[Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
Modérateur : Equipe MJ
- [MJ] Mort Noire
- PJ
- Messages : 465
- Localisation : Dans tes pires cauchemars...
Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
La fouille de l’homme ne révéla rien de bien intéressant. En dehors des vêtements usés qu’il portait, il n’avait sur lui que quelques maigres possessions : 13 pistoles, un collier de cordes brunes arborant ce qui semblait être une dent d’un carnassier quelconque, bien qu’Ombeline n’en aie jamais vu avec une forme aussi particulière : un triangle tranchant d’un blanc gris sale dont la base se recouvrait d’étranges courbures, un mouchoir à la propreté douteuse, une longue épée à la lame fatiguée, trois dés, une pipe et un peu de tabac, un gilet de cuir noirci et usé, ainsi qu’une demi-douzaine de rations de voyages à l’aspect peu avenant.
Rien d’autres, si ce n’est un visage trentenaire, brulé par le soleil, marqué par la vie, portant de nombreuses cicatrices à peine masquée par la pâleur de la mort. Car là, plus aucun doute ne subsistait, l’homme était bel et bien mort, exsangue, vidé de son sang, sa vie aspirée hors de lui par le plus terrible, le plus abjecte, mais aussi le plus sublime des parasitismes.
Et c’est donc ainsi qu’Ombeline passa le restant de sa journée, enfermée dans l’obscurité avec un cadavre. Le cadavre de l’homme qu’elle avait tué, et dont le visage au sol fixait le plafond avec un air surpris. Et légèrement ahuri.
De temps en temps, au loin, des bruits se faisaient entendre, signalant le passage d’une petite caravane, ou du chariot isolé d’un marchand se rendant ou revenant d’un marché. Néanmoins, le plus souvent, la route était vide et silencieuse, et seuls les bruits usuels de la forêt se faisaient entendre autour de la tanière d’Ombeline, chant solitaire d’un pic cherchant une partenaire, cris aigus de petits animaux se disputant quelques fruits secs, coassement graves provenant des berges, bruits fugaces des feuilles dérangées lorsque qu’un plus gros animal passait non loin. Cependant tout cela se déroulait à une certaine distance de l’abri d’Ombeline, comme si, au fond d’eux, ces animaux savaient que le pire prédateur qu’ils aient jamais croisés se terraient non loin d’eux.
Et c’est ainsi que sa journée s’écoula, heures après heures, minutes après minutes, en une éternité bien ordonnée. Chaque seconde s’égrenait lentement, rapprochant chaque fois un peu plus l’instant où Ombeline pourrait sortir de son abri et poursuivre sa route.
Et enfin, ce moment tant attendu survint. Le soleil paresseux avait fini sa lente course céleste, et s’abritait désormais derrière l’horizon placide. Sa disparition lasse s’était accompagnée de l’apaisement de la vie diurne, animaux à poils et à plumes regagnant leurs nids, terriers ou taverne, laissant planer un vide étrange sur la forêt. Vide qui fut cependant bien vite remplit lorsque, petits à petits, hiboux, chouettes, musaraignes et autres animaux de nuits quittèrent à leur tour leurs abris pour s’activer à leur vie nocturne.
Ombeline s’étira, puis, abandonnant le cadavre dans l’anfractuosité, elle descendit les éboulis pour regagner la route. Et se retrouva confrontée à un dilemme : dans sa fuite douloureuse, elle n’était plus sure exactement du chemin qu’elle avait suivi, et de celui qu’elle devait prendre. Tourner à gauche et prendre la route qui longeait la rivière de loin, ou prendre à droite, où la route tournait soudan pour s’éloigner de la rivière ???
Rien d’autres, si ce n’est un visage trentenaire, brulé par le soleil, marqué par la vie, portant de nombreuses cicatrices à peine masquée par la pâleur de la mort. Car là, plus aucun doute ne subsistait, l’homme était bel et bien mort, exsangue, vidé de son sang, sa vie aspirée hors de lui par le plus terrible, le plus abjecte, mais aussi le plus sublime des parasitismes.
Et c’est donc ainsi qu’Ombeline passa le restant de sa journée, enfermée dans l’obscurité avec un cadavre. Le cadavre de l’homme qu’elle avait tué, et dont le visage au sol fixait le plafond avec un air surpris. Et légèrement ahuri.
De temps en temps, au loin, des bruits se faisaient entendre, signalant le passage d’une petite caravane, ou du chariot isolé d’un marchand se rendant ou revenant d’un marché. Néanmoins, le plus souvent, la route était vide et silencieuse, et seuls les bruits usuels de la forêt se faisaient entendre autour de la tanière d’Ombeline, chant solitaire d’un pic cherchant une partenaire, cris aigus de petits animaux se disputant quelques fruits secs, coassement graves provenant des berges, bruits fugaces des feuilles dérangées lorsque qu’un plus gros animal passait non loin. Cependant tout cela se déroulait à une certaine distance de l’abri d’Ombeline, comme si, au fond d’eux, ces animaux savaient que le pire prédateur qu’ils aient jamais croisés se terraient non loin d’eux.
Et c’est ainsi que sa journée s’écoula, heures après heures, minutes après minutes, en une éternité bien ordonnée. Chaque seconde s’égrenait lentement, rapprochant chaque fois un peu plus l’instant où Ombeline pourrait sortir de son abri et poursuivre sa route.
Et enfin, ce moment tant attendu survint. Le soleil paresseux avait fini sa lente course céleste, et s’abritait désormais derrière l’horizon placide. Sa disparition lasse s’était accompagnée de l’apaisement de la vie diurne, animaux à poils et à plumes regagnant leurs nids, terriers ou taverne, laissant planer un vide étrange sur la forêt. Vide qui fut cependant bien vite remplit lorsque, petits à petits, hiboux, chouettes, musaraignes et autres animaux de nuits quittèrent à leur tour leurs abris pour s’activer à leur vie nocturne.
Ombeline s’étira, puis, abandonnant le cadavre dans l’anfractuosité, elle descendit les éboulis pour regagner la route. Et se retrouva confrontée à un dilemme : dans sa fuite douloureuse, elle n’était plus sure exactement du chemin qu’elle avait suivi, et de celui qu’elle devait prendre. Tourner à gauche et prendre la route qui longeait la rivière de loin, ou prendre à droite, où la route tournait soudan pour s’éloigner de la rivière ???
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Venez pleurer ici...
...ou admirer ma toute-puissance ici
2011
Venez pleurer ici...
...ou admirer ma toute-puissance ici
2011- Lucretia Von Shwitzerhaüm
- Warfo Award 2018 du meilleur PJ - Élaboration

- Messages : 543
- Profil : FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 14 / Tir 12 / NA 4 / PV 134/140
- Lien fiche wiki : http://www.warforum-jdr.com/wiki-v2/dok ... itzerhauem
Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
Alors qu’elle le délestait de ses affaires, l’homme gesticulait faiblement, son regard errant se posant ça et là dans cette petite grotte à la lumière presque inexistante, le condamnant au rang d’aveugle. La vampire n’y était pas allée de main morte lorsqu’elle avait planté ses canines dans le cou du voyageur. Si d’ordinaire elle n’y laissait qu’une petite marque rougeâtre, la peau avait cette fois-ci été déchirée par le tranchant aiguisé de ses crocs, et une quantité non négligeable s’écoulait encore de la plaie.
Ombeline avait l’impression de n’être qu’une voleuse en train de détrousser sa proie, bien loin de sa condition noble qu’elle avait toujours portée depuis sa naissance. Elle ne tarda d’ailleurs pas à trouver une petite bourse de cuir, où quelques piécettes tintaient à l’intérieur. Un instant plus tard, treize pistoles vinrent s’ajouter à la sienne. Une lueur de cupidité dans le regard, la jeune femme ne put résister à l’attrait du sang qui ruisselait encore sur la peau de l’homme, sang que le col de son vêtement épongeait à chaque instant, diminuant de seconde en seconde la quantité de ce liquide vital dont Ombeline pourrait s’abreuver.
Etant donné qu’elle disposait encore de plusieurs heures, le soleil n’étant pas prêt de se coucher, la jeune femme repoussa l’exploration de son bien maigre butin et mordit une fois de plus la chair du pauvre marchant itinérant. La sensation à présent coutumière mais pourtant tellement délicieuse envahit à nouveau son corps alors que cet élixir de vie réchauffait apportait un semblant de vie à son cœur qui avait cessé de battre depuis longtemps. Et celui de l’homme fit de même, tandis que la mort installait un voile silencieux en l’absence des uniques pulsations cardiaque qu’elle parvenait à entendre. Seul le bruissement des feuilles et l’activité de divers animaux furent à peine audible alors qu’elle reprenait ses fouilles.
Un étrange collier s’offrit alors à sa vue, ou au bout pendait une dent d’une espèce dont elle n’avait jamais eu le loisir d’observer. Ombeline jugea le pour et le contre. Elle pouvait très bien s’en emparer, nul doute qu’elle parviendrait à le vendre pour un bon prix. N’ayant jamais vu la morphologie d’une telle dent dans un quelconque livre, elle pouvait imaginer que l’objet coûtait une certaine somme d’argent. Mais comment justifierait-elle la présence de cette dent sur elle, alors qu’elle n’en savait pas même le propriétaire originel ? Et si cet homme qu’elle venait de tuer jouissait d’une certaine renommé, peut-être reconnaîtrait-on ce pendentif désormais en sa possession, et elle s’attirerait alors bien des ennuis. Certes, les chances étaient des plus faibles, mais le risque zéro n’existe pas.
