[Hans Dietöt]Laisser entrer le loup dans la bergerie

Cette province désolée au climat inhospitalier est en partie couverte par la forêt de Drakwald. Les soldats de la région vénèrent davantage Ulric que Sigmar. La capitale du Graf Tobringer n'est autre que Middenheim, la Cité du Loup Blanc.

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[Hans Dietöt]Laisser entrer le loup dans la bergerie

Message par [MJ] Le Prophète »

Ca fait quelques mois que tout s'est fini. Donc renvoyons les d'où ils viennent, ils peuvent repartir chez eux et nous laisser en paIx.

Sans compter qu'ils volent notre pain, notre argent et même notre travail !

Je vous rappelle que certains d''entre eux sont retournés dans leurs anciens villages pour reconstruire ce qui avait été détruit. Les autres ont toujours peur et qui pourraient les en blâmer ? On a été préservés de cette immonde marée mais tous n'ont pas eu notre chance. Donc on va devoir encore les héberger quelques temps.
Discussions habituelles de Carroburg sur les réfugiés.
Plusieurs mois s'étaient écoulées depuis la marée venue du nord, celle qui avait tout bousculé et détruit. Emportant d'innombrables vies et causant la destruction de villages dont seuls les habitants connaissaient l'existence. Une vague de choses vaguement humaines avait déferlé puis avait reflué.

Certains en étaient morts. D'autres en avaient perdu la raison. Hans Dietöt était de ceux là. Il avait miraculeusement réussi à rester en vie mais cela s'accompagna de visions incompréhensibles, peut-être occasionnées par sa consommation de champignons ? Mais il avait également perdu toute notion de temps. Alors qu'il pensait s'être caché seulement quelques semaines, en réalité, plusieurs mois s'étaient déja écoulés.

Il avait eu l'instinct de cacher l'amulette, trouvée dans une pièce secrète d'une bibliothèque ravagée et dans laquelle un corps sans vie et sans tête s'était effondré, avant de prendre la route.

On lui avait parlé à l'époque d'une ville bien plus grosse que son petit village, une ville nommée Carroburg.

Alors qu'il marchait, tout à ses pensées, il entendit devant lui sabots frappant la terre, quelques hennissements et surtout, la voix d'un homme, presque agressif.

Et en levant la tête, il vit deux autres personnes avec leurs chevaux, un peu en arrière de celui qui venait de parler. Et tous étaient armés d'arbalètes. Et il les reconnut aussitôt, pour en avoir entendu parler.
Des patrouilleurs. Des hommes qui vouaient leurs vies à protéger les routes de tout ce qui pouvait venir causer des troubles au sein de l'Empire. Qu'il s'agisse des monstres rôdant dans la forêt ou plus simplement de bandits de petits et grands chemins.

"Ho ! Que faites vous sur les routes de l'Empire et où allez vous. Et seul, en plus ?"
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Hans Dietöt
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Encore une intersection….Toujours pas de panneau… Gauche ou droite ? Bon, lançons le dé. Impair, gauche et pair, droite. 4… alors à droite, allons donc par là…

C’est quand même dingue… Un jour que je marche, dans des sentiers en plus et pas de ville, seulement des ruines. Comment les hordes du Chaos ont elle pu avancer autant en si peu de temps ? Et d’ailleurs, où ont-elles disparus ? Enfin bref, du moins, c’est calme et je n’ai rien à affronter.
Sauf la faim, la chaleur, et surtout l’ignorance.
J’ai perdu les dernières maigres réserves trouvées en ville et marcher est beaucoup plus fatiguant que rester à attendre dans une grotte. Mais bon, mon appétit ce fait moindre, depuis mon « pèlerinage ». D’ailleurs, je n’arrive pas à déchiffrer grand-chose de ce grimoire, il me faudra du temps, ou peut-être de l’aide. Que faire, que faire … Bon, pour l’instant, je garde mon rythme et je m’aide de mon bâton. Ah ! Ce ciel est si clair pour mes pauvres orbites, habituées à des endroits bien plus sombres. De plus, cette chaleur me brûle le visage, alors gardons la capuche pour ne pas plisser continuellement les yeux.

