Les troupes régulières d'Ostland sont parmi les plus robustes et les plus coriaces de l'Empire, d'où la tête de taureau qu'elles ont adoptée pour emblême. Depuis Wolfenburg, le Comte Valmir von Raukov tient les rennes de cette province du nord.
La porte grinça faiblement, mais la lueur qui se dégageait dans son antre ne trompa pas le bienfaiteur. Celle-ci, dans un premier temps timide, finit par éblouir l’homme. En effet, celui qui se tenait dans l’antre de la porte tenait fermement au creux d’une se de ses mains une torche … Hans ne put apercevoir la personne qui se tenait dans l’antre lorsqu’il appuya sur la gâchette.
Jet Hab : 9 > Raté ( HAB/2 ( Pas de maitrise des armes à feu ) mais à bout portant, donc réussite auto, PV retirés = Dégât arme - jet
Jet de localisation : 8 > Jambe gauche
Dégât : 32-9 = 23 PV retirés sur Ennemi 1
Jet D’END = 4 > Réussi, pas de malus
Le tir résonna dans la pièce et laissa s’évaporer un léger nuage de fumée provoquant un vent de panique dans les rangs ennemis, l’homme blessé tituba alors que sa jambe blessée saignait passablement. Sous le choc, il avait lâché sa torche qui brulait maintenant dans les marches.
La porte se referma violemment faisant tomber l’homme en direction de Hans qui montait les escaliers par 4, sa rapière finement ouvragée bien ancrée dans le creux de sa main moite.
Jet ATT Hanz =10 > Réussi
Jet PAR = 19 > Raté
Jet Localisation > Torse
PV Retirés = 30 > Ennemi 1 mort
Le coup de lame fut ravageur face à cet adversaire blessé. La rapière s’enfonça profondément dans le thorax de l’individu transperçant son cœur de part en part. Hanz sentit le dernier battement de cœur de l’homme au travers de sa lame. Le corps s’effondra et tomba au bas des escaliers, emportant dans sa chute la torche.
Jet de Perception (dés 100 ) : 27
Dans la pièce en haut de l’escalier, tout semblait s’activer, un grouillement violent faisait rage. Des éclats de voix, des déplacements rapides … ils préparaient quelque chose. Néanmoins, leurs dires se mélangeaient les uns aux autres et ne permettaient pas au noble déchu ce qu’il se passait. Une chose était sure, le coup de feu provoquait la panique dans la pièce.
N’ayant toujours pas prit de décision, un nouveau problème semblait se poser. Les escaliers menant à la partie taverne grinçaient à leurs tours. Il semblerait qu’il n’était pas le seul à l’intérieur de l’établissement à s’activer.
N'ayant pas de poudre, ton pistolet est maintenant inutilisable
Certains s’élèveront peut être au statut de demi dieu alors que d’autres ne seront jamais rien de plus que des demi-gueux. Gataroth -Le tisseur de vie
Ils sortaient, ceux qui devaient allez en bas, vérifier. La lumière s'approcha de la porte et se fit plus insistante. La porte s'ouvrit, la lumière éradiqua les ténèbres, et également ma vue pour un court instant. Un réflexe, mon doigt pressa la gâchette. Le coup partit, ma main eu un recul sous la puissance de l'arme -je devrais m'entraîner plus souvent à maîtriser ces pistolets-, mais le coup atteignit sa cible, à la jambe.
La balle se ficha et se figea dans la jambe de ma cible, qui tituba et lâcha sa torche, qui passa à côté de moi alors que je grimpais les marches de l'escalier. La lâcheté des autres fit fermer la porte au dos du malheureux déjà blessé, qui tomba et s'empala sur mon arme. Un rapide coup en arrière lui fit continuer sa chute, mais je fus un tantinet attiré par lui. A quelques marches du palier, j'entendis le brouhaha et sentit la peur qu'avait déclenché mon tir. Les voix se mêlaient, il n'y avait plus de chef parmi eux à présent... Mais ils devaient préparer quelque chose, je le savais... Je ne retournerai pas en haut, au contraire. Des crissements se firent entendre au bas des escaliers, signe que quelqu'un montait. J'espérais être suffisamment rapide pour descendre et me cacher dans le renfoncement, derrière le mur de l'escalier. S'il s'agissait du Chef de la Milice et de son garde, je verrai ce qu'ils feraient, mais je ne pouvais pas leur faire confiance. Un tel raffut de coups et de cris avait du réveiller toutes le quartier, si ce n'est toute la ville.
