Informations générales sur le personnage :
| Nom et Prénom: | Nola Al'Nysa | |
| Age: | 22 ans | |
| Sexe: | Féminin | |
| Race: | Humain | |
| Carrière: | Voie du Forban | |
| Lieu/ville de départ: | Sartosa | |
| Fréquence de jeu: | 2 posts / semaine | |
| MJ: | [MJ] La Fée Enchanteresse |
| Nom de la ligne | FOR | END | HAB | CHA | INT | INI | ATT | PAR | TIR | NA | PV |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Profil de départ (+4 PC initiaux) | 9 | 8 | 8 | 8 | 9 | 8 | 9 | 9 | 8 | 1 | 60/60 |
| Profil actuel | 11 | 9 | 9 | 9 | 9 | 9 | 11 | 11 | 9 | 1 | 65/65 |
| Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) | 2/2 | 1/2 | 1/1 | 1/1 | - | 1/1 | 2/2 | 2/2 | 1/2 | - | 5/10 |
| XP disponibles: | 2 |
| PC dépensés: | 4 |
Description physique :
Nola Al’Nysa est ce que l’on pourrait appeler « une beauté exotique ». De taille moyenne pour une femme humaine, elle mesure 1,75 mètres pour un poids de 67 kilogrammes. Au premier regard, un œil averti remarquera tout de suite un corps qui, bien qu’il soit magnifique est avant tout celui d’une guerrière qui a passé la plus grande majorité de sa courte existence à parcourir la jungle et à se battre, que celui d’une lavandière ou d’une aristocrate.
Son corps est, en effet, taillé pour le combat, des épaules larges, des bras musclés et des abdominaux saillants, on remarque tout de suite la musculature fine et efficace de cette jeune femme de 22 ans, comme si depuis toujours, ce corps avait été modelé et sculpté afin d’être le plus optimisé possible pour le combat. Si elle pourrait passer pour une femme d’une beauté renversante, ce sentiment peut être contrasté par les traces laissées sur son corps par cette existence rude remplie d’aventures et de combat. Nola Al’Nysa possède en effet déjà malgré son jeune âge une collection de cicatrices à faire pâlir de jalousie les plus vieux vétérans des légions de mercenaires Tiléennes. La plus perturbante, et sans doute celle qui sème le plus le trouble lorsqu’on parle avec elle, est une fine cicatrice blanche qui traverse son œil gauche à la verticale et qui est complète lorsque la paupière est fermée. Ce même œil, mort depuis le jour où il a écopé de cette balafre est maintenant d’un blanc laiteux qui crée un contraste frappant avec son œil droit d’un bleu profond qui rappel les océans du sud.
Sous le sein droit, elle porte également une belle estafilade, résultat du passage d’un sabre ou d’une épée. En bas de son ventre à gauche juste au-dessus de l’aine, elle porte également une cicatrice, trace laissée sans aucun doute par un poignard au vu de sa largeur. Elle porte une dernière cicatrice le long du crâne sur la gauche de la tête mais cela, seules les personnes avec lesquelles elle a été intime peuvent l’avoir vu, car elle disparaît sous ses cheveux. Toutes ces cicatrices, blanchies par le temps, ressortent sur la peau légèrement dorée due aux origines de Nola qui vient de Lustrie et par sa vie passée au grand air, sur les pistes dans la jungle et plus récemment sur les océans du vaste monde.
Elle a de beaux cheveux noirs qui tombent droit sur ses épaules et le haut de son dos. Elle possède un beau visage, si ce n’est son œil mort et la cicatrice qui le traverse, avec un petit nez concave, légèrement creusé au milieu et dont la pointe s’élance un peu vers l’avant, des yeux en amande, des sourcils assez épais et bien dessinés, des lèvres bien faites et de jolies dents blanches (excepté deux molaires gauches en or) qu’on ne voit que lorsqu’elle sourit. Elle a une belle poitrine ferme, mais de taille plutôt moyenne et de longues jambes musclées et bien dessinées.
