Table des matières

Informations générales sur le personnage :

Nom et Prénom: Prestenent d'Affreloi
Age: 19 ans
Sexe: Indéfini ou asexué
Race: Humain (bretonnien)
Carrière: Chevalier bretonnien
Lieu/ville de départ: Bordeleau (Bretonnie)
Fréquence de jeu: ~
MJ: Le Faussaire


Nom de la ligne FOR END HAB CHA INT INI ATT PAR TIR NA PV
Profil de départ (+4 PC initiaux) 9 8 9 9 8 8 9 8 8 1 60/60
Profil actuel 9 8 9 9 8 9 9 9 8 1 65/65
Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) 0/1 - 0/1 - 0/0 1/1 0/1 1/1 - - 5/5


XP disponible: 29
PC dépensés: 7




Description physique :

Prestenent n'aime pas montrer son corps, sauf son visage qu'il montre toujours car il refuse de porter un casque sauf si nécessaire. À son départ en tant que chevalier errant il était revêtu d'une tunique solide mais peu décorée en tissu épais à la couleur vert sombre avec des chausses noires, une ceinture, des gants et des bottes en cuir tout aussi noirs, et son fidèle écu portant les armoiries de sa famille. Il préfère généralement ne pas enlever ses gants (sauf pour souffleter quelqu'un) et ne se montrera jamais nu sous aucun prétexte. Même ses bras étant toujours couverts par les manches de sa tunique. Son premier objectif en tant que chevalier errant est de se procurer une armure et surtout un cheval. Se souciant peu de son apparence, Prestenent ne voit aucune raison de changer de vêtements. En revanche il accorde une importance plus grande que la moyenne à l'hygiène et cherche généralement à se laver une fois par jours environ. Ce souci de l'hygiène est lié à une certaine peur de se voir transmettre des maladies.

Toujours d'un maintien élégant et altier, Prestenent semble à tout moment se comporter comme s'il paradait pour montrer à quel point il est le modèle parfait du chevalier. Fruit de nombreuses années d'entraînement, il marche toujours en se tenant aussi droit et digne que s'il avait une pile de livres posés sur sa tête qu'il s'efforcerait de ne pas faire tomber. Sa carrure est légèrement fluette comparée à d'autres, mais il n'en est pas moins musclé et vigoureux. Sa taille est légèrement inférieure à la moyenne des chevaliers, mais Prestenent ne s'en rend généralement pas compte car là d'où il vient il a toujours été perçu comme étant le plus grand de sa tranche d'âge et donc dans sa tête il est toujours plus grand que tout le monde. Son visage est fin et gracieux, ses yeux bleus brillants comme des diamants. Sa crinière drue encadre son visage d'une cascade de cheveux noirs de jais où se remarquent, malgré son très jeune âge, des reflets grisés comme s'il avait été sujet à de l'anxiété durant son enfance, ce dont il ne montre aucune autre trace, à moins de plonger plus profondément dans son esprit.

Si à première vue il semble tout à fait ordinaire pour un jeune chevalier, en regardant de plus près on remarque que ses traits sortent de la norme. Son visage a des traits fins au point qu'on lui trouverait des ressemblances avec celui d'un enfant prépubère, ce qui n'est pas dû au hasard (voir son histoire). Sa peau est lisse et immaculée, ne portant aucune trace de ce qui affecte normalement un humain à la puberté. On ne lui voit aucun poil sur le visage, aucune trace de bouton passés, ni de cicatrice ni même de tâche de naissance. C'est comme si sa face avait été lavée artificiellement, au point que c'en est presque suspect.

