Table des matières

Informations générales sur le personnage :

Nom et Prénom: Théophile de Maledané
Age: 16 ans
Sexe: Masculin
Race: Chaotique
Carrière: Chevalier bretonnien
Lieu/ville de départ: Perdu quelque part dans le duche de Montfort, non loin des montagnes grises.
Fréquence de jeu: Comme les vents du chaos, inconstants et illogiques mais toujours présents
MJ: RP libre


Nom de la ligne FOR END HAB CHAR INT INI ATT PAR TIR FOI MAG NA PV
Profil de départ (+4 PC initiaux) 9 8 8 8 8 8 11 8 8 \ \ 1 60/60
Profil actuel 9 8 8 8 8 8 11 8 8 \ \ 1 60/60
Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) 0/1 - 0/1 - - 0/1 0/1 0/1 - \ \ - 0/5


XP disponible: 0
PC dépensés: 4




Description physique :

Lorsque l'on aperçoit Théophile pour la première fois, il y a toujours un instant, parfois infime, une seconde de surprise et d'indécision; où l'on aperçoit son visage différemment, où ses traits semblent prendre une aura menaçante et répugnante suintant par tous ses pores. Durant une seconde sa peau délicate parait s'assombrir, devenir rougeoyante et rugueuse. Pendant un instant ses yeux verts sombres ont l'air de se teinter de rouge sang, et son regard devient celui d'une créature affamée en mal de souffrances. Ses cheveux d'un noir de jais semblent des tentacules de ténèbres remuant comme des anémones affamées. Ses lèvres d'un rouge intense semblent se tordre en des grimaces inhumaines et suinter de sang frais. Il y a toujours un instant où Théophile ressemble à l'image même de l'abomination pervertie, et cet instant sème généralement un doute et fait remonter un frisson dans l'échine de tous ceux qui l'aperçoivent pour la première fois. Heureusement, cet instant est infinitésimal, et les sentiments déroutants qui assaillent les observateurs sont généralement oubliés aussitôt. Car ce n'est qu'une illusion, un pressentiment instinctif et animal qui construit cette image terrifiante.

Cette première et très brève impression passée, on peut observer le véritable visage de Théophile. Un jeune homme à la beauté étrange. Des traits délicats et efféminés. Ses cheveux d'un noir profond et pur encadrent parfaitement son petit visage rond et souriant. Au dessus de son front, les cheveux sont coupés bien droit, et le soin qui y est porté est impressionnant tant ils semblent lisses et soyeux. Ses yeux sont d'un vert sombre et terne, mais son regard a toujours quelque éclat d'une énergie aussi innocente que malsaine. Lorsqu'il sourit, sa beauté rayonne, mais en même temps une part sombre de son âme semble remonter à la surface et lui donner des airs toujours menaçants.

De taille moyenne pour un chevalier bretonnien, il est tout en muscles sans la moindre trace de graisse. Sa peau est lisse et délicate, et il émane de lui bien plus que l'habituelle grâce aristocratique des nobles bretonniens. Il y a autre chose en lui qui irradie d'une beauté répugnante mêlée à une aura de haine et de violence qui fait frissonner d'effroi quiconque n'a pas la bravoure nécessaire pour lui faire face sans broncher. La moindre de ses paroles, bien que ses mots soient fleuris, sue la mort et la destruction comme une promesse de meurtre et de massacre. Converser avec lui peut sembler agréable au premier abord, mais peu de gens supportent longtemps cette sensations qu'il pourrait à n'importe quel moment étrangler son interlocuteur. Quel que soit la personne à qui il parle, celle ci devra mettre de côté le sentiment persistant et inexplicable d'avoir affaire à un homme immensément dangereux. Pourtant il s'efforce toujours de paraître avenant, rit de bon cœur et parfois même trop, et ne prononce pas de menaces directes sauf quand, et c'est hélas souvent le cas lorsqu'il s'en prend à plus faible que lui, il a la ferme intention de mettre ses menaces à exécution sur le champs sans attendre.

