[Hanz] La richesse des uns fait la pauvreté des autres

Les troupes régulières d'Ostland sont parmi les plus robustes et les plus coriaces de l'Empire, d'où la tête de taureau qu'elles ont adoptée pour emblême. Depuis Wolfenburg, le Comte Valmir von Raukov tient les rennes de cette province du nord.

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[MJ] Gataroth
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Re: [Hanz] La richesse des uns fait la pauvreté des autres

Message par [MJ] Gataroth »

Je te rappelle que tu tournes le dos à la porte d’entrée


Alors que sa tirade débutait, le noble déchu cru entendre un léger craquement au dehors, mais n’en fit qu’une entourloupe de la part de son imagination, il continua donc son discourt pointant du doigt ses mots les plus dures.

Jet CHAR : 4 > Bien réussi


Le chef de la garde semblait pas le moins du monde convaincu, mais un nouveau craquement au dehors eut lieu, c’était le bruit de pas dans l’épaisse neige au dehors. Hans virevolta et fit face à 6 hommes, dans lesquels il reconnut les 3 stupides marchands. Ils avaient été prévenir la milice local, qui était constitué en cette nuit froid de deux paysans et d’un forgeron aux vue de leurs équipements qui devaient leurs servir à la milice et à leurs travails réguliers. Tous, sauf les 3 marchands dans leurs tuniques couleurs vives qui claquaient des dents, étaient emmitouflés dans des vêtements en peaux de bête. L’homme au large marteau avança.

« Chef … qu’est ce qui s’passe, où est Mathieu … »


Hanz comprit la scène cruelle à laquelle il devrait assister sous peu. L’homme n’avait pas remarqué pour le moment le cadavre du garçon encore dans la pénombre de la nuit. Une torche s’alluma. Un des paysans miliciens parla à son tour.

« N’s avons écouté c’qu’a dit ch’gars, s’correspond aux dires des trois zigotos lô. »
Jet de perception : 80


Le noble déchu crut voire le visage du chef de la garde se crisper un instant, semblant contenir de la colère, non, de la haine. Mais ce fut bref, trop bref pour que Hanz en ai la certitude. Les choses semblaient s’arranger pour lui finalement, les 3 marchands lui auront finalement rendu un service, enfin.

Le chef de la garde baissa son arme, il semblait enfin avoir effacé tout soupçon sur les épaules du brigand. Il rangea son arme dans un crissement alors que le forgeron avançait maintenant dans la pièce jusqu’à hauteur du noble déchu.

« Mais ou est Mathieu, j’veux voir mein garçon. »
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Hanz
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Message par Hanz »

Un crissement ? Bah, ce n'était rien. J'avais déjà commençé à parler. Mais ce Milicien là, semblait vraiment imperméable à tout ce que je disais, si vrai que ce soit ! Il continuait de me pointer avec son arme... Quand soudain, un second crissement. Réflexe, je fis volte-face. Là était six hommes; trois miliciens, vêtus de peaux, dont un avec un marteau immense, et les trois marchands, richements vêtus et décorés.

"Ils ont fini par me rendre service finalement..." pensais-je, presque heureux de la petite scène que je leur avait fait. Qui sait si j'en serais arrivé là si je ne l'avais pas fait.

En ce qui concernait ma certitude, l'un des miliciens s'avança et soutint que les marchands avaient eu quasiment le même discours que moi, quoi qu'un peu moins enflammé, j'en étais certain. Repensant au tavernier, je leur demandai :


"Le tavernier est en haut, dans sa chambre. Faites attention, il y a une armoire devant la porte"

Le chef de la Milice était énervé... non, il était plein de haine. Envers qui je l'ignorai, mais ce n'était pas contre moi. Il venait de ranger son arme, dans le crissement strident caractéristique du métal contre le métal. C'est alors que l'homme au marteau s'avança, demandant à voir "Mathieu" ... demandant à voir son fils. Le voyant passer à ma hauteur, je lui saisis le bras pour le retenir et lui lâchai :

"Je vous en prie... N'allez pas le voir dans cet état. Je sais ce que c'est que de ..." je cherchai des mots qui allaient l'apaiser plutôt que le torturer. Bien que ce ne sois pas noble d'esprit et peut-être pourrait-on s'en servir, peut-être développerait-il une forme de haine, une folie mentale envers ces assassins !"Votre fils a périt. Il a été lâchement assassiné par cette bande. Le ... "spectacle" est vraiment atroce. Je vous en prie, n'allez pas le voir dans l'état."

