Informations générales sur le personnage :
| Nom et Prénom: | Velkhoran | |
| Age: | 21 ans | |
| Sexe: | Masculin | |
| Race: | Vampire Nécrarque | |
| Carrière: | Voie des Arts Noirs | |
| Lieu/ville de départ: | Forteresse de Zacharias, Forêt des Ombres | |
| Fréquence de jeu: | Variable selon la volonté du MJ, minimum 1 fois par semaine sauf exception | |
| MJ: | [MJ] Bugman |
| Nom de la ligne | FOR | END | HAB | CHAR | INT | INI | ATT | PAR | TIR | FOI | MAG | NA | PV |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Profil de départ (+4 PC initiaux) | 9 | 11 | 10 | 9 | 10 | 9 | 10 | 8 | 8 | \ | 10 | 1 | 85/85 |
| Profil actuel | 9 | 11 | 10 | 9 | 10 | 9 | 10 | 8 | 8 | \ | 10 | 1 | 85/85 |
| Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) | 0/1 | 0/1 | 0/1 | - | 0/1 | 0/1 | 0/1 | 0/1 | 0/1 | \ | 0/2 | - | 0/15 |
| XP disponible: | 0 |
| PC dépensés: | 4 |
Description physique :
Rares sont les êtres à qui se présente l’occasion de jeter le moindre regard à Velkhoran. Aucun pourtant ne peut s’estimer chanceux de compter parmi ceux-là. L’ancien homme qui est offert à leurs yeux n’a gardé de ce statut qu’une silhouette vaguement ressemblante, abandonnant petit à petit tous les traits qui le caractérisaient. Encore en pleine métamorphose, le Vampire impuissant observe froidement son corps mortel laisser progressivement place à un agglomérat de chair vide de toute force vitale. Son visage, qui lui a jadis valu les avances de quelque fille de noble, s’émacie à vue d’œil tandis que sa peau se rapproche de ses os et que la flamme qui brûlait dans ses prunelles se transforme en une ombre sinistre, fantôme d’une âme dont il n’a plus l’utilité. Des attributs de sa naissance, il ne restera bientôt plus rien. Le sang reçu du père qui lui a donné la vie cède faiblement la place à celui reçu du père qui lui a donné la mort. Cette essence nouvelle est au cœur d’un des mystères les plus fermement ancrés dans l’imaginaire de tous les peuples : elle prend la vie pour animer la mort, elle interrompt le mouvement perpétuel d’un corps en marche pour ne lui laisser qu’une persistance statique. Ainsi peut-on décrire Velkhoran, digne représentant de la non-vie.
Le sommet de son crâne décharné, situé à un mètre quatre-vingt-deux au-dessus du sol, est garni des vestiges épars maintenant grisâtres et délavés d’une tignasse lustrée couleur châtain. Tombant en une cascade irrégulière de chaque côté de sa tête, ils dissimulent tant bien que mal son absence de cartilage facial – le détail le plus déshumanisant de son anatomie. La pousse de ses crocs et de ses griffes, qui débute seulement, lui offre une douleur comparable à celle du sang noir qui bouillonne furieusement dans ses veines. Il peut cependant nettement sentir s’estomper sa sensibilité à la souffrance physique au fur et à mesure que son héritage vivant cède du terrain à la non-vie. De son expérience du Baiser du Sang, Velkhoran tire une expression faciale que ses frères de lignée seuls peuvent apparenter à une profonde satisfaction.
Perpétuellement vêtu d’une livrée mortuaire noire et bordeaux de grand luxe, le Vampire dissimule sa finesse, illusion de faiblesse, dans les plis amples de son vêtement dont l’intérieur est garni de plusieurs larges poches destinées à transporter des ouvrages écrits de taille non-excessive mais pouvant contenir toute autre variété d’objets utiles. Un grand col sombre à l’ossature métallique apparente donne à son visage un air suprême et souverain, et l’atour dispose également d’une large capuche. Le Nécrarque se plaît par ailleurs à porter un nombre modéré de bijoux aux airs de talismans (dénués bien sûr de toute propriété magique) tels qu’un anneau en titane et un pendentif en étain à forme de sablier.
Description psychologique :
Malgré tous les sacrifices que le Baiser de Sang implique, Velkhoran demeure maintenant dans une plénitude profonde que trahissent ses gestes calmes et sa démarche assurée. Une intelligence un rien attentive décèle sans peine que l’attention distraite du mort-vivant est continuellement portée vers un objet d’intérêt invisible, comme s’il regardait directement vers un autre plan de l’existence. C’est en réalité les vents de magie sombre qui l’accompagnent partout et dont il ignore tout qui le captivent autant, lui donnant la vague impression d’avoir toujours été là mais de ne s’être révélés qu’après son éveil à la non-vie.
Mais cette attitude globalement sereine et passive ne fait que cacher l’ivresse démentielle qui accompagne la transition vers son nouveau statut, propre à tout Vampire nouveau-né. Les quelques moments durant lesquels sa puissance démesurée et récemment acquise déferle en lui en vagues de potentiel physique et magique voient le Nécrarque se laisser aller à une attitude infiniment dangereuse car destructrice. C’est durant ces courtes périodes que se révèlent ses ambitions profondes et sa soif de pouvoir aux limites insondables. Avide de connaissance et désireux d’exploiter au maximum ses capacités nouvelles, Velkhoran ne fait que peu de cas de la moralité des moyens d’arriver à ses fins. Ce n’est effectivement pas sa conscience qui le pousse à sélectionner les victimes de sa soif ou les cobayes de ses expériences, mais plutôt un esprit foncièrement calculateur qui l'amène à toujours envisager les conséquences de ses actes, à grande échelle et sur le long terme. Par exemple, le Vampire préférera se nourrir d’une pauvre âme esseulée plutôt que d’un aristocrate connu de tous. De même qu’un loup évite de se frotter au bélier protecteur de ses pairs au risque de faire fuir le troupeau, Velkhoran frappe plutôt les individus en retrait pour s’assurer que le reste du bétail demeure groupé et accessible.
Imbu de lui-même, le nouveau-né ne sait pratiquement que se reposer sur ses propres compétences, en particulier sur ses acquis les plus fermes. Cette attitude implique qu’il a bien trop de mal à se reposer sur autrui pour en espérer quoi que ce soit, exception faite de ses propres sous-fifres magiquement asservis, bien qu’il soit tout-à-fait conscient de leurs limites évidentes. Il voit donc en l’autre un outil, un moyen plutôt qu’une fin, et se méfie même largement de ses pairs dont il sait pertinemment que tous partagent ses aspirations, presque propres à l’essence même des Vampires. Seuls ses confrères Nécrarques ont une chance de trouver à ses yeux statut d’égalité tant il méprise les autres lignées qu’il considère comme honteusement noyés dans des vices censés être la plaie des humains et non de la caste supérieure qu’ils représentent. Les Stryges, vouant leur éternité à la satisfaction de leur plaisir charnel, sont l’archétype de ce que Velkhoran déteste et de ce fait il leur consacre une haine farouche. Il n’adresse cependant pas plus d’affection aux opiniâtres Von Carstein ou aux belliqueux Dragons de Sang, qui par leurs incessantes guerres contre les mortels – dont les motivations n’importent que peu notre Vampire – attirent sur l’ensemble de leur race les foudres des dieux, de leurs ambassadeurs et des défenseurs de la vie. S’il n’y avait eu que les Lahmianes, les Répurgateurs auraient certainement beaucoup moins de liberté et de pouvoir sur les maîtres de la nuit car leur emprise invisible n’eut jamais tant excité la peur chez le bétail que les offensives dévastatrices portées par des individus orgueilleux plus assoiffés de domination que de sang. Ce n’est pas pour autant que Velkhoran porte aux filles de Neferata ou à ses renégates une quelconque estime, étant donné que leurs complots bas, incessants et infructueux le dépassent complètement.