Théophile est revêtu d'une tunique descendant jusqu'à mi cuisse serrée par une ceinture de cuir au niveau de la taille et d'un pantalon, tous deux de tissus noir, assez ample, et sur les coutures desquels des fils blancs forment un contraste saisissant. Ses bottes souples et ses gants noirs complètent sa tenue. Ses vêtement amples sur son corps svelte lui laisse passer de l'air entre le tissu et sa peau. Il porte une longue cape impeccable. Il méprise la mode bretonnienne de porter des capes lacérées.

Théophile juge que son épée bâtarde est trop grande pour être attachée à sa ceinture où elle le gênerait et ne serait pas très esthétique. Il a donc pris l'habitude de constamment tenir son fourreau dans sa main gauche, et de parfois rejeter ainsi l'épée sur son épaule pour marcher. Avec cette méthode, il est en permanence prêt à dégainer avec une méthode qu'il a perfectionnée durant ses années d'entraînement. Il adore pouvoir de pavaner en jonglant avec son épée, cela renforce encore plus son lien avec cette arme de prédilection.

Description psychologique :

Théophile de Maledané a été un garçon timide et frustré pendant longtemps, jusqu'à ce que dans l'amertume et la rancœur qui s'accumulaient insidieusement dans les replis de son âme apparaisse la mince déchirure qui permit aux dieux du chaos de faire parvenir leurs voix jusqu'à lui. À moins qu'il ne soit simplement fou, mais après tout quelle différence cela ferait-il ?

Théophile a été élevé avec des principes et une morale bien plus présents que chez n'importe qui d'autre. Chevalier Bretonnien, il dût apprendre par cœur un code abscons et futile. Il dût respecter la religion de la Dame. Et il lui fallut longtemps respecter les normes hypocrites de la société avec ses concepts abrutis de virilité et de féminité qui dirigent le comportement des chevaliers d'un côté et des dames de l'autre. Longtemps Théophile se laissa conduire par ces règles qui, il le savait déjà depuis sa petite enfance, heurtaient cruellement sa nature profonde qu'il n'avait pourtant pas encore découverte.

Puis les dieux, ou du moins une voix qui pouvait être la leur, lui indiquèrent le chemin pour se libérer. Pétri de haine et de vices inavoués, Théophile décida d'embrasser totalement l'absence de morale.

Théophile de Maledané est un être dont la perversion est monumentale, et pourtant encore timide. Il n'a jamais été introduit aux arcanes du culte des dieux noirs et n'a même jamais eu l'occasion de parler à un cultiste, mais les voix qu'il entend parfois lui ont laissé entendre que le chaos le laisserait assouvir toutes ses pulsions. Théophile a donc décidé de tout essayer, d'expérimenter tous les vices qu'il cachait au fond de lui depuis toujours, mais aussi parfois il commet des atrocités non pas pour assouvir des pulsions mais uniquement pour ce plaisir infiniment grand de bafouer les règles.

L'ironie est que nul autre que lui ne connait mieux ni ne ressent plus fortement la pression de la morale et des lois, mais chaque fois qu'il a l'impression de trahir ces dogmes et de bafouer une morale il en tire une jouissance inouïe. Il a décidé qu'il violerait le code de la chevalerie avec toute la virulence possible, et c'est pourquoi il garde caché dans ses chausses un petit pistolet à poudre noire chargé. Si un combat venait à tourner mal pour lui, ce serait avec une joie démente qu'il dégainerait cette arme pour tirer sur son adversaire à bout portant. Ce n'est pas tant pour l'efficacité de la chose que pour pouvoir se dire qu'il bafoue ainsi les lois de la chevalerie et se montre traitre, fourbe et haïssable. Cela l'excite de façon presque sensuelle de savoir qu'il viole la morale. Pourtant il le fait toujours timidement avec une sauvagerie de dandy. Par exemple, après avoir tué quelqu'un, l'idée pourra lui venir de dévorer la chair humaine, juste pour voir. Cette idée délicieuse le poussera à découper sauvagement sa victime pour la consommer, juste pour le plaisir d'accomplir un acte défiant les barrières morales humaines et lui permettant de s'élever au dessus des humains. Pourtant, manger de la chair, humaine ou pas, crue, lui paraîtrait toujours impensable. Alors il découperait sa victime en morceaux qu'il ferait cuire avant de les servir dans une assiette pour les manger avec un couteau et une fourchette, comme quelqu'un de civilisé. Inconsciemment il applique sa propre forme de morale à son immoralité, faisant de lui un être plus pervers encore à sa manière. Il connait toutes les règles par cœur, et sait toujours exactement comment l'étiquette veut qu'il réagisse à tel moment, mais il prendra toujours un malin plaisir à bafouer cette étiquette où à la dénaturer pour changer des salutations en insultes voire en menaces. Ce qui lui fait le plus plaisir toutefois est lorsque les gens ne réagissent pas à une insulte manifeste parce qu'ils pensent qu'elle est fortuite ou parce qu'elle est trop alambiquée pour qu'ils la saisissent.

