Table des matières

Informations générales sur le personnage :

Nom et Prénom: Darmalion
Age: 40 ans
Sexe: Masculin
Race: Minotaure
Carrière: Voie du champion minotaure
Lieu/ville de départ: Norsca
Fréquence de jeu: Plusieurs fois/semaine
MJ: La Fée Enchanteresse


Nom de la ligne FOR END HAB CHAR INT INI ATT PAR TIR FOI MAG NA PV
Profil de départ (+4 PC initiaux) 12* 10 5 2 4 8 14 7 5 \ \ 1 120/120
Profil actuel 13* 11 5 2 4 8 15 8 5 \ \ 2 130/130
Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) 1/3 1/3 - - - 0/1 1/2 1/2 - \ \ 1/1 10/25


XP disponible: 56
PC dépensés: 4+7




Description physique :

Des chaînes. Partout autour de lui. Autour de sa gorge énorme, autour de ses larges poignets, jonglant entre ses épaules massives et s’enroulant sur l’immensité de ses muscles supérieurs constamment contractés, se nouant autour de ses pâtes velues aux terminaisons de sabots grossiers, partout, partout sur son squelette hirsute et monstrueux, partout sur son pelage brun éparpillé et sale, partout sur la Bête retenue prisonnière. Pourtant bien épaisses, elles paraissent ridicules et insuffisante pour retenir une pareille aberration du genre vivant ; ces chaînes de la misère, ces chaînes de la retenue, sont assez fortes pour retenir une dizaine d’hommes ; sont-elles seulement suffisantes pour un Minotaure ?

La Bête est pourtant là, son esprit tapi derrière un étrange calme qui n’est que d’apparence, tant son instinct bouillonne de pulsions meurtrières stimulées par ce qu’il peut voir, sentir, goûter. Deux fois plus grand qu’un humain, il est aussi deux fois plus large ; et ses muscles énormes confèrent à sa silhouette une telle sensation de masse mouvante qu’on le croirait insensible à tout ce qui transperce, à tout ce qui perfore, à tout ce qui tranche ; le monstre herculéen semble invincible.

Ses larges narines se gonflent et se dégonflent au rythme de sa respiration très lourde ; ses yeux délavés et sanguinaires, deux petits orbes embusqués derrière les larges arcades d’un crâne indestructible, scintillant d’un jaune presque opale et transparent, scrutent la paroi rocheuse derrière laquelle il est retenu prisonnier. Patiente-t-il ? Sa tête de bœuf ne laisse entrevoir aucune émotion palpable. Sur le sommet de son crâne, deux gigantesques cornes descendent puis remontent, tel des hanses retournées, et se termines en pointes vers l’extérieur ; la moindre charge serait mortelle. De grosses lanières de cuir les enlacent à leur médiane, comme si on avait voulu fixer quelque chose à cet endroit, en plein milieu de ses cornes ; en vain. Peut-être jadis avait-on essayé de dompter la Bête et, pour mieux la soumettre, certains audacieux avaient-ils comptés sur ces bandes de cuir improvisées pour que leurs mains ne glissent pas sur ces protubérances perforantes et impitoyables ? Nul ne saurait l’affirmer à présent. Tant est il que sous sa gueule de taureau pend une barbe ; une crinière sous ce qui semble être un visage à moitié humain, à moitié animal. A la place de ses cheveux, la crinière reprend sa course sur le haut de son crâne et se répand dans son dos, tout le long de sa colonne et sur ses muscles immenses protégeant chaque vertèbre de son tronc inhumain.

Le pelage de la Bête est également apparent sur ses bras massifs, notamment autour de ses poignets qui sont pareillement ceinturés de lanières de cuir, comme si on avait voulu protéger sa chair des chaînes qui le retiennent. A sa ceinture, autour d’un pagne fait de peau tannée et d’autres fourrures, pendant, accroché à d’autres chaînes encore, plusieurs crânes de ceux qu’il a farouchement dévoré. En dessous, le poil reprend ses droits et un épais pelage court jusqu’à ses sabots démesurés ; l’être est bipède et, s’il est assis à présent, il peut tout aussi bien se tenir debout.