A contrario, le dévouement qu’il entretient envers son père de la mort ne connaît pas de bornes. Il est celui qui a reconnu sa valeur au point de lui accorder l’immortalité, celui en qui il a fondé ses plus grands espoirs d’avenir. Ce choix revêt d’autant plus d’importance que le « vécu » de son maître ne laissait en rien penser qu’il s’embarrasserait d’une progéniture. Profondément touché par l’appréciation qu’il reçoit de lui, Velkhoran lui a prêté serment d’allégeance éternelle et se dit prêt à trouver définitivement la mort si tel est son désir. Cependant son absence continue, qui lèse le nouveau-né lors des phases les plus difficiles de sa transformation, laisse à ce dernier une amertume mal dissimulée et instaure en lui un doute récurrent en opposition avec sa personnalité qui survient au moment de prendre des décisions.
Notre Nécrarque garde une certaine rancœur envers les autorités humaines pour avoir écarté les arts « noirs » de la magie communément enseignée. Plus ou moins conscient de son ignorance dans un domaine aussi intéressant que la nécromancie, il est convaincu que ses lacunes eussent pu être comblées si on lui avait laissé s’adonner librement à son apprentissage. D’aucuns diraient que c’est cette interdiction même qui façonna son attirance obsessionnelle envers la magie noire et les arcanes défendus. Cette noirceur était présente dans son âme dès son vivant, mais a conquis tout son être lors du Baiser de Sang. C’est la soif de connaissances qui en découle qui séduisit son père de la mort et l’anime aujourd’hui.
Concrètement, Velkhoran est un individu fermé d’esprit et introverti encore ivre de sa nouvelle puissance et se surévalue largement. Arrogant et méprisant, il manque d’un maître ou d’un supérieur pour lui rappeler la récence de sa condition et la faiblesse de ses nouvelles compétences, et prend de ce fait constamment le risque de sous-estimer son entourage. Bien que suffisamment autonome, son caractère solitaire le dessert grandement et l’empêche de s’illustrer dans d’éventuelles entreprises groupées. Il bénéficie d’une confiance en soi naturelle qui l’encourage à la persévérance et baisse donc rarement les bras. C’est pourquoi ses échecs ont un effet impactant sur son mental, pouvant aisément l’abattre ou l’enrager.
Alignement : Loyal Mauvais
Historique du personnage :
Rorric Brize est né au sein d’une famille ouvrière Kislevite de Talagaad, à l’ombre du Taalbastion. Son père, un homme droit et dévoué répondant au nom de Derrick, travaillait d’arrache-pied pour conserver avec peine son emploi de docker face à la concurrence désespérée des Hochlanders tandis que sa mère, Kara, travaillait honnêtement comme agent de propreté dans le quartier des Marchands. Cette dernière, compte tenu du revenu minable du couple, ne pouvait se permettre de réduire son rythme de travail pour s’occuper de son quatrième enfant ; aussi le laissa-t-elle aux soins de sa cadette, Alena, alors âgée de onze ans. La pauvre enfant, muette, ne recevait pour toute éducation que celle des tâches ménagères. L’aîné, Berrick, avait atteint l’âge adulte et était parvenu à atteindre le statut de garde de la muraille du Cratère en sauvant un noble influent d’une attaque de voleurs. Il gardait cependant une distance froide avec sa famille depuis l’incident qui avait tué sa petite sœur Matilda à l’âge de quatorze ans. À l’époque, elle servait de coursier pour son frère, qui envoyait à sa mère tous les pots de vin qu’il recevait de divers aristocrates plus ou moins douteux qui la plupart du temps désiraient s’affranchir des taxes oppressantes de la Cité des Lois. Mais un jour, elle avait trébuché à deux rues de chez elle lors d’une livraison, répandant devant elle le contenu de la bourse qu’elle transportait. Elle s’était débattue de toutes ses forces pour protéger la seule richesse de sa famille face à l’assaut désespéré des riverains du petit Kislev, mais avait péri sous leurs coups avides. En un clin d’œil l’allée avait été désertée et aucun coupable ne fut jamais identifié. Lorsque la nouvelle était parvenue à Berrick, il eut droit à un jour de congé, après lequel il s’était plongé corps et âme dans son office sans plus entretenir aucun lien avec sa famille. Il n’accepta plus aucun pot de vin à compter de ce jour. Derrick et Kara avaient été bouleversés un temps par l’événement, mais leurs métiers respectifs avaient rapidement absorbé leurs larmes, les transformant en perles de sueur. Alena en garda une incapacité totale à sourire, seule trace visible de la mort de sa sœur.
Rorric n’a donc jamais connu Matilda, mais il n’en entendit dire que du bien. Elle avait été une mère parfaite pour Alena, accomplissant sans broncher le devoir dont sa génitrice ne pouvait s’acquitter. Elle avait d’ailleurs passé le plus clair de son temps en sa compagnie, lui apprenant tout ce qu’elle savait et lui contant des histoires farfelues de son invention. La plus jeune sœur était donc entrée dans un profond désœuvrement à la perte de son aînée, ayant l’air de se désintéresser de la vie. Alors âgée de neuf ans, elle avait commencé à fréquemment arpenter seule les rues du petit Kislev quand la nuit était tombée. Il ne lui arriva jamais rien, sa pauvreté apparente n’attirant aucun brigand, mais elle se mettait volontairement en danger. Derrick ou un de ses amis finissait toujours par la ramener chez elle saine et sauve, mais elle avait un jour poussé son escapade jusqu’à la porte du Chemin des Sorciers. Elle n’avait pas trouvé Berrick et était rentrée chez elle en sanglotant. C’était la dernière fugue qu’elle fit jamais, le jour de ses dix ans. La quatrième grossesse de sa mère éveilla en elle par la suite un intérêt nouveau pour la vie. Elle se montra d’une curiosité sans gêne, mettant autant de fois mal à l’aise ses parents qu’elle ne les amusait avec ses questions formulées en grossier langage des signes – moyen d’expression rudimentaire qu’elle avait elle-même mis au point à l’aide de sa sœur, ne lui permettant de se faire comprendre que de sa famille.
Rorric Brize naquit donc sous les yeux ébahis d’Alena qui se cramponnait alors aux jupons de la sage-femme – la sœur de Derrick, qui travaillait pour lui gratuitement et de bon cœur. Il vit le jour sans cri ni larmes, ne se mettant à pleurer qu’au contact de l’eau tiède destinée à le laver. Durant les heures qui suivirent, jusqu’à la tombée du soir, sa sœur se vit inculquer par sa mère et sa tante les manières requises pour s’occuper d’un enfant qui serait dorénavant à sa charge. Elle écouta et retint tout, heureuse. Elle ne commit d’ailleurs aucune erreur en s’occupant de lui, remplissant avec dévouement tous les offices nécessaires. Mais la conséquence de son mutisme se fit lentement sentir au fur et à mesure que Rorric grandissait et atteignait l’âge de parler. Pourtant très capable, il avait appris à préférer rester seul avec ses pensées plutôt que de les communiquer. Il partageait le quotidien de sa sœur et avait appris à vivre comme elle, ce qui entretint, pendant les années qui suivirent, leur complicité – une de ces complicités implicites, intimes car silencieuses, constituées de regards qui disent souvent bien plus que des mots. Ce caractère qui se dessinait n’était pas pour déplaire aux parents du jeune garçon, lequel n’exprimait pratiquement jamais ses besoins ni ne les encombraient de caprices.
