Informations générales sur le personnage :
| Nom et Prénom: | Caleb Wolfgang | |
| Age: | 35 ans | |
| Sexe: | Masculin | |
| Race: | Humain | |
| Carrière: | Voie du pouvoir | |
| Lieu/ville de départ: | Marienburg | |
| Fréquence de jeu: | Modérée | |
| MJ: | [MJ] Loec |
| Nom de la ligne | FOR | END | HAB | CHAR | INT | INI | ATT | PAR | TIR | NA | PV |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Profil de départ (+4 PC initiaux) | 8 | 8 | 8 | 10 | 10 | 8 | 8 | 8 | 8 | 1 | 60/60 |
| Profil actuel | 8 | 8 | 8 | 10 | 10 | 8 | 8 | 8 | 8 | 1 | 60/60 |
| Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) | A remplir par le MJ | ||||||||||
| XP disponible: | 28 |
| PC dépensés: | 4 |
Description physique :
Que voilà un magnifique spécimen. De taille moyenne, certes. Et pas très musclé, il est vrai. Cela dit, il sait se tenir droit et montrer une certaine prestance. Il a appris à imiter la noble démarche des grands de ce monde, ainsi que tout autre mouvement reproduit par la classe supérieure. Ses cheveux, en revanche, sont moins sophistiqués… Longue, sa tignasse brune lui tombe presque sur les épaules. L'élément le plus marquant chez lui, cependant, reste son visage. Arborant des traits plutôt marqués, qui lui donnent un air dur et parfois même mauvais, il ne montre que très peu d'émotions différentes en public. La plupart du temps, c'est du mépris que l'on peut voir marqué sur son faciès, et de l'indifférence, si vous avez de la chance.
Ses yeux bleus ont quelque chose de pénétrant, ce qui peut déranger certaines personnes. On pourrait croire qu'il va directement étudier l'âme de son interlocuteur, alors qu'en réalité, ce n'est qu'une impression. C'est vrai, après tout, personne ne peut faire ça avec ses yeux, n'est-ce pas? Ce regard, allié à un sourire narquois, donne vraiment l'impression qu'il se moque des gens. Et souvent, d'ailleurs, ce n'est plus qu'une simple impression… Son nez a déjà été cassé une fois, et cela se voit encore un peu. Sinon, au niveau de son bras, la trace du passage d'un morceau de verre reste et restera à jamais le vestige d'une sanglante querelle avec une de ses “employées”…
Description psychologique :
Il existe beaucoup d’hommes fourbes et machiavéliques. Malgré cela, Caleb se défend très bien dans cette catégorie. Derrière ses yeux se cache une âme aussi noire que le charbon, noircie par des années à devenir une véritable enflure… mais une enflure riche. Il sait qu'il l'est, et ne se prend pas pour n'importe qui. Sans être surdimensionné, il est tout de même doté d'un bel ego, à la hauteur de sa position socio-économique. Il aime donc montrer sa supériorité, étaler ses richesses. Se moquer des gens inférieurs aussi. Ceux qui ont moins bien réussi que lui. La stupidité et la fainéantise l'exècrent à un tel point qu'il pourrait en avoir de l'urticaire. Il a travaillé sans relâche pour arriver là où il en est, et il ne cautionne pas que d'autres soient épargnés de labeur et parviennent tout de même à bien vivre. Horripilant.
Pourquoi est-il qualifié d'enflure alors? Pour ses autres vices. D'une constante humeur noire et désagréable, il rumine son mécontentement constant et rabaisse autant ses serviteurs que ses propres enfants. Oui, parlons-en de ces enfants. Tous des bâtards, issus de ses liaisons avec ce qu'il appelle sa “marchandise”. Haïs par leur père, les pauvres bambins ont grandi sans amour et sans le faste de la richesse paternelle. Caleb bat régulièrement ses serviteurs, mais battait également ses enfants. Quant aux mères, qui pensaient sortir de leur misérable condition en offrant un enfant à leur patron, elles devaient vite déchanter. Car Caleb ne déteste rien de plus que les enfants… parce que cela fait de lui un père. Et qu'il détestait le sien.