Je ne pouvais pas faire confiance à la milice locale... Si c'était eux, qui que ce soit d'ailleurs, et qu'ils arrivaient et tentaient de s'en prendre à moi, ils goûteraient à MA justice. Cependant... Je ne pourrais pas faire face à tout le monde, ce soir. Et je venais de me rendre compte d'avoir oublié ma poudre noire en lieu et place de mon ancien campement... Quel idiot ! Je devrais faire sans, avec ma fierté seule pour assurer ma vie.
Mais je savais m'en servir. Je verrai comment les évènements se dérouleraient. J'affronterai quiconque monterai par les escaliers s'ils cherchent à m'arrêter. Si j'avais le temps de me cacher, je tenterai de savoir si je peux faire confiance à ceux qui monte. Sinon, je m'éclipserai dans ma chambre, ces foutus marchands ne méritant que la mort, la prison au minimum. De là, je jetterais un rapide coup d'œil en dehors, et si la voie est libre, je sauterai pas la fenêtre. Je savais que le tapis de la neige, qui continuait de tomber, aurait une épaisseur suffisante pour amortir ma chute. De là, je m'approcherai d'une fenêtre de la taverne, discrètement, pour voir ce qui se passe au rez-de-chaussé. J'aviserai à ce moment là...
Dans les autres cas, je défendrai chèrement ma peau, fois de Schwarz !
Modifié en dernier par [MJ] Gataroth le 30 nov. 2010, 17:16, modifié 1 fois.
Raison :+7XP pour un total d'XP = 37
Schwarz Hanz, Brigand (noble recherché)
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 10 | Int 9 | Ini 9 | Att 10 | Par 10 | PV 40 Lien Fiche personnage
Retournant sur ses pas, Hans ne mit pas longtemps à découvrir ce qu’il se passait. Dans un premier temps sur ses gardes, il la relâcha rapidement. Les trois gus qui se disaient marchand descendaient d’un pas de chat dans l’escalier qui mène au premier étage dans un grincement qui aurait sans problème réveillé un mort. Ils remarquèrent le noble déchu qui les épiaient au coin du mur adjacent et dont l’ombre se détachait faiblement dans le noir à cause de la torche qui brulait toujours.
Dans un premier temps, ils accélèrent la cadence, se rappelant des douces menaces proférées par le bretteur et qu’ils auraient espérés ne plus rencontrer. Dans leur précipitation, et à cause de la pénombre environnante, ils basculèrent stupidement dans les escaliers et finirent leur course effrénée contre le sol de pavé rougeatre de la taverne dans un craquement sinistre. Un nouveau silence religieux s’installa dans la taverne, une nouvelle fois provoqué par ses trois effroyables gus que l’homme détestait tant.
« Mais… mais … c’est quoi c’te connerie … »
Ce fut les premiers mots qui rompirent le silence. Alors que les trois zigotos qui avaient disparus du champs de vision de l’ancien nobles, ils semblaient se dépêtrer les un des autres, un léger bruit de liquide dans lequel on patauge se fit entendre aux oreilles de Hans.
« Ah mais c’est dégelasse … relevez vous plus vite que ça merde. »
« Par sigmar, c’est quoi que cette odeur nauséabonde… »
« Euh … c’est moi ou il y a un corps là bas … »
« Merde tu as raison »
« Je vous l'avait dit qu'on aurait pas du venir dans ce bourg ... y à rien à gagner ici à par des ennuis.,»
La conversation était des plus ridicules, les trois gaillards semblaient ne pas réaliser la gravité de la situation. Hans était néanmoins inquiet, à priori, au rez-de-chaussée se trouvait un corps, tandis qu’à l’étage le boucan provoqué par la bande semblait avoir été réduit à néant. Nouvelle situation embarrassante venant s’ajouter à ça, une perfide odeur de cochon que l’on brule vint lécher les narines de l’homme. Se retournant délicatement, il découvrit le corps enflammé par la torche. Il pouvait sentir la douce chaleur sur son visage, très agréable par ses températures froides alors que les flemmes commençaient à lécher le plafond.
