[Faust] Séjour à l'ombre

L’Empereur Karl Franz siège à Altdorf, capitale impériale depuis. Altdorf est un carrefour du savoir et son université est l’institution académique la plus respectée de tout l’Empire. Là, les seigneurs et les princes de nombreux pays viennent s’asseoir aux pieds des plus grands penseurs du Vieux Monde. Altdorf est aussi le centre du savoir magique et ses huit collèges de magie sont fort justement réputés bien au-delà du Vieux Monde. Altdorf est une ville affairée, avec un nombre important d’étrangers, de commerçants et d’aventuriers. La cour impériale elle-même engendre une activité économique florissante, qui attire toutes sortes de gens.

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Re: [Faust] Séjour à l'ombre

Message par [MJ] Le Djinn » 03 déc. 2019, 15:57

La salle d'entrainement, complètement vide, était un lieu parfait pour s'entrainer sans risque. Quelques molosses spectraux tournèrent bien de la tête vers cet énergumène avec son chien mais sans s'en soucier plus que ça, sentant sans doute l'aura d'Ulgu qui émanait de lui. Othon, assis à côté, était bien trop occupé à se gratter une puce récalcitrante pour répondre. Sa patte arrière battait la cadence sur le bord de son oreille, produisant un son continu qui cognait en écho entre les murs vides. Comme toujours dans le Collège Gris le silence était absolu et quelques pas lointains provoqués par des ombres fugitives ne suffisaient pas à casser l'atmosphère morose du lieu. Quand le chien eut terminé sa toilette, il laissa pendouiller sa langue et haleta un peu avant de s'exprimer.
Image-"Ce que je suis je te le dirai plus tard et ce que je fais, tu vas le comprendre. Essaie de lancer quelques sorts."
L'animal se poussa sur le côté pour laisse l'apprenti magicien s'exercer. Comme chez Siegfried, Faust laissa les vents voler vers lui avant de les lancer...
Lancer des sorts: comme d'hab 3 essais max. Tu subis un malus de -1 dû à la présence d'Othon.

Action secrète: 15, 14, 4. Réussite!

Masque d'Ulgu: 12, 2. Réussite!

Aire de camouflage: 9, 10, 18. Echec!

Incognito: 2. Réussite!
A l'exception de l'aire de camouflage qui tomba à l'eau, le sorcier en herbe réussit trois sorts avec un certain brio. Bien sûr il y avait des incantations plus complexes que d'autres, mais dans l'ensemble ce n'était pas mal. Othon, d'ailleurs, approuva du chef, faisant voler d'avant en arrière son épaisse fourrure duveteuse.
Image-"Pas mal petit, pas mal! Allez, fais une pause, t'es tout en sueur! Je suis impressionné, tu n'as même pas eu besoin de moi! Attend..."
Bien plus rapide sur ses quatre pattes que son équivalent humain, le cabot fonça chercher un tabouret dans un coin de la pièce. Attrapant un des pieds dans sa gueule, il le leva avec un peu d'effort et l'apporta au Valdorf épuisé par ce déferlement de magie. Recommençant l'opération avec un pouf en tissus rembourré de vieilles plumes de pigeon, Othon se coucha dedans de manière à être face à son interlocuteur.
Image-"Tu l'as peut-être senti mais je perturbe la magie dans le coin. Je suis ce que Siegfried appelle un inhibiteur, j'affaiblis la capacité des sorciers à lancer des sorts mais je contre les malencontreux accidents de la paratique... Et oui, Siegfried m'a raconté pour le démon, petit mage!"
Un petit rire sembla s'échapper de la gorge canine alors que la tête se penchait sur le côté, les yeux mi-clôts et un air de joie absolu sur le visage. C'est bien simple, on aurait voulu lui faire des papouilles.
Image-"Et pour ta question de tout à l'heure, je suis un familier, une créature d'Ulgu. Siegfried m'a fabriqué quand il avait ton âge à peu près, un sacré exploit! Plus tard il a créé Antonius, que tu as déjà rencontré. Tu sais c'est la fumée vaporeuse qui prend forme humaine quand ça lui chante! Entre nous, je suis le plus beau des deux...

Et toi jeune mage, qui es-tu? Oh et inutile de me donner ton nom, ce n'est pas la question..."
La face joyeuse avait laissé placé à une gestuelle plus attentive, inquisitrice, tout rappelait le chien en chasse. Etait-ce, comme pour Siegfried justement, une sorte de test?
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Re: [Faust] Séjour à l'ombre

Message par Faust Valdorf » 18 déc. 2019, 19:31

Décrire l’impression produite par une incantation était une de ces choses que Faust doutait sincèrement de pouvoir accomplir. Après tout, si on comparait le fait de contrôler la magie à un huitième sens, c’est bien qu’il y avait une raison. De la même manière qu’il n’aurait pas su retranscrire le goût d’un aliment à quelqu’un ne l’ayant jamais goûté, dépeindre la focalisation restait bien au-dessus de ses capacités. Mais de toute manière, cela n’avait aucune importance. Car l’on ne devait retenir qu’une seule chose de ses différents essais : il adorait ça.

Ce sentiment grisant d’harmonie, comme s’il ne faisait qu’un avec l’Ulgu, au moins l’espace de quelques secondes ; plus étrange encore, l’impression d’appartenir à un ensemble plus grand que sa simple personne. À quoi bon tenter de dompter l’Aethyr, alors qu’il était tellement plus satisfaisant de la laisser s’écouler et guider ses mouvements ? La dénomination commune consistait à comparer les flux de magie à des vents ; mais de sa maigre expérience en la matière, Faust préférait largement se les représenter comme un vaste océan. On peut essayer de se saisir d’eau autant que l’on souhaite, ça n’empêchera pas le liquide d’invariablement s’échapper de notre prise. Faust pouvait bien tenter d’emprisonner les courants, de les attraper de ses petites mains, le résultat restait identique. Se débattre contre la marée ne faisait que l’épuiser inutilement. Il aurait probablement réussi une ou deux fois en continuant sur cette lancée, mais le fiasco d’hier montrait bien que cette technique brouillonne risquait plus qu’autre chose d’attirer les monstres résidant dans ses eaux. Ou alors, il pouvait se contenter de s’adapter, en s’accommodant à cette force venue d’un autre monde. Utiliser les courants comme carburant pour ses incantations, à la manière d’un moulin tournant grâce à l’écoulement d’une rivière. C’était ça, lancer un sort. C’est ce qu’en un battement de cil, le temps d’une parole, l’apprenti ressentait dans chaque fibre de son corps. Et c’était tout simplement génial.

Mais en cet après-midi, il devait bien l’avouer, l’océan semblait s’être complètement retiré. Malgré la perturbation évidente qui régnait ici, le Valdorf eut tout de même besoin d’un certain temps pour la remarquer, probablement du fait de sa concentration. Ce n’est ainsi qu’au bout du troisième sort que l’apprenti finit enfin par se rendre compte que quelque chose n’allait pas. Tout se déroulait à merveille, et puis d’un seul coup… plus rien, comme si le cours d’eau s’était soudainement tari. Faust avait déjà échouer un nombre incalculable de fois auparavant, mais il sentait quelque chose de différent ici. Une intuition qui se retrouva renforcée par la vitesse à laquelle il commençait à fatiguer : certes, il n’avait jamais été le garçon le plus endurant du monde, mais tout de même ! En à peine quelques tentatives, le Reiklander se retrouva complètement vidé de ses forces. Pas que l’exercice était particulièrement plus difficile qu’auparavant, mais les vents étaient si difficiles à saisir que l’exercice en devenait… lassant. Heureusement, Othon ne tarda pas à accourir à la rescousse, faisant de nouveau sourire involontairement le sorcier. Encore une scène complètement surréaliste...