Il manipule très bien autrui. La séduction aussi lui a permis d'envoûter certaines âmes simples qui, une fois sous le charme, ont été utilisées sans remords avant d'être jetées de la même façon. S'il est austère et malfaisant, le Prince des Plaisirs porte cependant bien son nom. Mais uniquement pour lui, ou pour ses clients. De nombreux passe-temps l'occupent à longueur de journée. Si ce n'est le jeu d'échec, auquel il est presque imbattable, ce sont les livres qu'il dévore, ou le club restreint des œuvres d'art dans lesquelles il peut trouver de l'intérêt.
Alignement : Mauvais
Historique du personnage :
Caleb naît dans la ville de Marienburg, cité portuaire du Vieux Monde. Son père Senedd tenait un bordel en périphérie, nommé la « Bouteille Vide ». Il était réputé violent et passait de nombreuses nuits à se saouler tout seul, ou en compagnie de son camarade Brom, un de ses plus fidèles clients. Quant à sa mère, Sallia, il s’agissait d’une des favorites de la Bouteille Vide. Elle avait réussi à faire tomber Senedd éperdument amoureux. Mais un malheureux accident lui arriva, impliquant un client ivre et violent et un tesson de bouteille. Défigurée, elle se retira de ses activités et souhaita élever le nouveau-né qu’elle avait engendré avec Senedd. Sauf que ce dernier n’avait jamais souhaité avoir un tel fardeau sur les bras. La seule chose qui le retenait de balancer le bambin à la rue, c’était l’amour qu’il ressentait encore pour Sallia malgré son visage déformé. Le jeune garçon vécut donc défendu dans un premier temps par sa mère, jusqu’à l’âge de sept ans. A cette date, Senedd commença à passer le garçonnet à tabac, que ce soit avec son ceinturon ou par le cuir de ses semelles. Sallia n’y pouvait pas grand-chose, condamnée à subir elle aussi les accès de colère de son ancien amant et patron. Cette précarité terrorisa le gamin, qui subissait les maltraitances sans pouvoir se défendre.
-Non ! S’il te plaît ! Pas ça ! Senedd brandissait son ceinturon, les yeux rougis par l’influence de l’alcool et la fatigue. Il était encore ivre ce soir, et ça allait faire mal. Pas de nouvelles de Sallia, le jeune garçon était livré à lui-même devant son bourreau, qu’il appelait parfois amèrement « père ». Le regard dément, Senedd apostropha son fils : -Vas-y, bats-toi, couille molle ! La ceinture s’abattit sur l’enfant. Un cri résonna, suivi de pleurs aigus. L’action fut répétée de nombreuses fois, avant que le père indigne, trop bourré pour tenir debout, ne flanche et ne s’écrase au sol, lâchant un petit grognement. Il regarda la silhouette filiforme du jeune garçon filer en clopinant, couvert de bleus et de larmes. Il rit un bon coup et lui lança : -C’est ça ! Retourne voir tes putes ! J’t’aurais un jour, sale petite Merd* ! J’t’aurais ! Et la grande silhouette de l’homme rustre retomba sur le sol, l’emportant bientôt dans un sommeil sans rêves, commandé par les brumes éthérées de l’alcool.
Les années passèrent, et avec elles, rien ne changea. L’enfant restait toujours sans nom, Senedd buvait toujours autant, du moins autant qu’il frappait, et Sallia restait muette et sourde aux exactions de son ex-patron. Le jeune garçon grandit, et son esprit se ferma hermétiquement, tout comme son cœur. Les autres prostituées l’avaient pris en pitié, mais il ne désirait pas avoir affaire à elles. Elles ressemblaient trop à sa mère, qui n’avait jusque-là jamais levé le petit doigt pour l’aider. Il en venait à vouer une haine vorace envers tout le monde. Son père, cet être abominable. Sa mère, cet être sans substance et lâche. Bien que pour son père, malgré toute la haine qu’il lui vouait, sa peur était encore plus grande. Il ne l’affronterait jamais directement, jamais face à face. Sa situation n’évolua guère jusqu’à ses dix-sept ans, où il parvint à réaliser un coup d’éclat. Une sorte de vengeance dont il tira une satisfaction proche de l’exultation la plus extrême.
