[Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Les troupes régulières d'Ostland sont parmi les plus robustes et les plus coriaces de l'Empire, d'où la tête de taureau qu'elles ont adoptée pour emblême. Depuis Wolfenburg, le Comte Valmir von Raukov tient les rennes de cette province du nord.

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[Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par [MJ] Le Djinn » 10 sept. 2016, 13:39

Le moral était bas, très bas. A vrai dire, l'on ne vit point de moral aussi près du sol depuis la Tempête du Chaos qui déferla sur l'Ostland.
La mission avait été un fiasco complet, on les avait rapidement renvoyés dans leur garnison de base, dans leur contrée natale. A vrai dire, on parlait assez peu de la mission, personne ne voulait revenir sur l'inefficacité des communications impériales, sur le brouhaha complet qu'avait créé l'arrivée de leur relève... Une catastrophe.

Enfin, maintenant ils allaient pouvoir toucher leur solde, chose bien trop rare surtout depuis que la province était ruinée, se reposer en sécurité et s'occuper des tâches quotidiennes...
Après encore quelques semaines de voyage, ils arrivèrent finalement aux alentours de Salkaten, où un messager leur demanda de s'arrêter dans une enceinte fortifiée, proche de la ville, où attendait une petite garnison de soldats.

On les fit tous rentrer et on demanda aux officiers et sous officiers, que vous connaissez, d'accompagner les gardes de l'entrée jusque dans une tente centrale. Au vu du labyrinthe de tentes, d'étals de commerçants et de casseroles, il devait bien y avoir trois cents soldats tassés entre les piquets de bois et les tours de garde improvisées. Une bonne division donc.

En rentrant dans la tente, Friedrich, Poigno et Steiner eurent la surprise de découvrir le Duc Loft, accompagné de quelques autres gradés, visiblement des capitaines. Il les salua chaleureusement quand il les vit rentrer dans ses quartiers. Devant lui se trouvait une carte détaillée de l'Ostland où de nombreux pions apparaissaient, ils les déplaçaient en discutant de stratégies complexes...

Image-"Ah, mes bons soldats! Je vous dois toute mes excuses pour ce misérable incident en Bretonnie... Il ne se reproduira pas. Car j'ai besoin de mes hommes au meilleur de leurs capacités, voyez-vous? Cela dit, je ne vous ai pas fait venir pour rien, nous sommes devant un problème.

Tout d'abord, Steiner, je dois annoncer que nous l'avons retrouvé."
-"Vous voulez dire... Lui?"
Image-"Oui, Lui. Vous serez chargé de le retrouver et de le ramener, mort ou vif. Il se cache dans les Principautés Frontalières, vous avez carte blanche. Je vous fais confiance, Steiner. Je vous rejoindrai aussi vite que possible."
Il fit quelques signes aux officiers et l'un d'eux sortit avec le supérieur de notre héros. Après quoi, ils n'étaient plus que cinq autour de la carte et le duc les toisait d'un air hautain.
Image-"Et maintenant, le second problème... Comme vous le savez sans doute, durant la dernière guerre contre le Chaos, de nombreux généraux de l'Ennemi se sont cachés dans nos forêts et nos cités... L'un des plus terribles se trouve ici."
Il pointa une forêt sur la carte, la Forêt des Ombres. Plus précisément, le Phare de Sang.
Image-"Cet endroit, le Phare de Sang, est l'un des plus puissants bastions des serviteurs de Khorne sur nos terres et il est gardé par le champion du dieu: Bogoslav Tammas, un des pires guerriers que l'engeance maudite des Terres du Nord ait jamais créé. Sa présence rassemble un nombre considérable d'hommes-bêtes et autres mutants. Il prévoit d'attaquer le camp principal de réfugié à Ferlangen. Nous ne devons pas le laisser faire.

Mais, surtout, nous savons qu'il a trois postes avancés, ici, ici et là."
Le duc pointa trois points proches des frontières de la forêt, juste au dehors des petites tentes étaient dessinées.
Image-"Ces lieux n'ont pas été choisis au hasard. Ils sont chacun devant un des camps de réfugiés mineurs qui entourent la forêt. Inutile de vous préciser ce qu'ils comptent faire. D'après nos rapports, ils attaqueront à ce que les locaux nomment la Nuit des Bêtes. Cette célébration impie aura lieu dans quelques semaines, en attendant ils consolident leurs forces et s'apprêtent à déferler sur nous.

A partir de là, tout est simple: Capitaine Joanoff, Capitaine Heineif, vous aurez chacun la responsabilité d'un camp de réfugiés. Sergents Ertezi et Hadler, comme vous êtes de grade inférieurs, vous partagerez la responsabilité de la protection du troisième camp. Des questions?"
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Re: Le Phare dans la Forêt [Friedrich]

Message par Friedrich Hadler » 12 sept. 2016, 18:40

Comme ses compagnons d’armes, Friedrich Hadler avait été fortement contrarié par les évènements qui s’étaient produits à la frontière bretonnienne, et ne souhaitait pas revenir dessus. Le seul point positif à tirer de tout cela, c’était qu’ils s’en étaient tirés en vie et en un seul morceau, tous.

Finalement, ils avaient pu rentrer vers leur camp de base, l’Ostland, et tous se réjouissaient à la perspective de percevoir tous les arriérés de solde qui leur étaient dus, soit une sacrée somme compte tenu de la durée de leur mission. En effet, aucun soldat n’avait été payé depuis leur départ de Salkalten, il y avait déjà longtemps de cela, avant leur expédition dans les Monts du Milieu puis en Bretonnie. Mais il ne fallait pas oublier que pour l’instant, l’argent était une ressource plus que rare dans cette province convalescente et convoitée aussi bien par l’ennemi extérieur que par ses voisines. Par chance, le riche Reikland et l’Empereur Karl Franz soutenaient ouvertement la reconstruction de l’Ostland. Néanmoins, même avec cet appui, après toutes ces destructions subies, reconstruire prendrait du temps. Beaucoup de temps. C’était toutefois chose possible si les hommes de bonne volonté ne rechignaient pas à mettre la main à la pâte, Friedrich en avait l’intime conviction. Il ne fallait pas désespérer, continuer à aller de l’avant et prouver au monde que l’Ostland n’était pas vaincu, qu’il se relèverait bientôt, plus vivant que jamais.

Il ne se doutait pas un instant en arrivant au camp fortifié en périphérie de la capitale provisoire, que sa nouvelle mission serait directement liée à cette noble tâche de reconstruction de sa province natale. Une fois entrés dans l’enceinte du camp, tandis que la troupe prenait ses quartiers en espérant pouvoir bientôt profiter d’un repos bien mérité, les cadres furent eux convoqués dans la tente du quartier général.

Le capitaine Adelbert Steiner et ses deux nouvellement promus sergents, Hadler et Ertezi, entrèrent donc dans les quartiers du commandant de la garnison. Ils ne purent cacher leur surprise en apercevant le Duc Loft en personne, qui semblait déjà avoir commencé une réunion stratégique avec d’autres commandants d’unités plus petites, en l’occurrence des capitaines, à l’instar de Steiner. Immédiatement, les trois nouveaux entrants dans la pièce saluèrent leurs supérieurs comme le voulait le protocole.

Le noble les accueillit chaleureusement, puis l’attention se reporta bien vite sur la mission, ou plutôt les missions qu’il comptait leur attribuer. Premièrement, le seigneur s’adressa à Steiner personnellement. Friedrich Hadler n’était pas sans se rappeler que les deux hommes se connaissaient de longue date, et que déjà lors de l’expédition en Arabie, lorsqu’il avait fallu faire confiance à quelqu’un pour le seconder sur le plan du commandement tactique et opérationnel, le Duc Loft avait choisi Steiner, alors simple sergent.

Le même Steiner qui avait connu son père Alexander et était au courant de tout depuis leur expédition dans les Monts du Milieu, où beaucoup de choses avaient été dévoilées par l’ancêtre même de l’actuel Duc, le baron Alric Loft, des choses très inquiétantes s’il en était, et qui touchaient directement Friedrich dans sa chair et dans son sang.

Il semblait bien, à cet instant que cette affaire resurgissait, car il était question de quelqu’un qui aurait été retrouvé. Si son nom n’avait pas été prononcé, le natif de Klirduc sentait qu’il s’agissait très probablement de son père et un grand trouble traversa son esprit à cette pensée.


*Enfin nous le retrouvons. Même si je ne sais pas bien si finalement j’avais envie de le retrouver. Mais cet instant arrivera, un jour ou l’autre, que je le veuille ou non, je retrouverai mon père et mon demi-frère et alors il adviendra ce qu’il pourra. En fait je n’en sais rien, je ne sais même pas si j’aurais la force de l’affronter. Cette trahison, ces projets monstrueux, l’assassinat de maman. Je les hais et devrais les tuer sans hésitation et pourtant, je souhaite de tout cœur que je n’aie jamais à le faire. Mais je sais aussi que cette tâche me reviendra, tôt ou tard.*

Mais alors qu’il pensait logiquement qu’on allait lui demander de suivre son capitaine dans les principautés frontalières, il fut tout étonné de constater qu’il n’en était rien. Au contraire, le capitaine Steiner fut accompagné par un autre capitaine que Friedrich ne connaissait pas.