Je regardais le chef de la milice, d'un regard qui disait "venez m'aider à le contenir !" avant de continuer, pour le présumé forgeron :

"Ne laissez pas votre douleur vous gouverner. Vous ne tirerez rien de bon à vous ôter la vie ou à vous lancer corps perdu contre cette affreuse bande ! Si vous voulez venger votre fils, si vous voulez faire payer à ces assassins, calmez vous. Je sais la douleur que vous ressentez, j'ai moi même perdu un fils dans les mêmes conditions."

Je respirai un grand coup, tentant de l'emmener dehors :
"Nous pouvons parler. Je sais que nous ne sommes que des étrangers l'un pour l'autre, mais votre mort n'est que ce qu'attendent ces criminels. Votre désir le plus cher ne serait-il donc pas de les traquer intelligement et de tous leur faire payer ?"

Je savais que mes mots ne le calmerai pas complètement. Je savais également la douleur qui devait à présent s'emparer de son âme. Ce désespoir, cette impression que toute une vie s'effondre autour de lui. La perte de Karl avait pour moi été vraiment dur, et je m'étais vengé sans réfléchir. Et maintenant, j'ai perdu mon titre, mon domaine et ma renommée. Je savais que je ne le connaissais pas, mais je me sentais déjà proche de cet homme....
Alors là, c'est partit pour la grande discussion philosophique entre un noble déchu et un père déchiré... j'adore ;). Ah, de plus, si jamais le forgeron (je pense ne pas me tromper) se calme, j'irai remercier les marchands.
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[MJ] Gataroth
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Re: [Hanz] La richesse des uns fait la pauvreté des autres

Message par [MJ] Gataroth »

L’homme ne put écouter les dires de Hanz, apprendre la mort de son fils fit rompre les plus profonds de ses sentiments. Il trouva rapidement le corps de son fils dans la pièce, qui faisait office il y a encore peu de cœur du village, qui baignait maintenant dans l’ambiance lugubre de la mort, imbibé profondément dans le pourpre infiltré dans le sol de brique. Un cri saisissant suivit les larmes du forgeron et qui prirent au cœur le noble déchu projeté quelques temps en arrière.

Son regard se détacha de l’homme accroupi sur le cadavre de son fils et hurlant sa haine ainsi que sa tristesse due à la perte de cet être chère. D’un pas lourd il s’approcha des 3 marchands, et les remercia pour ce qu’ils avaient fais, les hommes acceptèrent, malgré la peur flottante dans leurs yeux …

Le reste de cette nuit bien longue fut rapide, deux des miliciens forcèrent l’homme à se détacher de son fils pour qui on ne pouvait rien alors que le chef de la garde et le dernier milicien allèrent libérer le tavernier. Le tavernier était vivant mais avait passé un très mauvais moment, son visage était bien plus stigmatisé que celui du chef de la garde, mais il survivrait malgré tout … Après avoir rapporté le forgeron chez lui, les deux hommes remercièrent Hanz pour ce qu’il avait fais et lui conseillèrent de rejoindre sa chambre, ils s’occuperaient du reste.

Quelques heures plus tard

Le ciel était maintenant haut dans le ciel, et le noble déchu était passablement exténué par cette nuit de folie pure. Tant de question se bousculaient dans sa tête … ses yeux pouvaient encore deviner le corps maintenant disparus du garçon sur le sol, une bien étrange sensation …

La porte claqua, Hanz quelques peu sur les nerfs se retourna aussi rapidement pour voir qui faisait son entrée dans la pièce vide … C’était un homme de bonne stature et aux cheveux couleurs de blé. Cet homme, c’était Dietrich Löbeln mais le bretteur ne le savait pas encore. Les deux faisaient face dans le silence de mort clairsemé par les éclats de voix à l’étage des trois marchands.

