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| D’aucun affirmèrent que, suite à cet accident tragique, la famille Andell perdit une partie de leur joie de vivre, cette gaité de cœur et d’esprit capable de transformer de mornes et maussades individus en personnes accortes et agréables à côtoyer. Les parents d’Ombeline décidèrent alors de protéger leur fille du mieux qu’ils le pourraient. Emergeant de leur sombre et fuligineuse amertume, ils concentrèrent tout leur amour sur leur unique enfant, lui procurant les plus beaux habits, les bijoux les plus onéreux, les plus gracieuses poupées. Il était certain que la fillette était un peu trop gâtée, et, à toujours s’entendre dire qu’il est le plus beau, le plus intelligent, par des parents qui ont des yeux que pour lui, l’enfant risque un jour de se confronter à une cruelle épreuve : la frontière existante entre la parole de ses parents, et la réalité. Et pourtant, le comportement égoïste, l’attitude colérique teintée de jalousie, mêlée de mépris envers les autres que pouvaient avoir ces enfants ne sembla pas entacher la joie et la simplicité de vivre de cette petite fille. Ayant toujours un comportement irréprochable, ajouté à une grande générosité, sa mère voulut la dévouer au culte de Sigmar afin qu’elle eût le devoir d’aider ceux que la nature avait moins gâté qu’elle. Une voie qu’Albrecht était tout simplement incapable d’imaginer. L’idée que sa fille chérie allât s’enfermer dans un couvant, où des hystériques et des fanatiques restaient cloitrés à idolâtrer un Dieu, et où certains zélés allaient même jusqu’à pousser leur dévotion et leur bondieuserie jusqu’à la flagellation le mettait dans une colère noir. Pourtant, sa femme, opiniâtre tout autant qu’obstinée, caractères dont hériterait finalement Ombeline, ne décollait pas de cette décision, amenant le couple à se disputer de plus en plus. | D’aucun affirmèrent que, suite à cet accident tragique, la famille Andell perdit une partie de leur joie de vivre, cette gaité de cœur et d’esprit capable de transformer de mornes et maussades individus en personnes accortes et agréables à côtoyer. Les parents d’Ombeline décidèrent alors de protéger leur fille du mieux qu’ils le pourraient. Emergeant de leur sombre et fuligineuse amertume, ils concentrèrent tout leur amour sur leur unique enfant, lui procurant les plus beaux habits, les bijoux les plus onéreux, les plus gracieuses poupées. Il était certain que la fillette était un peu trop gâtée, et, à toujours s’entendre dire qu’il est le plus beau, le plus intelligent, par des parents qui ont des yeux que pour lui, l’enfant risque un jour de se confronter à une cruelle épreuve : la frontière existante entre la parole de ses parents, et la réalité. Et pourtant, le comportement égoïste, l’attitude colérique teintée de jalousie, mêlée de mépris envers les autres que pouvaient avoir ces enfants ne sembla pas entacher la joie et la simplicité de vivre de cette petite fille. Ayant toujours un comportement irréprochable, ajouté à une grande générosité, sa mère voulut la dévouer au culte de Sigmar afin qu’elle eût le devoir d’aider ceux que la nature avait moins gâtée qu’elle. Une voie qu’Albrecht était tout simplement incapable d’imaginer. L’idée que sa fille chérie allât s’enfermer dans un couvant, où des hystériques et des fanatiques restaient cloitrés à idolâtrer un Dieu, et où certains zélés allaient même jusqu’à pousser leur dévotion et leur bondieuserie jusqu’à la flagellation le mettait dans une colère noir. Pourtant, sa femme, opiniâtre tout autant qu’obstinée, caractères dont hériterait finalement Ombeline, ne décollait pas de cette décision, amenant le couple à se disputer de plus en plus. |
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| Un jour alors que le soleil brillait de ses rayons éclatants, réchauffant le monde d’une température supérieure à la moyenne, Ombeline s’aventura dans le jardin, où sa mère vaquait à quelques arts d’agrément. Au pied d’un mur se dressait une échelle en bois de chêne, afin d’accéder au toit, la toiture étant à refaire. Le destin d’Ombeline se joua en ce lieu, lieu qui pourtant lui était si familier et qui ne présentait aucun danger apparent. Seulement, le chemin de la fillette se trouvait à proximité de ladite échelle, et, alors qu’elle passait à côté, un charpentier situé sur le toit dérapa sur les tuiles humides. Manquant de tomber et d’aller s’écraser quelques mètres plus bas, l’homme se rattrapa in-extremis au bord de la toiture. Voulant sauver sa vie, il appuya du pied sur l’échelle afin de remonter ; sous la poussé, cette dernière bascula de l’autre côté, sous le regard horrifié de la mère qui avait totalement délaissé ses occupations, et contemplait, impuissante, la scène qui se déroulait sous ses yeux. | Un jour alors que le soleil brillait de ses rayons éclatants, réchauffant le monde d’une température supérieure à la moyenne, Ombeline s’aventura dans le jardin, où sa mère vaquait à quelques arts d’agréments. Au pied d’un mur se dressait une échelle en bois de chêne, afin d’accéder au toit, la toiture étant à refaire. Le destin d’Ombeline se joua en ce lieu, lieu qui pourtant lui était si familier et qui ne présentait aucun danger apparent. Seulement, le chemin de la fillette se trouvait à proximité de ladite échelle, et, alors qu’elle passait à côté, un charpentier situé sur le toit dérapa sur les tuiles humides. Manquant de tomber et d’aller s’écraser quelques mètres plus bas, l’homme se rattrapa in-extremis au bord de la toiture. Voulant sauver sa vie, il appuya du pied sur l’échelle afin de remonter ; sous la poussée, cette dernière bascula de l’autre côté, sous le regard horrifié de la mère qui avait totalement délaissé ses occupations, et contemplait, impuissante, la scène qui se déroulait sous ses yeux. |
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| A partir de cet événement qui aurait pu tourner au tragique, ce fut son père qui s’occupa de gérer l’enseignement de sa fille. Pas question qu’elle ne fût envoyée chez les sœurs de Sigmar ; il fit donc tout son possible pour lui trouver les meilleurs précepteurs possible. Cela lui fit dépenser bien de l’argent, mais Albrecht voulait que sa petite Ombeline pût disposer de la même éducation que celle qu’il avait lui-même reçue, le propulsant dans les hautes sphères du pouvoir. Ainsi, les meilleurs tuteurs furent dépêchés, et Ombeline suivit une excellente éducation, tout en se révélant être une élève des plus brillantes. Au fur et à mesure que les années passèrent, elle engrangea rapidement un bon nombre de connaissances, alors qu’elle passait à l’état de jeune femme. Ses traits se modifièrent, gagnant encore en charme, la morphologie de son corps se développa, donnant naissance à de gracieuses courbes. Elle était déjà si belle et délicate, cependant il était indéniable qu’elle n’était encore qu’un petit bourgeon qui n’attendait que le printemps pour voir sa beauté éclore en une rose blanche parfaite. On pouvait dire que ses parents étaient à n’en point douter