[RP libre] [Rin] Les morts ne racontent pas d'histoires...

Nippon, aussi connu sous le nom d'Empire du Soleil Levant, est un empire humain basé sur une île à l'est des côtes de Cathay. C'est un état indépendant peuplé de robustes paysans, de marins et de seigneurs féodaux, les Shoguns. La région est sous dictature, le Shogun Yoritomo Ieysau dirigeant Nippon d'un main de fer. Les paysages sont plaisants, mais les étrangers n'y sont pas les bienvenus. Ils y sont d'ailleurs très rares, car même si pour les Cathayens, ce n'est pas un petit voyage, très peu de gens du Vieux Monde arrivent à destination.

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Rin « Kage no kama »
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[RP libre] [Rin] Les morts ne racontent pas d'histoires...

Message par Rin « Kage no kama » » 30 juin 2019, 21:13

« C'est de ta faute, tu ne nous as pas prévenu »


Ces paroles froides étaient revenues, je mettais cachée, les bruits du massacre c'était estompé… mais des chuchotements se faisait entendre, non loin, des chuchotements distants et pourtant si proche, juste de l'autre côté du pan du placard. Je voulais partir, mais il n'y avait qu'une seule sortie. Je tentais de respirer lentement, de me clamer, de me rassurer. Quelqu'un va venir me chercher et me sauver… je devais attendre, faire comme maman l'a dit, rester cacher et attendre.


« Rin ? »

« Pourquoi tu ne nous as rien dit, nous sommes tous morts et toi la responsable est toujours vivante… pourquoi toi ? »


Il y avait des grattements qui commençait à parcourir la toile fine qui me protégeait de ce qu'il y avait de l'autre côté. Une petite lueur c'était allumé, je pouvais des ombres, des silhouettes de l'autre côté… et une main qui grattait, cherchant à ouvrir. Prise d'une terreur intense d'être à la merci de la chose qui cherchait à ouvrir, je vins plaquer mes mains de petites filles pour empêcher à la porte de glisser sur le côté. La main, elle, avait trouvé l'ouverture et commençait à forcer pour ouvrir, je ne me laissais pas faire, mais la peur me faisait trembler et transpirer à grosses gouttes, j'avais de moins en moins de prise. Une de mes mains glissants et l'armoire vint s'ouvrir de quelque centimètre avant que je la referme violement de mes mains, mais tout en me faisant mal au poignet. Pourtant, malgré la douleur, je devais absolument tenir, qu'importe que j'avais mal.


« Rin ? »

« Tu aurais dû mourir aussi, ta survie est une erreur et tu le sais… tu vas nous rejoindre, nous offrir de ta chaleur… il fait si froid ici. »


Le grattement vint s'arrêter et l'ombre de la main disparu… ainsi que celle des silhouettes, il ne restait plus que la lueur… une lanterne surement. Il n'y avait plus de bruit, plus de chuchotement. Est-ce que je pouvais enfin sortir ? J'avais le droit ? Je n'étais pas sûr, maman ne m'avais pas dit quand je pouvais sortir… juste de rester là et d'attendre… mais quoi ? Je réfléchissais, mais j'avais chaud, terriblement chaud ici… et soif. Dehors il n'y avait plus de bruit, peut être que je pouvais sortir. Tout en m'excusant à l'intérieur pour désobéir, je vins ouvrir lentement l'armoire, observant à l'extérieur le tatami d'un blanc impeccable et la petite lanterne en papier d'un jaune chaleureux sur une petite table basse d'un bois noir. Il n'y avait personne ici… je pouvais sortir.


« Rin ? »


Mais alors que je sortais a quatre pattes, une main glaciale et mouillée vint agripper ma cheville, ma respiration ne fit qu'un tour dans ma poitrine et mon corps vint battra la chamade comme un tambour. Mais à part les battements de mon cœur assez brouillant pour que la déesse solaire puisse l'entendre… le silence était devenu aussi absolu que le nouveau froid glaciale qui brulait la peau de ma cheville. Je vins tourner la tête lentement vers ce qui m'avait attrapé dans le placard, craignant ce que j'allais voir.


-Je t'ais dit de rester… tu ne m'as pas obéi.


Maman était là, allongé sur le sol comme un corps désarticulé sur le ventre, son Kimono vert défait et sanguinolent, sa peau d'un blanc intense et surnaturel contrastant avec ses longs cheveux noir, ses yeux braqués vers moi, et sa gorge ouverte, ou venait toujours s'écouler lentement ce liquide rouge de la vie. Sa main agrippée à ma cheville était couverte de son sang, mais pourtant serrant de plus en plus fort, me faisant terriblement mal. Mais je ne ressentais que peu la douleur contrairement à la peur de voir ma propre mère morte, mais qui pourtant…


-Tu m'as désobéi.


Elle vint alors me tire violement vers elle, je fis mon possible pour me retenir sur le sol avec mes doigts, griffant le tissu du Tatami puis le bois de l'intérieur du placard, mais sans succès, sa force était trop grande, je me retournai mais elle envoya sa deuxième main vers mon visage et…


-Rin !?


Je pris une inspiration rapide et brutale tout en ouvrant les yeux, me redressant d'un coup hors de mon Futon, mon corps étant grêlé de goutte de sueur alors que je respirais très rapidement, tentant de me calmer le plus possible. Je regardais autour de moi, je n'étais plus dans le placard, ni dans la maison de mon ancien village… j'étais au temple, dans ma chambre. Je reconnaissais le tatami beige ainsi que le petit mobilier de bois noir, quelques fois décoré de tige de bambou peinte à la peinture blanche. Je vins me prendre ma tête dans les mains tout en expirants lentement… enfin sortie de ce cauchemar. Grace à Amane d'ailleurs.



