La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.
L'eau qui coulait dans la grotte provenait directement des hauteurs glacées, là où la neige caressée par le soleil fondait, laissant s'échapper un filet chantant mais froid comme l'hiver dont il était né. Mais la température redoutable de l'eau avait peu d'importance pour Ombeline, qui risquait bien peu de mourir gelée. Ou noyée, tant qu'à faire.
Non, en réalité, la chose véritablement inquiétante, c'était ce courant qui la saisissait, bien plus fort que ce qu'elle eut jamais supposé. Entrainée rapidement vers un goulot étroit, elle vit défiler les parois près d'elle, alors même qu'elle s'éloignait rapidement de là où elle s'était enfoncée dans la rivière.
Autour d'elle, l'eau bouillonnait, grondante et frémissante, comme elle se tordait et se pressait sur les roches abruptes, le courant donnant une impression de puissance rugissante luttant contre un immuable obstacle. Et Ombeline était coincée entre ces deux forces rivales, qui, dans leur combat sans fin, pouvaient la broyer sans même perturber leur cycle de combat éternel.
Mais elle n'eut guère le temps d'épiloguer sur sa situation: le siphon approchait rapidement, et son grondement assourdissant résonnait sourdement dans la caverne, amplifiant encore l'inquiétude de la vampire. Et soudain, elle fut prise dans les flots tourmentées, aspirée par une force qui dépassait tout ce qu'elle avait jamais pu connaitre, lui rapellant que, peu importe sa nature, il existait des choses contre lesquelles elle ne pouvait lutter. Après un dernier regard vers la caverne, elle fut submergée par l'eau en furie...
Test de pure chance...
1-2: Comme Une fleur: pas un caillou, pas une arrête tranchante, 0 PV perdu
3-6: Aile ouille: Perte de 1D10 PV, suite à des griffures, écorchures et autres balafres
7-10: Bardaf, c'est l'Embardée: perte de 1D20 PV suite à divers chocs, écrasements sur rochers
11-15: Re-bardaf: même chose que plus haut, mais en pire et avec des fractures diverse et variées: pertes de 2D20 PV
16-18: Non pas le gros caillou non non noooooooon haaaaaaaaaaa BANG: perte de 10+2D20 PV. Pas la peine de dire pourquoi....
19-20: C'est la M....: Perte de 30+2D20PV
And the winner is....
en spoiler, car le suspens, c'est cool....
19!!!
Trop Fort!!!
Premier D20: 9
deuxième D20: 1
perd au total 40 PV.
Passe à 10 PV sur 50
Sorry que ce soit aussi violent, mais ce genre d'action n'est pas sans conséquence, et il fallait bien que je le fasses ressentir d'une façon ou d'une autre. Après, ce sont les dés qui ont parlé (et encore, tu es chanceuse, je les ai interprété à ma façon...)
La traversée fut horrible, épouvantable, un véritable cauchemar qui lui paru sans fin. Les rocs semblaient surgir de partout pour la heurter, lui entailler la chair, briser ses cotes ou la sonner. Prise dans un véritable tourbillon, ses faibles tentatives de se protéger furent totalement vaines.
Cependant, finalement, cet enfer passa. Mais son corps perclus de douleurs l'informait d'un fait glacial: n'eusse été sa condition d'immortelle, c'est un cadavre qui serait ressortit de la caverne. Et tout de suite après, ce fut une douleur sourde dans son ventre qui s'éveilla, irradiant soudainement dans tout son corps. Et elle sut immédiatement de quoi il s'agissait: la Soif Rouge. Elle avait tellement souffert et subi de dégâts dans les eaux glacées de la rivière que son corps lui réclamait du sang, du sang frais, neuf et nourrissant, pour soigner ses blessures et refermer ses plaies..
Toutefois, un long moment encore s'écoula avant que la rivière ne rejoigne l'air libre. Ombeline, qui flottait douloureusement entre deux eaux, finit par apercevoir une légère lueur pâle loin au-dessus d'elle. Par des gestes rendus malhabiles du fait de ces blessures, elle tenta de regagner la surface.
Le moindre mouvement s'avérait douloureux, et sa tentative, bien que couronnée de succès, lui appris qu'elle avait visiblement plusieurs cotes en miettes et un bras démis...
Regagner la rive fut un calvaire horrible. Mais, finalement, pantelante, tremblant sous l'effet de la douleur et de la Soif, elle se retrouva allongée sur une plage de cailloux...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Le torrent était en réalité bien plus profond que ce à quoi elle s’attendait, et lorsqu’elle se glissa dans l’eau en pensant avoir pied, elle s’enfonça avec surprise dans une eau des plus glacées. Sa robe ayant capturé de l’air se souleva autour de sa taille avant de retomber le long de son corps, emprisonnant ses jambes dans cet étau de tissus comme une fleur fanée qui aurait été noyée. Ses chausses s’alourdirent également, et il lui fut de plus en plus difficile de parvenir à garder la tête hors de l’eau après qu’elle ait sombré une première fois.
Si se dévêtir lui aurait grandement facilité la tâche, jamais elle n’aurait pu concevoir le fait d’offrir la vue de son corps dénudé à l’horrible créature qui portait le nom de Gustav Von Drecenfelt. Et en parvenant à sortir de la grotte, comment se serait-elle comportée sans le moindre morceau de tissu la préservant des regards inconnus ? Non pas qu’elle était soudainement devenue pudique, mais cette situation aurait été des plus gênantes, en plus d’être désagréable et que son image en aurait pâtie fortement. Un fait qu’elle ne pouvait imaginer.
Toujours est-il que le courant sembla de plus en plus fort alors que l’eau la portait loin de l’endroit où elle s’y était plongée. Un courant qui s’empara petit à petit de la jeune femme sans qu’elle ne lui offre de résistance. Le torrent coulait naturellement vers l’aval du Haut Reik, là où elle voulait précisément se rendre dans le but de sortir de cette affreuse mine et de se rapprocher de Nuln. Ombeline n’avait toujours pas oublié la proposition d’Albrecht, consistant à rendre visite à sa cousine et à disposer de ses biens, semblerait-il. Comment, elle n’en avait encore aucune idée, mais l’heure n’était pas à ce genre de réflexions, des soucis bien plus graves et pressants s’imposèrent à elle.