Son teint est plutôt pâle, et on devine que ce n'est pas récent. Lorsqu'il s'expose au soleil, sensation qu'il semble d'ailleurs adorer de façon curieuse, il reste généralement blanchâtre ce qui a le don de l'exaspérer. Il préférerait qu'on puisse deviner à son aspect qu'il est un chevalier vigoureux voyageant tête nue sous le soleil, mais sans doute à cause de ce qu'il en a été trop privé durant sa petite enfance, le soleil n'est pas très bénéfique sur sa peau. Il aurait presque un aspect cadavérique, n'était la vivacité de ses gestes et de son esprit qui suffisent par leur ardeur superfétatoire à lui redonner des couleurs aux yeux d'un observateur extérieur. Son regard est toujours soit féroce, soit compatissant; il n'existe aucune demi mesure. Il fait preuve, dans le moindre de ses gestes d'une vigueur extrême qui confine à la violence. Il adopte toujours un air empressé dans chaque chose qu'il fait ou dit, comme s'il avait peur d'être perpétuellement poursuivi par on ne sait quoi. Plus sûrement il se sent pressé de vivre sa vie à toute allure et de galoper d'une aventure à l'autre sans perdre une fraction de seconde. Cela lui donne souvent l'air plus méprisant qu'il ne l'est vraiment, sa manie de bâcler les conversations en un temps record étant parfois agaçante.

Lorsque Prestenent sourit, c'est généralement qu'il est excité, comme ce peut être le cas à l'approche d'un combat. Il manifeste toujours un entrain puéril pour tout ce qui touche aux tâches d'un chevalier, comme un gamin qui aurait passé toute son enfance à jouer au chevalier et pour qui le jeu s'est changé en réalité. Un rictus joyeux se dessine sur ses lèvres chaque fois qu'il lance une réplique de l'esprit chevaleresque, et il lui arrive de devoir se retenir de s'esclaffer de joie lorsqu'il tire l'épée. Cette visible joie de vivre, il ne la manifeste néanmoins que lorsqu'il se sent excité par l'ardeur des combats ou si un chevalier de rang supérieur au sien (c'est à dire tous) le regarde. Sinon, lors des moments de calme, il montre généralement les signes d'un ennui certain. Ses épaules tremblent, il tape du pied sur le sol, et lance des regards féroces à tout le monde avec presque l'espoir d'être attaqué. Même ses compagnons lui trouveront un air antipathique lorsqu'il ne combat pas, et dans ces moments là sa physionomie change radicalement. Il ne se tient plus aussi droit, ne regarde plus en avant vers l'avenir mais baisse vers le sol des yeux qui semblent prêts à pleurer. Dans ces moments, un observateur extérieur peut voir se profiler une autre silhouette, un autre homme. Alors, et seulement alors, son visage pâle comme l'ivoire, ses yeux bleus scintillants et sa chevelure noire comme la nuit, non seulement font bien comprendre à tous que cet individu est nécessairement issu d'une famille noble et ancienne comme on le constate habituellement à sa beauté et sa physionomie, mais aussi que cette lignée, aussi noble soit elle, cache quelque chose de particulièrement sombre, une sorte de terrible secret si effrayant qu'il se lit sur le visage du jeune chevalier et que ce visage inspire la même terreur. Puis Prestenent sourit à nouveau, et l'effet se dissipe, comme s'il n'avait jamais cessé d'être un garçon plein de vie et d'audace.

Description psychologique :

Prestenent n'est pas du genre à discuter, surtout les évidences. Prestenent n'est absolument pas une femme se déguisant en homme, Prestenent est un homme, point. Ce n'est certainement pas une légère anomalie physiologique qui va changer le fait que la Dame du Lac l'a voulu homme (d'autant que les douleurs de l'entrejambe lorsque l'on galope à cheval lui sont presque inconnues, ce qui est un avantage). Il n'a par ailleurs aucune pitié pour les femmes, et ceux même au regard d'un bretonnien. Prestenent n'a absolument pas l'impression de voir une injustice dans le fait que la chevalerie soit réservée aux hommes, c'est à ses yeux tout à fait justifié qu'une femme ne puisse pas même caresser ce rêve, car les femmes sont toutes des êtres faiblards, lâches, manipulateurs, pervers et sournois à ses yeux. Heureusement, Prestenent n'est pas une femme.