Tout en retirant mes mains de mon visage, je portais un regard sur la petite fille aux cheveux noirs avec deux petites couettes. C'était Amane, une des veilleuses qui maintenant m'accompagnait, une fillette adorable avec qui je m'entendais très bien. Elle était déjà habillée avec un Hakama rouge et un haut de Kimono blanc rentré dans l'Hakama, la tenue habituelle des veilleuses ou veilleurs. Je vins alors l'embrasser sur le front pour la remercier de m'avoir réveillée, j'ose à peine imaginer combien de temps le rêve aurait pu durer. Elle se contenta simplement de rire avant de répondre.



Image-Dois-je comprendre que j'ai bien fait de te réveiller ?


Son sourire vint néanmoins s'effacer et elle prit un air plus inquiet.


Image-C'est la première fois que je te vois faire un cauchemar aussi violent, tu es sûr que ça va ?


En effet, même si depuis plusieurs semaines ils c'étaient mis à m'attaquer aussi dans mes rêves et plus simplement pendant que je dors à m'empêcher de dormir, celui-là avait été plutôt… Remarquant qu'Amane me regardait avec attention, je me mis simplement à lui offrir un sourire rassurant tout en hochant la tête. J'approchai alors mon index de sa joue et de ce doigt je fis comme si je lui dessinais un sourire de ce côté de la bouche. C'était ma façon de dire qu'elle n'avait pas à s'en faire et que tout allait bien. Et j'eu la réponse que j'attendais, elle vint sourire avant de se lever et de se diriger vers un Fusuma dans le mur qu'elle ouvrit, révélant de l'autre côté un large meuble ou se trouvait de nombreux rangements sur les coté, mais surtout un petit autel au centre ou brûlaient lentement deux bâtons d'encens.



Alors que la petite Amane cherchait dans l'armoire, je tournais la tête dans la direction opposée pour voir deux autres Futon. Celui d'Amane qui était vide et celui de Minamo, une autre veilleuse qui m'était affectée. Celle-là était plus… étrange… elle était gentille… du moins… des fois. Mais avant d'étrange passion et le don de rendre mal à l'aise très facilement avec celle-ci et des questions très bizarres. Pourtant, il semble qu'elle m'aime bien… je crois, je n'ai jamais été très sûr de ça. Toujours est-il qu'Amane revint vers moi avec mes vêtements et m'aida à m'habiller. Je ne mis pas le haut tout de suite, je ne savais pas Yashuu avait prévu pour aujourd'hui… mais si ça se trouve nous n'allons pas sortir… du coup il fallait laisser les tatouages à l'air libre. Je remerciai la petite veilleuse avant de me lever et de m'accroupir auprès de Minamo. Elle semblait bien dormir, mais une veilleuse n'était pas très efficace si elle dormait toute la journée. Je vins passer ma main sur son épaule pour la secouer tout doucement jusqu'a ce qu'elle soit réveillée. Finalement, elle parvint à ouvrir les yeux et son regard alla dans ma direction, accompagné d'un sourire amical.



Image-J'ai rêvé de toi, tu parlais et t'avais une jolie voix… même quand t'avais mal.


N'étant pas trop sûr de comment prendre cette phrase, je me contentai de lui rendre un petit sourire et de hocher la tête avant de pointer de doigt l'armoire a vêtement, à droite de l'autel. Minamo souffla et fit la moue tout en fermant les yeux avant de lâcher un « d'accord » plein d'abandon. Elle se leva finalement et pendant qu'elle s'habilla, le Fusuma entre ma chambre et le couloir s'ouvrit d'un coup, de l'autre côté se trouvait Hisame, habillée comme Amane et Minamo, mais elle avait de longs cheveux noir descendant jusqu'aux fesses accompagné de deux mèches sur sa poitrine allant jusqu'à ses hanches. Elle était du genre à parler comme une adulte et si selon la hiérarchie du temple, j'étais censé entre juste en dessous de Yashuu, au final, c'était Hisame qui ordonnait derrière Yashuu. Il était clair que pour une petite fille de neuf ans, elle parlait toujours de manière assurée et légèrement autoritaire. Et puis, Yashuu ne c'était jamais caché que c'était sa préféré, surement dû à une loyauté d'Hisame vers la grande prêtresse frôlant parfois le fanatisme.


Image-J'ai entendu ta clochette dans le couloir Rin, je savais que t'étais réveillée.


Mon regard vint passer sur ma cheville ou d'un mouvement de main rapide je vins relever le côté droit de mon Hakama pour y voir là le tissu rouge autour de ma cheville et les deux clochettes dorées. Je l'avais tellement porté que des fois je n'entendais même plus le son que les clochettes si je n'y faisais pas attention. Mon attention se reporta alors vers Hisame. Elle n'était pas du genre curieuse… du moins pas cette curiosité, si elle était là, elle avait quelque chose à dire et surement un ordre de Yashuu.


Image-On va sortir apres la prière du matin, avec Yashuu on va alltu vas provoquer leurs morts à eux aussi »


Je secouai la tête vivement tout en observant Hisame avec des yeux ahuris… n'ayant pas trop compris ce qu'il c'était passé. La veilleuse, souffla du nez avant de reprendre.


Image-On va aller avec Yashuu dans la foret au nord… t'es devenu sourde en plus d'être muette ? Retrouvez Yashuu dans la petite coure.


Elle ferma le fusuma et j'entendis ses petits pas s'éloigner. De mon côté, je me contentai simplement de soupirer et de retourner auprès de Minamo ayant du mal à faire sa ceinture de Kimono. Je vins l'aider avant de lui mettre sa petite fleur rouge habituelle dans les cheveux sur le côté droit. On allait sortir une nouvelle fois et j'espérais pour une affaire plus importante que les précédentes.
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Rin « Kage no kama », Voie de l’Exorciseur
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Re: [RP libre] [Rin] Les morts ne racontent pas d'histoires...