Certains s’élèveront peut être au statut de demi dieu alors que d’autres ne seront jamais rien de plus que des demi-gueux. Gataroth -Le tisseur de vie
Ça allait. Les pas que j'avais entendu n'étaient que ceux des stupides marchands. Marchands qui, au passage, eurent peur de me revoir. Mon petit manège les avait bien effrayé. Ils descendirent les marches avec leur lourdeur habituelle et arrivèrent au rez-de-chaussé rapidement. En bas, ils faisaient d'effroyables bruits de sucions. De sucions ? Mes craintes commençaient à revenir à la charge.
"Ils ont été massacré... Par ces infâmes pillards !" pensais-je.
En effet, tout de devint clair lorsque j'entendis un des marchands dire que quelque chose était "dégueulasse"... Le chef de la Milice et le Garde présent pour surveiller le bâtiment c'était fait tuer... Par ma faute, tout du moins j'aurais pu être à la même place qu'eux. Les brigands me le paieront. Je les massacrerai, je démantèlerai leur petite bande de tocards, et je trainerai leur corps sur la place publique du village, à ces monstres qui souillent le grand nom du Banditisme ! ...
"Voler est un art, assassiner est un crime...". Ces mots me tournaient dans la tête, et ils n'en voulaient pas sortir. Je les passerai tous au fil de l'épée, non seulement pour venger les deux hommes morts, en bas, mais aussi pour restituer l'ensemble de son argent au tavernier qui l'a si durement gagné... Mais je savais que je n'aurai aucune chance de m'en sortir maintenant, là et tout de suite, si je chargeai tête baissée. Au contraire, c'était le meilleur moyen pour mourir brûlé vif...
"Brûlé vif ? Mais, au fait..."... Je venais juste de me rendre compte qu'une douce chaleur venait de s'emparer de la cage de l'escalier. Revenant à la réalité, je me rendis compte que la torche avait mis le feu au cadavre... J'avais omis de ramasser cette torche, et maintenant, c'est toute l'auberge qui allait être la proie aux flammes ! Les langues ardentes sortant du corps léchaient avec envie le plafond, qui pour le moment tenait bon... Que faire ? Cette bande connait forcement des passages pour s'en sortir, même si le bâtiment était cerné... Et l'aubergiste ? Qui le sauverait si ce n'est moi ? ... Cruel dilemme qui s'offrait à moi, je ne savais comment le résoudre. Tenter de jeter le corps en bas, pour gagner un peu de temps, voir espérer qu'il s'éteigne en roulant dans le sang ? Et la torche.
Les bandits ! Les appartements de l'aubergiste étaient calmes depuis un certain temps maintenant... étais-je seul dans cette taverne, bientôt tas de cendres fumantes ? Que devais-je faire ? Courir et laisser mourir celui que je voulais aider ? Forcer la porte coûte que coûte quitte à me faire transpercer de part en part par d'acérées lames ?
Rah, je devais prendre une décision, et vite !
Je devais trouver une astuce, vite... Mais bien sûr ! Une couverture, plusieurs s'il le fallait. Courant dans les chambres, je pris tout les draps, couvertures, couettes et édredons que je pouvais trouver, et je les entassai sur le corps embrasé. Au mieux cela étoufferai le feu, au pire je gagnerai quelques précieuse minutes de répits. Mais avant je ramassai la torche et la jetterai par une fenêtre, dans la neige.. Enfin, je tentai mon coup. Remontant les marches, je commençai à hurler à la porte :
"Je sais que vous êtes ici. La Milice ne tardera pas à rappliquer en voyant les flammes. Je ne souhaite pas mourir, et je sais que vous non plus. C'est vous rejoindre que je voulais faire depuis le début, venir vous prévenir que la mèche avait été vendue, mais vous avez de très bons informateurs à ce que je vois."je marquai une pause, tentant d'entendre quelque chose de l'autre côté, avant de reprendre "Moi aussi je ressens de l'apathie pour les riches, et moi aussi j'ai dans l'idéal de les traquer, ce que je fais depuis bientôt neuf mois. Je passe devant ma justice ceux qui ne devraient pas exister, mais je me suis récemment rendu compte que je ne pourrais jamais y arriver seul. C'est pour cela que j'ai besoin de votre aide, et réciproquement vous de la mienne ! C'est pour un monde égalitaire que je me suis battu, que j'ai perdu mon sang. Seuls vous avez la réponse et savoir si le destin existe ou non !"