Lorsqu’elle s’engage dans un combat, Nola Al’Nysa se peint le tour des yeux et le milieu du visage avec une peinture noire qu’elle laisse couler sur le haut de ses joues pour faire ressortir sa cicatrice et son œil devenu blanc et ainsi effrayer ou désorienter ses ennemis. Elle porte également sur le bras gauche un tatouage allant de son épaule jusqu’au milieu de son avant-bras et représentant d’après elle la déesse martiale des amazones, son peuple d’origine, Kalith, embrassant Mannan, le dieu des marins ainsi qu’un autre sur les côtes à gauche représentant un navire voguant vers un soleil couchant. Elle porte également quasiment en permanence une boucle d’oreille à droite avec une petite chaîne reliant le lobe au cartilage de l’hélix. Elle porte plusieurs autres bijoux, que ce soit des bagues, des boucles d’oreilles ou un petit anneau sur le nez dont la qualité, bien que très bonne, montre qu’elle ne cherche pas à faire étalage d’une quelconque richesse, mais bien simplement à s’embellir et décorer sa silhouette. Elle a également en permanence un bracelet de cuir noir autour de sa cheville droite.
Nola porte quasiment toujours un pantalon noir fait dans une matière souple mais très solide avec des bottes de cuir marron. Par-dessus cela, elle porte une ceinture à laquelle est accrochée un pagne de couleur blanche ou beige. Elle a également souvent un bandeau de tissu d’un rouge délavé sein autour du front pour retenir ses cheveux et les empêcher de tomber devant ses yeux. Lorsqu’un combat se prépare, Nola ne garde qu’une fine brassière de cuir marron sur sa poitrine, préférant la liberté de mouvement et la rapidité que lui offre cette tenue légère à la protection que pourrait lui offrir des pièces d'armures ou des vêtements de cuir renforcé. En dehors des combats, elle porte souvent un grand manteau noir avec une capuche qu’elle relève sur sa tête lorsqu’elle souhaite passer inaperçue. Petite manie originale, alors qu’elle se bat en général avec deux sabres fins, elle ne porte toujours qu’une seule mitaine à la main droite, laissant son autre main découverte.
Description psychologique :
Nola est une jeune femme fière, froide et réservée qui ne se mêle pas aux autres plus que nécessaire pour servir ses intérêts. D’un naturel prudent, elle n’accorde sa confiance qu’à de rares personnes, et cela, difficilement et après que ceux-ci aient largement fait leurs preuves. En retour, elle est elle-même une personne, qui même si elle est peu fréquentable de par le monde dans lequel elle évolue, est digne de confiance et loyale.
D’un naturel solitaire, elle reste souvent en retrait et préfère observer le monde qui l’entoure de loin sans attirer spécialement l’attention sur elle. Si vous avez besoin de ses services, vous pourrez par exemple la trouver à la taverne, attablée seule à la table du fond et buvant en silence en dévisageant sans en avoir l’air l’ensemble des personnes présentes dans la pièce.
Nola n’est pas une femme sadique ou cruelle, mais une enfance rude dans la jungle à combattre les hommes lézards et les envahisseurs suivie de plusieurs mois de piraterie, de combats en tous genres et d’assassinats lui ont endurci le cœur et ont fait d’elle une personne hermétique aux sentiments d’autrui. Nola est néanmoins une femme sûre d’elle, hautaine, et même à la limite de la prétention parfois. Consciente de sa beauté et de ses charmes, mais également confiante en son expérience du combat et du maniement des armes, il n’est pas facile de la déstabiliser ni de lui faire peur. C’est une tête brûlée qui n’hésite pas à aller au-devant du danger et ne se sent jamais aussi vivante que dans l'adrénaline du combat et de l’action. D’une détermination sans faille, il ne faut pas espérer la décourager ou l’effrayer, lorsqu’elle accepte de remplir une mission, elle ira au bout quoi qu’il arrive et est prête à tout pour y parvenir.
Certaines des personnes qu’elle fréquente régulièrement, que ce soit ses amant(e)s ou ses ami(e)s diront qu’il lui arrive parfois de sourire et même en de rares occasions de rire, mais la plupart du temps, elle garde une attitude froide et distante envers son environnement.