– Je te remercie pour le tabouret.

Un peu haletant, le jeune homme en profita pour glisser une petite caresse sur la tête de son adorable compagnon, allongé sur son oreiller tel un prince d’Arabie : à croire que le chien se gardait la place la plus confortable ! Le bon côté, c’est que le jeune homme eut enfin le droit à des réponses de la part de l’animal. Faust n’avait absolument jamais entendu parler de familiers, ou du moins pas sous cette forme : il connaissait bien les invocations temporaires, mais pas des créatures « vivantes » aux capacités aussi diverses qu’atténuer les vents de magie ou diminuer le risque de fiasco. Le mauvais côté, c’est qu’il allait devoir dire adieu à ses rêves de voir le collège gris diriger une armée de chiens-espions parlants, Othon étant visiblement un cas unique en son genre. Comme quoi, on ne pouvait pas tout avoir.

– Si Siegfried vous a créé il y a si longtemps… ça veut dire que tu es plutôt vieux, en fait.

Peut-être qu’un jour, l’apprenti parviendrait à fabriquer son propre familier, mais l’expérience lui semblait compliqué à accomplir en l’état. Siegfried avait certes réussi le processus à un âge apparemment similaire au sien, mais il était difficile de rater le sous-entendu dans les paroles du chien : Siegfried paraissait véritablement être une sorte de génie dans tout ce qui touchait à la magie. La première chose dont on l’avait informé à son sujet, lors de son arrivée, c’est que le vieil homme avait éliminé plus de renégats à lui seul que tous les autres magisters réunis dans le hall. Une force qui devait s’être accrue avec l’expérience et les années, mais dont Othon lui confirmait désormais qu’elle avait, au moins en partie, été présente depuis le tout début. Alors oui, il devait bien l’avouer, Faust était assez jaloux du talent apparent de l’ancêtre. À défaut de pouvoir se montrer aussi adroit que Siegfried l’était à son âge, et donc d’être capable de créer un « vrai » familier, au moins pouvait-il néanmoins tenter de réaliser une prouesse du même style. Ainsi, le Valdorf se jura solennellement qu’il réussirait à donner vie à une Ombre dans les prochains mois, un peu comme le maître des lieux le faisait avec la brume d’Antonius !

Par contre, la question qui s’en suivit eut le mérite de lui couper le sifflet. Le Reiklander regarda son interrogateur sans trop savoir quoi dire, avant de lever la tête à la recherche d’une inspiration. Qui es-tu… qu’est qu’il pouvait bien répondre à ça ? Le « test » du Seigneur sorcier, la veille, avait au moins eu le mérite d’être clair. Mais là…

Faust était beaucoup de choses. L’unique fils d’un noble impérial, qui avait dû porter sur ses épaules les espoirs de toute une lignée. À l’opposé total, un mendiant plus mignon que la norme pour les passants qui l’avaient vu sur la place du Grand Temple. Quelque part entre les deux, un apprenti mage, rareté parmi la population impériale, au potentiel certain. Un garçon au cœur bon, mais aussi un idiot cherchant à cacher son manque de confiance en soi sous une façade de calme et d’altruisme inconsidéré. Un ambitieux incapable d’envisager une autre façon de payer sa dette qu’en obtenant un pouvoir suffisant pour empêcher quiconque de souffrir par sa faute ou par son inaction. Un homme conscient de tout cela, et qui essayait de se convaincre que devenir un mage lui offrirait la solution à tous ses problèmes, comme s’il n’avait qu’à les cacher sous un voile de gris pour les faire disparaître.

Tout dépendait de l’angle selon lequel on le prenait.

– Personne d’important.

Haussant les épaules, l’Umbramancien lança un sourire d’excuse au familier, le visage légèrement rougit par l’effort. Si son « tuteur » avait espéré un grand discours, il risquait d’être déçu.

– Tu as déjà dû voir défiler des dizaines d’apprentis comme moi, et j’ignore pourquoi tu poses cette question, alors ce n’est pas comme si j’allais t’enseigner quelque chose… mais je ne suis plus rien en particulier. J’ai laissé mon ancienne identité derrière moi, et je compte bien devenir une ombre dans un futur plus ou moins proche. Mais en attendant… je serais ce que le collège et l’Empire souhaitent que je sois.

Bien conscient du peu d’intérêt de sa réponse, son regard se déroba un instant devant la position plus sérieuse du familier.

– Je ne sais pas trop quoi te dire, en toute honnêteté. Je serais ravi de pouvoir t’en apprendre plus sur moi, mais j’avoue ne pas vraiment comprendre. Qu’est ce que tu cherches à savoir, au juste ?
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• Incantation - domaine de l'ombre

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• Langue Hermetique - Magikane

• Sens du détail

• Doctrine du culte - Sigmar


Equipement :

Pistolet : 50+1d8 dégât / Percutante et Perforante (4) / malus de -2 au TIR tous les 8 mètres
Dague : 12+1D6 dégâts ; Rapide / parade 6 / peut-être utilisé comme arme de jet

Chaperon
Doublet
Accessoire de Calligraphie
Grimoire
Sacoche (Grande)
Couverture
Rations

5 pépites d'or (Valeur de 3 co 7 pa 5 s)

Sablier du temps : Un sablier sur lequel est écrit : « Seconde chance ».
Effet : Inverse le cours du temps sur une action, permettant au joueur qui le désire de lancer deux jets sur un seul test et de garder celui qu’il désire. Utilisable deux fois. L’utilisation des Sables du Temps doit être déclarée en amont par le joueur. Encore deux utilisations possibles.

Sorts :

Domaine de l'Ombre :

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Incognito
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Re: [Faust] Séjour à l'ombre

Message par [MJ] Le Djinn » 28 déc. 2019, 22:11

Deux yeux noirs jaugèrent de droite à gauche l'apprenti mage, tentant sans doute d'en déceler quelque chose. Las, Othon se contenta de se redresser pour se gratter l'oreille avec une patte arrière. Peu pressé de répondre, c'est presque à contrecœur que le cabot répondit à un Faust désabusé par les mille questions qu'on lui posait depuis son premier jour. Avant de parler, toutefois, l'animal tint à se rallonger dans une position des plus confortables, complètement à son aise dans son coussin.
Image-"Pour rien, vraiment. J'attendais juste de voir quelle réponse grandiloquente tu allais bien pouvoir me sortir. J'en ai vu beaucoup, comme tu l'as dit. Enfin bref, tu es bien reposé? Excellent, on va pouvoir passer à la suite de l'entrainement."
Les os d'Othon, s'il en avait seulement, craquèrent quand il s'étira avant de se relever, révélant d'ailleurs que sa taille, déjà pas négligeable, pouvait être considérablement augmentée s'il faisait l'effort de se mettre le plus droit possible. Sa mâchoire s'ouvrit en grand, dévoilant ses énormes canines grisâtre, avant de lâcher un admirable bâillement. Sa langue parcourut ses babines alors qu'Othon tournait sa tête de droite à gauche. Après un dernier petit frisson il ramena le couffin ainsi que le tabouret de Faust dans le bazar mural, forçant d'ailleurs notre jeune héros à se lever. Alors qu'il se rapprochait à nouveau de lui, il sembla au novice que le chien se faisait moins visible, plus transparent.
Image-"Tu m'as l'air en forme, mieux que ce que j'aurais pensé. Alors que dirais-tu d'un petit jeu? Presque rien, un petit exercice de santé, juste nous trois. Ton objectif? Sortir d'ici vivant."
Test d'initiative: 15, échec. Parade impossible.