A la hanche de l’inconnu se trouvait une vieille épée, héritage de famille, ou bien arme obtenue auprès d’un forgeron en préférant sacrifier la qualité pour un meilleur prix. La vampire en détourna rapidement le regard, pour s’intéresser à trois dés, une pipe et du tabac. Elle examina chacun d’entre eux pour s’apercevoir qu’ils étaient tout à fait ordinaires, sans trace d’appartenance quelconque à une personne en la présence d’une marque, ou signature, de leur créateur ou possesseur. Elle pouvait donc s’en emparer sans redouter qu’un individu les reconnaisse par le plus grand des hasards. De toute façon, ils resteraient dans sa bourse, bien à l’abri des regards curieux.
Le temps passa lentement, trop au goût d’Ombeline qui n’avait plus aucune occupation sous la main, si ce n’était celle d’attendre patiemment que le soleil se couche. Elle écouta le fourmillement des êtres vivants dans les hautes-herbes, qui semblaient chercher à s’éloigner d’elle, imitant les mammifères qui évitaient ce côté de l’anfractuosité alors que d’autres partaient s’abreuver dans le fleuve, plus loin en contrebat. Elle s’amusa un instant à faire courir la Dhar dans son corps, s’inondant de son pouvoir et de ce sentiment de puissance à tel point qu’il lui aurait suffit d’une pensée pour jeter un quelconque maléfice. Cela lui fit penser qu’il faudrait bien, un jour ou l’autre, continuer l’apprentissage des arts occultes, bien qu’elle voyait mal comment étudier ce genre de magie à Nuln.
Finalement, la nuit tomba, enfin. Alors Ombeline quitta sa cachette, retrouvant la clarté d’un jour qui s’amenuisait et laissant la place à une douce obscurité. Lorsqu’elle arriva au niveau de la route, elle prit le côté qui s’éloignait de la rivière, à sa droite. En effet, la jeune femme s’était cachée dans ce monticule qui se trouvait être en direction de l’Est, ce qu’elle avait pu voir grâce à l’aube qui se levait, alors qu’elle marchait vers le Nord en direction de Nuln. A présent qu’elle avait fait marche arrière pour revenir vers cette route, il lui suffisait donc de s’orienter vers la droite afin de rejoindre le Nord…
Ombeline avait l’impression de n’être qu’une voleuse en train de détrousser sa proie, bien loin de sa condition noble qu’elle avait toujours portée depuis sa naissance. Elle ne tarda d’ailleurs pas à trouver une petite bourse de cuir, où quelques piécettes tintaient à l’intérieur. Un instant plus tard, treize pistoles vinrent s’ajouter à la sienne. Une lueur de cupidité dans le regard, la jeune femme ne put résister à l’attrait du sang qui ruisselait encore sur la peau de l’homme, sang que le col de son vêtement épongeait à chaque instant, diminuant de seconde en seconde la quantité de ce liquide vital dont Ombeline pourrait s’abreuver.
Etant donné qu’elle disposait encore de plusieurs heures, le soleil n’étant pas prêt de se coucher, la jeune femme repoussa l’exploration de son bien maigre butin et mordit une fois de plus la chair du pauvre marchant itinérant. La sensation à présent coutumière mais pourtant tellement délicieuse envahit à nouveau son corps alors que cet élixir de vie réchauffait apportait un semblant de vie à son cœur qui avait cessé de battre depuis longtemps. Et celui de l’homme fit de même, tandis que la mort installait un voile silencieux en l’absence des uniques pulsations cardiaque qu’elle parvenait à entendre. Seul le bruissement des feuilles et l’activité de divers animaux furent à peine audible alors qu’elle reprenait ses fouilles.
Un étrange collier s’offrit alors à sa vue, ou au bout pendait une dent d’une espèce dont elle n’avait jamais eu le loisir d’observer. Ombeline jugea le pour et le contre. Elle pouvait très bien s’en emparer, nul doute qu’elle parviendrait à le vendre pour un bon prix. N’ayant jamais vu la morphologie d’une telle dent dans un quelconque livre, elle pouvait imaginer que l’objet coûtait une certaine somme d’argent. Mais comment justifierait-elle la présence de cette dent sur elle, alors qu’elle n’en savait pas même le propriétaire originel ? Et si cet homme qu’elle venait de tuer jouissait d’une certaine renommé, peut-être reconnaîtrait-on ce pendentif désormais en sa possession, et elle s’attirerait alors bien des ennuis. Certes, les chances étaient des plus faibles, mais le risque zéro n’existe pas.
A la hanche de l’inconnu se trouvait une vieille épée, héritage de famille, ou bien arme obtenue auprès d’un forgeron en préférant sacrifier la qualité pour un meilleur prix. La vampire en détourna rapidement le regard, pour s’intéresser à trois dés, une pipe et du tabac. Elle examina chacun d’entre eux pour s’apercevoir qu’ils étaient tout à fait ordinaires, sans trace d’appartenance quelconque à une personne en la présence d’une marque, ou signature, de leur créateur ou possesseur. Elle pouvait donc s’en emparer sans redouter qu’un individu les reconnaisse par le plus grand des hasards. De toute façon, ils resteraient dans sa bourse, bien à l’abri des regards curieux.
Le temps passa lentement, trop au goût d’Ombeline qui n’avait plus aucune occupation sous la main, si ce n’était celle d’attendre patiemment que le soleil se couche. Elle écouta le fourmillement des êtres vivants dans les hautes-herbes, qui semblaient chercher à s’éloigner d’elle, imitant les mammifères qui évitaient ce côté de l’anfractuosité alors que d’autres partaient s’abreuver dans le fleuve, plus loin en contrebat. Elle s’amusa un instant à faire courir la Dhar dans son corps, s’inondant de son pouvoir et de ce sentiment de puissance à tel point qu’il lui aurait suffit d’une pensée pour jeter un quelconque maléfice. Cela lui fit penser qu’il faudrait bien, un jour ou l’autre, continuer l’apprentissage des arts occultes, bien qu’elle voyait mal comment étudier ce genre de magie à Nuln.
Finalement, la nuit tomba, enfin. Alors Ombeline quitta sa cachette, retrouvant la clarté d’un jour qui s’amenuisait et laissant la place à une douce obscurité. Lorsqu’elle arriva au niveau de la route, elle prit le côté qui s’éloignait de la rivière, à sa droite. En effet, la jeune femme s’était cachée dans ce monticule qui se trouvait être en direction de l’Est, ce qu’elle avait pu voir grâce à l’aube qui se levait, alors qu’elle marchait vers le Nord en direction de Nuln. A présent qu’elle avait fait marche arrière pour revenir vers cette route, il lui suffisait donc de s’orienter vers la droite afin de rejoindre le Nord…
Donc je prends les pistoles, les dés, le tabac et la pipe, je sais pas à quoi ça pourrait bien servir mais bon. Et je tourne à droite.
- [MJ] Mort Noire
- PJ
- Messages : 465
- Localisation : Dans tes pires cauchemars...
Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
Durant de longues heures, la route continuait, sinuant entre collines et amas rocheux, montant et descendant, parfois faite d'une terre sèche qui se soulevait en une fine poussière sous les pieds des voyageurs, parfois constituée d'une boue lourde et noire, lorsqu'elle croisait un ruisseau.
Mais durant longtemps, elle fut totalement et désespérément vide, laissant la marcheuse avancer seule, sans la moindre trace d'un voyageur quelconque, ni d'une caravane, aussi petite et insignifiante soit-elle. Seule la présence de quelques animaux au loin se faisait ressentir pour les sens aiguisés de la jeune vampire.
Jusqu'à ce que...
Même pour les sens poussés à leur paroxysme de la vampire, identifier ces présence était impossible. La seule chose qu'elle pouvait garantir avec certitude, c'est qu'il s'agissait de créatures conscientes, rassemblées à guère plus que 300 pieds de là où elle-même se situait.
Et devant lesquelles elle devrait probablement passer si elle désirait poursuivre sa route....
Mais durant longtemps, elle fut totalement et désespérément vide, laissant la marcheuse avancer seule, sans la moindre trace d'un voyageur quelconque, ni d'une caravane, aussi petite et insignifiante soit-elle. Seule la présence de quelques animaux au loin se faisait ressentir pour les sens aiguisés de la jeune vampire.
Jusqu'à ce que...
Un son, faible et imperceptible pour tout autre qu'elle fut son premier avertissement. Se concentrant, elle parvint à repérer, relativement difficilement cependant, une série de présences, de consciences. Ce qu'elle avait détecté, ce n'était plus des animaux, et ce n'était pas non plus très éloigné.Test de dét:
13, réussi
tableau de rencontre:
jet caché....-
Même pour les sens poussés à leur paroxysme de la vampire, identifier ces présence était impossible. La seule chose qu'elle pouvait garantir avec certitude, c'est qu'il s'agissait de créatures conscientes, rassemblées à guère plus que 300 pieds de là où elle-même se situait.
Et devant lesquelles elle devrait probablement passer si elle désirait poursuivre sa route....
récupération d'encore 24 PV....