Théophile de Maledané est un être raffiné et fort bien éduqué, qui use toujours des meilleurs mots ou des pires. Il aime la beauté, aime la laideur, et aime la destruction de l'un comme de l'autre. Il a une fascination presque exagérée pour les fleurs, et ne peut souvent pas en voir une sans la cueillir, qu'elle soit belle ou difforme, délicatement parfumée ou puante, colorée ou terne. De même, sa quête d'allier beauté et laideur en agissant toujours pour le mal de la société comme le parasite qu'il considère être l'a tout naturellement mené à être poète. Des vers hideux et tentaculaires s'épanouissent parfois sous sa plume, s'amusant à décortiquer et détruire toutes les conventions poétiques et littéraires de son époque. Vers libre, prose poétique, alexandrins de quinze pas se côtoient dans ses écrits avortés qu'il n'écrit que pour les faire sortir de sa tête où ils se tortillaient douloureusement. Puis il les abandonne généralement, comme des traces de vomis de corruption liquide qu'il abandonne derrière lui dans sa quête pour semer son passage des stigmates de sa propre folie. Dans ses vers il fait des éloges incompréhensibles à des choses indicibles que nul mortel n'étant pas dans son esprit bouillonnant ne peut comprendre, et il agrémente chaque ligne d'un soupçon cynique de cette profonde violence qui caractérise son être, cette haine viscéral envers tout ce qui respire et tout ce qui est bon. Cette haine envers son géniteur qui lui a donné la vie ainsi qu'envers tous les dieux bienfaisants qui lui ont donné raison.

La haine. Elle habite Théophile depuis des lustres, comme une sangsue gigantesque plantée à l'intérieur de son crâne et qui suce lentement son cerveau flétri. La haine. Elle a toujours été là et le sera toujours. Elle distille son venin rougeâtre dans chacun de ses gestes même les plus courtois et les plus doux, donnant à ses actes qui ont la grâce d'une caresse l'aura menaçante d'un tueur d'homme qui ne désire que la mort de tout ce qui l'entoure. Chaque fois que Théophile brandit son épée, le pouvoir de la violence prend le contrôle et lui fait arracher des monceaux de chair avec une cruauté redoublée et un regard dément. Ses yeux s'injectent de sang, son visage se crispe en un rictus qui n'a rien à envier à celui d'un gobelin, sa voix devient un grincement menaçant et cruel. Puis il tue sans distinction dans une rage aveugle qui est des seules choses que les lois de l'univers n'empêchent pas d'être infinie.