??? attaque Faust: Localisation: bras droit. Vous lui infligez une perte de 23 PV. Il reste 37 Pvs à Faust.
A peine Faust avait-il eut le temps de jeter un œil sur la sortir, située à une dizaine de mètres sur sa droite, qu'une douleur terrible l'arracha au monde réel. Une lame de poignard vaporeuse mais tranchante comme l'acier venait de pénétrer son bras droit de part en part, le coupant au vif. Sans qu'il ne put réagir son assaillant sembla s'évaporer pour se reformer deux mètres devant lui, bloquant la seule issue. C'était une forme grise et nuageuse, aux traits pourtant distincts. Il ressemblait à un une taille moyenne, tournant autour du mètre soixante-dix, au premier abord un individu à la carrure relativement banal. Possédant une stature passe-partout, l'ombre ne se distinguait ni par sa musculature, ni par sa résilience ou par une habileté particulière. Si son corps n'avait en somme rien d'impressionnant, son visage possédait, lui, un charme certain. De toutes les caractéristiques physiques du nuage, des cheveux blancs aux reflets argentés étaient de loin les plus distinctifs.

Othon avait complètement disparu, laissant Faust seul avec la chose vêtue de haillons, d'une dague et d'un pistolet Elle s'était mise dans une position de combat rudimentaire mais peu soignée, prête à en découdre. L'affrontement pouvait débuter.
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Re: [Faust] Séjour à l'ombre

Message par Faust Valdorf » 31 déc. 2019, 11:47

L’acier s’enfonça dans son bras sans qu’il ne puisse espérer réagir, ou même qu’il ne comprenne ce qui lui arrivait.

Faust avait ressenti l’installation d’une certaine tension au cours de la discussion, mais pas au point de laisser présager un tel dénouement. Les jambes chancelantes, la main gauche couvrant difficilement l’entaille alors qu’un hurlement semi-étouffé s’élevait de sa gorge, l’apprenti jeta pendant une fraction de seconde un regard hagard à la plaie grande ouverte qui se formait là. C’était donc ça, un vrai coup de couteau. Violent, rapide, capable de lui transpercer la chair comme s’il ce n’était rien. Puis il y avait le sang. Honnêtement, il ne se souvenait pas de la dernière fois où il avait saigné aussi abondamment. Des blessures, il en avait déjà subit, mais aucune qui ne l’avait fait souffrir à ce point. Et putain, qu’est-ce que ça faisait mal !

Après la surprise de l’attaque, c’est un court moment de chaos qui prit la place dans l’esprit de l’apprenti. Bloquée entre le déni et la preuve bien réelle que constituait la morsure de l’acier sur sa peau, sa conscience dansait sur un pied comme sur l’autre, incapable de trancher sur la position à adopter. Pour cause, la situation lui paraissait tout simplement impensable, déchaînant en lui une foule de sentiments contradictoires. Se faire attaquer comme ça, sans sommation, dans un endroit qu’on lui avait toujours présenté comme un havre sécurisé... Des conneries oui. Ses professeurs avaient visiblement considéré qu’une attaque-surprise d’un ennemi fantomatique et beaucoup plus armé que lui (ce qui n’était pas compliqué, dans la mesure où il ne portait aucun équipement) constituait un « entraînement » convenable ; même s’il devait l’avouer, une partie de lui se demandait s’ils oseraient pousser le vice jusqu’à réellement le tuer, et s’il ne s’agissait pas juste d’un test afin de voir sa réaction. Une interrogation qui ne perdura de toute manière pas bien longtemps : s’engouffrant dans la brèche, la colère ne tarda pas à prendre le dessus sur le reste de ses émotions, chassant la peur, le doute et la douleur d’un même revers. Ils voulaient jouer ? Alors il allait jouer. Hors de question de laisser monter ce sentiment d’impuissance qu’il haïssait tant.

Poussé par son instinct, l’Umbramancien se redressa tout en serrant les dents, adoptant une posture relativement identique à celle de son adversaire, mais que sa douleur au bras l’empêcha de reproduire à la perfection ; de toute manière, il ne pensait pas pouvoir faire quoi que ce soit dans un véritable affrontement au corps à corps. Aussi se devait-il devait d’agir, et vite. Trouver un moyen de compenser son désavantage flagrant et de sortir d’ici en un seul morceau. Au moins, l’identité de son opposant restait plutôt simple à deviner. C’était bien à Antonius, le second familier de Siegfried, qu’il devait se mesurer. Par deux fois, cet amas de fumé à la con s’était décidé à revêtir son apparence. La première pour le dépouiller de son sceptre et de tout ce qu’il représentait ; et cette fois-ci, visiblement dans l’objectif de mettre fin aux jours de l’apprenti, en usant des armes que son propre père lui avait confiées. C’était ironique, en un sens : pour avancer dans sa voie, le jeune homme allait littéralement avoir à se surpasser, en devançant cette copie de lui-même.

La situation était très mauvaise, le sorcier ne se voilait pas la face à ce sujet. Contre ce clone qui le dominait à la fois à distance et au corps à corps, seul demeurait entre ses mains son atout le plus précieux : sa magie. L’apprenti ne possédait certes aucun sort offensif à sa disposition, mais la polyvalence était de son côté. S’il avait bien compris le but de cet « exercice », Faust devait réussir à quitter la pièce, et ce sans forcement passé par un affrontement en règle contre la marionnette de Siegfried. Ce constat effectué, le magister élabora rapidement un plan visant à se frayer un chemin vers la sortie, faisant fi de l’état de son avant-bras. Première étape, aller récupérer de quoi se défendre dans les divers bazars à équipement éparpillés aux quatre coins de la pièce, en profitant de la couverture fournie par son sort d’action secrète. Il s’adapterait ensuite selon les réactions de son adversaire… Seul problème dans son raisonnement, le rôle d’Othon dans le duel à venir lui était toujours inconnu. Déjà que survivre à un familier allait être compliqué, en affronter un deuxième, en plus de cela capable de perturber sa magie, serait bien au-dessus de ses capacités. Ne lui restait donc plus qu’à espérer que le chien se contenterait d’observer de loin le déroulement de ce sordide jeu à trois.

Voilà donc le pseudo plan ! Vu qu’il aime bien copier, je pars ici du principe qu’Antonius a un profil similaire au mien, et que possédant la même INI, je commence en premier dans le combat o/

**

Dans l’idée, ça ferait un truc du style :

- Je lance « Action secrète » avec l’action majeure. En gros , le but est ici de faire comme si je restais à bonne distance d’Antonius, alors que je vais plutôt utiliser l’action mineure pour aller chercher de quoi me défendre dans les divers bazars se trouvant aux coins de la salle. Avec un peu de chance, ça lui fera tirer au pistolet dans le vide, et m’évitera par la même occasion de me prendre une balle dans la tête. Étant donné que c’est un sort moyen donc pas le plus simple, j’utilise le sablier du temps pour relancer et garder le meilleur résultat.
Si ça échoue malgré la relance, je me contenterai de me déplacer vers l’équipement en espérant qu’il soit très nul au tir ou qu’il ne court pas très vite :mrgreen: .