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Venez pleurer ici...
...ou admirer ma toute-puissance ici
2011
Venez pleurer ici...
...ou admirer ma toute-puissance ici
2011- Lucretia Von Shwitzerhaüm
- Warfo Award 2018 du meilleur PJ - Élaboration

- Messages : 543
- Profil : FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 14 / Tir 12 / NA 4 / PV 134/140
- Lien fiche wiki : http://www.warforum-jdr.com/wiki-v2/dok ... itzerhauem
Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
C’est ainsi que sous un clair de lune scintillant qu’Ombeline s’avança sur les pavés, déambulant à travers les arbres qui bordaient la route. La douceur de l’atmosphère rendait le pas de la jeune femme paisible, mais certain, encore qu’elle jetait de temps à autres des regards scrutateurs tout autour d’elle. Dans les bois, seule, elle pouvait s’attendre à faire de bien mauvaises rencontres, et même si elle avait bien récupéré de ses dernières blessures, l’hypothèse d’un combat lui déplaisait au plus haut point.
Mais il semblait que ses craintes n’avaient aucune raison d’être. Tandis qu’elle marchait et que le bruit de ses chausses se faisait imperceptiblement entendre, la forêt n’affichait qu’un calme profond, seulement troublé par la brise s’infiltrant à travers le feuillage, et par la vie animal qui y régnait. Au loin, elle pouvait entendre les sabots de quelques biches martelant les pierres incrustées dans la terre. Derrière elle, un prédateur avait probablement du percevoir le bruit de ses pas, et, intrigué, la suivait dans le but de savoir qui avait l’impudence d’oser fouler son terrain de chasse.
Les insectes n’étaient pas non plus en reste. Le chant des criquets, cachés dans les hautes herbes résonnait allégrement à ses oreilles, alors que les vrombissements aigues des moustiques laisser deviner la présence d’un marécage dans les environs, et Ombeline redoubla de prudence. Certes, la voute céleste parsemée de mille étoiles resplendissait tout autant qu’une lune qui dispensait au monde plongé dans l’obscurité la clarté de ses rayons lumineux, mais la jeune femme jugea qu’il valait mieux prévenir que guérir. Il ne manquait plus qu’elle soit tombée par mégarde dans un bourbier, et sa journée aurait été des plus merveilleuses.
L’esprit de la vampire restait à la fois alerte tout en vagabondant au rythme de ses pas. Ombeline savait qu’elle pouvait laisser ses pensées s’égarer dans la mesure où des le moindre signe de danger, dès la moindre perception d’une chose inconnue, son instinct de prédatrice lui ferait immédiatement prendre conscience du danger. Sa tête s’emplissait alors de souvenirs, d’impression fugaces qui se volatilisaient dès qu’elle tentait de mettre le doigt dessus, ou encore de ses perspectives d’avenir, de sa situation actuelle, et ce qu’elle ferait une fois le monde des hommes rejoint…
C’est alors qu’une impression diffuse s’imposa à elle. D’abord un son, léger, si atténué que ses sens durent le traquer jusque dans leurs derniers retranchement pour le capturer. L’esprit de la jeune femme fut aussitôt aux aguets, cherchant à repérer le moindre signe qui pourrait trahir une présence non-amicale et qui tentait de se dissimuler à elle. La Dhar qui sommeillait en son corps s’enveloppa autour de son être comme pour la protéger, et de faibles échos lui répondirent. Ombeline les repéra alors.
Des petites étincelles d’âme et de conscience, aussi perceptible qu’une faible lueur de chandelle à travers les bois par une nuit sans lune. Furtifs mais bien réels. Développant ses sens et les envoyant à l’assaut de cette nouvelle présence, elle constata que le petit groupe était encore bien loin d’elle, mais stagnait sur la route qu’elle prévoyait de prendre. La jeune femme se demanda l’espace d’un instant s’il ne s’agissait pas d’un traquenard, d’une troupe de bandits des grands chemins prêts à s’emparer de la bourse de pauvres marchands… ou pire.
Ou peut-être qu’il ne s’agissait là que d’un simple campement militaire, d’une caravane faisant halte pour la nuit ou pourquoi pas d’une auberge au bord du sentier, prête à accueillir les voyageurs fatigués. L’appréhension la saisit bientôt, elle connaissait bien ce phénomène étrange qui consistait à faire en sorte que la pire des éventualités possibles ne tardait jamais à prendre forme. Et pourtant elle se devait de continuer sa route à travers les arbres, jusqu’à cet amoncellement d’esprit qui l’attendait peut-être.
En attendant, ils ne semblaient pas bouger. Aussi Ombeline quitta-t-elle la route pour s’engager une fois de plus sur un terrain tortueux, où se mêlait racines, feuilles, trous et cailloux, et où le fait de poser un pas devant l’autre devenait une entreprise quelque peu hasardeuse si elle ne faisait pas attention. Elle entreprit de contourner l’endroit où résidait ce qu’elle avait senti, en coupant à travers les bois. S’il s’agissait de brigands, ils devaient probablement surveiller la route, et elle ne serait pas inquiétée, si elle se faisait discrète, d’approcher par leur flanc. Néanmoins, la curiosité étant toujours la plus forte, Ombeline décida d’aller jeter un discret coup d’œil à ce qui avait surpris ses sens quelques minutes auparavant.
Mais il semblait que ses craintes n’avaient aucune raison d’être. Tandis qu’elle marchait et que le bruit de ses chausses se faisait imperceptiblement entendre, la forêt n’affichait qu’un calme profond, seulement troublé par la brise s’infiltrant à travers le feuillage, et par la vie animal qui y régnait. Au loin, elle pouvait entendre les sabots de quelques biches martelant les pierres incrustées dans la terre. Derrière elle, un prédateur avait probablement du percevoir le bruit de ses pas, et, intrigué, la suivait dans le but de savoir qui avait l’impudence d’oser fouler son terrain de chasse.
Les insectes n’étaient pas non plus en reste. Le chant des criquets, cachés dans les hautes herbes résonnait allégrement à ses oreilles, alors que les vrombissements aigues des moustiques laisser deviner la présence d’un marécage dans les environs, et Ombeline redoubla de prudence. Certes, la voute céleste parsemée de mille étoiles resplendissait tout autant qu’une lune qui dispensait au monde plongé dans l’obscurité la clarté de ses rayons lumineux, mais la jeune femme jugea qu’il valait mieux prévenir que guérir. Il ne manquait plus qu’elle soit tombée par mégarde dans un bourbier, et sa journée aurait été des plus merveilleuses.
L’esprit de la vampire restait à la fois alerte tout en vagabondant au rythme de ses pas. Ombeline savait qu’elle pouvait laisser ses pensées s’égarer dans la mesure où des le moindre signe de danger, dès la moindre perception d’une chose inconnue, son instinct de prédatrice lui ferait immédiatement prendre conscience du danger. Sa tête s’emplissait alors de souvenirs, d’impression fugaces qui se volatilisaient dès qu’elle tentait de mettre le doigt dessus, ou encore de ses perspectives d’avenir, de sa situation actuelle, et ce qu’elle ferait une fois le monde des hommes rejoint…
C’est alors qu’une impression diffuse s’imposa à elle. D’abord un son, léger, si atténué que ses sens durent le traquer jusque dans leurs derniers retranchement pour le capturer. L’esprit de la jeune femme fut aussitôt aux aguets, cherchant à repérer le moindre signe qui pourrait trahir une présence non-amicale et qui tentait de se dissimuler à elle. La Dhar qui sommeillait en son corps s’enveloppa autour de son être comme pour la protéger, et de faibles échos lui répondirent. Ombeline les repéra alors.
Des petites étincelles d’âme et de conscience, aussi perceptible qu’une faible lueur de chandelle à travers les bois par une nuit sans lune. Furtifs mais bien réels. Développant ses sens et les envoyant à l’assaut de cette nouvelle présence, elle constata que le petit groupe était encore bien loin d’elle, mais stagnait sur la route qu’elle prévoyait de prendre. La jeune femme se demanda l’espace d’un instant s’il ne s’agissait pas d’un traquenard, d’une troupe de bandits des grands chemins prêts à s’emparer de la bourse de pauvres marchands… ou pire.
Ou peut-être qu’il ne s’agissait là que d’un simple campement militaire, d’une caravane faisant halte pour la nuit ou pourquoi pas d’une auberge au bord du sentier, prête à accueillir les voyageurs fatigués. L’appréhension la saisit bientôt, elle connaissait bien ce phénomène étrange qui consistait à faire en sorte que la pire des éventualités possibles ne tardait jamais à prendre forme. Et pourtant elle se devait de continuer sa route à travers les arbres, jusqu’à cet amoncellement d’esprit qui l’attendait peut-être.
En attendant, ils ne semblaient pas bouger. Aussi Ombeline quitta-t-elle la route pour s’engager une fois de plus sur un terrain tortueux, où se mêlait racines, feuilles, trous et cailloux, et où le fait de poser un pas devant l’autre devenait une entreprise quelque peu hasardeuse si elle ne faisait pas attention. Elle entreprit de contourner l’endroit où résidait ce qu’elle avait senti, en coupant à travers les bois. S’il s’agissait de brigands, ils devaient probablement surveiller la route, et elle ne serait pas inquiétée, si elle se faisait discrète, d’approcher par leur flanc. Néanmoins, la curiosité étant toujours la plus forte, Ombeline décida d’aller jeter un discret coup d’œil à ce qui avait surpris ses sens quelques minutes auparavant.