Message par Rin « Kage no kama » » 07 juil. 2019, 17:31

Image-Rin ? Qu'est-ce que tu crois qu'il serait le plus marrant quand je serais grande ? Ritualiste ou tatoueuse ?


Minamo semblait en forme apparemment, remarque, elle l'a toujours été, de son réveil à son couché elle est du genre à être plutôt dynamique. Elle a juste besoin… d'être réveillée. Cependant, je pouvais difficilement répondre à sa question car, les deux demandes beaucoup d'application et de sérieux. Du moins… ça je le savais pour les tatoueurs sacré… mais les ritualiste… on ne les voyait que très rarement, enfermé la plupart du temps dans le temple intérieur et même moi je n'y aie jamais accédé. Les seuls que j'ai pu voir comme la majorité du temple sont les « architectes »… tout simplement car ce sont les seuls qui ne sont pas enfermés dans le temple intérieur, ce sont des prêtres doublés de constructeur. Ils sont là en cas de dernier recourt si… un rituel de protection ou un tatouage viendrait à se rompre et à déchainer les malheur enfermé. Finalement, en regardant la petite Minamo, je me contentai de designer les tatouages à mon bras avant de la pointer du doigt, pourquoi ne voulait-elle pas faire prêtresse tatouée ?


Image-Naaaaan… ça m'intéresse pas ça fait mal, mais par contre j'aimerais bien en faire faire.


Elle n'aimait pas parce que ça faisait mal, mais par contre elle aimerait bien en faire faire aux autres… c'était tout elle, cependant, elle avait encore le temps d'y réfléchir, elle n'avait que sept ans au final. Amane restait silencieuse, sa main dans la mienne alors que nous marchions dans les corridors sombres du temple. A cette heure, malgré que l'activité fût normale, peu de bruit était vraiment audible. Ça est le fait que les murs naturellement de couleurs blanches étaient plutôt décrépis, donnait un aspect très lugubre au temple. Il était vraiment que toute la structure était plutôt vieille, plusieurs siècles en arrière. Mais pour autant, je n'ai jamais vraiment compris pourquoi les patriarches ou matriarches supérieurs ont été toujours très réticent à toutes rénovations. Sous prétexte que cela dénaturerait le lieu ? Des réparations et agrandissement ont été fait bien évidement mais uniquement si cela était vraiment nécessaire et toujours sous la supervision très scrupuleuse des Architectes.



Mais au final, le temple était toujours debout et pour longtemps, j'imagine que c'était surtout ça le plus important, que les malheur des gens restent bloqués ici ou dans le corps d'un prêtre ou d'une prêtresse. Tout en avançant, le planchait craquait sous nos pas et surtout sous ceux de Minamo qui courrait dans tous les sens devant nous en battant des bras comme un oiseau. Elle aimait bien les animaux oui… malheureusement pas vraiment pour les bonnes raisons. Mais à force d'avancer, en ouvrant un fusuma séparant nous permettant de rejoindre une petite cour intérieur, je me rendis compte qu'il y avait d'autre pas avec nous qui se stoppèrent rapidement, presque en même temps. Je me retournai alors simplement pour voir une troisième petite veilleuse, la quatrième affecté à moi et la grande prêtresse Yashuu. C'était Shigure, qui me dévisageait avec un étrange sourire, mais qui au final ne faisait que cacher le fait qu'elle me détestait.



Image-Je croyais que j'étais en retard… je peux manger avec vous ?


Je hochai la tête, acceptant sa demande tout en sachant bien qu'elle ne c'était pas levé en retard et qu'elle avait dû m'espionner depuis que Hisame était venu nous avertir. Shigure était une fouineuse qui détestait les secrets et voulait tout savoir sur tout le monde. Elle a donc les oreilles qui pendent partout pour grappiller le moindre petit ragot ou secret… sauf que pour moi… elle ne peut presque rien avoir vu que je ne peux plus parler. Et ça, elle ne le supporte pas. Je continuai d'avancer tout en sachant que derrière moi, elle recommencerait à être la petite fouineuse qu'elle est, cherchant la moindre indication de quelque chose à connaitre sur moi vu qu'elle ne pouvait faire autrement. De mon côté, je n'ai pas d'attitude négative envers elle… elle est encore jeune, tout juste huit ans, elle comprendra… un jour peut-être.



Le réfectoire était une grande sale très spartiate, presque pas de meuble, juste un large foyer au milieu dans un trou bien sculpté ou se trouvait une large marmité ou deux veilleurs étaient à la charge de préparer la soupe Miso du matin. Je me contentai simplement de prendre un bol plein et d'aller m'asseoir dans un coin, quelque autre prêtres et prêtresse était présent, mais très peu parlait entre eux. Non pas à cause d'une quelconque gène entre prêtres… mais surtout par tradition. « On entend mieux les esprits de douleur gémir quand le temple et au silence. » Une citation certes dérangeante au premier abord, mais qui a tout son sens ici. Est-ce que par contre ceci est vraiment efficace ? Je ne saurais dire… mes proches étaient toujours là et personnes autres que moi n'entendaient leurs plaintes.



Image-Rin ?


Je levai la tête Amane qui avait fini à moitié son bol.


Image-Tu as entendu la chanson cette nuit ? Elle était belle, ça venait du temple intérieur. Tu… pourras demander à Yashuu ce que c'était ?


