[Ori/Gob'] [Déchirure] Paix en Péril

Où s'écrivent les histoires, hors du temps et des règles compliquées du monde réel...
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[MJ] Le Gob'
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A mesure que la conversation suivait son cours, il devint de plus en plus évident que si Ori n'était pas insensible au charme surnaturel de sa conseillère, l'effet était réciproque. Ce qui avait commencé comme un anodin jeu de séduction à mots couverts se muait lentement mais sûrement en une flagrante opération de charme. Les prunelles d'ambre gris de la mage étaient rivées au singuliers iris mauves du jeune prince, Melhira buvant la moindre de ses flatteuses déclarations. Ori n'était manifestement pas en reste, comme conquis par la personnalité de sa partenaire, tranchant peu à peu le conflit sentimental ayant lieu en son for intérieur. Peu à peu -et aucun des deux n'en était dupe- leur échange glissait vers une relation d'une toute autre nature, l'un et l'autre se prenant naturellement au jeu de cette lente glissade dont ils contrôlaient conjointement la frontière. Leurs esprits enfiévrés étaient encore capables de distinguer le loisir intime du faux pas diplomatique, de sorte que leurs fugitifs attouchements frôlaient artistiquement ladite limite sans la dépasser. Il y avait quelque chose de grisant dans ce sensuel ballet à l'arrière-plan de leur discussion, une enivrante satisfaction dans l'interruption précoce du moindre geste, une excitante poésie dans les pulsations de leurs cœurs battant à l'unisson.

Au détour d'une étourdissante œillade, Melhira poursuivit, s'exprimant progressivement en murmures, son délicat souffle porteur d'une langoureuse passion.

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« Le destin, doux seigneur... n'est pas immuable.

On peut certes le prédire, le lire... mais aussi l'écrire. »

Les doigts graciles de sa main quittèrent celle du prince. Un frémissement parcourut le satin de son élégante robe, sa main s'élevant lentement entre eux, paume ouverte dans l'étroit espace qui les séparait l'un de l'autre. Deux doigts d'albâtre vinrent délicatement effleurer la tunique du prince, errant sensuellement, hésitants, se ravisant. Enfin, une coupable caresse fut déposée, éthérée, à l'aplomb du cœur du prince Aen Elle.
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« Dans la forêt... je ne t'ai pas tout dit...

J'en sais bien plus sur les arcanes de l'Aethyr que je ne l'ai admis... »

L'instant s'éternisa, lourd, vertigineux, insoutenable, et pourtant bien mesuré des deux côtés.
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« Ne crains pas ton destin, Ori.

Je suis là pour toi. »
Test de CHA d'Ori, à +1 pour la flatterie, et +1 pour Séduction : 1 naturel. Ah, bah :Oo:
Test de Perception d'Ori, sur une moyenne de CHA et d'INT pour ce contexte : 8, réussite.
Un gobelin inspiré a écrit :Pour toute réclamation ou problème, traversez la forêt et rendez-vous à la Caverne aux Champignons. Mais prenez garde aux vapeurs de bonnet-de-fou...
A l'entrée de la grotte se tient le gobelin : ses vêtements sont crasseux, et ses yeux vitreux. Plusieurs champignons d'une taille impressionnante pendent en grappes à sa ceinture. Dans l'une de ses mains, il tient une feuille d'arbre roulée en cylindre, dont l'extrémité fumante dégage les même fumerolles que celles qui planent lourdement au-dessus de sa tête. Il tire une bouffée de son étrange et longue cigarette, expire ensuite tranquillement par le nez, tout en dévisageant son interlocuteur d'un air rêveur. Puis, il prend la parole, d'une voix cassée, grave et enrouée, comme s'il avait quelque chose de très important à vous chuchoter :


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"Pourquoi cet air si sérieux ?
Écoute-moi bien, voyageur égaré.
Il y a quelque chose dont je voudrai te parler.
En tout temps, en tout lieu, tu dois bien être conscient que :

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En cas de non-respect de ces quelques règles,
Tu serais confronté à cet étrange animal,
Qui du forum régit le Bien et le Mal :
Le Modo, en vérité, créature fort espiègle."

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Un gobelin douteux a écrit :

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Geralt
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Message par Geralt »

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ORI AEN ELLE



Collé contre elle, le souffle froid qui se dégageait d'elle effleurant ses joues tandis que ces lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres des siennes. Ori jouait ici à un jeu dangereux… Mais en même temps terriblement excitant, le jeune homme dévoré par le feu d'une passion des plus dévorante qui pouvait à tout moment le consumer totalement. Les deux elfes se dévorant des yeux alors que chacun de leurs mots étaient précédés de longs et exictants silences où ils ne faisaient que se contempler.
Le jeune Aen Elle n'avait qu'un pas à faire, s'avancer de quelques centimètres et apposer ses lèvres contre les siennes, et alors… Melhira serait sienne pour toujours… Mais devais t'il se résigner à ses plus vils instincts ? Ou bien rester concentrer sur l'intrigue politique qu'il cherchait ardemment à tisser autour de lui. L'esprit embrumé par le désir, le cœur du jeune prince était toujours la propriété de Cyrielle Nagaril… Et dans le même temps… Que lui avait elle promis ? Rien… Quelques mots… Quelques déclarations… Et si il était certain qu'il était le prétendant numéro un à pouvoir obtenir sa main… Rien n'était complétement certain… Sans compter les révélations de l'assassin ayant tenter d'attenter à la vie du prince Nahël Aethil, désignant les Nagaril comme étant les investigateurs de ceci. Jamais il n'avait osé y croire, et pourtant… Si cela était vrai alors ? Le partie des Nagaril deviendrai celui des traitres et des parjures…

Non… Non, non, non… Il ne pouvait douter, il ne pouvait douter de sa douce et rayonnante Cyrielle ! Pas maintenant ! Pas tout de suite ! Elle qui n'était que gentillesse et beauté et… Et qui n'était pas là… Alors que Melhira elle…
Qu'était il en train d'imaginer là ? Si Cyrielle n'était pas à ses cotés s'était à cause de lui et de personne d'autre, voulant préserver la vie de sa princesse, alors qu'il avait entreprit seul ce voyage à Tor Anroc qui serait peut être sans retour…
Quand à Melhira… Il ne connaissait que peu de chose de sa personne ou de son passif, l'ayant recueilli sur le bord de la route menant à Tor Velanor, entouré des corps de soldats de Tiranoc qui avaient tenté de s'en prendre à elle. A la manière d'un oiseau effrayé, il s'était vu la prendre sous son aile, et dès le premier regard, elle avait su l'intriguer au plus haut point, sa destinée se liant à la sienne car elle était la messagère des Dieux en personne dont la mission était de guider le jeune prince dans son avenir plein d'incertitudes.
Autour de lui, dans sa propre cours, combien pourrait se vanter de pareil dévouement ? Elle ne lui avait jamais rien demandé, là où tous les autres cherchaient à tirer leur épingle du jeu en abusant de lui et son pouvoir… Tous des profiteurs… Tous des complotistes…

Mais qu'était il en train de dire ?! Douter des siens ? Cela n'était guère dans son habitude alors… Mais en même temps… Melhira ne l'avait elle pas prévenu dès le début ? : "Je saurais te protéger de tes ennemis, de ces hypocrites qui t’entourent. "...
Les hypocrites… Ces même personnes qui, alors qu'il était arrivé à Tor Anroc dans l'espoir d'un plan de paix fiable, voyait désormais sa destinée s'assombrir, en troublant même les songes de sa douce Melhira… Nul coïncidence ici.

Qu'importe qui elle était… Qu'importe ce qu'elle avait pu faire… Aujourd'hui elle était la seule à être à ses cotés, à le suivre qu'importe ses choix… Si d'aucune lignée royale, elle restait une mage talentueuse et aux grands pouvoirs, en plus de sa beauté que même les Dieux se devaient de jalouser.
Si il ne pouvait lui promettre un mariage, pouvoir partager simplement son lit n'était en rien un crime… Elle saurait être à ses cotés une reine crainte et respecté, gouvernant dans son ombre ce monde qu'il cherchait à bâtir, le conseillant et l'aidant en lui susurrant à l'oreille ce qu'il souhaitait entendre… Et en échange… Il pourrait l'avoir pour lui… Pour lui seul… Comblant ce besoin presque excessif qu'il avait de l'avoir constamment à portée, animant le feu de la passion déchirante qui l'animait à chaque fois qu'il plongeait son regard dans le sien.