J'espérai que mon petit discours avait fait son effet. Dans tout les cas, j'attendrai quelques secondes, une minute et demie tout au plus, après quoi j'enfoncerai la porte et, si elle est vide de la présence des brigands, je sauverai le tavernier de la mort la plus horrible qui soit... Mais j'espérai vraiment arriver à nous entendre...
Modifié en dernier par [MJ] Gataroth le 04 déc. 2010, 18:18, modifié 3 fois.
Raison :+7XP pour un total d'XP = 44
Schwarz Hanz, Brigand (noble recherché)
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 10 | Int 9 | Ini 9 | Att 10 | Par 10 | PV 40 Lien Fiche personnage
Hanz courut dans toutes les chambres de l’étage et en récupéra 3 couvertures et draps d’un blanc impeccable. Consciencieusement, il étala le linge blanc récupéré sur le corps. Par miracle, ou du fait que privé d’oxygène le feu ne puisse plus exister, les flemmes semblèrent être réduites à néant par l’Amat de linge qui s’étendait sur le corps. Quelques poils de sa moustache drue furent perdu dans la bataille, sentent maintenant le roussi, mais il n’avait que bien gérer la situation, qui aurait pu s’annoncer bien pire.
Les murs constitués de rondin de bois étaient maintenant quelque peu noirci par les flammes, et la fumée étouffante qui s’en dégageait était des plus désagréables. Néanmoins, la situation semblait réglée à cet étage, il fallait maintenant arracher l’aubergiste des griffes des malfrats qui avaient provoqués ce chaos.
D’un pas sure, peut être un peu trop, le noble déchu grimpa les marches avec vigueur, les faisant craquer jusqu’à la fibre même. Arrivé devant la porte de bois, il commença sa tirade, beuglant comme un dératé et semblant avoir oublié le désavantage numérique auquel il devrait faire face une fois la porte ouvert. Certes, sa démonstration de force était bluffante, mais il n’était pas non plus un surhomme, affronter plusieurs hommes à la fois était des plus dangereux, même pour un bretteur de son niveau.
Les derniers mots résonnaient dans l’étroit couloir plongé à nouveau dans la pénombre. Un silence crispant prenait à nouveau l’auberge, alors que le noble déchu remarqua un fait intéressant, la pénombre avait elle aussi prit la pièce. Et là, tout devint clair, si il y avait un silence, c’était tout simplement parce que les malfrats n’étaient plus dans le lieu.
L’idée sure, la porte grinça contre ses gonds sur quelques centimètre mais buta contre quelque chose, une armoire qui avait été glissée devant.
Jet Perception : 81
La scène se passa rapidement, les yeux en amandes d’un bleu azure faiblement éclairé par une lueur diffuse à l’extérieur observait le brigand, et sans un mot, elle sauta de la fenêtre. Le corps de l’aubergiste gisait au sol, faiblement éclairé par la lune blanche, alors que la neige commençait à pénétrer dans la pièce par la fenêtre ouverte. Forcer l’ouverture de la porte risquait de faire tomber l’armoire sur l’homme inconscient au sol.
Certains s’élèveront peut être au statut de demi dieu alors que d’autres ne seront jamais rien de plus que des demi-gueux. Gataroth -Le tisseur de vie
J'avais réussi... le feu s'était arrêté, et j'étais passé à la seconde phase de mon plan. Après une bref interlude, mon petit discours fini, j'étais décidé à ouvrir cette porte coûte que coûte. Je n'ignorai pas que ma vie ne tenait à ce moment même qu'à l'unique fil de la chance, et je remercie Ranhald à ce moment de m'avoir accordé sa miséricorde.