J'ai abrégé un peu pour ne pas trop faire attendre notre nouveau PJ.
Hanz, je te laisse raconter la fin de soirée en RP libre.
Dietrich est enfin introduit, donc vous avez quelques postes libre pour apprendre à vous connaitre.
Bon jeu.
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Dietrich Löbeln
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Re: [Hanz] La richesse des uns fait la pauvreté des autres

Message par Dietrich Löbeln »

Lorsque Dietrich arriva dans le petit bourg de Wendorf, il ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement. Il était partit de l'auberge qui l'avait abrité la nuit dernière aux premières lueurs de l'aube, évitant ainsi d'hypothétiques mais néanmoins probables représailles de la part des quelques personnes à qui il avait fait du tort lors de son précédent contrat. Le chasseur de prime avait ensuite marché plusieurs heures durant, ne s'arrêtant que pour reprendre son souffle et remplir son outre de l'eau d'un ruisseau qui passait au bord du chemin.

Son départ quelque peu précipité ne lui ayant pas laissé le loisir d'emporter des provisions, notre homme mourait de faim. Dietrich entra donc dans l'unique auberge du village, située sur la place centrale.
L'absence d'éclats de rire d'hommes saouls ou même d'un quelconque bruit d'agitation à cette heure de la journée aurait du lui inspirer une prudence accrue, mais son estomac criait alors plus fort que son instinct. Il entra donc dans l'auberge, claqua la porte et s'apprêta à se diriger vers le comptoir où il pourrait enfin se restaurer.

Sa surprise fut à la hauteur de sa déception lorsqu'il constata que l'auberge était déserte, à l'exception d'un homme richement vêtu, qui ne semblait pas non plus dans son assiette.
Poussé par son empathie ou bien par la nécessité urgente de se nourrir, Dietrich lança un rapide :


"Vous n'êtes pas le tavernier, hein ?"

Tenaillé par la faim, il fouillait la salle des yeux, à la recherche d'une miche de pain ou d'une quelconque nourriture lorsqu'il discerna des traces rouges au sol, au niveau de la cheminée.
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Hanz
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Re: [Hanz] La richesse des uns fait la pauvreté des autres

Message par Hanz »

Ce pauvre homme... Je n'avais pas réussi à le retenir, et même mes mots ne firent rien. Lorsqu'il découvrit son fils, il n'eut pas la réaction escomptée. Il pleurait juste, sans vraiment d'horreur sur son visage. Il venait juste de perdre la chair de sa chair, son fils bien-aimé. J'aurai pensé qu'il aurait hurler à s'en briser la gorge, mais non, il avait juste une pleure amère.

Je n'avais pas envie de parler, mais je devais tout du moins allez remercier les marchands. Marchands qui, bien que me disant que ce n'était rien, étaient encore sous le choc de ma petite scène. L'auberge, avant le centre de la vie du village, était devenue un lieu lugubre où flottait l'esprit et l'odeur de la mort. Deux miliciens arachèrent le forgeron de son fils, tandis que le Chef de la Milice et un autre de ses hommes allèrent « libérer » l'aubergiste. Il n'était pas mort, mais son état n'était pas des meilleurs, son visage étant ecchymosé. Mais il allait survivre. Il pourrait reprendre son activité, et je l'aiderai à retrouver sa richesse.

