Table des matières

Informations générales sur le personnage :

Nom et Prénom: Maximilian Heidecker
Age: 33 ans
Sexe: Masculin
Race: Humain
Carrière: Voie du conteur
Lieu/ville de départ: Wolfenburg
Fréquence de jeu: Variable
MJ: ~


Nom de la ligne FOR END HAB CHAR INT INI ATT PAR TIR FOI MAG NA PV
Profil de départ (+4 PC initiaux) 8 9 8 10 9 8 8 8 8 \ \ 1 60/60
Profil actuel 8 9 8 10 9 8 8 8 8 \ \ 1 60/60
Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) - - 0/1 0/1 0/1 0/1 - - - \ \ - 0/5


XP disponible: 0
PC dépensés: 4




Description physique :

Le 10e jour de Nachexen de l'an deux mille cinq cent douze de l'Empire, vers quatre heures de l'après-midi, un homme âgé d'une trentaine d'années, allait le long de l'avenue bordant les oratoires Sigmarites. En apercevant de loin cet homme bien fait, les individus oisifs dont l'activité principale se résume à analyser leurs pairs en se trouvant confortablement assis sur des sièges, laissaient tous poindre dans leurs physionomies ce sourire particulier propre aux citadins, et qui dit tant de choses ironiques, moqueuses, ou paternalistes dans la contemplation de leurs pairs.

En conservant dans sa mise une fidélité à la mode des années 2470, ce passant anonyme traînait avec lui toute l'atmosphère aujourd'hui désuète d'un temps éminemment lointain. Cet homme, sec et vigoureux, portait une chemise couleur noisette sous un pourpoint verdâtre à boutons de métal blanc. Un homme à pourpoint sans crevés, en 2512, c'est voyez-vous, comme si l'Empereur Luitpold avait ressuscité pour deux petites heures. A la vue de ce pourpoint, les vieillards revêtaient par la pensée cet individu de chaussures de cuir, d'une écharpe vert-pistache à nœud de rubans, et se projetaient soudainement dans l'apparat distingué de leur jeunesse. Les vieilles femmes voyaient en lui leurs conquêtes en un temps où leurs appâts orgueilleux n'avaient point flétri ! Quant aux plus jeunes gens, ils ne pouvaient que le considérer comme un misérable ayant déterré les frusques poussiéreuses de son vieux père. Le large col était relevé avec une espèce de crânerie par laquelle les ronds-de-cuir tentent de répondre à celle des militaires. C'était d'ailleurs un horrible col de soie à quatorze sous, aux bords duquel figuraient de hautes marques d'usure blanchâtre. Le tissu de soie mal appliqué sur les renforts du col se plissait en quelques endroits et semblait comme gagné de vérole. Au-dessus de ce col qui ne tarderait plus à arriver au bout de sa vie, apparaissait un visage à la fois triste et étincelant comme seul l'Ostland sait en produire. Ce vaste visage se charpentait d'un regard sûr. Les os se voulaient solides et servaient d'armature à une chair usée, mais altière. Cette face sérieuse, attristée encore par des yeux gris surmontés de larges sourcils était commandée par un nez puissant. La mélancolie excessive qui débordait du regard de ce pauvre homme mise en association avec ce visage à la beauté aristocratique, avait le curieux don de susciter quelque crainte des hommes qui y suspectaient la marque d'un désespoir prompt à céder sur les mauvaises passions de celui qui n'a rien à perdre, et excitait l'instinct protecteur des femmes, qui ne pouvaient s'empêcher d'imaginer le pire d'être à l'origine d'une telle langueur.

Ce bel homme, si gracié par la nature portait un chapeau de feutre et un pantalon de drap noir qui présentait des reflets rougeâtres. Cette mise déguisait assez mal sa robustesse. Il faut dire que cet homme, bien qu'il ne soit pas doté de lèvres lippues, était armé d'une bouche sensuelle qui dévoilait en souriant des dents aussi blanches que celles d'un requin. Cette apparence étrange d'homme venu du passé et cette curieuse aura d'animal colérique aux combustions lentes, ne pouvaient manquer de faire reconnaître en lui un homme bien élevé en proie à quelque vice caché, ou l'un de ces minuscules rentiers dont toutes les dépenses sont si soigneusement allouées par quelque modestie de revenu qu'une simple vitre cassée, un habit déchiré, ou une maladie quelconque, supprime les menus plaisir durant plusieurs semaines.