Cette rage est ce qui le rapproche de Khorne, le dieu du sang et des crânes, au point de l'éloigner de Slaanesh. Malgré sa perversion et sa quête effrontée, à la fois corrompue et innocente, d'assouvir ses pulsions en cherchant les plaisirs de tous type et notamment charnels ; sa soif de sang reprend toujours le dessus. Incontrôlable, elle est la seule forme de sa corruption au sujet de laquelle le choix n'a pas été fait consciemment en même temps qu'elle est sa facette la plus égoïste et la moins innocente. C'est elle qui en premier l'a précipité vers cet abîme de chaos noir, et l'a poussé à vénérer les quatre. Il adore la violence, l'accomplissement de la haine. Il tire son plaisir de la souffrance qu'infliger ses coups, et cherche toujours à prouver sa supériorité en massacrant les plus faibles. Rien ne l'excite plus que se couvrir du sang de ses ennemis.. Il honore les prouesses guerrières et ne désire rien tant qu'être suffisamment fort pour tuer tous les humains du monde un par un et tout particulièrement son propre père. Pour cela, il adore Khorne.

Il admire la traîtrise et la manipulation. Rend hommage à qui sait s'élever plus haut qu'il ne l'était. Il aime contempler les humains comme les marionnettes qui figurent dans cette grande pièce qu'est sa vie, et adore quand leurs réactions sont prévisibles. Il aime l'art pour son imprévisibilité et rend hommage aux muses créatrices de destins. Il honore qui frappe sans honneur en mettant toutes les chances de son côté, et voit le monde comme une masse en perpétuel changement prête à accueillir des êtres exceptionnels comme lui. Pour cela, il adore Tzeench.

Il adore la stagnation et l'obscurantisme, la ruine et la laideur. Il honore la fatalité comme ce qui mettra un terme à l'essence de l'humanité ou la condamnera à l'éternité de souffrances qu'elle mérite. Il aime la constance et l'érosion, la ruine et la décadence car elles sont belles et ignobles à la fois. Il apprécie la force et la vigueur, et comme toutes les afflictions, il voit les maladies comme une leçon contre l'arrogance stupide de la civilisation. Pour cela, il adore Nurgle.

Enfin, il adore l'excès, l'effronterie et la dépravation. Il trouve dans la volupté et l'accomplissement de ses plus bas instincts une satisfaction puérile car il y voit la meilleure façon de bafouer les règles de la noblesse Bretonnienne si pure et si chaste. Il vénère les pervers, les dévergondés, et tous ceux qui n'agissent que pour le plaisir car il n'existe pas de cause plus pure et donc plus noble. Il croit que la vie ne lui a été accordée que pour que tous ses désirs s'accomplissent grâce à sa force et de préférence aux dépens des autres. Pour cela, il adore Slaanesh.

Théophile de Maledané est l'antithèse de tout ce qu'un chevalier bretonnien doit être. Pourtant sa malignité est telle que sa corruption n'est pas encore apparue. Il ne porte ni marque ni mutation et ne rend hommage aux dieux que par ses actes directes, rendant ses prières au chaos d'autant plus sournoises que même en combattant des peaux vertes au côté d'autres chevaliers bretonniens, dans son esprit il répand le sang au nom des dieux noirs. Il révélera un jour, s'il survit d'ici là, la véritable nature de son être, mais uniquement lorsqu'il saura que sa transfiguration sera à sa hauteur, splendide et magistrale. Pour l'heure, il n'a qu'une seule fois attiré sur lui le regard torve et cauchemardesque des dieux noirs, mais lorsque son heure viendra il connaîtra leurs noms et les hurlera à tue tête. Lorsqu'il sera prêt, il retournera dans sa baronnie natale et massacrera son père sans pitié. Pour l'heure, Théophile est un corrompu dépravé qui fait semblant de se cacher car il sait que c'est plus efficace que de se dissimuler complètement, et il fait route vers le nord pour atteindre les saintes contrées ou les dieux sont despotes incontestés de la réalité et où leur rendre hommage est une vertu.