- Une fois arrivé, j’utilise l’action mineure pour m’équiper. Un seul objet suffirait, de préférence quelque chose d’assez large et résistant pour servir de bouclier/renverser des gens, comme une planche un peu épaisse, une rondache, ou n’importe quoi de semblable.
Si le sort a été percé ou n’a juste pas été lancé avec succès la première fois, et que je ne suis pas attaqué (auquel cas je ferais une parade), je le lance à nouveau ici. Dans le cas contraire (s’il me reste une action majeure de libre, que le sort est toujours actif et que je ne suis pas ciblé, en somme), je souhaiterais bien utilisé ma conscience de la magie pour vérifier s’il n’y a pas un piège, une sortie cachée ou quelque chose que je n’aurai pas remarqué avec de me jeter dans la gueule du loup, au cas ou.

- Après, ça va surtout dépendre de la manière dont réagit Antonius. L’idée principale c’est que s’il reste près de la porte et tente vraiment de bloquer la sortie, je charge avec le bouclier/équipement récupéré (ce qui donne un +2 en ATT de mémoire en dépensant une action mineure, de mémoire) pour le pousser de là et quitter la pièce. S’il est éthéré et que je ne peux pas le toucher, ça m’arrange, je passe juste à travers :mrgreen: . Mais s’il décide de s’éloigner ou venir m’attaquer moi ou le « faux moi » produit par l’action secrète, je me désengage ou le contourne afin de m’éclipser.

**

Évidemment c’est un résumé d’actions très très brouillon qui donne l’idée générale de la chose et qui ne va probablement pas se passer comme si dessus, donc n’hésite pas à me demander des détails ou des explications selon l’avancement de la chose. Note néanmoins que si le combat vire mal et qu’un jet permet de me sauver (par exemple, si je suis à un coup de la mort, qu’il m’attaque et que je peux parer ; où qu’un désengagement me permettrait de me barrer, mais que si je le rate il aura l’occasion de m’achever), considère que je relance automatiquement pour éviter un décès prématuré o7.

Donc en gros, dans les grandes lignes : action secrète, aller chercher du matériel, et selon comment Antonius réagit, passer « en force » ou le contourner pour s’échapper de la pièce.
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Sablier du temps : Un sablier sur lequel est écrit : « Seconde chance ».
Effet : Inverse le cours du temps sur une action, permettant au joueur qui le désire de lancer deux jets sur un seul test et de garder celui qu’il désire. Utilisable deux fois. L’utilisation des Sables du Temps doit être déclarée en amont par le joueur. Encore deux utilisations possibles.

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Re: [Faust] Séjour à l'ombre

Message par [MJ] Le Djinn » 05 janv. 2020, 11:58

Incantation d'Action secrète: 11, échec. Relance du sablier: 3, réussite. 4 niveaux de réussite.

Test d'Antonius pour discerner la supercherie: 7, 3 niveaux de réussite. Il se fait avoir.
Le sort sembla tout d'abord échouer à se lancer avant que les vents de magie ne semblent revenir sur leur décision et permettent son incantation. Un cas bien étrange! En tout cas Antonius resta totalement impassible alors que Faust, à pas de loup, allait vers l'arrière chercher un objet improvisé pour se défendre. Pourtant l'être de fumée ne resta pas immobile comme il aurait pu le penser mais fonça droit vers le faux-Faust, poignard en avant, pour lui asséner un coup horizontal qui aurait tranché net la tranchée du jeune apprenti s'il était resté sur place.

Pendant le temps de cette action, un tabouret auquel il manquait un pied s'était retrouvé récupéré par le Valdorf, qui voyait maintenant un chemin tout droit ouvert direction la liberté! Sans crier gare, il fonça droit vers la sortie, se réservant tout de même une fraction de secondes pour inspecter la porte: quelle idée de foncer dans le tas si c'était juste pour tomber dans un piège idiot?

Test de MAG pour détecter un piège: 2, réussite.
Et bien lui en pris! Effectivement un sort cachait le réel emplacement de la porte qui était en fait deux mètres sur la gauche. Une jolie réussite pour Faust qui fonça, tabouret en mains, vers son salut. C'était sans compter Antonius qui, s'étant évidemment rendu compte de la nature illusoire de son opposant, ne comptait pas se laisser faire.
Antonius tire sur Faust, -2 au TIR car tir rapide. Résultat: 15, échec.
On ne saura jamais si le spectre de fumée était mauvais tireur ou si Faust était juste trop rapide pour lui, mais la balle ne parvint pas à atteindre notre héros qui passa sans problème la porte révélée! Il était là, dans le couloir, sain et sauf, avec un énorme chien noir devant lui. L'animal, langue pendante et yeux clôts, semblait ravi.
Image-"Bien joué Faust, bien joué! Je savais que tu allais réussir! Alphonse sera fier de toi! Tu vois qu'il était moins mauvais que tu ne le pensais?"
Une forme sembla apparaitre à côté de Faust, adossée au mur. C'était une silhouette forte et musclée, haute et masculine.
Image-"Effectivement, animal. Le petit homme a réussi. Nous ne partons donc pas de rien, c'est déjà positif. Je vais en parler à Siegfried, il y a quelque chose à en tirer."
Sans ajouter un mot pour l'élève, Salim se retira dans les ténèbres, laissant seuls le chien et l'apprenti.
Image-"Et bien! Sacrée journée, n'est-ce pas?"
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Re: [Faust] Séjour à l'ombre

Message par Faust Valdorf » 05 janv. 2020, 21:24

S’apprêtant à détourner une partie de l’Ulgu qui flottait dans la pièce, le jeune homme réalisa rapidement que son stratagème allait peut-être se voir éventer avant même d’avoir vraiment commencé. La brume irréelle sans laquelle il ne pouvait espérer l’emporter restait sourde à ses appels, ne souhaitant visiblement pas le protéger de son voile illusoire. Et alors, aussi surprenant que ce soit pour lui, qui avait tendance à se formaliser au moindre échec, Faust refusa de baisser les bras. Peut-être était-ce parce que pour la première fois, sa vie dépendait véritablement de la réussite ou non de l’incantation. Parce que d’une certaine manière, la magie omniprésente qui régnait ici et l’absence d’Othon rendaient le processus plus aisé. Ou tout simplement, car le sorcier n’envisageait pas de pouvoir échouer maintenant, alors qu’il lui restait tant de choses à découvrir et de rêves à réaliser. La rage de vaincre guida ses gestes, si bien qu’il brisa momentanément la symbiose qu’il avait tenté d’établir avec l’Ulgu ; il la força tant bien que mal à se modeler selon sa volonté, ce à quoi elle sembla finalement consentir, acculée par l’obstination du garçon. Sans bien réaliser ce qu’il venait de faire, Faust ne perdit pas une seconde plus, et s’élança aussitôt vers l’arrière de la pièce, dans une action qui l’aurait définitivement fait remarquer si la magie ne garantissait pas sa discrétion.