Le sergent échangea un regard interrogateur avec son ami Poigno, puis haussa les épaules et se reconcentra sur le Duc qui poursuivit son briefing en leur exposant quelle serait leur mission. En résumé, les choses étaient simples. Un champion du chaos, adepte de Khorne, s’était réfugié dans la forêt des Ombres suite à la débâcle des troupes d’Archaon. Son nom : Bogoslav Tammas. Comme tous les fidèles des dieux sombres, il suffisait que l’un d’entre eux soit assez puissant pour qu’il agglutine autour de lui toute une clique de monstres, mutants, et autres cultistes souhaitant prendre part à ses noirs desseins.

En l’occurrence, le guerrier du Nord projetait d’attaquer pour une de leurs fêtes prochaines un camp de réfugié principal, près de Ferlangen, ainsi que trois autres plus petits près desquels il avait déjà établi des avants-postes. Chacun des deux capitaines encore présents, répondant aux noms de Joanoff et Heineif, aurait la responsabilité de protéger l’un des petits avant-postes. Quant au dernier d’entre eux, ce serait à Friedrich Hadler et à Poigno Ertezi de s’en occuper.

Une bien lourde tâche pour notre héros, une responsabilité difficile à assumer, mais qui l’honorait par la marque de confiance qui leur était faite. Un commandement leur était confié, la responsabilité des vies de leurs hommes et de celles de dizaines de civils, dont dépendait la reconstruction de son Ostland si cher.

Le Duc leur demanda s’ils avaient des questions. Bien sûr, des questions, Hadler en avait des centaines qui s’agitaient dans sa tête en cet instant. Mais il se doutait bien qu’il ne pourrait pas toutes les poser, et que des réponses lui seraient certainement apportées en temps voulu pour une bonne part d’entre elle. Toutefois, il osa prendre la parole pour en avoir le cœur net et ne pas passer à côté d’une information importante dans la réalisation de sa mission. :


-Oui, votre grâce, j’aimerais avoir une précision. Aurons-nous les détails opérationnels à notre arrivée là-bas ? Je pense notamment, entre autres, à une estimation des forces adverses et des nôtres, et aux renforts éventuels des deux camps. De même pour nos consignes d’engagement. Devons-nous uniquement rester sur la défensive et les attendre, ou attaquer préventivement ?

Bien qu’également très curieux de voir son hypothèse confirmée au sujet de l’homme que l’on avait retrouvé, le sergent n’avait pas osé poser la question. Après tout, si le Duc avait désiré conserver le mystère et ne l’avait pas envoyé lui aussi en mission, il devait avoir ses raisons. Il était probable que les détails tactiques, stratégiques et opérationnels de sa mission leurs soient donnés sur place une fois arrivés là-bas, mais Friedrich et Poigno étaient arrivés au milieu du briefing, ils avaient donc peut-être raté cette partie si elle avait été abordée.

Dans le cas contraire, si les détails de la situation leurs seraient donnés sur place, le sous-officier saluerait, puis irait se préparer à repartir pour sa nouvelle mission. Décidément, il n’y avait pas de repos pour le cinquième régiment de la troisième division d’infanterie régulière d’Ostland. A peine rentrés au bercail qu’ils devaient déjà repartir, ce qui à n’en pas douter causerait de la grogne dans la troupe. Mais cette fois, ils seraient chez eux et auraient pour mission sacrée de protéger les leurs, et tous s’étaient engagés justement pour cela, ce devrait être une motivation suffisante. En tout cas elle l’était largement assez pour notre héros.
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Re: Le Phare dans la Forêt [Friedrich]

Message par [MJ] Le Djinn » 14 sept. 2016, 16:16

Le Duc jaugea la réponse et se lissa la moustache, coi. La réponse ne lui vint pas tout de suite, tant l'importance stratégique des mos qu'il allait prononcer serait importante... Au fond, mieux valait se fier aux hommes sur le terrain, ils étaient parfois mieux libres qu'avec une armée d'instructions sur le dos.
Image-"Je n'ai pas tous les détails, sergent Hadler, toutefois je peux vous dire ce que j'en sais. Je vous précise que normalement vous aurez sur place une aide de camp qui vous fera un rapport complet de la situation, il sera peut-être plus précis que moi...

Vous n'aurez pas de renforts directs de la part de l'armée impériale. J'en suis désolé mais la région est si instable que toutes nos forces seront occupées... Cela étant, rien ne vous empêche de recruter des hommes parmi les réfugiés pour en faire des soldats. Il y a, de plus, des postes de mercenaires non loin des camps... Par contre, la guerre les a rendus avides et ils ne bougeront sans doute pas si la récompense n'est pas à leur goût. Et comme vous vous en doutez, les coffres de l'Ostland sont vides... Toutefois, les Servants Sombres ont pillés d'innombrables villes avant de se réfugier dans la forêt, si vous l'exploriez vous trouveriez peut-être de quoi armer plus de bras ou recruter plus de lames.

Je n'ai pas d'indications particulières sur les renforts ennemis: je suppose qu'ils se masseront autour des lieutenants de Bogoslav avant l'assaut final. Pour les contrer, je ne vois que deux solutions: détruisez leur base et tuez leur capitaine, ou attendez l'assaut et repoussez-les. A vrai dire, je pense plutôt qu'un mélange des deux sera nécessaire pour ne pas être débordé, mais je laisse cette décision à votre perspicacité, une fois sur le terrain. Nous n'avons pas d'estimation précise des forces, mais vous devriez être plus nombreux qu'eux à votre arrivée, ce sera peut-être votre chance si vous savez mener vos forestiers mieux qu'ils ne le font avec leurs pisteurs... Mais souvenez-vous: la priorité est de protéger les civils.

Ah... Un dernier conseil avant que vous ne partiez: Bogoslav Tammas, comme tout champion de Khorne à ma connaissance, est à la recherche de nouveaux défis permanents. Je crains que si vous n'appeliez trop d'unités à la rescousse, il ne se montre lui-même, souhaitant combattre en personne ses rivaux... Inutile de dire que je ne pense pas que vous soyez de taille à le combattre, sergents Hadler et Ertezi. Bien, maintenant rompez et commencez à songer à une stratégie, vous partirez aussi tôt que possible."
Il les laissa finalement sortir après avoir salué. Poigno avait l'air inquiet et était devenu pâle, alors qu'on leur apportait les importants coffres contenant les soldes. Le contenu, rutilant de pistoles, semblait si inestimable qu'on le pensait sorti d'un conte de fée. L'intendant leur apprit qu'ils auraient chacun 4 couronnes, ce qui était une somme fort importante, même pour plusieurs mois, et il indiqua ensuite les soldes pour chaque soldat... Il ne restait plus qu'à distribuer, se reposer et se mettre en route...
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Re: Le Phare dans la Forêt [Friedrich]

Message par Friedrich Hadler » 19 sept. 2016, 23:53

La réponse du Duc Loft fut conforme aux attentes du sergent Hadler. Vu l’état dans lequel se trouvait la province, il serait en effet illusoire de compter sur des renforts, sauf en cas d’important changement de la situation, par exemple s’il y avait des déplacements de forces. La bonne nouvelle était qu’à priori, ils n’auraient pas à affronter le chef chaotique en personne. La présence de Bogoslav Tammas en personne aurait été désastreuse, car les chaotiques avaient tendance à se grouper autour des plus puissants d’entre eux. Qui plus est, l’individu en question était un champion du dieu du Sang, rompu au massacre et sans doute beaucoup plus fort que notre héros et son ami au combat.

En tous les cas, une chose était certaine : ils venaient de recevoir une nouvelle mission et allaient devoir tout mettre en œuvre pour sa réussite. Il n’y aurait donc effectivement pas de repos, ou très peu, pour cinquième régiment de la troisième division d’infanterie régulière d’Ostland, qui se retrouvait privée de son commandant habituel, de surcroît.

Friedrich avait toujours admiré le capitaine Steiner, mais n’avait jamais pensé qu’un jour, il se retrouverait à sa place, à devoir prendre des décisions. Arriverait-il à se montrer à la hauteur de son supérieur, son exemple ? Quoi qu’il arrive, il allait tout faire pour lui rendre le régiment dans le meilleur état possible, en veillant par-dessus tout au respect de sa mission sacrée, son devoir, protéger la population. Heureusement, pensa notre héros, il ne serait pas seul à devoir assumer cette lourde tâche. Son ami, le sergent Poigno Ertezi, partagerait avec lui ce fardeau.

D’ailleurs, à voir sa tête, lui non plus ne semblait pas très à l’aise face à l’ampleur des responsabilités et la difficulté de la tâche qui les attendaient. Une fois sortis de la tente ducale, ils échangèrent un regard éloquent tandis qu’un coffre rempli de pièces d’or passait sous leurs yeux. Le prix du sang, pour certains. Mais tel n’était pas Friedrich Hadler, car il ne faisait pas son travail pour l’argent, sans quoi il n’aurait été guère plus qu’un tueur à gage ou un mercenaire, ou tout au plus un vulgaire chasseur de primes.