Alignement : Chaotique mauvais

Historique du personnage :

Cette histoire commença dans une petite mais prospère baronnie perdue au milieu du duché de Montfort. Le baron Tristan de Maledané était un chevalier pieux et vertueux. Tous s'accordaient pour louer sa valeur depuis toujours. Mais ce brave chevalier n'en avait pas assez. Il lui fallait plus de reconnaissance, plus de vertu, plus de piété. Un jour son désir de recevoir un signe de la Dame du Lac devint si fort qu'il se prit à en rêver. Le malheur survint lorsqu'un matin il s'éveilla avec encore le souvenir de ce rêve enfanté par ses désirs de reconnaissance. La Dame lui indiquait de partir en quête du Graal et ce rêve ne pouvait être que le fruit de la volonté de la déesse, il s'en était persuadé. Sire Tristan, sans que cela ne surprenne personne, décida de partir aussitôt pour la quête. Il prit son armure ses armes et son destrier, et partit loin de son prestigieux domaine. Il laissa son château, sa baronnie, ainsi que sa famille composée de sa femme dame Hermeline et son jeune fils Théophile, entre les mains d'un intendant avisé choisi à la va vite.

Pendant que le baron courait le monde, battant les campagnes et les villes de Bretonnie jusqu'à d'autres contrées, sillonnant les routes de l'empire, combattant dans les montagnes et dans les plaines, explorant chaque endroit pour y chercher l'accomplissement de sa quête; la baronnie de Maledané sombrait entre les griffes d'un intendant véreux et cupide assoiffé de pouvoir. Sur la propre terre de ce chevalier vertueux qui ailleurs libérait les faibles de la souffrance et de la tyrannie, le peuple était réduit à la plus infâme pauvreté. Les hommes d'armes collectaient leurs taxes avec brutalité, et l'intendant se servait allègrement dans les coffres et en venait à se prendre pour le baron. Il tenta même de séduire la baronne, mais comme celle-ci repoussait ses avances il la condamna elle et son fils à ne pas sortir du donjon. Théophile commença dès cette époque à se sentir trahi par son père, et pourtant il n'avait que sept ans. Il s'entraînait pour devenir chevalier sans sortir du donjon, si bien qu'on ne lui apprit pas à monter à cheval. L'intendant respecta au moins la promesse de veiller à l'éducation du fils du baron. Théophile apprit à porter une armure, à manier une épée, à lire et écrire et ne pouvant pas jouer dehors il passa une bonne partie de son temps plongé dans des livres dont il étudiait la littérature. Les romans étaient son moyen de s'évader et d'oublier un temps la souffrance de sa mère qui se languissait de son mari.

Cette situation dura quatre ans. Quatre années durant lesquelles Tristan de Maledané avait sillonné le monde en vain sans trouver la Dame qu'il cherchait. Loin d'abandonner sa quête, il décida tout de même alors qu'il passait par là de rendre visite à sa baronnie pour y voir comment allaient les affaires. Apprenant que son père arrivait au château, Théophile fut à la fois submergé par la joie et la colère. Il pensait que lui et sa mère allaient enfin être libérés, mais c'était sans compter sur le seul être qu'il hait désormais plus que son père: la Dame du Lac.

Car à l'instant ou sire Tristan réalisait les crimes de l'intendant et se débarrassait de celui-ci en le jetant en prison, il avait terminé sa quête. Le jour même, la Dame lui apparut. Pourquoi avoir choisi cet instant après quatre ans de quête acharnée ? Peut-être la déesse avait-elle voulu lui faire comprendre qu'il ne serait digne de sa valeur que lorsqu'il aurait libéré sa baronnie d'un joug injuste, ou peut-être comme le pensa Théophile n'avait elle fait cela que par cruauté envers l'enfant qu'il était. Alors que les complices de l'intendant corrompu avaient déserté le château et que sire Tristan entrait seul dans la grande cour, le chevalier du Sinople lui apparut. Il parvint à le défaire et reçut en récompense le droit de boire dans le calice sacré. C'est ainsi que sire Tristan de Maledané devint chevalier du Graal, et lui qui était déjà pieux le devint dix fois plus après ces événements.

