Informations générales sur le personnage :
| Nom et Prénom: | Leinart Hellzinger | |
| Age: | 25 ans | |
| Sexe: | Masculin | |
| Race: | Humain | |
| Carrière: | Voie du Forban | |
| Lieu/ville de départ: | Ostland | |
| Fréquence de jeu: | ||
| MJ: | [MJ] Malal |
| Nom de la ligne | FOR | END | HAB | CHAR | INT | INI | ATT | PAR | TIR | NA | PV |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Profil de départ (+4 PC initiaux) | 9 | 8 | 8 | 8 | 8 | 8 | 10 | 9 | 8 | 1 | 60/60 |
| Profil actuel | 9 | 8 | 8 | 8 | 8 | 8 | 10 | 9 | 8 | 1 | 60/60 |
| Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) | A remplir par le MJ | ||||||||||
| XP disponible: | 0 |
| PC dépensés: | 4 |
Description physique :
Description psychologique :
En considérant que chaque homme sort du même moule à la naissance et que la vie forge avec le temps, les artisans qui ont travaillé sur cet individu n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère. On dit que la nature la plus sauvage éduque le plus solide des gaillards. Peut-être. Cela dit, avez-vous déjà vu un arbre poignarder quelqu'un dans le dos ? Déjà entendu parler d'un homme étouffé par une montagne durant son sommeil ? La rue en est capable et Leinart a grandi sous cette perpétuelle menace. Quand les temps sont durs, la criminalité est au plus haut. Il n'est plus question de vivre, mais de survivre. Le brigandage, les trahisons, la pauvreté, la mort, tant d'acteurs qui ont participé à la création de l'homme qu'il est devenu, du monstre diraient d'autres.
Certes, il ne dévore pas le cœur de ses victimes, pas plus que leurs âmes ne viennent alimenter le brasier incandescent qui se cache sous son regard de pierre, il reste tout de même aux yeux de tous un dangereux personnage, et à raison. C'est un rôle qu'il joue, une posture, comme le rugissement d'un lion, un gorille tambourinant sur sa poitrine, il entretient une légende intimidante derrière laquelle il se protège. Il ne méprise pas la faiblesse, il sait en avoir lui-même. Il méprise ceux qui les exposent toutefois.
Derrière ce masque de colère sourde et de cruauté se cache un homme pour le moins surprenant. Vous serez chanceux si vous avez ne serait-ce que le droit de l'apercevoir. Doté d'une capacité d'analyse et d'une culture insoupçonnée, dans un monde sans richesse ni carcan, où l'or n'aurait pas la moindre valeur et la liberté serait monnaie courante, Leinart aurait pu être un penseur, un philosophe. Qui sait ? Le destin en a voulu autrement toutefois.
Alignement : Neutre chaotique
Historique du personnage :
Chapitre I : “La mauvaise réputation du charognard est déjà faite dès la naissance.”
L'histoire du pirate commence en Ostland, dans un petit village côtier du nord-est. Yelast, ce fut dans l'auberge où travaillait sa mère de sang qu'ill a vu le jour. Un heureux événement pour la jeune femme qui avait vu deux grossesses s'achever de façon tragique avant celle-ci. Peut-être une sorte de puissance supérieure essayant d'empêcher cet enfant de venir au monde. Son père, capitaine de baleinier, embrassait son fils pour la première fois deux mois plus tard. Une semaine, c'est le temps qui lui fut accordé pour fêter la nouvelle avant de repartir en mer.
Si vous n'avez jamais entendu parler de Yelast, c'est pour la simple et bonne raison que l'on n’inscrit pas ce village sur les destinations touristiques. La principale activité est la chasse à la baleine. Les quais et les quartiers miteux qui les entourent sont de véritables abattoirs à ciel ouvert. L'odeur du sang et de la poiscaille y est omniprésente. Des flots écarlates coulent dans les rues quand un baleinier rentre au port. La misère, les maladies y sont monnaie courante. Une douce symphonie orchestrée par le prévôt et marchand du nom de Jeager, propriétaire de tous les navires, et donc, de tout le commerce de la bourgade. En tant que capitaine, le paternel de Leinart avait droit à une part légèrement supérieure à celle d'un marin, mais rien de flamboyant.