Non, s’il s’était engagé dans l’armée, ce n’était pas pour la solde, et pas non plus pour l’aventure, ni même pour la gloire et les honneurs, ou tout autre récompense. L’ostlandais s’était engagée pour défendre sa patrie, sa province, ses habitants. S’il était prêt à donner son sang, celui de ses hommes et à faire couler ceux de ces ennemis, c’étaient uniquement par conviction. Une foi en des valeurs que lui avait inculquées un homme qui l’avait baigné dans le mensonge dès son plus jeune âge, mais des valeurs qui dépassaient de loin les simples intérêts personnels, des valeurs pour lesquels il était prêt à tous les sacrifices. L’Honneur, l’Espoir, et par-dessus tout l’Amour.

Aujourd’hui, il n’avait plus le choix, il se trouvait face à ses responsabilités, et il n’allait certainement pas se dérober, même s’il était à bien des égards plus facile d’obéir sans réfléchir que de commander. Tandis qu’il prenait sa paye en pensant à tous ceux qui étaient morts loin de chez eux, ses camarades, ses frères d’armes, il se jura qu’il honorerait leur mémoire en protégeant ce pour quoi ils s’étaient battus. Leurs familles, leurs amis, leurs concitoyens, leur patrie.

Mais il fallait agir de manière réfléchie et non pas foncer bille en tête et drapeau levé en hurlant ses convictions. Face à la force des chaotiques, et surtout ceux de Khorne, un assaut désorganisé, aussi vaillant soit-il, n’avait que très peu de chances d’aboutir, et aucune de ne pas passer par un carnage. Et pourtant, c’était à cet ennemi qu’ils allaient être confrontés, avec un enjeu énorme. Non seulement les vies de ses hommes, mais en plus celles de civils sans défenses, réfugiés en masse. Connaissant les préceptes de leur dieu sombre, il était certain qu’en cas de défaite des forces de l’ordre, les chaotiques n’hésiteraient pas une seconde à massacrer tous les vivants sans aucune pitié, pour offrir leurs crânes à la gloire de Khorne.

Aussi Friedrich se tourna-t-il vers Poigno et lui dit en aparté :


-Et bien mon vieux ! Si je m’attendais à cela en revenant ici… Les gars vont être furax de savoir qu’on repart dès demain, ils auraient préféré profiter de notre retour au bercail pour revoir leurs familles et se reposer.
Mais je crois qu’ils comprendront. Certains d’entre eux, beaucoup même, ont des connaissances parmi les réfugiés, je pense que notre mission leur plaira donc. D’autant qu’on amène là de quoi leur faire avaler la pilule plus facilement. Ils méritent bien cet or.


Il soupira et ajouta :

-Mais pour nous mon ami, mieux vaut se préparer, parce que ce Bogoslav et ses lieutenants ne nous feront pas de cadeaux.

Quant au capitaine Steiner, il n’était visible nulle part, sans doute déjà parti pour sa mission d’une importance primordiale, assez pour qu’on prive le régiment de son excellent commandant dans une situation d’extrême urgence. Oui, ça ne faisait aucun doute dans l’esprit de son fils, Alexander Hadler était très certainement impliqué dans cette histoire, ce devait être lui dont ils avaient retrouvé la trace. Qui d’autre ?

Les deux sergents organisèrent donc un rassemblement du régiment dans le double objectif des les briefer sur leur mission prochaine en insistant sur la nature de leur tâche : protéger des citoyens de l’Ostland réfugiés contre la menace chaotique, et de les payer par là même occasion. Chacun reçut sa paye et quelques mots de remerciement personnalisé des supérieurs. L’objectif était de montrer aux soldats qu’il tenait à eux. Oui, ils étaient sa famille, maintenant.

Puis, quand cela fut fait, Friedrich alla faire le tour des marchands pour regarder les éventuelles choses qui pourraient l’intéresser. Il ne comptait pas dépenser tout son argent, préférant par nature garder une réserve en cas de coup dur, contrairement à une certaine éclaireuse dépensière de sa connaissance, dont l’évocation lui fit remonter tant de souvenirs et d’émotions…
Mais pour l’instant, l’objectif était surtout de maximiser ses protections, car il était évident que des combats arriveraient tôt ou tard, et qu’on ne lésinait jamais trop sur la sécurité. En ce sens, l’achat d’un casque de bonne qualité et esthétiquement plaisant ne serait un investissement idéal pour notre héros peu protégé à cet endroit vital.

Ayant remarqué un casque assez bien conçu qui protégeait bien la tête et avait un joli cimier distinctif amovible, notre héros demanda son prix. Il était prêt à payer ce qu’il faudrait, dans les limites du raisonnable, pour acquérir une telle protection.

Par ailleurs, il souhaitait profiter de sa soirée tranquillement avec son ami Poigno et éventuellement d’autres camarades, et n’hésita donc pas à débourser quelques sous de cuivre pour payer une tournée dans une auberge militaire.

Mais il ne but pas excessivement, car il savait qu’il lui faudrait garder toute sa lucidité pour le lendemain. Maintenant, avec Poigno, ils partageaient des responsabilités et devaient plus que jamais être exemplaires et opérationnels à n’importe quel moment au cas où cela chaufferait et on aurait besoin d’eux et de leurs pleines capacités.

Le raisonnable pour l’achat du casque, Friedrich considère que c’est 1CO, le juste prix comme tu me l’as indiqué via CB. Si le type part dans des prix fantaisistes, il n’achètera pas à ces prix, mais ferra jouer la concurrence.

Concernant le type du casque, esthétiquement parlant, j’imaginais quelque chose de semblable aux casques romains de centurions qui protègent aussi la nuque et les joues, avec cimier amovible, bien sûr, comme sur le modèle romain, un peu comme celui-ci :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Casque_ro ... entury.jpg

Je vois aussi s’il y a moyen de renforcer mon armure et mon bouclier pour pas trop cher sans trop alourdir ou non (notamment « upgrader » la protection torse et dos de ma cotte de maille si possible sans malus [sinon tout dépendra de ce que l’on me proposera ou non, éventuellement par MP ou CN]). S’il n’y a pas moyen je n’insiste pas.

Une fois que tout est fait, je me prépare à partir le lendemain. Evidemment, j'organise un ordre de marche cohérent, avec un sergent plutôt à l'avant, l'autre plutôt à l'arrière, une colonne la moins longue possible et la vigilance de mise, en armes et avec éclaireurs devant et sur les flancs pour vérifier que la voie est libre histoire d'éviter de se manger une embuscade d'entrée de jeu. :P
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• Alphabétisation : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde s'il comprend ce langage.

• Langage secret : jargon de bataille : Votre personnage sait parler le jargon des batailles.

• Anticipation : Votre personnage, au combat, arrive à prévoir les réactions d'un ennemi. Pour analyser le style de combat de son adversaire direct, il lui faudra 2 rounds entiers. A partir du 3ème round, cette compétence lui permet d'avoir un bonus de +1 en ATT et en PAR contre ce seul adversaire. (Pour bénéficier de ce bonus contre un autre adversaire, il lui faudra l'avoir combattu pendant au moins 2 rounds)

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Re: Le Phare dans la Forêt [Friedrich]

Message par [MJ] Le Djinn » 22 sept. 2016, 17:58

Tu as perdu en tout 1 couronne d'or pour les boissons + le casque, tu as donc un gain final de 3 Co. Le casque sera ajouté d'ici un post ou deux comme tes XP et ton or.
La négociation fût âpre, le marchand ne lâchant rien au sergent. Evidemment l'art du commerce lui était tout acquis et on pouvait difficilement le vaincre à ce petit jeu. Heureusement, Hadler s'en sortis à un prix raisonnable, qu'il rattrapa bien vite en payant une tournée. Malheureusement, personne dans le camp n'avait les compétences nécessaires pour améliorer son équipement, il fallait dire que les forges étaient extrêmement rudimentaires et que l'endroit n'avait que bien peu d'experts de cette catégorie. Il faudrait aller dans une plus grande ville pour ça.

La soirée se passa bien, la grogne des soldats pour leur départ imminent était apaisée par le reçu de leur paie qui leur permettrait d'aller boire, manger et s'amuser lors des permissions. Evidemment, quoiqu'on en pense, ces dites-permissions étaient de plus en plus rares. La situation de l'Ostland ne s'était guère améliorée en quatre ans, tant le nombre de cultistes du Chaos y était élevé et l'armée locale déchirée. L'opération défensive à laquelle allait participer Friedrich n'était ni la première, ni la dernière sans doute.
Après une nuit de repos réparatrice -même si Poigno, contrairement à son compère, avait abusé légèrement-, la majorité de la troupe se prépara au grand départ. D'ailleurs, le sergent Ertezi veilla personnellement au réveil musclé de ceux qui voulaient faire la grasse mâtinée.