Il parla à peine à sa femme et son fils. En tant que baron, il décréta qu'il faisait don de ses terres pour bâtir une immense abbaye dédiée à la Dame du Lac à l'emplacement où elle lui était apparue, c'est à dire en rasant le château pour rebâtir avec ses pierres un bâtiment religieux dont il serait l'éternel gardien. Tous reconnurent là le dévouement extrême d'un noble vertueux qui faisait passer le bien de la Bretonnie et l'hommage à sa déesse protectrice avant ses propres intérêts. Ne voulant pas négliger sa famille, il envoya sa femme et son fils vivre chez son beau frère avec un peu d'argent pour satisfaire à leurs besoins vitaux. Ce fut tout. Dès lors Théophile ne revit plus son père sauf dans ses rêves éveillés où il lui tranchait la gorge et l'éviscérait encore et encore et encore…

Le jeune garçon finit entouré d'individus distants et sans empathie. On lui enseignait sans rien lui donner. On voulait en faire un chevalier puis se débarrasser de lui. Il apprit à manier les armes, et il se fallut de peu, tant la haine l'habitait, que la première fois qu'on lui mît une véritable épée entre les mains il ne s'en serve pour éventrer tout le monde autour de lui. Seule sa lâcheté l'en empêcha. Ce fruit n'était pas encore mûr pour les dieux du chaos.

Théophile avait pris l'habitude de cacher ses sentiments, car il se savait empli de choses néfastes. Toujours il refoulait ses envies et ses pulsions. Il ne se passait pas un jour sans qu'il ait l'impression que son esprit dans une fièvre brûlante lui ordonnait de trancher les gorges de tous ceux qu'il voyait. Il regardait les gens en s'imaginant les décapiter et les démembrer, les écorcher et les brûler, sans cesse, tout le temps. Ça n'arrêtait pas, et ça lui faisait du mal. Il songea plusieurs fois à se suicider mais était à la fois trop lâche et trop fier pour cela. Il n'eut jamais dans sa vie ni amis ni amours. Seule lui restait sa mère, qui mourut lorsqu'il avait quinze ans. On lui annonça, pour ne pas le bousculer, qu'elle était morte de chagrin, mais en vérité elle s'était jetée depuis le toit durant la nuit. Cette nouvelle ne fut aucunement surprenante pour Théophile qui se trouva même, à sa grande surprise, incapable de pleurer. Sa mère avait passé ces dernières années à souffrir constamment, incapable qu'elle était de cesser d'aimer son mari que Théophile haïssait de toutes ses tripes. Il ne cessait de ruminer sa vengeance, la façon dont il lui perforerait le crâne pour vider sa cervelle infecte, lui arracherait la peau à mains nues, lui découperait les membres, lui déchirerait les organes un par un… La haine et la violence n'avaient déjà plus de limites dans son esprit, et rien ne lui permettait d'évacuer cette frustration. Il obéissait bien sagement à ses instructeurs, apprenait son code de chevalerie, et observait chaque règle du dogme sans discuter. Pour des yeux extérieurs il semblait obéissant et docile, sans personnalité. Jamais dans sa vie il ne fit une bêtise. Se soûler ou séduire des filles ne semblaient aucunement l'intéresser, mais c'était parce que son esprit était habité par de bien moins conventionnels désirs et des pulsions insatiable qu'il refoulait encore et encore jusqu'à ce qu'elles empoisonnent son esprit en profondeur. Il arriva vers ses seize ans à un point où sa souffrance devenait physique. Son crâne le faisait souffrir comme si des bêtes sauvages tambourinaient depuis l'intérieur, et lorsque l'on ne le regardait pas il cognait sa tête contre les murs pour faire cesser cette douleur. Il sentait perpétuellement son esprit sur le point de se déchirer et ce sentiment le terrifiait. Plus aucun réconfort n'existait sinon celui de pratiquer les armes, si bien que cela devint son obsession. Il passait des nuits entières à s'exercer avec son épée bâtarde en s'imaginant les mille et une façon dont il s'en servirait pour lui arracher sa vie si le mannequin d'entraînement était son père. Puis vint l'âge où il fut assez âgé pour partir en tant que chevalier errant. Son oncle s'occupa en vitesse des préparatifs, impatient de se débarrasser de lui. Il lui fournit son épée et les habits, puis lui fit prêter son serment d'errance avant de le lâcher dans la nature.