Au vu de la fortune de sa famille et de son niveau d’érudition, Rorric était destiné à une carrière militaire au même titre que son frère aîné. Mais il fut pris sous l’aile du destin qui décida pour lui d’une tout autre voie. Ayant pris pour habitude de se rendre avec Alena au bord de la route du Sorcier pour observer les cohortes de visiteurs s’agglutiner devant le péage, il confia à sa sœur un jour de sa huitième année avoir ce qu’il appelait des « problèmes de regard » (transcription approximative depuis le langage des signes) qui se traduisaient par l’apparition brève et succincte de lueurs diffuses entourant divers individus, parfois même les cargaisons de certains chariots. Alors âgée de dix-huit ans, Alena avait déjà acquis une certaine sagesse, fruit de son comportement mûr et réfléchi. Sachant pertinemment de quoi les visions retournaient et ce qu’il arriverait si elles s’apprenaient, elle ne mit qu’une journée pour prendre la bonne décision. Bien que douloureusement consciente qu’elle devrait se séparer de son frère s’il embrassait la voie des arcanes au sein d’un collège, elle fit comprendre à ses parents que le jeune garçon avait une nette sensibilité à la magie, fait qu’ils vérifièrent et qui s’avéra. Derrick et Kara en étaient plus qu’heureux : leur fils dernier-né avait déjà une merveilleuse perspective d’avenir. Sa carrière débuterait possiblement dès l’âge de dix ans, auquel il commencerait à recevoir un enseignement académique – si toutefois il trouvait un magister disposé à lui fournir une telle connaissance. Rorric cependant ne l’entendait pas de la même oreille ; ayant appris la nouvelle, il comprit immédiatement que cela impliquerait une distance insurmontable entre sa sœur et lui. Adoptant un refus catégorique, il campa inlassablement sur sa position jusqu’au tout dernier moment malgré les incessantes supplications de sa famille, Alena comprise.
Le jour de ses dix ans, on frappa à la porte du foyer des Brize. Un magister de Jade sous escorte armée se présenta, disant qu’on lui avait indiqué ici la présence d’un enfant aux talents prometteurs. Il refusa d’abord de donner le nom de son informateur mais céda sous une trop grande avalanche de questions. La candidature de Rorric avait en fait été lourdement appuyée par Berrick, lequel était devenu officier. Cela étonna toute la famille, qui n’avait pas entendu ce nom pendant des années. Il s’avéra donc que malgré sa froideur, celui-ci veillait encore sur sa famille. Cette nouvelle plongea d’abord Alena dans une rage amère, s’indignant intérieurement que son aîné investisse autant pour son benjamin et si peu pour elle-même en plus de vingt ans d’existence. Mais sa mine sombre s’éclaira de larmes de joie lorsque le sorcier se rappela des précautions fournies par le militaire : il avait calculé que le garçonnet n’irait nulle part sans sa sœur et était parvenu à décrocher pour cette dernière un emploi de domestique au sein de l’Académie Royale du Talabecland. Le magister s’en alla ensuite, demandant aux deux enfants d’être prêts dès la première heure du lendemain. Toute la maisonnée, euphorique, échangeait en ce jour béni des pleurs et des embrassades. La tristesse des parents de devoir dire adieu à leurs enfants s’étouffa bien vite sous le bonheur de les voir promis à un avenir radieux. Alena certainement était la plus touchée par ce changement de condition : elle allait pouvoir quitter son emploi médiocre de serveuse dans un minuscule troquet voisin où sa beauté enchanteresse lui avait valu maintes agressions de tous genres – qu’elle gardait évidemment sous silence – pour vivre dans le confort d’un bâtiment royal où elle n’aurait qu’à mettre en pratique ce qu’elle n’avait eu de cesse d’apprendre auprès de sa mère. La jeune femme allait travailler pour être logée et nourrie sans recevoir de salaire, ce qui arrangeait en réalité l’Académie qui avait trop de place pour pas assez d’occupants ni assez de moyens financiers pour s’offrir un vrai service d’entretien.
Le jour suivant vit donc le début de la nouvelle vie de Rorric et Alena. Ils furent escortés jusqu’à l’Académie, franchissant pour la première fois la porte du Chemin du Sorcier. À la fois subjugués d’admiration et intimidés par cette gigantesque cité (comparativement à leur Petit Kislev originel), ils ne prêtèrent qu’une oreille distraite aux formalités d’usage dictées par le magicien. Ils comprirent tout de même, impressionnés, l’importance du rôle joué par le Collège de Jade dans la gestion de la végétation du territoire. Passé un certain temps d’adaptation, la nouvelle vie des inséparables Brize devint inévitablement une routine dont chacun tira le meilleur parti. Rorric s’imposa rapidement comme premier de sa classe, n’ayant jamais appris à partager les occupations futiles de ses contemporains. Après qu’il eut appris à lire, pendant qu’eux « s’amusaient », lui mettait son temps libre à profit pour étudier et travailler. De fait, il prit bientôt une avance considérable sur son parcours, si bien qu’il s’ennuya très vite de la compagnie de Ghyran. Il décida que la voie du druide n’était pas la sienne, et sans le montrer à son magister, commença à étudier des ouvrages traitant des autres couleurs du prisme aethyrique. Ce sont les magies Grise et d’Améthyste qui captèrent le plus efficacement son attention. Il trouvait dans l’opacité des ombres et la sérénité de la mort la plus proche homologie avec l’univers de silence que son enfance avait forgé. Finissant par apprendre sa distraction, le professeur de Rorric, un vieillard blasé mais non moins impressionnable, s’inquiéta de la tournure que pouvait prendre la situation. Il fut cependant établi à l’époque que le garçon n’entretenait aucune affection particulière pour les voies interdites de l’art des arcanes. Hélas, ce rapport fut fait à haute voix et à portée de l’intéressé, de sorte qu’il en eut vent. Ainsi donc existait-il une voire plusieurs magies dont l’accès lui était restreint ? On ne peut pas dire que l’élève en question ait jamais fait montre d’une curiosité particulière, aussi ne chercha-t-il pas tout de suite à en savoir plus. Mais ce qu’il interpréta comme un manque de confiance de la part de ses supérieurs éveilla en lui le germe d’une rancœur se traduisant par une attitude acerbe, cynique et insolente.
À l’âge de dix-huit ans, Rorric achevait son enseignement scolaire et maîtrisait avec une certaine habileté une sélection restreinte de sortilèges rudimentaires. Il était temps pour lui de se rendre à la capitale impériale pour choisir sa voie d’études et apprendre la magie à proprement parler. Son séjour à l’Académie Royale était terminé, mais il en sortait changé, au même titre que sa sœur. Après le quotidien dangereux de misère et de travail acharné du Petit Kislev, l’oisiveté aristocratique et les ambitions démesurées qui régnaient dans les hautes sphères de Talabheim et qui se manifestaient dès le jeune âge finirent par déteindre sur eux. Alena n’avait pas de collègues et n’entretenait donc aucun contact avec la basse société à laquelle elle était censée appartenir. Son frère, d’abord inséparable d’elle comme auparavant, lui avait bientôt préféré la compagnie si intéressante des livres. Personne ne s’occupait vraiment d’elle et elle avait rapidement abandonné son ardeur au travail pour une indolence fautive, préférant flâner dans les rues et s’abreuver de la vue des marchandises les plus fastueuses parmi celles qu’elle ne pouvait pas s’offrir. Ses rapports humains ne se limitaient en fait qu’à l’écoute des remarques déplacées et désobligeantes des enfants de nobles bouffis par une vie lascive et sans but apparent qui la traitaient avec une indifférence crasse. Elle en fut profondément marquée, car même dans les pires moments de sa carrière de serveuse, il y avait toujours eu quelqu’un pour la considérer justement et lui accorder une valeur humaine. Elle conserva de cette expérience une rancune amère pour la hiérarchie humaine qu’elle trouvait dorénavant oppressive et injustifiée. Son cas ne s’arrangea pas à Altdorf où elle accompagna son frère, bien que celui-ci eut appris à se passer de sa sœur – sans toutefois l’admettre, par peur de la blesser. L’administration lui avait déniché, par miracle, un emploi dans un des innombrables établissements de la rue des Tavernes. Comme Rorric ignorait vers quel collège il allait s’orienter, installer Alena dans le Niederhafen District était sans nul doute la meilleure solution envisageable au vu de sa proximité avec l’Universität District. Mais alors que lui se mettait en quête de son rêve, elle allait vivre un cauchemar.