Je hochai la tête avec un sourire même si je n'avais pas entendu de musique cette nuit. Surtout un rituel, certain temple utilisait la chanson pour apaiser les Kami ou les appeler a eu, peut être que c'était le cas ? Toujours est-il que je ne savais pas trop comment demander ça à Yashuu, je n'avais pas vraiment le droit d'être curieuse à ce sujet, du moins pour l'instant, j'étais encore à mes débuts en tant que prêtresse. Toujours est-il que cela m'intrigua quelque peu… même si cela ne serait pas la priorité, nous allions sortir. Hisame vint enfin nous rejoindre, mais elle ne prit pas de bol, surement avait-elle déjà mangée. Toujours est-il qu'elle vint nous rejoindre tout en s'asseyant en tailleur devant moi, mais tout en restant proche de Shigure. Ces deux la s'entendaient plutôt bien. Elle dormait la plupart du temps avec Yashuu, tandis que moi j'étais avec Minamo et Amane. Même si, Minamo était du genre à beaucoup apprécier Hisame.



Au final, les caractères des différents veilleurs ou veilleuse étaient dû à l'environnement… l'enfance ici n'était pas vraiment « normal ». Dans mon cas j'ai eu la chance d'avoir deux mentors très attentifs à moi. Mais pourquoi Hasame était-elle « normal » là où les trois autres non ? Impossible de vraiment savoir, toute les quatre ont eu la même mentor avec Yashuu. Hisame resta silencieuse, me regardant juste. A la fin du petit déjeuné, nous nous relevâmes tous pour nous rendre à l'extérieur de la pièce pour rejoindre la salle des prières et surtout Yashuu. Cette dernière n'était par ailleurs pas très loin. Une fois rentrée dans la cour intérieur centrale elle fut visible proche de plusieurs stèle semblable à des tombes. Et d'une certaine façon, elles étaient des tombes, elle marquait la mémoire des Architecte mort pour protéger le temple de ce qui était enfermé à l'intérieur. Car, oui, il y a déjà eu des moments ou les malheurs enfermés refaisaient surface… à cause d'accident, d'erreur humaine… ou de catastrophes naturelles. C'était bien entendu rare et heureusement… mais suffisamment important pour condamner le temple pendant plusieurs jours… voir, condamner certaines ailes du temple de manière définitive car, le mal étant trop fort pour être chassé. Les Onis n'étaient jamais très loin sur l'ile… la puissance des malheurs étaient donc généralement très fort. Et pour les architectes morts, on ne sait pas vraiment, ce qui est sûr c'est que les corps ne sont jamais récupérés dans les ailes condamnés, trop dangereux. Ce qui est… un sort peu enviable. Mais tous dans ce temple savent très bien que nous n'aurons pas une mort tranquille.



Je vins m'approcher finalement de la grande prêtresse envers qui j'étais affecté alors qu'Hisame vint tout simplement me passer devant pour tirer la manche de Yashuu et de nous pointer du doigt. La grande prêtresse était bien plus couverte que le reste des autres prêtres, a sont statue, elle ne peut plus vraiment recueillir d'autre malheur en elle, elle se couvre donc pour éviter un trop grand surplus qui viendrait… étendre le tatouage trop jusqu'à toucher les yeux. A partir de ce moment-là, les yeux deviennent une sortie du malheur et un cataclysme se crée. Même si, jusqu'à maintenant, il n'y a eu qu'un seul cas d'un tel évènement et c'était il y a très longtemps. Elle portait donc un Kimono complet et seul les tatouages de son visage et de ses mains étaient visibles. Elle avait de longs cheveux noirs en natte grisonnant accompagné d'un visage sévère mais un peu fatigué de cinquante ans. Je m'inclinai alors quasiment à la perpendiculaire et elle me rendit un salut bien moins avancé, se contentant de s'incliner juste un peu. Etant ma supérieur, c'était normal que je devais être celle qui s'inclinait le plus.



-Kage no Kama.


Je me contentai de la regarder avant de baisser de nouveau la tête. Normalement j'aurais dû l'appeler par son nom de prêtresse… mais j'étais un peu limité de ce côté-là. Du coup nous avions convenu à ceci avec elle. Yashuu se contenta alors de poser sa main sur la tête d'Hisame et la remercier avant de s'approcher de moi et me redresser délicatement avec une main. Elle porta son regard ensuite sur mon tatouage, cherchant apparemment un agrandissement ou une évolution, regardant surtout le ventre et le visage. C'était commun pour les nouveaux prêtres et prêtresses, c'était pour vérifier sur l'ont ne captait pas trop de douleur… personnel. Mais il semblait que dans mon cas… j'étais dans la normalité. Bien entendu, l'agrandissement du tatouage extérieur n'était que la face immerger de l'iceberg car, à l'intérieur, le tatouage rentrait plus profondément dans la chair.


-Bien… Shigure m'avait dit que tu avais le sommeil agité, je voulais surtout vérifier que cela n'aggravait pas le tatouage. Tu es Forte Kage no Kama, c'est bien.


Elle se retourna et me fit alors signe de la suivre ce que je fis avec les autres veilleuses derrières moi, nous rentrâmes a l'intérieur, en direction du grand hall pour rejoindre la salle des prières. Je regardais du coin de l'œil la jeune Shigure. Il fallait croire qu'elle m'espionnait dans mon sommeil maintenant. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi aller si loin mais… je savais que je ne pouvais pas y faire grand-chose. Néanmoins, j'étais sûr que je la voyais sourire. J'allais devoir m'attendre à ce qu'elle recommence.


-Hisame t'as prévenu, nous allons dans la foret, des samouraïs Shinzei ont découvert un lieu habité maintenant vide, sans aucune trace de massacre digne des samouraïs noirs, ils pensent à une force maléfique invisible.