Ouvrant la porte, celle-ci heurta quelque chose. Par réflexe, j'arrêtai de pousser, et lança un regard dans la pièce. Deux yeux, bleus, froids et cruels se dessinaient dans la pénombre. La silhouette sauta. C'était elle ! Cette femme, j'étais si prêt du but et elle m'échappait encore ! Maudite armoire ! Je m'étais remis dans l'idée de pousser la porte, mais mes yeux ne me trahirent pas, fort heureusement. Le tavernier gisait là, sur le sol, assommé et incapable de réagir. Pousser la porte, et donc l'armoire, reviendrait à le tuer, ce dont je ne pouvais me résoudre. Mais il me fallait pourtant l'aider, sinon il ne passerait pas la nuit !
"Il ne passera probablement pas la nuit, même si je le sauve" me lançais-je... murmurant.
Mais je voulais tout faire pour que ce ne soit pas le cas, ces odieux meurtriers attendront un peu avant de subir mon courroux et la justice qu'ils méritent... Surtout cette femme, pour qui j'attisais désormais le brasier de la haine, au goût amer qui se déversait dans la bouche et aux pensées macabres qui trottaient dans mon esprit. Je l'aurai, toute femme soit-elle... Un meurtrier n'a pour moi plus d'âme, plus de sexe. Je ne fais pas la différence entre une tueuse sanguinaire, un noble ventripotent dictateur ou la lueur blafarde de la lune sur une champs macabre animé par les sombres puissances de la Nécromancie... Cette femme finirait accrochée à la potence de CE village dans lequel elle a fait tant de mal et de morts, et elle y serait amenée par moi même !
Néanmoins, j'étais seul, en position d'infériorité numérique mais également d'atout. Je ne pouvais dès à présent faire confiance à personne... Même plus à la milice locale, dont le chef avait été massacré et dont la bande prendrait sans doute très rapidement le contrôle... Au fait...
"Ils seraient capable d'aller prévenir cette milice, et je serais probablement accusé de tout ces morts... Je n'en renie pas un, mais les autres, non". Je devais donc me dépêcher de trouver un moyen de sauver l'aubergiste, de l'emmener en lieu sûr et de l'interroger après. Il regagnerait sa gloire passée, j'en fais le serment !
Faisant un rapide plan, j'ai tout d'abord pensé le piquer du bout de ma rapière... Mais je ne pouvais l'atteindre... Une idée germa dans ma tête, rapidement. Mais j'étais obligé d'aller contempler l'atrocité et la cruauté de cette bande de malfrats. Je devais allez chercher des cruches d'eau, des verres en terre, des bocks en bois, des couverts non tranchants ou pointus... Je devais réveiller le tavernier par tout les moyens, et lui demander de s'écarter de la porte, pour faire tomber l'armoire...
Cependant, si la garde rappliquait, qu'allais-je dire pour ma défense ? Bah, je verrais bien sur le coup.
Modifié en dernier par [MJ] Gataroth le 04 déc. 2010, 18:18, modifié 1 fois.
Raison :+4XP pour un total d'XP = 48
Schwarz Hanz, Brigand (noble recherché)
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 10 | Int 9 | Ini 9 | Att 10 | Par 10 | PV 40 Lien Fiche personnage
Réalisant le souci que posait l’armoire, le noble déchu décida que pour le bien de sa conscience et pour la vie de l’aubergiste, il devait tout mettre en place pour le réveiller. Retournant sur ses pas, tâtonnant légèrement pour ne pas chuter, il commença à descendre les escaliers vers l’étage inférieur ancré dans une pénombre faiblement éclairée au clair de lune blanc. Les marches craquaient sous son poids, et une odeur des plus désagréables venait lui effleurer les narines au fur et à mesure qu’il avançait en direction de la salle de vie, l’odeur du sang.