beaux eux aussi, mais Ombeline semblait ne prendre que le meilleur de sa mère et de son père pour former la quintessence de la vénusté. | A partir de cet événement qui aurait pu tourner au tragique, ce fut son père qui s’occupa de gérer l’enseignement de sa fille. Pas question qu’elle ne fût envoyée chez les Sœurs de Sigmar ; il fit donc tout son possible pour lui trouver les meilleurs précepteurs possible. Cela lui fit dépenser bien de l’argent, mais Albrecht voulait que sa petite Ombeline pût disposer de la même éducation que celle qu’il avait lui-même reçue, le propulsant dans les hautes sphères du pouvoir. Ainsi, les meilleurs tuteurs furent dépêchés, et Ombeline suivit une excellente éducation, tout en se révélant être une élève des plus brillantes. Au fur et à mesure que les années passèrent, elle engrangea rapidement un bon nombre de connaissances, alors qu’elle passait à l’état de jeune femme. Ses traits se modifièrent, gagnant encore en charme, la morphologie de son corps se développa, donnant naissance à de gracieuses courbes. Elle était déjà si belle et délicate, cependant il était indéniable qu’elle n’était encore qu’un petit bourgeon qui n’attendait que le printemps pour voir sa beauté éclore en une rose blanche parfaite. On pouvait dire que ses parents étaient à n’en point douter beaux eux aussi, mais Ombeline semblait ne prendre que le meilleur de sa mère et de son père pour former la quintessence de la vénusté. |
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| De par le poste de son père, elle apprit rapidement comment fonctionnait la société, les différentes catégories de personnes y vivant, tout autant que la façon dont s’organisait la hiérarchie. Nombreux étaient les jours où des connaissances de son père venaient diner chez eux, que ce fût pour parler politique, gérer un problème ou juste se retrouver entre amis. Elle fut présentée aux plus éminents politiciens de Nuln, et, son charme fleurissant, de nombreux fils de noble, y compris même leurs pères eux même, la détaillaient du regard, cherchant à la faire sourire, ou à la faire rêver de leurs aventures soi-disant plus épiques les unes que les autres. Et effectivement, ces derniers parvenaient à faire naître un sourire au coin de ses lèvres ; les hâbleries et les affabulations de ces rodomonts, au même titre que leurs tambourinages, étaient des plus exquis à entendre, et ce fut là une grande complicité qui s’installa entre son père et elle lorsqu’ils se gaussèrent, le soir venu, de tous ces prétendants qui s’étaient engantés d’elle. | De par le poste de son père, elle apprit rapidement comment fonctionnait la société, les différentes catégories de personnes y vivant, tout autant que la façon dont s’organisait la hiérarchie. Nombreux étaient les jours où des connaissances de son père venaient dîner chez eux, que ce fût pour parler politique, gérer un problème ou juste se retrouver entre amis. Elle fut présentée aux plus éminents politiciens de Nuln, et, son charme fleurissant, de nombreux fils de noble, y compris même leurs pères eux même, la détaillaient du regard, cherchant à la faire sourire, ou à la faire rêver de leurs aventures soi-disant plus épiques les unes que les autres. Et effectivement, ces derniers parvenaient à faire naître un sourire au coin de ses lèvres ; les hâbleries et les affabulations de ces rodomonts, au même titre que leurs tambourinages, étaient des plus exquis à entendre, et ce fut là une grande complicité qui s’installa entre son père et elle lorsqu’ils se gaussèrent, le soir venu, de tous ces prétendants qui s’étaient engantés d’elle. |
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| Elle eut même le privilège de diner aux côtés de la comtesse électrice Emmanuel Von Liebewitz. Durant toute son enfance, Ombeline fut bercée par l’idéologie de l’Empire lors de ces repas. Mais ce repas avec la comtesse de Nuln changea la manière de voir les choses de la jeune femme. Le grand débat du soir concernait leur patrie et les lois la régissant. L’on disait que l’Empire était bon pour le peuple, qu’il fallait à tout prix le protéger contre les hordes de peaux vertes, ou contre les envahisseurs du Chaos prêt à faire subir au bonnes gens leurs immanités, sous prétexte que le système sociétaire dans lequel vivait le peuple de Karl Franz était un système idéal, où chacun avait sa chance de réussir, à condition qu’il s’en donnât les moyens. Les universités acceptant n’importe qui pouvant y mettre le prix, il était dit que personne ne se devait de vivre dans la pauvreté et dans le mésaise, et, quand aux plus démunis, ceux-là pouvaient solliciter l’aide des différents cultes autorisés. | Elle eut même le privilège de dïner aux côtés de la comtesse électrice Emmanuel Von Liebewitz. Durant toute son enfance, Ombeline fut bercée par l’idéologie de l’Empire lors de ces repas. Mais ce repas avec la comtesse de Nuln changea la manière de voir les choses de la jeune femme. Le grand débat du soir concernait leur patrie et les lois la régissant. L’on disait que l’Empire était bon pour le peuple, qu’il fallait à tout prix le protéger contre les hordes de peaux vertes, ou contre les envahisseurs du Chaos prêt à faire subir au bonnes gens leurs immanités, sous prétexte que le système sociétaire dans lequel vivait le peuple de Karl Franz était un système idéal, où chacun avait sa chance de réussir, à condition qu’il s’en donnât les moyens. Les universités acceptant n’importe qui pouvant y mettre le prix, il était dit que personne ne se devait de vivre dans la pauvreté et dans le mésaise, et, quand aux plus démunis, ceux-là pouvaient solliciter l’aide des différents cultes autorisés. |
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| Autour de la table de la famille Andell, l’on reconnaissait qu’il n’y avait que les Hauts Elfes et les Nains qui pouvaient prétendre à une société fondée sur ces mêmes valeurs. Hormis la Bretonnie, disposant globalement des mêmes préceptes, toutes les autres civilisations voyaient leurs bases sociales s’appuyer sur la force, la magie ou la lignée. Des rumeurs racontant que pour élire un chef, les soldats du Chaos organisaient de grands combats à mort, plus sanglants les uns que les autres, dont le gagnant serait bien évidemment le nouveau chef. Ou chez les gobelins, des sortilèges qui terrassaient de douleurs les autres chamanes afin d’éliminer la concurrence. Chez les drutchiis, le poison régnait en maitre pour éliminer les éventuels futurs maitres des Arches Noirs. Certes, au sein de l’Empire se déroulaient pareils rituels, mais de manière plus civilisé, et pour que le peuple eût les meilleurs dirigeant possible. | Autour de la table de la famille Andell, l’on reconnaissait qu’il n’y avait que les Hauts Elfes et les Nains qui pouvaient prétendre à une société fondée sur ces mêmes valeurs. Hormis la Bretonnie, disposant globalement des mêmes préceptes, toutes les autres civilisations voyaient leurs bases sociales s’appuyer sur la force, la magie ou la lignée. Des rumeurs racontant que pour élire un chef, les soldats du Chaos organisaient de grands combats à mort, plus sanglants les uns que les autres, dont le gagnant serait bien évidemment le nouveau chef. Ou chez les gobelins, des sortilèges qui terrassaient de douleurs les autres chamanes afin d’éliminer la concurrence. Chez les drutchiis, le poison régnait en maitre pour éliminer les éventuels futurs maitres des Arches Noirs. Certes, au sein de l’Empire se déroulaient pareils rituels, mais de manière plus civilisée, et pour que le peuple eût les meilleurs dirigeants possible. |
