La Bretonnie, c'est aussi les villes de Parravon et Gisoreux, les cités portuaires de Bordeleaux et Brionne, Quenelles et ses nombreuses chapelles à la gloire de la Dame du Lac, mais aussi le Défilé de la Hache, le lieu de passage principal à travers les montagnes qui sépare l'Empire de la Bretonnie, les forêts de Chalons et d'Arden et, pour finir, les duchés de L'Anguille, la Lyonnesse, l'Artenois, la Bastogne, l'Aquilanie et la Gasconnie.
euh pour l'argent si mes calculs sont exact il me reste 20 pistoles et non 8 comme marqué dans mon inventaire... (100 pistoles de départ -70 pour la dagues sainte, le repas, et la nuit m'ont été offert par l'aubergiste à couronnes et -10 pour le tournoi, soit 100-70-10=20). d'ailleurs serait-il possible que mon inventaire soit mis à jour avec tous ce que l'aubergiste m'a donné comme provision?...
Dunois regarde l'aubergiste et se sent quelque peu géné de ne pas avoir penser à réserver une chambre plus tôt, d'habitude ce sont ces serviteurs qui s'en occupait, cela lui était sorti de la tête.
N'y a t-il aucun autre lieu respectable pour que moi Sieur Dunois D'amboise et ma suite puissions passer la nuit?
The Puppet Master a écrit :Pour l'argent c'est arrangé, pour la nourriture contenue dans le baluchon, je te le marquerai en citation à chaque fois car c'est du matériel périssable qui disparaitra vite...
Vous pouvez toujours camper à l'extérieur du village, il y a des cabanes à l'abandon, vous en trouverez surement une à votre gout...répond l'aubergiste. Moi, je ne peux rien pour vous.
C'est évident que ce monsieur est débordé,continue Marcus,ce n'est rien. Hervé et moi avons souvent dormi à la belle étoile ces derniers temps. Et de toute façon, nous ne pouvons nous permettre de loger à l'auberge tous les soirs.
Provisions a écrit :2 bouteilles de vins des coteaux de Bordeleaux, 1 grosse miche de pain "frais", 1 beau morceau de viande salée (2 à 3 parts), 3 saucissons et 1 fromage à la croute dorée.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
Soit nous prendrons ces cabane abandonné comme refuge pour la nuit.
Dunois sort en tête suivi du maitre et de son eleve puis prend la route de Carcassone avant de s'arréter dans la premiere cabane abandonnée, Dunois vérifie qu'il n'y a personne puis invite les deux acolytes à entrer. Dunois offre ensuite de quoi manger à la compagnie sur les réserves que l'aubergiste de couronne lui avait donnée.
Voila qui devrait nous sustenter pour ce soir.
Dunois tente de bloquer les issues avec ce qu'il trouve pour que la nuit soit plus tranquille, avant de souhaiter une bonne nuit au maître et à son élève.
A peine sortis du village de Saint-Martin-Lys, les trois hommes peuvent apercevoir quelques cabanes en bois groupées en contre-bas de la route. En s'approchant, ils découvrent que ce qu'ils espéraient etre un abri pour la nuit n'est rien d'autre qu'un amas de planches pourries. Il n'y a presque plus de toits et ceux qui restent menacent de tomber à tout moment. Malgré tout, il faudra s'en contenter car la nuit est maintenant bien noire et s'aventurer sur les chemins ne serait guère prudent.
Alors, Dunois et ses deux invités entrent dans la moins délabrée des cabanes pour y prendre un repas rapide et passer la nuit.
Après s'etre restaurés avec quelques morceaux de pain, la moitié du fromage, un saucisson et avoir bu les trois-quarts d'une des bouteilles de vin, les trois hommes s'enroulent dans leur couverture et se blotissent dans un coin, un temps soit peu à l'abri, pour tenter de dormir un peu.
Cette nuit d'hiver est aussi froide que les précédentes mais Dunois ne s'en aperçoit que maintenant qu'il est forcé de dormir dehors.
Au milieu de la nuit, la pluie fait son apparition et vient refroidir encore un peu plus les trois hommes. Marcus tousse à s'en décrocher la plèvre pendant une bonne partie du reste de la nuit. S'est avec un grand soulagement que Dunois et Hervé accueillent les premiers rayons du soleil.
La nuit a été atroce et les corps sont loins d'etre reposés. Dunois se sent meme plus fatigué qu'au moment de se coucher...
Provisions a écrit :1 bouteille et 1/4 de vin des coteaux de Bordeleaux, 3/4 d'une grosse miche de pain "frais", 1 beau morceau de viande salée (2 à 3 parts), 2 saucissons et 1/2 fromage à la croute dorée.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
Dunois s'étire de tout son sous pour éssayer de se réceiller un peu, avant d'aller se dégourdir les jambes. Apres quelques minutes de marche Dunois revient aupres de ses compagnons de route. Et bien je n'ai pas l'habitude de se genre de nuit mais je pense que je vais devoir m'y habituer, car je n'ose éspérer que le confort en tant de guerre qoit grandement différent.