Elle put discerner à travers l’obscurité de la caverne et l’eau qui miroitait sur les parois que ces dernières se rétrécissaient de plus en plus, pour former un goulot si étréci qu’elle se demanda l’espace d’un instant si son corps pourrait emprunter ce chemin exiguë. L’idée de rester à jamais coincée entre la roche et la pression de l’eau, sans pouvoir nager contre le courant impérieux l’effleura, lui faisant prendre conscience de la folie de son entreprise. Mais ce qui était fait était fait, et l’énorme quantité d’eau devant soudainement s’engouffrer à travers un étroit passage qui ne faisait qu’accroître la puissance du courant l’entraîna sans ménagement sous la montagne.
Devenant aussi légère et impuissante qu’un fétu de paille voguant sur une mer tumultueuse, elle eut un réflexe humain avant de se faire aspirer sous les eaux. Celui de prendre une dernière fois sa respiration, quand bien même elle se rendit compte avec une seconde de retard à quel point cet acte était futile. La montagne l’engloutit alors sans aucune précaution, maltraitant la jeune femme avec cette impassibilité et ce stoïcisme qui caractérisaient bien la fureur de la nature dès lors qu’elle tenait une vie entre ses mains. Par un concours de circonstances, par le jeu du hasard ou bien par la volonté propre de Mère Nature, un corps étranger en son sein pouvait aussi bien finir écrasé par la détermination du Monde que s’en tirer indemne et sans aucune blessure.
Il fallait croire que cette dernière avait une dent contre la jeune vampire, ou n’acceptait pas sa nature mort-vivante qui faisait outrage à la vie et à elle-même. Ombeline ne vit pas le premier rocher alors que les tourbillons infernaux de l’eau dansaient autour d’elle. L’impact fut tel qu’elle eut l’impression d’avoir été projetée par un canon contre un mur. En s’écrasant contre la roche, son diaphragme se compressa, expulsant tout l’air contenu dans ses poumons et des bulles bouillonnèrent à la commissure de ses lèvres, avant de tenter de remonter vers une surface qui n’existait plus dans ce tunnel totalement inondé. Tendis que le courant l’emportait à nouveau pour la projeter contre une autre paroi, Ombeline paniqua, ne sachant plus où était le bas, si elle se trouvait à la verticale ou non dans ce siphon vicieux, et les quelques traces de son instinct de survie humain reprirent le dessus.
Elle inspira une nouvelle fois, recherchant la présence inutile mais rassurante de l’air dans ses poumons, et ceux-ci ne se gorgèrent violemment que d’une eau sournoise et glaciale qui s’entêtait à s’insinuer dans les moindres parcelles de son être. La jeune femme écarquilla un instant les yeux en sentant ce corps étranger et bien plus dense que l’oxygène, ouvrit la bouche pour tenter de la recracher mais ce fut une nouvelle vague qui s’engouffra dans son estomac.
Une violente douleur ne tarda pas à se faire ressentir dans sa poitrine. Elle se demanda un instant si une petite partie de ses poumons n’avait pas éclaté sous la pression du liquide qui s’imposait irrésistiblement dans son être. Et pourtant, elle le savait, ces dommages d’ordinaires irréversibles ne la conduiraient pas jusqu’à Morr.
Les pieds empêtrés dans sa robe, le tissu formant une cage oppressante autour de son corps, elle ne put pas même tenter de se débattre, de nager ou de se protéger convenablement face aux assauts de la roche qui semblait lui en vouloir particulièrement. Son visage heurta violement une arrête rocheuse, et elle cracha une minuscule particule de sang qui se fondit dans la gigantesque masse de l’eau, mais que son œil acéré fut tout de même capable de discerner. Son flanc s’écrasa contre un rocher, la pliant en deux d’une étrange manière, et elle sentit ses membres et ses os protester et craquer sinistrement. Ses jambes furent trainées tout le long d’une saillie rocailleuse et râpeuse, déchirant l’étoffe de son vêtement en même temps que sa peau. Son bras, ses omoplates dévoilées et sa joue gauche ne tardèrent pas à subir le même sort.
Elle finit par se rouler en boule, en apesanteur dans ce courant tumultueux qui disposait d’elle comme bon lui semblait, et ressentit à ce moment même une violente douleur, une crampe au fond de son estomac. Ombeline connaissait cette douleur, cette sensation pour l’avoir éprouver que trop de fois. Les grincements et gémissement furieux de son ventre n’étaient pas provoqués par l’eau qui la noyait, mais par cette bête sanguinaire qui sommeillait en elle, attendant patiemment son heure, se laissant oublier pour ne resurgir que plus puissamment encore, au moment où elle ne s’y attendait pas. La Soif de Sang, phénomène auquel elle ne pourrait jamais s’accommoder, qui la révoltait plus que tout et qu’elle ne pourrait jamais satisfaire pleinement.
Alors qu’elle se tenait toujours en position fœtal dans l’espoir de se prémunir de cette folie de coups furieux qui s’abattait sans répit sur sa personne affaiblie, le calme surgit subitement autour d’elle. Elle sentit le courant s’apaiser, se muant dans des flots beaucoup plus paisibles. Elle osa lever la tête, et aperçut loin au-dessus d’elle une myriade d’étoiles qui scintillaient sur l’onde devenue placide. Alors qu’elle détendait son corps engourdi dans le but de rejoindre la surface, une douleur lancinante naquit au niveau de son thorax, une souffrance sourde et lourde qui perdura tout au long de la remontée. Esquissant de pathétiques et faibles mouvements, la jeune femme se rendit compte de l’état de son bras gauche, démis, qui ne réagissait plus comme avant.
La jeune vampire déchue finit par crever la surface, et se laissa presque dériver jusqu’au rivage, où de minuscules vaguelettes la déposèrent. Elle rampa difficilement sur le sol, se hissant avec peine sur une étendue de galets qui roulaient sous son poids. Alors Ombeline s’affaissa sur le dos, dans un état anémique, un regard vague tourné vers le ciel d’où la dominait l’énorme astre lunaire, dispensant ses rayons argentés sur ce monde ténébreux, chassant l’obscurité vespérale.