Une force invisible… des Onis ? C'était bien la première fois qu'ils allaient aussi loin aussi discrètement… ou alors des morts ? Je fis alors comme une grippe attrapant mon cœur, ma façon de dire « Yurei ». Yashuu se contenta de hausser les épaules sans plus répondre. Elle n'en savait pas vraiment plus. En entrant dans le grand hall, nous virent alors plusieurs samouraïs en armure présent, semblant attendre quelqu'un. Les couleurs noirs et or indiquaient sans mal leurs clans… des Shinzei. Yashuu les regarda d'un coin de l'œil et me fit signe de m'arrêter.


-Attend donc.


Elle s'éloigna alors vers eux, engageant la parole avec un des huit samouraïs, me laissant seule avec les quatre veilleuses mais pourquoi le patriarche supérieur n'était-il pas la justement pour réceptionner les étrangers ? Et je devais bien admettre que je ne le voyais plus beaucoup maintenant, si ce n'est presque plus.
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Re: [RP libre] [Rin] Les morts ne racontent pas d'histoires...

Message par Rin « Kage no kama » » 17 août 2019, 14:22

Il y avait un paradoxe étrange avec les Shinzei, qui à la fois me rassurait et me rendait mal à l'aise. Avant de devenir le célèbre clan tueur d'Oni et de samouraï noir qu'ils sont aujourd'hui, les Shinzei avaient à peine autant d'honneur que des Yakuza. Des samouraïs justes intéressés par avoir plus et plus de pouvoir… et d'or… en très grande quantité. Ils avaient beaucoup bénéficié de l'emprise de l'Impératrice Noir et de son armée invisible sur l'archipel. Mais avec l'arrivé des onis sur l'ile, ils changèrent radicalement, mais tout en conservant leur nom, Shinzei… sauf qu'au lieu de récolter des taxes d'or sur les paysans… ils récoltent maintenant des taxes de leur propre sang quand ils combattent en permanence les Onis. C'était donc certes des samouraïs ayant appris combat l'honneur et le sens du sacrifice à la dure… mais le fait de garder leur ancien nom disait peut être qu'il n'était pas devenu aussi blanc que les histoires veulent le faire croire. Ou alors qu'ils attendent simplement le retour à une situation normal pour revenir à leur ancien travers.



Situation normal… au final, c'est devenu leur situation normale.



Yashuu discuta précisément à un petit samouraï d'âge avancé et aux longues moustaches avec le menton garnis d'une barbichette en pointe. Il ne portait pas de décoration plus riche que les autres ou visible, mais le fait qu'il se tenait tout en avant par rapport aux autres indiquait qu'il était le responsable de ce petit groupe. Tout en se grattant son crane dégarnis, l'homme sembla pour le moins inquiet… du moins, autant qu'un samouraï puisse le montrer car, aller trop loin dans ses émotions et généralement vu comme un signe soit de faiblesse, soit de non contrôle de sa personne. Dans les deux cas, voire de l'inquiétude sur le visage d'un samouraï aussi âgé révélait que la raison de leur présence n'était pas juste une simple visite de courtoisie. Mais en observant d'ici, impossible d'en savoir plus.



Puis finalement, Yashuu et les samouraïs se saluèrent avant de s'éloigner, la matriarche revenant vers moi. Je désignai ma bouche avant de montrer du regard le samouraï de petite taille qui quittait le hall, avant de pointer à tour de rôle moi et Yashuu deux trois fois de suite. Yashuu ne répondit pas tout de suite, se contentant de me demander de la suivre pour se diriger vers la salle des prières ou en chemin elle m'expliqua ce qui c'était passé.



-Le patriarche supérieur est indisposé pour l'instant, le clan Shinzei à besoin d'un intermédiaire temporaire pour toute affaire nécessitant notre intervention.


C'était logique, même si je ne pouvais m'empêcher de me demander qu'est ce qui retiendrait aussi longtemps le père supérieur. Mais ça je ne pouvais pas poser la question, en aucune façon. De toute manière Shigure allait fouiner, même si elle ne risquait pas d'aller bien loin, ça ne la découragerait pas le moins du monde. C'était d'ailleurs là le problème avec elle, c'était une veilleuse avec… un respect difficile des règles… surtout celle qui l'empêchait d'en savoir plus. Les seules règles qu'elle respectait au doigt et à la lettre… étaient celle de Yashuu.



La prière ce fit… comme à son habitude… calme. C'était une très grande salle, peut garnis en décoration, le sol couvert de tatami et éclairé par des flambeaux et chandelier. Le seul meuble était un autel au bout de la grande salle en forme de losange, un autel noir avec des fines lignes blanches, partant du centre vers le sol. Derrière l'autel, une large porte de pierre avec un verrou imposant : c'était l'accès au temple intérieur. D'habitude, c'est le patriarche supérieur qui s'occupe de la prière du matin, se tenant derrière l'autel à réciter la prière accompagné de ses veilleurs orchestrant une musique sacré pour accompagner. Mais cette fois il n'y avait personne, il fallait donc se contenter du silence pour seul compagnon… malgré que la pièce était pleine à craquer de prêtres et de veilleurs. Et pourtant, malgré ce monde… pas un seul chuchotement, pas un seul petit bruit de mouvement, ni même un craquement de bois indiquant que le bâtiment vieillis… sauf moi… avec mes clochettes. C'était étrangement le seul bruit autorisé pour une raison que seul le patriarche supérieur savait.