Laissant sa main glisser au dessus de son cœur dans une caresse hésitante et sensuel, la jeune femme aux sinistres pouvoirs lui expliqua la complexité que pouvait être la destinée, et que malgré qu'on pouvait la lire ou la prédire, celle ci n'était jamais décidé à l'avance, et nos actes, bons ou mauvais pouvaient l'influer de biens des façons.
Il réagit immédiatement à ces propos, s'emparant à nouveau de sa main toujours collé contre son cœur, battant la chamade.


"Alors écrit ce destin avec moi."
Il l'a regarda d'un sérieux et d'un dévouement total, comme semblant attendre une réponse à cette demande qui semblait lui tenir tant à cœur. Mais ce fut de son passé qu'elle voulu s'acquitter, révélant cacher bien des secrets à son prince alors qu'elle signifia avoir une connaissance de l'Aethyr bien plus poussé qu'elle ne semblait vouloir le montrer. Ces révélations elle les fit timidement comme semblant redouter la réaction ou le courroux de son doux seigneur.
Aussi lui souleva t'il délicatement le menton pour qu'elle se plonge dans ses yeux, voulant ainsi se montrer rassurant.


"Tu es si secrète avec moi alors que… T'ai je jugé lorsque je t'ai trouvé entouré de cadavres de soldats ? T'ai je rejeté alors que tout ceux de ma cours voyaient en toi un danger ? T'ai je déjà écarté lorsque j'avais un choix à faire ? Jamais ma douce Melhira…"
Il marqua un temps de pause, avant de dire finalement :
"Je n'ai pas peur de toi ô ma belle et divine Melhira. Là où les autres ne voient que la noirceur… Je vois bien plus. Tes secrets seront les miens, et les miens les tiens."

C'est alors qu'il brisa l'interdit, apposant ses lèvres sur celles de la mage alors qu'il fit glisser sa main le long de son corset, lui offrant ainsi un baiser passionné alors que le poison du désir se déversait pleinement dans l'esprit et le cœur du Aen Elle. Cette acte aussi simple qu'il fut, amènerait sans l'ombre d'un doute des conséquences… Que le prince avait choisit d'assumer, et ce qu'importe le prix.
Se détachant alors de sa bouche, il fini par dire :


"Devient ma reine… Pas celle d'un domaine ou d'une terre mais… Ma seul et unique reine, à moi et à moi seul… Qu'importe tes désirs ou tes rêves… Je chercherai à toujours les combler… Tant que tu resteras à mes cotés."

Et alors qu'il l'embrassa à nouveau, laissant glisser ses mains le long de son corps à travers sa robe noir ébène, le soleil disparu pour laisser place à la nuit obscurs…
Geralt, Chevalier renégat de l'Ordre du corbeau

For 12 | End 12 | Hab 14 (*+1) | Cha 8 (*+2) | Int 12 | Ini 14 | Att 14 | Par 14 | Tir 14 (*+1) | FOI 9 | NA 3 | PV 67/95
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[MJ] Le Gob'
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Re: [Ori/Gob'] [Déchirure] Paix en Péril

Message par [MJ] Le Gob' »

L'astre solaire avait complètement disparu derrière la ligne d'horizon lorsque Ori émergea de sa torpeur, éveillé par l'intuition que l'heure du dîner n'allait plus tarder. Si quelques dernières lueurs crépusculaires embrasaient encore le ciel de teintes orangées, la pièce était à présent plongée dans une pénombre enveloppante. Toujours affalé sur ses luxueux coussins, quoique dans une position plus décontractée qu'il ne se souvenait s'être autorisé, le prince demeura un moment sans bouger, interdit, la silhouette assoupie de la magicienne étendue tout contre lui. Leur subtil jeu de séduction avait fini par avoir raison de leur réserve première, et le jeune prince se souvenait s'être montré progressivement plus entreprenant, animé d'une assurance confortée par l'évocation de ses projets. L'intimité de leurs instants partagés lui revenait en mémoire par bribes relativement lacunaires, aussi fut-il curieusement soulagé de constater qu'aucun d'eux n'était dévêtu : s'il sentait encore contre son cœur le pouls rêveur de sa ténébreuse dulcinée, leurs corps enlacés étaient encore séparés par quelque étoffe, certes éthérée.

A force d'infinies précautions, et au terme de longues minutes de prudents mouvements, Ori parvint à s'extirper de sa précaire condition tout en ménageant le sommeil de Melhira. Se relevant maintenant aussi discrètement qu'il en était capable, le prince se rendit compte qu'il serrait un minuscule objet en son poing fermé : un discret pendentif sobrement ornementé d'une minuscule améthyste finement ciselée.




***


Le dîner privé auquel Ori avait été convié se tenait en la plus spacieuse des salles de réception du manoir Il'Ithar. Ladite pièce, toute en longueur, se trouvait dans une aile de la bâtisse conçue de sorte à pouvoir être généreusement vitrée de part et d'autre de la salle, offrant certainement une luminosité inégalée en journée. En cette soirée étoilée, les lueurs du ciel nocturne étaient de fait bien visibles, encore que la pièce soit abondamment pourvue en moult lustres et chandeliers. Un trône délaissé meublait le fond de la spacieuse allée ; peut-être le défunt père de Daruil avait-il l'habitude d'y siéger.

Dame Morani Il'Ithar était vêtue d'une robe de soirée d'or et d'ébène, assortie en cela à sa chevelure, et à la tiare aux dorures stylisées dont elle était coiffée. Si sa conversation s'était révélée des plus agréables yeux azur étaient habités d'une profonde tristesse que même ses sourires à l'intention d'Ori ne pouvaient occulter. Affable et cultivée, la veuve Il'Ithar s'était efforcée de se montrer accommodante, narrant sans réserve à Ori les diverses traditions et histoires de Tor Anroc, le priant aussi de lui en dire davantage sur sa propre famille. Daruil s'était quant à lui montré relativement effacé au sein des conversations, demeurant pensif et grave, laissant Ori accaparer l'attention de sa mère endeuillée.

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Dame Morani Il'Ithar
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Test d'HAB d'Ori : 1. T'es pas chiant, dis :siffle:
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A l'entrée de la grotte se tient le gobelin : ses vêtements sont crasseux, et ses yeux vitreux. Plusieurs champignons d'une taille impressionnante pendent en grappes à sa ceinture. Dans l'une de ses mains, il tient une feuille d'arbre roulée en cylindre, dont l'extrémité fumante dégage les même fumerolles que celles qui planent lourdement au-dessus de sa tête. Il tire une bouffée de son étrange et longue cigarette, expire ensuite tranquillement par le nez, tout en dévisageant son interlocuteur d'un air rêveur. Puis, il prend la parole, d'une voix cassée, grave et enrouée, comme s'il avait quelque chose de très important à vous chuchoter :


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"Pourquoi cet air si sérieux ?
Écoute-moi bien, voyageur égaré.
Il y a quelque chose dont je voudrai te parler.
En tout temps, en tout lieu, tu dois bien être conscient que :

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En cas de non-respect de ces quelques règles,
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Message par Geralt »