Une fois le point de rendez-vous donné devant le camp, chacun y alla... Sauf lorsqu'une voix bien connue interpella les deux officiers.


-"Sergents! Arrêtez-vous!"

C'était le capitaine Steiner qui arrivait vers eu, essoufflé et semblant avoir couru, eux sortaient tout juste de leurs quartiers.

-"Ah je vous retrouve avant votre départ... Je pars pour Salkaten demain, on me mettra à la tête d'une vraie armée pour partir vers les Principautés Frontalières... Une mission complexe m'y attend. Mais ce n'est pas de moi qu'il s'agit maintenant..."

Il posa ses mains sur une épaule de chacun des deux sergents, sa mine attristée lui donnait un ère étrange, mélange d'austérité autoritaire et de sentimentalisme.

-"Je vous ai tous formés dans l'optique de vous voir prendre la tête d'un commandement, un jour... Et maintenant ce moment arrive. Ce sera difficile au début, vous aurez peur et vous serez seuls devant vos propres choix. Mais vous réussirez, j'en suis certains. Je vous demande juste de toujours vous souvenir de pourquoi vous vous battez: le peuple impérial et ceux qui ne peuvent pas se défendre.

Sergent Hadler, sergent Ertezi, rompez et bonne chance, que Sigmar, Ulric et Myrmida vous gardent."


Après l'éventuelle réponse des sergents, chacun s'en sépara pour retourner là où il était attendu.

Le régiment se mit en ordre de marche. Il allait falloir traverser une bonne part de l'Ostland pour y arriver, mais pour une compagnie de soldats impériaux, le trajet était relativement sûr. Pour des brigands ils n'étaient pas une bonne cible et leur nombre d'une trentaine n'aidait pas à les considérer comme des proies potentielles.

Le chemin allait donc être relativement sûr et calme jusqu'à leur destination finale.
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Re: Le Phare dans la Forêt [Friedrich]

Message par Friedrich Hadler » 01 oct. 2016, 20:46

Friedrich Hadler avait cru que son capitaine était déjà parti depuis longtemps, et ne s’était nullement attendu à le revoir avant des semaines au plus tôt, compte tenu de la distance qui séparait l’officier de sa destination. Mais il n’en était rien ! Notre soldat fut totalement surpris d’entendre la voix d’Adelbert Steiner l’interpeller, lui et Poigno Ertezi, peu avant leur départ. Le brave homme n’avait pas pu disposer de beaucoup de temps, semblait-il, car il avait couru pour arriver jusqu’à eux et les rattraper avant que leurs chemins ne se séparent pour un temps.

Le vétéran était non seulement leur supérieur, mais aussi leur ami, leur mentor, celui qui les avait formés et fait d’eux ce qu’ils étaient maintenant. Entre eux, la relation serait toujours particulière, liant amitié, respect mutuel et bien sûr ordre hiérarchique. Le capitaine leur annonça alors qu’il allait d’abord partir pour Salkalten, la capitale provisoire de la province, afin d’y recevoir le commandement d’une armée. Oui, les deux sergents n’étaient pas les seuls à monter en responsabilités, apparemment, et rien n’aurait fait plus plaisir à Friedrich que de voir Steiner occuper cette position qu’il méritait tant. Pour l’ostlandais de Klirduc, Steiner avait le potentiel d’être un excellent général, l’un des meilleurs, même. Cette mission allait être pour lui l’occasion de le prouver, il en était certain. Connaissant cet homme, il n’envisageait pas son échec. Proche de ses hommes, courageux, intelligent, combattif, et très bon guerrier, Steiner avait les épaules pour assumer de telles responsabilités. Indéniablement, Friedrich voyait en lui l’étoffe d’un futur général.

D’ailleurs, cette haute estime semblait réciproque, car le capitaine fit un bref discours élogieux envers ses subalternes. Notre héros fut touché par les mots qu’il entendit. Il savait que son capitaine n’était pas du genre à mentir ou à adresser des compliments de complaisance sans le penser. En outre, malgré le manque de temps il avait fait le déplacement pour venir leur parler, alors qu’il aurait très bien partir de suite. Tout cela fit chaud au cœur de Friedrich. Aussi se jura-t-il intérieurement de se montrer à la hauteur de son capitaine, il ne le décevrait pas. Les élèves devaient commencer à prendre leur indépendance du maître, mais chacune de leurs actions rejaillirait sur celui-ci, et il n’y aurait pas de plus grand honneur que de commander l’ancienne unité de Steiner aussi bien que lui, selon son exemple. C’est pourquoi Hadler répondit, après avoir jeté un regard empli de fierté à son ami Poigno :


-Mon capitaine, je pense parler pour nous deux en disant que vous nous honorez. Je ne sais pas quoi dire si ce n’est que je vous promets de faire de mon mieux et de me montrer à la hauteur de vos attentes. Je n’oublierai pas ce que l’on vous doit tous ici.

Et bien sûr, bonne chance à vous pour votre mission. Le Duc Loft vous confie une armée, mon capitaine, il vous fait confiance pour ses missions les plus délicates ! Je pense comme lui, que personne n’est plus digne de la commander que vous. Vous réussirez et nous nous retrouverons tous autour d’un verre à la fin de nos missions respectives, j’en suis convaincu.

Par Myrmidia, pour l’Ostland, pour l’Empire ! Hourra mon capitaine ! Et bonne chance à vous !


Puis le sous-officier salua avec respect son supérieur et se dirigea vers ses hommes. Ils avaient une longue route qui les attendaient, et au bout une mission des plus importantes et périlleuses. Galvanisé par les paroles d’Adelbert Steiner, Friedrich se sentait plus prêt que jamais. Il n’était plus hésitant, mais confiant en ses capacités, tout en restant lucide quant aux dangers qui les attendait. Mais on croyait en lui, et il allait faire en sorte de ne pas trahir cette confiance, pour son pays, ses supérieurs, mais aussi ses hommes, et bien sûr par-dessus tout les civils qu’il devrait protéger…
Pour l’organisation de la marche je fais comme décrit dans mon post précédent, même si à priori on ne devrait pas être attaqués d’après ce que tu écris, sait-on jamais on ne va pas non plus baisser la garde.
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• Sang-froid : Votre personnage a ce qu'on appelle des «nerfs d'acier». Il sait rester maître de lui-même dans les situations les plus dangereuses. Bonus de +1 sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale.

• Coups puissants : augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 pts de dégâts.

• Autorité : bonus de +1 lorsque, confronté à des militaires, il essaye de faire prévaloir son autorité, ses ordres etc.,

• Arme de prédilection : épées à une main : Bonus de +1 en ATT lorsqu'il en utilise en combat. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte.

• Alphabétisation : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde s'il comprend ce langage.

• Langage secret : jargon de bataille : Votre personnage sait parler le jargon des batailles.

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Re: Le Phare dans la Forêt [Friedrich]

Message par [MJ] Le Djinn » 03 oct. 2016, 20:10

Le convoi était en route depuis plusieurs semaines déjà. Convoi? Le mot était bien choisi, car à peine parti de Salkaten quelques petites caravanes rassemblant prostituées, vendeurs ambulants et forgerons itinérants s'étaient mis à suivre la trentaine de soldats aux ordres des deux sergents. A bien des reprises, Poigno, outré, avait tenté de les faire partir, arguant qu'ils faisaient perdre leur solde aux hommes, mais rien n'y faisait: ils revenaient toujours. D'ailleurs, la taille trop maigre des filles et de leur souteneuse ne donnait pas envie de les faire s'en aller, tant leur allure faisait pitié. Tout était pauvre ici, beaucoup trop pauvre. Même la campagne environnante était déserte. Ca et là on voyait des villages calcinés, des manoirs qui avaient dû être des casernes flamboyantes, anéantis.

Même les champs semblaient morts, abandonnés. Quatre ans de solitude n'avaient pas suffit à soigner les plaies des tortures infligées par les sombres rituels des servants du Chaos. La livrée blanche et noire des soldats de l'Ostland paraissait d'une bien faible grandeurs pour combler la déchirure de la province. Peut-être les reiklandais avaient-ils raison: cette région était perdue. Les hommes-bêtes la traversait en toute tranquillité, les bandits étaient présents par nuées. Plus rien n'était possible...
Pourtant il fallait avancer, quand bien même l'espoir demeurait mince d'un jour tout arranger. Tant qu'il existerait encore une lueur d'ardeur dans le cœur des Hommes, rien ne serait perdu.

Après plusieurs semaines, ils finirent par arriver au campement Est de Ferlangen. L'endroit avait dû considérablement évoluer depuis la Tempête du Chaos et ressemblait à un gros bourg dont les toits de chaumes transpiraient la saleté.
Plusieurs paysans qui cultivaient une terre dure des environs levèrent des yeux ronds en voyant la petite troupe arrivée et les plus vifs coururent vers le village prévenir les habitants. Bientôt, un attroupement de femmes, d'enfants, de vieillards et de quelques hommes laborieux se forma à l'entrée du village. Les mines se voulaient joyeuses mais les acclamations étaient rares. Visiblement ils étaient déçus.