En parlant de ce séjour, combien de temps suis-je rester dans cette agréable endroit ? Nous étions dans le mois de Vorgehein, enfin… je crois ? C’était quel jour ? Ma mémoire me joue des tours… mais au moins, j’ai le mois et l’année.

Pendant cette longue marche monotone, revoyons mon objectif pour l’instant :
Trouver une ville, et s’y établir, de préférence la plus grande possible, pour plus de sécurité, et j’imagine que j’aurais la possibilité de trouver peut-être des personnes désespérées, ou dans le même cas que moi, qui sais ? Surtout, ne pas parler de l’Unique : ces incultes m’exécuteront sans hésiter. Et puis, surtout, attendre un signe. J’espère déjà survivre jusque là avec mes 6 pauvres sous. J’ai tant de questions sans réponses….
Mince, je digresse, je digresse…

Enfin bon... je n’ai point de choses plus intéressantes à faire, le paysage est presque toujours le même, avec ce sol caillouteux, ces arbres, souvent abimés voir détruits, et ces ombres qui s’approchent au loin… Des ombres ? J’en aperçois 3. Des cavaliers, près de village en ruines ? Des pillards ? Inutile de fuir, ils ont du me voir vu mon accoutrement. Je ne peux me fondre dans la nature. De même, pas besoin de se préparer à la bagarre : j’ai perdu d’avance ! Laissons-les donc se rapprocher.

Mais, on dirait des… patrouilleurs ? En tout cas, les descriptions via les discussions et les lectures laissent y penser… Tant mieux, ils vont pouvoir m’aider, après tout, je ne suis qu’un simple voyageur qui tente de rejoindre une ville plus peuplé pour pouvoir vivre, car son village a été détruit. Ah ah, s'ils savaient... En tout cas, c’est plutôt la seule chose qu’ils ont besoin de savoir. Aller, je prends ma voix mielleuse, mais pas trop pour qu’il ne se pose pas trop de questions à mon sujet, j’enlève ma capuche, je m’appui sur mon sceptre (je commençais à fatiguer) et je me lance.Il faut que je paraisse aimable, courtois et digne de confiance après tout.


« - Bien le bonjour, monsieur, j’imagine d’après votre accoutrement que vous êtes un patrouilleur. J’avoue ne jamais en avoir vus, et vous devez surement avoir de nombreuses histoires palpitantes à raconter. Pour tout vous dire, je ne suis qu’un humble voyageur, qui se dirige depuis son petit village abandonné à la ville la plus proche habitable. Pourriez-vous l'indiquez, ainsi que la date de ce jour à un humble ignorant ? J’avoue ne pas avoir compté les lunes depuis plusieurs semaines et je vous en serai alors infiniment reconnaissant."
Modifié en dernier par Hans Dietöt le 03 avr. 2021, 19:26, modifié 2 fois.
Hans Dietöt, Voie du sorcier de Tzeentch
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[MJ] Le Prophète
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Re: [Hans Dietöt]Laisser entrer le loup dans la bergerie

Message par [MJ] Le Prophète »

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Les paroles de l'homme devant les patrouilleurs auraient pu leur sembler plus qu'étranges. En effet, les seuls villages qui bordaient ou étaient traversés par cette route avait été détruits il y a déja plusieurs lunes. Mais sa voix avait ce ton chevrotant, si réel, de celui qui avait tout perdu, de celui qui avait survécu de peu des horreurs déferlant sur son village.

Après quelques instants d'un silence pesant, les trois patrouilleurs se regardèrent et leur chef reprit la parole.

Effectivement, vieil homme, on patrouille encore sur ces routes pour faire notre devoir, on profite des derniers jours d'Erntezeit, vieil homme. Mais on ne pensait pas revoir un survivant des vagues sombres, surtout après autant de temps. Et c'est encore plus étonnant alors que vous semblez pas vraiment taillé pour survivre seul., dit-il en le toisant de son cheval.

Il reprit la parole après quelques instants.

Mais bon, vous semblez être un réfugié avec énormément de chances et vous semblez pas être en état pour être un vulgaire pillard ou bandit de grand chemin. Donc on va vous ramener à la ville la plus proche, qui se trouve être Carroburg, à deux ou trois jours de marche. J'espère que vous pourrez tenir jusque là.