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ORI AEN ELLE




Il émergea avec une certaine difficulté de sa torpeur, comme sortant d'un rêve duquel il n'aurait jamais voulu être extirpé. Toujours allongé sur le divan, la belle Melhira était toujours assoupi à ses cotés, plongé dans un sommeil réparateur et rêveur, sa beauté n'en était encore que plus rayonnante alors qu'il l'observa quelques instants un sourire au coin des lèvres, le regard songeur.
Le jeu de séduction des deux amants avait ainsi porté ses fruits, le jeune prince emporté par cette passion naissance, s'était ainsi montré plus entreprenant avec la belle mage, au point de passer ces dernières heures en sa compagnie. Malgré le bien être que lui avait apporté ce moment d'égarement, une pointe de remord vint le tirailler, alors qu'il porta son regard en direction de l'oiseau en cage, présent de la princesse Cyrielle.
Regrettait il ce choix avec Melhira ? Pas du tout, la mage lui apportant un besoin inexplicable qu'elle seule semblait pouvoir combler alors que la descendante des Nagaril... L'amour que lui portait le jeune Aen elle était plus... Pure... Plus spécial ?... Qu'il était compliqué d'expliquer d'un simple mot ce que l'on pouvait ressentir pour autrui.
D'une dextérité et d'une discrétion impressionnante, le jeune prince parvint à se libérer de l'étreinte de sa douce, reprenant soin de réajuster sa tenue, alors qu'il remarqua qu'il avait en main un étrange objet qui n'était d'origine pas sien : un discret pendentif sobrement ornementé d'une minuscule améthyste finement ciselée. Cet objet de valeur était il à Melhira ? Était ce là un présent de sa part ? Cherchant à se remémorer les évènements des dernières heures, son esprit encore embrumé par la passion qu'attisait chez lui la mage, il ne se souvint nullement du moment où elle avait su le lui offrir.
Ne voulant perturber le sommeil de sa douce pour une question si futile, il garda précieusement le petit objet, le refermant autour de son cou alors qu'il le cacha sous sa veste, l'améthyste étant désormais au contacte de son torse.
Quittant ses appartements et offrant un dernier regard à la mage, il espéra intimement la revoir dès son retour du repas organisé par la mère de Daruil.



******


Le prince Aen Elle fut convié dans la grande salle du domaine des Il'Ithar, celle ci tout en longueur, était jonché de part et d'autres d'immenses vitres, destinées à laisser passer au mieux la lumière du jour quand le soleil dominait Tor Anroc. En cette nuit étoilé, l'astre lunaire offrait sa lumière, ne rendant que plus magnifique encore les décorations dorées et argentées qui avaient été installé pour l'occasion. A n'en pas douter, la mère de Daruil voyait en Ori un invité important, sans doute son statut privilégié ici étant grandement dû à l'amitié que portait son fils au prince de Nagarythe.
Pour le plus grand plaisir du fils de Azurö, la conversation avec Morani Il'Ithar fut dès le départ des plus naturel, alors qu'elle gratifiait son invité de sa grâce et de sa grande sagesse, s'étant vêtu d'une robe d'or et d'ébène des plus ravissante.
De nombreux sujets furent ainsi abordés, notamment concernant Tor Anroc et ces traditions, alors qu'elle partagea aussi l'histoire de sa famille tout en ne cachant pas la curiosité qui semblait la piquer concernant celle du prince.


"Que pourrais je donc vous raconter Dame Morani ?" Il réfléchit quelques instants avant de reprendre :"Mon frère ainé est un homme sage, détestant la guerre et pourtant il n'en reste pas moins un grand stratège militaire, sans aucun doute l'un des plus grand corsaire de Nagarythe. Ma Soeur ainé elle... Siège au sein du conseil du Roi Malékith... Nos relations sont... compliquées et conflictuels. Elle m'aime d'un amour dirons nous... Particulier. Je ne connais personne de plus intelligente qu'elle, et elle sait même pour moi, être un adversaire de taille.
Reste enfin mon petit frère Iroumo, par la grâce des Dieux, son jeune âge le préserve encore des maux de ce monde. Je tiens à lui plus qu'à ma propre vie."

Il marqua une pause, réfléchissant à ce qu'il pourrait dire concernant son père, les deux hommes ayant toujours eu une relation particulière depuis la perte de la mère de Ori/
"Mon père, Azurö Aen Elle est un grand chef militaire... Il est déployé sur le champs de bataille de l'est pour l'heure. Lui et moi sommes... en froid... Depuis que..."

S'arrêtant soudainement de parler, concentrant son regard sur le fond de son verre, la tristesse qui habitait actuellement la mère de Daruil était un sentiment qui ne lui était nullement inconnu. Si cette rencontre permettait de renforcer les liens naissants entre les deux illustres familles qu'ils représentaient, le temps était venu de discuter carte sur table, si ils voulaient que le projet qui avait poussé à les réunir puisse voir le jour.

"Si vous me permettez Dame Morani... Je ne connais que trop bien la peine qui vous accable... Ce qui est arrivé à votre défunt époux... Est une tragédie. J'ai moi même perdu ma mère lorsque je n'étais qu'un enfant. Le chagrin et la rancœur ont alors transformé mon père... Refroidissant grandement nos relations.
Aucune femme ne devrait voir l'amour de sa vie tomber de cette façon... Tout comme aucun fils ne devrait un jour voir son père lui être enlevé."
Il tourna alors le regard en direction de Daruil, qui jusque là était resté terriblement discret, semblant souhaiter que sa mère se fasse seule juge du caractère du prince Ori.

"Votre époux est mort pour des valeurs que je partage..."Ne cherchant plus longtemps à tourner autour du pot, sachant pertinemment quel était l'objectif de ce repas, il imposa alors l'idée qui cogitait en lui au moment même où il avait fouler le sol de Tor Anroc."Laissez moi préserver son héritage. C'est la raison même de ce repas n'est ce pas ? Le soutient indéfectible ainsi que l'amitié de votre fils sont des présents qui me sont chers... Mais... Vous êtes la seule maître des Il'Ithar. Votre soutient est donc une nécessité absolu à mon entreprise."

La jeune femme l'observa sans un mot, ces yeux envoutant ne quittant plus le jeune prince dont l'intelligence semblait ici mériter de amples éloges quand aux déductions qu'il faisait du déroulement des évènements.

"Je sais le risque que représente pareil appui... Surtout pour un Prince n'étant ici que grossièrement désigné comme un simple partisan de Malékith mais... Je peux vous jurer, que la paix dans l'Ouest est l'unique de mes priorités. L'appui officiel d'une grande famille de Tor Anroc, sera me placer comme représentant légitime de la cause de votre époux ainsi que de ces alliées.
Lors de mon dernier passage à Tor Aethil, j'ai pu obtenir les promesses de quelques grandes familles, qui n'attendent que des résultats pour m'offrir un appui total.
Si je dois quitter Tor Anroc, c'est avec un projet fiable, de manière à installer une zone de non droit à Tor Velanor, permettant ainsi de garder intacte la frontière séparant les territoires sous l'autorité de nos deux rois."


Son regard se fit alors plus dur, et il était impressionnant de le voir si réfléchit pour son jeune âge, alors que son entrée dans l'arène politique était des plus récente.

"De ce que je sais, la famille Tilemar est le principal opposant à notre cause. Le prince Aurel pense attiser les flammes de la guerre en jouant sur la haine et la rancœur qui a su corrompre notre peuple depuis le début de cette crise.
Ne jouant que sur l'aspect du devoir... Nos adversaires ne traitent pas des vrais problèmes qu'apporteraient un nouveau front dans le conflit. Je suis ici pour le leur rappeler, et c'est pourquoi je dois me faire inviter à une des réceptions des Tilemar et ainsi mettre fin à la campagne qu'il mène pour rallier de nouveaux partisans."

Poussant un soupir, étant parfaitement conscient des promesses qu'il faisait ici, il termina par ceci, regardant droit dans les yeux la mère de Daruil :
"La mort votre époux ne saura être vain, j'en ferai un martyre, un héros, précurseur d'une cause noble et juste, bien loin de la barbarie qui alimente ceux qui ont lâchement attenté à sa vie."