Un homme de grande stature traversa la foule. Son chapeau à large bord, sa cape de cuir brun et sa livrée guerrière laissaient peu de doutes sur sa position au sein de l'endroit. Quand la troupe s'arrêta juste devant lui, il retira son chapeau, découvrant une tignasse noire, et s'inclinant bien bas. Son visage aux traits coupés à la serpe et sa voix glacée traduisaient une certaine insolence.


-"Sigmar vous garde, soldats. Je suis le Père Ornevin d'Oëstrof, répurgateur assermenté. Je dirige notre bon village de Col-de-Ferlangen. Nous nous préparons pieusement pour l'arrivée de la Nuit des Bêtes et..."

Il lança un regard oblique à la troupe un peu débraillée par le voyage et toujours accompagnée par ces commerçants de tous bords.

-"C'est là toute l'aide que Salkaten nous enverra? Trente soldats débraillés? Nous n'avons qu'une vingtaine de miliciens expérimentés ici, pour protéger trois cents réfugiés de guerre... Et l'on nous envoie trente soldats?"

Il poussa un long soupir.

-"Je suppose que c'est notre temps qui veut ça. Autant vous dire que nos chances de survies sont nulles avec un si faible nombre d'hommes. Vous avez un plan j'espère?"
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Re: Le Phare dans la Forêt [Friedrich]

Message par Friedrich Hadler » 08 oct. 2016, 21:10

Le voyage avait été long, mais s’était somme toute bien déroulé. Aucune attaque, aucun incident n’avait été à signaler sur leur trajet. Au moins la troupe arrivait-elle intacte, fraîche et prête à en découdre, pensa le sergent ostlander. Un groupe d’itinérants majoritairement pauvres avait décidé de suivre le convoi, comme c’était souvent le cas des groupes militaires en campagne. Poigno Ertezi avait bien tenté de les éloigner, mais en vain. Ces gens étaient sans doute trop pauvres pour espérer mieux en restant là où ils étaient, entassés dans les environs de Salkalten. Malgré les dangers, ils avaient certainement plus à gagner en suivant des soldats qui venaient tout juste d’être payés. Et puis, ce genre de personnes, s’ils n’étaient pas très disciplinés ni intégrés à l’armée, mais pourraient peut-être se révéler utiles en leur temps. C’était un bon moyen de sortir du quotidien pour les soldats, autant qu’une distraction et un rappel de ceux qu’ils devaient protéger.

Friedrich Hadler, pour sa part, ne se montra pas trop dur avec ces gens qui gravitaient autour de ses hommes. Son regard exprimait juste un peu de compassion et de tristesse lorsqu’il les regardait, surtout les filles de joies. Il lui paraissait insupportable que des êtres humains en soient réduits à cette extrémité là pour survivre. Mais il ne pouvait pas faire grand-chose pour elles, du moins pas directement. Leur donner son argent aurait pu paraître une solution, mais c’était là une vision à court terme. Sans revenus, ses couronnes n’auraient fait qu’acheter un répit à ces filles. Et il n’était de toute façon pas assez riche pour supporter sur ses épaules la misère de tous ces gens, personne ne l’était.
En revanche, ce qu’il pouvait faire pour elles, pour eux, c’était réussir sa mission. Rendre l’Ostland à nouveau sûr, lui permettre de renaître de ses cendres. Alors, les gens rebâtiraient, reconstruiraient, et avec un peu de chance un nouvel âge d’or commencerait. Il fallait garder cet espoir d’améliorer la vie de ces gens. Le travail de chacun serait nécessaire, et une fois la province pacifiée, tous les ingrédients seraient réunis pour une reprise rapide.

Friedrich avait en outre profité du voyage pour parler à son ami et collègue Poigno de l’évolution de leur mission. Mais pour l’instant, ils n’avaient pas suffisamment d’éléments en main pour établir une stratégie, et conclurent donc qu’il serait sans doute mieux d’attendre d’arriver à leur camp afin de prendre des décisions de manière plus éclairée. Par contre, les deux étaient d’accord sur la nécessité de continuer à maintenir leur vigilance et la capacité opérationnelle de leurs hommes à tout moment, en faisant quelques entraînements durant le trajet.

L’arrivée à leur destination, le village nommé « Col-de-Ferlangen », fut un soulagement pour tous. D’abord, parce qu’ils arrivaient à temps et au bon endroit. Ensuite, parce que le voyage s’était idéalement déroulé. L’endroit était pauvre, mais pourtant, la vie y subsistait. Des paysans assuraient un revenu agricole vivrier, tandis qu’au loin, un bourg assez gros dominait les environs, symbole de protection et de civilisation. La vie continuait, mais la surpopulation due aux nombreux réfugiés avait conduit la salubrité de l’endroit à baisser, semblait-il.

Rapidement, comme cela était prévisible, l’arrivée des militaires déclencha un attroupement autour d’eux. Friedrich observa bien tous ceux qui étaient là, sachant très bien qu’il aurait la lourde tâche de les protéger. Ces gens comptaient sur lui pour être le rempart entre eux et les chaotiques, et il ne devait pas les décevoir. Les mines étaient joyeuses et anxieuses à la fois. Il était clair qu’ils avaient attendu plus. Mais le sergent Hadler ne s’en formalisa pas, car ces civils n’étaient pas très avertis de la chose militaire. Il était compréhensible, après la terrible attaque qu’ils avaient subie durant la Tempête du Chaos, que ces gens aient peur et attendent toujours plus d’hommes pour les protéger. Pourtant, d’après ce que leur avait dit le Duc à leur départ, les forces de l’ordre étaient probablement pour l’instant supérieures en nombre à celles de la destruction, ce qui était une bonne chose.

D’ailleurs, il serait sans doute plus intéressant de s’entretenir avec cet homme plein de confiance en lui qui s’approchait vers eux. Sa dégaine était typique des chasseurs de l’inquisition, les répurgateurs, et l’homme ne s’en cacha d’ailleurs pas lorsqu’il se présenta. Ces paroles furent assez dures à entendre pour Friedrich. Contrairement à ces répurgateurs qui voyaient le mal partout et semblaient assez sombre, lui préférait se concentrer sur le bien dont il était sûr que chacun était capable de faire. C’est pourquoi il fit stopper sa troupe en leva le bras, le poing levé, et en criant d’une voix forte :


-Cinquième régiment, halte !

Avant de s’adresser à ce Père Ornevin d'Oëstrof, avec un sourire encourageant et une voix assurée, tout en lui tendant la main pour qu’il la serre. Il devait se montrer sûr de lui et confiant dans la réussite de sa mission, ne serait-ce que pour rassurer les villageois et ses troupes. Il était hors de question de montrer le moindre doute à ce sujet qui pourrait fissurer leur moral.

-Bonjour mon père, ravi de vous rencontrer, moi aussi. Je suis le sergent Friedrich Hadler et voici mon camarade Poigno Ertezi, commandants de ce petit régiment, le cinquième de la troisième division. Oui, c’est vrai, les temps sont durs et notre pays manque de soldats, mais ce n’est pas une raison pour désespérer. Débraillés, certains de mes hommes le sont certes, mais croyez-moi, ce sont tous des vétérans de plusieurs campagnes, y compris au bout du monde, des types braves, fiables et forts, et je ne les échangerais pas pour deux-cents hommes de l’Averland ou d’une autre province du Sud. Nous ferrons l’affaire, je peux vous l’assurer.


Puis il baissa la voix, de sorte que seuls lui, Poigno et le répurgateur puissent l’entendre :

-Toutefois, un élément m’intrigue dans votre accueil, mon père. Vous semblez penser que notre nombre ne joue pas en notre faveur. Pourtant, d’après les renseignements que l’on m’a fournis au départ de Salkalten, nos effectifs devraient dépasser ceux de l’ennemi à cet instant ? Pourriez-vous nous éclairer d’avantage sur la situation, puisque vous êtes sur place ? Il nous faudra aussi visiter les environs, j’aimerais connaître la disposition de chaque élément intéressant. Concernant notre hébergement, nous faudra-t-il monter un camp extérieur à la ville ou pourrons-nous nous reposer dans ses murs ?

Quant au plan, je peux vous assurer que nous avons plusieurs idées en ce moment, mais tant que nous n’aurons pas plus d’informations, impossible pour nous de nous prononcer.


Puis il se tourna vers Poigno, l'œil interrogateur, afin de voir si son ami d'origine estalienne avait quelque chose à rajouter...
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• Sang-froid : Votre personnage a ce qu'on appelle des «nerfs d'acier». Il sait rester maître de lui-même dans les situations les plus dangereuses. Bonus de +1 sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale.

• Coups puissants : augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 pts de dégâts.

• Autorité : bonus de +1 lorsque, confronté à des militaires, il essaye de faire prévaloir son autorité, ses ordres etc.,

• Arme de prédilection : épées à une main : Bonus de +1 en ATT lorsqu'il en utilise en combat. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte.

• Alphabétisation : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde s'il comprend ce langage.

• Langage secret : jargon de bataille : Votre personnage sait parler le jargon des batailles.