La seule déception que j'avais avec ses prières, c'était que je ne les faisais plus avec mes deux anciens mentors. Les tatoueurs sont les seuls à être maintenant éloigné des prêtres et ritualiste malgré leur présence hors du temple intérieur. Ça je le savais depuis le jour où j'avais décidé de devenir prêtresse… et même si je pouvais les croiser très rarement… Ryozo et Ito me manquaient. J'avais demandé une fois à pouvoir faire une prière avec eux, mais cela avait été refusé, considéré comme trop dangereux maintenant que j'étais tatouée… mais sans me dire pourquoi c'était trop dangereux. Peut-être que ça avait quelque chose à voir avec l'encre… ou que le rituel de la prière était en effet dangereux pour les porteurs de tatouages. Difficile à dire, on ne pouvait jamais avoir d'explication si on ne possède pas le bon rang. Et ça par contre, l'explication est très simple : un secret et mieux gardé, s'il y a peu de gardien. Je pense qu'il est surement facile d'imaginer que certain accident dans le temple sont peut-être dû à des secrets qui se sont échappés… peut être… je ne sais pas.



-Tu causeras un cataclysme à ce temple comme tu l'as causé à ton village.


Sans vraiment réfléchir à l'origine du bruit, alors que j'étais assise en tailleur les yeux fermé et mains sur les genoux, je rouvris les yeux pour regarder sur ma droite l'origine du bruit pour ne voir que Hisame dans sa prière… encore un fantôme du passé j'imagine.



La prière terminée, ne revinrent au grand hall pour sortir à l'extérieur, je vins mettre mon haut alors que nous nous approchions d'un petit groupe qui nous attendais. Nous n'allions pas faire le chemin jusqu'au fameux village à pied, cela reviendrait a bien trop loin et surtout trop dangereux. Il y avait un village non loin du temple qui nous fournissaient des transports et des personnes heureuses de nous escorter. Des Ashigarus en grande partie mise à disposition par les Shinzei, armée de Naginata pour une meilleure efficacité de défense. Le mieux aurait été un sabre mais… cela aurait été très mal vu par les samouraïs. Ils avaient amené une charrette de transport en bois tiré par deux chevaux. Il y avait un toit en tissu nous enveloppant pour que nous puissions avoir un peu d'intimité et un coffre dans le fond ou se trouvait tout le nécessaire pour le voyage… pour nous du moins, les paysans portaient leur affaire sur leur dos. Je m'installai avec les veilleuses pendant que Yashuu terminait de régler quelques détails avec les Ashigaru et les conducteurs.



Image-Je pense à un méchant monstre de la foret qui a fait fuir les habitants car il voulait les manger.


Au moins avec Minamo, on entrait dans le vif du sujet très rapidement, je me demandait d'ailleurs comment elle faisait pour garder un calme aussi parfait durant la prière, mais a côté… elle était au contraire incapable de tenir en place. Heureusement que je n'avais pas été une fille aussi bavarde avant, sinon j'aurais mal vécu le fait de devenir muette. Cependant je me contentai de sourire tout en plaçant mon poignet devant ma bouche, ma façon à moi de rire.


Image-Bah quoi… c'est vrai si ça se trouve !? J'ai entendu parler un moment d'un gros monstre a tête de lion avec des tentacules pour crinière et des pattes d'hippopotame et plein de gros crocs dans la bouche, une grande langue !! Et il chatouille les gens et il les mange !!


A en observer le regard que lui jetait Hisame, j'étais heureuse de ne pas être la seule à me demander où elle sortait tout ça. Ou alors simplement que je n'avais plus mon âme d'enfant… et de même pour la petite Hisame. Cependant je devais bien admettre que même si elle était bizarre et parfois clairement glauque… elle avait une imagination débordante et ça avait l'effet de me relaxer. Elle commença alors à se justifier à Hisame qui ne la croyait pas du tout et de mon côté je vins simplement approcher mon doigt sous son bras pour la chatouiller… ce qui eut pour effet de la faire bondir sur son banc.


Image-Hey !! Rin !!


Je me contentai de hausser les épaules avec un petit sourire, Minamo elle, fit la mou en croisant les bras, mais finalement aborda elle aussi un sourire qui indiquait assez vite ses objectifs futurs pour se venger.


Image-Mouai… rira bien qui rira la dernière…


Yashuu rentra à ce moment, lâchant un long soupir devant ce spectacle de gaminerie, mais sans rien dire à ce sujet. Apres tout on ne pouvait pas reprocher à une enfant d'agir… comme une enfant. Et dans mon cas, je n'avais pas vraiment d'excuse, mais mes mentors jouaient avec moi pendant que j'étais veilleuse et personne ne s'en ait plein. J'étais en tout cas bien conscience que la vieille prêtresse n'était pas très porté sur ce genre de plaisanterie, je faisais donc attention a quand êtres plus sérieuse.



Hisame et Shigure vinrent vite s'asseoir à côté de Yashuu qui tenait un rouleau de parchemin que la petite Shigure regardait du coin de l'œil, surement très intrigué par son contenu. Des informations sur le village en question peut-être. Le chariot commença à avancer lentement, nous étions en route pour le village… en espérant que cela ne dure pas longtemps et que nous ne rencontrerions pas de la mauvaise compagnie en chemin.
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Rin « Kage no kama », Voie de l’Exorciseur
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Rin « Kage no kama »
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Re: [RP libre] [Rin] Les morts ne racontent pas d'histoires...