Légèrement moins véloce que lui, Antonius se jeta également à sa poursuite, son arme tendue dans l’objectif de tuer. Mais c’est dans le vide que vint se perdre l’attaque de l’imposteur, transperçant une simple illusion, là où il avait cru y voir la figure de sa cible. Un regard en coin permit à Faust de prendre connaissance de la situation, et un frisson lui parcourut immédiatement l’échine à l’idée qu’il serait probablement mort s’il s’était trouvé là quelques secondes de trop. Mais étrangement, cette perspective ne le troubla pas outre mesure. Au contraire, c’est avec une certaine excitation, mélange de fierté et d’adrénaline, qu’il s’empara de son arme de fortune, avant de faire demi-tour et d’enclencher sa course vers la sortie. Le jeune homme ne s’était pas attendu à ce que le familier lui fonce ainsi dessus. Certes, l’attaque l’aurait probablement bien amoché en cas de réussite, mais en s’avançant, le gardien de fumée laissait la voie complètement libre… non, à sa place, le Valdorf serait resté devant la porte et aurait plutôt fait feu avec son arme, ce qui permettait au moins d’attaquer tout en défendant l’entrée ; c’était d’ailleurs parce qu’il pensait devoir lui-même pousser son double hors de sa route que le noble avait pris un détour pour s’armer autant que possible. Il y avait définitivement quelque chose qui clochait avec ce raisonnement… À moins que tout cela ne soit volontaire.

Temporairement hors de danger et en possession relative de ses moyens, l’impérial ralentit quelques secondes, ouvrant son œil aetheryque. Difficile de se concentrer avec un trou dans le corps et les sens en furie, mais c’est pourtant bien un sursaut de clairvoyance qui permit au magister de s’assurer la victoire : il y avait bien un piège. Un piège simpliste, dans lequel l’Altdorfer savait qu’il aurait très bien pu tomber s’il s’était laissé emporter par la hargne du moment. Déviant de sa route initiale pour se diriger vers la véritable porte, situé deux mètres sur le côté, il ne comprit même pas qu’Antonius, dans une dernière tentative de le défaire, avait pointé le canon de son arme sur sa personne. Tout juste entendit-il le bruit strident de la détonation résonner dans ses tympans, avant qu’il ne s’engouffre par la sortie et s’arrête brusquement dans le couloir. Le visage suant, le bras sanguinolent, le cœur en ébullition ; mais bel et bien vivant. Occupé à se remettre de ses émotions, il ne prêta qu’une attention volatile à l’échange de paroles entre Othon et Salim. Il entendit des félicitations, ainsi que des noms prononcés. L’Arabéen notamment, semblait être assez impressionné par la réussite de l’apprenti, puisqu’il déclara devoir, en conséquence, discuter de quelque chose avec Siegfried. En somme, rien d’assez important pour détourner Faust de l’information principale : s’en était fini de cette épreuve.

La pression redescendit peu à peu, contrairement à la douleur, qui ne manqua pas de remonter en flèche. C’est en serrant les dents que l’apprenti se tourna vers son chien, une certaine méfiance toujours bien présente dans son ton.

- On peut dire ça.

Honnêtement, le magicien ne savait plus que penser d’Othon. Entre son attitude joviale et la froideur avec laquelle il l’avait traité il y a peu, difficile de connaitre ou se situait la limite entre le vrai et le faux chez le canin. Sans doute la satisfaction d’avoir gagné adoucissait-elle le jugement de Faust, mais avec le recul et beaucoup de contrôle de soi, il pouvait comprendre l’utilité de cette épreuve. C’était là sa première situation de combat réel, et voir la manière dont il avait réagi devait aider les autres magisters à l’évaluer et à le faire progresser, tout en lui inculquant les deux grandes forces propres aux mages gris ; l’élément de surprise, et la réflexion. Mais ça n’enlevait rien au fait que le jeune homme avait toujours une sale rancune contre sa « nouvelle famille », et que l’expression faussement ingénue du chien l’énervait plus encore.

- Deux choses.

Fatigué par l’effort et le contrecoup, il s’y reprit à plusieurs fois pour articuler correctement sa phrase.

- Premièrement, tu diras… tu diras à Antonius de ne plus toucher à mes affaires. Pour la plupart, ce sont des cadeaux que mon père m’a donnés quand je suis parti, alors le voir les utiliser ainsi me dégoûte légèrement.

Puis, d’un air plus détendu, il passa une main sur sa blessure, avant que la douleur ne le convainque de cesser.

- Et deuxièmement… si tu pouvais me montrer où est l’infirmerie, je t’en serais très reconnaissant. Il tape fort pour un nuage.

Ceci fait, le jeune homme jeta un regard vers le bas, réalisant qu’il n’avait toujours pas lâché le tabouret depuis son évasion. Au final, ce dernier ne lui avait servi à rien... aussi décida-t-il d’en profiter pour évacuer un peu. Agrippant l’objet, il se retourna pour le lancer en plein dans la grande salle, le bruit du bois s’écrasant sur le sol lui confirmant que son jet avait été une réussite. Ça faisait toujours du bien de casser quelque chose. Peut-être que c’est pour ça qu’il manquait un pied au tabouret, à bien y réfléchir… enfin.

- Je te suis.
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Pistolet : 50+1d8 dégât / Percutante et Perforante (4) / malus de -2 au TIR tous les 8 mètres
Dague : 12+1D6 dégâts ; Rapide / parade 6 / peut-être utilisé comme arme de jet

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5 pépites d'or (Valeur de 3 co 7 pa 5 s)

Sablier du temps : Un sablier sur lequel est écrit : « Seconde chance ».
Effet : Inverse le cours du temps sur une action, permettant au joueur qui le désire de lancer deux jets sur un seul test et de garder celui qu’il désire. Utilisable deux fois. L’utilisation des Sables du Temps doit être déclarée en amont par le joueur. Encore deux utilisations possibles.

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Re: [Faust] Séjour à l'ombre

Message par [MJ] Le Djinn » 09 janv. 2020, 13:39

Un nuage passa avec un tel silence qu'on entendait une mouche voler. La tête tournait, Othon fixait de ses yeux noirs l'apprenti mage qui venait de demander où se trouvait la salle de soin. Après une petite hésitation, le chien approuva.
Image-"L'infirmerie? Mais oui bien sûr, l'infirmerie, suis-je bête! Allez, je vais te montrer. Par contre je te préviens, il va falloir passer par la chambre mortuaire et elle est gardée par Corneille. Ne le laisse pas t'effrayer, il est presque inoffensif."
Un peu de musique pour aller avec:
Sur ces paroles mystérieuses, le chien se mit en route, d'une patte assurée. Faisant sans doute un cas de la douleur terrible que ressentait le Valdorf, l'animal de jais pressa le trot, zigzaguant à travers les couloirs et les ombres avec une aisance incroyable. Quand un cerbère vaporeux se mettait en travers de leur chemin, souvent pas inattention sans doute, il lui suffisait d'aboyer un peu fort pour que la bête magique s'écarte, laissant un chemin sûr au duo. Quelques minutes de marche, qui parurent sans doute bien longue à Faust, suffirent pour arriver à une petite arche de pierre faisant office de séparation entre deux parties du bâtiment. Une porte de bois simple et légère la refermait, même Othon n'eut aucun mal à l'ouvrir en poussant dessus. C'était une salle rectangulaire, visiblement en sous-sol et assez vaste.
Face à eux il ne devait pas y avoir plus de sept ou huit mètres et un gros mètre sur leur droite, mais à leur gauche le bâtiment semblait s'étendre assez loin. Des armoires de grande taille à deux niveaux parcouraient la pièce telle une bibliothèque, des braseros éternels à chaque croisement, histoire de fournir de la lumière. Les armoires n'étaient pas vides: parfaitement alignés, des pots de métal gravés de noms. Des prénoms sans aucun nom de famille, sans contexte: les cinq premiers par exemple étaient Volans, Kurcher, Karl, Markus et Jakob. Othon ne s'attarda pourtant pas et prit un virage vers la droite, une petite porte perçait le mur de pierre nues, ouvrant sur ce qui semblait être un paradis floral.