• Anticipation : Votre personnage, au combat, arrive à prévoir les réactions d'un ennemi. Pour analyser le style de combat de son adversaire direct, il lui faudra 2 rounds entiers. A partir du 3ème round, cette compétence lui permet d'avoir un bonus de +1 en ATT et en PAR contre ce seul adversaire. (Pour bénéficier de ce bonus contre un autre adversaire, il lui faudra l'avoir combattu pendant au moins 2 rounds)

• Adresse au tir (arcs) : +1 en TIR avec un arc.

• Volonté de Fer : Votre personnage se révèle être particulièrement très résistants à la peur, aux attaques mentales et à tout ce qui pourrait tenter de briser sa volonté. Il obtient +1 aux tests pour résister à un contrôle mental, à la peur etc…

• Parade : Double les points de parade de l'arme ou du bouclier utilisé.


Equipement de combat : • Devoir (épée à une main) (18 +1D10, 12 Parade) Les morts-vivants, les démons etc… Que la lame touche subissent 1d6 dégâts de plus
• Bouclier d'acier (6+1d6 dégâts, 16 parade)
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Re: Le Phare dans la Forêt [Friedrich]

Message par [MJ] Le Djinn » 11 oct. 2016, 21:17

Test d'INT de Poigno: 1, réussite critique.
Son sang estalien eut beau tenter de faire bouillir ses veines, Poigno demeura stoïque aux insultes et moqueries voilées du répurgateur. A sa morgue il opposa un calme olympien et c'est tranquillement qu'il déclara:

-"Nous sommes peu mais sans nous c'te ville tombera! J'vous demanderais d'nc d'bien vouloir garder vot' sang froid, mon Père. Nous venons vous aider, l'oubliez pas."

Pour toute réponse, le Templier de Sigmar grommela dans sa barbe brune et siffla avec un agaçant empressement:

-"Suivez-moi, je vais tout vous expliquer."

Poigno donna rapidement l'ordre de commencer les patrouilles, qui seraient sans doute davantage une découverte du terrain qu'autre chose pour ses hommes. Le répurgateur les mena jusqu'à une cabane de bois de taille assez importante qui devait être la sienne. A côté se dressait un temple improvisé fait de bric et de brocs aux côtés duquel résonnaient des coups de marteau sur le métal. Les impériaux eurent la surprise de voir des nains affairés à réparer avec une forge de fortune des outils.

Après que les sergents soient rentrés, Ornevin les laissa s'installer autour d'une table sur laquelle trônait une modeste carte des environs.


-"Vous ne savez pas comment fonctionne la Forêt des Ombres, n'est-ce pas? Laissez-moi vous expliquer.

C'est un endroit maudit, hanté. Des milliers d'hommes-bêtes et de mutants de toutes sortes rôdent à l'intérieur, prêts à frapper à la moindre faiblesse. Mais maintenant que Tammas est ici, ils se rassemblent autour de lui. C'est pour ça que nous avons dit à votre émissaire que nous serions plus nombreux qu'eux, un temps... Car ils sont pour le moment autour du champion.

Mais ça ne va pas durer. Certains éléments de la meute vont être trop à l'étroit dans l'armée qui s'avance et ils se disperseront à travers la forêt, à la recherche de nouveaux conflits. Leur nombre va augmenter rapidement, très rapidement. Et pour le moment nous ne savons pas où est leur camp! Nos pisteurs ont été tués en le cherchant. Mais le pire c'est que certains sont plus hardis attaquent parfois nos bûcherons...

Nous ne sommes qu'un petit camp, trois cent personnes seulement, avec éventuellement une centaine de voyageurs en plus au maximum quand des hommes cherchent un travail. Et la plupart de nos miliciens ne savent pas se battre et tremble de peur devant ces monstres... Nous sommes dans l'impasse."


Intrigué, Poigno osa demander:

-"On a maté des forges en arrivant. Vous pouvez pas les utiliser pour fabriquer des armes à distance? Vos hommes n'auraient pas peur pour leur cul, comme ça."

Pour toute réponse, le saint homme haussa les épaules d'un air fataliste.

-"Elles ne sont pas suffisantes... Nous pourrions, évidemment, mais cela demanderait un temps considérable. Un temps qu'avec notre grand nombre de bouches à nourrir nous n'avons pas. Ces forges sont pour le moment juste bonnes à faire des outils, et encore...

D'ailleurs, les ordres impériaux sont clairs: je dois vous laisser la gestion de ce hameau jusqu'à la fin de la Nuit des Bêtes. Alors faites ce que bon vous y semble."


Poigno grimaça.

-"La gestion c'pas mon truc. J'te laisse ça Friedrich. Par contre, y'a quoi aux environs?"
Image
-"La cabane à l'orée de la forêt appartient à une sorcière. J'ai tenté plusieurs fois de la délogé mais les anciens disent qu'elle a conclu un pacte avec les ombres et que la tuer fera déferler la Horde sur Nous. Il est vrai que depuis qu'elle s'est installée les attaques ont diminuées en nombre et en violence, mais elle ne perd rien pour attendre... Pourtant les villageois continuent d'aller la voir pour des remèdes ou des sortilèges contre le Mal... Les fous!

Au Nord on trouve Ferlangen, inutile de vous dire que leur situation est inquiétante, au mieux. Ils se préparent pour un siège.
On trouve aussi des tumulus issus d'une époque antique. Certains disent que depuis la Tempête certains morts se sont réveillés, animés de sentiments propres... Mais je ne crois pas à ces histoires.

A l'Est il y a les mines d'Astrona, une bourgade qui exploite les filons de fer, de cuivre et d'or qui sont sous leur colline.

Au Sud, loin, des mercenaires avides se sont installés. Ils se battent bien mais ont rit de nous quand nous leur avons demandé leur aide. Ils ne veulent que de l'or, pas de reconnaissance.

La zone brune dans la forêt est en cours de défrichage, elle donne beaucoup de bois mais certains s'inquiètent de la présence des mutants dans les environs et refusent d'aller travailler sans surveillance militaire.

Et bien, il semblerait que l'on a fait le tour de la question... Maintenant, quels sont les ordres, sergent Hadler?"

Bien, il est temps de passer à la partie pratique.

Soyons simple: dans 30 jours l'attaque commence. Tu peux passer à chaque post entre 1 et 3 jours, il est déconseillé d'en passer trop. Les HB réagissent à la manière dont tu gères ton camp et réagiront en conséquence durant la phase de préparation et/ou durant la bataille.

Tu disposes de diverses unités de "paiement": or/ravitaillement (qui comprend la nourriture et l'équipement/bois/main d'œuvre.
La main d'œuvre regroupe les ouvriers qualifiés qui vont travailler sous tes ordres pour construire ou produire des objets. Les soldats peuvent le faire de même mais sont moins efficaces.
Tu peux aussi organiser des patrouilles de soldats pour la nuit, attention cependant que certains peuvent déserter s'ils se pensent perdus/En ont assez.
De même, si tu commets trop d'exaction sur la population, celle-ci se mécontentera. A voir si la répression ou la paix t'iront le mieux!

Tu peux recruter les ouvriers grâce à au campement, que tu as de base. Les autres PNJ seront recrutables selon une feuille que je te ferai parvenir rapidement.

Pour le premier jour il est considéré que tout le monde est trop fatigué pour faire des actions complètes mais que tu peux lancer gratuitement la construction d'une des structures suivantes, que tu devras places près du campement (ou dedans):

-Forge à armes (épées/flèches/lances)
-Baraquements pour les soldats
-Commerçant local (permet d'échanger des marchandises)
-Oratoire de Sigmar (bonus au moral des hommes durant les combats)
-Bordel (bonus au moral des hommes hors des combats)
-Terrain d'entraînement pour pisteurs
-Terrain d'entraînement pour soldats.

De plus, tu as actuellement 200 PO, 10 ravitaillements et 100 bois. Un soldat veut 2 ravitaillements et 15 PO (oui bon c'est pas des couronnes!), un ouvrier 1 et 10 PO.
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Re: Le Phare dans la Forêt [Friedrich]

Message par Friedrich Hadler » 18 oct. 2016, 20:19

Friedrich apprécia la réponse de son ami, il était parfaitement en accord avec ce qu’avait dit Poigno. Après les présentations sommaires, vint le temps de réfléchir. A peine arrivés, ils étaient déjà au travail, mais c’était parfait, car le temps ne jouait pas en leur faveur et que le sergent voulait aller au plus pressé. Le temps serait certainement une denrée clef, sans doute aussi précieuse que l’or et les matériaux.

Arrivés dans la bâtisse qui servait de base au répurgateur, ils furent briefés plus précisément par ce dernier sur leur mission. Globalement, c’était simple, on leur laissait les commandes. Sur le plan militaire pur, Hadler s’y était attendu et avait depuis longtemps mûri des tactiques potentielles sur le trajet. En revanche, il ne pensait pas avant de venir ici avoir également à prendre le commandement civil de la ville et à en assurer la gestion et la préparation.