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| Endiguée dans cette conception qu’elle avait de son pays, elle se jura de tout faire pour qu’il ne faiblît pas afin de défendre les pauvres hères qui l’habitaient, leur évitant de vivre ces effroyables histoires. Elle sut alors la voie qu’elle allait prendre. Suivre les traces de son père, poursuivre son œuvre afin de rallier le maximum de personnes sous une unique bannière, celle de l’Empire. Mais ce ne serait pas par la voie de la force, du moins pour les conflits opposant des hommes à des hommes, qui pouvait conduire aux mêmes atrocités qu’elle avait ouïe dire. Non, ce serait par la parole, par le discours, s’appuyant sur des idées logiques et incontestables. Elle savait qu’une seule parole pouvait aussi bien faire des ravages qu’arrêter une guerre. Et dans ce but, son phrasé serait son arme. | Endiguée dans cette conception qu’elle avait de son pays, elle se jura de tout faire pour qu’il ne faiblît pas afin de défendre les pauvres hères qui l’habitaient, leur évitant de vivre ces effroyables histoires. Elle sût alors la voie qu’elle allait prendre. Suivre les traces de son père, poursuivre son œuvre afin de rallier le maximum de personnes sous une unique bannière, celle de l’Empire. Mais ce ne serait pas par la voie de la force, du moins pour les conflits opposant des hommes à des hommes, qui pouvait conduire aux mêmes atrocités qu’elle avait ouïe dire. Non, ce serait par la parole, par le discours, s’appuyant sur des idées logiques et incontestables. Elle savait qu’une seule parole pouvait aussi bien faire des ravages qu’arrêter une guerre. Et dans ce but, son phrasé serait son arme. |
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| Le jour se levant, ce fut sa mère qui vint la réveiller. Pétrie de sommeil après cette courte nuit, Ombeline eu du mal à retrouver ses idées. Après un frugal repas, elle se mit en route, non sans avoir adressé un dernier adieu à ses parents. Ombeline traversa les rues encore endormies de Nuln, avant d’arriver aux quais. Là, un voilier l’attendait, ses longues et hautes voiles se découpant sur le soleil levant. Le voyage fut paisible, entrecoupé de petites haltes dans différents hameau de l’Empire, une occasion, se disait la jeune fille, de mieux découvrir les peuplades pour lesquelles elle allait consacrer sa vie. Les deux rives du Talabec étaient encadrées par la forêt, les arbres majestueux projetant leurs ombres sur le fleuve, alors que le sifflement des oiseaux retentissait tout autour du navire. La jeune femme avait coutume de s’appuyer sur le bastingage, de regarder en direction du rivage, où en retrait à l’ombre des arbres se distinguaient quelques animaux, regardant d’un air curieux le voilier qui naviguait paresseusement. Le clapotis de l’eau, la fraicheur du vent rafraichissait la future étudiante, qui commençait toutefois à trouver le voyage bien long. | Le jour se levant, ce fut sa mère qui vint la réveiller. Pétrie de sommeil après cette courte nuit, Ombeline eu du mal à retrouver ses idées. Après un frugal repas, elle se mit en route, non sans avoir adressé un dernier adieu à ses parents. Ombeline traversa les rues encore endormies de Nuln, avant d’arriver aux quais. Là, un voilier l’attendait, ses longues et hautes voiles se découpant sur le soleil levant. Le voyage fut paisible, entrecoupé de petites haltes dans différents hameau de l’Empire, une occasion, se disait la jeune fille, de mieux découvrir les peuplades pour lesquelles elle allait consacrer sa vie. Les deux rives du Talabec étaient encadrées par la forêt, les arbres majestueux projetant leurs ombres sur le fleuve, alors que le sifflement des oiseaux retentissaient tout autour du navire. La jeune femme avait coutume de s’appuyer sur le bastingage, de regarder en direction du rivage, où en retrait à l’ombre des arbres se distinguaient quelques animaux, regardant d’un air curieux le voilier qui naviguait paresseusement. Le clapotis de l’eau, la fraicheur du vent rafraichissait la future étudiante, qui commençait toutefois à trouver le voyage bien long. |
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| Durant les premiers jours, Ombeline ne se sentait pas vraiment à l’aise, ayant du mal à trouver le bon rythme à travers toutes les matières auxquelles elle était confrontée. Elle comprit pourquoi l’université était tant renommée, offrant des connaissances aussi rares que peu utiles, telles que la démonologie, les sciences de l’occulte, la tératologie, l’étude des runes, ou encore l’astrologie. D’autres cours lui semblaient en revanche bien plus utiles, et plus adaptés à ce qu’elle voulait faire, tels que les mathématiques, le théâtre, l’Histoire du vieux monde, sa géographie, l’étude des différentes civilisations, et l’art de la rhétorique. Il était impossible de tout connaitre, le but étant donc de se focaliser sur les matières qui lui plaisaient et lui seraient utiles, et de tourner le dos à celles qui l’inspiraient le moins. | Durant les premiers jours, Ombeline ne se sentait pas vraiment à l’aise, ayant du mal à trouver le bon rythme à travers toutes les matières auxquelles elle était confrontée. Elle comprit pourquoi l’université était tant renommée, offrant des connaissances aussi rares que peu utiles, telles que la démonologie, les sciences de l’occulte, la tératologie, l’étude des runes, ou encore l’astrologie. D’autres cours lui semblaient en revanche bien plus utiles, et plus adaptés à ce qu’elle voulait faire, tels que les mathématiques, le théâtre, l’Histoire du vieux monde, sa géographie, l’étude des différentes civilisations, et l’art de la rhétorique. Il était impossible de tout connaitre, le but étant donc de se focaliser sur les matières qui lui plaisaient et lui seraient utiles, et de tourner le dos à celles qui l’inspiraient le moins. |