Si comme tous les pirates, Nola aime la boisson, c’est néanmoins la fumée qu’elle apprécie tout particulièrement et il ne se passe rarement plus d’une journée sans qu’elle ne remplisse sa pipe d’herbes. Avant certains combats importants ou en prévoyance d’un abordage sanglant, elle a aussi la fâcheuse habitude d’ingérer une drogue nommée koka, souvenir de son éducation amazone, qui la rend terriblement efficace mais incontrôlable.
Alignement : Loyal Neutre
Historique du personnage :
Je me nomme Nola Al’Nysa, âgée de 22 ans, je suis originaire de la Lustrie où j’ai grandi et ai été élevée par mes sœurs Amazones. J’ai quitté mon pays sous la contrainte, il y a de cela plusieurs mois. Depuis, je parcours le monde avec ma nouvelle famille, l’équipage du navire pirate l’Aslevial, mais je n’oublie pas mes racines et j’espère un jour, retrouver ma terre natale.
Dès mon plus jeune âge, j’ai manifesté une certaine précocité pour parler, marcher et explorer le monde qui m’entourait. Très tôt, j’ai fait tourner en bourrique ma mère et mes nourrices en échappant à leur surveillance dès que leur attention se relâchait pour partir à l'aventure. Même si j’avais du mal à tenir en place, j’ai appris et étudié avec mes sœurs dès l’âge de 5 ans toutes les choses que l’on apprend aux jeunes dans notre peuple. Quand j’ai eu 10 ans, on me donna comme pour toutes les femmes de la cité une lance et on commença à m’enseigner les arts du combat et de la guerre. J’ai très vite fait preuve d’une grande dextérité en dépassant sans peine mes sœurs, et même des combattantes plus âgées et beaucoup parmi les mères instructrices disaient que j’avais un talent inné pour le combat.
Les années passant, je continuais d’apprendre l’art du combat à la lance, au poignard, le tir à l’arc, le pistage et la dissimulation en forêt et l’art de la lutte à mains nues. La vie était rude, mais j’étais heureuse de cette existence simple et rythmée par mes leçons quotidiennes et mes devoirs auprès des mères dirigeantes de la cité.
Alors que j’avais 17 ans, je participais enfin à mes premiers vrais combats. Nous affrontions régulièrement des groupes d’hommes lézards, nous partions chasser dans la jungle et surtout, nous combattions les envahisseurs venus de la mer qui s’infiltraient sur notre territoire à la quête de trésors enfouis ou de richesses exotiques. Même si j’étais une des plus jeunes guerrières, je fis rapidement parler de moi par mon courage et par mon efficacité au combat, ce qui m’apporta le respect de mes sœurs. Cependant, un jour, alors que nous combattions contre un groupe d’hommes du Nord, ces barbares hirsutes aux cheveux longs, je fus blessée grièvement à l'œil gauche. Mes sœurs me permirent de me replier, mais le mal était fait, je venais de perdre mon œil qui était traversé de haut en bas par une plaie nette et peu profonde. Je mis longtemps à me remettre de cette blessure, je passais plusieurs semaines de convalescence maladive dans ma hutte, rythmée par les rêves délirants dû à la fièvre dont je me réveillais couverte de sueur et les longues périodes léthargiques, puis une fois remise, je dus m’habituer à vivre et à combattre avec un seul œil.
Mais les années passèrent et je redevins rapidement la farouche guerrière que j’étais, mettant encore plus de férocité et de violence dans mes combats. Un jour, alors que j’avais depuis peu fêté mon 21ème anniversaire, nos guetteuses nous avertirent qu’un groupe d’hommes, bardés d’armures grises et de lames d’acier avaient été repérés dans la jungle et que leur progression rapide les emmenaient droit sur notre cité. En peu de temps, toute la cité fut sur le pied de guerre et nous partîmes au-devant de l'ennemi pour lui tendre une embuscade. Malheureusement, tout ne se passa pas comme prévu. Alors que la bataille faisait rage et que je luttais aux côtés de mes sœurs avec l’énergie du désespoir pour anéantir nos ennemis, le rapport de force commença à s'inverser et, malgré notre courage et les effets de la koka que nous avions ingérée, les envahisseurs, surpris et désorganisé dans un premier temps par la violence de notre assaut commencèrent à nous repousser lentement mais sûrement.
