s’empêcher de ressasser les derniers évènements qui lui étaient arrivés ; ses échappées dans la grotte, sa rencontre avec le Stryge, le passage dans le siphon, la longue marche vespérale dans la forêt ainsi que l’instant où elle se fut nourrie sur le vagabond, avant d’arriver en ces lieux.
    Revenir sur ces moments n’était pas ce qu’il y avait de primordial, mais au moins cela lui permettait-il de mettre au clair ce qui s’était passé depuis sa fuite éperdue, de classifier ces évènements, de catalyser ses pensées avant d’y tirer un trait, accédant à une paix méritée bien que probablement éphémère.

    Ombeline repassa également en mémoire la sortie de son bain qui lui avait procuré une sérénité et un instant de détente qu’elle n’avait pas ressenti depuis longtemps. Lorsqu’elle avait tenté de faire sécher ses vêtements grâce à la magie noire, elle avait craint de provoquer des dommages irréversibles autant sur elle que dans les alentours immédiats, si par malheur elle avait échoué dans sa concentration et dans sa manipulation de la Dhar. Et elle aurait pu dire au adieu au moment de béatitude qu’elle était en train de savourer : se glisser, propre, dans des draps qui l’étaient tout autant, avant d’en profiter placidement.
    Non pas que l’effort demandé avait été intense, non, d’autant plus que la magie noire était tournée vers des sortilèges d’une puissance toute autre. Simplement, il s’agissait de la forme de magie la plus instable qui fût, et à vrai dire, son champ d’action devait se trouver bien au-delà du simple séchage de tissu. En s’emparant violement des vents de magie, la vampire avait mobilisé Aqshy et Ghyran, les domaines du feu et de la vie. En les ployant sous sa volonté bien plus écrasante qu’une tierce personne aurait pu penser, elle les avait modelés de façon à ce que la magie flamboyante réchauffât le vêtement en même temps que la magie de jade tordît les fibres naturelles qui composaient le tissu. L’humidité avait ainsi été chassée, se transformant en mince filet d’eau qui goutait au sol sous le regard à la fois déterminé et intéressé de la jeune femme.
    Certes, les gouttelettes arboraient une couleur qui tirait légèrement sur le grisâtre, mais son accoutrement se retrouvait assurément plus propre que lorsque qu’elle en avait été parée.

    Le chant du coq, s’il résonna à ses oreilles, ne put s’ancrer définitivement dans l’esprit de la vampire, apportant avec lui la signification évidente de l’aube qui se levait. Ce ne fut que bien plus tard que la réalité la rattrapa.
    Le craintif pépiement des oiseaux qui l’avait accompagnée lors de son entrée dans le village s’était mué en un tintamarre de sifflements et de gazouillis, tandis que les stridulations des insectes nocturnes avaient laissé place au remue-ménage des villageois qui partaient pour les champs. Les bruits de fond de raclement de ferrailles et de voix qui braillent les unes par-dessus les autres retentissaient comme un véritable vacarme pour l’ouïe ô combien sensible de la belle, qui finit par se lever en faisant la grimace. Retrouvant promptement ses esprits, elle s’étira quelque peu avant de porter son regard smaragdin sur sa robe désormais propre, dont elle s’habilla aussitôt.
    Elle ne disposait pas de miroir pour pouvoir juger de son apparence, mais un rapide coup d’œil en direction de ses jambes lui indiqua que, si elle paraissait pour le moins immaculée, les lambeaux de tissus s’éparpillant en dessous de sa taille et qui trainaient au sol la faisait passer pour l’une de ces gourgandines qu’elle exécrait tant. Mais avait-elle le choix ?

    La Lahmiane ne put résister à la tentation de jeter un coup d’œil par la fenêtre, d’observer ces vies si fragiles et si insouciantes qui évoluaient tranquillement en dessous d’elle. Mais à peine s’était-elle approchée de la petite vitre qui éclairait la pièce qu’un malaise l’assaillie. Elle se sentait soudainement mal, alors qu’un étau lui compressait la tête ; si elle avait été humaine, nul doute qu’elle se serait mise à suer à grosses gouttes. Ne parvenant plus à réfléchir, à garder l’esprit au clair, la jeune femme ne put que ressentir les affres d’une intense brûlure au niveau de ses bras appuyés sur le rebord, sur lesquels venait s’échouer les faisceaux ardents de l’astre diurne.

    Embourbée dans cette douleur et ce malaise qui entravait le flot de ses pensées, ainsi que toute logique ou réflexion, elle retira avec un instant de retard son corps alors exposé au soleil.
    Etait-ce parce qu’elle venait juste de se lever, que sa volonté était encore toute engourdie qu’elle n’avait pu opposer la moindre résistance face aux rayons lumineux ? Ou bien était-ce parce qu’elle avait déjà mobilisé en grande partie sa puissance mentale la veille, aussi bien pour contrôler la Dhar que pour avoir réalisé le même exploit que celui qu’elle venait de tenter, inconsciemment ? Elle était parvenue à sortir au grand jour, à sortir de l’ombre des rochers pour s’exhiber sous un écrasant soleil de plomb, dans le but de se repaître du sang d’un homme ayant oublié toute notion de courtoisie. Et elle avait triomphé, allant même jusqu’à apprécier un court instant les caresses du soleil sur sa peau, l’emplissant de nostalgie.