Message par Rin « Kage no kama » » 22 sept. 2019, 02:18

L'ile d'Haikido était véritablement une région bien maudite. En temps normal, toute région durement frappé par le Shi ou les Onis étaient alors purifié par les autorités de l'Empereur et les rares habitants, s'ils pouvaient être purifiés, était alors évacué de la zone pour pouvoir se réinstaller. Mais pourquoi Haikido n'avait pas été purifié par les autorités impériales ? Il y avait deux réponses à cela. La première était plutôt simple et compréhensible : l'infection était bien trop forte et prononcée depuis la grande invasion des Onis. En tous ces siècles… la frontière n'avait d'ailleurs que très peu avancé. Mais là le problème était d'ordre mental, tout le monde craignaient les démons et si les vaincre était une chose, vouloir progresser dans leurs territoires maudits étaient une autre. Mêmes les plus grands samouraïs n'allaient jamais au-delà du fleuve des larmes… dans le territoire souillé de l'ile. Et la deuxième réponse était d'ordre d'honneur, c'était un territoire Shinzei… le clan n'acceptait que donc très rarement l'aide d'autre clan pour des opérations conjointe. Mais c'était une chose parfaitement normal dans l'archipel, aucun clan ne prendrais bien le fait d'avoir un rival venir résoudre LEUR problème. Cependant, en temps de crise, les Shinzei acceptaient des rassemblements impériaux des différents clans pour les aider.



En attendant, les habitants résidants en dessous de la frontière mortel séparant le Haikido non corrompus et le territoire maudit, continuait leurs vies comme ils le pouvaient. Apres tout, ils ne pouvaient pas quitter leur maison ancestrale. Alors ils restaient et s'accommodaient, travaillant pour vivre et célébrant pour s'échapper de leur quotidien morose. De nombreuses fêtes avaient été créés dans plein de village différent, sur des thèmes divers et varié. C'était d'ailleurs assez amusant de voir ses villages ternes s'illuminer à chacune de ses festivités comme si la menace des samouraïs noirs n'existaient pas. Ma préférée était le Kyokinohi, une fête durant toute une journée ou les différentes castes étaient abolies pour tout le monde qui voulait participer à la fête. Bien sûr, cela ne voulait pas dire que tout le monde faisait n'importe quoi, il fallait respecter l'autre… mais pas comme un samouraï ou un grand artisan, mais comme un individu, un frère ou une sœur de clan. Une samouraï pouvait donc discuter avec un boucher et tissé des liens d'amitié là où ça aurait été impossible autrement. J'y avais été une fois… avec Amane… en rentrant Yashuu nous avait fait passer le savons de notre vie… mais je ne regrette pas… pas sûr que je retente cela dit.



Le voyage fut long est pas vraiment relaxant, les routes étaient difficilement praticables et ce qui rendait le tout très secouant. Impossible donc de méditer ou de se reposer alors que nous venions juste de sortir du village de Shikage. J'essayais de questionner Yashuu sur notre destination, indiquant simplement que nous allions aller plus à l'ouest, un peu plus loin que Hirosaki… un sacré trajet. Il était clair que nous allions en avoir pour plusieurs jours mais je devais bien admettre que c'était bien la première fois que je partais aussi loin mais d'un autre coté… je m'aventurais plus ou moins en terrain inconnu. C'était étrange, j'en étais heureuse car, si j'étais envoyé si loin cela voulait alors dire que j'étais reconnu comme capable de me débrouiller aussi loin. Mais d'un autre côté, j'avais un peu peur. Rien de vraiment surprenant je dois dire. C'était d'ailleurs plutôt normal et je finis par me faire à cette idée et apparemment, la route devint enfin plus praticable. Je descendis alors du ban pour m'asseoir sur le sol de la charrette et ainsi commencé à méditer, cela allait me faire du bien pour la suite.



Image-Yashuu sama ? J'ai entendu dire qu'il y avait des Nezumis proche d'Hirosaki… vous pensez que ce n'est pas trop dangereux pour nous ?


Alors que j'avais les yeux fermé, j'entendis Yashuu soupiré, surement toujours en train de lire son parchemin. En temps normal, j'aurais été dérangé par ce genre de discussion mais… je devais bien admettre que la réponse m'intéressait. Les Nezumis étaient connus pour être diablement efficace dans l'art de la mort déshonorante, certain les suspectant de faire partie de l'armée invisible même. S'il y en avait là où nous allions… peut être serait ce alors plus prudent de… ne pas y aller… ou alors au moins avec une escorte beaucoup plus importante ? Ceci dit, certaine histoire raconte qu'ils ne s'attaquent pas aux serviteurs des Kamis… mais on ne pouvait pas dire que cela me rassurait beaucoup.


-Ne t'en fais pas Amane, nous allons dans un lieu potentiellement maudit, et les Nezumis reste loin du Shi. Et pour le trajet nous avons une escorte.


Le Shi était une façon… élégante, de parler de la mort et surtout de ceux n'ayant pas rejoint l'outremonde malgré leur trépas. Il sert aussi de noms aux Kami de la mort, le Shi, un kami dont la volonté s'étend à tous ceux bloqués chez les vivants. Mais malgré son utilité dans l'équilibre de toute chose, ce n'est pas un Kami bienveillant. Il est jaloux et plein de haine ainsi que de tristesse et il met un point d'honneur à le faire ressentir à toute chose vivante par des défunts morts lors de trop forte émotion, les bloquant ici. Les temples du Shi sont généralement hors de toute ville, le plus éloigné possible à côté des cimetières, les prêtres étant dans la caste des intouchables, des hinins… les non-hommes. C'était d'ailleurs une particularité des différents ordres de prêtre ou prêtresse. En fonction du lieu installé et du Kami… ou but servis, leur position dans l'ordre de Caste de l'archipel pouvait changer du plus haut au plus bas. Et pourtant les prêtres du Shi étaient indispensable…



Je fus sortie de ma méditation lorsque des bruits se firent entendre, comme un brouhaha important et d'autre bruit de vie, nous avions du arriver au niveau d'une ville. Une main vint se poser sur mon épaule et je rouvris les yeux. C'était Yashuu qui me sortit calmement de ma méditation avant de sortir de la charrette qui c'était arrêté. Je vins me relever avant de sortir à mon tour, je suppose que nous allions devoir faire une petite pause ici pour nous restaurer. Nous avions pourtant des vivres mais… je supposais que Yashuu préférais les utiliser quand nous allions être loin de tout, autant profiter du confort quand on le pouvait. Le soleil vint me surprendre, mais je pus m'habituer vite à sa lumière avant de regarder autour de mois. Je reconnus l'endroit, c'était le village d’Edi, un assez grand village agricole qui protégeait aussi la route Sud Est allant dans la direction de Meiyotogisei. C'était un endroit très agréable à vivre à Haikido bien que très gardé car, principale fournisseur de riz aux restes de l'ile. Pourtant, des restes de maison carbonisée aux extrémités de la ville rappellent sans mal que les Samouraïs noirs ne manquent pas d'audace d'attaquer autant au sud de l'ile.