En fait, le respect de la gent féminine est presque le seul trait du chevalier bretonnien idéal qui fasse défaut à Prestenent. Le jeune chevalier est par ailleurs fort et vaillant, toujours brave et honnête, respectueux de tous les codes de la chevalerie et même, sauf lors de ses quelques sautes d'humeur, il sait faire preuve d'une humilité remarquable qu'il conjugue à la perfection avec la fierté que requiert son rang. Prestenent sait se montrer modeste et est aussi courtois que possible avec n'importe quel homme qui croise son chemin, du seigneur au paysan quand bien même leur niveau d'hygiène le dégoutterait. Il n'interpellera jamais avec un “holà manant !” mais avec un “héla mon brave !”, ce dont tous les chevaliers ne peuvent pas se vanter. Il parle toujours, même aux plus humbles, comme s'il était leur égal, et il voue aux chevaliers, aux nobles seigneurs, ainsi qu'aux ecclésiastiques un respect presque exagéré. Pour ce qui est des femmes, c'est tout l'inverse. Prestenent les hait, elles le répugne. Lui même ne saurait trop expliquer cette haine viscérale sinon en disant que de par leur nature les femelles sont toutes prédisposées au mal, au vice, et à la trahison. À l'exception notable des demoiselles du graal (et encore) son adage est qu'il est vital de se méfier de tout ce qui a un vagin. À ses yeux, un homme qui tombe sous le charme d'une femme est un fou ou une victime d'ensorcellement. S'il le pouvait, il éradiquerait toutes les femelles du vieux monde (sauf sa maman quand même) car sitôt qu'il en voit une il ressent une terrible gêne presque comparable à celle qu'aurait une personne normale en présence d'un démon du chaos. Hélas pour lui, la galanterie et les règles s'appliquant au respect des dames sont part intégrante du code de chevalerie. Prestenent se contente donc généralement d'ignorer les femmes avec dégoût, n'écoute que distraitement quand une femme lui parle, détourne les yeux pour ne pas les regarder, hésite dans ses salutations lorsqu'il s'adresse à une femme de haut rang, et si une paysanne s'adresse à lui il y a de fortes chances pour qu'il fasse comme si elle n'existait pas voire fasse demi-tour et prenne la poudre d'escampette. Sa plus grande crainte, bien plus que d'être dévoré vivant par un ogre ou équarri vif par des hommes-bêtes, serait que l'on croit en le voyant qu'il serait tombé sous le charme d'une femme. L'idée lui est si intolérable qu'il s'efforce toujours de ne jamais regarder une femme par peur qu'on pense qu'il lui porte de l'intérêt. De manière peu surprenante, l'effet est souvent inverse de celui escompté.