Elle délaça une partie de son bustier, qui relâcha son étreinte possessive autour de son ventre, flottant à présent autour d’elle. Son organisme pourtant mort sembla réagir à la tiédeur de l’air, et au moment où la jeune femme tournait son visage sur le côté, une violente quinte de toux la saisit. Son corps meurtri lutta contre cet envahisseur insaisissable qu’était l’eau, recrachant ce dernier, le chassant de ses poumons et de son estomac. Elle éructa, expectora, crachant de l’eau et du sang pendant un bon moment avant que les premières bouffées d’oxygènes ne parviennent jusque dans ses poumons peut-être déchirés par ses côtes brisées.
En respirant laborieusement, elle glissa une main sous son bustier, au niveau de son ventre, et sentit un liquide bien plus poisseux que l’eau. Ses doigts s’emparèrent d’un objet métallique et froid, et elle pesta silencieusement lorsqu’elle se rendit compte que la lame de sa dague d’ordinaire tenu contre elle dans une couture du vêtement était à présent rougeoyante de sang. Son ventre arborait de fines et légères blessures peu profondes causées par le tranchant effilé de l’objet. Elle s’était probablement infligée ces blessures lorsqu’elle s’était mise en position fœtale et qu’elle avait été malmenée par le courant.
Ombeline se sentait épuisée, et pourtant elle ne pouvait pas se permettre de rester ici à rien faire. Après avoir resserré les lacets de son corset, et après l’avoir ajusté, elle se releva difficilement, peinant à se relever, gémissant à cause de la douleur de son être. La jeune femme se rendit compte que si le haut de son vêtement était encore en assez bon état, sa robe était en lambeau, complètement déchirée, dénudant que d’avantage ses longues jambes effilées et gracieuses. Mais elle ne pouvait rien y faire. Après quelques pas incertains, elle finit par se diriger vers l’Ouest, tenant sa dague dans sa main droite. Elle n’avait qu’à suivre le cours du Haut-Reik, qui s’écoulait paisiblement vers Nuln…
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140 Ma Fiche Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)
Compétences acquises et Dons du Sang
COMBAT : Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main) Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace, Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre
MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3
INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne
AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons
Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)
Test de contrôle de la Soif Rouge : 02, réussi. Tu peux encore tenir pendant trois heures avant le prochain test de contrôle
Chancelante et titubante, Ombeline progressa lentement dans les sous-bois qui longeaient les flots calmes du Reik. Les racines et le sol irréguliers ralentissaient sa progression dans la même mesure que son état déplorable, aussi son allure générale était-elle plutôt éloignée de celle qu’elle aurait pu adopter en temps normal.
Chaque pas faisait résonner en elle une onde de douleur, comme une brulure interne qui la parcourait entièrement. Une vague de souffrance qui trouvait un écho sombre et sanglant aux tréfonds de son ventre, là où une faim surnaturelle prenait naissance pour irradier d’une sombre malfaisance partout en son être, exacerbant ses sens de prédatrice, lui faisant percevoir son environnement comme jamais auparavant.
Le moindre souffle, le plus petit mouvement, tout cela lui parvenait avec une acuité sans pareille. Les créatures, aussi petites soient elles, le moindre battement de cœur, rein ne pouvait lui échapper. Et entendre ces palpitations cadencées, sentir la présence de ces êtres si proches, ressentir, presque voir ce sang couler si près d’elle, arpentant de fines artères, parcourant des veines aussi proches, tout cela ne faisait qu’amplifier son malaise.
Mais néanmoins, elle parvint pour un temps à repousser la soif Rouge, à s’empêcher de se ruer sur le premier terrier venu pour y creuser à main nue et en extirper son occupant et faire couler son sang dans sa gorge. L’image devint durant un instant tellement vive qu’elle dut stopper sa progression hésitante pour la chasser de son esprit.
C’est cahin-caha qu’elle poursuivit sa route à travers la forêt, le son chantant de l’eau la guidant et lui évitant de se perdre dans les sous-bois obscurs et humides. Elle marcha, et marcha encore, contournant arbres et buissons, trébuchants sur les pierres et les branches éparses, glissant sur les feuilles mortes humides et la mousse visqueuse qui recouvraient le sol d’une couche épaisse et visqueuse.
Son épuisement et sa souffrance étaient tels qu’elle ne s’aperçut même pas directement qu’autour d’elle, le paysage avait changé. C’est ses pieds qui le lui apprirent, lorsque, au lieu du sol traitre et irrégulier qu’elle parcourait depuis sa sortie de la rivière, elle marcha sur un sol ferme et plan. Forçant ses yeux à s’ouvrirent un peu plus, elle se rendit compte qu’elle venait d’atteindre une longue route qui longeait elle aussi la rivière. Et, malgré la nuit noire et presque sans lune, elle put constater que celle-ci était complètement déserte. Pas même une silhouette de bâtiment à l’horizon, d’un coté comme de l’autre : la route continuait, droite et imperturbable, pour finalement se perdre au milieu des arbres au loin.
Mais elle remarqua autre chose, aidée en cela du peu de lune encore présent : la nuit s’achevait, et il ne lui restait plus qu’une heure avant l’aube. Plus qu’une heure pour trouver un abri….
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Mettre un pied devant l’autre, prendre appuis sur ce premier pour ramener le second devant celui-ci. Une tâche ô combien facile et habituelle que chaque enfant en bas âge était à même de pouvoir effectuer. Et pourtant, en ce qui concernait Ombeline, du haut de ses vingt-deux ans, cette tâche enfantine se révélait être une véritable corvée. Alors qu’à sa droite le fleuve coulait paisiblement, apportant jusqu’à elle les embruns humides qui la rafraichissaient, chaque pas, chaque martèlement sur ce sol irrégulier était une épreuve qui ne lui apportait que douleur et épuisement.