Son pied se posa enfin sur le sol de pavé rougeâtre dans un bruit des plus désagréables. Les 3 marchands avaient maintenant disparut de la taverne, laissant derrière eux la porte grande ouverte d’où pénétrait de fins flocons de neige venant se poser sur un corps gisant devant l’entrée. Hanz reconnu la cote de maille du chef de la garde, de là ou il était, peu de sang semblait s’être écouler. Le feu dans la cheminée à quelques pas du bretteur était presque mort, et le cadavre à coté de lui l’était totalement. La grande quantité de liquide que la nuit rendait noirâtre venait de lui. Toutes viscères s’épandant sur le sol, un regard vide fixant l’homme alors qu’une fine larme de sang s’en épandait délicatement… il ne put s’empêcher de régurgiter le repas de la vieille.
C’était un jeune homme qui, pour une raison inconnu, rappela outrageusement son fils à Hanz. Ce faible guerrier semblait avoir pour tout équipement un marteau de forgeront. Il avait été éviscéré alors qu’il ne pouvait clairement pas se défendre … et fut trainé dans une mort des plus atroces. Le noble déchu se força à ne plus contempler l’odieux spectacle qui s’offrait à lui et reprit le dessus de ses émotions.
D’un pas mal assuré, il continua son chemin jusqu’à derrière le bar ou il commença à ramasser tout ce qui pouvait faire office de réservoir et attraper de l’équipement qui pourrait lui permettre de réveiller l’homme perdu dans son inconscient. Farfouillant, il trouva un tonneau emplit d’eau qu’il commença à puiser à l’aide des divers récipients trouvés.
L’auberge semblait enfin avoir trouvé un calme réel, mais l’état de stress dans lequel se retrouvait le bretteur, ce silence était des plus suspects. Lorsque la toux d’un homme résonna dans son dos, son cœur sembla cessé de battre alors qu’il sentit son visage palir comme jamais il l’avait fait. Se retournant doucement, la main serrée au plus fort sur sa rapière, il découvrit le chef de la garde qui se redressait difficilement.
Certains s’élèveront peut être au statut de demi dieu alors que d’autres ne seront jamais rien de plus que des demi-gueux. Gataroth -Le tisseur de vie
C'était une bonne idée, je le savais, de tenter de réveiller cet aubergiste. Il est probablement le dernier et unique survivant de l'auberge, à part moi. J'étais donc en train de descendre pour aller chercher de quoi le réveiller, tâtonnant pour éviter de louper une marche. Marches qui grinçaient et craquaient à mon passage. La descente fut longue, mais aisée. Arrivé en bas, je posais mon pied au sol, et fis le même bruit de succion, franchement désagréable, que les marchands qui étaient descendus il y a quelques minutes... Marchands qui n'étaient plus dans mon champs de vision.
"Mais ... où sont-ils passés ?"
Je répondis à ma propre question en voyons la porte de la taverne encore grande ouverte, et qui laissait passer quelques flocons de neige qui venait se poser sur un corps, à l'entrée... Celui du chef de la milice.
"Les sal*pards ! Cet homme ne leur avait fait aucun tort, à part celui de faire son travail... mais ... ?"
Je me suis rendu compte que tout le sang qui était répandu au sol ne venait pas de lui, n'ayant que quelques blessures superficielles. Non, le sang venait d'un autre corps, de celui d'un jeune homme, ne portant que de vulgaire vêtements rapiécés et comme arme un marteau de forgeron... L'image de mon fils me sauta à la gorge immédiatement ... "Karl ..." murmurais-je. Je sentis les larmes me monter aux yeux, et avisant de plus près le corps, également mon repas tenté de revenir ... Ce jeune homme avait lâchement été éviscérée, sans aucun espoir de survie. Ses tripes et ses boyaux dessinaient au sol un vulgaire amas de chairs, preuve sans nom de la cruauté des assassins qui s'en étaient pris à cette taverne ...
"Non, à toute cette ville"ai-je pensé. Ils allaient me le payer, réellement. Je me faisais un honneur personnel d'arrêter les crimes que cette bande commet. Mais j'avais détourné les yeux du cadavre, et avais commencé à fouiller derrière le bar pour trouver de quoi réveiller le tavernier. Le noir ? Pourquoi tout être doué de conscience et de l'instinct de survie qu'avait celui de ma race en avait peur ? ... C'était pour moi la première fois que je ressentais cette peur. Non, pas la première fois, mais la première fois de cette intensité. Le moindre bruit naturel me faisait sursauter, le moindre mouvement de brise également. Ces ténèbres, équivalent de nos journées, sont dignes des plus grandes légendes terrifiantes dont j'avais connaissance.