Le jeune Brize, n’ayant pour l’instant aucune affinité particulière pour aucun de tous les vents magiques, se fia à ses seules préférences. Il voulut commencer par se rendre au collège Gris, mais changea de direction arrivé aux alentours du district universitaire. Les rues étaient bondées, les tavernes pleines à craquer et la compagnie médiocre. Il lui était impensable de vivre une seule journée dans un environnement semblable. Évitant sans le savoir une attaque de voleurs, il s’orienta donc vers le collège Améthyste, dont le domaine d’étude l’intéressait moins mais dans lequel il s’imaginait le plus à l’aise. Il trouva le Mòrrwies tout à fait à sa convenance, c’est-à-dire virtuellement désert. Un silence paisible entourait le collège, propice aux repos des morts dont le séjour jouxtait le bâtiment. Arrivé au niveau du portail sculpté, Rorric actionna le carillon en argent qui perça d’un coup le calme ambiant. Les ombres de l’antique bâtisse apparemment abandonnée s’animèrent alors pour cracher une silhouette encapuchonnée duquel émanait une aura sombre et puissante malgré son évident statut d’intendant. Le personnage garda le silence, auquel l’aspirant mage répondit par sa requête d’entrer sous la tutelle d’un magister. Le refus fut instantané : l’établissement ne cherchait aucun apprenti. Le jeune homme ne se débina pas et confia à son interlocuteur un document de recommandation signé de son maître du Collège de Jade ; il y était vanté comme brillant et prometteur. Sans dire un mot, l’intendant s’éclipsa non moins d’une demi-heure avant de revenir avec une réponse positive : Rorric allait entrer au service d’un des frères de Shyish du nom de Rolland. Le début de sa formation allait consister en une série d’examens rigoureux destinés à prouver sa droiture d’âme et à déterminer sa capacité à pratiquer la Magie du Repos dans le cadre des strictes restrictions de l’Ordre. Au moment de se débarrasser de ses possessions (qui étaient constituées en tout et pour tout de quelques livres instructifs et de piécettes trouvées au sol), étape nécessaire à l’entrée en apprentissage, il avait le cœur qui battait à tout rompre, s'apprêtant à vivre l'épreuve qui allait impacter à jamais le cours de sa vie. Il reçut pour conseil de prendre lui-même ses marques, car personne ne serait disposé à lui tenir la main. Il fit la rencontre de frère Rolland, qui le conduisit à sa chambre et lui confia un pendentif en forme de sablier, destiné à lui rappeler l’inexorabilité des effets du Temps et l’approche perpétuelle du terme de sa vie. Ayant bien conscience de ces deux faits, Rorric entreprit de profiter au mieux du temps qui lui était imparti et se plongea corps et âme dans ses études.
Pendant ce temps, Alena faisait connaissance avec son enfer personnel. Par défaut, elle occupait le service de nuit dans la taverne où elle travaillait. C’était durant ces moments où les yeux innocents étaient fermés et où ceux de la justice ne voyaient guère loin qu’elle était livrée à elle-même. Elle subissait à longueur de temps les déversements de frustration et la faiblesse lubrique des clients débauchés, endurant dans un saint silence tant oral que mental insultes, avilissements et attouchements pour un salaire ridicule. Aucune de ces détestables débauches de violence ne fut jamais réprimandée par qui que ce soit. À vrai dire, le propriétaire se servait d’elle pour recevoir des pots de vin des coupables qui ne voulaient pas être dénoncés à la garde. Mais même lorsque des téméraires refusaient de lui graisser la patte, il ne ternissait sa réputation d’aucune délation. Les uniques refuges de la jeune femme se trouvaient dans le tas de paille qu’on lui laissait volontiers pour se reposer – mais où elle ne trouva jamais vraiment le sommeil – et l’alcool dans lequel commençait à sombrer l’argent pour lequel elle endurait tout. Elle essaya de se faire embaucher dans un autre établissement, sans espoir bien sûr de dénicher un emploi de journée. La fois où elle réussit, rien de sa situation ne changea ; elle retrouva même des clients de son ancien bouiboui qui l’avaient suivie exprès. Elle s’était à un moment dirigée vers le Mòrrwies avec une lueur d’espoir fou pour quémander du travail auprès de la taverne du Corbeau et du Portail, mais avait fait demi-tour apeurée en découvrant le spectacle morbide de ce district sans vie. La nuée d’innombrables chauves-souris qui s’était échappée du toit du bâtiment du Collège Améthyste avait porté un coup fatal à sa détermination. En plus de s’occuper d’elle-même, Alena se faisait maintenant du souci à l’idée que son frère puisse évoluer dans une telle atmosphère de mort et de désolation. En cumulant les inquiétudes et en se murant dans son silence forcé, elle faisait une proie facile pour la dépression qui avait déjà asservi tant d’âmes dans la capitale.
Deux ans passèrent sans que les situations respectives des deux Brize ne changent, intervalle au bout duquel Rorric vit ses projets d'avenir anéantis. Bien qu’ayant techniquement passé avec succès les évaluations de la première année, son cas avait nécessité une plus longue observation et il en était ressorti qu’il n’était pas doté de la conscience nécessaire à la responsabilité de manier le vent magique du repos. Voici ce que Rolland lui avait dit :
« Mon garçon, tu avais visiblement les capacités requises pour pratiquer la magie que tu voulais et je suis certain que les autres Ordres se seraient disputés pour te compter parmi leurs étudiants s’ils t'avaient rencontré. Mais vois-tu, l’art des arcanes ne se contente pas d’offrir un grand pouvoir à ceux qui sont assez forts pour tenir tête à la Ruine. Les plus grands représentants des frères de Shyish sont également ceux sur les épaules desquels repose le plus grand poids. Ceux qui peuplent ce Collège n’ont pour mission que de veiller sur le repos des morts dont ils ont la charge et ne vouent l’intégralité de leur vie qu’à cette tâche. Les enseignements que tu as reçus de nos confrères de Jade et de moi-même suffisent à te faire embrasser l’importance de l’équité entre vie et mort, comme le prouve le verdict de nos premières observations ; toutefois le temps passé avec toi m’a laissé comprendre que ton cœur n’est pas au service de cet équilibre primordial. Tu recherches perpétuellement et plus ou moins consciemment les avantages personnels que tu pourrais retirer de tes facultés. Pour quels motifs, je l’ignore et ne cherche pas à le savoir. C’est communément une soif de puissance qui pousse les indignes à se présenter à nos portes, mais je te pense différent. Je t’ai fait part de ma propre interprétation, mais elle ne suffit évidemment pas à décider de ton destin. J’ai fait part de ces préoccupations à mes confrères, et la conclusion du sommet qui en a découlé est formelle. Le sort qui t'attend désormais est la servitude, remède aux insatiables ambitions qui semblent t'habiter. Dès l'instant où tu as franchi les portes de ce bâtiment, ton futur était déjà scellé puisque tu l'as entièrement voué à Shyish. Ton but ne change donc pas, seuls les moyens pour y parvenir se trouvent modifiés. »