La nuit s’achevait pour la cité de Marienburg, ainsi que pour tout l’Empire, un moment au cours duquel il n’y avait pas un chat dans les rues. Les boulangers commençaient à se réveiller, prêts à se mettre au travail. Mais partout ailleurs, les gens dormaient à poings fermés. A la Bouteille Vide, pas un bruit. Rares étaient les clients qui venaient à cette heure tardive, tellement rares qu’il n’y en avait point. Senedd, sur sa paillasse, était tombé ivre mort après une nouvelle cuite. Pourtant, un cri parvint de sa chambre, déchirant la parfaite toile du silence. Un cri suivit d’une porte qui claque. Une ombre sort, filant dans l’obscurité la plus totale. Alors que des prostituées rappliquent afin de savoir ce qu’il se passe, des cris d’angoisse résonnent à l’unisson à la vue du terrible spectacle. Senedd est couché, sanglotant, les mains plaquées contre sa virilité qui… a disparu. Quelqu’un est entré dans la chambre et, d’un coup de lame, l’a privé de son statut d’homme. Sous le regard horrifié des filles de joie, le patron, désormais eunuque, ne parvient pas à dire une seule phrase intelligible. Ses yeux sont rougis par les larmes, et ses mains par le sang.
Senedd survécut à cet incident, mais sa vie ne fut plus jamais la même. Il avait perdu sa combativité, sa violence. Lorsqu’il buvait, il n’était plus un rustre battant son enfant, mais un misérable pleurnichard. Son rejeton, d’ailleurs, ne mit pas longtemps à mettre fin à son supplice, le considérant plus comme une épave que comme un homme. Le voir tomber dans la déchéance la plus pure l’avait soulagé un temps, mais il finit par convaincre sa mère d’achever son père. Sallia fut ensuite accusée des deux crimes, à savoir la castration et le meurtre de Senedd, et fut pendue haut et court sur une place. Son fils fut surpris de ne rien ressentir à la vue du cadavre de sa mère. Il avait atteint un point de non-retour, il était fichu ; jamais plus il ne pourrait ressentir d’affection pour personne. Il récupéra le bordel de son père et reprit sa place, prenant le nom de Caleb et développa ses affaires. Il était doté d’un tout autre esprit que son géniteur, qui n’avait jamais vu plus loin que le fond de sa bouteille. En effet, le commerce charnel semblait être devenu très lucratif avec le temps… Cela dit, son acharnement seul n’explique pas l’amassement d’autant de richesse. Quelque chose d’autre l’a beaucoup aidé. Car Brom, l’ancien camarade de beuverie de Senedd, savait tout faire sauf tenir sa langue une fois saoul.
Le corps chancelant de Brom tituba jusqu’à une trappe, au fin fond de la cave de la Bouteille vide. Avec un sourire niais, il désigna cette dernière à Caleb, qui brandissait une pelle. Le coup partit vite, et le corps rempli d’alcool de Brom s’effondra sur le sol, un filet de sang lui sortant du nez. Il n’était pas mort, mais Caleb avait toujours voulu faire ça. Lâchant l’outil, il se dirigea vers la cache que lui avait montré le misérable ivrogne et avait soulevé le battant. Un escalier conduisait dans les profondeurs d’une nouvelle cave. Allumant une torche, il s’enfonça dans les profondeurs obscures. A l’intérieur, une surprise de taille l’attendait. Des années de dépôt et d’économie perdues avec la mort de son père … Il ne s’agissait pas seulement de l’argent qu’il avait amassé avec son bordel, mais également de l’or provenant de ses anciennes activités ; le brigandage. Il gardait cette réserve secrète pour ses vieux jours, afin de tenir le coup financier de son alcoolisme notoire. Avec un sourire, Caleb se dit à lui-même : -Merci Senedd. J’avais l’intention de créer une extension à ce bordel. Ça m’aurait pris du temps. Maintenant, je peux en construire un deuxième, et ça ne me prendra même pas un an pour le faire.