Je finis cependant par aller me coucher. Cette soirée avait vraiment été folle, j'ai manqué de me faire tuer plusieurs, faillit être arrêté pour un crime que je n'avais pas commis... Bref, j'étais remonté dans ma chambre, et m'étais affalé sur le lit, habillé et exténué. Je pensais que j'allais m'endormir tout de suite, mais il n'en était rien. Tant de questions était maintenant au bord de mon esprit. Qui étaient ces assassins ? Pourquoi avaient-ils attaqués ce pauvre homme ? Que voulaient-il réellement ?
Que de questions me taraudaient. Je me tournais et me retournais dans ma couche. Ma rapière, toujours attachée, me gênait vraiment, mais je ne voulais en aucun cas bouger pour me dévêtir. La fatigue fini par venir me calmer, et je trouvai une position confortable. Je finis par m'égarer à la frontière du Royaume du Morr.
*** *** ***
A mon réveil, je n'avais passé qu'une très mauvaise nuit. Les yeux me piquaient, et le bras sur lequel je m'étais endormi était maintenant tout endolori. Je ressentais encore de la peur, bien que c'était absurde. Je descendis, la main sur la poignée de ma fierté, et je m'installai à la table la plus proche, plus ou moins dos à la porte. Je me suis rendu compte que personne ne serait venu me servir, aussi ai-je pris ce qui me passait sous la main. Du pain, des fruits secs et un peu d'eau, par manque de lait frais. Je suis retourné à ma tablée, avec mon « festin » et j'entamais mon repas. Cinq minutes passèrent, puis la porte claqua. Encore nerveux, je fis rapidement face à la porte, prêt à dégainer, quand je vis un homme, plutôt dans mes tailles, les cheveux blonds. Il portait des vêtements ternes, un peu comme les miens, et portait à son côté une épée. Je pouvais également discerner une arbalète en bandoulière dans son dos à côté d'un carquois de carreaux. Calmement, je me suis donc rassis, mais cet homme se dirigea vers moi, l'air un peu stressé -il regardait toute la pièce, s'arrêtant souvent sur les tâches de sang incrustées au sol qui n'avait pas été nettoyé en profondeur- et s'arrêta à ma hauteur. Là, il me demanda si j'étais le tavernier... La réponse était prête à sortir, lorsque j'entendis un gargouillement d'estomac tel que j'eus brièvement l'impression qu'une horreur du chaos s'en prenait à la ville.

Après ce tumulte, je lui fis signe de s'asseoir, tout en lui disant :


''Non, le tavernier n'est pas disponible. Nous avons eu quelques problèmes ici hier soir. Une bande d'assassin ont attaqué cette auberge et l'ont gravement blessé, je lui tendis un morceau de pain et l'assiette de fruit sec, tenez. Vous avez l'air affamé, je vous expliquerai en mangeant.''

Alors qu'il entama ce que je lui avais donné, je commençai mon récit :

''Bien, rapidement, le tavernier s'est fait racketter hier. Évidemment, la garde s'est rapidement proposée de la protéger. La nuit, je me suis réveillé, entendant des coups dans la pièce du dessus -celle du tavernier. Je me suis donc levé pour voir ce qui se passait. La bande de racketteur était là, en haut. Une femme, que j'avais déjà entendu avant d'aller au lit, était encore présente. Elle donnait des ordres. Trois hommes tentèrent une sortie par les escaliers, mais j'étais là. J'en ai tué un. Pas par plaisir mais par nécessité. La bande s'est enfuit peu après. Les dernières choses que je vis furent des yeux bleus.''

Je marquai une pause, prenant le temps de mâcher un grain de raisin.

''Il y eu deux morts hier soir. Un de ces assassins, et le fils du forgeron du village. Évitez d'en parler à quiconque. Les étrangers ne sont pas les bienvenus ici. J'en sais quelque chose. Deux blessés également. Le Tavernier, gravement, et le chef de la milice. Ils vont vivre tout les deux. Quant à moi, je suis ici pour, du coup, traquer cette maudite bande. Ma fierté est forte et mon bras sûr.''