Mais quelque chose de plus marquant encore règne dans l’antre du Minotaure. L’odeur. L’odeur de viande infectée, un large fumet de transpiration, d’entrailles et de viscères décomposées, de pisse et de putréfaction, mêlée à l’aura nauséabonde d’un bovidé quelconque, vaste soupçon de fosse sceptique et de foin, évocation bien dérangeante de cadavre desséché et dévoré par les vers ; c’est comme avoir le nez plongé dans une tombe. Dans l’antre du Minotaure règnent la violence et la mort.

Description psychologique :

De toutes les dimensions, de toutes personnalités, celle de Darmalion est la plus simple à comprendre. Dévot de ses propres instinct, l’animal se comporte comme le ferait n’importe quel chasseur. A ceci près qu’au lieu de tuer pour survivre, le mi-bovin tue également pour le plaisir ; ou du reste, pour évacuer certaines pulsions destructrices suzeraines dans les limbes de son subconscient. Esclave, il ne l’est pas qu’en apparence ; le fond de son âme baigne dans des désirs d’horreur et de brutalité. Darma-Lion. Le monstre est un prédateur-né, une sommité dans l’art de la barbarie le plus archaïque et tribal. Sujet d’une rage incontrôlable, il ne sait taire d’insubordonnés désirs qui empêchent la raison de faire sa place dans son esprit. Raison par ailleurs quasi inexistante dans les méandres de cette psyché bestiale. L’alphabet et l’arithmétique demeurent à ce titre deux notions presque étrangères à l’imbécile aberration ; aussi vrai qu’il ignore encore les formes de langage plus évoluées, se contentant de râles, de rugissements ou de mots primaires prononcés avec une voix grave et puissante.

Gouverné par l’instinct dicté par Khorne, l’animal éprouve d’étranges passions pour certains monuments dont on ignore parfois la source. Tombes de Champion ou Stèle de Hardes sont ses trésors fétiches ; instinctivement, il les protège comme sa propre engeance. Autrefois gardien de l’une de ces reliques du passé, l’animal ne s’est écarté de sa voie que commandé par un Seigneur de sa propre espèce ; lui-même ensorcelé par des chamanes Hommes-Bêtes. Grégaire, l’animal ne semble obéir qu’à des choses difficiles à définir, comme l’Appel du Brame, d’étranges forces magnétiques capables de commander à de telles créatures sorties tout droit des pires cauchemars de toutes espèces confondues.

Tout s’approche donc d’une démence sanguinaire dans cette Bête ; ou d’un envoûtement insondable. Un rien l’énerve. Un rien l’excite. Il charge tout ce qui lui semble digne de mourir. Chacune de ses victimes est un trophée, comme peuvent en témoigner les crânes qui pendent à sa ceinture ; chaque crime est un exploit ; chaque tuerie une œuvre d’art. La férocité dans sa forme la plus antique, la plus bestiale ; éprouvant un certain goût pour tout ce qui saigne et un plaisir pour tout ce qui se débat entre ses doigts hirsutes. Les repas ne sont-ils pas meilleurs lorsque la mélodie des cris d’horreur de la proie accompagne les coups de crocs qui s’abattent dans sa chair et plongent dans son sang chaud ?

Alignement : Chaotique Mauvais

Historique du personnage :

◐ ACTE I

Plus de quarante ans ont passés. Sur une lande enneigée gouvernée par les Norses, tribu grégaire et farouche, les êtres escortaient sinistrement un pauvre elfe dont le visage tuméfié, à moitié dissimulé par ses cheveux blancs tombant devant lui comme un rideau sur les stigmates de son faciès, en disait long sur son sort. Otage. Otage parmi les barbares du Chaos.

On le traînait misérablement, ses deux mains nouées dans son dos par un cordage trop épais pour espérer le rompre, et sans compter sur la pression des deux bras énormes qui le tenaient de chaque côté en mettant une telle tension sur ses épaules qu’il avait l’impression que ses persécuteurs cherchaient à briser cette articulation si fragile en l’état. Conscient d’être à la merci de ses ennemis, il n’espérait qu’une chose : en finir en plus vite.