Alors que nous perdions du terrain et que j’essayais tant bien que mal de tenir en respect deux adversaires, une flèche me frôla au niveau de la tempe et une vive douleur jaillit de cet endroit en m'aveuglant. Désorienté, je trébuchais sur le corps d’une de mes sœurs gisant derrière moi et partis à la renverse. Un de mes adversaires se jeta alors sur moi, dans un réflexe, je réussis à le faire tomber et l’attirer contre moi, puis dans un mouvement de bassin, je le fis basculer pour me retrouver à califourchon sur lui, alors que je le frappais au visage de mon poing, son acolyte m’attrapât par ma chevelure pour me tirer en arrière, je portais à mon tour les mains à mes cheveux pour essayer de les dégager de la poigne de l’homme, laissant mon ventre nu exposé à mon premier assaillant. Il sortit alors un poignard et avant que je ne puisse réagir, le planta dans le bas de mon ventre à gauche, juste au-dessus de l’aine. Un éclair de souffrance me traversa le corps, et alors que je portais, avec un hoquet de surprise, les mains sur la plaie pour en retenir le liquide rouge qui s’en échappait, l’homme derrière moi me donna un grand coup avec la garde de son arme un milieu du crâne. Un éclair rouge passa devant mes yeux, les bruits du combat parurent quelque temps distant, puis ce fut le noir complet et surtout.. le silence.
C’est là que commença la seconde partie de ma vie, comme une rupture violente entre l’enfance et le passage à l’âge adulte alors que je n’avais que 21 ans. Je compris en reprenant connaissance que j’avais été capturé par des explorateurs grassement payés par de nobles impériaux ou de riches marchands Tiléens pour ramener divers animaux et autres trésors de Lustrie. Depuis mon plus jeune âge, j’avais entendu des histoires comptées par certaines de nos mères sur des hommes venus de terres lointaines pour exhiber des curiosités d’outre-mer à leurs seigneurs et princes, mais je n’avais jamais cru que cela puisse réellement arriver.
La plaie sur mon ventre avait été pansée, et quant à celle laissée par la flèche sur le côté de mon crâne, elle devait être légère, car une croûte de sang séché avait fini par arrêter le saignement. Ayant perdu une grosse partie de leurs compagnons dans l’enfer vert de notre jungle, mes geôliers avaient décidé de rebrousser chemin pour rejoindre leurs navires. Je fus chargé avec toutes les marchandises et richesses qu’ils avaient pu amasser dans une immense maison en bois et en toile flottant sur l’eau.
Les jours et semaines qui suivirent furent horribles pour moi. Je croupissais dans les entrailles de cette géante construction des mers en subissant le roulis interminable de l’océan. Moi qui n’avais navigué sur une construction plus grande qu’une pirogue, j’étais malade à en mourir. Les seules fois où je pouvais monter respirer à l’air libre, c’était quand ces chiens de matelots venant me chercher pour m’emmener dans la cabine de leur capitaine qui souhaitait prendre du bon temps avec moi. Au bout d’un moment, je finis par perdre totalement la notion du temps. Moi qui me voyais déjà comme la plus fière des amazones, je n’étais plus qu’une misérable créature prisonnière d’une cellule froide et humide et tout juste bonne à assouvir les désirs charnels du chef de mes tortionnaires.
Une nuit, alors que nous étions en mer depuis ce qui me paraissait être une éternité, nous fûmes pris dans une tempête d’une violence inouïe. Je n’avais jamais eu aussi peur de ma vie, cramponné à un barreau de ma cellule, je sentais l’immense structure de bois plonger en avant et piquer du nez avant de remonter en flèche quelques instants plus tard. J’entendais au-dessus de moi dans la tourmente d’une météo déchaînée les marins crier en tous sens. De l’eau rentrait par vagues entières via les écoutilles du navire et tout le bâtiment craquait et gémissait comme s’il était sur le point de se rompre en mille morceaux. Finalement, après ce qui me parut durer une éternité, le calme revint. J’appris plus tard que sur les trois bateaux de notre flottille, l’un avait sombré, et on avait perdu l’autre de vue. Après cet incident, on me laissa végéter dans ma cellule sans venir m’importuner. Les marins et leur capitaine avaient en effet beaucoup de travail pour maintenir le navire en état et il me semblait que j’étais passé au second plan dans leur esprit, ce qui me convenait très bien.