En dehors de sa peur irraisonnée des femmes, Prestenent ne connais pas la peur. Premièrement car un chevalier errant ne saurait connaître la moindre crainte, et deuxièmement car contrairement à la massive majorité de ces jeunes coqs vaniteux qui font dans leurs braies sitôt que le danger devient réel, Prestenent a réellement connu la dure et terrifiante réalité du monde. En Moussillon, les morts vivants sans maîtres marchent et tuent jusqu'à ce qu'on leur accorde le repos par la force des armes, et c'est face à des squelettes claudiquants que Prestenent a pu s'entraîner et faire ses premières armes. La vie en Moussillon était bien plus difficile que ne le sera jamais celle d'aucun autre noble bretonnien voire de certains paysans. Bien que Prestenent répugne à parler de cette partie de sa vie, il est arrivé par des saisons où les déjà maigres récoltes étaient encore plus difficiles ou lorsque les grenouilles et escargots du domaine se raréfiaient que les nobles d'Affreloi, poussés par la pauvreté déprimante de leur domaine, doivent descendre du sommet de leur tour délabrée pour plonger leurs mains immaculées dans la terre boueuse et venir en aide aux paysans dans leurs champs. Il n'est arrivé qu'une seule fois à Prestenent, alors qu'il était enfant, de devoir travailler. L'expérience l'a tellement traumatisé qu'en devenant chevalier errant il a fait le serment de ne plus jamais travailler de toute sa vie. Prestenent d'Affreloi considère qu'en tant que chevalier il serait absolument contre-nature qu'il effectua le moindre travail manuel quel qu'il soit, aussi bien semer des récoltes que réparer du matériel, clouer une planche, ou pelleter la terre. Prestenent préférerait mourir que travailler. Littéralement. Si la situation l'y obligeait, si par exemple on le réduisait en esclavage, il n'hésiterait pas (ou pas beaucoup du moins) à se suicider ou à se rebeller même en sachant que cela serait synonyme de mort certaine et ceux à seule fin de ne jamais trahir son serment. Car Prestenent d'Affreloi ne fait jamais de promesses à la légère, et la moindre promesse qu'il fait, il la tient ou est prêt à mourir en s'y essayant. Il n'en est pas pour autant fou puisqu'il s'assure généralement de ne rien promettre sauf si il estime que ça en vaut la peine.

Au contraire de sa vision très méprisante du travail, Prestenent étant habitué aux conditions de vie du château délabré des d'Affreloi, il ne voit aucun problème au fait de camper en pleine nature ou de dormir sur une vieille paillasse infestée de puces. Il se satisfait pleinement de n'importe quel confort quel qu'il soit. Notez aussi que s'il est reçu dans une auberge ou tout autre lieu où on lui proposera de prendre un bain, il insistera pour le prendre seul sans l'aide d'aucun valet, mais, on s'en doute, ce n'est pas vraiment pour la même raison. Le dernier trait caractéristique de son enfance en Moussillon est que, au contraire de n'importe quel Bretonnien, Prestenent n'a aucun goût ni expérience en terme de vin ou d'alcool en général. Il ne serait même pas capable de différencier une bière de bas étage d'un divin cognac de cour. Il faut, pour l'excuser, rappeler qu'il n'a bu au cours de son enfance que de l'eau sale coupée avec un peu du vin de piètre qualité qui restait dans les vestiges de la cave familiale. De même, le plat le plus succulent qui soit à ses yeux est et demeure les escargots.

Prestenent est par nature méfiant, un trait hérité de sa vie en Moussillon. C'est pourquoi il fera toujours très attention aux personnes qu'il rencontre et partira d'abord du principe que tout le monde peut potentiellement comploter contre lui. Si il ne fera jamais confiance à aucune femme, il n'a en revanche pas de difficultés, première impression passée, à se lier d'amitié avec des hommes. Une fois une relation construite, il devient un allié fidèle et même un peu envahissant. Il a tendance, contrairement à la plupart des nobles bretonniens, à considérer que tous les étrangers sont nobles (d'où l'expression “noble étranger”), ce qui ne signifie pas pour autant qu'il les respecte autant que de vrais nobles, simplement il est trop inculte même pour connaître les préjugés sur les gens de l'empire ou les estaliens, il préfère donc partir sur la base du principe que s'ils sont étrangers, ce ne sont pas des serf. La chose est légèrement différente avec les races non humaine pour lesquelles il a globalement un mépris très naturel.