Bientôt, sur sa route, comme si le sort s’acharnait contre lui, la surface verglassée se brisa sous ses pieds et, las, il ne put avoir le réflexe d’extirper sa jambe gauche dans le bon timing. Elle s’enfonça dans la neige ; heureusement, songea-t-il, qu’il ne s’agissait pas d’une eau glacée. Les deux barbares le hissèrent aussitôt et le jetèrent en avant. S’échouant au sol, il roula sur lui-même et mît ses jambes en opposition, comme pour se carapacer. Mais il était déjà trop tard. Les deux guerriers se ruèrent sur lui et déchaînèrent une pluie de coup de bottes sur son ventre, son crâne, ses bras et ses jambes. Il eut l’étrange sentiment, pendant quelques secondes, qu’ils cherchaient à le broyer en le piétinant ; à l’aplatir pour que sa carcasse ne fasse plus qu’une avec la neige. Mais rien. Ils le relevèrent, et continuèrent de le traîner. En chemin, ils évoquèrent leur dévotion pour Khorne.

Une cinquantaine de mètres avant la position de l’albe prisonnier elfique, la suivante épousait la même trajectoire que son prédécesseur. Mais à la différence de ce dernier, l’humaine aux cheveux auburn dût supporter les mains baladeuses des deux Norses qui, profitant de n’être observées par personne, s’adonnèrent à quelques abus sexuels envers sa personne ; ce à quoi la malheureuse ne put se dérober. Aussi, après avoir assouvi leurs désirs les plus malsains, les guerriers décidèrent d’obéir aux ordres et de traîner la condamnée vers son ultime châtiment. Le ciel était gris et froid. Pourtant, son calme apparent fut soudain déchiré par des cris inhumains.

Des hurlements d’horreur déchirant les cieux. Epouvantable, la voix suppliante se répandît en échos sinistre comme si le châtiment infligé au doléant se répétait sans cesse. A bien ouïr le calvaire, on se rendait à l’évidence que le supplicié avait vécu une épouvante évolutive ; on avait d’abord senti l’inquiétude, puis la peur, puis la terreur la plus totale, absorbée dans des hurlements de torture et d’agonie, comme s’il était dévoré vivant, comme si la sentence était aussi lente que cruelle et douloureuse.

L’humaine tenta de se débattre, ce qui fit rire la délégation qui lui servait d’escorte et de prédateurs sexuels. En entendant de si terribles hurlements, elle comprît le sort qui l’attendait si elle ne faisait rien. Malheureusement, il eut beau faire danser ses coudes et pousser à fond sur ses jambes, la force brute de ces deux monstres était supérieure à la sienne ; et ils continuèrent, impitoyables, de le traîner vers son inéluctable destin.

Dans l’horizon se dessinèrent de grandes parois rocheuses. La pierre était grise et elle eut l’impression qu’une montagne avait poussé sur la montagne ; les immenses parois qui semblaient métaphoriquement métalliques s’élevaient presque plus haut que les nuages. Le sentier se perdait dans un sillon entre ces murs escarpés. Comme si au bout il n’y avait qu’un cul-de-sac. Devant elle, les traces de pas ainsi que les longues traînées laissées par le corps rampant de l’albe prisonnier elfique semblaient guider ce nouveau groupe qui suivait le premier.

Mais surtout, les cris avaient cessé et le silence était redevenu maître des cieux qui s’effaçaient derrière les parois rocheuses.

Enfin, elle arriva ; l’interminable attente, rongée par la peur, fut dépecé par l’horreur qui se présentait devant elle. Elle mit un certain temps avant de réaliser sa situation. Les guerriers renforcèrent leur poigne lorsqu’elle s’agita. Elle poussa des pieds en avant et se mit à sangloter en les suppliant. La Bête était au moins deux fois plus grande qu’elle ; et proportionnellement plus épaisse. De sa gueule immonde s’égouttaient des filets de bave mélangé à l’hémoglobine ainsi qu’une paire d’intestins restés accrochés entre deux crocs. Elle se retint de vomir alors que la féroce créature, observant l’arrivée d’une nouvelle proie, hurla pour manifester son insatiable appétit, ainsi que sa colère monstrueuse et herculéenne. Retenu par d’immenses chaînes fixées, elle tenta malgré tout de foncer jusqu’à l’humaine ; les grosses chaînes de fer se tendirent en faisant vibrer les murs de la montagne, et leur cliquetas résonna comme un écho qui vagabonda tout au long du sentier, en même temps que ce rugissement de l’horreur.