La jeune femme ne doutait pas qu’elle aurait encore pu continuer très loin si le monde autour d’elle ne se voyait pas modifié par les événements quotidiens qui le façonnaient, tels que la nuit et le jour, mais son corps irradiait d’une telle souffrance que sa volonté s’en retrouvait complètement brisée. Elle déambulait entre les arbres penchés sur l’onde paresseuse, comme si leurs longues branches tentaient d’épancher leur soif séculaire, et Ombeline se disait qu’elle offrait bien un pitoyable spectacle qui tranchait avec la grâce et la beauté immuable de la nature.
Pourtant elle se doutait bien que son charme n’en était pas altéré, et son état pitoyable lui ajoutait peut-être même une touche d’innocence à travers son visage angélique et ses grands yeux verts qui n’exprimaient que le désarroi et une part de souffrance. Quiconque l’aurait croisée n’aurait ressenti que de la pitié et de la compassion pour cette pauvre jeune femme déboussolée, les cheveux trempés, les vêtements déchirés, et qui semblait errer sans but par une nuit où la lune se dissimulait parmi les nuages.
Ce que le simple voyageur ne savait pas, c’était qu’au travers de cette innocente et charmante passante égarée se cachait une créature bien plus sombre et mortelle qui ne demandait qu’à se révéler au monde. Un être sanguinaire tapis au fond de son ventre qui grognait furieusement, se manifestait violemment pour faire connaître à celle qui tentait de la réprimer son besoin avide de sang. A chaque nouvelle vague de douleur, l’entité menaçait de reprendre le dessus et de laisser libre cours à sa sauvagerie dont son hôte avait tellement honte. Ombeline devait ainsi mener deux luttes, et son unique adversaire n’était qu’elle-même. Et pourtant la jeune vampire savait bien qu’à un moment ou à un autre elle devrait abandonner subrepticement ce combat pour se laisser doucement envahir par la Soif de Sang, ce qui lui permettrait de la contrôler et d’agir en étant maîtresse de son corps avant que la folie sanguinaire ne l’emporte au-delà du réparable.
Cependant, il était si simple d’y succomber, de se laisser submerger par la noirceur qui la hantait, et de se jeter sur la première proie venue, qu’elle soit humaine ou non. Ses sens étaient exacerbés par la soif insatiable qui la tiraillait, elle pouvait sentir tout autour d’elle la vie qui fourmillait dans la nature, presque insouciante. Le fumet d’un cerf qui mâchait quelques feuilles non loin de là, un lapin qui s’enfonçait dans son terrier vérifier que ses petits se trouvaient bien en sécurité, un écureuil qui faisait inlassablement ses provisions, le ballet aérien et amoureux de deux oiseaux sous la voute céleste…
Chaque animal aurait pu être la victime de la jeune femme, qui bien que blessée, se savait en mesure de les chasser. Et pourtant, l’image de Gustave Von Drecenfelt était encore trop présente dans son esprit. Devenir comme lui, s’abaisser à son régime alimentaire, se nourrir sur la vermine et se transformer en l’être abject qu’il représentait la repoussait au plus haut point. Elle s’adonnerait à de telles bassesses que lorsqu’elle serait certaine de ne plus avoir d’autre solution.
Alors qu’elle était plongée dans ses pensées, elle ne remarqua qu’avec un temps de retard le subtil changement qui s’opérait tout autour d’elle. Ses pieds ne s’enfonçaient plus dans cette mousse humide et glissante qui tapissait le sol et l’herbe sous le couvert des arbres. Il n’y avait plus de racines traitresses qui manquaient de la faire trébucher quand elle n’y prenait pas garde, seulement un sol plat et dur, constitué de terre et de quelques pierres trop bien agencées pour être naturel.
Ombeline s’arrêta soudainement, prenant le temps d’observer où elle se trouvait. Il était étrange de voir que malgré les douleurs lancinantes qui la parcouraient, menaçant de lui arracher un petit gémissement, elle était capable de se plonger dans ses pensées pour oublier cette souffrance qui l’étreignait, et ce en dépit de sa soif de sang qui lui dictait d’être consciente de son environnement dans le but de sélectionner une proie. Alors que l’air et la douceur vespérale caressaient sa peau et soufflaient sur les lambeaux de sa robe, elle constata que ladite route était déserte, sans que le tracé d’une silhouette ou d’un bâtiment ne lui masque l’horizon. La voie, en piteuse état, suivait le cours du Haut-Reik, continuant imperturbablement de sinuer jusqu’à ce qu’un petit groupe d’arbres ne la dissimule aux regards étrangers.
Le choix de la jeune femme ne se fit pas attendre. Elle traversa la route, et se mit à la suivre à bonne distance de vue, dissimulé dans l’ombre des arbres de façon à ce qu’elle repère un passant ou une charrette avant que ces derniers ne puissent la voir. Elle aurait ainsi tout le loisir d’observer l’étranger, jugeant de ses intentions et de la menace qu’il pouvait représenter pour elle, avant de décider de se montrer ou non. Suivre le tracé de la route augmentait ainsi ses chances de rencontrer une future proie potentielle, ou une future protection, on ne savait jamais, mais également de trouver un endroit où passer la nuit si une chaumière ou une taverne se présentaient à elle. D’autant plus qu’à en juger par la hauteur de la lune, et le ciel qui commençait peu à peu à passer du noir au bleu marine, le jour ne tarderait pas à se lever, et il lui faudrait être en sureté lorsque ce moment arriverait.
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140 Ma Fiche Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)
Compétences acquises et Dons du Sang
COMBAT : Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main) Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace, Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre
MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3
INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne
AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons
Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)
Sorry de pas l'avoir fait hier, j'ai eu une coupure de connexion. Le rp était fait, mais pas moyen de le poster
Titubant sur les racines des arbres qui bordaient la route, la jeune fille progressa encore de longues minutes de cette façon, guettant désespérément, cherchant à repérer à tout prix la moindre charrette, le moindre voyageur qui aurait pu circuler le long de la route.
Mais il n’y avait rien. Rien, si ce n’est le bruit du vent dans les arbres, les murmures lointains des feuilles piétinées par un animal nocturne rentrant s’abriter dans sa tanière, l’odeur douceâtre de la sève des arbres, le pépiement aigu de la forêt qui s’éveillait.