Le mot “indigne” résonna dans l’esprit de l’aspirant déchu des semaines durant, le marquant au fer rouge. On lui avait vanté ses capacités sans discontinuer depuis l’époque de ses dix ans, et on lui enlevait son mérite maintenant qu’il en avait le double. Ce qu’il perçut comme une injustice construisit en lui une rage aussi muette que destructrice qui, plus orientée vers lui-même que vers ses instructeurs, le consuma entièrement. Il avait pris entière connaissance des conditions d’entrée au sein de l’Ordre Améthyste mais n’avait pas réussi à dissimuler ses désirs mal enfouis de puissance, maintenant alimentés par une haine animale dirigée vers ceux qui se plaçaient devant lui comme ses oppresseurs. Son expérience fondait d’autant plus son ambition qu’elle lui donnait maintenant un objet, donc un but. Là où auparavant ne se trouvait qu’un désir d’importance résidait maintenant le besoin maladif de surmonter un obstacle gênant, et donc de se surpasser. Mais sans moyen de parvenir à ses fins, Rorric ne pouvait que se soumettre. Immensément frustré, il se contenta d'obéir à son Ordre sans faillir mais sans non plus y consacrer la moindre bonne volonté : il suivait les directions mais ne faisait pas plus, ne prenait jamais d'initiative et se contentait d'une qualité de service médiocre. Parmi ses tâches prédominait l'administration basique et ennuyeuse, mais il était parfois chargé de missions encore plus ingrates, comme par exemple le ménage dans des pièces qui n'avaient manifestement aucune autre vocation que celle d'accumuler de la poussière, le tout dans l'ambiance perpétuelle de ce silence mortuaire qui sied tant aux magisters d'Améthyste. En dehors de ses offices, Rorric était relativement libre : bien que limité à l'enceinte du Collège, il allait et venait comme bon lui semblait, ayant même accès à certains ouvrages dont la lecture était son activité favorite. Au bout de quelques mois en suivant ce rythme, il avait acquis la confiance de ses supérieurs au point qu'on commença à lui confier des besognes nécessitant sa sortie des murs du bâtiment, essentiellement dans un but de réapprovisionnement alimentaire régulier mais aussi pour des commissions de toutes sortes pour chacun des besoins spécifiques des frères de Shyish. Le soleil ne manquait jamais de l'éblouir, lui qui s'était habitué à vivre dans l'obscurité du Collège, mais le contact de l'air frais et l'illusion de liberté lui faisaient un bien fou. Bien que fort désireux, il n'entreprit pourtant jamais de profiter de ces escapades pour s'enfuir, trop conscient de ce que réservent les magisters aux déserteurs. Au cours d'une de ses sorties, il fit un jour la rencontre d’un étrange vieillard traînassant près du cimetière qui se disait « magister itinérant ». Répondant au nom de Panderion Brimazur, il l’avait apostrophé en demandant des renseignements futiles et s’était montré amical et compréhensif envers un homme dont il était censé ne rien connaître. Un concours de circonstances fit qu'ils se revirent de nombreuses fois, à tel point que cela en devint une habitude. Ils s'entendaient à merveille et partageaient nombre de traits de caractère, si bien qu'ils devinrent bons camarades.
Au fur et à mesure de leurs entrevues, les compagnons de fortune apprirent à se connaître et finirent par se confier l'un à l'autre. Alors que Panderion avait avoué venir d’une « contrée lointaine aux mœurs plus ouverts qu’en territoire impérial », Rorric finit par laisser ses vestiges d'ambitions transparaître. Tous deux dévoilaient progressivement leurs noirceurs respectives et il apparut bientôt clairement que l’étranger ne s’était pas retrouvé à proximité du cimetière des indigents par hasard. Il était terrorisé par l’imminence du terme de sa vie et ne pouvait se résoudre à abandonner au néant le statut qu’il avait si durement acquis. Le jeune homme n’eut pas beaucoup de mal à accepter la nature de son nouvel acolyte, fasciné par les aspects tentateurs de la nécromancie que ce dernier daignait évoquer et docilement amadoué par son éloquence raffinée. Il le mit toutefois en garde de la véhémence pieuse des magisters Améthystes envers ceux qui perturbent le grand équilibre, tout en appuyant avec insistance sur le monopole égoïste qu’ils entretenaient sur la puissance brute que recèle la magie des morts. Fraîchement initié à l’animation de cadavres, le vieil homme excellait avant tout dans le domaine commun de la magie. Il se disait prêt à partager de bon cœur ses connaissances sur le sujet à son nouvel apprenti, de même que sa fortune non négligeable ; Rorric s’en servit pour sortir sa sœur d’une situation dont il ignorait tout, lui jurant qu’il ne l’avait jamais oubliée. Son frère lui avait manqué pour sûr, aussi était-elle trop heureuse de le retrouver pour parvenir à lui en vouloir ; elle couvait cependant en elle la séquelle indélébile de ces années de torture. Hélas, tout ceci devenait particulièrement chronophage, surtout aux yeux des supérieurs du jeune homme qui en apprenant ses interactions superflues entrèrent dans une colère noire. Il avait été explicite que l'entrée au Collège Améthyste marquait la fin de la vie d'un individu et que tout lien, qu'il fut social ou même familial, devait être définitivement coupé. Mais étrangement, durant les vives remontrances que Rorric subit, aucune allusion à Panderion ne fut faite ; on lui reprochait uniquement de s'occuper de sa sœur. Il fut sévèrement et douloureusement puni mais avait su se montrer indispensable à la vie des frères de Shyish, si bien qu'il ne fut pas empêché de sortir très longtemps. Quoique relativement surveillé, il parvint à continuer de voir Panderion au cours de brèves rencontres, lequel commençait subtilement à utiliser sa sombre nature alliée à d'engageantes promesses afin d'exalter et d'envenimer la rage haineuse du jeune homme envers ses oppresseurs. Il se débrouilla si bien que l'idée de la fuite finit par échapper à Rorric lui-même, qui avoua être simplement terrorisé à l'idée de provoquer leur courroux. Le vieillard y répondit en l'assurant chaleureusement de sa protection sans faille et d'un enseignement magique hautement profitable. Le fugitif en devenir s'était laissé séduire par la puissance revendiquée par son nouveau mentor et ne pouvait qu'avoir confiance en sa capacité à passer inaperçu, qui n'était plus à démontrer. Il espérait s'échapper chaque jour depuis l'échec qui était censé avoir scellé son avenir et était en face d'une occasion qui ne saurait se présenter de nouveau une fois passée. En accord avec son nouveau maître, il choisit un jour où les magisters étaient présents en nombre limité et particulièrement occupés ; il sortit comme à son habitude, dévia légèrement de son chemin, changea de tenue dans un coin sombre et rejoignit une foule dans laquelle il se noya. Le cœur battant comme jamais auparavant, il marcha tout droit sans s'arrêter ni se retourner.
Panderion était l’humble propriétaire d’un campement magiquement dissimulé dans la forêt au sud de la capitale, loin des remparts, ne pouvant se permettre de loger en ville pour exercer son art particulier. Plusieurs mois durant, il offrit son savoir au précipice sans fond qu’était l’ambition du jeune Brize, se rendant compte de son potentiel démesuré. Mais plus ses progrès étaient nets, moins leur présence se faisait discrète. Leurs expériences et leurs échecs avaient eu plusieurs conséquences néfastes bien que de très faible ampleur, et ils craignirent d'être bientôt à l’origine de rumeurs compromettantes. Par un calcul prudent, ils se séparèrent pour s’enfuir avant que d'éventuels bruits qui courent ne parviennent aux oreilles des magisters. Afin de poursuivre son enseignement, le vieillard donna rendez-vous à son disciple à Basdahl, un patelin situé entre Altdorf et Middenheim à proximité de la route, et partit le premier pour préparer le terrain car possédant une monture. Celui-ci se mit en route accompagné de sa sœur, après l’avoir convaincue en utilisant pour unique argument qu’elle n’avait de toute façon pas le choix. La pauvre fille était déchirée de l’intérieur. Bien que n’ayant pour ainsi dire aucune éducation et bien que n’ayant eu qu’un infime aperçu des arts noirs auxquels son frère allait s’adonner, elle savait que c’était quelque chose de mauvais. Elle se considérait maintenant comme devant choisir l’enfer dans ce monde en restant à Altdorf et en abandonnant son frère ou la damnation éternelle qu’implique la proximité avec la magie corrompue. Sa décision était en réalité déjà prise : peu de gens auraient vécu ce qu’elle avait traversé sans abandonner, et pour rien au monde aurait-elle voulu retrouver cette vie si ce n’était pour son frère ; seulement sa conscience ne semblait pas pouvoir lui pardonner ce dont elle s’apprêtait à être complice.