Quelque temps plus tard, alors que je somnolais dans un sommeil fiévreux et maladif, l’enfermement, la faim et le manque d’eau pure m’avaient amaigri et je sentais mon corps plus faible qu’il ne l’avait jamais été, j’entendis de l’agitation au-dessus de ma tête. C’est d’abord un long cri strident qui me sortit de ma léthargie, je me redressais me demandant ce qui pouvait bien se passer, puis j’entendis des échos de voix dans tous les sens et le martèlement des pieds des marins qui couraient sur le pont. Après une période d’agitation intense, un calme étrange envahit le bâtiment, pendant quelques minutes je n’entendis plus rien, puis tout d’un coup, ce fut le chaos. Des détonations effroyables, des cris, des bruits de métal s'entrechoquant envahirent l’air, une odeur âcre de fumée me piqua le nez et je compris qu’une lutte s’était engagée sur le navire.
Après de longues minutes, le bruit commença à décroître et le calme revint. La trappe qui menait à la cale finit par s’ouvrir et j’entendis des gens descendre et commencer à fouiller les marchandises. Soudain, l’un d’eux se tourna vers moi et après un sursaut, il sembla interpeller ses compagnons. Ils firent sauter le verrou de ma porte et me traînèrent sur le pont. Après quelques instants où le soleil m'éblouit, je regardais autour de moi et découvrais un carnage. Des corps gisaient un peu partout sur le pont du navire au milieu des débris de bois et de toile et de traces de feu éteintes à la va-vite. Au milieu de cela, rassemblé autour du mât principal, se tenait un petit groupe d'hommes assis, les mains attachées dans le dos, et parmi eux, le capitaine. Ce chien qui avait abusé de moi depuis plusieurs mois semblait beaucoup moins à son avantage maintenant qu’il avait été vaincu. Face à lui, se tenait un homme, tout sourire qui échangeait des propos avec ceux qui semblaient avoir la garde de mes anciens geôliers.
L’homme qui m’avait sorti de ma cellule et me tenait par le bras interpella celui qui semblait être leur chef. Se détournant des prisonniers, celui qui était, je devais comprendre plus tard, le capitaine des pirates ayant pris d’assaut le bateau qui me transportait se tourna vers nous et son visage se figea dans une drôle d’expression lorsqu’il tomba sur moi. Nos regards se croisèrent dans un long échange muet, puis il dit quelque chose à l’homme qui me tenait. Ce dernier me lâcha en me poussant vers lui. Lorsque j’arrivais à sa hauteur, il me parla, mais je ne comprenais pas ce qu’il me disait. Mon regard était fixé sur le capitaine qui avait pris tant de liberté avec moi pendant toute ma captivité et la rage montait en moi. Du coin de l'œil, j’avisais un poignard qui trainaît par terre près du corps inanimé d’un matelot.
En une fraction de seconde, je fis une roulade pour passer devant le capitaine pirate, ramassais le poignard et me jetais sur mon tortionnaire maintenant réduit à l’impuissance. Je lui assenais plusieurs coups de poignard dans le bas du ventre avant de finalement passer derrière lui et de l’égorger. Je le laissais ensuite tomber, face contre terre et crachai enfin sur son cadavre. Les pirates n’avaient pas bougé, mais quand je redressais les yeux, mon regard rencontra à nouveau celui du capitaine pirate qui souriait à pleine dent. Il partit soudain d’un rire inattendu et tous les pirates se mirent à rire, à crier des hola et tirer en l’air avec leur pistolet. Le chef des forbans enleva son long manteau pour le passer sur mes épaules et ainsi couvrir mon corps au regard de ses hommes et me confia à l’un d’eux qui m’escorta jusqu’à leur propre navire.