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| Avec ce choix, il fallut à Ombeline de réussir à supporter l’attitude méprisante de ses tuteurs dans les matières qu’elle avait délaissées, où ses piètres performances en disait long à ses professeurs. Et il lui fallait aussi faire face à la charge harassante de travail quotidien dans ses matières importantes. Etablir une chronologie des événements important qu’eussent subit les haut elfes au cour des derniers millénaires, en trouvant les dates au cours de la lecture de dizaines de traités concernant ce peuple, ou bien cartographier les mers et océans du Vieux Monde, rédiger en une douzaines de pages la hiérarchie orque, leur mode de vie, leurs comportements et leurs philosophies, ce qui l’obligeait à travailler jusque tard dans la nuit, la faisant s’amatiner abrutie de sommeil. | Avec ce choix, il fallut à Ombeline de réussir à supporter l’attitude méprisante de ses tuteurs dans les matières qu’elle avait délaissées, où ses piètres performances en disaient long à ses professeurs. Et il lui fallait aussi faire face à la charge harassante de travail quotidien dans ces matières importantes. Etablir une chronologie des événements important qu’eussent subis les haut elfes au cours des derniers millénaires, en trouvant les dates au cours de la lecture de dizaines de traités concernant ce peuple, ou bien cartographier les mers et océans du Vieux Monde, rédiger en une douzaines de pages la hiérarchie orque, leur mode de vie, leurs comportements et leurs philosophies, ce qui l’obligeait à travailler jusque tard dans la nuit, la faisant s’amatiner abrutie de sommeil. |
| Ce fut une torture à la fois psychologie et physique. Elle se sentait souvent sur le point de craquer, mais, dès lors qu’elle sentait son esprit labile, elle pensait à ce qu’elle s’était jurée, à ses parents, et même à Emmanuel Von Liebewitz, qui comptaient sur elle pour décrocher ce diplôme. Toutes ces convictions la remettaient dans le droit chemin, l’empêchant de jeter l’éponge. | Ce fut une torture à la fois psychologie et physique. Elle se sentait souvent sur le point de craquer, mais, dès lors qu’elle sentait son esprit labile, elle pensait à ce qu’elle s’était jurée, à ses parents, et même à Emmanuel Von Liebewitz, qui comptaient sur elle pour décrocher ce diplôme. Toutes ces convictions la remettaient dans le droit chemin, l’empêchant de jeter l’éponge. |
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| Elle remarqua également que les « gentilshommes » s’attardaient souvent sur sa poitrine, courbes parfaites qui sculptaient son corps. La jeune femme perdit rapidement sa pudeur, et exploita cette nouvelle arme qu’elle avait découverte. Si auparavant elle usait de sa langue, de son éloquence et de sa gestuelle pour parvenir à ses fins, désormais, et surtout avec le sexe opposé, elle laisserait parler son corps, offrant aux regards appréciateurs un décolleté légèrement plus osé que la normal. Pas de trop cependant, afin de laisser l’imagination de ces jeunes mâles s’enflammer alors qu’ils posaient furtivement leurs yeux sur son corsage. Au final, Ombeline se dit qu’elle n’aurait jamais pu trouver meilleur école pour laisser s ‘exprimer son corps. Elle se doutait bien que peu importait le lieu où elle se trouvait, tout autant que la fonction qu’elle occupait ; qu’elle fut étudiante à Altdorf, ou bien diplomate représentant Emmanuel Von Liebewitz, elle pourrait user des mêmes artifices pour ajouter de l’impact à ses paroles. Et pourquoi ne pas séduire un adversaire peu enclin à servir l’Empire ? | Elle remarqua également que les « gentilshommes » s’attardaient souvent sur sa poitrine, courbes parfaites qui sculptaient son corps. La jeune femme perdit rapidement sa pudeur, et exploita cette nouvelle arme qu’elle avait découverte. Si auparavant elle usait de sa langue, de son éloquence et de sa gestuelle pour parvenir à ses fins, désormais, et surtout avec le sexe opposé, elle laisserait parler son corps, offrant aux regards appréciateurs un décolleté légèrement plus osé que la normal. Pas de trop cependant, afin de laisser l’imagination de ces jeunes mâles s’enflammer alors qu’ils posaient furtivement leurs yeux sur son corsage. Au final, Ombeline se dit qu’elle n’aurait jamais pu trouver meilleur école pour laisser s‘exprimer son corps. Elle se doutait bien que peu importait le lieu où elle se trouvait, tout autant que la fonction qu’elle occupait ; qu’elle fut étudiante à Altdorf, ou bien diplomate représentant Emmanuel Von Liebewitz, elle pourrait user des mêmes artifices pour ajouter de l’impact à ses paroles. Et pourquoi ne pas séduire un adversaire peu enclin à servir l’Empire ? |
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| Ce fut donc sans un regard en arrière qu’Ombeline quitta Altdorf, sur le même navire qui l’avait conduite. Le voyage fut plus long qu’à l’aller, dans la mesure où l’embarcation naviguait selon le sens contraire du courant du Talabec, mais, après quelques jours, Nuln ne tarda pas à être bientôt en vue, où Albrecht et Alexa étaient venus accueillir leur fille sur le ponton. | Ce fut donc sans un regard en arrière qu’Ombeline quitta Altdorf, sur le même navire qui l’avait conduite. Le voyage fut plus long qu’à l’aller, dans la mesure où l’embarcation naviguait selon le sens contraire du courant du Talabec, mais, après quelques jours, Nuln ne tarda pas à être bientôt en vue, où Albrecht et Alexa étaient venus accueillir leur fille sur le ponton. |
| Lorsqu’ils la virent, ses parents eurent du mal à la reconnaitre du premier coup. Ce n’était plus leur petite Ombeline discrète qui revenait à eux, mais une Ombeline à présent adulte, qui avait beaucoup changé, autant sur le plan physique que psychologique, et qui assumait totalement sa féminité. Cette dernière cru être asphyxiée sous le déluge de félicitations et d’embrassades que lui prodigua sa mère. Ombeline tenta bien sans mal de la repousser, prétextant qu’elle n’était plus une enfant, quand bien même son cœur se pinçait de tendresse pour sa génitrice. Son père, quant à lui, se satisfit d’une embrassade, mais les mots furent inutile : son visage, une fois de plus, rayonnait de fierté. | Lorsqu’ils la virent, ses parents eurent du mal à la reconnaitre du premier coup. Ce n’était plus leur petite Ombeline discrète qui revenait à eux, mais une Ombeline à présent adulte, qui avait beaucoup changé, autant sur le plan physique que psychologique, et qui assumait totalement sa féminité. Cette dernière cru être asphyxiée sous le déluge de félicitations et d’embrassades que lui prodigua sa mère. Ombeline tenta bien sans mal de la repousser, prétextant qu’elle n’était plus une enfant, quand bien même son cœur se pinçait de tendresse pour sa génitrice. Son père, quant à lui, se satisfit d’une embrassade, mais les mots furent inutiles : son visage, une fois de plus, rayonnait de fierté. |
| Sur le chemin du retour, ses parents l’accablèrent de questions, voulant tout savoir de l’université, des tuteurs, des cours, des élèves, de la luxueuse chambre qu’on lui avait louée, à tel point que même une fois la cité traversée pour entrer chez eux, ils continuaient encore et encore de la questionner. Ombeline s’efforçait de garder son calme et de répondre du mieux qu’elle le pouvait à leurs questions intarissables. Elle comprenait l’attitude de ses parents ; après tant de mois passés sans la voir, ils voulaient absolument tout connaitre de cette vie qui leur avait été cachée, rebouchant un gouffre de trois ans. | Sur le chemin du retour, ses parents l’accablèrent de questions, voulant tout savoir de l’université, des tuteurs, des cours, des élèves, de la luxueuse chambre qu’on lui avait louée, à tel point que même une fois la cité traversée pour entrer chez eux, ils continuaient encore et encore de la questionner. Ombeline s’efforçait de garder son calme et de répondre du mieux qu’elle le pouvait à leurs questions intarissables. Elle comprenait l’attitude de ses parents ; après tant de mois passés sans la voir, ils voulaient absolument tout connaitre de cette vie qui leur avait été cachée, rebouchant un gouffre de trois ans. |