Pour garder la petite famille à flot pendant que l'homme de la maison partait sur les océans, sa femme s'affairait dans les cuisines d'une auberge. Durant son temps libre, elle chérissait le jeune Leinart comme la prunelle de ses yeux. Elle incarna l'unique figure parentale durant sa jeunesse, n'ayant le droit de voir son père qu'en de rares occasions, trop absent. Sa mère lui enseigna tout, le peu qu'elle avait. L'enfant était curieux et sa génitrice avide de transmettre. C'est à elle qu'il doit notamment cette culture des dieux nordiques. Pas de véritable culte, une simple croyance qui lui venait de sa mère, et de la mère de sa mère avant elle.
À Yelast, les gamins grandissent vite. Le jeune homme découpait déjà les carcasses des animaux marins à l'âge de huit ans pour quelques sous de cuivre. Il n'avait que faire de tout cela, mais cet argent lui donnait la permission pour sortir et vaquer à d'autre occupation avec les gosses des voisins. Rien de bien méchant, la jeunesse. Étrange comme un enfant comme lui pouvait être doué dans ce qu'il faisait. Rien du travail d'un chirurgien, mais on pouvait déjà lire une certaine application dans ce qu'il faisait. Chaque entaille était le fruit d'un calcul rondement mené et jamais sa main ne tremblait. C'est aussi durant cette période que son 'employeur' lui fit don d'un couteau au manche sculpté qui ne le quitta plus depuis lors. Les jours heureux, malgré un père trop absent, le jeune Leinart menait une enfance plutôt vivable, le mieux que l'on puisse faire à Yelast en tout cas.
Chapitre II : “La violence aux mains du peuple n’est pas la violence, mais la justice.”
En le retrouvant à l'âge de treize ans, le pirate à en devenir avait déjà bien changé du mioche de l'époque. Si deux ans s'étaient écoulés depuis que la taverne de sa mère avait brûlé, laissant alors cette dernière sans emploi, Leinart semblait en avoir vieilli de six. Incapable de retourner travailler, la génitrice mendiait pendant que le fils courait les rues avec quelques autres jeunes adolescents. Il faisaient le sale boulot de qui voulait bien leur faire confiance. Voler Pierre, surveiller Paul, tabasser Jacques. Une poignée d'adolescents armée de bâtons et de lames tranchantes était tout autant dangereuse que n'importe quel individu dans les ruelles sombres de Yelast, et la criminalité payait bien en ces temps mouvementés.
Leinart eut l'occasion de s'adonner à tous les larcins possibles et imaginables durant cette jeunesse tardive. Après avoir fait le tour de la question, le pillage demeurait son préféré. Rentable, certes, mais c'était avant tout ce sentiment de puissance qui l'envahissait à chaque fois que sa victime l'implorait à genou pour avoir la vie sauve qui le réjouissait. Son premier vole à l'arrachée était inscrit dans sa mémoire à côté de toutes les autres premières fois. Sa première romance, son premier passage à tabac, son premier meurtre.
Comment pourrait-il oublier ce dernier ? Il avait suivit son premier deuil. Celui de sa mère qui lui fut ôtée sans que le destin ne prenne la peine de crier gare. Un souvenir douloureux qu'il essaya d'enterrer tant bien que mal. Ce fut la première et dernière fois qu'il aurait pu être qualifié de sadique. Il avait pris son temps, il avait savouré chaque cri, chaque larme, le moindre sanglot du sombre animal qui lui avait arraché sa mère en inscrivant tous les détails dans les méandres de son crâne. On lui avait pris le gosse qui survivait encore au fond de son âme. L'arroseur arrosé aurait ricané un imbécile avant de se faire arracher la langue. Elle s'était fait dépouiller dans une ruelle, traitée comme une chienne, égorgée comme une truie, il n'y avait rien d'autre à en dire. Leinart avait seize ans et Yelast était déjà son territoire. Les murs étaient pourvus d'yeux et d'oreilles selon ses désirs. Identifier le porc qui avait tué ce qu'il restait de son innocence tenait du jeu d'enfant. Le lendemain, c'était un corps mutilé, figé dans un rictus d'horreur qui fut retrouvé sur les quais.