Ainsi commença la fabuleuse histoire d’un coup de chance. Coup du sort qui, afin qu’il se transforme en véritable aubaine et en miracle financier, fut géré d’une main de maître. Il fallait beaucoup de sang-froid pour ne pas dépenser tout cet or. Mais Caleb l’avait. Il était obsédé par cette idée de profit, si bien que son nouveau bordel à l’intérieur de Marienburg ut rapidement sur pieds. Il devint de plus en plus riche. Aucun problème ne vint l’écarter de sa route. Les ennuis commencèrent à arriver lorsqu’il se mit à coucher avec ses favorites. Il eut un enfant. Et ce fut avec haine et mépris que le bébé fut accueilli, alors que la mère pensait améliorer sa condition en donnant un fils à son propre patron. Il en fut autrement.
-Et tu l’as gardé ? Le regard impassible de Caleb ne trahissait pas la colère et le dégoût qu’il ressentait au plus profond de son âme. La vue du petit chérubin dans les bras de sa mère n’arrangeait pas les choses. Comment être sûr qu’il était de lui ? Après tout, c’était une prostituée, elle couchait avec tout le monde. La mère regarda étrangement Caleb. -Mais… je pensais te faire plaisir. Tu as un enfant maintenant. Le patron de bordel se gratta le cou. Était-elle débile ? Il détestait les enfants. Il n’en aurait jamais voulu. Le voici face à un problème épineux. Cette monstruosité chétive dans les bras de Kathara aurait pu être la progéniture de n’importe qui. Cependant, il ne pouvait se résoudre à le tuer. Par contre, sa mère… -Très bien, Kathara. Je vais m’occuper de lui. Une fois que tu te seras reposée, viens me voir dans ma chambre. J’aurai une surprise pour toi.
La disparition de Kathara, voilée de mystère, laissa à Caleb la charge de l’enfant. Il ne lui donna pas de nom, et décida qu’il n’était pas le sien, le laissant aux bons soins des prostituées. Seulement, les choses se compliquèrent lorsqu’un deuxième enfant vit le jour, celui de Mathilda. Elle aussi revendiquait la paternité de Caleb. Elle ne subit cependant pas le même sort que la précédente. Son statut n’évolua guère, et elle se rendit bien vite compte que faire un enfant avec son patron ne l’avait menée à rien. Elle quitta vite son service, laissant derrière elle un nouvel enfant que les autres filles de joie recueillirent et élevèrent comme l’autre gamin. Leur père n’ayant point décidé de les nommer, il les différencia en disant « l’Aîné » pour le premier-né, et « le Puîné » pour le second. Il aimait les rosser de coups, comme Senedd le faisait, et les tourmentait à loisir. Le premier, cependant, semblait plus déterminé que son frère. Il avait le même mental que Caleb à son âge, ce que ce dernier tint encore plus en horreur. Le Puîné, lui, semblait plus doux de caractère, plus sensible. Il était la cible préférée de son père…
-Père ! Arrêtez ! Le revers de la main de Caleb rencontra la délicate joue du Puîné dans un claquement sec, faisant reculer l’enfant qui pleurait à chaudes larmes. Des traits coléreux déformaient le visage de Caleb, qui vociféra : -Père ?! Je t’ai déjà dit de ne jamais m’appeler comme ça, bougre d’imbécile ! N’apprends-tu donc rien ? Un nouveau coup vola, envoyant le jeune garçon de sept ans au tapis. Il se recroquevilla et se prépara à recevoir une dérouillée, lorsqu’une ombre sembla s’insérer entre lui et son bourreau. Caleb regarda avec étonnement l’Aîné se mettre dans la trajectoire du coup. Malgré ses onze ans, il défendait son frère contre son propre père. D’une voix froide, il s’exprima à l’Aîné : -Écarte-toi. Je te réglerai ton compte plus tard. -Règle-le maintenant, père. Énervé, Caleb souleva le gamin de terre et l’emmena dans une autre salle, où le bruit d’un passage à tabac résonnait. Les prostituées ne disaient rien, malgré les cris répétés de l’enfant, et le jeune Puîné sanglotait dans son coin, toujours recroquevillé, son enfance volée par son propre géniteur…