Le vieil homme était parvenu à les joindre tous deux à un convoi marchand sous escorte au prix de quelques pièces afin de ne pas constituer une proie de choix aux nombreux dangers qui parsèment les grandes routes. Cinq jours durant, Rorric connut une peur débilitante à l'idée d'être retrouvé par les magisters d'Améthyste alors que son maître était ailleurs. Il en fit des cauchemars chaque nuit, se méfiant comme de la peste de chacun de ses compagnons de voyage, mais dans les faits ne rencontra aucun ennemi. Ils se séparèrent du reste du groupe au bout du sixième jour de marche pour prendre la direction de Basdahl qu’ils atteignirent dans la soirée et trouvèrent Panderion qui les attendait à l’entrée d’une masure située à l’écart du reste des habitations. Sans un mot, il les débarrassa, les fit entrer et les mena dans un sous-sol où seule luisait la flamme fragile d’une bougie en fin de vie. La faible lumière qui s’en diffusait ne laissait voir qu’une pièce exiguë et non meublée aux parois en pierre poreuse, apparemment inadaptée à l’habitation. Intrigués, frère et sœur se tournèrent vers leur hôte mais ne se retrouvèrent que face à une porte fermée. Ils tentèrent longuement de l’ouvrir, en vain : elle ne bougea pas plus que ne l’eut fait un roc. C’est alors que Rorric commença à sentir la magie qui régnait dans l’atmosphère. Il comprit avec terreur qu’il était enfermé sans espoir d’échappatoire, ses capacités magiques étant celles d’un néophyte. Alena le lut sans peine sur son visage et la peur la gagna à son tour. Mais tandis qu’elle n’avait pas le moindre doute sur le fait que Panderion les avait piégés, son frère gardait l’espoir que celui-ci était innocent et viendrait peut-être même le délivrer. Mille autres scénarios se déroulèrent dans leurs têtes tandis que la mèche de la bougie ne cessait de rapetisser, les plus sombres et les moins sensés les ayant gagnés quand l’obscurité devint totale. Aucune lumière ne les atteignait plus et aucun son ne semblait capable de franchir les murs qui les emprisonnaient. Ils ne voyaient rien et n’entendaient que leurs propres mouvements. Rien ne changea avant que la faim et la soif deviennent une véritable torture. Ils s’étaient écorchés à essayer d’ouvrir un passage dans la roche ou le bois, sans l’ombre d’un succès. Ils avaient sangloté tout leur soûl au début et étaient maintenant trop faibles et trop préoccupés par leur seule survie pour se le permettre. Après un temps dont la mesure leur était impossible mais qui leur avait paru avoisiner une vie, ils en furent réduits à lécher les murs desquels suintaient de l’eau calcaire en gouttes rares et à consommer toute ce qui pouvait retarder leur fin. Ils se partagèrent la cire de la bougie et déchirèrent dans ceux de leurs vêtements qui n’étaient pas souillés des lambeaux de toiles et de cuir qu’ils mâchèrent pendant des heures avant de pouvoir les ingérer. Ce n’était qu’une solution temporaire à la sensation de faim et ne comblait en rien les carences débilitantes auxquels ils étaient sujets, mais la simple action d’avaler quelque chose était certainement ce qui les gardait de commettre l’irréparable pour le moment.
Rorric et Alena avaient tout de deux cadavres quand la porte s’ouvrit de nouveau. Ils étaient maigres, impotents, malades de la faim, de la soif, de l’humidité et de leur crasse. Un rai de lumière, quoique très faible, leur brûla la rétine. L’ombre de Panderion se dessina un instant dans l’encadrement. Il jeta quelque chose au milieu de la pièce, quelque chose de lourd qui fit un bruit sourd en touchant le sol. En un clin d’œil, la porte était de nouveau fermée et l’obscurité la plus opaque avait repris son règne interrompu. Rorric rampa lentement jusqu’au poids, guidé par une odeur qu’il ne pouvait assimiler à rien d’autre qu’à de la nourriture. C’était gros, c’était chaud, ça respirait : il n’en fallut pas plus au jeune homme pour mordre à pleines dents dans ce repas inattendu. En entendant le gémissement qui en résulta, Alena hésita un moment avant de se joindre à son frère. Mais à mesure que celui-ci se sustentait avidement, le silence revint et elle ne résista pas plus. La tâche n’était guère aisée : la peau était ferme et le corps était parfois agité de quelque soubresaut nerveux. Mais la récompense valait le labeur : le sang chaud qui ruisselait partout sur les affamés leur procurait une autre sensation qu’un froid humide, et à ce moment précis, la chair crue était le meilleur mets dont ils avaient jamais souvenir d’avoir goûté. Quand ils furent relativement rassasiés, ils vomirent dans leur linge sale alors que le goût du sang les harcelait et qu’ils pensaient à l’atrocité de leur acte. Ils ne mirent cependant pas longtemps à revenir vers la carcasse, torturés par l’idée qu’une si grande source de nourriture puisse se gâter et terrorisés à l’idée de vivre un nouvel épisode de famine.
Au bout d’un moment, les Brize eurent à eux deux nettoyé une bonne partie du corps sans vie qui leur servait de garde-manger et commencèrent à « jouer » avec ses restes. Ils avaient passé tellement de temps à côtoyer la mort dans le silence, la peur et la souffrance que cette activité morbide suffisait à les égayer. Cela fonctionnait même bien : le bruit creux des ossements vidés de leur moelle les distrayait efficacement de leur captivité. Un jour (ou une nuit, impossible de savoir), ils s’endormirent après une partie d’osselets et ne retrouvèrent jamais les ténèbres de la cave de Panderion. Ils s’éveillèrent le lendemain, pieds et poings liés, bâillonnés, l’esprit profondément embrumé, contorsionnés car placés dans deux coffres séparés. Les cahots qu’ils subissaient perpétuellement et les bruits des sabots qui frappent le sol leur indiquèrent qu’ils étaient à bord d’un véhicule, mais ils n’avaient aucun indice sur la direction qu’il prenait. De minces filets lumineux filtraient entre les planches, faisant douloureusement souffrir les deux captifs lorsque ils entraient en contact avec leurs pupilles. Au moins avaient-ils dorénavant des repères temporels. Ils roulèrent trois jours et ne s’arrêtèrent qu'au milieu de la troisième nuit, exténués, courbaturés, affamés et déshydratés. On fit tomber leurs conteneurs, qui se brisèrent, les laissant rouler pitoyablement dans l’herbe. Le contact de la végétation aurait dû les émouvoir au point de les faire pleurer tant elle leur avait manqué, mais celle-ci était sèche, jaune et drue, comme morte. De plus, la sensibilité magique de Rorric était saturée d’une énergie malsaine qu’il était incapable de qualifier précisément. L’atmosphère était mauvaise, comme corrompue ; même Alena, malgré son herméticité aux Vents magiques, y était sensible. Panderion, car c’était bel et bien lui l’instigateur de tout cela, les releva sans ménagement. Un bâtiment immense, imposant par son architecture massive en roche noire, s’offrit à leurs yeux après qu’ils se soient lentement habitués à la lumière lunaire qui ne les avait pas effleurés depuis si longtemps. La bâtisse en elle-même s’apparentait à un donjon, d’autant plus qu’il était effectivement défendu par ce qui semblait être un corps militaire mais qu’Alena finit par identifier à une cohorte de morts-vivants. Son visage s’était alors fendu, tordu par la terreur et l’horreur, et des larmes avaient commencé à couler sur ses joues. Rorric, lui, ne pouvait qu’être admirativement surpris. Il était le témoin direct de ce dont son subconscient voulait être l’auteur, et une telle démonstration de puissance le laissait pantois. Pourtant, il ne pouvait croire que Panderion en fût l’auteur. Bien que forcé d’admettre la supercherie de laquelle il avait été victime, il croyait fermement en le manque de compétence de son « mentor » quant à l’art nécromantique. Ce dernier lui donna d’ailleurs raison :
« Maître Zacharias vous voue une certaine curiosité depuis que je lui ai fait part de notre rencontre. Ne la décevez pas. »
Les événements qui suivirent sont une véritable tache sombre dans la trame historique de la vie et de la mort de Rorric Brize. Il fut conduit auprès de Zacharias lui-même afin de participer à un interrogatoire muet où il ne servait que de livre ouvert à l’oligarque. Sa première rencontre avec un Vampire fut, comme pour tout à chacun, une expérience traumatisante. Il était entièrement sous son emprise, incapable du moindre effort de volonté, ce qui eut au moins le mérite de lui faire comprendre la dévotion sans borne dont Panderion faisait preuve. Toujours est-il que, vraisemblablement, ce que lut le Nécrarque lui plut. Il dut lire la loyauté dont était capable le jeune homme, faculté qui peut aussi bien se traduire par une puissante initiative que par une servilité docile. Il dut y lire un autodidactisme prononcé qui lui permit de s’affranchir d’handicapantes barrières morales. Mais surtout, il dut y lire une ambition dévorante, sans limite, à laquelle tout pouvait être sacrifié. Ces caractéristiques réunies dans un esprit jeune et malléable faisaient probablement de Rorric une pièce de choix à placer sur un échiquier aussi compliqué que celui d’un patriarche de la non-vie, mais la mortalité de son corps était de toute évidence un obstacle à ne pas négliger. Aussi, Zacharias lui offrit le droit de parole. Le simulacre de dialogue qui s’ensuivit dura des jours, et son contenu n’est connu avec une relative précision que de ses deux acteurs. En guise de paiement pour l’héritage unique que représentait le sang de l’héritier de Melkhior, Rorric confia à Zacharias la vie de sa sœur, qui revêtait à ses yeux plus de valeur que n’importe quoi d’autre ; parallèlement, il prêta cette nuit-là un serment indissoluble selon les termes duquel il se voua au Nécrarque pour l’éternité, en échange de quoi celui-ci lui offrit ladite éternité.