Description psychologique et Historique du personnage :

Simplement d'après l'examen de cet homme tout en os et en muscles, il est difficile de le classer parmi les artistes de Wolfenburg, dont l'honneur & le privilège consistent avant tout à réveiller dans les imaginations aristocratiques & bourgeoises les jovialités les plus excentriques.

Maximilian Heidecker était pourtant un grand prix de l'Institut de Musique d'Altdorf, premier Ostlandais dont le poème lyrique a été chanté et mis en musique dans la capitale. C'était il y a quinze ans déjà. Ses romances avaient fait roucouler les dames, il avait révolutionné la musique par l'orchestre et par le chant, à la fin du XXVe siècle. Il avait été l'auteur de partitions audacieuses et tellement inédites ! Il est aujourd'hui, grâce à sa belle figure, professeur de musique dans quelques pensionnats de demoiselles et n'a d'autres revenus pour vivre que ses appointements & ses cachets.

Ainsi en est-il de l'art dans le vieil Empire. Une fois le musicien célébré une année par concours, le triomphateur de l'année suivante l'éclipse, et dès lors, on ne s'en soucie pas plus qu'un chef de chantier ne s'embarrasse des travailleurs journaliers. Envoyé en Tilée par l'Institut d'Altdorf pour son apprentissage de la musique, Maximilian Heidecker y avait été contaminé par le goût des belles antiquités et des belles choses d'art. Cet enfant de Wolfenburg revint donc au pays, vers 2502, avec une âme de collectionneur féroce, chargé de tableaux, de statuettes, de cadres, de moulures, de sculptures en ivoire, en bois, en porcelaine d'extrême-orient etc. qui occupèrent la majeure partie de son temps (et l'héritage paternel … puis maternel) lors de ses séjours Tiléens.

Il voulut visiter à loisir Verezzo, Miragliano, Luccini, Monte Castello, Pavona … séjournant dans chaque ville en rêveur, en contemplateur, avec l'insouciance de l'artiste qui, pour vivre, compte sur ses biens, son succès, et ses talents, comme les filles publiques vivent de la beauté de leur jeunesse. Maximilian ne fut jamais plus heureux que lors de ces splendides voyages Tiléens. Il le fut autant que pouvait l'être un homme à la vie intérieure bien remplie à la recherche du beau et à qui les charmes naturels ouvraient spontanément de nombreux succès auprès des femmes, quoique sa quête d'absolu qui était certainement à l'origine de ses premiers succès musicaux, l'amenait à considérer les choses de la vie toujours en deçà des espérances qu'il s'en était faites.

Hélas, toutes les réputations qui se fondent en Empire sur l'air du temps, sur la mode, sur les frivolités éphémères des classes supérieures, conduisent à des Maximilian Heidecker. Depuis dix ans maintenant, sa musique n'était plus à la mode. On lui préférait désormais les flots d'harmonie Stirlandaise, et si en 2505 sa musique trouvait encore un public, dès 2510, il avait été totalement ringardisé par la production musicale Tiléenne, de laquelle il s'était bien mal inspiré. Aussi, la cote du musicien Ostlandais n'était plus que celle d'un vieux tisonnier. Le milieu musical de 2512 ignorait totalement son existence, le contraignant à exercer son talent à des prix incroyablement médiocres à quelques petits théâtres sans envergure.

Il dut l'admettre : il n'avait pas su faire évoluer son art pour lui faire épouser les goûts changeants et versatiles d'un public capricieux par essence et avide de nouveautés. A la vérité, il trouva surtout dans les plaisirs de la collection et du bric-à-brac les plus vives des compensations au-devant de la faillite de sa gloire passée, au point même qu'il n'aurait pas échangé sa collection contre le nom de Delle Donne, le plus célèbre musicien du moment. A la vérité, Maximilien Heidecker était doué dans cette passion obsessionnelle. Il dépensait peu, et bien. Il ne s'était jamais permis d'acheter quelque objet que ce fut à plus de cent couronnes. Et pour qu'il payât un objet à ce tarif, il devait estimer que ce dernier en valait au moins six mille. Naturellement, rares étaient de telles occasions, mais il possédait une trinité de vertus propices à l'exercice de cet exigeant loisir : des jambes infatigables, le temps libre des rêveurs, et la patience obstinée d'un Nain. Ce système, pratiqué durant plus de dix ans en Tilée comme à Altdorf, avait porté ses fruits. Après avoir dépensé, depuis son retour de Remas environ deux mille couronnes d'or, Maximilien Heidecker cachait à tous les regards une collection de chefs-d'oeuvre en tout genre. De 2502 à 2507, pendant son séjour à Altdorf, il avait trouvé pour dix couronnes ce qui se paye aujourd'hui mille. C'étaient des tableaux, c'étaient des porcelaines en pâte tendre achetées chez des Averlandais, etc. Sans célébrité dans le milieu de la brocante au regard de la modestie de ses moyens, Maximilien Heidecker était totalement anonyme et nul ne soupçonnait ce qu'il pouvait détenir. Lui-même, d'ailleurs, n'attachait aucune valeur vénale à son trésor. L'idée même de vendre l'un de ses objets chéris, si elle lui était passée par la tête, aurait été considérée par sa passion comme un crime de lèse-collection. Il possédait son musée personnel pour en jouir à toute heure, car les âmes nées pour admirer ont la faculté sublimes des plus rares amants : ils ne se lassent jamais de ce qu'ils possèdent.