Livré à lui même, Théophile décida de parcourir le duché de Montfort, errant au sens premier du terme. Il n'avait ni objectif ni idéal. Il ne savait pas où il allait et marchait au hasard sans trouver de quête à accomplir. Sans personne pour l'encadrer, il fut hanté par de bien sombres pensées. L'idée de tuer et de violer tous les paysans sur son chemin lui revenait à chaque fois qu'il apercevait l'ombre d'une vie humaine, et il désespérait de se débarrasser définitivement de cette pensée. Au final, c'est avec dépit et même colère qu'il accepta de venir en aide à une famille de marchands impériaux dont la fille avait été enlevée par des brigands. Il se rendit donc sur les lieux avec un soupir de lassitude. Il ne fut pas très difficile pour lui de faire peur aux brigands en tuant leur chef, et lorsqu'il tomba sur la fille, il était encore insatisfait du peu de sang qu'il avait versé. La jeune fille lui parla, mais il n'écoutait pas. Sa voix suave et douceâtre faisait tout pour transformer ses remerciements en un acte de séduction perverse, mais Théophile en cet instant était hanté par sa colère et sa haine. Assoiffé de sang, l'épée à la main, il décida sans même y penser de tuer cette garce. Il lui trancha la tête sans coup férir, d'un grand coup d'épée.

C'est alors que les voix lui parvinrent. Ce que Théophile ne savait pas et ne sût d'ailleurs jamais car il n'en avait cure, c'est que le corps de cette frêle jeune fille servait de réceptacle à un démon mineur de Slaanesh qui avait depuis peu commencé à prendre possession de ce corps. En tuant la fille et en renvoyant le démon dans les limbes du chaos, Théophile avait sans le savoir été d'une aide infinitésimale aux plans de Khorne qui durant une seconde posa son regard sur lui. Peut-être les voix étaient-elles celles des dieux ou de démons; en tout cas depuis lors elles ne seraient le plus souvent que la manifestation incontrôlée de pensées si étranges que Théophile est incapable de les imputer à sa propre conscience. En tout cas, des voix lui révélèrent ce jour là comment se libérer de ses contraintes et de sa souffrance. Théophile s'était mis à convulser et à hurler de douleur et de terreur face à cette intrusion dans la trame même de sa conscience, mais ces voix éveillèrent son intérêt. Il décida en ce jour, de son propre chef, de se délivrer des carcans moisis de la société. Il serait dédié au chaos pour l'accomplissement de son propre plaisir. Pourquoi dirait-il non à des maîtres pour lesquels le simple fait de donner vie à ses pulsions enfouies était leur rendre hommage ? Il retourna vers les marchands impériaux avec la tête de leur fille. Il les massacra dans une orgie de sang des plus splendide et qui lui donna envie de recommencer encore et encore. Il pilla leurs marchandise et se fit même le plaisir de récupérer pour lui le pistolet du marchand, une délicieuse entorse aux lois stupides de la chevalerie bretonnienne. Au cours de cette nuit de massacre et de pillage, il se rendit au milieu des bois pour découper les cadavres en hurlant les noms des quatre dieux du chaos. Sa fierté et son arrogance émergèrent alors, et il déclara qu'il servirait les dieux et que pour être sûr et certain d'être leur meilleur serviteur il se rendrait en pèlerinage vers les contrées maudites du nord où l'on dit que les royaumes du chaos et des mortels se rejoignent. Dans sa démence, Théophile décida que son objectif serait désormais d'atteindre le pôle nord pour rencontrer les dieux en personne et ne se prosterner que directement devant eux.