Donc je ne passe plus par la route, mais coupe à travers la forêt par la droite, dans le but de m'approcher discrètement d'eux sans qu'ils me voient.
- [MJ] Mort Noire
- PJ
- Messages : 465
- Localisation : Dans tes pires cauchemars...
Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
Lentement, surement, Ombeline s'était approchée de l'endroit où elle avait localisé les cinq vies détectées un peu plus tôt. Assez rapidement, elle put même se rendre compte qu'un feu habilement dissimulé brillait également.test de discrétion: bonus rp de 1
jet: 13
echec de 1
test de détection: echec de 1
second tour
Ombeline:
8, réussite de 4
autres: réussite de 4
3ème essais:
Ombeline
6, réussite de 6
autres: echec de 10
pffffffff il était temps
Ombeline parvenait à distinguer un mince filet de voix, deux personnes qui discutaient entre-elles, mais les paroles elles-mêmes étaient étouffées par les arbres encore nombreux entre elle et les deux interlocuteurs, aussi avança t'elle un peu plus.
Les premières bribes de conversation commencèrent à lui parvenir plus clairement lorsque soudain, inattentive, elle marcha sur un tas de feuilles mortes qui crissèrent sous ses pieds. Immédiatement, la discussion s'interrompit, pour reprendre quelques instants après. Soulagée, Ombeline s'écarta du tas de feuille...
... pour marcher sur une branche, qui émit un craquement sec. A nouveau, la discussion s'interrompit quelques instants, pour reprendre ensuite. Cependant, cette fois-ci, le temps d'attente avait été plus long. Mais, finalement, les deux hommes (car oui, c'étaient bien deux hommes) se remirent à parler.
Et Ombeline, suffisamment proche cette fois-ci, put entendre une partie de leur discussion:
"Cette fois-ci, j'ai vraiment cru qu'il y avait quelque chose, mais ce n'était probablement que le vent. Il faut dire que savoir qu'un tel monstre erre peut-être dans les parages me donnent des frissons. Mais je pense qu'on a eu l'autre, je ne vois pas comment quoique ce soit puisse survivre à cet éboulement, ou puisse y échapper."
"Tu serais surpris des ruses, des tours et des artifices que peut adopter le Mal. Je ne croirai à la mort de cette créature que lorsque j'aurai vu son corps bruler sous mes yeux. Mais sache que tu n'as pas à craindre la nuit pour autant: Sigmar veille sur nous et nous guide, et Morr est à nos cotés. Nous ne craignons ni mort ni défaite."
L'autre voix répondit par une rapide profession de foi à l'égard de Sigmar, Morr et Shallya la salvatrice, alors même qu'Ombeline se tenait désormais à moins de 30 mètres de ce qui semblait être un campement quelconque, hésitant à courir le risque de s'approcher davantage...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Venez pleurer ici...
...ou admirer ma toute-puissance ici
2011
Venez pleurer ici...
...ou admirer ma toute-puissance ici
2011- Lucretia Von Shwitzerhaüm
- Warfo Award 2018 du meilleur PJ - Élaboration

- Messages : 543
- Profil : FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 14 / Tir 12 / NA 4 / PV 134/140
- Lien fiche wiki : http://www.warforum-jdr.com/wiki-v2/dok ... itzerhauem
Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
La jeune femme avançait lentement à travers la pénombre et le couvert des arbres, attentive au moindre bruit ou frémissement qui auraient trahi le moindre signe d’une sentinelle. Elle entreprit de faire un grand arc de cercle vers la droite autour du point central où elle avait senti une présence, présence qui se confirmait au fur et à mesure qu’elle progressait lentement dans les broussailles. Ombeline avait bien récupéré de ses blessures, qui s’étaient pratiquement toutes refermées ; seul quelques égratignures et cicatrices qui ne tarderaient pas à disparaître constituaient là les uniques vestiges de l’épreuve qu’elle avait traversée dans ce siphon inondé. Toutefois, sa vêture n’était guère adaptée à la vie forestière, et les lambeaux de sa robe ne cessaient de s’accrocher à la moindre branches ou épine qui se glissaient sur son chemin.
Bientôt, ses yeux furent attirés par une chiche lueur qui parvenait faiblement jusqu’à elle, et s’étonna de ne pas l’avoir aperçu plus tôt. Toujours est-il qu’il lui suffit de se laisser guider par cette source lumineuse pour parvenir sans difficulté jusqu’à un petit campement. L’étincelle de vie qu’elle avait sentie auparavant se distinguait à présent très clairement en cinq personnes réunies autour du feu de camp. Trois d’entre elles semblaient dormir, tandis que des deux autres émanaient des chuchotements dont Ombeline ne parvenait pas encore à comprendre la signification.
Sûrement ces deux hommes représentaient-ils les sentinelles qu’elle avait craint de voir apparaître sur son chemin lors de sa lente progression jusqu’à leur campement, et maintenant qu’elle les avait sous les yeux, la vampire se réjouit de leur absence de discernement dans la manière de surveiller les environs. Elle ne devait pas risquer grand-chose de leur part, s’il y avait certes deux sentinelles, elles n’étaient pas cachées et discutaillaient entre elles pour faire passer le temps. Leur attention, au lieu d’être focalisée sur les alentour, prête à réagir à la moindre présence, s’attardait plutôt sur les dires de l’autre.
Ombeline ne put cependant pas parvenir à entendre la teneur de leur discussion, aussi s’approcha-t-elle sans faire de bruit. Le doux murmure de leurs voix basses était en passe de devenir de véritables mots aux oreilles de la jeune femme, lorsque le pied de cette dernière se posa sur un tas de feuilles séchées dont le crissement brusque tarit immédiatement le flot de leurs paroles. La voyageuse nocturne s’immobilisa soudainement, les sens aux aguets, avant de pester intérieurement. Après deux secondes, les deux hommes reprirent le fil de leurs échanges, que le craquement d’un bout de bois se rompant sous les chausses d’Ombeline qui venait à peine de se déplacer vint interrompre une fois de plus.
Passablement agacée, la jeune femme maudit son sens de la discrétion qui lui avait valut plus d’une fois de se faire repérer alors qu’elle tentait de passer inaperçue, et dont l’efficacité indiscutable de ses talents en la matière venait d’être démontrée à nouveau. Elle sentit une pointe d’inquiétude naître dans l’esprit des deux hommes, et crut même apercevoir leurs fronts qui se plissaient sous la concentration, alors que leurs yeux habitués à la clarté du feu tentaient de percer le voile de ténèbres qui les entouraient. Ne remarquant rien de particulier, ils se remirent à parler dans des propos qui furent alors audibles à l’ouïe d’Ombeline.
Et les deux hommes parlaient d’elle. Ainsi, ils n’étaient pas autres qu’une partie du régiment qui l’avait poursuivie alors qu’elle s’échappait de Steingart, et qu’elle s’était réfugiée dans la caverne. C’était également eux qui l’avaient emmurée vivante en condamnant l’accès à ces mines désaffectées, en la cloîtrant avec un Stryge, celui-là même qui avait fait naître le répurgateur qui l’avait pourchassée. C’était à cause de ces hommes là qui parlaient sur son dos qu’elle se retrouvait dans cette situation précaire. Le sang de la jeune femme bouillonnait dans ses veines, et elle s’imaginait déjà le leur se répandant au sol, nourrissant ces terres désormais stériles par les actes qu’ils avaient accomplis en ces lieux. Les habitants de la ville se faisant purement et simplement fusillés, les différents bûchers installés sur la plaine d’où émanait une odeur de chair rôtie, ces actes perpétrés dans le but de ne permettre à aucun vampire de pouvoir s’échapper, qu’importe que des centaines d’innocents eût péri en même temps… Toutes ces images s’imposèrent à l’esprit de la jeune femme, et ne tardèrent pas à alimenter la haine qu’elle nourrissait déjà pour ces hommes qui se trouvaient devant elle.
Et pourtant, ils étaient cinq alors qu’elle était seule, et Ombeline redoutait aussi bien le fait de se retrouver traquée une nouvelle fois que sa propre colère qui risquait de la consumer entièrement et de ne laisser d’elle que cendres au vent. Elle doutait fortement de pouvoir tuer les deux hommes sans un bruit avant que leurs trois comparses ne se réveillent. Et quel en aurait été le fruit de cette vengeance ? Rien, si ce n’était qu’elle ne paraîtrait finalement pas aussi morte qu’on aurait pu le penser après avoir fait écrouler l’entrée de la mine, si un rapport entre le meurtre de ces hommes et elle serait fait. Cela ne ferait que relancer d’autres hommes à sa poursuite, et elle avait déjà éprouvé quelque difficulté à voyager seule pour que ce genre de compagnie lui soit appréciable.
Ombeline, ayant ravalé cette colère sourde qui la rongeait, avait également songé au fait de se dévoiler à leurs yeux, et d’inventer toute une histoire qui crédibiliserait sa présence et sa tenue en une heure aussi tardive. Mais le risque qu’ils connaissent son visage était trop important, et elle avait senti leur peur alors qu’elle avait fait craquer les brindilles. Surgir de l’ombre, avec son visage à la peau si pâle, les aurait fait trembler d’effroi et aurait aussitôt nourrit leurs doutes quant à sa disparition, avant qu’ils ne se soient remis de leurs craintes et ne l’attaquent.