Dunois sort de nouveau de quoi se restaurer car mieux vaut ne pas prendre la route le ventre vide.
Apres un repas frugal, les trois hommes reprennent la route pour la ville de Carcassone. Si le Maître en à besoin Dunois lui propose son épaule en guise d'appui.
Pendant l etrajet Dunois demande de temps à autre si l'un ou l'autre connait la distance qui les sépare de Carcassonne.
Mon jeune ami, répond Marcus, meme après des années à dormir à la belle étoile, je ne m'y suis jamais totalement habitué... Je doute d'ailleurs que cela soit possible quand on voit cette nuit.Il recommence à tousser de plus belle et peine à reprendre sa respiration. Hervé et Dunois le soutiennent pour le soulager un peu.
Après un rapide repas, les trois hommes se remettent en marche vers leur destination. Hervé a taillé un baton sur lequel son maitre s'appuie pour soutenir sa marche. Le jeune élève ne s'éloigne jamais trop de manière à pouvoir intervenir rapidement le cas échéant. Dunois ouvre la marche à la demande du vieil homme. Le soleil est un peu plus haut et vient réchauffer les trois hommes...
Je pense qu'il nous faudra bien, encore deux semaines de marche pour atteindre Carcassonne, Messire Dunois,déclare Hervé,mais je ne sais pas si mon maitre pourra y parvenir. Il est épuisé et cette toux m'inquiètes grandement...ajoute-t-il à voix basse pour n'etre entendu que de Dunois.
The Puppet Master a écrit :1 bouteille de vin des coteaux de Bordeleaux, 1/2 grosse miche de pain "frais", 1 beau morceau de viande salée (2 à 3 parts), 1 saucisson et 1/2 et 1/2 fromage à la croute dorée.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
J'espere pour lui qu'il pourra revoir sa ville natale, si nous trouvons une ville ou un relais peut-être serait-il avisé de négocier la fin du voyage en cariole. Dans le cas ou il ne pourait atteindre la ville, je vous fait le serment de vous aider à accomplir ses dernieres volontés, mon ami.
Hervé remercie Dunois d'un geste de la tete et retourne prés de son maitre pour le soutenir. Le vieil homme semble de plus en plus faible et la paleur de son visage n'est guère encourageante pour la suite.
Le soir arrive et les trois hommes n'ont croisé personne sur la route sur laquelle ils cheminent depuis le matin. Marcus est au plus mal et ne peut plus faire un pas. Malheureusement, il n'y aucune habitation à l'horizon. Que la route, qui ressemble de plus en plus à un sentier, qui serpente entre les collines. La végétation est déprimante, hormis quelques coniféres et les buissons épineux, toutes les branches sont nus et l'herbe est rase. Il a fait soleil toute la journée, mais maintenant que l'astre du jour est couché et que tout est plongé dans l'ombre, la température rappelle à ceux qui l'auraient oublié que l'hiver est rude dans ces régions de la Bretonnie.
The Puppet Master a écrit :1 bouteille de vin des coteaux de Bordeleaux, 1/2 grosse miche de pain "frais", 1 beau morceau de viande salée (2 à 3 parts), 1 saucisson et 1/2 et 1/2 fromage à la croute dorée.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
Dunois demande à Hervé d'aller chercher du bois pour le feu, afin de profiter de ce moment pour parler au maître.
"Je vous prie de me pardonnez ma franchise, mais pensez vous avoir la force d'atteindre votre ville natale? Dans tous les cas je vous demanderai une chose, dite moi si je dois faire quoique se soit pour vous ou votre élève."
Hervé, sur ordre de Dunois, part en quete de quelques morceaux de bois pour le feu. Les trois hommes se sont arretés près d'une gros rocher contre lequel Marcus est adossé. Le vieil homme a les yeux clos et respire avec peine. En touchant son front brulant, Dunois comprend que la fièvre a fait son apparition.
Mon jeune ami... commence Marcus avant d'etre interrompu par une quinte de toux,je mettrai toutes mes dernières forces pour tenter de revoir le pays qui m'a vu naitre... il tousse à nouveau,mais je crains fort qu'il ne m'en reste plus beaucoup... Cette nuit passée à la belle étoile n'a pas épargné mes vieux os.Il s'arrete un instant pour reprendre son souffle.Il y a, dans mes bagages, un coffret avec lequel j'aimerai etre enseveli quand mon heure sera venue. Il n'a guère de valeur autre que celle que je lui accorde en temps que relique d'un temps aujourd'hui révolu... il tousse encore et crache un peu de sang,un souvenir.
Hervé revient avec quelques branches sous le bras, il les rassemble auprés de son vieux maitre et commence à tenter de les allumer. Aprés quelques minutes, une petite flamme surgit entre les brindilles crépitantes.
Voilà, j'irai en chercher un peu plus dans un moment...dit Hervé à voix basse. Il se frotte les mains au-dessus de la petite flamme puis s'assoit à coté de son maitre.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...