Et peut-être que durant le chemin, vous allez pouvoir nous raconter comment vous avez survécu à la vague noire ?
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Hans Dietöt
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Message par Hans Dietöt »

Mince, ils ont l’air interloqués par mes paroles. Mais … Pourquoi ? Mon ton était mauvais ? Mon langage trop soutenue pour ces barbares ? Le fait que je m’intéresse à lui ? Bon, dans tout les cas, s’ils me croient, c’est le plus important. Et puis je ne vais pas changer de manière de parler, cela ferait encore plus bizarre ; autant qu’ils s’habituent.

"-Effectivement, vieil homme, on patrouille encore sur ces routes pour faire notre devoir, on profite des derniers jours d'Erntezeit, vieil homme. Mais on ne pensait pas revoir un survivant des vagues sombres, surtout après autant de temps. Et c'est encore plus étonnant alors que vous semblez pas vraiment taillé pour survivre seul"

En tout cas, il me considère comme vieux, ce chef, il le répète deux fois de suite… Tant que cela ne m’apporte que des marques de respect, cela me va. Attends… Erntezeit ?!? Cela fait donc 3 mois que je suis dans ma grotte ! J’y ai passé du temps, et ça explique ma barbe si douce et longue. Faudra en couper une partie, mais je veux pouvoir continuer à me la caresser lors de mes réflexions. Et puis… je ne suis « Pas taillé pour survivre » ? Il a malheureusement raison, va falloir expliquer comment t’as survécut, Hans. Et RA.PI.DE.MENT.

"-Mais bon, vous semblez être un réfugié avec énormément de chances et vous semblez pas être en état pour être un vulgaire pillard ou bandit de grand chemin. Donc on va vous ramener à la ville la plus proche, qui se trouve être Carroburg, à deux ou trois jours de marche. J'espère que vous pourrez tenir jusque là.
Et peut-être que durant le chemin, vous allez pouvoir nous raconter comment vous avez survécu à la vague noire ?"


Enormément de chance, ha ha, il est drôle lui. Tout est régis par la chance dans ce monde. Le destin ne peut être tracé, tout n’est que regroupement d’évènements, tous créés de manières différentes, et par des personnes différentes. Seul les plus chanceux accèdent aux succès. La seul chose que l’on peut faire, c’est maximiser ses chance, et minimiser les risques. Ils m’escortent jusqu’à la plus grosse ville de la région, c’est parfait, je vais les remercier. C’est bien d’avoir des gardes du corps, des guides même si je doute de leur fidélité lors de moment critique.
Par contre, je veux bien comprendre que je suis vieux, mais lui, il se gène pas :
En l’imitant avec un ton Hautin et dédaigneux, dans mes pensées « alors oui… moi je suis un patrouilleur, je suis supérieur, je reste à cheval, vous vous marchez, je considère que vous pouvez crevez durant le voyage et je ne fais rien pour l’empêcher, je ne vous proposerais rien. » Ah, les jeunes de nos jours… On fait partie de l’autorité, et on a des ailes qui poussent. Le respect des vieux, c’était juste pour faire beau.

Enfin bon. Maintenant, on se met en route et on s’explique. Après tout, les meilleurs mensonges sont ceux qui sont les plus proches de la vérité. Je n’ai pas besoin de leur cacher beaucoup de chose, mais mon identité et mon Dieu doivent rester secret. Allez, je vais me nommer Emil Stimmingen, cette fois-ci. Et dire que j’avais une liste de plein de nom et prénom, quand j’étais gosse, sur ceux que j’entendais, ou que j’inventais, c'est enfin utile…
Il faut que j’étudie sur leurs religions, leurs cultures, mais sans montrer le moins du monde mes intentions, et de manière TRES légères, pas à pas. Peut-être y a-t-il une infime chance pour qu’ils croient un jour au véritable Dieu, l’Unique ? D’après ce que j’ai lut sur l’éloquence, je vais monter légèrement leur égo et me présenter : ils se sentiront mieux en face de moi, et vu leurs comportements pour l’instant, les laisser se sentir supérieurs les raviveront au plus haut point. Ensuite, je vais leurs acheter un peu de nourriture, histoire de survivre durant ce voyage. Même si je n’ai pas un grand appétit, faut bien vivre. Enfin, je vais m’informer sur Carroburg, il faut que j’en connaisse plus sur cette ville qui a survécut à cette vague du chaos. Aller, je m'éclaircis la voix et c'est partit!