Que penserai Morani de tout ceci ?
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Re: [Ori/Gob'] [Déchirure] Paix en Péril

Message par [MJ] Le Gob' »

Dame Morani Il'Ithar devait certainement être rompue à l'art du paraître et des faux-semblants, car la mention par Ori du récent décès de son époux ne suscita chez elle que bien peu d’émoi : tout au plus un discret battement de cils savamment mesuré, contrôlé, calculé. Il y avait fort à parier que la mère de Daruil faisait en public un usage réfléchi du rôle de veuve éplorée, cantonnant la sincère affliction du deuil à l’intimité de sa vie privée. Nulle larme importune ne venait de fait troubler son regard cristallin, et le moindre de ses mouvements demeurait calme et grâcieux alors même que la conversation se teintait rapidement de politique. Une étonnante dureté se fit jour au fond de ses prunelles lorsque Ori en vint à mentionner la famille Tilemar, et ses doigts vinrent jouer avec l’un des fins bracelets qu’elle portait au poignet. Ori avait d’ailleurs remarqué, parmi les courbes entrelacées de l’ithilmar ornementé, de subtiles nuances de motifs différant légèrement de ceux arborés d’ordinaire, par exemple, par Daruil sur son heaume. Une intuition vint alors au jeune prince, soupçonnant soudain, sans trop en connaître la raison, que le lignage des Il’Ithar était transmis par la branche maternelle, ou tout du moins que Dame Morani était l’actuelle dépositaire de ce nom. Difficile de tirer quelque conclusion de ce détail s’il était même vérifié, mais il pourrait étayer l’hypothèse que les Il’Ithar n’avaient en réalité perdu avec le père de Daruil qu’un prince consort, et que sa mère pourvoyait toujours aux affaires familiales.

Dame Morani reprit bientôt la parole d’un ton assuré, soutenant le regard du prince de Nagarythe.

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« Les Tilemar sont en effet une famille influente non seulement à la cour de l’Archonte, mais constituent aussi un pilier du Parti de la Guerre.

Si vous êtes invité à l’une de leurs réceptions, je vous recommande la plus grande prudence. En dépit de sa fougue juvénile, Aurel est un opposant politique astucieux pour son âge. Il cherchera à vous faire commettre un faux pas pour vous discréditer aux yeux de Cyrion. »
Elle adressa un regard appuyé à sa gauche, à destination de son fils attablé face à Ori. Aucun mot ne fut échangé, mais Daruil poursuivit docilement le propos de sa mère, comme s’il avait lu dans ses pensées.
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« Il vous faut savoir, mon ami, qu’il existe une quatrième force significative sur l’échiquier politique de cette cité.

Là où les partis de la Guerre et de la Paix respectent la Loi de l’Archonte, une confrérie secrète poursuit dans l’ombre son propre agenda. Ils se nomment Arhai-Ceylui, ou du moins est-ce sous ce nom qu’ils opèrent.

Leur infecte signature… souillait le visage de Père quand on l’a découvert. »
Comme le visage de Daruil se fermait à l’évocation de ce pénible souvenir, il échangea un regard entendu avec sa mère, qui lui signifia son assentiment d’un imperceptible battement de cils. Le fils se leva sans un mot, et se retira en silence, quittant dignement la salle de réception. Lorsque l’écho des portes eut disparu après lui, Dame Morani se tourna vers Ori, désormais seule avec lui. Sa voix était calme, stable, inchangée en dépit de la tournure inattendue de la conversation.
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« Veuillez excuser Daruil, il a toujours été plus sanguin que son frère.

Soyez assuré du soutien de ma maison, aussi longtemps que vous œuvrerez pour la paix. »
Test d'INT d'Ori : 10, réussite, relevé et interprétation de détails.
Test d'INT d'Ori : 11, réussite, éléments supplémentaires étayant la narration.
Un gobelin inspiré a écrit :Pour toute réclamation ou problème, traversez la forêt et rendez-vous à la Caverne aux Champignons. Mais prenez garde aux vapeurs de bonnet-de-fou...
A l'entrée de la grotte se tient le gobelin : ses vêtements sont crasseux, et ses yeux vitreux. Plusieurs champignons d'une taille impressionnante pendent en grappes à sa ceinture. Dans l'une de ses mains, il tient une feuille d'arbre roulée en cylindre, dont l'extrémité fumante dégage les même fumerolles que celles qui planent lourdement au-dessus de sa tête. Il tire une bouffée de son étrange et longue cigarette, expire ensuite tranquillement par le nez, tout en dévisageant son interlocuteur d'un air rêveur. Puis, il prend la parole, d'une voix cassée, grave et enrouée, comme s'il avait quelque chose de très important à vous chuchoter :


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Re: [Ori/Gob'] [Déchirure] Paix en Péril

Message par Geralt »

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ORI AEN ELLE



Rompu à l'art de la politique ainsi qu'à la droiture et à la prestance lié à son rang, Morani ne broncha pas d'un cil suite aux différents propos énoncés par le jeune prince de Nagarythe. Le chagrin qu'elle portait était une arme qu'elle semblait savoir manier à la perfection, ne jouant son rôle de veuve éplorée que dans le cadre privé, là où elle cherchait à montrer l'image d'une femme forte quand elle discutait politique avec l'un de ces homologues comme pouvait l'être le jeune Aen Elle.
Chose qui n'échappa pas à Ori, la mère de Daruil durant la conversation, s'amusa à jouer de ces doigts avec un des fins bracelets qu'elle portait autour du poignet. Si ce détail ne pouvait à priori s'apparenter qu'a un accessoire purement décoratif, la vérité était que les différents ornements de ces bracelets, bien que similaire en grande partie aux attributs de la maison Il’Ithar qu'il avait pu déjà voir sur le heaume de Daruil, différaient sur certains détails, chose semblant indiquer que le lignage de cette famille était donné non pas du coté du père comme les Aen Elle, mais belle et bien du coté de la mère... Si pareil chose était devenu assez rare en ces temps troublés, Ori de part les connaissances qu'il avait pu approfondir auprès de son oncle Tyrosh Aen Elle, savait que certaines familles tiraient leur pouvoir et leur gloire du coté maternel.
Si dans le fond cette information pouvait sembler anodine, cela changeait grandement l'impacte du message que constituait la mort du patriarche des Il’Ithar, qui de part son rang de simple prince, semblait indiquer que l'assassinat de celui ci n'avait nullement été fomenter pour affaiblir l'influence de cette illustre famille à Tor Anroc, mais plutôt dans le but de lancer un message d'avertissement à Morani, cible numéro une des comploteurs cherchant à faire s'embraser l'Ouest alors que la noble était l'une des figures locales du partie de la paix.
Quoiqu'il en soit, cela ne faisait que conforter l'idée du jeune Aen Elle qui était de s'attirer les faveurs de la matriarche Il’Ithar pour mener son projet à bien.

L'ayant jusque là laissé parler, Morani prit acte des mots prononcés par son invité, s'exprimant avec grâce et intelligence si bien qu'il émanait d'elle un charisme naturel, accentué par la beauté qu'elle exposait aux yeux de ceux venant chercher conseil et grâce à ces yeux.
En guise d'avertissement, elle lui indiqua qu'affronter Aurel Tilemar sur le plan politique était une chose aussi osé que risqué, le jeune prince de Tor Anroc, dont la réputation n'était plus à faire ici, ferait sans nul doute tout pour discréditer Ori aux yeux de ces pairs ainsi que de l'Archonte, pareil scénario pouvant mettre fin à tout ce qu'avait pu bâtir Daruil et lui jusqu'ici.
Mais alors qu'il s'attendit à parler plus en détail des Tilemar en vue d'une potentiel confrontation, la parole fut alors donné à Daruil, qui mit sur la table une information aussi surprenante que troublante : En effet, si déjà la situation semblait assez tendu dans la cité de marbre, un autre camp cherchait à tirer son épingle du jeu à travers les tensions et les dissensions qui troublaient la cour de l'Archonte. Une société secrète, agissant dans l'ombre et l'anonymat, et se faisant surnommer Arhai-Ceylui...
Si dans l'instant, jamais Ori n'avait entendu parler de ce groupuscule, Daruil semblait persuadé qu'il était responsable de la mort de son père, le jeune prince laissant alors entrevoir l'amertume et le chagrin qui rongeait son cœur, tandis qu'il quitta la table sans plus de formalité, sans toute désireux de quitter le débat alors que son jugement pouvait se retrouver obscurci par le poison de la vengeance.