Après ces événements, je fus pris en charge par le capitaine tandis que nous reprenions la mer, après avoir pillé et coulé le bateau qui me servait de prison depuis plusieurs mois. Je ne saurais dire pourquoi, mais une fois sur le navire pirate, l’espoir revint en moi et je commençais à regarder l’avenir avec un peu plus de courage. Nous naviguâmes encore deux semaines avant d’arriver à une île que les matelots nommaient Sartosa.
J’appris que le capitaine qui m’avait sauvé s’appelait Thorne Syrasse et était un capitaine prometteur approchant la quarantaine qui commençait à se faire un nom dans le monde de la piraterie. Ce dernier me prit sous son aile et pendant les mois qui suivirent, je commençais l’apprentissage de la vie de marin. Il me fallut un moment avant de ne plus souffrir du mal de mer, mais comme pour toute chose, le corps finit par s’habituer. J’appris le langage des hommes et surtout celui des marins ainsi que les bases de la lecture et du calcul.
Si je n’avais rien à apprendre sur le combat au corps-à-corps, au poignard ou à la lance, je découvris en revanche une multitude d’armes nouvelles avec lesquelles on pouvait donner la mort. Grâce à un vieux forban roublard qui prenait à cœur mon entraînement, je découvris l’art du combat au sabre et les subtilités de la défense au bouclier. Mais surtout, c’est lui qui me permit de trouver mes armes de prédilection, deux sabres légers que je maniais en même temps.
De par mon jeune âge et ma beauté, j’étais source de bien des convoitises, mais, étant très farouche et prompt à donner une correction à ceux qui voulaient me forcer la main, et bénéficiant de la protection du capitaine Syrasse, je fus rapidement catalogué comme étant une proie trop dangereuse pour que cela en vaille la peine et les pirates comprirent vite que l’amazone avait des crocs.
Durant les mois suivants mon sauvetage par l’équipage de l’Aslevial, je commençais à être adopté par l’équipage. Au début, on redoutait que ma présence n’attire la malchance ou les foudres de Manan, mais mon aptitude et mon ardeur au combat calmèrent vite la crainte des matelots. Lors du troisième affrontement auquel je participais avec les forbans, mon manque d'entraînement au combat en mer faillit me coûter très cher, alors que j’affrontais un corsaire d’Arabie, je fus déstabilisé par une vague et perdant l’équilibre, je ratais totalement mon attaque. Ce dernier, ayant le pied plus marin que moi en profitant pour me porter un coup d’estoc qui m’aurait certainement ouvert le ventre de part en part si je n’avais pas eu par réflexe un mouvement de recul salvateur. Profitant à mon tour de son déséquilibre, je portais une attaque qui cette fois fit mouche et sortait de ce duel avec finalement, une nouvelle cicatrice sous mon sein droit.
Pendant mon deuxième mouillage à Sartosa, je profitais de mon temps libre pour faire réaliser un tatouage partant de mon épaule gauche et courant jusqu’au milieu de mon avant-bras représentant la déesse Kalith, mère des amazones embrassant Mannan, le dieu des marins dans une étreinte. J’en avais déjà fait un lors de mon premier passage sur l’île, plus petit sur mes côtes à gauche également représentant un soleil se couchant à l’horizon, avec un bateau en mer voguant dans sa direction. C’est également durant ces quelques mois que je pris l’habitude de me peindre le tour des yeux en noir avant les affrontements, reprenant ainsi la coutume de mon peuple de se parer de peintures de guerre.
Lors d’une escale à Copher, j’allais voir une guérisseuse dont j’avais plusieurs fois entendu parler comme sachant rendre une femme stérile sans douleur et sur ses conseils, pris des herbes abortives afin d’être sûre de ne jamais tomber enceinte si j’étais de nouveau captive comme lors de mon enlèvement de mon île natale et de pouvoir assouvir mes propres désirs voraces sans avoir à craindre de mauvaises surprises.