J'attendis la réponse de ce parfait inconnu avec qui, malgré moi, je partageais mon repas...
Modifié en dernier par Hanz le 11 déc. 2010, 22:59, modifié 2 fois.
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Re: [Hanz] La richesse des uns fait la pauvreté des autres

Message par Dietrich Löbeln »

A peine Dietrich eut-il posé sa question que son estomac se fit entendre de la plus bruyante façon, révélant à son interlocuteur son malaise sans que l'affamé eut besoin de l'exprimer.
Faisant preuve d'une générosité rare, certainement encouragée par le fait qu'il ne semblait pas payer ses consommations, l'inconnu lui fit signe de s'asseoir à sa table pour partager son repas. Dietrich ne se fit pas prier et commença à engloutir la miche de pain que son nouvel ami lui tendait, tout en écoutant son histoire d'une oreille d'abord distraite, puis plus attentive au fur et à mesure qu'il comprenait la gravité de la situation et que sa sensation de faim diminuait.

L'homme qui lui faisait face avait été des plus direct, lui annonçant les violences et les meurtres qui avaient eut lieu la veille, alors même qu'il ne l'avait encore jamais vu un instant auparavant. Dietrich se dit que son allure et ses armes apparentes avaient bien évidemment conduit l'homme à le considérer comme un guerrier, mais pour quelle raison lui faisait-il une confiance apparemment aveugle si facilement ? Ces considérations le déstabilisèrent quelque peu, mais, après tout, le client est roi, même s'il n'est que client potentiel.
Lorsqu'il annonça son désir de poursuivre et d'éliminer la bande responsable de ce désastre, le regard du chasseur de primes s'illumina alors qu'il commençait à apercevoir la possibilité d'un contrat avec cet homme apparemment fortuné. Dietrich entreprit donc de louer ses services :


"Je crois que vous êtes tombé sur la bonne personne, monsieur... ? Je m'appelle Dietrich Löbeln et j'aide les gens dans le besoin, comme vous, pour peu qu'il y aie rémunération, de quelque sorte qu'elle soit. J'ai une certaine expérience de la chasse à l'homme et je serais heureux de les mettre à votre service pour éliminer ces brutes si cela vous convient."

Dietrich attendit la réponse de ce qu'il espérait être son futur client en terminant sa part de fruits séchés. Les affaires reprenaient-elles ?
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Hanz
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Re: [Hanz] La richesse des uns fait la pauvreté des autres

Message par Hanz »

L'autre semblait se régaler. Il avait littéralement gobé la miche de pain que je lui avais offert. Tandis que je déroulais le récit, son attention n'en fut que grandissante. D'abord trop accaparé par sa faim, il m'écoutait d'une oreille distraite. Puis, finalement, il prêtait de plus en plus attention à mon histoire.

Lorsque j'en suis arrivé à la fin, ses yeux pétillaient de joie et d'envie. Il se présenta, Dietrich Löbeln, et me dit qu'il "aidait" tant que la rémunération suivait. Lorsqu'il eut terminé, je savais que je devais calmer son jeu :


"Non, je ne suis pas ici pour faire suivre une "petite rémunération", et ce qu'elle qu'en soit la sorte. Je les poursuis par noblesse d'âme. Si vous voulez de l'argent, éventuellement, allez voir la Milice du village. Je suis sûr que leurs têtes sont mises à prix."

Je ne me faisais pas froid, mais le ton avec lequel j'avais dit ces mots étaient dur. Je pris une inspiration et je continuai, plus doucement dans mes mots :

"Je suis Hanz Schwarz, un brigand que l'on pourrait qualifier de local. Et vous, j'ai compris que vous étiez un chasseur de prime. En d'autre circonstance, j'aurais abrégé le discours à votre occupation. Mais là, je laisse de côté mes instincts, bien que je vous préviens d'une chose : je ne suis certes pas un très bon tireur, mais l'escrime est comme une seconde nature pour moi. Je ne serais donc pas une proie facile."

Je caressais le manche de ma fierté. J'étais prêt à enchainer le combat au moindre geste contre moi de sa part, et je le faisais clairement voir. Je n'avais cependant pas terminé :

"Si vous recherchez une rémunération de ma part, je ne peux que vous offrir un minimum de confiance. Vous êtes là, et j'ignore si vous travaillez pour ces assassins ou non. Néanmoins, ce bourg doit-être purger de cette souillure, et je ne peux pas tout réussir seul."