«- Merci pour tout, représentants de l’autorité, de ramener un honnête citoyen du nom d’Emil Stimmingen à une ville habitable. Je vous raconterai tout durant ce voyage, alors mettons nous en route…

Sachez tout d’abord que je viens d’un petit village et que j’y ai vécut toute ma vie en tant que paysan. Un jour, un cavalier, ensanglanté, est arrivé nous prévenir d’un danger qui arrivait sur notre village. De nombreuses personnes ont fuis, mais moi, connaissant mes capacités physiques, à juger préférable de se cacher, avec mes réserves, dans une petite grotte, que j’avais découvert des années auparavant, près de mon champs. Je m’y suis alors installé le plus rapidement possible, et j’ai attendu. Longtemps. J’ai presque hiberné, si je n’était point un humain. Et, lorsque je n’avais presque plus de réserves, je suis sorti, jugeant bon le moment de rejoindre une ville ayant survécut à ce cataclysme. J’ai miraculeusement, comme vous le disiez, survécut, et je remercie les dieux qui m’ont sauvés, que je pense être Rhya ou bien Taal, de tout mon cœur.
En parlant de nourriture, n’en auriez vous pas pour moi ? Je suis près à vous payer un peu, je n’en ai plus. Maintenant que je vous ai parlé de moi, j’aimerai en connaître un peu plus sur vous. Après tout, la route est longue, et je ne connais rien de vous ni de Carroburg. Pourriez vous m’en parler si vous vous y connaissez ? »

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Modifié en dernier par Hans Dietöt le 27 mai 2021, 18:10, modifié 1 fois.
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Re: [Hans Dietöt]Laisser entrer le loup dans la bergerie

Message par [MJ] Le Prophète »

Tandis que Hans déballait son histoire, le regard du patrouilleur se fit inquisiteur, tentant sans doute de déterminer s'il mentait ou était juste une personne extrêmement chanceuse.
Lorsqu'il évoqua ses capacités physiques, les patrouilleurs ne purent cacher une lueur soit de doute, soit amusée. Mais le fait était là, il était encore en vie aujourd'hui. Et la meilleure preuve que ce choix s'avérait avoir été le bon choix se trouvait dans cette discussion qu'ils tenaient.

Ses interlocuteurs durent arriver à cette conclusion, même si leur chef semblait émettre encore quelques doutes.

Je comprends surtout que votre survie, qui est assez difficile à croire, ne peut se justifier que par les faveurs des dieux. Vous avez eu énormément de chance.

La forêt autour d'eux émit des bruits, coupant court à la conversation et le patrouilleurs scrutèrent autour d'eux, tentant d'apercevoir ce qui avait pu faire ce léger boucan. L'un d'eux mis même la main sur son arme, prêt à toute éventualité avant que le chef ne reprenne

Carroburg est encore à une certaine distance et je préférerais vous y amener avant que la forêt ne vomisse à nouveau ses horreurs. Et par rapport à votre demande de rations ...

On pouvait discerner une colère froide dans les yeux de celui qui parlait.

Nous ne faisons pas partie de ceux qui salissent leur uniforme avec ce genre d'actes. Nous avons quelques rations, ça devrait être assez pour atteindre Carroburg et pas question de les faire payer. Mais il vaudrait mieux se mettre en route tout de suite. Vous savez monter à cheval, Herr ?
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Message par Hans Dietöt »

Eh oui, MOI, par rapport à vous, j’ai eu la chance de reconnaître le vrai Dieu, et de m’y confier totalement. C’est la faveur de Tzeentch qui m’a sauvé la vie, dans cette grotte humide, sombre, et très étrange…

Tandis que vous, vous allez passez votre misérable existence à protéger des gens, que vous pensez dignes, alors que la vérité est tout autre : de nobles personnes comme moi, voulant seulement montrer et acclamer la vérité, haut et fort, sont réprimés et exécutés. Et encore, je ne suis qu’un nouveau servant, et je connais bien mal tout ce que l’Unique nous apporte, et comment l’en remercier. Si seulement je pouvais rencontrer d’autres illuminés comme moi…

Enfin bref. Il vaudrait mieux aller en ville, je suis d’accord. La bonne nouvelle, c’est que la nourriture lors de ce trajet me sera donnée ; et que ce chef, ainsi que ses subordonnés ont l’air d’être honnêtes et respectables : ils vont m’amener en ville, si tout se passe bien. La mauvaise, c’est qu’ils ont l’air d’être honnêtes et respectables, ce qui veut dire qu’ils ne seront pas ouverts à la discussion sur des thèmes larges, ils n’ont pas l’air d’aimer la bénédiction du changement offerte par le Chaos, et, s’ils savaient lire, ils n’apprécieraient pas mon grimoire. Mieux vaut le garder avec moi.