Cette conversation avait également fait naître un doute dans l’esprit de la jeune femme. S’ils avaient parlé d’elle et de sa probable mort dans la caverne écroulée, ils avaient aussi fait mention d’un autre être qui lui était toujours en liberté. Ombeline savait que Vanish était mort, elle l’avait vu de ses propres yeux. Albrecht l’était lui aussi, et son sacrifice n’avait pas été vain. Se pouvait-il qu’un autre vampire dont l’identité était inconnue puisse courir en toute liberté, et que ces soldats le recherchaient également ?
Ombeline ne savait pas à quoi s’en tenir. Aussi prit-elle la décision de rester encore un petit moment parmi le couvert de la forêt, à écouter ce qu’elle pourrait apprendre de ces deux hommes qui conversaient à voix basse pour ne pas réveiller leurs camarades. Elle ne risquait rien à demeurer cachée sans bouger, dans l’obscurité. Aucune brindille ne craquerait, cette fois-ci, et les deux hommes dont les flammes avaient grandement altéré l’acuité de leurs regards ne pourraient pas la repérer dans sa tanière d’obscurité. Lorsqu’elle serait en possession de suffisamment d’informations, ou que les deux hommes se cloîtreraient dans un mutisme tacite, n’ayant plus grand-chose à se dire, alors elle choisirait de s’en aller avec d’avantage de discrétion qu’elle ne l’avait fait pour s’approcher du campement.
Bientôt, ses yeux furent attirés par une chiche lueur qui parvenait faiblement jusqu’à elle, et s’étonna de ne pas l’avoir aperçu plus tôt. Toujours est-il qu’il lui suffit de se laisser guider par cette source lumineuse pour parvenir sans difficulté jusqu’à un petit campement. L’étincelle de vie qu’elle avait sentie auparavant se distinguait à présent très clairement en cinq personnes réunies autour du feu de camp. Trois d’entre elles semblaient dormir, tandis que des deux autres émanaient des chuchotements dont Ombeline ne parvenait pas encore à comprendre la signification.
Sûrement ces deux hommes représentaient-ils les sentinelles qu’elle avait craint de voir apparaître sur son chemin lors de sa lente progression jusqu’à leur campement, et maintenant qu’elle les avait sous les yeux, la vampire se réjouit de leur absence de discernement dans la manière de surveiller les environs. Elle ne devait pas risquer grand-chose de leur part, s’il y avait certes deux sentinelles, elles n’étaient pas cachées et discutaillaient entre elles pour faire passer le temps. Leur attention, au lieu d’être focalisée sur les alentour, prête à réagir à la moindre présence, s’attardait plutôt sur les dires de l’autre.
Ombeline ne put cependant pas parvenir à entendre la teneur de leur discussion, aussi s’approcha-t-elle sans faire de bruit. Le doux murmure de leurs voix basses était en passe de devenir de véritables mots aux oreilles de la jeune femme, lorsque le pied de cette dernière se posa sur un tas de feuilles séchées dont le crissement brusque tarit immédiatement le flot de leurs paroles. La voyageuse nocturne s’immobilisa soudainement, les sens aux aguets, avant de pester intérieurement. Après deux secondes, les deux hommes reprirent le fil de leurs échanges, que le craquement d’un bout de bois se rompant sous les chausses d’Ombeline qui venait à peine de se déplacer vint interrompre une fois de plus.
Passablement agacée, la jeune femme maudit son sens de la discrétion qui lui avait valut plus d’une fois de se faire repérer alors qu’elle tentait de passer inaperçue, et dont l’efficacité indiscutable de ses talents en la matière venait d’être démontrée à nouveau. Elle sentit une pointe d’inquiétude naître dans l’esprit des deux hommes, et crut même apercevoir leurs fronts qui se plissaient sous la concentration, alors que leurs yeux habitués à la clarté du feu tentaient de percer le voile de ténèbres qui les entouraient. Ne remarquant rien de particulier, ils se remirent à parler dans des propos qui furent alors audibles à l’ouïe d’Ombeline.
Et les deux hommes parlaient d’elle. Ainsi, ils n’étaient pas autres qu’une partie du régiment qui l’avait poursuivie alors qu’elle s’échappait de Steingart, et qu’elle s’était réfugiée dans la caverne. C’était également eux qui l’avaient emmurée vivante en condamnant l’accès à ces mines désaffectées, en la cloîtrant avec un Stryge, celui-là même qui avait fait naître le répurgateur qui l’avait pourchassée. C’était à cause de ces hommes là qui parlaient sur son dos qu’elle se retrouvait dans cette situation précaire. Le sang de la jeune femme bouillonnait dans ses veines, et elle s’imaginait déjà le leur se répandant au sol, nourrissant ces terres désormais stériles par les actes qu’ils avaient accomplis en ces lieux. Les habitants de la ville se faisant purement et simplement fusillés, les différents bûchers installés sur la plaine d’où émanait une odeur de chair rôtie, ces actes perpétrés dans le but de ne permettre à aucun vampire de pouvoir s’échapper, qu’importe que des centaines d’innocents eût péri en même temps… Toutes ces images s’imposèrent à l’esprit de la jeune femme, et ne tardèrent pas à alimenter la haine qu’elle nourrissait déjà pour ces hommes qui se trouvaient devant elle.
Et pourtant, ils étaient cinq alors qu’elle était seule, et Ombeline redoutait aussi bien le fait de se retrouver traquée une nouvelle fois que sa propre colère qui risquait de la consumer entièrement et de ne laisser d’elle que cendres au vent. Elle doutait fortement de pouvoir tuer les deux hommes sans un bruit avant que leurs trois comparses ne se réveillent. Et quel en aurait été le fruit de cette vengeance ? Rien, si ce n’était qu’elle ne paraîtrait finalement pas aussi morte qu’on aurait pu le penser après avoir fait écrouler l’entrée de la mine, si un rapport entre le meurtre de ces hommes et elle serait fait. Cela ne ferait que relancer d’autres hommes à sa poursuite, et elle avait déjà éprouvé quelque difficulté à voyager seule pour que ce genre de compagnie lui soit appréciable.
Ombeline, ayant ravalé cette colère sourde qui la rongeait, avait également songé au fait de se dévoiler à leurs yeux, et d’inventer toute une histoire qui crédibiliserait sa présence et sa tenue en une heure aussi tardive. Mais le risque qu’ils connaissent son visage était trop important, et elle avait senti leur peur alors qu’elle avait fait craquer les brindilles. Surgir de l’ombre, avec son visage à la peau si pâle, les aurait fait trembler d’effroi et aurait aussitôt nourrit leurs doutes quant à sa disparition, avant qu’ils ne se soient remis de leurs craintes et ne l’attaquent.
Cette conversation avait également fait naître un doute dans l’esprit de la jeune femme. S’ils avaient parlé d’elle et de sa probable mort dans la caverne écroulée, ils avaient aussi fait mention d’un autre être qui lui était toujours en liberté. Ombeline savait que Vanish était mort, elle l’avait vu de ses propres yeux. Albrecht l’était lui aussi, et son sacrifice n’avait pas été vain. Se pouvait-il qu’un autre vampire dont l’identité était inconnue puisse courir en toute liberté, et que ces soldats le recherchaient également ?
Ombeline ne savait pas à quoi s’en tenir. Aussi prit-elle la décision de rester encore un petit moment parmi le couvert de la forêt, à écouter ce qu’elle pourrait apprendre de ces deux hommes qui conversaient à voix basse pour ne pas réveiller leurs camarades. Elle ne risquait rien à demeurer cachée sans bouger, dans l’obscurité. Aucune brindille ne craquerait, cette fois-ci, et les deux hommes dont les flammes avaient grandement altéré l’acuité de leurs regards ne pourraient pas la repérer dans sa tanière d’obscurité. Lorsqu’elle serait en possession de suffisamment d’informations, ou que les deux hommes se cloîtreraient dans un mutisme tacite, n’ayant plus grand-chose à se dire, alors elle choisirait de s’en aller avec d’avantage de discrétion qu’elle ne l’avait fait pour s’approcher du campement.
ps: 204 pages!
- [MJ] Mort Noire
- PJ
- Messages : 465
- Localisation : Dans tes pires cauchemars...
Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
Après cela, la conversation sembla cependant se calmer pour quelques temps, seul les craquements du bois dans le feu mourant et le soufflement du vent dans les arbres se faisant percevoir, parfois couverts par les ronflements sourds d'un des dormeurs.
Plus loin, les bruits sourds des chasses nocturnes résonnaient dans les sous-bois, seulement perceptibles pour les oreilles plus qu'affutées d'Ombeline, qui entendait les gémissement mourant de la proie emportées vers une tanière sombre, ou au contraire les sifflements rageurs du chasseur ayant laissé s'échapper son gibier.