Arhai-Ceylui... Un nouvel ennemi à prendre en compte et dont Ori ne savait absolument rien... Voila qui pourrait compliquer sa tâche alors qu'il pouvait s'attendre à voir le groupuscule nuire à son entreprise, son arrivée en ville ayant suffisamment attiré leur attention pour qu'ils voient le Aen Elle comme une menace quand à leur principal objectif qui semblait également être : Amener la guerre dans l'Ouest...
Mais alors pourquoi ne pas avoir tout simplement rejoint Aurel pour le soutenir ? Sans aucun doute parce que le mystérieux groupuscule ne cherchait plus à employer le pouvoir des mots pour faire avancer la situation, préférant de loin les complots et les assassinats, moyen certes dangereux mais bien plus efficace pour faire exploser une situation politique déjà bien tendu.
Désormais seul à seul avec Morani, celle ci lui intima d'excuser son fils, qu'elle disait être bien plus sanguin que son frère, que Ori avait d'ailleurs déjà croisé à Tor Aethil.


"Je ne peux lui en vouloir ma dame après ce qu'il a perdu... J'ai également eu l'honneur de croiser la route de votre second fils, Narion Il'Ithar lorsque j'étais à Tor Aethil. Un homme bien mystérieux mais aussi très sage... Sans doute un trait qu'il a su prendre de vous ma dame."

Il sourit, non sans oublier que Narion était également l'homme lui ayant confié un anneau destiné à le faire pister et surveiller... Pourquoi ? Ori ne le savait toujours pas. De ce simple fait, et contrairement à Daruil, il ne faisait pas complétement confiance au second fils de Morani, ignorant tout de ces objectifs et de la cause qu'il cherchait à servir.
Plongé dans une importante réflexion, affichant une mine grave suite aux révélations de son ami concernant cette société secrète agissant en ville, il s'exprima :


"Voila que je me retrouve bouleversé d'apprendre l'existence de ce groupe... Arhai-Ceylui... Cherchez à en apprendre plus sur eux serait sans doute une perte de temps considérable pour l'heure. Dès lors, cela ne fait qu'accentuer le sentiment d'urgence qui nous pousse à agir. La mort de votre époux prouve qu'ils sont prêt à tout pour satisfaire leurs objectifs, quelques qu'ils soient.
Dès lors, nous devons absolument prendre la main sur l'échiquier politique pour le faire pencher en notre faveur. Cette confrontation avec les Tilemar devenant dès lors non plus une simple possibilité mais une nécessité absolu."


Il bu une gorgée de la coupe de vin posté devant lui, et continua :

"Votre confiance est un honneur Dame Morani. Sachez que le sort des Il'Ithar est désormais lié au mien.

Pourriez vous annoncé au Prince Aurel que j'aimerai le rencontrer pour m'entretenir avec lui... Je ne doute pas qu'il se fera un plaisir d'organiser l'une de ces réceptions dans le simple but de me discréditer auprès de ces soutiens, mordant ainsi à notre piège. L'idée même de montrer à la cours de Tor Anroc le "vrai visage" de cette noblesse au service du Roi Malékith qu'il aime tant critiquer, sera également la cause de sa propre chute. Je saurais ramener le débat aux vrais questions qu'il doit poser... Et non pas seulement à le restreindre à une querelle de rois touchant les Asurs..."


Une nouvelle fois, les mots du jeune Aen Elle étaient réfléchis et bien choisis, il était à noter l'expérience qu'il avait acquis lors de son passage à Tor Aethil, couplé à sa discussion avec la dirigeante de Tor Velanor.
Se levant de sa chaise, il s'inclina à l'encontre de Morani en guise de remerciement et de respect pour dire :


"Si vous me le permettez Dame Morani... J'aimerai me retirer. La nuit porte conseil, et vous et moi avons beaucoup à faire. Le temps de pouvoir être convié à l'une des réceptions des Tilemar, profitons en pour parfaire notre stratégie dès que possible."

Il inclina alors la tête, attendant ainsi l'autorisation de la maitresse de ces lieux pour pouvoir partir.
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Geralt, Chevalier renégat de l'Ordre du corbeau

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Re: [Ori/Gob'] [Déchirure] Paix en Péril

Message par [MJ] Le Gob' »

Il ne leur fallut pas fréquenter deux jours la cour de l’Archonte pour qu’Ori, après s’être un peu accommodé au sentiment d’être observé avec curiosité, prenne le prince Aurel Tilemar au mot, et obtienne de lui une invitation à sa prochaine réception.

Trois jours les séparant encore de ladite échéance, il disposait de temps pour se préparer, ainsi que pour fédérer et coordonner les siens. A Yrin et Ætinis, il confia une mission de renseignement en ville, avec pour tâche d’en apprendre davantage sur l’Arhai-Ceylui. Il renouvela aussi l’expérience des dîners en compagnie de Dame Morani Il’Ithar, qui lui en apprit davantage sur les us et coutumes de la noblesse à Tor Anroc, qui pouvaient différer quelque peu des pratiques des royaumes voisins.

Ce délai l’autorisa également à faire plus ample connaissance avec la belle Melhira dont il s’était épris. En effet, si tous deux prenaient soin de cantonner leurs sentiments à leurs appartements, un lien sinon de confiance, au moins de confidence, était indéniablement en train de se nouer entre eux. L'étourdissante mage lui avait d'ailleurs offert le discret pendentif d'améthyste, en gage de son enivrant attachement au jeune prince.

A l'en croire, la gemme serait imprégnée d'un sortilège pouvant le dérober momentanément aux regards, moyennant un tribut... peu commun.


***

Ætinis Verteflèche s'était quant à elle vu confier une mission des plus vagues : enquêter sur une organisation dont elle ne connaissait que le nom, dans une ville qu'elle ne connaissait guère. Si sa loyauté envers Ori était indéniable, il y avait de quoi se sentir déboussolée, d'autant plus que son prince s'était montré plus distant ces derniers jours.

Parmi les choix s'offrant à la forestière, la question du mode opératoire restait à trancher. En effet, si le prince Ori avait chargé Yrin et Ætinis de partir en quête d'informations sur l’Arhai-Ceylui, il n'avait pas explicitement ordonné que les deux elfes fassent équipe. Verteflèche pouvait tenter de supporter l'impassible Yrin, aller solliciter l'aide de Godion, ou même opérer en solitaire, si tant est qu'elle entende seulement s'acquitter de cette mission...


On reprend avec Ætinis (pour notre plus grand plaisir), quoique vos chemins demeurent distincts pour l’heure.

N’oubliez pas que vos fiches wiki ne sont plus actualisées puisque nous opérons ici en écrits libres, et que pour les besoins de résolution des situations de jeu, j’opère avec des profils revalorisés, et ajustés. Je vous envoie ça par MP sous peu.

Ætinis peut choisir d’opérer comme elle l’entend évidemment, seule ou en coopération avec Yrin. Notons que des bonus pourront être associés à l’une ou l’autre de ces options.
Ori bénéficie d’un bonus de +2 aux tests relevant de connaissances des us et coutumes locaux, cumulable avec Etiquette etc. Le médaillon de Melhira est imprégné du sort Voile d’invisibilité du domaine des Ombres, avec deux degrés de maîtrise de l’Aethyr. Le déclenchement se fait par contact avec une goutte de sang.
Un gobelin inspiré a écrit :Pour toute réclamation ou problème, traversez la forêt et rendez-vous à la Caverne aux Champignons. Mais prenez garde aux vapeurs de bonnet-de-fou...
A l'entrée de la grotte se tient le gobelin : ses vêtements sont crasseux, et ses yeux vitreux. Plusieurs champignons d'une taille impressionnante pendent en grappes à sa ceinture. Dans l'une de ses mains, il tient une feuille d'arbre roulée en cylindre, dont l'extrémité fumante dégage les même fumerolles que celles qui planent lourdement au-dessus de sa tête. Il tire une bouffée de son étrange et longue cigarette, expire ensuite tranquillement par le nez, tout en dévisageant son interlocuteur d'un air rêveur. Puis, il prend la parole, d'une voix cassée, grave et enrouée, comme s'il avait quelque chose de très important à vous chuchoter :


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"Pourquoi cet air si sérieux ?
Écoute-moi bien, voyageur égaré.
Il y a quelque chose dont je voudrai te parler.
En tout temps, en tout lieu, tu dois bien être conscient que :

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En cas de non-respect de ces quelques règles,
Tu serais confronté à cet étrange animal,
Qui du forum régit le Bien et le Mal :
Le Modo, en vérité, créature fort espiègle."