La scène était surréaliste: de l'ambiance funeste et austère du Collège Gris on passait, via une simple porte, à un assemblages de petites pièces dédiées à la nature, où les murs étaient fait d'écorche de chêne, de feuille de lierre et de coquelicots. Même le sol était d'herbe et le plafond voyait des chandeliers de bois traité pendre entre un labyrinthe de branches aux divers essences. Un peu plus loin des lits séparés par des buissons minces mais opaques, tous vides à l'exception d'un dont l'occupant s'était calfeutré entre ses murs végétaux. Une autre porte un peu plus loin dans la pièce devait faire office de bureau, chose confirmée quand une dame en robe en sortie, attirée par le bruit de la porte d'entrée.
Sans doute que peu de gens se seraient retournés à son passage, pourtant cette femme avait un petit quelque chose en plus. Peut-être ses traits étaient-ils d'un âge trop indéfinissable, sa posture trop droite, ses lèvres qui formaient toujours un mince sourire et sa peau d'une douceur de soie. Elle était vêtue simplement, pas trop provoquante ni trop austère, aux tons blancs et verts, ceinturée de cuir et portant divers potions attachées à elle. Assez grande mine de rien, elle dominait Faust d'une demi-tête quand elle s'approcha, l'épaisse chevelure couleur de blé tombant au niveau du menton du jeune homme.


Image
Image-"Faust, je te présente notre infirmière, Dorothea Lanival, mage de Ghyran confirmée. Dorothea, voici Faust Valdorf, un apprenti, il travaille avec les enfants de Siegfried et moi..."
La voix de la dame coulait comme l'eau dans un ruisseau quand elle répondit, tout en lui flattant le menton du chien.
Image-"Formidable mon bel ami, formidable. Et où donc es tu touché, jeune Faust Valdorf? Je sais bien que vous autres mages gris aimez ce qui a trait à la négociation, mais je ne saurais pour autant pas accepter les blessures diplomatiques..."
Et Faust comprit alors, en regardant sa plaie inexistante, que l'illusion s'était estompée. Jamais Antonius ne l'avait blessé, jamais il ne lui avait fait de mal. Tout n'était qu'illusion, tout était dans sa tête...
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Re: [Faust] Séjour à l'ombre

Message par Faust Valdorf » 12 janv. 2020, 15:36

S’il se déroula assez calmement, le voyage jusqu’à l’infirmerie lui parut durer une éternité. Les entrailles inextricables du collège se déployaient à nouveau devant les yeux du sorcier, et même s’il n’y prêtait désormais plus qu’une attention secondaire, trop occupé à suivre la piste du chien, l’immensité des lieux ne manqua pas de le frapper ; un tout nouveau pan de l’édifice s’offrait à lui, et il éprouvait pourtant l’impression de n’avoir visité qu’une infime fraction de ce que le bâtiment pouvait bien dissimuler. Cet endroit avait une… présence, faute de meilleur adjectif. Un héritage, une histoire similaire à aucune autre, que des générations entières de mages gris avaient forgés par leurs actions, leurs réussites ou leurs échecs, et dont il constituait désormais lui-même une petite parcelle. Une vérité dont Faust ne prit pleinement conscience qu’une fois arrivée dans la salle marquant la délimitation du lieu.

Malgré une dévotion sincère envers le seigneur de l’au-delà, l’apprenti ne s’était jamais réellement demandé où pouvaient bien finir les corps des magisters décédés au service de l’Empire : la chambre mortuaire se présenta donc à lui comme une réponse particulièrement appropriée. Aussi paisible que sinistre, la pièce n’en restait pas moins assez différente de ce qu’il avait imaginé. En fait, le garçon aurait probablement pu la prendre pour une bibliothèque très lugubre ou un entrepôt quelconque si Othon ne l’avait pas prévenu en amont. Il n’aperçut aucune tombe, aucune dépouille, pas plus qu’il ne semblait y avoir d’icônes de Morr ou de signes religieux : juste d’interminables rangées d’armoires sur lesquels s’entassaient des jarres dont il ne pouvait que théoriser l’utilité. Au vu des noms gravés dessus, sans doute ces pots devaient-ils servir à accueillir les cendres des défunts, mais cette simple pensée arracha à l’Altdorfer un râle de déplaisir, comme si la douleur ne lui en avait déjà pas assez provoqué. La crémation constituait une pratique durement réprimée par le culte de Morr, et que le jeune homme abhorrait donc tout naturellement. Faire disparaître un corps pour l’entreposer comme un vulgaire détritus dans un grenier… autant dire qu’on était bien loin du respect que tous devaient aux défunts. Mais plus dérangeant encore, Faust réalisa bien vite qu’il finirait probablement lui aussi dans cet état, à la manière de tous les magisters l’ayant précédé. Sa vie allait se poursuivre dans l’anonymat, et sa mort ne serait vraisemblablement pas différente. Chassant cette pensée funeste, il pressa le pas pour parvenir à destination, plus que jamais désireux d’atteindre l’infirmerie pour ne pas finir comme les pauvres hères reposant ici.

Le jeune homme ignorait qui pouvait bien être l’esprit tordu ayant eu l’idée d’installer une salle respirant autant la vie à côté d’une morgue, mais il devait bien avouer que l’infirmerie possédait un certain charme. La pièce paraissait enveloppée dans une aura douce et verdoyante qui contrastait avec l’ambiance morose de l’extérieur, bien que la présence de lits aménagés pour les patients ne manqua pas de lui rappeler qu’il n’était pas ici pour se détendre. Jusque là, les interactions de Faust avec la magie s’étaient presque exclusivement limité à l’Ulgu, mais sous le voile d’Aigrefine toujours bien présent, l’apprenti sentait distinctement pulser une autre couleur de l’Aethyr. Comme une pluie d’émeraude se mêlant au brouillard, et dont la nature rassurante le revigora immédiatement. Que ce soit l’herbe qui s’étendait sous ses pieds, ou les lianes poussant jusqu’au plafond, toute la zone évoquait la santé et la vitalité, bien loin des doutes et des secrets propagés par son vent de prédilection. Ghyran était à l’œuvre, et l’Umbramancien ne dût pas attendre bien longtemps avant d’en avoir la preuve ; la femme qui se présenta devant lui en irradiait tout simplement. Peut-être aurait-elle paru quelconque pour un individu normal, mais Faust la trouva, pour sa part, tout à fait ravissante. Son aura était juste… belle à observer, la manière dont fleurs et plantes semblaient se matérialiser à son passage ne faisant qu’ajouter une petite touche féerique à son charisme. Le Reiklander en oublia presque la présence d’Othon, de même que la raison de sa venue, captivé qu’il était par la magie de l’Agromancienne. Après tout, c’était la première fois qu’il rencontrait un membre expérimenté d’un autre collège, aussi n’y avait-il rien d’étonnant à ce que sa curiosité fasse des siennes. Il se reprit néanmoins rapidement, préférant autant ne pas paraître impoli aux yeux de la maîtresse de jade.

- Enchanté.

En tout cas, c’est à partir de ce moment précis que la situation commença à devenir particulièrement gênante pour le jeune apprenti. La question de Dorothea lui fit tout d'abord hausser un sourcil, tant la réponse lui paraissait évidente. Oui, elle avait raison, mieux valait demander. Après tout, ce n’était pas comme s’il avait une entaille bien visible à travers le bras ! Sauf que… non. Plus rien. Plus de blessure, plus de sang, plus de douleur. Faust était parfaitement intact.