Nous étions arrêtée à l'entré d'une rue rentrant dans la ville, la rue principale car au final, la route que nous allions utiliser pour continuer. Nous étions devant une maison commune, un lieu pour voyageur, les lits et la nourriture étant généreusement offert aux voyageurs de passage pour une nuit. Un lieu financé par un vieux ou une vieille samouraï à la retraite et utilisant sa rente pour financer l'endroit. Au moins savoir que des samouraïs du clan Shinzei étaient encore capables de vivre assez longtemps pour prendre leur retraite était rassurant sur l'état de l'ile. Les passants nous regardaient, surtout moi avec mes bras à nues, et donc mes tatouages clairement visibles. Les plus proches venaient s'incliner avant de repartir à leur affaire, mais toujours gardant un œil sur nous. Je ne pouvais pas trop en vouloir aux Heimins d'une telle réaction, les prêtresses tatouée étant à la fois crainte et respecter. Respecter cars nous les aidions à vivre mieux en récupérant leur souffrance et les débarrassant de leur malheurs… mais crainte cars notre présence voulait généralement dire qu'il y avait une source de mort ou démoniaque pas loin.



Image-Rin, regarde !!


Minamo était descendu la première avant de m'attraper la main pour designer de son doigt… un mur incendié, surement les restes d'une cabane… mais avec une tête coupée dans un casque de samouraï lugubre… une tête de samouraïs noirs planté au front sur le mur avec une inscription en dessous écrite en rouge… mais cette fois c'était de la peinture : « Le seul destin à ceux suivant la Voie du déshonneur ». Je me contentai de soupirer en silence avant de regarder en direction de Minamo avec un petit sourire gênée. Evidement que la première chose qu'elle remarque ici soit quelque chose de sinistre.


Image-Tu penses qu'il était déjà mort quand il a été…


Je vins l'interrompre en mettant simplement mon doigt sur sa bouche, je n'avais pas vraiment besoin de savoir se genre de détail surtout quand des paysans allaient et venaient à côté de nous. Et donc… pouvait nous entendre… enfin… l'entendre elle surtout.


Image-C'est un Shugenja.


Cette parole venait cette fois de Shigure, mais en me retournant, elle était en train de regarder vers l'entrée de la maison commune ou se tenait un homme, d'apparemment quarante ans, les cheveux grisonnant, mais rasé de près, portant un Kimono vieux mais de bonne qualité noir avec quelque dorure. Un samouraï Shinzei, surement le samouraï à la retraite tenant l'endroit. Mais la chose la plus particulier était l'écureuil sur son épaule. Un ecureuil sans oreille et sans pattes avant dont le visage était orné d'un seul large œil sur tout le visage… un œil à l'Iris blanc brillant contrastant avec son pelage rouge et ses rayures blanches. Et c'était sans oublier sa très longue queue enroulée sur tout le long du gras du Samouraïs… et de deux petites pattes de canard à la place de petites pattes griffus. C'était un Kami, debout sur l'épaule du Samourai, son Kami qui lui procurait ses pouvoirs magiques, les pouvoirs de l'archipel. Yashuu vint alors à sa rencontre et s'inclina plus bas que je ne l'aurais cru. C'était bien sur normal, les Shugenja étaient des êtres très respecté par le prêtre de tout l'Empire… mais Yashuu étant tellement autoritaire, c'était la première fois que je la voyais « soumise » de la sorte.


-Shugenja sama, je suis honoré de savoir que cet établissement et dirigé par un écoutant des Kami. Nous aurions besoin de manger avant de reprendre notre trajet.


Je vins m'approcher de la prêtresse supérieure et de l'ancien samouraï. Il me regarda un instant, avant de retourner sur Yashuu et inclina la tête un très court instant, à peine perceptible.


-Yashuu San, Kage no kama Chan, j'accepte de vous accueillir pour ce midi… mais sachez qu'avant toute chose, cet établissements est pour les voyageurs les plus démunies et sauf votre respect, les porteurs des ronces sont largement dans les moyens de pouvoir se nourrir plus que correctement.


Yashuu s'inclina une nouvelle fois, mais je pouvais ressentir cette fois un certain agacement non visible… mais je la connaissais suffisamment pour savoir qu'elle n'aimait pas être trop prise de haut… même par un Shugenja.


-Je comprends Samourai Sama, mais la route est encore longue et surement parsemé d’embuche avant de rejoindre notre destination pour y purifier un mal invisible. Si vous ne le faites pas pour nous, faites-le aux moins pour notre escorte volontaire pour nous aider et pour mon apprentie dont la voix a été volée par les Samouraïs noirs.


Le Shugenja ne répondit rien pendant un moment, se contentant de juger une Yashuu véritablement impassible et tenant son regard sans broncher. Finalement il brisa le silence tout en rentrant dans le bâtiment, invitant à le suivre de manière aussi simple que peu formel.


-Entrez.
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Rin « Kage no kama », Voie de l’Exorciseur
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