Les elfes inspirent sa méfiance pour deux raisons. L'une d'elle c'est qu'il n'arrive pas à distinguer les mâles des femelles ce qui le perturbe au plus haut point, il se méfie donc de tous les elfes en dépit du respect que sont supposés avoir les bretonniens pour les “fées”. La deuxième raison est plus spécifique, car durant toute son enfance on lui a raconté les récits de sa famille et ceux ci évoquaient souvent les elfes noirs avec des descriptions précises de ces êtres, de leur comportement et de leur fourberie. Ce qui gêne le plus Prestenent avec les elfes, c'est cette impression constante que n'importe quel elfe pourrait très bien être un Druchii habilement déguisé. Par ailleurs, Prestenent ne ressent ni réelle compassion ni réel mépris pour les animaux de compagnie et autres bêtes de somme comme les chiens, les chats, des halflings, les porcs, les bovins et les moutons. Néanmoins il déteste la violence envers les animaux et pourrait fort bien se mettre en colère simplement d'avoir vu un jeune écuyer frapper cruellement un âne. Inutile de dire que le cheval, plus noble conquête de l'homme, est un animal qui mérite autant sinon plus de respect que n'importe quel humain. Ce lien avec la race équestre est au point qu'il ne faut pas se surprendre s'il lui arrive à l'occasion de parler à son cheval ou d'interpréter les hennissements comme des réponses.

Alignement : Loyal bon

Historique du personnage :

Prestenent d'Affreloi est né dans le duché maudit de Moussillon. Dans cette terre corrompue où naissent des êtres déformés et où la noblesse se replie sur elle même dans des châteaux à moitié en ruine pour éviter la plèbe porteuse de maladies, la famille d'Affreloi était certainement parmi les dernières à encore connaître les règles de la chevalerie bretonnienne. La famille préservait tant bien que mal sa pureté par des mariages consanguins, mais nombre d'entre eux étaient difformes, faibles, ou malades. Puis, comme une réponse à leurs innombrables prières, la Dame offrit un miracle à la famille noble dont la fidélité au code des chevaliers était demeurée intacte. Un enfant naquit dans la famille, un enfant parfait, sans aucune souillure, aucune déformation ni mutation, pur aussi bien d'esprit que de corps. Cet enfant, c'était Prestenent. Sa famille était autrefois glorieuse et puissante, mais avait été réduite à la plus sinistre pauvreté depuis l'affaire du faux graal qui avait précipité la chute du duché. Les d'Affreloi firent néanmoins tout leur possible pour offrir à Prestenent ce qui se rapprocherait le plus de l'éducation d'un véritable noble bretonnien. On l'entraîna à chevaucher et à se battre, on lui inculqua le code des chevaliers jusqu'à ce qu'il en connaisse chaque détail par cœur, on lui apprit la vertu, l'humilité, la galanterie et tout ce qu'il fallait pour faire un vrai chevalier, et Prestenent s'acquitta de son devoir avec ferveur. C'était son destin d'être le sauveteur de sa famille, il devait être chevalier pour racheter l'honneur des d'Affreloi par ses actes de bravoure et sa chevaleresque renommée. Il était traité comme une sorte d'élu, et il comprit que rien ne saurait l'empêcher d'accomplir ce destin glorieux.

Un détail toutefois risquait de faire obstacle à son accession au titre de chevalier: Prestenent était une fille.