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Un gobelin douteux a écrit :

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Ætinis Verteflèche
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Re: [Ori/Gob'] [Déchirure] Paix en Péril

Message par Ætinis Verteflèche »

Le séjour à Tor Anroc avait mal commencé pour Ætinis Verteflèche. La ville était grande et très citadine, et les forêts plutôt rares dans les alentours. Non pas qu’elle eut de toute façon pris l’initiative de s’y rendre, mais la simple vue des grandes plaines de Tiranoc presque à perte de vue depuis les points hauts n’était pas très enthousiasmante aux yeux de l’elfe des bois.

Si l’archère avait le temps de prêter attention à de tels détails, c’était bien parce qu’elle n’avait pas grand-chose d’autre à faire. A son grand désarroi, son seigneur et maître s’était éloigné d’elle depuis l’incident avec Melhira et Yrin à Tor Velanor. A vrai dire, de garde du corps elle n’avait plus guère que le titre depuis son arrivée dans la capitale de la province occidentale.

A cela, il fallait ajouter l’échec relatif de son intégration parmi les domestiques. Ces gens étaient certes du peuple, mais Ætinis n’aurait jamais supposé un tel raffinement de leur part. Là où elle avait les manières rudes et directes typiques d’une Nagarythienne des forêts frontalières de Chrace, les gens ici étaient précieux et presque aussi attachés à l’étiquette que les nobles qu’ils servaient. Son accent fort ne l’aidant pas à passer inaperçu, elle avait vite été considérée comme une étrangère grossière et rustre. Seul avantage : ce qu’elle détestait généralement –qu’on la prenne pour une Chracienne d’après son accent- se révélait être ici un atout intéressant. En effet, si les feux de la guerre n’étaient pas encore allumés à la frontière Sud de Nagarythe, ils brûlaient déjà à sa frontière Nord-Est, et malgré les jugements à leur égard sur leurs manières, il fallait dire que les guerriers de Chrace semblaient très appréciés ici.

Quoi qu’il en soit, Ætinis était restée bredouille les premiers jours. Comprenant vite qu’elle n’arriverait à rien, et plus ou moins délaissée par son maître comme par Yrin sous la supervision de laquelle elle avait été placée à son grand déplaisir, l’archère passait l’essentiel de son temps à parfaire ses talents. Elle avait récupéré quelques pièces de bois à tailler, et allait régulièrement au pas de tir, où elle s’entraînait à l’écart des autres, faisant fi de leurs moqueries.

Le désœuvrement dans lequel l’elfe se trouvait lui donna le temps de l’introspection. Après avoir vécu tant de choses intenses en si peu de temps, elle ne savait plus trop quoi faire. Chaque fois qu’elle était seule, à rien faire, ses pensées vagabondaient. Elle revivait les évènements qui l’avaient amené là. Loin de la calmer, ses noirs souvenirs amplifièrent sa rancœur. Cette pimbêche traîtresse et niaise de Cyrielle Nagaril, promise de son seigneur… Cette Yrin suffisante et dévouée corps et âme à Tyrosh Aen Elle, qui était maintenant sa supérieure… Cette traînée de Melhira qui l’avait disgraciée aux yeux d’Ori et qui accaparait maintenant son attention... Cette dernière avait très bien joué ses cartes, et Ætinis dût bien reconnaître sa complète défaite face à elle. Depuis Tor Velanor, l’archère n’avait presque plus eu de contacts avec son soi-disant protégé : ce dernier avait perdu une partie de la confiance qu’il plaçait en elle, et son attention se portait maintenant ailleurs.

D’ailleurs, depuis leur arrivée à Tor Anroc, Ori Aen Elle ne s’était plus manifesté directement auprès de Verteflèche. Etait-ce là l’œuvre de Melhira ou simplement la conséquence de sa disgrâce ? Elle n’aurait su le dire, puisqu’elle ne put même pas apercevoir son seigneur durant tout ce temps.

Ætinis était donc d’humeur maussade quand elle vit Yrin se présenter à elle. L’espionne avait jusqu’ici été très discrète. En vérité, l’archère ne la voyait presque pas et ne savait pas à quoi elle occupait ses journées. Sans doute à fouiner et à faire ses sournoiseries habituelles dans le dos des gens, pensait-elle. Même si elle fut accueillie par un regard glacial, la main de Tyrosh ne laissa rien transparaître, comme à son habitude, mais se contenta de lui transmettre des instructions du seigneur Aen Elle : il s’agissait d’enquêter sur une sorte d’organisation secrète nommée l’Arhai-Ceylui. Verteflèche encaissa la nouvelle avec mauvaise humeur. Son seigneur ne lui transmettait même plus les ordres directement. Elle n’était donc plus qu’une subalterne de rang trop faible pour accéder directement à son maître ? Une grimace se forma sur son visage à cette idée, avant qu’elle ne la chasse. Que ce soit le cas ou non, cette enquête était une opportunité unique de regagner sa confiance.

Mais comment faire ? Elle était soldate, pas espionne ! Se fondre parmi la masse des elfes de Tiranoc était chose impossible pour elle. Ses habits, ses manières, son accent. Elle était bien trop reconnaissable, et l’échec de ses premières tentatives ne présageait rien de bon. Non, si elle voulait arriver à des résultats, il lui faudrait ruser. Elle n’était pas aussi intelligente qu’une Melhira, capable de jouer avec les autres pour en tirer ce qu’elle voulait, ni aussi discrète qu’Yrin, le parfait caméléon. Mais elle était sous les ordres de cette dernière. En jouant finement, elle pourrait tenter de mettre à profit ce fait pour tirer parti de ses réussites. Et dans le meilleur des cas, si elle pouvait au passage évincer Yrin elle-même, elle ne s’en priverait pas.

Forte de cette réflexion, la grimace initiale se transforma en un sourire en coin carnassier, tandis qu’elle répondait à sa supérieure :


–Enfin un peu d’action ! Alors, cheffe, quel est vôtre plan ? J’avoue moi-même ne pas y connaître grand-chose en matière d’enquêtes discrètes, mais je suis à vos ordres.

Un tel revirement de comportement pouvait paraître brutal, mais après tout, ne faisait-elle pas qu’obéir aux ordres d’Ori, comme toujours ?
Ætinis Verteflèche, voie de l'archère elfe
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Equipement et compétences de combat:
Equipement de combat:
-Lame en or marin : 14+1D8 dégâts, 15 parade
-Arc elfique : 30+1D8 dégâts Malus de -2 TIR tous les 36 mètres, précise : (quand vous utilisez une telle arme lors d'une attaque localisée, vous gagnez un bonus de +2 ATT/TIR. Vous pouvez combiner ce bonus avec celui qui est associé au talent Coups précis/Tir précis...)
-Coutelas : 12+1D6 dégâts, 6 parade.

Compétences de combat :
-Adresse au tir (arcs) : +1 en TIR quand utilise un arc.
-Tir en mouvement : annule le malus pour les tirs en mouvement.
-Tir à déclenchement rapide : Sur un test d'HAB réussi, permet de tirer deux projectiles par round au lieu d'un seul (maximum 2), avec un malus de -1 à chaque tir dans ce cas.
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Geralt
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Re: [Ori/Gob'] [Déchirure] Paix en Péril

Message par Geralt »