Puis, les barbares se mirent en action. Alors que l’humaine continuait de chercher à fuir et à se jeter en arrière pour rebrousser chemin, ils forcèrent le destin, la saisissant au niveau des poignets, et enfin au niveau des jambes. Elle s’agita, mais en vain. Elle n’était plus qu’un asticot dans la poigne d’un géant. Déployant toute leur puissance, ils jetèrent la condamnée au-dessus de la créature ; un vol vertigineux et spectaculaire, scruté par d’autres Norses qui s’étaient hissés sur les parois rocheuses comme des sentinelles, observant la scène avec des yeux circonspects. L’humain s’écrasa dans un bruit de craquement d’os. Son bras s’était retourné en impactant le sol, et plusieurs de ses côtés avaient été déplacées alors qu’elle avait échoué sur son flanc ; sa mâchoire, par la même, fut déplacée, lui donnant un air particulièrement hideux et difforme, avec une bouche en zigzag.

Elle peina à se relever, tandis que la créature fondait sur elle d’un trait, ses sabots martelant le sol et résonnant aussi forts qu’elle était lourde et puissante. L’énorme minotaure tomba alors sa proie et l’empoigna ; ses doigts énormes la pressèrent contre le sol et elle eut l’impression d’être sous l’enclume. Puis il approcha son énorme gueule pleine de sang, de bave et d’entrailles près d’elle ; son souffle chaud et nauséabond, lourde haleine expulsée frénétiquement par ses grosses narines, donna à l’humaine un hoquet involontaire.

« S’il vous plaît… »

Quémanda-t-elle en le fixant intensément, les yeux remplis de désespoir.

« Je… je ne veux pas mourir… s’il vous plaît… aidez-moi… »

En s’y attardant, elle scruta les yeux de l’animal. Curieusement, il s’était arrêté pour l’entendre. Il fallut à l’humaine un certain temps avant de comprendre que, tel un enfant, le minotaure l’écoutait avec une attention candide. Elle ne sut quoi dire à ce moment. Sur la paroi, les barbares commencèrent à murmurer entre eux. Pourquoi le minotaure ne dévorait-il pas la condamnée ?

Elle continua de le regarder et à cet instant, elle put comprendre. Soudain, elle eut l’impression qu’une nouvelle aura l’envahissait. L’empathie. Elle comprenait ce monstre. Elle lisait à l’intérieur de lui comme dans un livre. Elle le découvrait. Derrière ses traits terrifiants, il avait une âme…

« Vous… je peux vous comprendre. J’arrive à sentir votre solitude. On ne vous a jamais considéré que comme une bête sauvage… quelle tristesse dans ce regard… comment peut-on être si cruel avec vous ? »

Il la regarda longuement. Puis, comme s’il tenait en ses mains un précieux objet, il la souleva du sol. Il fit attention à ne pas la brusquer ; lentement, il l’éleva devant lui comme s’il brandissait sa propre fille. Elle lui caressa la main.

« Personne ne vous a jamais compris. Tout ce chagrin qui vous habite… tous ces êtres qui vous regardent comme si vous n’étiez qu’une… Chose. » Ses yeux et ses sourcils prirent la forme de la compassion. Le bovidé chaotique, lui, resta calme et curieux. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien dire ?