Mais rien de ce qu’elle cherchait. Il était probable, vu les dangers de la forêt la nuit, que peu osaient se risquer à arpenter les longueurs glaciales des routes sans la protection, aussi relative soit-elle, de la lumière du jour.
Et quand bien même certains se seraient-ils mis en route un peu avant l’aube, vu la distance qui séparait Ombeline de toute trace de civilisation, avant que quiconque atteigne l’endroit où elle se tenait, il faudrait que de nombreuses heures s’écoulent encore.
Heures qu’elle n’avait pas : en levant les yeux vers le ciel, elle vit les dernières étoiles disparaitre dans la lumière qui commençait à apparaitre au loin. Une demi-heure. C’était tout ce qu’il lui restait avant que l’aube ne se lève. Une demi-heure, pas plus, pendant laquelle il lui fallait trouver un abri capable de la protéger des rayons ardents du soleil et une proie pour la nourrir. Vu son état de faiblesse, si elle s’endormait maintenant sans avoir d’abord repris des forces, il n’était pas dit quand elle se réveillerait. Son corps pourrait très bien décidé de la plonger dans un sommeil plus profond encore, pour la forcer à réparer les dégâts qu’elle avait subis avant de pouvoir reprendre sa route.
Un rapide tour d’horizon autour d’elle lui apprit à quoi ressemblaient les environs : à sa gauche, la rivière continuait à couler, à quelques dizaines de mètres de la route tout au plus. De ce côté-là, rien de bien intéressant. Ce n’était pas le cas du côté droit, en revanche, la situation était tout autre : à une centaine de mètres d’elle vers l’avant, un gros amas de rochers irréguliers entassés en un tas couvert de mousse cachait probablement une série d’anfractuosité dont certaines l’aideraient peut-être à s’abriter. Malheureusement, le seul endroit où elle détectait suffisamment d’animaux que pour avoir une bonne certitude d’en attraper au moins un se trouvait presque à l’opposé, à une bonne soixantaine de mètres en arrière de sa position.
Il lui fallait se nourrir et s’abriter, mais il n’était désormais pas sûr qu’elle parviendrait à faire les deux avant que le soleil ne se lève…
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Le temps lui paraissait extrêmement long, comme si chaque seconde peinait à s’écouler, comme si chaque minute rechignait à laisser sa place pour la suivante. Comme si cela ne suffisait pas, le chemin qu’elle avait emprunté était d’autant plus compliqué que son ventre ne cessait de grogner silencieusement. Elle sentait au fond de ses entrailles une envie de chaparder la vie d’un autre, de s’abreuver de cette dernière. Un sentiment qui se manifestait en impulsion, en tiraillement, devenant à chaque fois de plus en plus pressant à mesure que la lune continuait sa course inexorable.
Ombeline regarda en direction des milliers d’étoiles qui scintillaient dans un ciel d’ocre, sans nuage, laissant le regard s’évader dans l’infinie de l’univers. Elle constata que l’astre argenté était bien plus bas que lorsqu’elle avait émergé des eaux tumultueuses, et qu’à l’est, l’horizon s’éclairait d’une douce lueur orangée.
Le regard dirigé vers la voute céleste, la jeune femme ne put discerner une racine à moitié déterrée dans ce terrain accidenté et traître, et manqua de trébucher. Elle se rattrapa de justesse, pestant contre sa situation des plus précaires, une situation à travers laquelle elle se retrouvait totalement impuissante.
Cela devait bien faire quelques heures qu’elle était en train de marcher, et que rien ne s’était offert à sa vue. Tous ses sens avaient été aux aguets, tentant de percevoir la moindre parcelle de vie qui s’approchait, mais la seule qu’elle avait détectée avait été la présence d’insectes nocturnes et de chauves-souris dont les ultra-sons se répercutant contre le relief environnant lui brisaient les tympans. D’autant plus que ces misérables mammifères que l’on apparentait souvent aux vampires étaient en train de se régaler en virevoltant au milieu de nuées de moustiques, et leurs cris perçants sonnaient aux oreilles d’Ombeline comme des ricanements moqueurs à son encontre.
Au final, la jeune vampire avait l’impression que cette traque incessante contre une proie inexistante l’avait affaiblie encore plus, et lui avait fait perdre un temps fou. Elle s’était en effet réfugiée sous le couvert des arbres dans le but de repérer un simple voyageur errant sur les routes avant que ce dernier ne la repère, mais elle avait évolué bien moins vite sur ce terrain trompeur qu’elle ne l’aurait fait sur la route pavée. Ombeline avait donc choisi un chemin plus difficile pour rien, et cela ne faisait que s’ajouter à sa mauvaise humeur.
Pour finir, elle décida de regagner la route malheureusement désertique, mais bien plus sûre et régulière, avant de jeter à nouveau un coup d’œil en direction du ciel. La nuit était sur le point de laisser la place à l’aube, et la lune au soleil. Les étoiles s’éteignaient, leur vive lueur jaune emportée par la clarté de l’horizon. La jeune femme cru apercevoir au loin l’aura des premiers rayons solaires prêts à déferler sur le monde, irradiant ce dernier par la puissance de leur chaleur. Un spectacle qu’elle aurait bien souhaité contempler, si cela ne l’aurait pas conduit vers une éternité bien plus inerte que celle qu’elle était en train de vivre.
Elle se devait de trouver un abri, et rapidement. Dire qu’il y a de ça à peine une heure, le temps lui avait paru s’écouler lentement, elle se rendait soudainement compte qu’elle n’en disposait plus à volonté. Un rapide regard au alentour lui permit d’évaluer sa situation. Le soleil se levait sur sa droite, elle marchait donc bien en direction de Nuln. Devant elle, la route continuait, et avec elle, un paysage désertique et linéaire. A sa gauche, l’onde du Haut Reik s’écoulait paisiblement, à présent totalement insouciante de la jeune femme qu’elle avait faillit engloutir. Il n’y avait qu’à droite, en direction de l’aube, que reposait peut-être sa seule et unique chance de salut. Un gros tas de rocher, recouvert en partie par une végétation envahissante. Un monticule naturel qui lui fournirait probablement l’occasion de se désister à la présence impérieuse de ce qui était devenu, à son grand regret, son plus grand et infatigable ennemi. Mieux valait jouer la carte de la prudence en se cachant maintenant plutôt que de tenter Morr à vouloir se nourrir.