Hélas, envier un tel homme pour son bon goût et ses talents serait une erreur. La célébrité est une ivresse qui ne vous quitte point sans vous laisser quelques tourments. Cet homme plein de délicatesse dont l'âme s'animait de ces sublimes élans d'admiration de la nature & du travail humain s'était peu à peu fait l'esclave volontaire des péchés de luxure & de gourmandise. Ses restrictions budgétaires et sa passion pour la brocante contrariaient aujourd'hui ces penchants, contractés du temps où sur lui, les invitations pleuvaient au point qu'il les lui faille noter sur une tablette de cire, à l'instar de ces avoués affairés qui transcrivent le suivi de leurs dossiers. Quel temps divin que celui où il pouvait se comporter en véritable artiste ! Il offrait des exemplaires de ses romances poétiques, il distribuait des places dans les théâtres pour lesquels il travaillait, il organisait des concerts privés chez les plus grandes familles marchandes, il jouait du violon dans les dîners mondains !

En ce temps là, il lui suffisait de rendre quelque menu service à une belle dame pour qu'il s'entende par elle qualifier d'homme charmant après lui avoir servi ses plus virils hommages à quatre pattes, la harponnant d'une tringle dont les monstrueuses dimensions avaient davantage accru sa célébrité qu'elles ne l'avaient entravée. Ainsi, au début des années 1500, Maximilien Heidecker contracta la funeste habitude de bien dîner et à l'oeil auprès de ses hôtes, qui se mettaient en frais avec un empressement exquis à le vouloir contenter : les meilleurs vins étaient de sortie, les desserts somptueux, les liqueurs originales, la nourriture fraîche et saine … Ainsi était le temps. On le traitait avec cette splendeur que l'on dédie aux Princes, avec tout le zèle que la bourgeoisie étale quand elle se pique de vouloir singer la royauté.

Un sexe et un estomac dont l'éducation s'érige de la sorte réagissent nécessairement en fonction des bienfaits dont ils ont été gratifiés. La volupté se tapit dans les replis de votre esprit et votre corps. A peine commencez-vous à vous en inquiéter, qu'il est déjà trop tard. En votre for intérieur, c'est elle qui parle en souveraine, taillant en pièces quiconque désire lui entraver le chemin. Qu'importe désormais la volonté ! Qu'importe l'honneur ! Tous sont voués à céder au-devant de sa satisfaction. Si l'air du temps et la brocante ont ruiné matériellement Maximilian Heidecker, les femmes & la table sont à l'origine de sa ruine morale. Car effectivement, lorsque d'invité perpétuel Maximilien Heidecker arriva par sa décadence à l'état de pique-assiette mondain, il lui fut impossible de passer de ces tables si généreusement garnies au brouet quotidien digne d'une auberge-relais, au prix de quelques sous. Bien sûr, nombreux furent ses frissons en considérant que l'idée de son indépendance ne pouvait se faire qu'au prix de tels sacrifices. Il ne se résolut donc pas à les faire et prit le parti de se rendre coupable des plus grandes lâchetés pour continuer à essayer de vivre comme il avait vécu, c'est à dire fréquenter le beau monde et les tables soignées.