Il n’en savait rien. Alors, ni une, ni deux. Il resserra sa poigne, puis la fracassa au sol. Une fois. Deux fois. Trois fois. Il entendit ses os se rompre. A chaque fois qu’il la soulevait, elle poussait un nouveau cri. Alors, à chaque fois, il recommençait, comme s’il s’amusait avec une breloque. La quatrième fois qu’il la souleva, elle ne fit plus de bruit. Au lieu de cela, elle se mit à vomir du sang à partir de ce qui lui restait de visage. Il la fracassa au sol une nouvelle fois. Pour s’assurer qu’elle ne puisse pas fuir, comme si tout ce qu’il avait fait n’était pas suffisant, il fit pivoter ses jambes dans le sens contraire de l’articulation du genou. En entendant un [i]kronk[/i] net et expéditif, il se rendit à l’évidence qu’elle ne pourrait plus courir. Il l’observa encore un peu. Elle peinait à respirer. Cela voulait dire qu’elle était encore vivante. Il la souleva une nouvelle fois, puis le jeta contre le mur. Son squelette s’écrasa contre la paroi dans un bruit sourd, puis elle chuta. Elle se mit à ramper. Plutôt solide. Et surtout, encore vivante. Un véritable plaisir pour lui.

Il commença par les jambes. Il attrapa son pied et le traîna jusqu’à sa gueule. Il croqua. Ses énormes maxillaires cassèrent le tibia de la pauvre otage. Puis il continua. Victime d’une nouvelle pulsion, il décida de la marteler de coups de poings alors qu’elle gisait au sol, puis il poussa un long hurlement à l’adresse de tous les barbares qui le regardaient profiter de son festin. Comment en était-il arrivé là ? C’était une longue histoire…

◐ ACTE II

D’aussi loin qu’il se souvienne, il avait toujours été entouré de pierre. Sa mémoire défectueuse faisait remonter son apparition à plus de quarante années ; mais il n’avait pas compté les jours de sa vie à défaut de savoir le faire (c’est dire s’il était dans l’erreur). Il n’y avait alors ni flamme, ni lumière du jour. Pourtant, il restait bel et bien assez proche d’une sorte de stèle sous laquelle on avait enterré quelque chose, ou quelqu’un (un Champion en vérité). Et de cette stèle, il s’était juré de ne jamais s’éloigner.

Il n’avait qu’un vague souvenir de ce que devaient être ses congénères. D’autres Bêtes telles que lui, bien plus immenses que ce qu’il ne pouvait être en ces temps reculés. Il pouvait uniquement se souvenir de ce long brame, un appel commun entendu de tous qui avait jeté tous ses congénères dans une rage folle ; si bien qu’il avait été abandonné, alors que lui-même, tentant de suivre ce cri de l’âme, n’avait su parcourir les landes comme ses aïeuls, et s’était jeté sur des animaux sauvages à défaut de trouver autre chose pour étancher sa soif sanguinaire. Puis, magnétiquement, il était revenu vers la souche. La stèle sacrée. La tombe de sa loyauté.

Ils ne furent que deux à rater l’appel ; l’autre était encore un peu plus jeune. Naturellement, vint le jour où ce dernier semblable tenta de régner par la force, ce qui se solda par un baroud fratricide. Darmalion le décapita net en séparant son crâne du reste de sa colonne vertébrale après l’avoir assommé de plusieurs dizaines de coups de masse jusqu’à ce que son museau ne ressemble plus qu’à une bouillie difforme ; puis il le dévora sur la tombe même de ce qu’il avait juré de protéger à jamais, laissant son squelette dormir sur la stèle providentielle.

S’il n’avait guère d’autre quête à accomplir que de protéger ce tombeau, il ne pouvait se défaire d’un instinct qui le rapprochait inéluctablement d’une sorte d’esprit supérieur qui, il le saurait plus tard, n’était autre que Khorne. Par d’étranges pulsions prédatrices, il se plaisait régulièrement à sacrifier d’autres prédateurs presque aussi dangereux que lui, comme pour prouver sa force et mériter de continuer de servir cette tombe dont il ne connaissait strictement rien au demeurant ; un bien étrange paradoxe de son existence vouée à la servitude d’une chimère.