Après ces deux enfants, Caleb eut encore affaire à des bâtards, mais ceux-ci disparurent également, leur père refusant tout simplement l’idée d’être à nouveau père… La richesse et la bonne implantation de Caleb lui permit d’amasser encore plus de richesses, assez pour avoir des débiteurs. Ce fut notamment le cas de la famille Vermerran, de noble lignage, qui avait vu ses deux héritiers dépenser toute la fortune familiale dans les bordels appartenant à Caleb. Honteux et ne sachant pas rembourser, ils durent trouver un autre mode de payement. Leur créancier proposa une alternative ; l’adopter, et faire de lui leur principal héritier. La famille étant sans le sou, mais souhaitant continuer à vivre décemment dans leur manoir, accepta malgré les protestations des jeunes frères, qui n’avaient pas vraiment leur mot à dire, étant les grands fautifs dans l’histoire. Ainsi, Caleb devenait noble, et jouissait d’un meilleur pied-à-terre que le plus beau de ses bordels, à savoir le manoir Vermerran. Au fur et à mesure que les années avançaient, les membres de cette famille moururent tous de façons plus ou moins accidentelles. Des suicides, des chutes de cheval, une noyade accidentelle… Toujours est-il qu’il ne resta bientôt plus que des vieillards séniles à présent, bientôt morts…
Les enfants de Caleb étaient dorénavant presque adultes, ce qui compliquait les choses. Caleb ne pouvait plus les battre, du moins, pas l’Aîné. Le Puîné restait encore la cible de l’ire paternelle, mais lorsque l’Aîné s’interposait, alors il ne pouvait rien faire. Doucement, une sorte de peur s’installa chez Caleb. La peur que ses fils lui fassent ce qu’il avait fait à Senedd. Malgré les déboires de leur enfance, les deux frères restaient au manoir, à vivre parmi les prostituées. En vérité, ils se sentaient aimés par celles-ci, et les considéraient comme des mères, des sœurs, et des amantes pour certaines. Ils décidèrent de se nommer, car ils en avaient ras-le-bol de se faire appeler par leur ordre de naissance. L’Aîné se nomma Alaric, et le Puîné devint Théodomir. Caleb, cependant, continua de les appeler par leur ancienne dénomination. Pourtant, après des années passées à subir les humiliations constantes de leur père sans broncher, Alaric et Théodomir partirent soudainement du logis. La goutte d’eau qui débordait du vase ? La voici…
-Quoi ?! Un enfant ?! Caleb était devant Sonya, une prostituée ayant offert de plein gré son corps à l’un de ses fils. Neuf mois après, une progéniture était sortie des entrailles de la fille. Alaric était donc devenu père… et Caleb, grand-père. Devant lui se tenait la plus grosse monstruosité qu’il lui avait été donné de voir. Un autre bambin. Encore un. Et même s’il n’était pas le sien, une haine encore plus vorace l’animait à l’encontre du nouveau-né. Sonya, elle, ne comprenait pas le problème. -C’est le fils d’Alaric, pas le tien. Le père était présent dans la salle. Avec son sourire niais sur le visage, il faisait bouillonner de rage Caleb. D’autres prostituées étaient également là, entourant Sonya. Une idée atroce traversa l’esprit de celui-ci. Une idée qu’il mit à exécution, sous le coup d’une impulsion soudaine et incontrôlée. Il avança à pas rapides jusqu’à la mère, lui arracha son bébé des mains, et le jeta par la fenêtre du deuxième étage du manoir. Un cri déchirant retentit, celui de la mère, qui tenta de se rendre à la fenêtre. Caleb l’en empêcha, alors qu'elle se débattait comme une diablesse, son visage comme moulé sur le masque du désespoir, alors que les autres filles de joie s’en allaient de la salle en courant. Le pire de tout, c’était le visage d’Alaric. Tordu par la colère et le chagrin, il était rentré dans une rage dévastatrice. Caleb resta de marbre face à ce déchaînement d’émotions fortes. -J’te tuerai ! Salaud ! J'te ferai crever pour ça ! J’te tuerai ! J’te tuerai ! Le soir de cet événement, le cœur lourd de Théodomir suivit celui, criant vengeance, d’Alaric. Ils fuirent tous les deux du manoir, volant de l’argent à leur père ainsi que des provisions. Sonya s’était donné la mort elle aussi. Plus rien ne les retenait dans cet endroit maudit.