Levant le bras devant lui, il cligna des yeux comme pour vérifier que tout cela était bien réel, alors que le rouge commençait à lui monter aux joues. En un sens, c’était immensément rassurant de savoir que le nuage ne l'avait pas blessé. Les membres du collège n’avaient pas mis sa vie en danger, pas plus qu’ils n’avaient souhaité lui faire le moindre mal. Juste le pousser dans ses derniers retranchements, et voir la manière dont un novice tel que lui pouvait bien réagir à un « véritable » combat. Pour peu, il en aurait soupiré de soulagement. Sa défiance envers ses professeurs était infondée : tant qu’il resterait ici, alors tout laissait à penser qu’il serait en sécurité, et cette réalisation le délaissa d’un poids bien pesant. Mais d’un autre côté, cela rendait se présence dans le dispensaire tout à fait inutile !

- Hum, c’est-à-dire que…

Aussi rougissant qu’un mage flamboyant, il jeta rapidement un regard accusateur vers Othon, lequel semblait prendre un malin plaisir à le voir se dépêtrer de ce quiproquo. S’il y avait une chose qui n’avait pas changé malgré la découverte de l’illusion, c’était le peu de confiance qu’il était prêt à accorder au familier ! Lui qui souhaitait faire bonne impression devant la druidesse…

- Si vous voulez tout savoir, je sors d’un entraînement avec Antonius, durant lesquels ce dernier m’a poignardé. J’avais une large blessure dans le bras lorsque j’ai quitté la salle, alors il m’a semblé judicieux de venir vous voir. Sauf que, visiblement, ce n’était qu’une… une illusion… ce qu’un certain familier ici présent a apparemment jugé bon de ne pas m’informer.

Sa moue gênée dissipée, il joignit les bras derrière le dos, avant de lever les yeux pour croiser le regard bleuté de la sorcière.

- Désolé, j’aurais dû m’en rendre compte avant. Je ne voulais pas vous déranger pour rien… Il jeta un coup d’œil aux lits disposés à côté d’eux, certains étant même occupés, puis reporta son attention sur Dorothea. Peut-être étais-ce là une occasion de faire amende honorable pour sa méprise. Mais tant que je suis là… si je peux vous être utile d’une quelconque manière, n’hésitez pas à demander. Je serais ravi d’aider. Je n’y connais pas grand-chose en soin, mais peut-être que je peux vous assister, histoire de ne pas vous avoir fait perdre du temps inutilement.

Une pléthore de questions se disputait dans l’esprit de Faust, autant sur la Magister que sur sa présence dans l’établissement, mais il préféra pour l’instant les laisser en suspens. De toute manière, si elle acceptait son aide, il aurait tout le loisir de l’interroger plus tard, et dans le cas contraire... hé bien, elle n’allait pas s’envoler du jour au lendemain. Néanmoins, un détail en particulier retint l'attention du jeune homme, aussi ce dernier brisa-t-il momentanément le silence qui s’était installé, pour se tourner vers le familier.

- Othon, quand tu as dit « les enfants de Siegfried », de qui est-ce que tu parlais, au juste ?

La veille, Alphonse lui avait déclaré que les membres du collège gris formaient comme une grande famille. Alors peut-être que le jeune homme se faisait des idées et que ce n'était là qu'une expression pour désigner le groupe, mais au vu de la formulation du canidé, les paroles de son mentor lui paraissaient tout d’un coup beaucoup plus littérales.
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Re: [Faust] Séjour à l'ombre

Message par [MJ] Le Djinn » 16 janv. 2020, 14:14

Un regard noir en provenance de la mage de Ghyran coula droit vers le gros chien noir. Othon, comme si de rien n'était, regardait à droite et à gauche, affichant soudainement une grande passion pour les ronciers et les murs en général. Fâchée sans doute, la mage croisa les doigts et tapa impatiemment du pied sur le sol. Les oreilles du cabot se firent tombantes, sa queue cessa de s'agiter dans tous les sens et il eut un petit gémissement désolé. Après un lâché un long soupir, Dorothea releva finalement le regard vers Faust. Sa voix contenait une pointe d'agacement, sans doute davantage envers l'animal d'Ulgu qu'envers l'apprenti.
Image-"Hé bien, voyons le bon côté des choses: tu auras appris où se trouvait l'infirmerie. Je n'ai malheureusement pas de tâches à te confier actuellement, mais j'y penserai à l'avenir. Oh et pour te répondre, les enfants de Siegfried ne sont pas vraiment ses bambins, plutôt un nom que l'on donne aux mages directement sous ses ordres. C'est qu'à son âge, ses élèves pourraient tous être sa progéniture!"
Devant cet état de fait elle plaça le dos de sa main devant ses lèvres pour rire doucement. Othon, qui guettait l'ouverture, releva la tête et recula.
Image-"Bon, bon, bon. Nous on ne va pas s'éterniser. Allez Faust, on va laisser Dorothea tranquille."
Pas dupe, l'infirmière les regarda partir les mains sur les hanches, hochant négativement la tête devant la naïveté des jeunes de nos jours et d'à quel point les chiens pouvaient être moqueurs. Au dehors, en passant à nouveau devant les armoires où étaient empilées les urnes funéraires, Faust crut voir, au détour d'un brasero, une longue tige de ténèbres se déplacer, vive et grâcieuse. Pour autant sa curiosité en resta là: c'était sans doute ce Corneille dont parlait Othon un peu plus tôt et mieux valait le laisser tranquille.

La journée s'achevait donc après avoir été rudement remplie. Il avait mendié, combattu, visité le Collège, rencontré de nouvelles têtes. Car telle était la vie dans le Collège Gris: chaque jour était un mystère qu'il faudrait éclaircir. Maintenant il ne lui restait plus qu'à ressasser le jour qui s'éteignait, diner tranquillement et aller se coucher.

Othon le prévenu ainsi, alors qu'il le quittait pour rejoindre Siegfried, alors que son corps se mélangeait aux ombres pour ne laisser que deux points jaunes brillant dans la nuit:

Image-"Je te conseille de profiter de la nuit, Faust. Demain commence ton entrainement… Intensif."
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Re: [Faust] Séjour à l'ombre

Message par Faust Valdorf » 21 janv. 2020, 16:45

Sans surprise, voir Othon se faire réprimander par la Magister se révéla être une expérience particulièrement satisfaisante. Si le caractère assez taquin du chien lui semblait certainement amusant par moment, qu’il soit ainsi pris à son propre jeu restait tout de même très cathartique à observer. Alors que l’Agromancienne foudroyait le cabot du regard, Faust se contenta de rester à ses côtés, son embarras précédent remplacé par un certain amusement devant ce retour de bâton : ne lui restait donc plus qu’à espérer que l’animal retiendrait la leçon. S’il en était seulement capable, d’ailleurs. Othon restait une créature d’Ulgu, le vent de la tromperie et de la mascarade, alors peut-être bien que son attitude ambiguë faisait tout simplement partit de lui ; comme un trait de personnalité auquel sa nature magique le forçait à se soumettre. Plus encore, c’est dans ce genre de situation que le garçon se demandait quelles pensées habitaient l’esprit de l'invocation. Qu’est ce qu’il ressentait à l’idée d’être une création de toute pièce, fabriqué dans le seul but de servir le collège gris ? Les familiers rêvaient-ils de moutons aetheryques ? Il faudrait qu’il s’y intéresse davantage. Après tout, il n’avait pris connaissance de leur existence que plus tôt dans la journée, alors sans doute lui restait-il nombre de choses à découvrir à leur sujet. Mais pour ça, déjà fallait-il que son compagnon survive à son altercation avec la sorcière de jade...