Enfin, après deux décennies, peut-être trois, nul ne sait dire tant que le minotaure n’aura pas appris à compter sur ses doigts, il entendît un nouveau brame. Un nouvel appel sacré pour les rassembler tous. Il lui obéît dans une rage frénétique. Un Seigneur Minotaure, envoûté par des chamanes, réunissait les Hommes-Bêtes sous l’égide des Puissances du Chaos, armant les instincts pour les rendre encore plus courroucés, gonflant les pulsions en même temps que les muscles monstrueux, pour se jeter avec férocité dans les prochaines guerres. Plusieurs de ses vassaux se jetèrent les uns sur les autres ; Darmalion lui-même, obéissant à ses pulsions destructrices, étripa plus d’un de ses semblables et dévora goulument leur chair au plus proche de la Pierre de Harde que le Seigneur avait utilisé pour répandre le rugissement né du chaos de son âme.

La suite ne fut que déchirement et brisure, flots de sang torrentiels se déversant dans ses mains par centaines de litres, monticules d’entrailles avalées par sa gueule immonde, os rompus par doigts hirsutes, gibiers et créatures violés par ses désirs prédateurs et inassouvissables. Une valse inconsciente, sans raison, confuse et tribale, d’un être voué à la consécration de ce qu’il y a de plus noir au fond de ces engeances lucifériennes.

Enfin, guidant ses forces lors de la Tempête du Chaos vers une mort certaine, le Seigneur Minotaure pour lequel il avait consacré tous ses crimes fut étripé par la coalition. Lui-même, s’évertuant à déchirer ses ennemis, finît par s’écrouler de fatigue et par ne plus être qu’une carcasse sanguinolente, gisant à même le sol jonché de cadavres autour de lui, le corps transpercé de lances et d’épées, avant que ses paupières ne décident de se clore et qu’enfin son esprit s’apaise…

… mais il n’eut pas la chance d’y rester. Après avoir miraculeusement survécu malgré lui à ce flot de violence et, presque consterné de ne pas avoir succombé à ses blessures, il se retrouva cloîtré au bout de ce sentier tortueux, au milieu des montagnes aux parois grises, attendant, chaque jour, que ces Norses de malheur veuillent bien lui donner de quoi se repaître et se déchaîner. Il se jura, chaque heure qu’il restait au bout de ces chaînes emmurées, de leur arracher la tête à tous aussitôt qu’il serait libre.




Compétences :

Coups puissants (B) : Votre personnage développe une puissance hors du commun lors des combats et augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 points de dégâts.

Force accrue (B) : Votre personnage a su développer une force bien supérieure à la normale. Il obtient un bonus de +1 lors de tous les tests sous la caractéristique FOR destinés à soulever, tirer ou pousser quelque chose.

Violence forcenée (B) : Votre personnage est mentalement instable et est enclin à des accès de violence aveugle quand il est en situation de combat, ce qui le rend sujet à la frénésie : Il ajoute un bonus de +1D10 points de dégâts supplémentaires lorsqu'il touche son adversaire, mais en contrepartie, ivre de fureur il ne prend plus la peine de se protéger (Il ne peut plus faire de parade ni d'esquive)

Survie en milieu hostile (B) : Votre personnage, habitué à évoluer dans des milieux hostiles, a appris à connaître les principaux dangers susceptibles d'être rencontrés dans une région concernée. Il n’ignore pas les effets du climat mais sait ce qu’il convient de faire pour les minimiser. Il est également capable de trouver de la nourriture (de base, pas forcément appétissante) alors que rien ne semble disponible, ce qui lui permet d’échapper à la faim. Il sait éviter les dangers etc., Il peut ajouter un bonus de +1 sur tous ses tests lorsqu'il se retrouve dans un tel environnement.

Coriace (B) : Votre personnage fait preuve d'un résistance aux coups bien supérieure à la moyenne. Il peut retrancher 1D3 points de dégâts lors d'un coup pouvant occasionner une blessure. (Cependant, ce dernier bonus ne peut pas annuler une perte de points de vie. Les points de dégâts minimums seront au moins de 1.)

Désarmement (B) : Votre personnage peut choisir de désarmer un adversaire plutôt que de lui porter un coup. Antérieurement à la résolution du round par le MJ, vous devez déclarer qu'il va tenter une manoeuvre de désarmement. Il ajoute alors un bonus de +1 à sa caractéristique d'ATT. Si l'attaque est réussie, son adversaire est alors désarmé, sinon rien ne se passe. Les armes arrachées des mains de l'ennemi, sont alors éjectées dans une direction aléatoire à 2D6 mètres. (Il est bien entendu que cette compétence ne peut être utilisée contre des créatures qui bénéficient d'attaques naturelles : morsures, attaques caudales et autres).