Si j’ai fait du cheval… La réponse paraît assez évidente, surtout vu le temps que je ne suis pas sorti de ma grotte. Quand bien même il n’y aurait pas eu cette attaque, à part un vieil âne, je n’ai pas chevauché grand-chose, tout se faisait à la force de notre corps, ou ceux de bœufs. Bon, et ben, quand il faut y aller, faut y aller…


- « Merci de partager avec moi vos réserves. Et bien, pout tout vous dire, je ne suis pas monté à cheval très souvent, et j’aimerais bien un coup de main. D’ailleurs, si je pouvais poser mon bâton pour mieux m’agripper, ce ne serait pas de refus, je n’ai rien d’autres que de larges poches pour ranger mes légères affaires… En tout cas, je suis d’accord avec vous. Plus vite nous serons partis, plus vite nous serons en lieu sûr, alors allons-y.»
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Re: [Hans Dietöt]Laisser entrer le loup dans la bergerie

Message par [MJ] Le Prophète »

Hans eut quelques difficultés à monter à cheval, mais avec l'aide du patrouilleur et bien que pressé légèrement par ces derniers, il y parvint enfin.

Allons-y, on a quelques jours de marche d'ici Carroburg. Et les bois ne sont pas des plus calmes actuellement.

Lors de leur première journée de voyage, des bruits étranges semblaient les accompagner et les patrouilleurs étaient sur leurs gardes. Le repas du midi, frugal, fut rapidement avalé avant de retourner en selle, les gardiens des voies en profitant pour vérifier leurs armements, notamment leurs arbalète et, pour leur chef, même un pistolet dont il vérifiait la poudre, les munitions et que tout cela fonctionnait parfaitement.

L'après-midi passa, aussi inintéressant que la matinée et lorsque le soleil commença à décliner, ils décidèrent de monter le bivouac, préparant un feu, avec quelques difficultés, les patrouilleurs se partageant les tours de garde.

Alors commença un repas, et tout en épiant à travers le silence étrange de la forêt, les voyageurs discutèrent de ce qui leur était arrivé et demandèrent notamment à celui qu'ils escortait ce qu'il comptait faire, une fois arrivé à Carroburg.
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Re: [Hans Dietöt]Laisser entrer le loup dans la bergerie

Message par Hans Dietöt »

Allez, Ho hisse !


Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait un aussi grand effort. Mes muscles étaient endormis depuis plusieurs lunes ; leur réveil est mouvementé, je sens tout mon corps se raidir. Il est beau ce cheval… Une robe ordinaire, mais un calme époustouflant. On voit que ce capitaine de troupe sait maitriser sa bête, ce qui témoigne de nombreuses années d’expériences dans l’équitation et dans sa carrière.



Eh bien, on peut dire que ce trajet m’a réveillé ! Malgré quelques douleurs à mes lombaires, je n’ai pas l’impression d’être réellement fatigué. Bien évidemment, étant habitués, leur endurance doit être bien supérieur à la mienne, et je pense commencer à fatiguer lors des prochains jours. Mais bon, la fin d’une journée de trotte est toujours un soulagement. Par contre, je n’aime pas ce sentiment. Depuis le début de la journée… je me sens regardé. Va falloir faire gaffe pour la suite, et être prêt à bouger vite.
Qu’est ce que je veux faire à Carroburg ? Bonne question. Plein de choses. Il va falloir que je trouve une source de revenu, que je m’y installe. Dans tous les cas, j’y resterai tant que je n’aurai pas d’autres signes de Dieu. En plus, il faudra que je m’informe de la population de la ville, si d’autres personnes ont été illuminés… Si je pense au long terme, j’aimerais bien monter dans la société. M'imaginer commander des troupes et pouvoir apporter de grands changements dans la ville... Ce serait un rêve. Je ne sais pas comment gagner de l’influence, mais je le veux, que se soit par le mariage, par la ruse ou par quoi que ce soit d’autres.