Je me levai et allai poser quatre pistoles sur le bar, en passant. Puis je me dirigeai vers la sortie en rajustant mon chapeau :


"Ne touchez pas à l'argent, sinon je vous coupe en dés..."
lui lançais-je, une pointe d'humour dans la voix "Allons donc voir le Chef de la Milice, je pense qu'il pourra vous offrir plus que moi pour la récompense !"


Et je sortis, me dirigeant vers le seul bâtiment qui semblait-être le poste de garde... Ce Dietrich me suivrait-il ?
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Re: [Hanz] La richesse des uns fait la pauvreté des autres

Message par Dietrich Löbeln »

A voir l'expression de Hanz alors que le chasseur de primes lui proposait ses services, Dietrich sut qu'aucun accord ne serait conclu avec ce client là, surtout quand il évoqua sa prétendue "noblesse d'âme". Il fut en revanche surprit lorsque celui-ci alla jusqu'à le menacer ouvertement en portant ostensiblement la main à son "épée", si l'on peut en qualifier l'ustensile qu'il portait à la ceinture, et en vantant ses compétences en "escrime".
C'est à ce mot que le chasseur de primes comprit à qui il avait affaire : un nobliau sûr de lui, qui n'avait probablement jamais connu le froid, la faim et les combats. Mais si c'était le cas, que faisait-il ici, dans un village perdu de l'Ostland ? Dietrich se jura d'éclaircir cette question plus tard ; mais pas à l'instant, car un menace, même venant de ce personnage déconcertant, n'est jamais à prendre à la légère.
La tension diminua un peu lorsque Hanz évoqua tout de même la possibilité d'une récompense. Si ce dernier se battait et tentait apparemment de faire le bien autour de lui pour se prouver quelque chose, Dietrich le faisait pour survivre avant tout et il considérait que toute prise de risque méritait compensation.
Enfin, l'esprit tordu de son interlocuteur alla le soupçonner de faire partie de la bande de malfaiteur desquels il décriait les méfaits depuis quelques minutes... Décidément, cet homme était intriguant.

Dietrich était resté silencieux comme à son habitude et suivit des yeux le déplacement de l'homme à la rapière jusqu'au comptoir. Le fait qu'il paie ne l'intrigua que peu, il commençait à s'attendre à tout de la part de ce singulier personnage, mais qu'il lui défende, par bravade, de toucher à l'argent le vexa un peu. Saisir une occasion pour gagner sa pitance, était-ce une preuve de cupidité ?

Finalement, le chasseur de primes conclut que les arguments de Hanz étaient assez convainquant pour le pousser à le suivre vers le poste, ce qu'il fit sans un mot, tentant de cerner la personnalité de celui avec qui il passerait probablement les prochains jours.
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Re: [Hanz] La richesse des uns fait la pauvreté des autres

Message par [MJ] Gataroth »

Les deux hommes avançaient maintenant dans l’artère principale menant à la petite maisonnette qui servait de quartier général à la milice de cette bourgade. La rue de terre dure comme la pierre à cause du gel, le sol aussi glissant que la glace à cause de la neige … ce n’était pas aussi simple que prévu, la marche des deux était assurée, mais prudente tout de même. Les quelques âmes au dehors parlaient de l’évènement majeur de la veille dont la rumeur se propageait maintenant comme une trainée de poudre que l'on aurait enflammée. Il faut dire que ce genre de chose était rarement arrivé dans cette contrée reculée, et se prêtait donc facilement aux commérages. Hanz eut la mauvaise sensation d’être montré quelques fois du doigt par les vieilles filles dont les ragots faisaient le bonheur et que des regards noirs se posaient sur lui lorsqu'ils croisaient les quelques hommes du village partant au travail.