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ORI AEN ELLE





Deux jours s'écoulèrent depuis cette charmante soirée en compagnie de Morani Il’Ithar, délai qui servit au camp des partisans de la paix, de s'organiser et de jouer de leur différentes relations au sein de la cour de l'Archonte pour obtenir l'invitation tant espéré à l'une des grande réception de la famille Tilemar. L'idée même de pouvoir discréditer le jeune Ori devant la grande noblesse de Tor Anroc partisane d'une guerre totale et sans pitié à l'encontre des serviteurs du roi sorcier, avait ainsi comme le jeune prince de Nagarythe l'avait anticipé, suffit pour attirer l’appétit du prince Aurel, l'opposant politique sans doute confiant par le talent qu'on lui attribuait en plus d'être d'une grande influence grâce à la position de leader qu'il avait su acquérir au sein de ses différents alliés, était ici pour le jeune Aen Elle, le talon d’Achille de celui ci dont il comptait user pour le discréditer auprès de ces pairs.
Pour autant, pareil manœuvre serait loin d'être aisé, lui qui serait totalement livré à lui même dans ce jeu politique se déroulant au sein de la cité de marbre, entouré d'ennemis, ne le voyant ici non pas comme un messager de paix, mais plutôt comme un vil serpent, venu délivrer les paroles empoisonnés de son horrible maître : Le roi Malékith.
Dans trois jours désormais, le prince serait jeté au beau milieu de tous ces opposants, et nombre de conséquences pourraient ainsi découler d'une défaite dans la joute verbale qui l'opposerait tôt ou tard à Aurel. Pour autant, loin de se démonter, et ayant acquis de l'expérience depuis son départ de Tor Aethil, le jeune Ori comptait recentrer le débat qui, pour l'heure, était trop axé sur la querelle des rois ayant embrasé le continent des Asurs, ou encore sur la haine profonde qui animait les deux camps, le front de l'est traduisant bien la violence dont pouvait faire preuve les Asurs dans cette guerre civil qui à tout moment, pouvait définitivement conduire à l'extinction total de tout ce que leur peuple avait mit des millénaires à bâtir.
Profitant de ce délai qui lui fut offert, le jeune prince fils de Azurö, continua à partager chaque soir quelques repas avec la mère de Daruil, qui dans son infini sagesse et sa grande connaissance de la cour de l'Archonte, passait du temps au coté de son hôte de manière à l'instruire sur les us et coutumes de Tor Anroc, différents sur bien des points des cités voisines. Cherchait elle ici à renforcer simplement les connaissances de celui qui saurait la représenter pour que les partisans de la paix reprennent la main sur l'échiquier politique de la ville ? Ou bien aimait elle tout simplement les longs échanges auquel les deux Asurs se livraient ? En tout cas pour Ori, la compagnie de Morani était aussi instructif qu'agréable.

Lorsqu'il en finissait avec la matriarche des Il’Ithar, Ori ne faisait que rejoindre les appartements qui lui avaient été offert, de manière à pouvoir se reposer de toutes ces longues journées et soirées passer à rencontrer de nouveaux alliées ou bien à élaborer nombre de stratégie pouvant lui permettre de renverser Aurel au moment de sa propre réception.
Heureusement pour lui, il pouvait toujours compter sur la présence de Melhira dans ces appartements, la belle et sombre mage attendant le retour de celui qu'elle disait être son prince bien aimé depuis ce fameux jour où ils avaient échangé leur premier baiser. Parvenant toujours à lui embrumer l'esprit par l'immense beauté qui émanait de sa mage couplé au doux son de sa voix. La belle était ainsi devenu, au fil du temps, une confidente et une oreille bienveillante, susurrant conseils et douces caresses au jeune prince alors qu'elle pouvait embraser son cœur d'un simple battement de cil.
Cette amour passionné et naissant, bien qu'interdit, était devenu pour eux le moyen d'être présent l'un pour l'autre, Ori ne pouvant plus se passer de la présence de la jeune femme, tandis que la magicienne semblait aimé l'idée d'avoir une place unique et privilégier auprès du descendant des Aen Elle.
Bien qu'ils passaient leur nuit ensemble, les premières lueurs de chaque nouveau jour étaient devenu ainsi de véritables crève cœur pour le prince, se devant dès lors de quitter sa belle, car ne pouvant exposer à la vue de tous, la relation si particulière qu'ils menaient ensemble. Pour preuve de son amour et de son total dévouement, la mage lui avait d'ailleurs confié un étrange pendentif, dont elle lui expliqua les particularités : Habité d'un puissant sortilège, il pourrait en user si un jour sa situation devenait compliqué, le prix d'un pareil pouvoir étant celui du sang... Le sien... Un prix étrange mais la confiance aveugle qu'il avait envers la jeune femme, suffit à lui ôter tous les doutes susceptible de naître à l'encontre à cet objet si étrange.

Mais dans cette relation secrète, il arrivait aussi au prince d'émettre quelques doutes sur l'avenir de celle ci, Melhira hantant sans cesse son esprit certes, mais le cœur du jeune prince lui, était toujours secrètement la propriété de la belle et gracieuse Cyrielle Nagaril, dont il n'avait plus eu de nouvelle depuis qu'il avait du la mettre en sécurité, après nombre de péripéties traversées pour arriver sain et sauf jusqu'à Tor Anroc.
N'en oubliant pas son attachement certain pour la princesse, couplé à cette idée que l'entreprise dans laquelle il s'était lancé ici à Tor Anroc était également un bon moyen pour gagner de l'affluence auprès de la cour de Tor Aethil et ainsi de ses pairs, la réussite d'un traité de paix sécurisant l'ouest de la région pourrait ainsi devenir un bon moyen d'obtenir les grâces du père de Cyrielle pour pouvoir ainsi lui demander sa main et ainsi lié les Aen Elle au Nagaril, augmentant ainsi la puissance des deux illustres familles, et offrant de nouvelles opportunités à Ori qui sans aucun doute sauraient être utile dans la futur vie politique qu'il comptait mener.
Soucieux du manque de considération qu'il avait pu avoir pour Cyrielle, couplé à la crainte de ne plus avoir eu aucune nouvelle de Tor Aethil, ou encore de Athel Nagaril, le jeune homme prit alors enfin le temps d'user de la blanche colombe que la descendant des Nagaril lui avait offert, dans le but de rédiger une lettre destiné à l'élue de son cœur.

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Le message désormais écrit, le jeune prince n'eut dès lors plus cas libérer avec délicatesse de sa cage dorée la colombe, et de fixer le message à sa patte, que le jeune prince avait prit soin de faire sceller en le marquant du sceau de sa famille. Ouvrant la fenêtre de sa chambre pour laisser s'envoler l'oiseau, qui comme le lui avait expliqué Cyrielle, saurait de lui même la retrouver de manière à ce qu'ils puissent échanger malgré la grande distance qui les séparait désormais.

Voyant disparaître la colombe à l'horizon, le jeune homme resta alors pensif en observant au loin l'immensité du monde, et ne pouvant s’empêcher de réfléchir à cette horrible organisation, l’Arhai-Ceylui, responsable selon Daruil du meurtre de son père et dans le mème temps de l'époux de Morani, agissant dans l'ombre non sans exposer pleinement l'objectif qui était le sien. Imposer partout la guerre ne pouvait être le but final de se groupuscule... Agissait il dans l'ombre en œuvrant ainsi à leur façon pour le roi phœnix ? Ou bien servait il un autre maître ? Et surtout... Quel saurait être leur réaction après l'arrivée de Ori à Tor Anroc. Pour l'heure, aucune trace de ces fantômes, mais le jeune prince était persuadé que tôt ou tard, ils chercheraient à agir contre lui.
C'était d'ailleurs précisément pour cela qu'il avait mandaté Yrin et Aetinis à la récolte d'informations concernant l'organisation. Si Yrin, en temps que main de son oncle, Tyrosh Aen Elle, était une experte dans ce genre de mission de renseignement, la décision de la coupler à sa protectrice faisait ainsi écho aux ordres qu'il avait donné après l'altercation qu'il avait eu avec l’intéressé après les évènements survenu à Tor Velanor.
Si son affection pour la jeune archère était toujours grande et sincère, les paroles qu'elle avait tenu à l'encontre de Melhira était resté au travers de la gorge du jeune prince, ayant ainsi provoqué son courroux tandis qu'il avait montré à sa protectrice pour la première la cruauté dont il pouvait faire preuve. Trop tendre, il avait ainsi forcé la jeune femme à exécuter de sang froid le prisonnier qu'elle avait su capturer à Tor Velanor, salissant ainsi les mains innocentes de l'archère, et depuis... Jamais les deux Asurs ne s'étaient adressés à nouveau la parole.
Soupirant en repensant à cette situation, jugeant peut être avoir été trop dure avec elle, Aetinis se devait aussi de comprendre que plus que son rôle de protectrice, s'était celui d'une femme capable de tout faire pour lui quand la situation le nécessitait. Femme de l'ombre, elle devrait ainsi marcher dans les traces de Yrin, dont les domaines de compétences ne se limitaient justement pas à seulement protéger l'oncle de Ori... Renseignement, interception d'information et pire encore... Ori avait besoin d'une main à ses cotés... Et ce rôle semblait être celui qu'il réservait à l'archère, du moins si elle parvenait à apprendre quelque chose auprès de Yrin.
Désormais occupé par une mission aussi urgente que périlleuse, le jeune prince espéra au plus profond de lui même que tout saurait bien se passer pour sa petite archère. Car en cherchant à en apprendre plus sur Arhai-Ceylui... Ori l'avait envoyé ici face à nombre de danger au vue des méthodes dont savait user l'organisation.