Zacharias fit alors don du Baiser de Sang à son nouvel héritier, le baptisant solennellement du nom de Velkhoran. Il disparut pourtant durant la convalescence qui s’ensuivit, le laissant livré à lui-même pour les étapes les plus éprouvantes de sa métamorphose. Celui-ci n’échappa aucunement aux violentes crises dont la grande majorité des Vampires nouveau-nés sont animés et dans les jours qui suivirent, ivre d’un nouveau potentiel dont il ne percevait pas la limite, il décima une partie de la cour qui servait son maître et s’abreuva avidement sur certains de ceux qui étaient encore en vie. En parallèle, il passait la plupart de ses périodes de lucidité à s'entraîner, à arpenter les recoins du bâtiment qui lui étaient autorisés à la recherche de tout objet utile et et à s'instruire sur tout et n'importe quoi, en particulier sur le monde de la nuit, auprès de la gigantesque bibliothèque de Zacharias. Il avait tant à découvrir sur sa nouvelle condition et tant à apprendre sur les opportunités qu’elle lui offrait que l’absence d’enseignant se fit rapidement douloureuse ; aussi commença-t-il à se livrer de tout son être à une étude intensive de ses nouvelles facultés, afin de ne pas décevoir son maître qui, il le savait pertinemment, le voyait encore comme un pion encombrant car faible et inutile.
Rorric Brize était entré dans la Forêt des Ombres faible et mourant ; Velkhoran l’Éternel en ressortirait puissant et immortel.
Compétences :
• Alphabétisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations , le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.
• Anticipation (B) : Votre personnage, lorsqu'il est en situation de combat, arrive à prévoir les réactions d'un ennemi (Autant ses attaques que ses parades). Pour analyser le style de combat de son adversaire direct, il lui faudra 2 rounds entiers. A partir du 3ème round, cette compétence lui permet d'avoir un bonus de +1 en ATT, en PAR et en esquive contre ce seul adversaire. (Pour bénéficier de ce bonus contre un autre adversaire, il lui faudra l'avoir combattu pendant au moins 2 rounds)
• Conscience de la Magie (E) : (Le prérequis “Sens de la Magie” est supposé acquis durant l'enfance et perfectionné durant l'apprentissage) Votre personnage est doté d'un sens plus acerbe de la magie. Non seulement il prend conscience de sa présence, mais il est capable de déterminer sa nature et son origine avec plus de certitude. Au toucher, il détermine avec exactitude si un objet est magique ou non ou si un individu est doté de pouvoirs magiques ou non. Enfin, si il se concentre et réussit un test d'intelligence, il voit littéralement les différents courant de magie et leur nature. Cette dernière action nécessite une concentration totale: se battre, courir ou réaliser toute action annule immédiatement l'effet. En revanche, le personnage peut se déplacer doucement.
• Langue hermétique - Magikane Nécromantique (E) : Votre personnage sait parler, écrire et lire le magikane nécromantique. A partir du magikane, les passionnés de la mort-vie créèrent leur propre langage magique : le magikane nécromantique. Le magikane nécromantique est un langage créée à partir du magikane et du langage des morts. Comme aucun être vivant ne peut réellement contrôler le langage des morts, ceux-ci l'ont assemblé à leur propre langage magique pour pouvoir les invoquer, les utiliser et les gouverner.
• Vision Nocturne (E) : Votre personnage est doué de cette faculté de voir dans l'obscurité. Cependant cette obscurité ne devra pas être totale, comme celle des profondeurs de la terre ou les des souterrains d'un château etc. (Il doit au moins exister une source de luminosité : Astres lunaires , bougie etc. Votre personnage n'est pas capable de voir dans une obscurité totale)
• Incantation - Nécromancie (E) : Votre personnage sait utiliser et plier la magie selon sa forme particulière relative au domaine choisit. En terme de règles, il :
- gagne 7 points dans la caractéristique Magie s'il n'en a pas déjà.
- peut effectuer les actions “incanter” et “dissiper” sous cette caractéristique Magie.
- peut dépenser des points d’expérience magique pour apprendre des sorts du domaine choisit et du domaine commun (Magie primaire).