Un problème de peu de gravité que Prestenent balaya sans difficulté. Sur les conseils d'une grenouillère, sa famille prit contact avec une soi-disant sorcière qui vivait dans les marais de Moussillon et savait préparer toutes sortes de potions. Il ne s'agissait pas réellement d'une sorcière, mais plutôt d'une alchimiste qui connaissait tous les secrets des plantes de la région. Elle prépara pour Prestenent, alors âgé d'une douzaine d'années mais déjà fier et chevaleresque, une potion qui “nettoierait son ventre”, lui évitant de jamais connaître des règles, mais provoquant du même coup la stérilité. La sorcière versa une fraction du contenu d'une carafe dans un verre et dit à Prestenent de lamper le gobelet sans en laisser une goutte. Avec arrogance, le chevalier s'est alors emparé de la carafe pour en boire goulûment tout le contenu, se disant qu'avec une plus grande quantité il augmenterait les chances que ça marche. En effet, ça a marché, même si boire un litre de poison a bien failli le tuer. Encore maintenant, des années après, et probablement jusqu'à la fin de ses jours, il arrive à Prestenent, généralement au plus mauvais moment, d'être saisi de nausées terribles au point parfois de vomir subitement. En revanche il n'a pas subi certains autres problèmes dus normalement à la puberté (pas de règles, pas de poitrine, pas de boutons), ainsi il s'est assuré de pouvoir plus aisément dissimuler la particularité biologique qui ferait qu'on pourrait ne pas le considérer comme mâle. Lorsque Prestenent atteignit l'âge requis, il devint chevalier errant et quitta sa famille avec la mission simple et pourtant au combien importante d'honorer autant qu'il le peut le nom de sa famille en devenant un grand chevalier, pur et valeureux, et en accomplissant de grands exploits jusqu'à devenir chevalier lige d'un grand seigneur, voire acquérir des terres au cours de ses aventures. Prestenent a donc discrètement franchi le cordon sanitaire vers le duché de Bordeleau et s'est lancé dans l'aventure. Conscient de devoir cacher le fait qu'il vienne de Moussillon, mais jamais au grand jamais renier le nom de sa famille. Le nom d'Affreloi est de retour dans le royaume, et tous le connaîtront bientôt.

la longue histoire des d'Affreloi remonte à peu de temps après la fondation de la Bretonnie par Gilles le Breton. À cette époque, les marquis d'Affreloi avaient été délégués par le Roy pour gérer un territoire sur les côtes de Moussillon qui était menacé par les raid des elfes noirs. Une bonne partie de l'histoire des d'Affreloi s'est faite avec une certaine relation directe avec les Druchii. Les nobles bretonniens avaient d'abord repoussés les pillards, mais au fur et à mesure ils finirent par comprendre qu'il était plus profitable pour tous de traiter avec les corsaires. Des négociations commencèrent donc, et l'amélioration des relations dura sur plusieurs générations d'hommes avec les mêmes elfes. Il y eut plusieurs échanges de cadeaux d'un côté à l'autre, et des accords furent trouvés pour que les elfes noirs cessent leurs attaques contre le marquisat. La condition était terrible, mais les d'Affreloi n'y virent aucun problème. Les elfes noirs réclamaient simplement un tribut en humains qu'ils pourraient réduire en esclavage. Pour les marquis, c'était une bien belle occasion de vider leurs cachots et par là même leur pays entier de tous les criminels, brigands, roublards, escrocs, voleurs, ainsi que des valets qui renversaient du vin sur leurs vêtements. Ces criminels étaient donc régulièrement vendus aux elfes noirs en échange de la promesse qu'ils n'attaqueraient pas le marquisat, et en effet les elfes noirs tinrent leur promesse avec une fierté étonnante. Les d'Affreloi comprirent toutefois rapidement que ces créatures n'étaient clairement pas dignes de confiance. Le fait que quand les nobles humains offraient en cadeaux aux émissaires elfes noirs des renards empaillés les émissaires répliquaient avec gratitude en offrant des robes de peau humaine tannée avait dû leur mettre la puce à l'oreille. Sachant très bien que tôt ou tard les elfes les trahiraient, ils s'arrangèrent pour multiplier les rencontres en vue principalement de les étudier. Eux, leur technologie, leurs armes, leurs navires (du moins ceux qui étaient visibles) et essayer d'en déduire leurs tactiques.