Écornifleur furtif, s'enfuyant une fois le ventre plein, et chantant quelque poème pour tout remerciement, il ressemblait en tous points à ces hommes célibataires tellement habitués à vivre chez autrui qu'ils abhorrent se mettre en frais. Sa devise était la note, et les compliments, sa monnaie. La vie de Maximilien Heidecker ressemblait désormais à un long automne pluvieux, sans perspective ni débouché. Il ne compta plus les fois où, pour accéder à ces soirées, il se compromit en acceptant de remplir une quelconque commission de laquais ou de coursier, de remplacer un portier ou un domestique si l'occasion lui était donnée de vivre aux dépens de la haute société. Préposé qui connaissait les codes de ce milieu, il devint par la force des choses l'espion honnête et innocent de maintes familles. Presque malgré lui, il constata que la bonne société autour de laquelle il gravitait était comme les autres, mais à bien y regarder, la mauvaise qu'il représentait, lui sembla en fin de compte tout à fait excellente.

Alignement : Neutre Strict (amené à évoluer)




Compétences :

Alphabétisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.

Musique - Instrument à corde (E) : Votre personnage sait jouer d'un instrument de musique (à déterminer lors de l'acquisition de cette compétence). Il y a trois domaines dans cette même compétence : les instruments à vent, à corde et à percussion. Les musiciens sont en principe spécialisés dans un seul type mais ils peuvent, par la suite, acquérir encore une ou deux fois cette compétence et l'étendre ainsi à plusieurs types d'instruments (Cette compétence devra être nouvellement acquise pour chaque nouvel apprentissage d'un type d'instrument – corde, vent et percussion). La pratique d'un instrument peut aussi lui permettre de gagner un peu d'argent lorsqu'il exerce son talent en public. Plus pratiquement, il peut ajouter un bonus de +1 sur les tests visant à charmer, divertir et retenir l'attention d'une ou un groupe de personnes.

Evaluation (B) : Votre personnage a des yeux d'expert et peut juger de la valeur réelle d'une marchandise avec un haut degré de précision. Il ajoute un bonus de +1 sur les tests visant à déterminer la valeur exacte d'un objet (selon le degré d'échec du test, le MJ peut tenir compte de la marge d'erreur : par exemple, dans le cas de l'estimation d'une arme dont le prix réel est de 100 pistoles, un résultat de 9 sous une caractéristique de 10 en INT peut indiquer une marge d'erreur de +/- 5 %, mais en définitive le MJ reste seul juge).

Etiquette (B) : Votre personnage connait les conventions sociales et la façon adéquate de se comporter et de s'exprimer convenablement dans la plupart des situations que l'on peut rencontrer dans le «beau monde». Il a donc un bonus de + 1 sur tous les tests en rapport avec des personnes appartenant à la haute société.

Langue Etrangère - Tiléen (E) : Votre personnage a appris une langue étrangère, lors d'un voyage, etc., (Si c'est à la création de votre personne, la circonstance de son apprentissage doit être développée dans son background). Votre personnage a donc le droit de choisir une seconde langue qu'il sait parler couramment (L'apprentissage de plusieurs langues demande autant de fois l'acquisition de cette compétence). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais certaines fois, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.

Eloquence (E) : Votre personnage a cette faculté de savoir manipuler des assemblées ou des foules entières de personnes uniquement par la persuasion verbale. Contrairement à la compétence «baratin» (voir plus haut) le nombre de personnes affectées en est bien supérieur. Il peut ajouter un bonus de +1 sur ses tests pour arriver à ses fins (Le MJ doit tenir compte de la pertinence du RP, de l'humeur de la foule, de leur crédulité etc. Le degré de réussite du test peut servir à fixer le nombre de personnes subjuguées ou conquises par le discours et déterminer le degré de réaction de l'auditoire. Une réussite importante du test peut déclencher une adhésion totale et un enthousiasme général. Cependant la persuasion a ses limites et il sera très difficile, voire impossible, de manipuler des personnes dont les idées sont antagonistes à celles proposées par votre personnage et cela, quel que soit la qualité et la véracité de son discours.)




Inventaires et biens du personnage:

Bourse: 6 Couronnes d'or


Inventaire
Vaste collection d'objets d'art
Livre de lentilles
Livre de Thé
Vêtements démodés
Masque de carnaval



Parcours

Quêtes accomplies

Nom + lien + récompenses obtenues

Classes acquises

Carrière et classe en cours d'apprentissage

Carrière : Voie du conteur
Classe actuelle : Bateleur

Dévotion religieuse

Dieu Points de dévotions disponibles Points de dévotions dépensés
Sigmar ~ 0

Autres


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