Cependant, au moment où elle s’apprêtait à partir, convaincue qu'elle n'apprendrait plus rien, l'un des deux hommes reprit la parole:
"En tout cas, c'est certain, je suis heureux que ces abominations aient été éliminées. Et en plus, avec cela, on va pouvoir mettre la main sur une jolie prime. Et enfin retourner chez nous"
"Te fais pas d'illusion, petit. Le nouvel Inquisiteur, ce Hunzen Parsof, il est convaincu qu'il y en a d'autres comme cela par ici. On est partit pour encore un moment à trainer nos savates dans les rues des villages et les routes du coin. Et va falloir qu'on continue a contrôler les gens. Ces choses sont capables de prendre l'aspect de n'importe qui, j'ai entendu dire."
"Ho putain." La voix du second soldat semblait traduire un profond désespoir "Est-ce qu'on en a pas déjà fait assez? Je n'en peut plus, toujours être aux aguets, toujours être vigilants, ne jamais relâcher la garde. Toujours... toujours... cette peur qui est là. De savoir qu'ils peuvent surgir à n'importe quel moment, te saisir et te broyer en un instant. Ou te changer en l'un d'eux. Je voudrais juste rentrer chez moi..."
"Pchh, ça viendra. Juste pas tout de suite. Et dis-toi bien que cela pourrait être pire. Tu pourrais être sur le front en ce moment même, occupé à combattre les hordes de ces barbares du Nords, sauvages et corrompus, qui baisent avec des démons et enfantent des mutants qu'ils adorent comme des idoles. La vie des fils de l'Empire n'est pas facile, mais c'est la seule qu'il soit possible de suivre si tu veux honorer les dieux comme il se doit, Sigmar, béni soit son nom, en premier."
Après cela, la conversation sembla s'éteindre à nouveau, tandis que les braises crachotantes du feu achevaient de se consumer....
Plus loin, les bruits sourds des chasses nocturnes résonnaient dans les sous-bois, seulement perceptibles pour les oreilles plus qu'affutées d'Ombeline, qui entendait les gémissement mourant de la proie emportées vers une tanière sombre, ou au contraire les sifflements rageurs du chasseur ayant laissé s'échapper son gibier.
Cependant, au moment où elle s’apprêtait à partir, convaincue qu'elle n'apprendrait plus rien, l'un des deux hommes reprit la parole:
"En tout cas, c'est certain, je suis heureux que ces abominations aient été éliminées. Et en plus, avec cela, on va pouvoir mettre la main sur une jolie prime. Et enfin retourner chez nous"
"Te fais pas d'illusion, petit. Le nouvel Inquisiteur, ce Hunzen Parsof, il est convaincu qu'il y en a d'autres comme cela par ici. On est partit pour encore un moment à trainer nos savates dans les rues des villages et les routes du coin. Et va falloir qu'on continue a contrôler les gens. Ces choses sont capables de prendre l'aspect de n'importe qui, j'ai entendu dire."
"Ho putain." La voix du second soldat semblait traduire un profond désespoir "Est-ce qu'on en a pas déjà fait assez? Je n'en peut plus, toujours être aux aguets, toujours être vigilants, ne jamais relâcher la garde. Toujours... toujours... cette peur qui est là. De savoir qu'ils peuvent surgir à n'importe quel moment, te saisir et te broyer en un instant. Ou te changer en l'un d'eux. Je voudrais juste rentrer chez moi..."
"Pchh, ça viendra. Juste pas tout de suite. Et dis-toi bien que cela pourrait être pire. Tu pourrais être sur le front en ce moment même, occupé à combattre les hordes de ces barbares du Nords, sauvages et corrompus, qui baisent avec des démons et enfantent des mutants qu'ils adorent comme des idoles. La vie des fils de l'Empire n'est pas facile, mais c'est la seule qu'il soit possible de suivre si tu veux honorer les dieux comme il se doit, Sigmar, béni soit son nom, en premier."
Après cela, la conversation sembla s'éteindre à nouveau, tandis que les braises crachotantes du feu achevaient de se consumer....
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Venez pleurer ici...
...ou admirer ma toute-puissance ici
2011
Venez pleurer ici...
...ou admirer ma toute-puissance ici
2011- Lucretia Von Shwitzerhaüm
- Warfo Award 2018 du meilleur PJ - Élaboration

- Messages : 543
- Profil : FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 14 / Tir 12 / NA 4 / PV 134/140
- Lien fiche wiki : http://www.warforum-jdr.com/wiki-v2/dok ... itzerhauem
Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
Le silence ne tarda pas à se faire une nouvelle fois entre les deux hommes qui veillaient sur les leurs. Mais cette fois-ci, ce n’était plus à cause du manque de discrétion d’Ombeline qui venait de faire craquer une brindille, les mettant sur le qui-vive. Non, ce silence-là était naturel, paisible, propice à la réflexion. Un silence qui mettait tacitement un terme à une discussion, et laissait l’esprit s’évader et vagabonder au gré des pensées, réfléchissant aux paroles qui avaient pu être dites, et accompagné du doux crépitement du feu.
Les bruits aux alentours s’étaient faits plus présents, sans pour autant menacer la quiétude qui s’était emparée du campement ; la jeune femme pouvait suivre sans la voir le déroulement de la chasse nocturne d’un renard que le hululement d’un hibou paraissait encourager. Le léger tapotement feutré des coussinets du prédateur courant sur la terre résonnait aux oreilles de la vampire, et contrastait avec le bruit de la fruite effrénée d’un lièvre qui se frayait un chemin à travers la végétation sans prendre la peine de faire preuve de discrétion, se sachant déjà repéré. Ombeline songea avec une légère amertume que ses déplacements furtifs s’apparentaient plus à ceux du lièvre que du renard, lorsqu’à deux reprises, elle avait tenté de se mouvoir sans se faire repérer. A une différence près : elle ne jouait pas vraiment le rôle de la proie. Du moins, pas pour le moment.
Revenant à la réalité, elle reporta son regard sur le visage des deux hommes qui n’avaient toujours pas prononcé un mot. Les ombres dansaient sur leurs traits tirés de fatigue, émanant de la lueur orangée du feu de camp se reflétant qui se reflétait dans leurs yeux hagards. La situation pouvait bien perdurer encore de longues minutes, jusqu’à ce que l’un d’entre eux ne s’endorme, épuisé par la lutte éreintante contre le sommeil. Aussi décida-t-elle de battre en retraite et de poursuivre son voyage tant qu’elle le pouvait encore. Et au moment où elle allait se détourner des cinq hommes, l‘un des veilleurs rompit le silence et un semblant de discussion repris. Elle n’en apprit moins que ce qu’elle avait espéré, et lorsque la tranquillité s’instaura à nouveau, Ombeline s’évanouit dans l’obscurité.
Cette fois-ci, elle progressa lentement mais sûrement sous le couvert des arbres, étant vigilante quant à l’endroit où elle posait le pied. Elle continua ainsi jusqu’à ce qu’elle fut certaine que la moindre maladresse de sa part ne puisse pas être audible à l’ouïe si peu développée des humains. Alors elle reprit paisiblement sa route dans la direction qu’elle avait toujours suivie depuis le début de son périple.
Il était bon de savoir que certains soldats pensaient la menace vampire que Steingart complètement écartée. Elle devrait toutefois être prudente : des contrôles étaient de temps à autres effectués sur les routes et dans les villages. Ombeline se demanda quelle pouvait bien être la nature de ces contrôles, et se demanda si ceux chargés de ces vérifications étaient réellement consciencieux. Ils savaient l’obligation qui leur imputait, et n’y procéderaient que par acquis de conscience ou sens du devoir. Leur peur d’une présence mort-vivante ne subsistait qu’à travers la paranoïa évidente à leurs yeux de ce nouvel Inquisiteur : Hunzen Parsof. Ses hommes ne souhaitaient qu’une seule et unique chose : rentrer chez eux et retrouver leurs familles, laissant derrière eux et pour toujours cette fameuse nuit où leurs pires cauchemars s’étaient ancrés dans leur réalité.
Il suffirait donc à Ombeline de se comporter comme elle l’avait toujours fait pour cacher sa nature vampirique. Cela lui permettrait de passer inaperçue aux yeux des répurgateurs, mais aussi de faire en sorte que les craintes de ce Hunzen Parsof se révèlent totalement infondées, le discréditant vis-à-vis de ces propres hommes. Ces derniers doutaient déjà de l’utilité de ces contrôles imposés, et en seraient par la suite complétement convaincus.
Les bruits aux alentours s’étaient faits plus présents, sans pour autant menacer la quiétude qui s’était emparée du campement ; la jeune femme pouvait suivre sans la voir le déroulement de la chasse nocturne d’un renard que le hululement d’un hibou paraissait encourager. Le léger tapotement feutré des coussinets du prédateur courant sur la terre résonnait aux oreilles de la vampire, et contrastait avec le bruit de la fruite effrénée d’un lièvre qui se frayait un chemin à travers la végétation sans prendre la peine de faire preuve de discrétion, se sachant déjà repéré. Ombeline songea avec une légère amertume que ses déplacements furtifs s’apparentaient plus à ceux du lièvre que du renard, lorsqu’à deux reprises, elle avait tenté de se mouvoir sans se faire repérer. A une différence près : elle ne jouait pas vraiment le rôle de la proie. Du moins, pas pour le moment.