De cette sombre période découla aussi sa première cuite, sa première vraie cuite. Avec son père, quelques jours plus tard. Ce n'était pas le genre de soirée où l'on buvait pour chanter, rire et danser. On se contentait de boire pour oublier, pour maudire le reste du monde et cracher sur tout ce qui le mérite ou non. Ce soir-là, il prononça 'Papa' pour la dernière fois. Ce fut le terme de Capitaine qu'il utilisa par la suite, et ce jusqu'à la mort de celui-ci.
Chapitre III : “C'est la mer qui prend l'homme.”
Aucun traitement de faveur, pas vraiment de familiarité, Leinart était habitué à l'absence de figure paternelle et ce n'était pas près de changer. Il n'en n'aurait pas voulu. Il avait grandi sans, quelle pouvait être l'utilité d'une telle entité à présent. Il avait cela dit un capitaine. S'il refusait de l'admettre, il le fascinait. Pas autant que cette grande étendue bleue qu'il découvrit sous son commandement toutefois. S'il ne l'avait jamais vraiment côtoyé, il tenait pourtant ça de lui. L'eau salée coulait dans ses veines. Jamais avant de partir vers le nord de la mer des Griffes toutes voiles dehors il ne s'était senti ainsi libre. La vie était dure à bord, mais pas plus compliquée que dans la rue. On ne luttait pour se nourrir ni pour se loger au moins.
Dès son arrivée à bord, il commença à servir en tant que gabier. C'était là-haut qu'il se sentait le mieux. Le vent qui venait menacer son équilibre, faisant craquer la mâture et claquer les voiles, une sorte d'extase loin du commun de ceux qui restaient sur le pont ou même à terre. Une superbe étendue d'azur qui se déployait aussi loin que le regard portait, une femme à part entière. Parfois calme ou capricieuse, elle venait épouser la coque de l'imposant baleinier en charriant cette délicieuse odeur d'iode. Un délice.
Un autre plaisir des marins, les escales. Les horizons marins avaient leurs avantages, mais pas plus de femmes que de tavernes ne s'étaient égarées sur les flots. Comme un bon marin, Leinart ne gardait pas énormément de souvenirs de ses escales. De l'alcool bon marché, des femmes de petite vertu ou jeunettes aisément impressionnables par ses histoires d'aventures parfaitement imaginaires, le tout se mélangeait pour former une sorte de brouillard épais qui dissimulait ces nuits-là. Les années passèrent plus vite que sous le règne de la violence. Pour la première fois depuis bien longtemps, le jeune homme pouvait détendre les épaules, arrêter de surveiller ses arrières comme si un couteau menaçait de se loger entre ses omoplates à chaque instant.
La criminalité avait pourtant laissé sa marque indélébile sur Leinart. Malgré une joie de vive retrouvée avec les années, il restait méfiant, agressif parfois. L'équipage l’appréciait en dépit de ces défauts-là. Son application à la tâche, son humour tranchant comme le couteau qui ne quittait jamais sa ceinture, la droite facile après quelques tournées qu'importait la taverne. Un bon marin en somme. Il avait ça dans le sang.
Chapitre IV : “Je veux l'entendre pleurer de l'au-delà”
Le sang, celui de son père. Il l'avait vu couler, ça avait commencé par les gencives, puis le nez. Son comportement avait changé, il n'était plus lui-même. Il était mourant. Une maladie commune chez les marins, elle avait de nombreux noms, mais Leinart s'en moquait. S'il n'avait pas été ce que les gosses un peu plus heureux que lui appelaient 'papa', il avait été un capitaine, un bon capitaine. Le condamné lui avait transmis cet amour pour l'océan et pour ça il lui en serait éternellement reconnaissant. Le vieil homme a succombé à ses côtés, une ruelle sombre de Yelast, là où tout avait commencé.