Et étonnamment, ce fut bien le cas. Malgré la gêne occasionnée, Dorothea conserva son attitude amicale pendant toute la durée de l’entrevue. Son agacement visible ne l’empêchait pas de répondre à ses questions, ce dont Faust lui fut grandement reconnaissant. C’est sur une note assez comique que le duo rebroussa finalement chemin, Othon souhaitant, oh surprise, s’éclipser aussi vite que possible. Dans un collège rempli d’individus si étranges, c’était visiblement l’infirmière qui faisait le plus peur à l’animal.

- Merci encore, et désolé pour le dérangement.

Un sourire discret sur le visage, l’étudiant quitta rapidement la pièce, obligé de passer à nouveau par cette maudite chambre funéraire. Inutile de préciser que son air enjoué disparut aussitôt : de toutes les salles qu’il avait visitées durant les derniers jours, elle était la seule à réellement le mettre mal à l’aise. Il y avait ici une ambiance terriblement malsaine dont il n’arrivait pas à se défaire, un peu comme avec cette procession de morriens qui avaient emporté le corps de son père, lors de l’épreuve d’Hannah ; et qui ne lui faisait que regretter davantage d’avoir quitté le mage de Ghyran. Son envie de partir était telle qu’il ne prêta même pas attention au halo ténébreux qu’il entraperçut à travers les étagères. Othon l’avait prévenu qu’un certain Corneille veillait sur les lieux, sans plus de précision la nature de ce mystérieux gardien. De ce qu’il lui avait dit, ce dernier était parfaitement inoffensif, mais l’umbramancien n’avait de toute manière pas franchement envie d’éprouver la véracité d’une telle information. C’est donc sans un bruit que l’ancien noble reprit sa route, laissant le silence reprendre pleinement possession de ce morne cimetière.

Le temps s’écoulait de manière étrange au sein du collège. Cycle solaire mis à part, Faust peinait légèrement à trouver le moindre repère pouvant lui indiquer l’heure de la journée. Alors qu’il croyait n’être rentré que depuis peu, il ne fut donc pas si étonné de voir que la nuit commençait déjà à recouvrir la carcasse croulante du bâtiment. Les ombres s’infiltraient à travers les couloirs, seulement combattus par ses braseros magiques dont l’apprenti ignorait toujours le fonctionnement. La journée s’achevait, ce qu’Othon se chargea de lui faire comprendre avant de disparaître dans l’obscurité. À sa remarque, le Valdorf ne trouva rien à redire. On ne l’avait pas amené ici pour qu’il se tourne les pouces, et il en était parfaitement conscient, aussi l’avertissement sonna-t-il plus à ses oreilles comme une confirmation que comme une annonce inattendue.

Le reste de la soirée se déroula de manière admirablement calme. Subtilisant de quoi manger dans la cuisine déserte, si ce n’était pour les quelques ombres qui vaguaient à leurs occupations, il s’enferma dans sa chambre, harassé par la journée qui venait de s’écouler. Un morceau de pain entre les dents, son premier réflexe fut d’aller vérifier le contenu de son sac : et heureusement, tout était en ordre. Son grimoire, ses maigres économies, et plus important encore, son pistolet. Ce dernier lui avait été restitué sans aucun souci, ce qui amena d’ailleurs le jeune homme à se demander si Antonius ne s’était pas contenté de le copier.

Aussi dérangeant soit le sentiment d’avoir été imité, Faust devait bien avouer que cette capacité était véritablement incroyable. Un peu comme une ombre ne pouvant exister sans lumière, la propre force d’Antonius semblait entièrement dépendre de celle de son adversaire. Que ce soit face à un simple gobelin ou à un chevalier en armure, le familier serait toujours capable de faire jeu égal ! De ce qu’il avait pu en voir, il ne pouvait néanmoins pas copier ou utiliser la magie, ce qui avait permis au Reiklander de s’en sortir plutôt aisément. Mais si un tel pouvoir pouvait être reproduit via des sortilèges… combiner la capacité d’égaler n’importe qui avec la puissance versatile offerte par le domaine de l’ombre. Autant dire qu’un magister réussissant cet exploit devait être à peu près impossible à défaire en combat singulier. Intrigué par cette alternative, l’apprenti rêveur dégaina son grimoire, ainsi que ses accessoires de calligraphie, sagement entreposés dans sa sacoche. Plus qu’un banal livre d’étude, son cahier était véritablement une sorte de four tout dans lequel le magister notait chaque idée lui passant par la tête et ayant de près ou de loin un rapport avec l’Aethyr. Une jolie compilation de croquis et d’informations tout à fait bordélique (mais propre !), qui lui permettait au moins de garder une trace de ses nombreux projets. Plume dans une main, encrier non loin, il coucha son observation sur le papier, avant de renfermer soigneusement le manuel, déterminé à ce que les lettres ne bavent pas sur les pages, puis rangea de nouveau son matériel.

Son repas de fortune ingéré et ses notes terminés, le magicien se contenta d’aller directement se coucher. Cela faisait quelques semaines qu’il n’avait plus écrit dans son carnet, mais le ressortir lui fit prendre l’importance de la page qu’il venait de tourner, du chemin parcouru depuis ses premières notes, lorsqu’il tentait vainement de comprendre la nature de ses pouvoirs. Il avait passé sa première véritable journée au Collège gris, là où la veille s’était résumée à de simples présentations. Mais il ne s’en réjouissait pas particulièrement, pas plus qu’il ne s’en inquiétait.

Les choses sérieuses allaient enfin commencer. Et Faust se sentait prêt à les surmonter comme il se devait.
Modifié en dernier par [MJ] Le Djinn le 21 janv. 2020, 17:11, modifié 1 fois.
Raison : MAJ XPS! +100 XPs & + 14XPms (10 acquis durant le scénario, 4 acquis au début du prochain RP) / Total: 132 Xps / 19 XPMs
Faust Valdorf, Voie du sorcier des collèges de magie
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 10 | Ini 10 | Att 8 | Par 8 | Tir 8 | Mag 11 | NA 1 | PV 65/65
Lien de la fiche wiki : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_faust
Compétences :

• Sens de la Magie

• Conscience de la Magie

• Incantation - domaine de l'ombre

• Empathie

• Alphabétisation

• Langue Hermetique - Magikane

• Sens du détail

• Doctrine du culte - Sigmar


Equipement :

Pistolet : 50+1d8 dégât / Percutante et Perforante (4) / malus de -2 au TIR tous les 8 mètres
Dague : 12+1D6 dégâts ; Rapide / parade 6 / peut-être utilisé comme arme de jet

Chaperon
Doublet
Accessoire de Calligraphie
Grimoire
Sacoche (Grande)
Couverture
Rations

5 pépites d'or (Valeur de 3 co 7 pa 5 s)

Sablier du temps : Un sablier sur lequel est écrit : « Seconde chance ».
Effet : Inverse le cours du temps sur une action, permettant au joueur qui le désire de lancer deux jets sur un seul test et de garder celui qu’il désire. Utilisable deux fois. L’utilisation des Sables du Temps doit être déclarée en amont par le joueur. Encore deux utilisations possibles.

Sorts :

Domaine de l'Ombre :

Aire de Camouflage
Incognito
Masque d'Ulgu
Action secrète
Poignard d'ombre
Marche des ténèbres
Gardien Ombrageux
Les nuages et l'obscurité l'environnent, La justice et l'équité sont la base de son trône.

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