Cette tâche lui sembla bien plus ardue, non pas parce qu’elle était fondamentalement plus dangereuse, ce serait même plutôt l’inverse, mais surtout parce qu’elle était hors de son champ de compétence. Il allait devoir faire de son mieux, en essayant de se rappeler ce qu’il avait lu sur l’économie dans les livres de sa défunte mère Elena, fille d’un influent marchand. Mais il gardait à l’esprit que son objectif premier n’était en aucun cas de faire de ce camp un bourg prospère –même si cela serait une belle réussite pour la reconstruction de sa province-, mais d’abord et avant tout de le sauver d’une attaque prochaine.

Il s’avéra qu’ils avaient devant eux une équation difficile à résoudre, mêlant des données et des impératifs contradictoires qu’il faudrait concilier. Avec des moyens illimités et du temps à foison, il aurait été possible d’entreprendre en même temps un développement complet de tout ce qui était nécessaire. Mais en l’occurrence, ils n’avaient pas ce luxe devant eux, et il faudrait faire des choix, prioriser certaines constructions ou actions par rapport à d’autres afin d’optimiser au maximum la poursuite d’objectifs fixés préalablement.

Par chance, sur la partie militaire pure, Friedrich avait plus qu’assez d’éléments et il pourrait dès lors exposer son plan dans les grandes lignes. Par contre, Poigno Ertezi ne lui serait apparemment pas d’un grand secours sur le plan de la gestion civile, puisque l’estalien avoua ne pas être versé dans ces choses. Ce serait donc à lui de supporter cette charge, et il n’allait pas se débiner devant ses responsabilités, car il en allait de la vie de ses concitoyens. Mais cela ne voulait pas dire que son ami et collègue sergent serait inutile, loin de là ! Son expérience militaire et son courage vaudrait lourd dans l’épreuve qui les attendait. Et comme Friedrich ne pourrait pas être au four et au moulin, il aurait besoin de se reposer sur son camarade sergent.

Le sous-officier ostlandais examina attentivement la carte et jeta un coup d’œil rapide aux notes et inventaires qui répertoriaient les ressources en hommes, vivres, bois et finances dont il disposait, ainsi que les possibilités qui s’offraient à lui. Puis il releva la tête et s’éclaircit la voix en toussotant avant de répondre, d’un air grave, mais sûr de lui :


-Et bien, évidemment, l’essentiel est de savoir où nous voulons aller et comment nous allons y parvenir afin de ne pas disperser nos efforts et nos ressources en tous sens.

C’est pourquoi, avant d’entrer dans les méandres des détails tactiques et de mise en œuvre, il me parait important de vous informer de mon plan opérationnel. Mais avant tout, pour éviter toute mauvaise surprise, vous comprendrez que je procède à une petite vérification d’identité de rigueur. En tant que répurgateur, je suis certain que vous comprendrez que tout ceci n’est que purement professionnel et que je n’ai rien contre vous, mais nous nous sommes déjà fait berner par le passé et je n’aime pas trop commettre les mêmes erreurs. Puisque vous êtes assermenté, ce document devrait suffire à prouver votre identité. Pouvez-vous nous le produire, s’il vous plaît ?


Le sergent Friedrich Hadler restait poli tant dans sa formulation que dans son attitude. Il ne pensait pas que Père Ornevin d'Oëstrof soit un imposteur, cela aurait été trop gros. Mais professionnalisme oblige, il se devait de prendre cette élémentaire précaution avant de lui révéler son plan. Car en temps de guerre, de telles informations pourraient se révéler très précieuses pour l’ennemi si elles parvenaient à ses oreilles, et l’on ne pouvait écarter l’hypothèse d’une supercherie. En règle générale, les assermentations officielles étaient propres à une personne bien précise, et décrivaient leur porteur afin d’éviter justement ce genre de confusion et d’imposture. En l’occurrence, ce fut le cas, l’homme était bien celui qu’il prétendait être. Rassuré par cette certitude, le sergent lui rendit son papier, s’excusa de cette vérification et continua son exposé, après s’être assuré que nul autre n’était dans la pièce, en mesure d’entendre ses paroles. Il avait planifié minutieusement sa stratégie durant le voyage, en bon adepte de Myrmidia, et il comptait bien mettre toutes les chances de son côté laisser le moins de place au hasard possible :

-Milles excuses, mais vous savez que l’on est jamais trop prudent par les temps qui courent. Bien, reprenons donc. Comme on me l’avait laissé entendre et vous me le confirmez, nous savons que l’ennemi va monter en puissance au fil du temps, et qu’il ne sera, à priori, pas possible d’égaler cette montée en puissance en nous contentant de rester là à les attendre passivement.

D’un autre côté, nous ne pouvons frapper dès maintenant, à l’aveugle. On ne va pas risquer de laisser le village sans défense et de mettre tous nos hommes dans une battue à travers la forêt. Même si par chance un tel acte réussissait, nous aurions ce Bogoslav Tammas et le gros de ses forces sur le dos pour avoir attiré son attention en massacrant son lieutenant trop tôt, et cette fois ce serait la fin.

C’est pourquoi il nous faut adopter une stratégie intermédiaire, qui se développe autour de trois axes aux départs successifs, mais qui se prolongeront chacun jusqu’à la bataille finale.

Le premier, se renforcer tout en jaugeant et découvrant l’ennemi. Globalement, il nous faut dès que possible construire tout ce qui est possible pour transformer ce village surchargé de réfugiés en place forte imprenable et solidement défendue. Pour cela, il faudra aller à l’essentiel en premier, puis seulement ensuite au superflu si l’on a ce luxe. Les priorités devront être l’entraînement, les ouvrages de défense et l’armement. Comme mon camarade le sergent Ertezi l’a très justement souligné, il sera bien plus facile et bien plus efficace de former les hommes et les femmes de bonne volonté ou tout simplement ceux qui tiennent à la vie au maniement d’armes de tir simples telles que les arcs, frondes et autres javelots. Il faudrait beaucoup plus de temps, de ressources et d’énergie pour les former à l’épée et au corps à corps, et il leur faudrait beaucoup plus de courage et de force pour y être utiles qu’à distance. En revanche, ceux qui savent déjà se battre, eux, seront très utiles pour renforcer nos rangs car il faudra bien des combattants de première ligne, obligatoirement. Hors du village, nous tenterons aussi de trouver d’éventuels appuis.

Je donnerai là-dessus des précisions en temps utile, ne vous inquiétez pas, j’ai déjà en tête un plan pour optimiser tout cela.


Friedrich glissa un clin d’œil avec un petit sourire en coin lorsqu’il désigna Poigno comme « son camarade le sergent Ertezi ». En privé, il n’aurait pas fait ainsi, mais il trouvait cette formulation plus solennelle et impressionnante pour le père Ornevin d'Oëstrof. La dimension psychologique jouerait un rôle primordial dans la lutte à venir, il en était parfaitement conscient. Pour gagner, il faudrait d’abord arriver à convaincre tout le monde, non seulement que c’était possible, mais qu’ils allaient le faire. Il voulait leur donner la foi, l’espoir, et pour cela, il fallait paraître exemplaire, énergique, sûr de soi et toujours en parfaite maîtrise de la situation, même lorsqu’on était déstabilisé. Pour répandre cette foi en la victoire parmi la population, le mieux était d’essayer de s’en convaincre soi-même ainsi que ses proches et les élites. En l’occurrence, si le sous-officier arrivait à convaincre le répurgateur de prime abord ouvertement sceptique que c’était possible, alors ce serait une victoire, car si lui arrivait à en croire la victoire possible, tous les autres le pourraient. Souriant, confiant, Friedrich continua donc avec entrain :

-Deuxième axe, des actions préventives pour affaiblir l’ennemi ou le diviser. Pas question de lui laisser l’initiative. Il se croit fort, intouchable ? Il va s’en mordre les doigts.

Il ne s’agira pas d’attaque générale, mais plutôt d’escarmouches. Des frappes rapides, ciblées et meurtrières, puis un repli avant qu’ils n’aient le temps d’organiser la riposte. L’ennemi est plus nombreux, mais pour l’instant dispersé et il va se concentrer ? Qu’à cela ne tienne, pour l’instant, il est dispersé et nous pouvons détruire ou détourner un maximum de petits partis isolés avant qu’ils ne rejoignent le groupe principal. Qui plus est, cela sèmera le doute dans leurs esprits, ils se demanderont si nous sommes si faibles que cela puisque nous osons les attaquer et les tuer. Je ne crois pas qu’ils auront peur, mais même chez les monstres il y a l’instinct, et le doute peut créer le moment venu un instant d’hésitation. Dans l’idéal, cela nous permettra aussi d’en savoir plus sur notre ennemi, son nombre, la composition de ses troupes, ses chefs et les dissension et rivalités possibles entre eux, mais aussi la situation de son campement.

Pour cela aussi, j’ai plusieurs idées. Toutefois, pour profiter un maximum de cet avantage, il nous faudra des pisteurs : pas question de se lancer dans les bois à l’aveuglette.