Ils s'arrangèrent également pour que tous les contrats soient rédigés en langage bretonnien, ce qui les a sans nul doute sauvé des sens multiples qu'offre le langage druck eltharin. Cependant, les elfes savent être patients, et ils attendirent que les marquis ne soient plus capables de payer honnêtement pour frapper. Pourtant, les d'Affreloi avaient tout fait, multipliant les lois, même les plus absurdes, de sorte à renflouer les prisons de chair fraîche qu'ils vendaient aux elfes noirs. Compensant la perte de population en réduisant les impôts, si bien que des civils venaient de loin pour s'installer dans la région avant de s'en mordre les doigts en découvrant les lois affreuses qui régissaient la province. Finalement, c'est après l'affaire du faux graal que les elfes noirs vinrent porter un coup de grâce, complétant la ruine apportée par la corruption du duché. Ils pillèrent et massacrèrent dans le territoire qu'ils avaient épargné des générations durant. Toutefois, le chef corsaire mena la perversion encore plus loin. Il avait juré que quoi qu'il arrive il ne tuerait jamais un membre de la famille d'Affreloi, aussi il tint cette promesse, préférant se délecter de voir cette lignée qu'il avait vu autrefois prospère et qu'il avait totalement bernée sombrer dans la plus terrible déchéance et la plus totale décrépitude. Il se délectait de leur ruine, de les voir pauvres et démunis, abandonnés dans le Moussillon hostile. Toutefois il laissa la lignée exister, préférant qu'elle s'éteigne naturellement après une lente agonie.

Ainsi en fut il. Mais quand bien même l'elfe sournois avait écrasé la force, la renommée et la prospérité de cette lignée, il n'avait pas pu détruire leur honneur. Car même au dernier moment, lorsqu'ils n'avaient plus de prisonniers à offrir car presque tout le peuple avait fui ou était mort de la variole rouge et que les elfes noirs leur réclamèrent des esclaves, les d'Affreloi ne succombèrent pas à la tentation de vendre les vies d'innocents. Ils refusèrent, et ils combattirent jusqu'au bout un combat désespéré. Quand bien même on puisse juger leurs actes passés et le bien fondé de cet accord avec les Druchii, le fait est que jamais de mémoire d'homme un d'Affreloi n'a déclaré forfait face à l'ennemi. Et de même, jamais Prestenent d'Affreloi n'acceptera de se rendre avant d'avoir été le plus totalement vaincu.

Les elfes noirs avaient offert aux d'Affreloi une épée empreinte de magie que les humains avaient baptisée “Viergedouleur” car cette lame provoquait d'intenses douleurs dans tout le corps de tous ceux qui l'approchaient. Pour la manier il fallait utiliser “le gantelet d'obsidienne”, un artefact qui ne fut offert, lui, qu'un siècle plus tard. Pendant cinq cents ans l'épée servit la famille, mais lorsque les elfes noires décidèrent de piller le territoire, ils remportèrent l'épée avec eux en guise de butin. Le gantelet, lui, a été oublié et demeure toujours dans les ruines du castel d'Affreloi.




Compétences :

Coups puissants (B) : Votre personnage développe une puissance hors du commun lors des combats et augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 points de dégâts.

Étiquette (B) : Votre personnage connait les conventions sociales et la façon adéquate de se comporter et de s'exprimer convenablement dans la plupart des situations que l'on peut rencontrer dans le «beau monde». Il a donc un bonus de + 1 sur tous les tests en rapport avec des personnes appartenant à la haute société.

Héraldique (B) : Votre personnage sait lire les symboles présents sur les blasons, les boucliers ou autres objets. Il peut déterminer à quelle famille ou quel ordre ils appartiennent et, sur un test de connaissance réussi, disposer d'un minimum d'éléments sur l'histoire et la généalogie de ses détenteurs

Sang froid (B) : Votre personnage a ce qu'on appelle des «nerfs d'acier». Il sait rester maître de lui-même dans les situations les plus dangereuses. Il bénéficie d'un bonus de +1 sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale (En d'autres termes, ce bonus sert à réduire un malus généré par une situation stressante. Cette compétence ne peut s'appliquer que dans la mesure où un test est soumis à malus!)