Revenant à la réalité, elle reporta son regard sur le visage des deux hommes qui n’avaient toujours pas prononcé un mot. Les ombres dansaient sur leurs traits tirés de fatigue, émanant de la lueur orangée du feu de camp se reflétant qui se reflétait dans leurs yeux hagards. La situation pouvait bien perdurer encore de longues minutes, jusqu’à ce que l’un d’entre eux ne s’endorme, épuisé par la lutte éreintante contre le sommeil. Aussi décida-t-elle de battre en retraite et de poursuivre son voyage tant qu’elle le pouvait encore. Et au moment où elle allait se détourner des cinq hommes, l‘un des veilleurs rompit le silence et un semblant de discussion repris. Elle n’en apprit moins que ce qu’elle avait espéré, et lorsque la tranquillité s’instaura à nouveau, Ombeline s’évanouit dans l’obscurité.
Cette fois-ci, elle progressa lentement mais sûrement sous le couvert des arbres, étant vigilante quant à l’endroit où elle posait le pied. Elle continua ainsi jusqu’à ce qu’elle fut certaine que la moindre maladresse de sa part ne puisse pas être audible à l’ouïe si peu développée des humains. Alors elle reprit paisiblement sa route dans la direction qu’elle avait toujours suivie depuis le début de son périple.
Il était bon de savoir que certains soldats pensaient la menace vampire que Steingart complètement écartée. Elle devrait toutefois être prudente : des contrôles étaient de temps à autres effectués sur les routes et dans les villages. Ombeline se demanda quelle pouvait bien être la nature de ces contrôles, et se demanda si ceux chargés de ces vérifications étaient réellement consciencieux. Ils savaient l’obligation qui leur imputait, et n’y procéderaient que par acquis de conscience ou sens du devoir. Leur peur d’une présence mort-vivante ne subsistait qu’à travers la paranoïa évidente à leurs yeux de ce nouvel Inquisiteur : Hunzen Parsof. Ses hommes ne souhaitaient qu’une seule et unique chose : rentrer chez eux et retrouver leurs familles, laissant derrière eux et pour toujours cette fameuse nuit où leurs pires cauchemars s’étaient ancrés dans leur réalité.
Il suffirait donc à Ombeline de se comporter comme elle l’avait toujours fait pour cacher sa nature vampirique. Cela lui permettrait de passer inaperçue aux yeux des répurgateurs, mais aussi de faire en sorte que les craintes de ce Hunzen Parsof se révèlent totalement infondées, le discréditant vis-à-vis de ces propres hommes. Ces derniers doutaient déjà de l’utilité de ces contrôles imposés, et en seraient par la suite complétement convaincus.
- [MJ] Mort Noire
- PJ
- Messages : 465
- Localisation : Dans tes pires cauchemars...
Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
Une fois loin du campement, Ombeline put presser davantage le pas. Evitant adroitement les cailloux qui parsemaient les sous-bois qu’elle parcourait, elle parvint rapidement à mettre une large distance entre elle et le feu des soldats de l’inquisition.
Ne ressentant que faiblement la fatigue et les difficultés du trajet, la jeune vampire fit défiler les lieues sous ses bottes. Avançant d’un pas chaloupé et souple, mais pourtant bien plus rapide que la marche d’un humain, elle parvint, finalement, après encore de nombreuses heures de marches, et alors que l’aube approchait, à proximité d’une série de bâtiments faits de pierre et de chaux.
Le hameau, car il s’agissait d’un hameau bien plus que d’un village, comptait une bonne douzaine de bâtisses dont presque un quart devait servir comme remise ou granges, vu le piteux état de leurs murs et toits, les rendant totalement impropres à toute occupation. Le restant semblait plus solidement bâti, et bien mieux entretenu.
Des murs solides en pierre, des toits de tuiles rouges ou bleues. De même, malgré l’heure tardive et le fait que toutes les échoppes fussent fermées, et leurs lumières éteintes, il n’était guère difficile de deviner la profession des gens qui les occupaient : des arceaux métalliques et une enseigne délavée affichant une enclume annonçaient une forge, tandis que le bâtiment d’à côté, large et comptant de nombreuses fenêtres, était très clairement une auberge. Un peu plus loin, des simples côtoyant fourrures et provision sur une enseigne au moins aussi délavée que celle de la forge montrait l’existence d’une mercerie vendant quelques fournitures usuelles.
Le restant semblait être des maisonnettes de l’Empire ordinaires, ne se démarquant en rien de dizaine d’autres dans des villages et bourg partout ailleurs dans l’Empire…
Ne ressentant que faiblement la fatigue et les difficultés du trajet, la jeune vampire fit défiler les lieues sous ses bottes. Avançant d’un pas chaloupé et souple, mais pourtant bien plus rapide que la marche d’un humain, elle parvint, finalement, après encore de nombreuses heures de marches, et alors que l’aube approchait, à proximité d’une série de bâtiments faits de pierre et de chaux.
Le hameau, car il s’agissait d’un hameau bien plus que d’un village, comptait une bonne douzaine de bâtisses dont presque un quart devait servir comme remise ou granges, vu le piteux état de leurs murs et toits, les rendant totalement impropres à toute occupation. Le restant semblait plus solidement bâti, et bien mieux entretenu.
Des murs solides en pierre, des toits de tuiles rouges ou bleues. De même, malgré l’heure tardive et le fait que toutes les échoppes fussent fermées, et leurs lumières éteintes, il n’était guère difficile de deviner la profession des gens qui les occupaient : des arceaux métalliques et une enseigne délavée affichant une enclume annonçaient une forge, tandis que le bâtiment d’à côté, large et comptant de nombreuses fenêtres, était très clairement une auberge. Un peu plus loin, des simples côtoyant fourrures et provision sur une enseigne au moins aussi délavée que celle de la forge montrait l’existence d’une mercerie vendant quelques fournitures usuelles.
Le restant semblait être des maisonnettes de l’Empire ordinaires, ne se démarquant en rien de dizaine d’autres dans des villages et bourg partout ailleurs dans l’Empire…
.une heure avant l’aube +/-
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Venez pleurer ici...
...ou admirer ma toute-puissance ici
2011
Venez pleurer ici...
...ou admirer ma toute-puissance ici
2011- Lucretia Von Shwitzerhaüm
- Warfo Award 2018 du meilleur PJ - Élaboration

- Messages : 543
- Profil : FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 14 / Tir 12 / NA 4 / PV 134/140
- Lien fiche wiki : http://www.warforum-jdr.com/wiki-v2/dok ... itzerhauem
Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix
Ombeline progressait à travers les bois depuis fort longtemps, sans éprouver le moindre signe de fatigue. Elle avait mis une bonne distance entre le campement où les cinq hommes se reposaient et elle, simplement en répétant inlassablement les mêmes gestes : mettre un pas devant l’autre, puis l’autre, avant de réitérer le tout. Sa condition de vampire l’émerveillait une fois de plus, lui permettant d’avancer bien plus rapidement que la normale, avalant les lieues bien plus rapidement que les heures ne s’égrenaient.
Mais le temps finit par rapidement rattraper la jeune femme, qui s’en rendit compte lorsqu’elle leva les yeux et abandonna le fil de ses pensées. Là, sous le dais épais et feuillu de la forêt, le ciel nocturne et ses étoiles ne se laissaient que rarement entrevoir ; cependant, par intermittence, elle pouvait apercevoir un voile bleuté qui commençait à prendre forme sur l’obscurité vespérale. Les ombres étaient encore denses autour d’elle, mais la complainte des oiseaux, qui commençaient à s’éveiller dans le faîte des arbres lui disait que bientôt à l’est l’aube éclairerait d’avantage le ciel. Lentement et progressivement, la stridulation des criquets et des autres insectes laissa la place à un gazouillis bien plus plaisant à entendre aux oreilles d’Ombeline. Bien que le jour ne percerait bien que plus tard le feuillage opaque des bois, cette dernière commença à s’inquiéter alors que le chant d’un coq retentit au loin.
La voyageuse égarée espéra que l’animal n’était pas sauvage et qu’il appartenait à une ferme isolé ou même située dans un village, pourvu qu’un toit pût lui offrir un couvert sous lequel s’abriter. Sous la contrainte impérative de l’horizon qui pâlissait, Ombeline accéléra le pas et finit par arriver à l’orée de la forêt. Tandis qu’elle franchissait la limite entre la lisière et la plaine, les maisons d’une petite bourgade se dévoilèrent à son regard.
Une douzaine de bâtiments se tenaient devant elle, bien que pour la plus grande majorité, ce ne soient que des granges ou étables d’avantages destinées au bétail ou au stockage plutôt qu’aux villageois eux-mêmes. Encore qu’à la vue des toits défoncés et aux pierres abimées par les outrages du temps et du manque d’entretien, la jeune femme s’imagina que ces murs faisaient de bien piètres abris pour conserver une quelconque denrée alimentaire, qu’elle fût réservée aux fermiers ou aux animaux.
Ombeline sonda les environs de son regard émeraude, et ne put discerner la moindre présence humaine dans le hameau. Aussi décida-t-elle de s’avancer, poussant son exploration un peu plus loin.
Le reste des bâtiments était en bien meilleur état, témoignant de leur habitabilité ou de leur utilisation. Deux enseignes pendaient placidement, enchâssées sur une barre de fer rouillée fixée au-dessus de l’entrée respective des constructions, et Ombeline put reconnaître en ces dernières la marque d’un forgeron et d’un mercier. Les sept-huit autres bâtisses de l’endroit n’étaient que des masures de chaume, de tuiles et de pierres bien mieux agencées et protégeant d’avantage des intempéries.