Troisième axe, et sans doute le plus évident, la bataille finale, décisive, qui me parait inévitable. Tout ce qui précède n’a de sens que pour arriver à ce moment dans les meilleures conditions.
Là encore, j’ai mes idées sur la manière dont nous préparerons cet ultime combat lui-même. Il faudra choisir nous même le champ de bataille, essayer de forcer l’ennemi à attaquer là où nous le voulons, quand nous le voulons et comme nous le voulons. Cela peut sembler difficile et ça l’est effectivement, mais c’est loin d’être impossible, surtout avec des ennemis aussi brutaux et sûr d’eux que les chaotiques de Khorne. J’espère et je crois que nous y parviendrons, et j’ai mon idée sur comment nous pourrions faire. Mais cette phase implique aussi de préparer le terrain avant la bataille. Ne nous contentons pas de le choisir et de prendre une position naturellement forte : renforçons là encore plus, et réservons quelques très désagréables surprises pour l’ennemi. Enfin, il faudra toujours avoir un plan de secours au cas où malgré tout la bataille tourne mal. Se retrouver piégés et massacrés jusqu’au dernier dans une place forte avec une seule entrée et sortie n’est pas envisageable. Notre objectif est et sera toujours de protéger le peuple. Il est hors de question de le mettre en danger dans un quitte ou double. Bien qu’il ne faille pas le montrer extérieurement et que même intérieurement il faille toujours être convaincu de la victoire, il nous faudra donc imaginer l’échec et trouver une solution, en ce cas, pour minimiser les pertes en vies civiles, quitte à sacrifier les nôtres.

Je détaillerai bien sûr chacune de mes idées et de mes plans plus en détails au moment opportun. Pour l’instant, il serait long, fastidieux et trop hypothétique de s’avancer trop sur l’organisation de mes idées au plan tactique, car la situation peu évoluer et évoluera. Il faudra alors que nous nous adaptions au mieux pour à la fois saisir les occasions et opportunités qui s’offriront à nous, et éviter les faux-pas et les chausse-trappes adverses.

Pour l’instant, ne perdons pas plus de temps, lançons dès maintenant la construction d’un bâtiment si cela est possible. Je vous l’ai dit, il nous faudra des pisteurs, mais également des armes. D’un autre côté, d’autres ouvrages pourraient nous être utiles, mais pour l’instant ils sont secondaires.
Nous avons des nains ici, à ce que j’ai vu. Leur concours sera primordial, et il nous faut donc optimiser au plus vite leurs capacités de production. Nous commenceront donc par la forge, qui devra produire quantité d’armes de tir dès que possible. L’idéal serait que chacun, chaque homme et femme en mesure de se battre, puisse être équipé au moment de la bataille.

Ensuite, il me faudra des pisteurs efficaces, et disponibles le plus rapidement possibles pour entreprendre des actions offensives, selon un plan que je vous exposerai le moment venu. Nous aménagerons donc un terrain d’entraînement pour les former, mais nous n’aurons pas le temps de faire les deux à la fois dès aujourd’hui. Concentrons donc nos efforts sur la forge, demain, nous verrons s’il y a moyen d’embaucher du personnel pour entreprendre d’autres tâches.

D’ici là, Poigno, il faudrait que l’un d’entre nous se charge d’organiser la protection de la ville. Tu as mis en place des patrouilles, elles me semblent en effet indispensables. Ne relâchons pas la surveillance, ne serait-ce que pour rassurer les civils par notre présence visible. Essayons aussi d’éviter tout conflit entre nos hommes et la population. Il faudrait donc établir notre campement légèrement à l’écart de la ville, disons à vingt mètres de ses murs, entre la forêt et le village pour qu’ils nous voient comme un bouclier, un rempart entre eux et le danger.

Pourrais-tu te charger de cela s’il te plaît, mon ami ? Je te fais confiance pour tenir nos hommes et organiser des patrouilles efficaces, c’est dans tes cordes. Quant à moi, j’aurais, aujourd’hui ou demain, pendant que l’on travaille à bâtir une forge digne de ce nom en tous cas, faire deux ou trois choses que je tiens à accomplir moi-même.


Puis le natif de Klirduc se tourna vers le père répurgateur et lui dit :

-Nous prenons donc en charge la sécurité extérieure de la ville. Quant à vos hommes, ce sont des miliciens, des gens du cru, connus et acceptés par la population. Qu’ils s’assurent que tout se passe bien dans les murs, il faut à tout prix éviter des complications internes qui nous affaibliraient. Evitons donc toute vague, tout excès de zèle, y compris au sujet de la sorcière qu’il faut laisser tranquille pour le moment, puisqu’il ne faut à aucun prix créer de tension. Au contraire, si vos hommes pouvaient essayer de renforcer la foi du peuple en nous, ce serait génial. Il faut que les civils que nous protégerons coûte que coûte au prix de nos vies s’il le faut le sachent et nous soutiennent à fond.

A, et j’oubliais, bien sûr, tous les détails opérationnels ne doivent en aucun cas sortir de cette pièce. Personne ne doit être mis au courant de nos plans pour ne pas mettre la puce à l’oreille de nos ennemis, mais tout le monde doit en revanche savoir qu’il y a un plan, et un bon plan, afin que le moral monte et se maintienne haut, quand, bientôt, nous aurons nos premiers résultats et nous abattrons nos premiers ennemis lors des escarmouches. Alors, ils verront tous que la victoire est possible et croiront en nous, enfin, dans le meilleur des cas.


Et le cadet des Hadler se tût. Jusqu’au moment de parler, il avait hésité, son cœur et son esprit torturés, rongés par le doute et le poids de sa responsabilité. Mais il venait de prendre une décision, formelle, et ne la regrettait pas. Il faisait ce qu’il estimait le mieux, et pour une fois avait décidé de se faire confiance, de croire en lui. Son plan lui paraissait bon. Il avait des dizaines d’idées sur la mise en place tactiques à venir et savait quoi faire. Il était apaisé. Le militaire termina par cette remarque :

-Myrmidia et Sigmar sont avec nous. Nous n’avons pas le droit d’échouer et nous n’échouerons pas. Des remarques, des questions, des suggestions messieurs ? Sinon, mettons nous au travail, on a du pain sur la planche !
HRP :
J'ai demandé à Djinn pour certains détails relevant du MJ dans mon post, comme le certificat du répurgateur, entre autres.
Je pense que c'est clair mais je fais d'abord construire la forge. Par ailleurs Friedrich aura des projets à réaliser personnellement dès que possible (pendant la construction si possible), comme visiter certains endroits et certaines personnes. Je donnerai plus de détails au prochain post, à moins que tu n'en veuilles dès maintenant pour embrayer dans la foulée, auquel cas j'éditerai pour rajouter.
Modifié en dernier par [MJ] Le Djinn le 17 avr. 2019, 22:13, modifié 3 fois.
Raison : MAJ XPS: +45 XPS
Lien fiche wiki : http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... ich_hadler

Profil : FOR 10 / END 11 / HAB 10 (9*) / CHAR 10 / INT 10 / INI 10 / ATT 13 (12*) / PAR 13 (12*) / TIR 11 / NA 2 / PV 80/80
*: profil avec armure (bonus des compétences non inclus)

Compétences :
• Sang-froid : Votre personnage a ce qu'on appelle des «nerfs d'acier». Il sait rester maître de lui-même dans les situations les plus dangereuses. Bonus de +1 sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale.

• Coups puissants : augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 pts de dégâts.

• Autorité : bonus de +1 lorsque, confronté à des militaires, il essaye de faire prévaloir son autorité, ses ordres etc.,

• Arme de prédilection : épées à une main : Bonus de +1 en ATT lorsqu'il en utilise en combat. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte.

• Alphabétisation : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde s'il comprend ce langage.

• Langage secret : jargon de bataille : Votre personnage sait parler le jargon des batailles.

• Anticipation : Votre personnage, au combat, arrive à prévoir les réactions d'un ennemi. Pour analyser le style de combat de son adversaire direct, il lui faudra 2 rounds entiers. A partir du 3ème round, cette compétence lui permet d'avoir un bonus de +1 en ATT et en PAR contre ce seul adversaire. (Pour bénéficier de ce bonus contre un autre adversaire, il lui faudra l'avoir combattu pendant au moins 2 rounds)

• Adresse au tir (arcs) : +1 en TIR avec un arc.

• Volonté de Fer : Votre personnage se révèle être particulièrement très résistants à la peur, aux attaques mentales et à tout ce qui pourrait tenter de briser sa volonté. Il obtient +1 aux tests pour résister à un contrôle mental, à la peur etc…

• Parade : Double les points de parade de l'arme ou du bouclier utilisé.


Equipement de combat : • Devoir (épée à une main) (18 +1D10, 12 Parade) Les morts-vivants, les démons etc… Que la lame touche subissent 1d6 dégâts de plus
• Bouclier d'acier (6+1d6 dégâts, 16 parade)
• Epée à une main (16 +1D8, 12 Parade)
• Cotte de mailles (9 protection, tout sauf tête -1 HAB, ATT et PAR)
• Arc court (26+1D8, -2 TIR/16 m)

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