Monte (A) : Votre personnage a appris à monter un animal. Il maitrise les techniques de déplacement et de monte, et n'a pas à craindre de chute lors d'un monté normal. Dans le cas d'une poursuite périlleuse ou d'un combat monté etc., il peut garder le contrôle de son équilibre et de sa monture sous un test de monte réussi (Des modificateurs peuvent être appliqués selon les circonstances). En l'occurence, Prestenent d'Affreloi sait monter à cheval.

Bravade (B) : Votre personnage sait trouver le mot ou la phrase qui “blesse” lors d'un combat. Il peut ainsi lancer une remarque ou une insulte qui, sur un test réussi, troublera et déconcentrera son adversaire, lui donnant un malus de -1 sur ses caractéristiques ATT, PAR et esquive durant 1D3 rounds, le temps pour lui de se ressaisir. La bravade ne peut être tentée qu'une seule fois par adversaire, et nécessite que ce dernier parle la même langue que votre personnage.

Anticipation (B) : Votre personnage, lorsqu'il est en situation de combat, arrive à prévoir les réactions d'un ennemi (Autant ses attaques que ses parades). Pour analyser le style de combat de son adversaire direct, il lui faudra 2 rounds entiers. A partir du 3ème round, cette compétence lui permet d'avoir un bonus de +1 en ATT, en PAR et en esquive contre ce seul adversaire. (Pour bénéficier de ce bonus contre un autre adversaire, il lui faudra l'avoir combattu pendant au moins 2 rounds).

Parade (A) : Votre personnage a appris comment se servir d'une arme à son plein potentiel pour réussir à parer une attaque rendant les parades bien plus efficaces. La valeur de parade des armes (bouclier compris) est ainsi doublée. Par exemple, une épée ayant une parade à 12 aura dès lors une parade à 24.

Coriace (B) : Votre personnage fait preuve d'un résistance aux coups bien supérieure à la moyenne. Il peut retrancher 1D3 points de dégâts lors d'un coup pouvant occasionner une blessure. (Cependant, ce dernier bonus ne peut pas annuler une perte de points de vie. Les points de dégâts minimums seront au moins de 1.)




Inventaires et biens du personnage:

Bourse: 6 Couronnes d'or


Inventaire
Épée bâtarde 16+1d8 dégâts, 11 points de parade ; Peut s'utiliser à deux mains (Voir profil deux mains) Épée légère et maniable, elle peut être utilisée à une ou deux mains. C’est l’arme préférée des chevaliers de tout le Vieux Monde.
Écu
6+1d8 dégâts et 18 points de parade ; Déstabilisant
Que seraient les chevaliers Bretonniens sans leurs écus ? L'écu est un solide bouclier de bois cerclé de fer, souvent décoré par les armes du chevalier. Porte sur son écu le blason des d'Affreloi : Coupé, au 1 d'argent au beffroi de sable et au 2, de gueules à la fasce d'argent, à la pointe de lance fleurdelisée d'or.
Tente (petite)
peigne
Potion de soins
Flasque en cuir
Bonnet hivernal PR : 1 (tête) Ce ravissant bonnet à la petite fourrure de Rhinox ira à ravir avec le déguisement de Santa. Du moins, c’est l’avis des grand couturiers de Tilée menés par la firme Dolce Sartosa.



Parcours

Quêtes accomplies

Nom + lien + récompenses obtenues

Classes acquises

Carrière et classe en cours d'apprentissage

Carrière : Chevalier bretonnien
Classe actuelle : chevalier errant

Dévotion religieuse

Dieu Points de dévotions disponibles Points de dévotions dépensés
Dame du Lac 20 0

Autres

- Il ne cache pas qu'il est de la lignée d'Affreloi, mais cette maison étant oubliée depuis des siècles, seul un grand érudit pourrait la reconnaitre et savoir qu'elle est native de Moussillon.

- Ne lit qu'avec une grande difficulté et est presque incapable d'écrire.

- Adore les escargots, c'est à peu près le seul met de choix en Moussillon et ça l'est toujours dans son cœur.


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