Pour oublier cette peur absurde, je commençais à fouiller plus attentivement, à la lueur blafarde de la lune et à l'aura dansante de la cheminé mourante. J'étais tendu, je ne l'ignorais pas. Je parvenais à grand peine à me contrôler. Cette bande me dégoûtait et me terrifiait. J'avais envie de mettre fin à leurs actions, mais il m'était impossible de réaliser ceci seul. Soudain, j'entendis une toux.
Me relevant avec vivacité, ma main déjà sur la poignée de ma rapière, je scrutais le silence et les ténèbres de la taverne. Je sentis mon sang se glacer et mon cœur louper un battement... J'étais prêt à défendre chèrement ma peau... Mais ma peur et ma crispation sur ma fierté s'éteignirent très vite lorsque je vis qu'il s'agissait du chef de la Milice. Il se relevait avec difficulté, aussi allait-je vers lui, doucement, pour l'aider, tout en lui adressant :
"Vous allez bien ? C'est ... ce sont ces affreux assassins qui ont fait ça... l'un d'eux n'aura plus la chance de continuer ses illégales actions,je montrais de la tête la cage de l'escalier,il est là haut... Et le tavernier également, vivant, avec une armoire devant la porte. J'essayais de ... trouver quelque chose pour le réveiller..."
Je ne savais pas comment aller réagir le Chef de la Garde, ni s'il était en état de choc. Mais peu m'importait son état réel pour le moment, j'ignorais si le tavernier avait encore besoin d'aide...
Schwarz Hanz, Brigand (noble recherché)
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 10 | Int 9 | Ini 9 | Att 10 | Par 10 | PV 40 Lien Fiche personnage
L’homme semblait reprendre peu à peu conscience, semblant ne pas vraiment se rappeler ce qu’il venait de se passer dans le lieu. Son regard balayait rapidement la taverne plongée dans les ténèbres, cherchant à comprendre où il se trouvait. Son visage était parsemé d’ecchymose, signe que des coups violents lui avait été portés et transformait littéralement son apparence. La tête de fouine avait disparut pour laisser place à un ovale boursoufflé munit de deux perles noires en guises d’yeux et d’un tarin ayant un angle impressionnant sous la pression des hématomes.
Hanz lui parla rapidement, et en le voyant, l’homme représentant la plus haute strate militaire du village ne sembla pas le reconnaitre immédiatement …
«Mais … Mais qui êtes vous ? une bref lueur de réflexion brilla dans ses yeux, et il semblait enfin avoir remis Hanz en place. Ah oui le voyageur curieux. Qu’est ce qu’il c’est passé ici … et pourquoi me parlé vous de mon ami et d’une d’armoire ? »
Il était visiblement perdu … ses yeux continuèrent à balayer la salle avec vigueur, et se posèrent sur le cadavre vidé de son sang.
« Mathieu … »
Il se releva aussi net, bien qu’il y alla avec toute la conviction qu’il pouvait, l’homme chancela grandement. La tête avait été sévèrement touchée, et garder l’équilibre en étant ainsi blessé relevait de l’exploit. Il se traina tant bien que mal jusqu’au corps sans vie, et comprit en voyant la terrible blessure qu’ils ne pourraient plus rien faire.
Et là … tout s’accéléra trop vite pour Hanz. Même si les blessures déformaient son visage, on pouvait percevoir une expression de colère sur son visage. Il sortit ça lame dans un léger crissement et la pointa en direction du brigand.
« Comment tu as osé étranger … Pose tes armes immédiatement ou péris sous ma lame vil assassin. »
La lame justement semblait avoir servie récemment, celle-ci était couverte d’un léger filet de sang laissant perler de petite larme de sang sur le sol. Le noble déchu était pris de court par la situation, il savait qu’il viendrait facilement à bout d’un homme dans un tel état de faiblesse, mais cela n’arrangerai en rien sa situation actuelle.