Aujourd’hui tout juste âgée de 22 ans, j’ai embrassé la cause de la piraterie depuis plus de 6 mois sur l’Aslevial au service du capitaine Syrasse. Je suis ses yeux et ses oreilles au sein de l’équipage et de Sartosa, ainsi que son poignard et sa main vengeresse lorsque la situation l’exige. Je commence lentement à m’habituer à cette vie en mer si particulière que les pirates appellent “la liberté” mais je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait.
Je me retrouve tiraillé entre mon envie de revenir vers ma terre natale, si par miracle j’arrive à intégrer un équipage en route vers l’Ancien Monde et mon envie de découvrir ce Nouveau Monde immense qui s’ouvre à moi.
Compétences :
• Natation (A) : Votre personnage sait nager et bénéficie d'un bonus de +1 lors de toute action en milieu aquatique. (Le MJ peut tenir compte de certaines conditions et appliquer des modificateurs aux tests)
• Langage secret - Jargon des Pirates (E) : Votre personnage, en tant que flibustier, pirate, etc., comprend ce langage particulier élaboré à partir de celui des marins mais reprit et modifié par les pirates pour l'adapter à leur propre usage. Tous les pirates maîtrisent ce langage et l'utilisent régulièrement.
• Arme de prédilection - Cimeterre (E) : Votre personnage, grâce à la pratique continue d'une même arme (à déterminer à l'acquisition de la compétence), en a acquis une maîtrise technique telle qu'il peut ajouter un bonus de +1 en ATT lorsqu'il l'utilise en combat. (La durée durant laquelle le personnage doit manipuler cette arme avant de pouvoir acquérir cette compétence est laissée à l'appréciation du MJ, mais devrait se compter en années.). Cette compétence reflète le fait que votre personnage possède une arme “préférée” qu'il utilise avant toute autre, si possible. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte. (Cette compétence doit être acquise à nouveau si le personnage décide de changer d'arme de prédilection. La précédente compétence est en ce cas perdue.)
• Ambidextrie (A) : Votre personnage peut utiliser ses deux mains avec la même habileté et dextérité et ceci sans subir de malus lors des tests. En ce sens, il ne subira aucun désavantage lorsqu'il, pour une raison ou une autre, combattra ou tentera une opération quelconque avec l'une ou l'autre de ses mains. De plus il ne subit pas le malus prévu pour la relance de parade ratée lors d'un combat avec deux armes.
• Séduction (B) : Votre personnage dégage une combinaison de charme naturel et d'attrait physique. Il peut ainsi ajouter un bonus de +1 pour tous les tests mettant en jeu des personnes du sexe opposé (voire du même sexe).
• Mort silencieuse (B) : Votre personnage sait comment s'y prendre pour attaquer une cible de dos, par surprise, sans qu'elle puisse faire quoi que ce soit durant le round où elle est attaquée. Il peut ajouter un bonus de +1 aux tests visant à déterminer s'il réussit une manœuvre de ce genre.
• Bagarre (B) : Votre personnage est expérimenté dans l'art de se battre sans arme conventionnelle en se servant de toutes les parties de son corps ainsi que des objets présents dans son environnement. Grâce à sa technique, on considère qu’il utilise une arme de profil « dégâts 1D10, points de parade 1D6 » lorsqu’il se bat sans armes.
• Sixième sens (B) : Votre personnage a développé cette faculté de savoir s'il est suivi ou observé. Il peut ajouter un bonus de +1 sur son test lorsqu'il cherche intentionnellement à déterminer cet état de fait. Le MJ peut également, lorsque la situation l'impose, effectuer un test en secret. Si le résultat est un succès, il peut alors informer le joueur que son personnage à l'étrange sensation d'être filé, ou observé.
• Volonté de Fer (B) : Votre personnage a une force morale bien au-dessus de la normale. Cette compétence lui permet d'augmenter sa résistance aux effets psychologiques (peur, terreur, etc.). Dans l'une de ces situations, il a un bonus de +1 sur ses tests de volonté.