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| La maison n’avait subi aucune modification, Ombeline prit du plaisir à la retrouver intacte. En revanche, elle fit la moue en découvrant qu’aucun de ses vêtements qu’elle avait laissé ne lui allait, témoignant que son corps s’était naturellement développé. Il faudrait donc en racheter de nouveau et la jeune femme s’amusa à l’idée de la tête que ferait sa mère lorsqu’elle lui montrerait la vêture qu’elle avait désormais l’habitude de porter, ceux-là n’étant pas vraiment du goût de sa tendre mère. Enfin, qu’importait. Ombeline se sentait en âge de choisir ce qu’elle porterait, et à Khaine ce que pouvait bien dire sa génitrice. | La maison n’avait subie aucune modification, Ombeline prit du plaisir à la retrouver intacte. En revanche, elle fit la moue en découvrant qu’aucun de ses vêtements qu’elle avait laissé ne lui allait, témoignant que son corps s’était naturellement développé. Il faudrait donc en racheter de nouveau et la jeune femme s’amusa à l’idée de la tête que ferait sa mère lorsqu’elle lui montrerait la vêture qu’elle avait désormais l’habitude de porter, cela n’étant pas vraiment du goût de sa tendre mère. Enfin, qu’importait. Ombeline se sentait en âge de choisir ce qu’elle porterait, et à Khaine ce que pouvait bien dire sa génitrice. |
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| Le jour arriva enfin où son père la prévint que la comtesse électrice Emmanuel Von Liebewitz avait décidé de la rencontrer. Anxieux par cette nouvelle, il ne cessa de lui prodiguer des conseils sur la façon de se comporter ou d’adresser la parole. A tel point que sa fille en fut rapidement agacée, et finit par répondre par de maigres « oui » à tout ce qu’il disait. | Le jour arriva enfin où son père la prévint que la comtesse électrice Emmanuel Von Liebewitz avait décidé de la rencontrer. Anxieux par cette nouvelle, il ne cessa de lui prodiguer des conseils sur la façon de se comporter ou d’adresser la parole. A tel point que sa fille en fut rapidement agacée, et finit par répondre par de maigres « oui » à tout ce qu’il disait. |
| Une voiture tirée par deux chevaux vint les chercher sur le parvis de leur maison. Alors qu’elle les emmenait au château de Nuln, Ombeline regarda par la fenêtre le flot de maisons qui défilait sous ses yeux. Elle était à la fois curieuse et excitée par ce qui l’attendait, mais également inquiète, à croire que l’anxiété de son père s’était propagé jusqu’à elle. Elle avait réussit à l’université d’Altford, de ce fait, la comtesse lui parlerait de ses projets qu’elle avait pour elle, comme promis lors de cette fameuse soirée où Emmanuel avait diné chez eux. | Une voiture tirée par deux chevaux vint les chercher sur le parvis de leur maison. Alors qu’elle les emmenait au château de Nuln, Ombeline regarda par la fenêtre le flot de maisons qui défilait sous ses yeux. Elle était à la fois curieuse et excitée par ce qui l’attendait, mais également inquiète, à croire que l’anxiété de son père s’était propagée jusqu’à elle. Elle avait réussis à l’université d’Altford, de ce fait, la comtesse lui parlerait de ses projets qu’elle avait pour elle, comme promis lors de cette fameuse soirée où Emmanuel avait diné chez eux. |
| Alors qu’elle passait sous le corps de garde, son excitation se fit plus grande. Elle descendit de la voiture, et se retrouva toute petite sous le donjon qui la dominait de sa hauteur. Cachée par les hautes murailles d’enceinte, elle devinait la ville s’étendant sous ses pieds, surplombée par la colline où elle se trouvait. On devait avoir une formidable vue, s’étendant à des kilomètre à la ronde, des Montagnes Grises aux collines du Stirhugel, en passant le fleuve Reik et la rivière Aver. | Alors qu’elle passait sous le corps de garde, son excitation se fit plus grande. Elle descendit de la voiture, et se retrouva toute petite sous le donjon qui la dominait de sa hauteur. Cachée par les hautes murailles d’enceinte, elle devinait la ville s’étendant sous ses pieds, surplombée par la colline où elle se trouvait. On devait avoir une formidable vue, s’étendant à des kilomètre à la ronde, des Montagnes Grises aux collines du Stirhugel, en passant le fleuve Reik et la rivière Aver. |
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| L’on reçut les deux nouveaux arrivant dans la salle du conseil. La comtesse était assise seule à une table rectangulaire de grande taille, pouvant accueillir un nombre important de nobles et autres conseillers en temps de guerre ou de décisions importantes. Deux gardes encadraient l’unique porte menant à celle salle. | L’on reçut les deux nouveaux arrivants dans la salle du conseil. La comtesse était assise seule à une table rectangulaire de grande taille, pouvant accueillir un nombre important de nobles et autres conseillers en temps de guerre ou de décisions importantes. Deux gardes encadraient l’unique porte menant à celle salle. |
| Albrecht s’inclina légèrement, et Ombeline, restée deux pas en arrière sur la gauche de son père, fit de même. Ils s’assirent alors qu’Emmanuel Von Liebewitz les invitait à le faire. | Albrecht s’inclina légèrement, et Ombeline, restée deux pas en arrière sur la gauche de son père, fit de même. Ils s’assirent alors qu’Emmanuel Von Liebewitz les invitait à le faire. |
| La conversation débuta sur un rapport d’Albrecht. | La conversation débuta sur un rapport d’Albrecht. |
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| « **Alors mon cher Albrecht, où en êtes-vous sur le cas du pont de la Vieille Route Naine ? | « **Alors mon cher Albrecht, où en êtes-vous sur le cas du pont de la Vieille Route Naine ? |
