[Daine] Seuls les morts voient la fin de la guerre

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[MJ] Le Roi maudit
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[Daine] Seuls les morts voient la fin de la guerre

Message par [MJ] Le Roi maudit » 27 août 2019, 12:30

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Les bêtes noires et cornues paissaient avec la torpeur propre aux ruminants. Les toros bravos n'étaient guère impressionnés par le spectacle qui défilait sous leurs yeux bovins. Après tout, les armées en marche étaient fréquentes en Estalie.
Les hommes piétinaient, claquant les semelles de leurs bottes dans le sol poussiéreux. Cette baguenaude durait depuis déjà quatre jours. On s'essuyait avec la manche quand la sueur perlait trop sur l'occiput. Ça parlait des filles, de l'or, de la Guerre...
Les gosses du village le plus proche, Ertonzo d'après une estafette, s'étaient massés pour observer la colonne d'hommes d'arme, les cavaliers ou les chariots chargés de vivres et de munitions.

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Dans un de ces chariots justement, confortablement blotti entre des ballots de toile de tente et le giron de la brune qu'il avait secouru, Daine passait sa convalescence. Quand Pedro et un des éclaireurs l'avaient retrouvé, il était assis contre une roue de caravane, une pauvre fille en haillons appuyant contre sa blessure. L'épuisement de la bataille, l’hémorragie, il s'en était fallu de peu qu'il ne finisse six pieds sous terre dans un pays étranger.
Heureusement, le jeune homme reçu les meilleurs soins du Chirurgien-Barbier du Camp. Quand les hommes de Don Emilio se mirent en marche pour Castillo Visconze, BlauesHerz et ses bandages fut chargé dans une carriole avec ses affaires proprement pliées dans un angle, une dague à la forme étrange et un pantalon de cuir en plus, présent de Don Emilio pour sa victoire ?

Quoi qu'il en soit, le voyage était paisible, et la jeune femme, un peu plus bavarde que lors du combat. Elle se nommait Magdalena, elle et ses pairs étaient des nomades, des voyageurs errants suivant le gré des routes du Sud. Les trois hommes les avaient attaqués alors que l'on avait établis le camp pour la nuit. Dans la cohue générale les autres s'étaient fait massacrés. Et les voici tous les deux, l'impérial en exil et la nomade sans biens, charriés par une armée estalienne entre Alquézaro et la guerre.
La gloire...Le pouvoir...La Légende...L'Estalie ! À tout prix...

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