Ce fut donc dans cette direction que se dirigea Ombeline, espérant de tout cœur trouver un lieu où s’abriter.
Si jamais je parviens à trouver un certain refuge dans l'amas de roche, je surveille tout de même la route si possible. Si jamais un carrosse (ce genre de chose) ou bien un simple et unique voyageur n'ayant pas trop l'air armé y passe, je me dévoile et marche (ou cours s'il est rapide) en sa direction. Si ce n'est pas une calèche, ou si c'est un groupe de deux ou plusieurs personnes, je sors pas.
Dans le cas d'une éventuelle sortie, je me risque au soleil grâce à "Défi de l'Aube". Si jamais j'échoue au teste, je me cache directement.
Et puis au pire, je dis ça mais il va m'arriver tout autre chose... ^^
Si pas clair, Mp
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140 Ma Fiche Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)
Compétences acquises et Dons du Sang
COMBAT : Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main) Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace, Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre
MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3
INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne
AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons
Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)
Jet d'un dé 20, résultat multiplié par 3= temps (en minutes) pour trouver un abri. 30 minutes avant le levé du soleil...
jet: 10, pile 30 minutes....
Ombeline avait foncé vers la colline qu'elle soupçonnait de contenir une quelconque cavité pouvant l'abriter. Mais ses recherches furent bien plus longues qu'elle ne l'avait cru possible. Nombres des anfractuosité qu'elle explorait n'était guère plus profondes qu'un pied ou deux, ou pas assez grandes que pour l'abriter toute entière, et c'est avec une frénésie grandissante qu’elle inspecta rochers après rochers. Cependant, ce ne fut que d’extrême justesse qu'elle parvint à se réfugier dans un abri suffisamment profond que pour qu’elle y soit en sureté et protégée des rayons du soleil qui, déjà, commençaient à éclairer le dos de sa robe. Néanmoins, elle parvint à s'y glisser sans subir le moindre dommage. Mais cela avait été très très limite, bien trop pour que ce genre de risques puisse être pris trop souvent.
A peine fut-elle abrité qu'elle sombra dans une profonde apathie, signe évident d'une faiblesse qu'elle avait trop longtemps cherché à contenir.
Test d'END: 7, réussi
C'est ainsi qu'elle passa plusieurs heures, à la limite entre la conscience et le néant du sommeil noir, tandis que son corps s'acharnait à réparer les dégâts qu'il avait subit un peu plus tôt. Cependant, elle ne sombra jamais complètement, et son esprit, même planant sur les vagues traitresses d'un sommeil qui menaçait à tout moment de la saisir, suivait avec attention tout ce qui se passait autour d'elle, même si elle n'en avait elle même que peu conscience.
C'est ainsi que, aux environs de midi, elle perçut des bruits de pas sur la route. Elle n'eut même pas besoin de regarder pour savoir qu'il s'agissait probablement d'un homme, voyageant seul et à pieds. L'idée de tout ce sang passant si près d'elle la fit saliver, et elle sentit ses crocs grandirent d'eux-mêmes dans sa bouche. Instinctivement, sa main se tendit en avant, vers le voyageur isolé qui, inconscient de la menace se trouvant à quelques dizaines de pieds de lui seulement, poursuivait tranquillement son chemin, mais à peine sa peau fine et blanche avait-elle été exposée au soleil qu'une sensation horrible de brulure se répandit dans tout son être, et elle replia sa main encore plus vite qu'elle ne l'avait avancée. Si elle désirait se nourrir de se voyageur, il lui faudrait affronter les dangers brulants du soleil....
test d'END: 12, échec
Voilà, j'ai pas encore fait de test pour voir si tu résistais au soleil ou pas, me disant que tu voudrais put-être jeter un œil au voyageur avant de l’attaquer...ou pas
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Tandis que la jeune femme marchait en direction du petit monticule, l’appréhension la saisit. Au plus elle s’approchait, au plus elle se rendait compte que le petit plateau ne correspondait pas à ses attentes. Elle pouvait observer que les rochers étaient trop petits ou trop bien imbriqués entre eux, ne lui laissant aucune marge de manœuvre pour se protéger. Et pendant ce temps là, Ombeline avait la désagréable impression que l’air se réchauffait de plus en plus autour d’elle, et que le soleil avait hâté sa course de manière à ce que ses premiers rayons effleurent la peau de la jeune femme, transformant sa peau blanche en un morceau de parchemin calciné.
Elle longea la paroi rocheuse sans rien trouver, si ce n’était un relief rocailleux où diverses strates étaient superposées les unes aux autres, ce qui aurait peut-être ravi quelques pragmatiques de l’Empire désireux de prouver que le monde n’avait pas été créé cette magie qu’ils abhorraient, mais plutôt par l’intermédiaire de plusieurs épisodes géologiques. En ce qui concernait Ombeline, elle en avait cure de tout cela, n’épiant les milliers de tonnes de sédiment que dans l’unique espoir de trouver un interstice à travers lequel elle pourrait se glisser. Lorsqu’elle leva la tête, elle constata que le soleil semblait déjà atteindre le sommet qui cumulait à quelques dizaines de mètres au-dessus d’elle. Une vision qui la glaça d’horreur, avant de la pousser à continuer ses recherches. Elle n’avait plus le choix, et c’est au moment où la morsure ardente de l’astre ancestral s’en prenait à ses épaules dénudées qu’un espace assez profond pour qu’elle s’y glisse s’offrit à sa vue. Sans plus attendre, elle se précipita dans l’anfractuosité.
L’endroit était en réalité plus spacieux que ce qu’il ne laissait entrevoir, et la jeune vampire errante eu l’occasion de s’allonger sur un ensemble de rochers plus ou moins plats, aucunement confortable, mais qui valait mieux que rien. N’ayant plus rien à faire si ce n’était qu’à attendre que le temps passe, son esprit put se libérer de ses récentes émotions paniquées, permettant à la douleur et à la soif de revenir de plein fouet. Elles affluèrent, mais restèrent cependant à une certaine distance de son esprit torturé, alors même que ce dernier se délaissait de toute pensée.