Coups précis (1) (B) : Votre personnage peut localiser avec précision la partie du corps qu'il désire frapper et se voit attribuer un bonus lors de son attaque précise. Le malus pour viser une partie précise du corps est diminué de 1 si on prend une fois cette compétence. Si on la paye une seconde fois, « coup précis » devient « coup précis (2) » et diminue le malus de 2. Si on la paye une troisième fois, « coup précis (2) » devient « coup précis (3) » et diminue le malus de 4. Dans tous les cas, cette compétence ne permet pas d’augmenter l’ATT du personnage au-delà de celle qu’il aurait été sans viser une partie particulière du corps.

Bagarre (B) : Votre personnage est expérimenté dans l'art de se battre sans arme conventionnelle en se servant de toutes les parties de son corps ainsi que des objets présents dans son environnement. Grâce à sa technique, on considère qu’il utilise une arme de profil « dégâts 1D10, points de parade 1D6 » lorsqu’il se bat sans armes.

Volonté de fer (B) : Votre personnage a une force morale bien au-dessus de la normale. Cette compétence lui permet d'augmenter sa résistance aux effets psychologiques (peur, terreur, etc.). Dans l'une de ces situations, il a un bonus de +1 sur ses tests de volonté.




Inventaires et biens du personnage:

Bourse: Couronnes d'or


Inventaire
Cape en fourrure Armure légère ; Dos ; 4 points de protection Une cape de fourrure épaisse, bien chaude et protectrice. Mais attention, ce genre d'objets mérite un soin tout particulier, si vous ne voulez pas sentir la charogne et mourir de froid.
Gantelets d'acier étrange Armure moyenne ; Mains ; 1d10 (lancer à chaque fois que l'armure est utilisée) Ces gantelets sont étrange, quand vous les voyez, vous ne les voyez pas mais vous les voyez… alors vous les voyez donc ils sont là mais pourtant vous ne les voyez pas… seul Tzeentch pourrait nous en dire plus…
Jambières ensanglanté Armure légère ; Jambes ; 4 points de protection Ce qui fut autrefois un accessoire à la mode humaine est désormais une ruine ensanglanté couverte d'excrément, soit le rêve de chaque homme-bête.
Sabre rouillé Arme lourde (2 mains) ; 22+1d8 dégâts ; 9 parade ; Si le porteur a une FOR supérieure ou égale à 15, l'arme est Rapide et percutante. Grande lame pouvant trancher un adversaire en deux d'un seul revers.
Fouet Arme de tir ; 10+1d8 dégâts ; Portée limitée à 6 mètres ; Immobilisant et rapide Un fouet est un instrument composé d'une ou de plusieurs lanières, généralement en cuir, et d'un manche généralement utilisé pour le dressages.
Tresse niellée Une petite tressée recouverte de sulfure noirci, preuve que Darmalion est un membre de la Harde des Cornes-Niellées
Ceinturon
Pagne
Chaîne (au mètre)
Cornes Arme naturelle ; 16+1d8 dégâts ; 6 parade ; Épuisant, Percutante si utilisée après une charge Deux magnifiques cornes qui poussent sur le front de Darmalion, elles prouvent sa virilité et attirent les jeunes génisses.



Parcours

Quêtes accomplies

La ferme des animaux ⇒ 65 XPs

Gladiature ⇒ 81 XPs

Classes acquises

- Minotaure Brutal

Carrière et classe en cours d'apprentissage

Carrière : Voie du champion minotaure
Classe actuelle : Gardien

Dévotion religieuse

Dieu Points de dévotions disponibles Points de dévotions dépensés
Khornes 1 20

Autres

Armure naturelle : 7 points de protection sur tout le corps.
Mutations (15 mutations max) :
*10 - Fort : Avec un rugissement de rage et de souffrance vous sentez votre masse musculaire tendre votre peau plus encore. Vous vous sentez bien plus fort. FOR +1


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