Après une dizaine de minute de marche, la cabane milicienne, scabreuse, était enfin en vue et ce ne fut pas sans joie pour les deux nouveaux compagnons dont les extrémités étaient maintenant gelées. Accélérant le pas, les deux hommes étaient enfin arrivé devant une porte de bois ternie par le temps, il était difficile d’imaginer que des hommes de lois avaient pour centre cet endroit sordide. Sans se faire prier, les deux hommes entrèrent.

L’intérieur était un peu plus chaleureux que l’extérieur, ce n’était certes pas du grand luxe, ni même du luxe tout court, mais l’endroit offrait le minimum de confort que l’on pouvait demander. Un lit en miteux état trainait dans un coin de la petite pièce et où on y retrouvait le corps toujours inconscient du tavernier plongé dans un probable coma. A coté de lui, grondait le feu de la cheminé laissant apparaitre le sol de brique écarlate poussiéreux alors que les fenêtres encrassées avaient du mal à laisser filtrer la lumière du soleil. Un des miliciens qui accompagnait l’homme qui avait perdu son fils était là, affalé sur la table, et perdu dans un sommeil profond, il semblait que la nuit avait été longue pour lui aussi.

Une porte au fond de la pièce attira les yeux des deux hommes. Il semblait que quelqu’un était en train de s’activer dans celle-ci, Cela ne dura que quelques instants, puis un silence s’installa à nouveau, doucement bercé par les longs soupirs de l’homme légèrement étreint dans les bras d’Orphée.

La bise se leva à l’extérieur, annonçant une nouvelle journée de froid polaire. La cote de maille qui trainait sur une des chaises indiquait que le chef de la garde était passé dans les environs, mais les deux hommes furent extirper à leurs contemplations des lieux. Le bruit sourd du bois peinant à résister résonna de l’autre coté du mur laissant perplexe les deux nouveaux amis sur ce qu’il se passait et réveillant en sursaut le garde assoupit qui releva brusquement la tête.

« Qu’est qui s’passe lô , qu’est c’qu’vous v’lez ? » lança t’il aux eux individus semblant paniqué par cette présence quelque peu surprenante.
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Re: [Hanz] La richesse des uns fait la pauvreté des autres

Message par Hanz »

Il m'avait suivit, de lui même. Nous étions en train de marcher, en silence, à travers la ruelle principale. L'épaisseur de neige et les diverses plaques de gel ne nous facilitaient pas la tâche à avancer. Le froid mordait mes extrémités, les rendant aussi rouge que la flamme d'une bougie. Les évènements de la veille était déjà en train de s'envoler. Plusieurs personnes me montraient du doigt, certains même me jetaient un affreux regard noir. Cependant, bien que mon honneur en prenait un coup, j'ai préféré faire comme si de rien était. Avec Dietrich, nous nous rapprochâmes du bâtiment de la garde. Ce n'était pas la tour, ni même de guet, que je m'étais à la base imaginée. Leur quartier général était camouflé dans les autres habitations du bourg par sa même impression miteuse. Je préférais décidément la forêt à la civilisation !

Je poussai la porte, laissant mon ami rentrer d'abord. En rentrant, une chaleur bienfaisante m'envahit. Ce n'était pas parfait, mais le froid ne me portait pas trop d'atteinte, du moment que je bougeais. Je vis directement le tavernier, couché sur un lit miteux. Il semblait être dans un profond coma. Sur une chaise se trouvait la chemise de maille du chef de la milice. Mais personne n'était là, mais j'entendais du bruit derrière une porte. Avec Dietrich, nous attendîmes. Un garde sortit de derrière la porte, et nous demanda ce qu'il se passait. Je pris la parole le premier :


"Nous venons pour un petit renseignement. Nous avons entendu parler d'une bande d'assassin qui sévissait dans la région. Nous venons voir s'il y a une éventuelle récompense."

J'espérais que Dietrich ne ferait pas tout capoter... mais j'aurais également qu'il m'aide.
Schwarz Hanz, Brigand (noble recherché)
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