Oh, eh bien, je pense que je vais faire un peu comme tout le monde, trouver un logement, de quoi vivre… Je ne sais pas encore si je vais m’installer longtemps ou si je voyagerais. Dans tous les cas, personne ne peut connaître son futur pas vrai ? Si il y a trop de réfugiés de guerre, la vie là-bas sera très compliqué. Donc j’étudierai la situation là-bas, et je réagirai en fonction…
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Re: [Hans Dietöt]Laisser entrer le loup dans la bergerie

Message par [MJ] Le Prophète »

La seconde journée à cheval se passa de manière presque identique à la première. Les patrouilleurs qui l'avaient pris en charge ne parlaient guère, plus occupés à regarder diverses traces au sol, ou semblant essayer de voir dans les bois les signes d'une embuscade. Mais rien ne se passa et l'installation d'un campement sommaire. pour la nuit fut rapidement réalisée.

Une fois installé, les patrouilleurs échangèrent enfin quelques mots avec Hans et lorsque celui-ci leur évoqua ce qu'il comptait faire, leur chef l'informa de la situation.

Je vais être honnête avec vous, même si un certain nombre d'entre eux est parti, il reste encore beaucoup de réfugiés à Carroburg et les taudis sont nombreux aux abords de la cité. Je pense que vous pouvez vous faire une place là bas, mais ça sera compliqué et vu que votre village a été totalement détruit et que personne ne semble vouloir y retourner ...

Il s'interrompit quelques instant et reprit :

Enfin, nous ferions mieux d'aller dormir, nous devrions arriver demain à Carroburg, si rien ne vient nous retarder

Et Hans, à cet instant, se rendit compte que son corps n'avait pas apprécié de rester encore une journée complète sur un cheval avançant à bon rythme et manifestait son mécontentement via des courbatures douloureuses, qui, heureusement, ne l'empêchèrent pas de dormir.
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La nuit se passa sans réelle encombre, à l'exception des muscles fatigués de Hans qui semblaient continuer leur rébellion contre une nouvelle journée à cheval. Il parvint à monter sur le cheval avec de l'aide et repartirent tous en direction de Carroburg.

Sur le chemin cependant, Hans ne se netait pas serein et vu que les chevaux semblaient piaffer et que leurs maîtres avaient, pour certains, la main sur l'arme et regardaient frénétiquement vers la forêt. Soudain, leur chef sembla apercevoir quelques chose sur leur droite car immédiatement, il leur dit

Au galop, vite !

Et, avec l'accélération, Hans ne put que discerner dans les bois une sorte de silhouette. A moins qu'il ne s'agisse d'un simple tronc d'arbre étrange ? Mais en tout cas, le patrouilleur l'avait bien vu et cela semblait suffisamment inquiétant pour qu'il décide de mettre de la distance entre cette endroit et eux.


Enfin, après un rythme effréné, les chevaux semblant sur le point de s'écrouler, ils arrivèrent en vue de masures, entourant une ville fortifiée. Leur destination était face à eux. Carroburg. Les chevaux commencèrent à ralentir et les patrouilleurs s'arrêtèrent.

Vous voici arrivés à Carroburg, Hans. Puissiez-vous vous y faire.

Ils firent descendre leur passager et firent un détour, afin de trouver l'entrée de la ville, cachée par la misère ambiante. Mais à peine les cavaliers eurent-ils disparus, que quelqu'un le prit par l'épaule pour le retourner tandis qu'ne voix qu'il reconnaissait lui parlait.

C'est pas possible, c'est bien le Hans Dietöt. On pensait que t'avais disparu depuis la destruction du village, on te pensait mort !

Cette voix, et cette silhouette, il la reconnaissait parfaitement. C'était celle de Lothric, un voisin lorsque Hans travaillait encore aux champs. Il n'avait jamais réellement cherché de noises à ses frères ou à lui et il semblait vraiment surpris de le voir ici.

Hans Dietöt, de retour et vivant. Les dieux étaient avec toi, mon gars. Ton frère sera ravi de te revoir
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