Certains s’élèveront peut être au statut de demi dieu alors que d’autres ne seront jamais rien de plus que des demi-gueux. Gataroth -Le tisseur de vie
Il allait bien, Sigmar soit béni... Il me reconnu rapidement, malgré des débuts difficiles. Cependant, ses yeux scrutaient la pièce petit à petit, doucement. Je l'ai vu s'arrêter sur le cadavre... Il me bouscula et se leva, rapidement, furieusement. Il m'hurla dessus, son épée à la main, comme quoi j'avais tué son ami "Mathieu". Il s'y méprenait complètement... Je reculai doucement vers le bar, lâchant le fourreau de ma rapière, tout en lui disant :
test de charisme !
"Ce n'est pas moi qui ai fait ça ! Vous vous méprenez !"
Je marquai une pause, regardant rapidement où je mettais les pieds.
"Ce sont ces infâmes brigands qui ont fait cette ... chose... En voyant son visage, j'ai immédiatement pensé à mon fils... Mort dans pareils conditions !"
J'espérai qu'il me croit... car pour une fois je disais la vérité. Il continuait de s'avancer vers moi, menaçant. Je n'hésiterai pas à le tuer si ma vie en dépendait. Mais j'aimerai de pas arriver à cette extrémité là. Je posai mon pied sur la seconde marche, tout en continuant ma défense :
"Et expliquez moi une chose. Si je l'avais tué lui, expliquez moi POURQUOI je ne vous aurez pas TUE vous !"
Je marquai volontairement de la voix ces deux mots.
"Votre ami, le tavernier, et encore en haut dans sa chambre. Mais je dois vous prévenir, ces assassins ont placé une armoire devant la porte. Si vous tentez de la pousser, vous l'écraserez ! C'est pour cela que je suis descendu. Je suis venu chercher de l'eau, des couverts, de l'alcool, en bref, tout ce qui aurait pu m'aider à le réveiller !"
Je continuai de reculer vers le bar et l'image de mon unique victime me revint, j'allais m'en servir pour lui faire comprendre qu'il ne fallait pas me mettre dans le mauvais camp.
"J'ai tué l'un des leurs. D'une balle et d'un coup de rapière. Je ne suis pas avec eux. Une preuve, j'aurai pu laisser la taverne entière brûler, mais non, j'ai éteint ces foutus flammes ! Et voilà comment on me remercie ? En m'accusant de meurtres, que dis-je, d'horreurs que je n'ai pas commise ?!"
Je sentais la colère me monter... je devais me calmer, je me sentais trembler...
"Doucement Hanz."pensais-je...
Mais c'était dur. Je continuai de me rapprocher de la planche, vers la direction opposée au milicien. Je voulais lui montrer, à ce milicien incompétent, que j'avais raison. Je lâchai mon pistolet, devant moi.
"Voilà, j'ai jeter mes armes. Jamais je ne vous abandonnerez ma fierté. Vous faites une erreur grosse comme la Corruption et le Crime qui s'est emparé de ce foutu village. Vous ne valez finalement pas mieux que cette vulgaire bande. Accuser à tort un innocent dont le seul but a été de tenter de protéger cette taverne..."
Je dégainai ma rapière... sans pour autant paraître menaçant, et lui lâcha :
"Voici ma dernière arme, que je n'utiliserai pas contre vous, elle ne tue que par besoin et de manière noble. Si vous voulez me tuer sans essayer de connaître la vérité, et bien soit. Cette bande à la capacité de tourner les forces de l'ordre et ceux qui veulent les arrêter les uns contre les autres. Mais je vais vous l'avouer, je ne me laisserai pas tuer sans combattre."
Cette dernière phrase avait été dite froidement, une teinte de dégoût dans la voix. Ce milicien. Moi qui espérais pouvoir trouver en lui suffisamment d'aide pour faire payer à ces blasphémateurs la souillure qu'ils imposent au Banditisme !
En clair comme en obscure, à la moindre tentative néfaste envers moi de sa part, le combat débutera. Je me tiens d'ailleurs déjà prêt à parer son éventuelle première attaque.
Schwarz Hanz, Brigand (noble recherché)
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 10 | Int 9 | Ini 9 | Att 10 | Par 10 | PV 40 Lien Fiche personnage