• Interrogatoire (B) : Votre personnage a développé des techniques visant à obtenir des informations d'une personne sans l'utilisation de la violence physique, par la simple mise en œuvre de pressions psychologiques. Il a l'art de s'insinuer dans l'esprit de sa victime, de la sonder et d'analyser ses processus psychologiques de défense. Il bénéficie d'un bonus de +1 sur tous les tests visant à déterminer s'il parvient à obtenir des vérités par ces moyens (Selon la réussite du test, le MJ peut décider de divulguer plus ou moins d'informations détenues par la personne «interrogée». En cas d'échec, votre personnage, par ces techniques psychologiques, ne tirera rien de plus de celui-ci, à part s'il les remplace par des violences physiques.)
• Escalade (B) : Votre personnage peut grimper sur quasiment tous les murs ou autres surfaces verticales, à la seule restriction qu'il doit avoir mains et pieds libres. Il ajoute un bonus de +1 sur ses tests d'escalade. (Le MJ doit estimer les modificateurs en fonction des circonstances et du type de surface - lisse ou particulièrement glissante-.) Cette compétence peut faire l’objet d’une ou plusieurs spécialisations parmi les suivantes : urbaine (c’est-à-dire sur toutes les constructions humaines), forestière (c’est-à-dire sur les arbres, lianes, etc…), montagnarde (c’est-a-dire sur les reliefs naturels).
• Géographie (E) : Votre personnage a une connaissance considérable de la géographie de sa région natale et une bonne idée de la géographie des parties connues du monde (rivière, montagne, ville etc.,) Un jet de connaissance réussi lui permet d'établir avec précision des connaissances géographiques d'une région particulière (avec un bonus pour sa région natale et un malus pour les terres moins connues. Le MJ décide du bonus, du malus et de la précision des renseignements obtenues.) Compétence obtenue via une récompense de concours.
Inventaires et biens du personnage:
| Bourse: | 23 Couronnes d'or, 5 Pistoles d'argent |
| Inventaire | |||
|---|---|---|---|
| | Cimeterre | | |
| | Cimeterre | | |
| | Arc court | | |
| | Pistolet | 1 main ; 50+1D8 dégâts ; malus de -2 tous les 8 mètres ; Percutante et Perforante (4) ; Un tir par NA max, prend 1 NA à recharger ; Arme à poudre (les chances d'échecs critiques passent à 18+) | |
| | Dague brisée | ||
| | Grand manteau noir | ||
| | Tatouages | ||
| | Boucles d'oreille | ||
| | Médaillon | ||
| | Bourse | ||
| | Longue-vue | Récompense d'event | - |
| | Boîte d'allumettes | Il s'agit d'une petite tige de bois dont l'extrémité est traitée chimiquement. La boîte dépeint une petite fille dans une rue enneigée. | |
| | Trophée de fourrure | Récompense d’événement, bonus de 1 point sur tout jet de persuasion/intimidation où le récit de vos exploits dans l’arène peut servir. | Vous n’êtes pas certain de ce que c’est, ni de quel animal cela peut bien venir, mais il y a sans doute une belle histoire derrière. |
| Carnet de voyage du Conseiller | Confère la compétence Géographie ou un bonus de 2 lorsqu'elle est utilisée | Rédigé du temps où il parcourait le monde, ce carnet de voyage contient descriptions et cartes des nombreuses contrées explorées par son auteur, à tel point que qui sait s’en servir ne sera jamais complètement perdu. |
| | Sap-biscuit x2 | Rend 1+1d3PV par utilisation. | Un sapin au sucre posé sur une tranche de pain d’épice fondant. Que demander de plus ? Il serait tout de même meilleur sans le visage du Nain de Nowel adjoint des runes TM… |
| | Autobiographie commercial de Santa Klaus | Un petit livre rouge où est dépeinte la glorieuse existence du Petit Père |
|
Parcours
Quêtes accomplies
Classes acquises
Carrière et classe en cours d'apprentissage
Carrière : Voie du Forban
Classe actuelle : Marin
Dévotion religieuse
| Dieu | Points de dévotions disponibles | Points de dévotions dépensés |
|---|---|---|
| Kalith | 6 | 6 |
| Manann | 10 | 0 |
| Rigg | 2 | 0 |
| Khaine | 2 | 0 |
| Mórr | 1 | 0 |
| Jack D'La Mer | 1 | 0 |