| - A vrai dire, alors que la cru de l’Aver a emporté l’unique pont de cette route, les deux comtes de chacune des deux villes de chaque côté du fleuve, Wörden en Stirland, et Averheim en Averland ne semblent pas du tout s’en préoccuper. A contrario des marchands itinérants, des caravanes, et des voyageurs qui rencontrent désormais des difficultés à traverser la rivière, large à cet endroit. Un réseau louche d’embarcations s’est installé au niveau des vestiges du pont, et font payer la traversée à un tarif exorbitant de 30 pistoles par personne. En incluant le fait que les animaux de bats et les enfants sont comptés pour le prix d’une personne quelconque. Evidemment, les mécontentements grondent. Des missives furent portées à Wörden et à Averheim, demandant la reconstruction du pont, ou bien que des bacs provenant des deux citées, et non d’escrocs, fassent la traversée à un coût moindre que celui actuellement imposé. On les a gentiment éconduits en leur disant que la reconstruction du pont couterait cher, et qu’elle posait un certain problème. Compte tenu de sa position géographique, entre le Stirland et l’Averland, il fallait décider quelle citée prendrait en charge la reconstruction de l’édifice. Et que cette décision à prendre revenait au conseil de Nuln, à qui on avait envoyé une dépêche. Wörden et Averheim attendant désormais une réponse, qui soi-disant, tardait à arriver. Quant au réseau clandestin s’occupant de la traversée de l’Aver, il fallait s’en accommoder, faute de mieux. En effet, le rétablissement du pont coûtant cher, et qu’aucune des deux villes ne sachant encore qui allait payer. Si l’une des villes construit des bacs, et que par la suite se voit attribuer la charge du chantier, cela risque de la faire basculer en négatif côté finance. Trop risqué. | - A vrai dire, alors que la cru de l’Aver a emporté l’unique pont de cette route, les deux comtes de chacune des deux villes de chaque côté du fleuve, Wörden en Stirland, et Averheim en Averland ne semblent pas du tout s’en préoccuper. A contrario des marchands itinérants, des caravanes, et des voyageurs qui rencontrent désormais des difficultés à traverser la rivière, large à cet endroit. Un réseau louche d’embarcations s’est installé au niveau des vestiges du pont, et font payer la traversée à un tarif exorbitant de 30 pistoles par personne. En incluant le fait que les animaux de bats et les enfants sont comptés pour le prix d’une personne quelconque. Evidemment, les mécontentements grondent. Des missives furent portées à Wörden et à Averheim, demandant la reconstruction du pont, ou bien que des bacs provenant des deux cités, et non d’escrocs, fassent la traversée à un coût moindre que celui actuellement imposé. On les a gentiment éconduits en leur disant que la reconstruction du pont couterait cher, et qu’elle posait un certain problème. Compte tenu de sa position géographique, entre le Stirland et l’Averland, il fallait décider quelle citée prendrait en charge la reconstruction de l’édifice. Et que cette décision à prendre revenait au conseil de Nuln, à qui on avait envoyé une dépêche. Wörden et Averheim attendant désormais une réponse, qui soi-disant, tardait à arriver. Quant au réseau clandestin s’occupant de la traversée de l’Aver, il fallait s’en accommoder, faute de mieux. En effet, le rétablissement du pont coûtant cher, et qu’aucune des deux villes ne sachant encore qui allait payer. Si l’une des villes construit des bacs, et que par la suite se voit attribuer la charge du chantier, cela risque de la faire basculer en négatif côté finance. Trop risqué. |
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| Je dois avouer que c’est un argument qui se tient. Sauf que Wörden et Averheim tiennent toutes les deux le même type de discourt. ... Au fait, je présume qu’aucune missive traitant de ce problème n’est encore arrivée au conseil ? **» | Je dois avouer que c’est un argument qui se tient. Sauf que Wörden et Averheim tiennent toutes les deux le même type de discours. ... Au fait, je présume qu’aucune missive traitant de ce problème n’est encore arrivée au conseil ? **» |
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| Ce à quoi la comtesse électrice répondit négativement par un léger signe de la tête, le regard impénétrable. | Ce à quoi la comtesse électrice répondit négativement par un léger signe de la tête, le regard impénétrable. |
| « **Je m’y attendais. Je me suis présenté aux deux comtes des deux citée, en tant qu’ambassadeur officiel de la cour de Nuln. Je dois admettre bien y avoir été reçu, dans chacune des deux villes. Peut-être même un peu trop à Wörden. Le mobilier comme l’argenterie étaient neufs. La nourriture excellente, de très bonne qualité. J’eus droit à des mets auxquels je ne me serais jamais attendu. Je ne sais pas s’il cherchait à faire bonne impression à la cour de Nuln, ou bien à m’amadouer. Quoi qu’il en soit, cela n’a servi qu’à attiser ma curiosité. Surtout lorsque j’ai vu la maitresse des lieux. Il faut que je vous dise que le comte de Wörden, Sir Dalwig, est vieux et sénile. Au contraire, sa femme est resplendissante, une créature jeune, mais magnifique. Sûrement une femme du peuple, vu son attitude à table. | « **Je m’y attendais. Je me suis présenté aux deux comtes des deux citée, en tant qu’ambassadeur officiel de la cour de Nuln. Je dois admettre bien y avoir été reçu, dans chacune des deux villes. Peut-être même un peu trop à Wörden. Le mobilier comme l’argenterie étaient neufs. La nourriture excellente, de très bonne qualité. J’eus droit à des mets auxquels je ne me serais jamais attendu. Je ne sais pas s’il cherchait à faire bonne impression à la cour de Nuln, ou bien à m’amadouer. Quoi qu’il en soit, cela n’a servi qu’à attiser ma curiosité. Surtout lorsque j’ai vu la maitresse des lieux. Il faut que je vous dise que le comte de Wörden, Sir Dalwig, est vieux et sénile. Au contraire, sa femme est resplendissante, une créature jeune, mais magnifique. Sûrement une femme du peuple, vu son attitude à table. |
| Certes, elle essaye de se comporter comme une femme de haute noblesse, ce qu’elle n’est assurément pas, mais ses origines transparaissent néanmoins, l’accommodant d’une gaucherie grotesque. Dalwig l’a assurément choisit sur un coup de tête, frappé par sa beauté, voulant apporter un peu de jeunesse dans sa forteresse. Et elle aura accepté, peut être poussée par sa famille, ou rêvant d’une vie plus aisée que celle d’une vulgaire paysanne. Il en résulte que du fait de sa vieillesse, Sir Dalwig est dans l’incapacité de combler sa femme. Il doit donc le faire par des moyens détournés, étant incapable de lui refuser quoi que ce soit, essayant de se racheter auprès d’elle. Elle est couverte de bijoux de la tête au pied, consciente de sa jeunesses dans un monde qu’elle ne connait pas, et voulant faire plus adulte. C’était comme si un joaillier avait décidé de montrer la totalité de ses créations les plus luxueuses sur une seule personne, afin de se faire connaitre. Un petit noble comme Sir Dalwig ne peut se permettre d’acheter toutes ces parures avec son propre argent. Je n’ai rien remarqué de semblable à Averheim. Surement que le maitre des lieux cache mieux son jeu. En tout cas, je les accuse ouvertement de ne rien faire pour aider la populace à traverser l’Aver. Pire, d’abriter les escrocs faisant office de passeur, et même de prélever une taxe sur les 30 pistoles requis. J’ai voulu vérifier les registres de la trésorerie. On m’a poliment informé qu’on les avait « égarées » depuis quelque temps. Je pense vous avoir fait là un rapport explicite montrant la culpabilité et la cupidité de ces deux seigneurs. A vous de prendre les décisions les concernant. ** » | Certes, elle essaye de se comporter comme une femme de haute noblesse, ce qu’elle n’est assurément pas, mais ses origines transparaissent néanmoins, l’accommodant d’une gaucherie grotesque. Dalwig l’a assurément choisit sur un coup de tête, frappé par sa beauté, voulant