Les derniers jours furent un véritable calvaire. Près de trente années de bons et loyaux services et l'ancien capitaine fut jeté comme un malpropre à leur dernière escale. Sans un sou en poche, il allait mourir là, sur le pavé aux odeurs d'urine et de sang, dans l’indifférence la plus totale. Pendant des heures Leinart s'était infligé la pire des tourmentes, devait-il mettre fin aux douleurs de son vieux père ? Était-ce lui rendre service ? À demi conscient, il avait prononcé ses derniers mots une semaine auparavant. Son corps flanchait petit à petit alors que l'esprit était déjà loin.
Ses derniers mots ? Ses dernières volontés. Elles venaient au nombre de deux. La première fut sans surprise, il voulait rejoindre les courants marins dans la mort, comme le voulait la tradition. La seconde était nettement moins évidente à réaliser. “Le prévôt, tue cet enculé, je veux l'entendre pleurer de l'au delà.” Ces mots résonnèrent longtemps à ses oreilles. Pourtant le flibustier honora ces volontés, les ultimes agissements d'un monstre à en devenir dont il reste encore des témoins. Il mit fin lui-même aux jours de son père, un service rendu, puis dans les heures, le capitaine fut incinéré sur une barque volée au milieu du port. Près d'un mois de préparation et d'attente pour accomplir le dernier souhait du défunt. Tuer le prévôt !
Compétences :
• Natation : Votre personnage sait nager et bénéficie d'un bonus de +1 lors de toute action en milieu aquatique. (Le MJ peut tenir compte de certaines conditions et appliquer des modificateurs aux tests)
• Résistance à l'alcool : Votre personnage est particulièrement résistant à l'alcool. Il peut ajouter un bonus de +1 sur tous ses tests d'endurance.
• Arme de prédilection (deux mains) : Votre personnage, grâce à la pratique continue des armes à deux mains, en a acquis une maitrise technique telle qu'il peut ajouter un bonus de +1 en ATT lorsqu'il l'utilise en combat
• Bagarre : Votre personnage est expérimenté dans l'art de se battre sans arme conventionnelle en se servant de toutes les parties de son corps ainsi que des objets présents dans son environnement. Grâce à sa technique, on considère qu’il utilise une arme de profil « dégâts 1D10, points de parade 1D6 » lorsqu’il se bat sans armes.
• Bas fond : Votre personnage, à force d'évoluer dans des quartiers mal famés, en connait ses règles et ses codes. Il sait aussi où s’adresser pour obtenir des produits illicites, où trouver qui, etc., dans les quartiers pauvres de n'importe quelle ville. Il bénéficie d'un bonus de +1 lors des tests régissant ce genre d'action dans ce genre d'endroit.
• Canotage : Votre personnage sait naviguer sur de petites embarcations (barque, chaloupe, etc.), efficacement et sans danger quand les conditions de navigation sont normales. Quand les conditions climatiques sont difficiles, rendant la navigation périlleuse, il ajoute un bonus de +1 sur ses tests de navigation. (Le MJ peut toutefois y adjoindre des modificateurs)
Inventaires et biens du personnage:
| Bourse: | 6 Couronnes d'or |
| Inventaire | |||
|---|---|---|---|
| | Sabre | 20+1d10 dégâts | Lente et Percutante |
| | Couteau | 12+1d6 dégâts | Peut être utilisé comme arme de jet. |
| | Alcool fort | ||
| | Corde | ||
| | Boite d'amadou | ||
| | Paquet de cartes | ||
| | Piolet d'escalade | ||
| Grimoire |
|---|
Parcours
Quêtes accomplies
Nom + lien + récompenses obtenues
Classes acquises
Carrière et classe en cours d'apprentissage
Carrière : Voie du Forban
Classe actuelle : Marin
Dévotion religieuse
| Dieu | Points de dévotions disponibles | Points de dévotions dépensés |
|---|---|---|
| Manann | 10 | 0 |
| Ulric | 10 | 0 |