Inventaires et biens du personnage:
| Bourse: | 0 Couronnes d'or |
| Inventaire | |||
|---|---|---|---|
| | Bâton de Nécromancien (1 main) | | Un équivalent corrompu du bâton des Collèges. |
| | Aconit Napel (1 flacon) | | |
| | Masque (complet, dissimule entièrement le visage, type “corbeau”) | ||
| | Grimoire | ||
| | Ceinture d'os | ||
| | Chaîne (enroulée autour du buste) | ||
| Grimoire | |
|---|---|
| Domaine Nécromantique | |
| Sorts Mineurs | |
| | Portée : Sur soi-même Durée : 1+1D3 x 10 minutes Ingrédient : Une pincée de rien en particulier Effet : Le corps du Nécromancien se désagrège en un nuage de fumée. Il gagne les compétences Vol et Éthérée, mais ne peut ni attaquer, ni lancer de sort pendant la durée du sortilège. Il ne devient pas invisible (un observateur peut suivre la nécro-fumée du regard sans soucis) et ne peut pas non plus entrer dans les lieux consacrés (pas passer à travers les murs d'un temple, etc.). Le sort persiste pendant 1+1D3 x 10 minutes, mais il peut y mettre un terme quand il le souhaite. Si le Nécromant subit, d’une façon ou d’une autre, des dégâts, le sort prend fin immédiatement. Si le sort prend fin prématurément et que le Nécromancien se trouve dans un endroit solide (un mur par exemple), il meurt aussitôt. |
| Sorts Moyens | |
| | Portée : 24 mètres Durée : Instantané Ingrédient : Une dent de chauve souris vampire Effet : Ce sort permet d’arracher les fluides vitaux d’un individu, le vidant de toute humidité et le transformant en un cadavre desséché. La victime subit 10+2D10 dégâts ne tenant pas compte ni de l’END ni de l’Armure (dégât directe), et le Nécromant regagne un nombre de PdV égal à la moitié des dommages du sort, sans toutefois pouvoir dépasser son profil de départ (les PdV excédentaires sont perdus). La cible doit faire immédiatement un test de Peur en se rendant compte de ce qui lui arrive. Ce sort ne fonctionne que sur les créatures vivantes, restant sans effet sur les mort-vivant et les Démons. Ce sort peut être lancé en une version supérieure. Considérez le alors comme un sort de la catégorie choisie en ce qui concerne sa difficulté, son temps d’incantation et ce qu’il rapporte en expérience magique. Il affecte alors deux créature, les dégâts passent à 20+2D10. Si le nécromancien gagne plus que son total maximum de PV, l’excédent peut-être utilisé pour soigner une créature vivante ou mort vivante dans un rayon de six mètres autour du nécromancien. Dans le cas où ils ne sont pas utilisés, ces pvs excédentaires sont perdus. Chaque point en « maitrise de l'Aethyr » que possède le lanceur de sort augmente les dégâts de +5. |
| | Portée : 12 mètres Durée : - Ingrédient : Un os humain Effet : Chaque plaine et chaque forêt du Vieux Monde fut à un moment ou à un autre de son histoire transformée en champs de bataille, et les ossements des combattants tombés y sont resté ensevelis. Un Nécromancien peut déployer des racines de pouvoir qui vont fouiller le sol et rappeler ces guerriers d’entre les morts et les ranimer pour le forcer à le servir. 1D3+1 Squelettes ou 1D3+4 Zombies sortent de terre dans le champ de vision du nécromant et s’animent. Notez qu’ils ne peuvent rien faire lors du round où il sortent de terre, mais pourront se défendre normalement s’ils sont attaqué. À moins qu’ils ne soient contrôlés par le Nécromant, ils attaquent le premier être vivant qu’ils voient. Il revient au MJ de décider de l’équipement dont ils disposent en fonction de l’endroit où ils ont été appelés. Ce sort peut également être utilisé pour « réparer » des créatures mort-vivantes, qui regagnent immédiatement 2D6 PdV (1D3 PdV dans le cas d’une créature Vampire ou Éthérée) (Agit en plus de l'attribut du Domaine). Ces soins peuvent être répartis entre plusieurs créatures. Notez que les soins peuvent également être utilisé pour « relever » un mort-vivant (sauf Éthéré) qui vient d'être détruit. Notez cependant qu’un mort-vivant réduit en miette peut ne pas pouvoir être ranimé de la sorte. Pour savoir si un cadavre réduit à 0 points de vie peut faire l'objet d’une nouvelle réanimation, ils doivent effectuer un test d’ENDx2. (Un Squelette avec 6 d'END ne pourra être relevé à nouveau que s'il fait un 12 ou moins sur son test). En cas d’échec, le mort-vivants est détruit au delà de toute mesure et restera au sol, pour de bon cette fois. Ce sort peut être lancé en une version supérieure, majeure ou légendaire. Considérez le alors comme un sort de la catégorie choisie en ce qui concerne sa difficulté, son temps d’incantation et ce qu’il rapporte en expérience magique. La version supérieure invoque 2D3+2 Squelettes ou 2D4+4 Zombies, ou soigne 3D6+11 PdV (2D3 PdV dans le cas d’une créature Vampire ou Éthérée). La version majeure invoque 3D4+4 Squelettes ou 3D6+6 Zombies, ou soigne 4D6+15 PdV (3D3 PdV dans le cas d’une créature Vampire ou Éthérée). La version légendaire invoque 3D6+6 Squelettes ou 5D6+8 Zombies, ou soigne 5D6+17 PdV (4D3 PdV dans le cas d’une créature Vampire ou Éthérée). Chaque point en « maitrise de l'Aethyr » que possède le lanceur de sort multiplie la portée du sort par 2, augmente le nombre de Squelettes invoqués de +1/1D3/1D4/1D6 (suivant le niveau du sort), de Zombies invoqués de +2/1D4/1D6/2D6 (suivant le niveau du sort), et les PdV soigné de +1D6 (+1 PdV dans le cas d’une créature Vampire ou Éthérée). |
| Don Vampiriques | Description |
|---|---|
| Armes Naturelles | Un vampire est une créature qui dispose de griffes et de crocs acérés, lui permettant de lacérer les chairs pour se repaitre de sang. Ces attributs peuvent également lui servir au combat, et compte alors comme une seule arme, causant 6 dégâts. Un vampire combattant avec ses armes naturelles ne peut plus bénéficier du don “apparence humaine” tant qu'il combat de cette façon. S’il recommence à se battre avec une autre arme, ses griffes et crocs rétrécissent et reprennent un aspect normal. |
| Malédiction des vampires | La condition de vampire vous confère 6 vulnérabilités tirées aléatoirement (je recommande que ce soit le MJ qui le face tout en tenant compte de la personnalité du vampire). Un vampire est le prédateur ultime de la nuit : même si il n’est pas sensible au soleil et possède les compétences vision nocturne ainsi que sens accrus, les lumières trop fortes l’éblouissent et lui donne des malus pouvant aller de -2 ATT et -2 PAR à -4 ATT et -4 PAR ( regarder le soleil en face par exemple ). |
| Nécromancien né | Le vampire peut contrôler les mort-vivants automatiquement pour peu qu’il le désir, ces mort-vivants sont totalement assujetti à son contrôle à moins d’être déjà contrôlé ce qui fait échouer automatiquement la tentative. Ce pouvoir n’affecte pas les momies ni ceux qui possèdent ce pouvoir. |
| Sens accrus | Vous voyez dans le noir total jusqu'à une distance de 30 mètres comme le ferait une chauve-souris ordinaire. L’utilisation de ce trait s’accompagne de couinement causé par le vampire et qui peuvent être perçu avec un jet de perception. |
| Vampirisme | Un vampire doit se nourrir fréquemment selon son niveau de puissance Un vampire qui ne remplit pas ces conditions perd 5 point de vie toute les heures/Jours/semaines/mois selon son niveau de puissance et doit à chaque perte faire un test de volonté sous l’intelligence avec un malus cumulatif de -2 à chaque test ou alors devenir atteint de frénésie en cas d’échec qui saignera à blanc (ou essayera) le premier être rencontré dans son champs de vision. Bien plus qu’une nécessité, se nourrir est un plaisir pour un vampire, il ne peut donc pas se nourrir en combat (de plus, boire le sang d’une victime le mettrait en position de faiblesse). Le vampire ne peut donc se nourrir que sur une victime ne pouvant pas se défendre : maîtrisée à la lutte, endormie, assommée… Un vampire ne se nourrira jamais sur un cadavre, à moins d’être un stryge… Lorsque le vampire suce le sang d’une victime innocente elle ne peut se défendre, elle est presque ivre morte. Ainsi, le vampire pourra sucer tranquillement son sang jusqu’à la dernière goutte, si personne ne vient le déranger… Le vampire pourra donc absorber tous les PV restant à la victime. Cependant, pomper cinq ou six litres de sang prend du temps… Ainsi, en cas d’intervention extérieur le MJ est libre de décider combien de PV le vampire a absorbé. |
Parcours
Quêtes accomplies
Nom + lien + récompenses obtenues
Classes acquises
Carrière et classe en cours d'apprentissage
Carrière : Nécrarque
Classe actuelle : Apprenti de l'Occulte
Dévotion religieuse
| Dieu | Points de dévotions disponibles | Points de dévotions dépensés |
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