Ombeline ne sut pas combien de temps elle resta dans cet état si précaire qui la préservait toutefois de la souffrance. Le vide et l’oublie s’étaient mêlés en elle pour ne faire plus qu’un, la dépossédant de toute volonté, de toute notion. Le temps semblait comme figé, alors qu’au dehors, tout défilait sans qu’elle s’en rende compte. Pour peu qu’une personne téméraire la découvre par le plus grand des hasards, elle s’imaginait pouvoir la remarquer, sentir sa présence, mais doutait en revanche de sa capacité à pouvoir réagir, et encore plus de se défendre si les intentions de l’éventuel inconnu se révélaient être belliqueuses.
Toujours est-il qu’il sembla à un moment donné que son corps avait récupéré juste assez de force pour lui permettre se de mouvoir, et d’être réellement attentive à son environnement. C’est ainsi qu’elle perçut des bruits de pas frappants le vieux pavé de la route. Une simple et unique personne. A cette pensée, l’imagination et l’un des sens d’Ombeline, le goût, œuvrèrent de concert et la firent saliver. Elle tenait peut-être là un moyen de satisfaire pour un certain moment la bête sanguinaire qui se tapissait en elle, et peut-être même de guérir ses blessures.
Mais il restait le problème du soleil, un problème qui la suivrait probablement tout au long de sa vie. Elle devait être certaine de pouvoir agir sans se faire rôtir sur place. Aussi posa-t-elle sa main sur un rocher exposé au soleil. Après tout, il paraissait qu’il s’agissait d’un effort de volonté, si elle était persuadée de pouvoir le faire, elle devrait y parvenir, non… ?
Je retente l'expérience, en mettant ma main au soleil (juste la main, le bonhomme ne devrait pas me voir). Si jamais je brûle cependant, j'en reste là, et j'attends la nuit, ou je comate une fois de plus...
Si je résiste, j'essayerais d'en faire mon casse-croûte.
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140 Ma Fiche Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)
Compétences acquises et Dons du Sang
COMBAT : Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main) Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace, Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre
MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3
INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne
AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons
Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)
Serrant les dents, Ombeline finit pas s'avancer prudemment sous le soleil pur qui illuminait les environs. Passant en un instant de la pénombre à la clarté aveuglante de la mi-journée, ses yeux sensibles lui infligèrent une douloureuse morsure qui l'aveugla durant de longs instants, alors même que sa peau exposée au soleil semblait s’embraser...
test d'INT Défi de l'AUbe:
3, réussi
Cette sensation, pourtant, ne dura pas. Petit à petit, sa peau s'habitua à la caresse mordante du soleil, et, bien que ressentant une impression générale de malaise et de menace diffuse, Ombeline put s'avancer dans le soleil sans subir aussi fortement que d’habitude sa mortelle morsure.
Cependant, encore hésitante, elle effectua quelques pas prudents dans la lumière, attentive au moindre signe. Mais rien. Visiblement, pour un temps, elle était capable de supporter la rudesse des rayons solaires. La sensation était loin d'être confortable, et un sentiment général de mal-être l'envahissait, criant dans tout son corps sa crainte et son inconfort. Mais aucune douleur vive, aucune brulure atroce n’accompagnait cela.
Encouragée par cette constatation, enhardie par la faim, et ce besoin primal qui lui déchirait le ventre, elle descendit rapidement vers la route, se dirigeant dans la direction des bruits de pas qu’elle entendait aussi discrètement que possible.
test de discrétion: 5
test de détection opposé: 12
pas vue...
Elle parvint sans ma sur la route, juste à temps pour voir passer devant elle un homme entièrement drapé dans une cape noire, et au haut chapeau brun assorti à la couleur de ses bottes, qui marchait droit devant lui sans se rendre compte le moins du monde qu'il était observé.
Ombeline n'attendit cependant pas qu'il s'en rende compte, et se jeta sur lui avec une rapidité et une force surnaturelle...
att:
+4 d'att par surprise
jet: 11, réussi
Le pauvre homme n'eut ps la moindre chance de s'apercevoir de quoique ce soit: un instant, il parcourait la route à grande enjambées, l'instant d'après, il était projeté au sol et maintenu à terre par une poigne d'acier et, alors même qu'il cherchait à reprendre ses sens, des mains avides dégageaient son col qui fut l'espace d'une seconde exposé à l'air libre, juste avant que des crocs acérés ne viennent se refermer dessus. La peau délicate fut rapidement percée, libérant les flots d'un sang rouge dans la gorge desséchée de la vampire.
Aussitôt, les tentatives désordonnées de sa victime pour s'échapper cessèrent, tandis que l'individu sombrait dans une semi-torpeur enivrante qui fit apparaitre sur son visage endormi un large sourire naïf...
Et le sang coulait, encore et encore, apaisant la soif, calmant la douleur et soignant les blessures. Encore et encore, le chaud élixir de vie apporta calme et paix à Ombeline. Mais, il n'y aurait pas assez. Alors même qu'elle était rassasiée, mais était loin d'avoir fini de guérir, Ombeline se redressa soudain, un mince filet de sang coulant depuis sa bouche vers son menton nacré. Sa soif apaisée, elle se mit à observer sa victime, qui semblait plongée dans un rêve merveilleux. Elle n'était pas guérie, loin de là. Cependant, le sang rouge qui venait de l'alimenter avait fortement contribué à soigner ses blessures et clamer ses douleurs. Elle hésitait désormais sur la conduite à tenir. Devait-elle boire jusqu'au bout, quitte à tuer l'homme, ou bien, sa soif étanchée et sa douleur apaisée, disposait-elle désormais de plus de temps ? Tandis qu’elle y réfléchissait, sans même en prendre conscience, sa langue se mit à récupérer les goutes de sang qui parsemaient son visage…
+36 PV....