    Dans tous les cas, ce récent échec l’indisposait fortement, la forçant à rester cloîtrée dans l’édifice. Ce qui était plutôt agaçant, elle avait déjà eu tout le temps pour se prélasser dans l’auberge, et ne comptait pas y prolonger d’avantage son séjour. Jusqu’à maintenant.
    Comment faire pour aller acheter de quoi ravauder sa robe, et pour se vêtir d’une autre tenue bien plus apte au voyage et qui attirerait bien moins l’œil ? La jeune femme doutait fortement que la mercerie ne fût ouverte après la tombée de la nuit, si elle ne l’était pas avant l’aube. Voilà un imprévu qui contrecarrait sévèrement ses plans, aussi simples fussent-ils.
    Cependant, la salle principale ne lui était pas interdite, et nul caprice de la nature ne pourrait l’empêcher d’y aller. Aussi décida-t-elle de sortir de sa chambre et de s’engager dans les escaliers.

    En bas, seul demeuraient trois chalands qui finissaient de prendre leur repas, avant d’aller vaquer à d’autres occupations qui ne regardaient qu’eux. Elle venait à peine de poser un pied sur les dalles, faisant attention à ne pas le poser sur l’un de ces lambeaux qui ne manqueraient pas de la faire choir, que l’aubergiste se tourna vers elle.
    Finalement, il s’avérait qu’elle n’avait peut-être pas eu si tort que cela en nourrissant des pensées ironiques quant à la serviabilité de l’homme. Une fois reposé, il était bien plus affable et aimable que lorsque l’on venait de le tirer hors du lit. Si cette réaction était bien visible sur la grande majorité des individus, le tenancier, lui, forçait le trait.

    Il proposa à Ombeline que sa fille lui prêtât l’une de ses robes, en plus de lui ravauder celle qu’elle portait pour trois pistoles. Et ce pendant que la Lahmiane se remplirait paisiblement l’estomac grâce au repas qu’elle ne manquerait évidemment pas d’acheter à l’établissement. La jeune femme voyait clair dans le jeu de l’homme, il était assurément doué dans le marchandage et pour que le client ne dépensât que le maximum d’argent dans son commerce. La jeune femme avait déjà allongé la somme de quatorze pistoles en cette matinée des plus dispendieuses, et si elle poursuivait ainsi, la somme finale dépensée tout au long de la journée ne tarderait pas à atteindre les vingt pistoles, si ce n’était pas plus.

    En effet, il lui fallait trouver un meilleur accoutrement, mais ne pouvait se rendre dans la mercerie à cause du temps un peu trop magnifique à son goût. Aussi devait-elle se le procurer par l’intermédiaire d’un tiers qui se trouverait, pourquoi pas, en la fille de l’aubergiste. Et elle ne s’imaginait pas pouvoir l’acquitter de cette tâche de coursière sans devoir abandonner deux ou trois piécettes supplémentaires.
    Enfin, avant de passer pareille commande, peut-être ferait-elle mieux de s’assurer des horaires d’ouverture de la mercerie.
    Ombeline simula un bâillement, quelques fois qu’elle eût à prétexter de devoir remonter dans sa chambre, terrassée de sommeil, avant de s’adresser à l’aubergiste.

    « Veuillez pardonner mon comportement peu courtois, mais je n’ai que très peu dormi ces dernières heures. En revanche, vous avez totalement raison : ce fut la faim qui me réveilla, aussi l’idée de me rassasier est excellente.
    C’est très généreux de la part de votre fille pour arranger l'état de ma robe,
    continua-t-elle, faisant fi des trois pistoles demandées qui reléguaient la supposée générosité de la demoiselle au rang de simple service marchant. De même que de me céder l’une de siennes en attendant. Cela me prend au dépourvu, d'autant plus que je crains d’abuser de votre magnanimité en acceptant.
    Toutefois, je vous serai gré de m’indiquer l’heure de fermeture de la mercerie, j’ai cru en voir une en entrant dans le village, et, éventuellement, j’irai y jeter un coup d’œil.
    Oh, et puis, tant que nous y sommes, sauriez-vous s’il y aurait un abri de coche dans les environs, ou un service qui puisse me faire voyager rapidement ? Voyez-vous, il faudrait que je me rende à Nuln le plus rapidement possible…
    »
Je ne pense pas que des compétences soient nécessaires pour que l'homme réponde à mes questions.
Par contre, s'il est possible d'avoir d'avantage de renseignements sur la fille ou sur les trois hommes qui sont en bas... Je ne dis pas non.
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140
Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

Verrouillé

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