apporter un peu de jeunesse dans sa forteresse. Et elle aura accepté, peut être poussée par sa famille, ou rêvant d’une vie plus aisée que celle d’une vulgaire paysanne. Il en résulte que du fait de sa vieillesse, Sir Dalwig est dans l’incapacité de combler sa femme. Il doit donc le faire par des moyens détournés, étant incapable de lui refuser quoi que ce soit, essayant de se racheter auprès d’elle. Elle est couverte de bijoux de la tête au pied, consciente de sa jeunesse dans un monde qu’elle ne connait pas, et voulant faire plus adulte. C’était comme si un joaillier avait décidé de montrer la totalité de ses créations les plus luxueuses sur une seule personne, afin de se faire connaitre. Un petit noble comme Sir Dalwig ne peut se permettre d’acheter toutes ces parures avec son propre argent. Je n’ai rien remarqué de semblable à Averheim. Surement que le maitre des lieux cache mieux son jeu. En tout cas, je les accuse ouvertement de ne rien faire pour aider la populace à traverser l’Aver. Pire, d’abriter les escrocs faisant office de passeur, et même de prélever une taxe sur les 30 pistoles requis. J’ai voulu vérifier les registres de la trésorerie. On m’a poliment informé qu’on les avait « égarés » depuis quelque temps. Je pense vous avoir fait là un rapport explicite montrant la culpabilité et la cupidité de ces deux seigneurs. A vous de prendre les décisions les concernant. ** » |
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| Albrecht se tut, son rapport enfin terminé. Emmanuel Von Liebewitz, les coudes posés sur la table, joignit ses mains en une attitude propice à la réflexion. | Albrecht se tut, son rapport enfin terminé. Emmanuel Von Liebewitz, les coudes posés sur la table, joignit ses mains en une attitude propice à la réflexion. |
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| « ** Merci pour ce résumé complet. Il faut en effet agir, je ne tolérerais pas que mes vassaux s’attribuent plus de pouvoir que ce qu’ils en ont réellement. Et encore moins qu’ils ne plongent dans la piraterie. J’enverrais une troupe militaire avec un papier signé de ma main annonçant les arrestations des seigneurs de Wörden et d’Averheim, et de tous ceux qui ont trempé dans cette affaire. Par la suite, il faudra nommer des gens compétents et un peu plus honnêtes pour les remplacer. En attendant, je dépêcherai tout à l’heure quelques charpentiers afin de rapidement rétablir la liaison Wörden-Averheim, en créant des bacs ou une passerelle de fortune. Ils seront payés par ceux qui ont tiré du bénéfice de cette affaire sur le dos d’honnêtes gens. Et ces crapules payeront également la somme nécessaire pour rebâtir ce pont qui aura causé tant de problèmes. Encore merci pour ce rapport. Vous nous avez bien aidés, Albrecht, une fois de plus. ** » | « ** Merci pour ce résumé complet. Il faut en effet agir, je ne tolérerais pas que mes vassaux s’attribuent plus de pouvoir que ce qu’ils en ont réellement. Et encore moins qu’ils ne plongent dans la piraterie. J’enverrai une troupe militaire avec un papier signé de ma main annonçant les arrestations des seigneurs de Wörden et d’Averheim, et de tous ceux qui ont trempé dans cette affaire. Par la suite, il faudra nommer des gens compétents et un peu plus honnêtes pour les remplacer. En attendant, je dépêcherai tout à l’heure quelques charpentiers afin de rapidement rétablir la liaison Wörden-Averheim, en créant des bacs ou une passerelle de fortune. Ils seront payés par ceux qui ont tiré du bénéfice de cette affaire sur le dos d’honnêtes gens. Et ces crapules payeront également la somme nécessaire pour rebâtir ce pont qui aura causé tant de problèmes. Encore merci pour ce rapport. Vous nous avez bien aidés, Albrecht, une fois de plus. ** » |
| Ce dernier hocha la tête. | Ce dernier hocha la tête. |
| «** Et si on en venait à votre fille... ** » | «** Et si on en venait à votre fille... ** » |
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| « ** J’ai mes sources. Je suis sûre qu’à la fin tu as eu besoin de donner beaucoup moins d’efforts pour tes recherches ou ton travail personnel **» souffla-t-elle en lui faisant un clin d’œil. | « ** J’ai mes sources. Je suis sûre qu’à la fin tu as eu besoin de donner beaucoup moins d’efforts pour tes recherches ou ton travail personnel **» souffla-t-elle en lui faisant un clin d’œil. |
| Ombeline piqua immédiatement un fard. Elle espéra de toutes ses forces que ses longs cheveux encadrant son visage ne permissent pas à son père de voir le rouge qui lui enflammait les joues. Elle regarda droit devant, ne voulant absolument pas croiser son regard. Emmanuel Von Liebewitz avait peut-être soufflé ces dernières paroles, mais de manière à ce qu’Albrecht pût lui aussi les entendre. A quel jeu jouait-elle ? Et pourquoi tant de familiarité, en lui adressant ce clin d’œil ? La jeune femme repensa à ce qu’elle avait déjà entendu à propos de la noble. Celle-ci était reconnue pour sa grande beauté, et, en dépit de son âge, conservait une peau et une fraîcheur aussi parfaite que l’était son visage. L’on disait même que la comtesse, dans sa jeunesse, avait côtoyé l’empereur Karl Franz, et que ce dernier ne l’avait jamais oubliée. La Dame se reconnaissait-elle dans les atournements, les biaisements et les finoteries d’Ombeline ? | Ombeline piqua immédiatement un fard. Elle espéra de toutes ses forces que ses longs cheveux encadrant son visage ne permissent pas à son père de voir le rouge qui lui enflammait les joues. Elle regarda droit devant, ne voulant absolument pas croiser son regard. Emmanuel Von Liebewitz avait peut-être soufflé ces dernières paroles, mais de manière à ce qu’Albrecht pût lui aussi les entendre. A quel jeu jouait-elle? Et pourquoi tant de familiarité, en lui adressant ce clin d’œil ? La jeune femme repensa à ce qu’elle avait déjà entendu à propos de la noble. Celle-ci était reconnue pour sa grande beauté, et, en dépit de son âge, conservait une peau et une fraîcheur aussi parfaite que l’était son visage. L’on disait même que la comtesse, dans sa jeunesse, avait côtoyé l’empereur Karl Franz, et que ce dernier ne l’avait jamais oubliée. La Dame se reconnaissait-elle dans les atournements, les biaisements et les finoteries d’Ombeline ? |
| Voyant l’expression déconfite de la fille d’Albrecht, Emmanuel éclata de rire. | Voyant l’expression déconfite de la fille d’Albrecht, Emmanuel éclata de rire. |