Mais désormais Ori se devait pour l’heure de rester concentrer. Car le début de la réception organisé par les Tilemar saurait commencer d'ici peu, et c'est accompagné de Melhira que le prince devrait faire ces preuves face aux partisans de la guerre...

Quel saurait être les conséquences de cette nouvelle rencontre avec Aurel ?
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Re: [Ori/Gob'] [Déchirure] Paix en Péril

Message par [MJ] Le Gob' »

Un jour pluvieux s’était levé sur Tor Anroc, la voûte des cieux tempétueux s'épanchant d’une onde battante sur la capitale du royaume de Tiranoc. Le soir fatidique de la réception chez les Tilemar était enfin venu, et le prince Ori s’y était comme prévu rendu en compagnie de Melhira, sa confidente et conseillère. Suavement accolée au bras du jeune prince de Nagarythe, la ténébreuse mage à la chevelure de jais était plus resplendissante que jamais, drapée d’atours parmi les plus raffinés que connaisse la noblesse d’Ulthuan. Tous deux avaient en effet pu faire leurs choix vestimentaires dans les vastes garde-robes de leurs hôtes les Il’Ithar, gracieusement mis à leur disposition par Dame Morani. Comme ils patientaient au milieu de nombreux autres invités dans une large salle illuminée de multiples chandeliers, patientant pour être introduits plus avant dans la demeure, Ori pouvait déjà apprécier les saveurs de ces instants de légèreté qu’il lui était donné d’expérimenter. Il y avait une certaine féérie à se trouver en si bonne compagnie, à l’abri d’une noble résidence, tandis qu’un mesquin crachin ruisselait sur les vitres les séparant de l’extérieur. Autour de lui, les autres invités se saluaient, venant leur présenter leurs respects sans même laisser paraître la moindre gêne à leur égard. Une musique aux tonalités festives flottait dans l’air, émanant de quelque orchestre en retrait sur un balcon. En dépit de l’importance du moment, Ori n’avait nulle raison de s’inquiéter outre mesure. Fils de la noblesse, éduqué à pareilles occasions, c’était bien pour ce genre de moments qu’il était né. Qui plus est, il pouvait sentir la présence assurée de Melhira à son côté, drapée dans une robe aussi voluptueuse qu’aérienne, bien alerte derrière un sourire d’apparat, attentive aux allées et venues de la foule autour d’eux.

Lorsque les portes s’ouvrirent pour les laisser accéder à une salle de réception toute en longueur, un imperceptible frisson d’excitation parcourut la foule, qui entreprit d’y affluer, poussée par quelque curiosité. Suivant naturellement le mouvement, les deux tourtereaux s’avancèrent à leur tour, intrigués. La salle avait été aménagée de façon que de copieux buffets soient relégués à la périphérie d’un espace central laissé disponible pour se regrouper, converser, échanger, danser. Plusieurs serviteurs portant la livrée bleue et ithilmar des Tilemar sillonnaient les lieux, proposant un assortiment de breuvages et rafraichissements aux invités. Outre cette configuration relativement classique, trois larges symboles circulaires décoraient le sol de marbre, chacun composés d’un complexe entrelac de motifs concentriques. Sur cet atypique carrelage central, plusieurs elfes voltigeaient deux à deux, sabre au clair, se livrant à une étrange chorégraphie, croisant parfois le fer.

Comme Ori s’attardait un instant dans la curieuse contemplation de ce spectacle, il fut abordé par une personne de plus, dont il reconnut cette fois la voix, pour l’avoir fugitivement entendue une unique fois lors de son passage à Tor Velanor. Miraï de Caledor s’avança, son regard gris braqué sur Ori. Comme beaucoup d'autres invités, bien qu'en tenue de soirée, elle arborait une épée dans son fourreau ornementé à son côté.

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« Mes respects, prince Ori Aen Elle. Je me nomme Miraï de Caledor.

C’est un réel plaisir que de voir ces réceptions convier toujours davantage de nobles lignages. »

Si Ori se souvenait évidemment que l’œil-de-faucon Vanir, dépêché par son oncle, avait trouvé la mort lors d’un incident impliquant la fière princesse face à lui, pour autant qu’il puisse en juger, les intentions de Miraï de Caledor à son endroit ne semblaient pas hostiles.


***


Ailleurs à Tor Anroc, Yrin avait emmené Ætinis Verteflèche en ville lorsque, surprises par la rapide dégradation du temps, poursuivies par la pluie, les deux femmes avaient été incitées à trouver refuge dans une taverne. L’établissement était assez commun, sans trop de fioritures. Cela faisait maintenant un bon moment qu’elles s’y trouvaient, Yrin ayant pris l’initiative proposer à boire à Ætinis pour briser la glace. L’aubergiste, un grand escogriffe arborant une imposante balafre sur son profil droit -la cicatrice courant de son cuir chevelu abîmé à l’emplacement meurtri d’une oreille sectionnée- était venu leur proposer plusieurs boissons, avant de s’en retourner derrière son comptoir batailler pensivement avec un large cylindre de bois qu’il sculptait. Prévenant une éventuelle hésitation de la part d’Ætinis, Yrin avait d’abord commandé pour chacune d’elle un breuvage relativement faiblement alcoolisé, dont l’arôme prononcé rappelait les senteurs de certaines forêts de résineux couvrant les flancs des monts Anulii. Si cette boisson n’était pas au goût de la jeune elfe, d’autres, plus fruitées, étaient également disponibles, servies dans les mêmes godets de bois frappés d’une tête de dragon gravée.

Depuis, un silence gêné était retombé sur leur table, chacune des deux femmes jaugeant sa vis-à-vis sans mot dire. Après avoir prestement vidé son verre, Yrin s’était abîmée dans la contemplation pensive d’un morceau de parchemin sur lequel une curieuse rune elfique avait été dessinée à la hâte. Même à l’envers, Ætinis sut reconnaître la forme générale du glyphe, qu’elle avait déjà aperçu sur la peau de l’assassin de Tor Velanor. Yrin semblait avoir eu la présence d’esprit de retranscrire le symbole, reconstituant même la partie endommagée par la blessure du défunt spadassin.

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Test de CHA indicatif pour juger de la posture d’Yrin à l’égard d’Ætinis, les deux elfes ayant un précédent de dispute. 1. En ce qui concerne Yrin, elle semble faire table rase.
Un gobelin inspiré a écrit :Pour toute réclamation ou problème, traversez la forêt et rendez-vous à la Caverne aux Champignons. Mais prenez garde aux vapeurs de bonnet-de-fou...
A l'entrée de la grotte se tient le gobelin : ses vêtements sont crasseux, et ses yeux vitreux. Plusieurs champignons d'une taille impressionnante pendent en grappes à sa ceinture. Dans l'une de ses mains, il tient une feuille d'arbre roulée en cylindre, dont l'extrémité fumante dégage les même fumerolles que celles qui planent lourdement au-dessus de sa tête. Il tire une bouffée de son étrange et longue cigarette, expire ensuite tranquillement par le nez, tout en dévisageant son interlocuteur d'un air rêveur. Puis, il prend la parole, d'une voix cassée, grave et enrouée, comme s'il avait quelque chose de très important à vous chuchoter :


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"Pourquoi cet air si sérieux ?
Écoute-moi bien, voyageur égaré.
Il y a quelque chose dont je voudrai te parler.
En tout temps, en tout lieu, tu dois bien être conscient que :

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En cas de non-respect de ces quelques règles,
Tu serais confronté à cet étrange animal,
Qui du forum régit le Bien et le Mal :
Le Modo, en vérité, créature fort espiègle."

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Un gobelin douteux a écrit :

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