Depuis lors, Théophile s'est décidé à traverser la Bretonnie, l'empire, le Kislev, et les désolations en semant son empreinte personnelle de corruption indicible derrière lui. Ce pèlerinage impie est son seul objectif principal. Pauvre fou qu'il est il s'imagine être assez fort pour mener à terme ce périple dément. Avec de la chance, le monde s'assurera qu'il meure en court de route pour le bien de tous les êtres civilisés. Mais s'il parvient jusqu'à son objectif après l'un des plus long et périlleux voyage qui soit, alors il redescendra vers le sud en semant mort et destruction derrière lui jusqu'à retourner là où il a toujours voulu porter sa corruption: dans l'Abbaye de son père. Là, il souillera tout ce qui est saint, détruira tout ce qui a été créé, et enfin affrontera son propre géniteur en combat singulier pour le tuer de la plus vile manière possible et se repaître de son cadavre sanctifié afin de faire définitivement disparaître de ce monde le beau et le sacré.




Compétences :

Coups puissants (B) : Votre personnage développe une puissance hors du commun lors des combats et augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 points de dégâts.

Etiquette (B) : Votre personnage connait les conventions sociales et la façon adéquate de se comporter et de s'exprimer convenablement dans la plupart des situations que l'on peut rencontrer dans le «beau monde». Il a donc un bonus de + 1 sur tous les tests en rapport avec des personnes appartenant à la haute société.

Alphabétisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.

Arme de prédilection - Épée bâtarde (B) : Votre personnage, grâce à la pratique continue d'une même arme (à déterminer à l'acquisition de la compétence), en a acquis une maîtrise technique telle qu'il peut ajouter un bonus de +1 en ATT lorsqu'il l'utilise en combat. (La durée durant laquelle le personnage doit manipuler cette arme avant de pouvoir acquérir cette compétence est laissée à l'appréciation du MJ, mais devrait se compter en années.). Cette compétence reflète le fait que votre personnage possède une arme “préférée” qu'il utilise avant toute autre, si possible. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte. (Cette compétence doit être acquise à nouveau si le personnage décide de changer d'arme de prédilection. La précédente compétence est en ce cas perdue.)

Dégainer l'épée (B) : Votre personnage a perfectionné ce geste et il bénéficie d'un bonus de +1 en INI lors du 1er round d'un combat. Cet art ne nécessite pas l'utilisation d'une arme spéciale. Toute arme tranchante fera l'affaire.

Parade (A) : Votre personnage a appris comment se servir d'une arme à son plein potentiel pour réussir à parer une attaque rendant les parades bien plus efficaces. La valeur de parade des armes (bouclier compris) est ainsi doublée. Par exemple, une épée ayant une parade à 12 aura dès lors une parade à 24.




Inventaires et biens du personnage:

Bourse: 6 Couronnes d'or


Inventaire
Épée bâtarde
2 mains ; 24+1D10 dégâts et 12 points de parade.
Cette arme est difficilement maniable, compensant le malus de vitesse qu'elle procure avec un grand bonus de force. Seules les maîtres en escrime peuvent espérer manier convenablement une arme pareille…
Pistolet
50 + 1d8 dégâts ; Malus de -2 TIR tous les 8 mètres. Percutante et perforante (4), Un tir par NA max, prend 1 NA à recharger. Vous pouvez utilise 2 pistolets en même temps, ce qui permet de faire deux tentatives de touches, mais le malus pour le tir de la mauvaise main est TIR-3, arme à poudre (les chances d'échecs critiques passent à 18+).
Arme à poudre très convoitée, le pistolet est presque aussi efficace que l'arquebuse au tir. Sa maniabilité lui permet d'être utilisé au corps à corps, et bons nombre de gradés souhaitent avoir pour équipement une paire de pistolets.
Vin (demi-litre)
Peigne
Potion de soins (X2)
Cape longue



Parcours

Quêtes accomplies

Nom + lien + récompenses obtenues

Classes acquises

Carrière et classe en cours d'apprentissage

Carrière : Chevalier bretonnien
Classe actuelle : chevalier errant

Dévotion religieuse

Dieu Points de dévotions disponibles Points de dévotions dépensés
Chaos universel 10 0
Khorne 6 0
Slaanesh 4 0

Autres


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