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| Le lendemain matin, Ombeline se réveilla de bonne heure. Ayant déjà préparé ses affaires la veille, elle se prépara et ne tarda pas à se mettre en route jusqu’au port de Nuln. Une fois arrivée au quai, elle aperçut un détachement d’hommes armés, qui semblait l’attendre. Alors qu’elle approchait, des sifflements d’admiration et autres blagues paillardes faites à son égard parvinrent à ses oreilles. Elle aurait dû s’y attendre. Ce genre d’homme était friand de chanson qui ferait rougir une putai*. Ombeline espérait juste qu’ils ne lui montreraient pas trop leur « affection », surtout si elle devait faire la cible de leurs plaisanteries douteuses. Le lieutenant chargé de ces hommes s’avança à sa rencontre, avant de s’incliner. Il semblait plutôt jeune, bien battit. Une fine barbe encadrait son visage, le vieillissant quelque peu. Son regard brillait d’une certaine intelligence, ce qui rassura Ombeline. | Le lendemain matin, Ombeline se réveilla de bonne heure. Elle avait fait un rêve fort étrange, dans lequel un nain complètement nu, à la crête orange avec un perroquet sur l'épaule la secouait vigoureusement en hurlant que même si son hôte était particulièrement doué de ses mains et qu'elle souhaitait admirer son adresse dans l'intimité, elle ne devait jamais omettre en toutes circonstances de bien regarder les petits caractères en bas de page et de multiplier tous les chiffres qu'elle verrait par quatre : heureusement pour sa santé mentale, elle oublia cette apparition cauchemardesque sitôt sa conscience refaisant surface. Ayant déjà préparé ses affaires la veille, elle se prépara et ne tarda pas à se mettre en route jusqu’au port de Nuln. Une fois arrivée au quai, elle aperçut un détachement d’hommes armés, qui semblait l’attendre. Alors qu’elle approchait, des sifflements d’admiration et autres blagues paillardes faites à son égard parvinrent à ses oreilles. Elle aurait dû s’y attendre. Ce genre d’homme était friand de chanson qui ferait rougir une putai*. Ombeline espérait juste qu’ils ne lui montreraient pas trop leur « affection », surtout si elle devait faire la cible de leurs plaisanteries douteuses. Le lieutenant chargé de ces hommes s’avança à sa rencontre, avant de s’incliner. Il semblait plutôt jeune, bien battit. Une fine barbe encadrait son visage, le vieillissant quelque peu. Son regard brillait d’une certaine intelligence, ce qui rassura Ombeline. |
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| « **Dame Ombeline. Je suis le lieutenant William Stërz. Nous avons ordre de vous escorter jusqu’à Steingart, et d’y rester le temps que vous effectuerez votre mission. En attendant, donnez-nous donc vos baguages, que nous les montions à bord. ** » | « **Dame Ombeline. Je suis le lieutenant William Stërz. Nous avons ordre de vous escorter jusqu’à Steingart, et d’y rester le temps que vous effectuerez votre mission. En attendant, donnez-nous donc vos baguages, que nous les montions à bord. ** » |
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| Le voyage se déroula sans encombre. Ombeline passait la plupart de son temps dans sa cabine, allonger sur son lit, ou encore à lire. De temps à autre, elle sortait sur le pont, prenant bien soin de verrouiller la porte de sa cabine, quelque fois que certains de ces intrépides gaillards qui l’accompagnaient eussent l’idée de lui faire une farce à leur manière. En ce qui les concernait, ils la traitaient avec respect, la saluant à chaque fois qu’elle les croisait, tandis qu’elle leur répondait par signe de la tête accompagné d’un sourire. Malgré leurs manières bourrues, elle devait leur reconnaitre une certaine galanterie. Un jour qu’elle s’ennuyait sur le ponton, elle découvrit des archers qui s’entrainaient à tirer. Au niveau de la poupe était installée une cible de bois faite par leur soin. N’ayant rien de mieux à faire que de les regarder, elle s’approcha, avant de se voir rapidement invitée à se joindre à eux. Ombeline se demanda si dans son rôle d’ambassadrice, elle se devait de refuser, quand bien même l’idée la tentât bien. | Le voyage se déroula sans encombre. Ombeline passait la plupart de son temps dans sa cabine, allongée sur son lit, ou encore à lire. De temps à autre, elle sortait sur le pont, prenant bien soin de verrouiller la porte de sa cabine, quelque fois que certains de ces intrépides gaillards qui l’accompagnaient eussent l’idée de lui faire une farce à leur manière. En ce qui les concernait, ils la traitaient avec respect, la saluant à chaque fois qu’elle les croisait, tandis qu’elle leur répondait par signe de la tête accompagné d’un sourire. Malgré leurs manières bourrues, elle devait leur reconnaitre une certaine galanterie. Un jour qu’elle s’ennuyait sur le ponton, elle découvrit des archers qui s’entrainaient à tirer. Au niveau de la poupe était installée une cible de bois faite par leur soin. N’ayant rien de mieux à faire que de les regarder, elle s’approcha, avant de se voir rapidement invitée à se joindre à eux. Ombeline se demanda si dans son rôle d’ambassadrice, elle se devait de refuser, quand bien même l’idée la tentât bien. |
| Finalement, connaître un peu mieux les hommes avec qui elle voyageait ne pouvant faire de mal, elle accepta. Voyant que la damoiselle n’y connaissait rien, ils s’empressèrent de lui montrer comment tenir un arc, la façon d’encocher correctement une flèche afin que l’empennage n’aille pas buter contre l’arc proprement dit, comment amener la corde à sa joue, la manière dont il fallait viser tout en retenant sa respiration, et l’immobilité qu’il fallait conserver pendant le relâchement de la corde. Elle découvrit rapidement qu’elle n’était pas faite pour cette activité, vu le bon nombre de flèches qui n’atteignirent jamais leur cible et allèrent se perdre dans le Haut Reik. Toutefois, elle s’amusait comme une folle, et les cinq archers qui l’entouraient semblaient apprécier que leur jolie Dame se fût jointe à leur jeu. | Finalement, connaître un peu mieux les hommes avec qui elle voyageait ne pouvant faire de mal, elle accepta. Voyant que la damoiselle n’y connaissait rien, ils s’empressèrent de lui montrer comment tenir un arc, la façon d’encocher correctement une flèche afin que l’empennage n’aille pas buter contre l’arc proprement dit, comment amener la corde à sa joue, la manière dont il fallait viser tout en retenant sa respiration, et l’immobilité qu’il fallait conserver pendant le relâchement de la corde. Elle découvrit rapidement qu’elle n’était pas faite pour cette activité, vu le bon nombre de flèches qui n’atteignirent jamais leur cible et allèrent se perdre dans le Haut Reik. Toutefois, elle s’amusait comme une folle, et les cinq archers qui l’entouraient semblaient apprécier que leur jolie Dame se fût jointe à leur jeu. |
| Le repas se prenait avec tout le monde, même si Ombeline se tenait du côté du capitaine du navire et du lieutenant Stërz. Elle apprit à mieux connaitre ce dernier à force de converser avec lui. Il lui raconta ainsi qu’il avait passé sa jeunesse à Streissen avant d’étudier à l’école militaire de Nuln. Par ses bons résultats, il avait rapidement été chapeauté lieutenant. C’était sa première mission, et il tenait à bien la remplir. | Le repas se prenait avec tout le monde, même si Ombeline se tenait du côté du capitaine du navire et du lieutenant Stërz. Elle apprit à mieux connaitre ce dernier à force de converser avec lui. Il lui raconta ainsi qu’il avait passé sa jeunesse à Streissen avant d’étudier à l’école militaire de Nuln. Par ses bons résultats, il avait rapidement été chapeauté lieutenant. C’était sa première mission, et il tenait à bien la remplir. |