Une impression de calme et de quiétude se dégageait du village encore endormi, simplement balayé par un faible vent s’engouffrant dans l’unique ruelle de terre. Mais il ne tarderait pas à reprendre son activité dès que l’aube surviendrait, et après la mort passagère que la nuit lui prodiguait continuellement, il revivrait bientôt du fourmillement de ses habitants partant dans les champs aux alentours.
Ainsi, Ombeline ne tarderait pas à se faire apercevoir, et se demandait quelle serait la réaction des gens face à son accoutrement qui tranchait avec la vêture paysanne. Encore que… Lorsqu’elle regarda l’état de sa robe en partie déchirée et souillée de limon et de boue provenant du Haut-Reik, elle songea qu’elle avait bien plus l’air d’une sauvageonne que d’une dame de sa qualité. Et l’état de son visage et de ses cheveux allait probablement en ce sens, elle le sentait sans même s’être auparavant observée dans un miroir. Il lui faudrait prendre un bon bain, laver ses vêtements et les ravauder pour être à nouveau présentable.
Mais comment justifier sa présence en ces lieux ? Ombeline soupira, lassée de toutes ces intrigues. Il lui faudrait probablement abandonner ses habits pour ceux d’une paysanne ou d’une voyageuse, bien plus passe-partout et pratique. Cependant, elle savait qu’elle ne passerait pas totalement inaperçue, et cette fois-ci, ce ne serait plus à cause de son incompétence quant au fait de savoir se faire discrète en plein forêt. Non, sa peau blanche, son langage autant que sa façon de se tenir ou l’état de ses mains aux doigts effilés, impropre à celles d’une fermière, couvertes de cals, la trahirait certainement sous l’examen d’un œil consciencieux.
Alors que faire ? Adopter l’attitude d’une voyageuse, ou se comporter comme elle l’avait toujours fait ? Dans un cas comme dans l’autre, il lui faudrait de toute façon aller jette un coup d’œil sur ce que vendait le mercier, autant pour acheter de quoi se dissimuler au soleil ou de quoi moins attirer les regards curieux que pour acheter du fil, du tissus et des aiguilles pour repriser sa robe. Cela lui donnerait une occasion de s’occuper intelligemment et de faire passer le temps en attendant la fin du jour. A moins qu’elle ne trouve en ce village un autre moyen de voyager…
Toutefois, le forgeron tout comme le marchand de biens ne présenteraient qu’une porte close face à sa demande. Il lui faudrait probablement attendre que le jour soit levé avant de pouvoir espérer entrer dans la boutique. Ombeline les maudit silencieusement pour ces complications dont elle se passerait bien. Le seul endroit où elle savait que la porte serait toujours ouverte demeurait être l’auberge. Elle espéra que l’établissement offrait une certaine propreté, ainsi qu’une certaine tranquillité. Elle songea un instant au forgeron et à la boutique, petits commerces qui restaient cependant bien importants pour une bourgade de ce genre, et se dit que le service ne devait pas être si mauvais que ça si le village se reposait sur ces activités.
De plus, dans cet établissement, elle pourrait peut-être glaner deux ou trois informations ou rumeurs sur les environs, et ainsi mieux appréhender le comportement de ces villageois. Franchissant l’enceinte encore déserte du hameau, Ombeline se dirigea vers l’auberge et ouvrit la porte.
Mais le temps finit par rapidement rattraper la jeune femme, qui s’en rendit compte lorsqu’elle leva les yeux et abandonna le fil de ses pensées. Là, sous le dais épais et feuillu de la forêt, le ciel nocturne et ses étoiles ne se laissaient que rarement entrevoir ; cependant, par intermittence, elle pouvait apercevoir un voile bleuté qui commençait à prendre forme sur l’obscurité vespérale. Les ombres étaient encore denses autour d’elle, mais la complainte des oiseaux, qui commençaient à s’éveiller dans le faîte des arbres lui disait que bientôt à l’est l’aube éclairerait d’avantage le ciel. Lentement et progressivement, la stridulation des criquets et des autres insectes laissa la place à un gazouillis bien plus plaisant à entendre aux oreilles d’Ombeline. Bien que le jour ne percerait bien que plus tard le feuillage opaque des bois, cette dernière commença à s’inquiéter alors que le chant d’un coq retentit au loin.
La voyageuse égarée espéra que l’animal n’était pas sauvage et qu’il appartenait à une ferme isolé ou même située dans un village, pourvu qu’un toit pût lui offrir un couvert sous lequel s’abriter. Sous la contrainte impérative de l’horizon qui pâlissait, Ombeline accéléra le pas et finit par arriver à l’orée de la forêt. Tandis qu’elle franchissait la limite entre la lisière et la plaine, les maisons d’une petite bourgade se dévoilèrent à son regard.
Une douzaine de bâtiments se tenaient devant elle, bien que pour la plus grande majorité, ce ne soient que des granges ou étables d’avantages destinées au bétail ou au stockage plutôt qu’aux villageois eux-mêmes. Encore qu’à la vue des toits défoncés et aux pierres abimées par les outrages du temps et du manque d’entretien, la jeune femme s’imagina que ces murs faisaient de bien piètres abris pour conserver une quelconque denrée alimentaire, qu’elle fût réservée aux fermiers ou aux animaux.
Ombeline sonda les environs de son regard émeraude, et ne put discerner la moindre présence humaine dans le hameau. Aussi décida-t-elle de s’avancer, poussant son exploration un peu plus loin.
Le reste des bâtiments était en bien meilleur état, témoignant de leur habitabilité ou de leur utilisation. Deux enseignes pendaient placidement, enchâssées sur une barre de fer rouillée fixée au-dessus de l’entrée respective des constructions, et Ombeline put reconnaître en ces dernières la marque d’un forgeron et d’un mercier. Les sept-huit autres bâtisses de l’endroit n’étaient que des masures de chaume, de tuiles et de pierres bien mieux agencées et protégeant d’avantage des intempéries.
Une impression de calme et de quiétude se dégageait du village encore endormi, simplement balayé par un faible vent s’engouffrant dans l’unique ruelle de terre. Mais il ne tarderait pas à reprendre son activité dès que l’aube surviendrait, et après la mort passagère que la nuit lui prodiguait continuellement, il revivrait bientôt du fourmillement de ses habitants partant dans les champs aux alentours.
Ainsi, Ombeline ne tarderait pas à se faire apercevoir, et se demandait quelle serait la réaction des gens face à son accoutrement qui tranchait avec la vêture paysanne. Encore que… Lorsqu’elle regarda l’état de sa robe en partie déchirée et souillée de limon et de boue provenant du Haut-Reik, elle songea qu’elle avait bien plus l’air d’une sauvageonne que d’une dame de sa qualité. Et l’état de son visage et de ses cheveux allait probablement en ce sens, elle le sentait sans même s’être auparavant observée dans un miroir. Il lui faudrait prendre un bon bain, laver ses vêtements et les ravauder pour être à nouveau présentable.
Mais comment justifier sa présence en ces lieux ? Ombeline soupira, lassée de toutes ces intrigues. Il lui faudrait probablement abandonner ses habits pour ceux d’une paysanne ou d’une voyageuse, bien plus passe-partout et pratique. Cependant, elle savait qu’elle ne passerait pas totalement inaperçue, et cette fois-ci, ce ne serait plus à cause de son incompétence quant au fait de savoir se faire discrète en plein forêt. Non, sa peau blanche, son langage autant que sa façon de se tenir ou l’état de ses mains aux doigts effilés, impropre à celles d’une fermière, couvertes de cals, la trahirait certainement sous l’examen d’un œil consciencieux.
Alors que faire ? Adopter l’attitude d’une voyageuse, ou se comporter comme elle l’avait toujours fait ? Dans un cas comme dans l’autre, il lui faudrait de toute façon aller jette un coup d’œil sur ce que vendait le mercier, autant pour acheter de quoi se dissimuler au soleil ou de quoi moins attirer les regards curieux que pour acheter du fil, du tissus et des aiguilles pour repriser sa robe. Cela lui donnerait une occasion de s’occuper intelligemment et de faire passer le temps en attendant la fin du jour. A moins qu’elle ne trouve en ce village un autre moyen de voyager…
Toutefois, le forgeron tout comme le marchand de biens ne présenteraient qu’une porte close face à sa demande. Il lui faudrait probablement attendre que le jour soit levé avant de pouvoir espérer entrer dans la boutique. Ombeline les maudit silencieusement pour ces complications dont elle se passerait bien. Le seul endroit où elle savait que la porte serait toujours ouverte demeurait être l’auberge. Elle espéra que l’établissement offrait une certaine propreté, ainsi qu’une certaine tranquillité. Elle songea un instant au forgeron et à la boutique, petits commerces qui restaient cependant bien importants pour une bourgade de ce genre, et se dit que le service ne devait pas être si mauvais que ça si le village se reposait sur ces activités.
De plus, dans cet établissement, elle pourrait peut-être glaner deux ou trois informations ou rumeurs sur les environs, et ainsi mieux appréhender le comportement de ces villageois. Franchissant l’enceinte encore déserte du hameau, Ombeline se dirigea vers l’auberge et ouvrit la porte.