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
La jeune devait saisir cette chance alors que l’occasion de se nourrir s’offrait à sa portée. Mais encore fallait-il qu’elle puisse sortir à la lumière du jour sans pour autant subir les effets douloureux de cette dernière. La vampire avait déjà offert sa peau aux rayons ardents de l’astre solaire, et une fois lui avait suffit. Elle avait eu l’impression qu’on lui apposait un tison ardent sur ses chairs, tandis que sa peau d’ordinaire si blanche s’était soudainement recouverte d’une couche noirâtre qui semblait bouillonner sous la chaleur. Mais cette fois ci, les choses étaient différentes.
Aussi sortit-elle de sa cachette, s’imprégnant de la luminosité ambiante et de la tiédeur de l’air qui était bien moins fraiche au soleil. Elle serra les dents, sentant une certaine appréhension la saisir en même temps qu’elle se dévoilait au grand jour. Ce furent ses yeux qui en subirent rapidement les conséquences, en étant partiellement aveuglés, avant que chaque partie dénudée de son corps ne sente la morsure ardente. La sensation était douloureuse, et Ombeline, bien que sur le point de se soustraire à cette souffrance, lutta cependant.
Peu à peu, la douleur se fit plus diffuse, moins violente, et il lui sembla même qu’elle était en train de s’habituer à cette impression ambiguë, à mi chemin entre la brûlure et la tiédeur. La jeune femme sentit alors comme un voile se lever sur son cœur, comme si on la libérait d’un fardeau qu’elle ne se sentait plus capable de porter. Combien de temps cela faisait-il qu’elle n’avait pas offert sa peau à la caresse soyeuse des faisceaux solaire ? Depuis combien de temps vivait-elle la nuit en espérant un jour retrouver cette douce sensation du soleil glissant son corps alors qu’elle parcourrait un monde soudainement devenu lumineux et chaleureux, lorsque l’opacité vespérale ne le couvrait plus ?
Enfin, elle venait de réaliser ce qu’elle avait longtemps espéré, et cette action pourtant si simple l’emplissait d’allégresse. Comme quoi en dépit de sa condition vampirique, elle pouvait encore être sensible à la beauté de la nature. Mais cette impression fut de courte durée. L’inconfort saisit Ombeline de nouveau, suivie d’une certaine nausée qui la submergea. Elle n’était pas tout à fait prête à combattre la magnificence de l’astre éternel, et cela fit naître en elle une pointe de déception. Elle aurait tellement souhaité y parvenir, rester insouciante face à ce fardeau qui l’obligeait à éviter la lumière du jour. Mais la jeune femme venait toutefois de réaliser une grande étape en s’affirmant sous ce ciel si bleu et si dégagé, et elle se jura qu’un jour elle finirait par triompher de cette épreuve. Elle avait tout le temps pour y parvenir.
En revanche, en ce qui concernait sa proie, elle en disposait de beaucoup moins, d’autant plus que sa faim sans cesse grandissante la tiraillait de plus en plus. L’homme marchait d’un pas quelque peu hâtif, mais assuré, d’un pas de celui qui a l’habitude de parcourir le monde en ayant développé une certaine endurance et résistance à la fatigue. Il présentait son dos à la jeune femme, qui n’y voyait qu’une longue cape noir trainant sur le sol et ratissant au passage une poignée de feuilles mortes tombées des arbres, tandis qu’un chapeau plongeait les traits de son visage dans l’ombre.
Ombeline, alors qu’elle s’approchait de l’homme, restait invisible aux yeux de ce dernier, autant en étant cachée par le relief et les arbres que l’éventuel marchant ne prenait pas garde à son environnement. Ce qui n’était pas pour déplaire à la prédatrice qui bondit sur sa proie, la renversant au sol tout en l’étranglant à moitié. Cette soif insatiable et la présence de ce cou qui portait en lui la promesse d’un sang tout frais emplit Ombeline d’une nouvelle vigueur.
L’inconnu se débattit un instant, avant que les crocs aiguisés de la jeune femme ne se plantent dans sa chair, la tranchant proprement et aussi facilement qu’elle avait plongé dans les eaux tumultueuses de la caverne. Un liquide carmin ne tarda pas à ruisseler dans cette bouche devenue si avide, coulant dans une gorge desséchée qui n’en réclamait pas moins. La chaleur de ce sang se propagea dans son corps, chassant la nausée et le mal-être qui l’avait envahie, et elle sentit une partie de ses plaies se refermer.
L’entité sanguinaire qui faisait d’elle ce qu’elle était n’avait pas besoin d’une telle quantité de sang, et s’en retrouva rapidement rassasié. Ombeline se retira quelques instants, observant l’homme qui n’était plus qu’un pantin entre ses mains. Il n’était guère nécessaire de l’éliminer, elle pouvait le laisser là, et le temps qu’il retrouve ses esprits, elle se serait réfugiée de nouveau dans sa tanière, attendant que le jour cède lentement la place à l’obscurité. Nul doute qu’il poursuivre sa route à tout allure, aux aguets et tremblant de fatigue suite à la perte de son sang tout en recherchant activement une auberge où oublier cet épisode tragique de sa vie. S’en rappellerait-il seulement ?
Mais pourquoi prendre tant de risque ? Et s’il était capable de la reconnaître à travers la période brumeuse qu’il était en train de traverser ? Et si elle le rencontrait dans une autre étape de son voyage, comment se comporterait-elle face à celui qu’elle avait en partie égorgé ? Pire, il se pouvait fortement qu’il indique à quelques autorités douteuses la présence de monstres ou de vampires – les vestiges de la morsure ne duperaient personne- sur la route, et elle irait alors au devant de bien des ennuis dont elle se passerait bien.
La décision quant à ses actes futurs lui semblait évidente. Ombeline s’empara de l’homme qui gisait à moitié dans ses bras et le traîna jusque dans les entrailles du plateau dans lequel elle s’était préalablement cachée. La tâche se révéla être assez facile, la jeune femme disposant d’une force que son apparence innocente ne laissait présager, et amena le voyageur dans son antre. Une fois cet effort accompli, elle fouilla l’homme, avant de continuer à boire son sang, le vidant entièrement en attendant la tombée de la nuit.
Modifié en dernier par [MJ] Mort Noire le 25 avr. 2011, 21:49, modifié 1 fois.
Raison :ajout XP: 36!
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