Compétences :
• Eloquence : Votre personnage a cette faculté de savoir manipuler des assemblées ou des foules entières de personnes uniquement par la persuasion verbale. Contrairement à la compétence «baratin» (voir plus haut) le nombre de personnes affectées en est bien supérieur. Il peut ajouter un bonus de +1 sur ses tests pour arriver à ses fins (Le MJ doit tenir compte de la pertinence du RP, de l'humeur de la foule, de leur crédulité etc. Le degré de réussite du test peut servir à fixer le nombre de personnes subjuguées ou conquises par le discours et déterminer le degré de réaction de l'auditoire. Une réussite importante du test peut déclencher une adhésion totale et un enthousiasme général. Cependant la persuasion a ses limites et il sera très difficile, voire impossible, de manipuler des personnes dont les idées sont antagonistes à celles proposées par votre personnage et cela, quel que soit la qualité et la véracité de son discours.)
• Legislation : Votre personnage a cette faculté à savoir manipuler et contourner les systèmes légaux. En quelque endroit que ce soit, sur un test réussi, il peut toujours invoquer cette compétence pour que, confronté à un système légal, il puisse s'éviter une incarcération, un châtiment, réduire l'importance d'une peine ou tout simplement parvenir à ses fins (Pour pouvoir bénéficier de cette compétence votre personnage devra avoir jouit d'un enseignement dans le domaine du droit, ou au minimum, avoir vécu quelques expériences en rapport avec les lois et son background devra le stipuler clairement. Enfin, le MJ se réserve le droit d'ajouter des modificateurs aux tests selon les circonstances, la pertinence des propos avancés dans le RP et l'hostilité des personnes auxquelles il a à faire).
• Alphabétisation : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Bretonnien, Tiléen, Estalien, etc.,) si bien entendu il comprend ce langage (pour cela, il devra posséder la compétence «langue étrangère» pour ce langage. A l'inverse, s'il ne possède que la compétence «langue étrangère» il le comprendra, le parlera mais ne sera ni capable de le lire ni de l'écrire). Dans le RP, pour des raisons purement pratiques on considère que l'occidental est le langage partagé par toutes les races, mais dans certaines situations, le MJ pourra tenir compte de ces différences de langage.
• Baratin : Votre personnage est doué pour baratiner des individus parlant la même langue que lui. Cette compétence est utilisable dans la plupart des situations, lorsque, il veut gagner du temps ou décontenancer quelqu'un. Votre personnage invente alors un discours extravagant qui a pour effet d'ébahir et plonger l'auditeur dans la confusion, à le subjuguer. Il ajoute un bonus de +1 à ses tests chaque fois où il se retrouve dans ce genre de situation (Le MJ peut tenir compte de bonus ou malus selon la qualité du RP, la crédulité de l'auditoire etc.)
• Corruption : Votre personnage connait une palette d'arguments très convaincants et adaptés lorsqu'il tente de soudoyer, acheter, corrompre une personne. Dans ces cas-là, il peut ajouter un bonus de +1 à ses tests de corruption. (Selon l'éthique et la probité de la «cible», le MJ se réserve le droit d'appliquer des modificateurs au test.)
• Torture : Votre personnage est expérimenté dans l'art de l'interrogation et spécialement dans l'application soigneuse de souffrances destinées à encourager la victime à parler, sans lui infliger de dommage fatal. Il bénéficie d'un bonus de +1 pour tous les tests visant à faire parler, avouer une personne en usant de ce genre de technique.
Inventaires et biens du personnage:
| Bourse: | 20 Couronnes d'or |
| Inventaire | |||
|---|---|---|---|
| | Épée courte | Caractéristiques | Autres |
| | Maison close | Caractéristiques | Autres |
| | Alcool fort | ||
| | Passion brûlante | ||
| | Dés en os pipés | ||
| | Menottes | ||
| Grimoire |
|---|
Parcours
Quêtes accomplies
Nom + lien + récompenses obtenues
Classes acquises
Carrière et classe en cours d'apprentissage
Carrière : Voie du pouvoir
Classe actuelle : Noble
Dévotion religieuse
| Dieu | Points de dévotions disponibles | Points de dévotions dépensés |
|---|
